Géométrie des molécules
Disposition des liaisons
Géométrie des molécules
Introduction
Méthode géométrique : VSEPR
Hybridation
H b id ti d des orbitales
bit l
Application au carbone
Molécules conjuguées
Introduction
Considérons
– Une molécule diatomique
• 1 seule possibilité
– Une molécule polyatomique
• infinité de possibilités de disposer les atomes
Réalité
– à partir de 3 atomes et 2 liaisons, molécules
é
ont forme géométrique définie résultant des
orientations des liaisons autour des atomes
– objet du cours : prévision a priori de la forme
d'une molécule
Répartition spatiale des doublets
électroniques
Méthode utilisée : VSEPR ("répulsion des
paires
i él
électroniques
t i d
de lla couche
h de
d valence")
l ")
– Hypothèse
• symétrie globale atome sensiblement sphérique Æ doublets
de la couche de valence (liants et libres) répartis à la
surface d'une sphère
– Répartition
• ne se fait pas au hasard : doublets électroniques chargés -
se repoussent et se placent de manière à être le plus
éloignés les uns des autres.
autres
• concerne doublets liants (liaisons) et non liants (libres)
• selon le nombre des doublets Æ différentes figures de
répartition
é sont possibles.
Nombre Figure
g de
suite
C
Caractéristiques
té i ti
doublets répulsion
angle de 180°
2 Axe sommets équivalents
q
exemple : CO2
angles de 120°
figure
g plane
p
3 Triangle
sommets équivalents
exemple : BF3
angles de 109° 30'
figure inscrite dans un cube
4 Tétraèdre
sommets équivalents
exemple : CH4
l de
angles d 120
120° et de
d 90
90°
sommets ne sont pas équivalents
5 Bi-pyramide sommets “axiaux”
sommets “équatoriaux”
équatoriaux
exemple : PCl5
angles de 90°
6 O èd
Octaèdre sommets équivalents
é i l
Exemple : SF6
2 doublets – linéaire
3 doublets – trigonal plan
4 doublets – tetraèdre
5 doublets – trigonal
g bipyramidal
py
6 doublets – octaèdre
Octaèdre Trigonal bipyramidal
Trigonal plan Tétraèdre
suite
Limites de l'approche géométrique
– méthode VSEPR
représentation satisfaisante au plan géométrique, mais
• ne résout pas la différence de comportement entre liaisons σ et π
• ne rend pas toujours compte de la réalité avec orbitales atomiques
normales
– pour résoudre cette difficulté Æ orbitales hybrides et
dém
démarche
h suivante
sui nt :
1. identification des orbitales atomiques intervenant dans les
liaisons envisagées
2. détermination de la forme géométrique de la molécule par
méthode V.S.E.P.R.
3. détermination mathématiqueq de la combinaison linéaire des
orbitales atomiques initiales qui Æ nouvelles orbitales hybrides
dont la forme géométrique correspondra à la forme réelle de la
molécule
(tour de "passe-passe" mathématique permettant d'expliquer la formation
des orbitales moléculaires par recouvrement de ces orbitales atomiques
hybrides)
Hybridation des orbitales atomiques
Orbitales hybrides ou mixtes
ne sont pas de pures orbitales atomiques s ou p (ou d)
sont obtenues par combinaison pondérée entre orbitale s et p
(éventuellement d)
– Comment ?
• Activation atome : passage état fondamental Æ état activé
– ne requiert pas une énergie importante
– compensée par le fait que nouvelle répartition plus favorable,
augmentant le nombre d d’électrons
électrons célibataires
– répartition stable prédisposant à la formation de liaisons par ces
atomes
• Exemples : carbone, phosphore
Etat fondamental Etat excité
Carbone Z=6 C … 2s2 2p2 ↑↓ ↑ ↑ ↑ ↑ ↑ ↑ … 2s1 2p3 C*
Phosphore Z = 15 P … 3s2 3p3 ↑↓ ↑ ↑ ↑ ↑ ↑ ↑ ↑ ↑ …3s1 3p3 3d1 P*
E
Exemple
l du
d carbone
b :
Les 4 électrons des niveaux
d’énergie
d énergie supérieurs peuvent
s’arranger de 2 façons différentes.
Les 4 électrons forment 1 ppaire et il y
a 2 électrons qui restent solitaires.
Les électrons de la paire sont de spin
opposé.
Un des 2 électrons de l’orbitale 2s2
peut facilement passer sur l’orbitale
supérieure (il ne lui faut que 2eV
d’énergie).
Le carbone peut donc aussi se
présenter avec 4 électrons solitaires.
suite
– Résultats : hybridation des orbitales
Afin de satisfaire à
• nouvelle répartition des électrons
• contraintes ggéométriques
q de trajectoires
j des électrons
Æ recombinaison des orbitales pour former des orbitales hybrides
identiques entre elles et régulièrement réparties dans l’espace
C b
Carbone Ph
Phosphore
h
2s 2p 3s 3p 3d
état fondamental état fondamental
état excité C*
C état excité P*
P
C* hybridation sp3 P* hybridation dsp3
4 OA hybrides 5 OA hybrides
suite
Elément moteur Æ hybridation
orbitales hybrides permettent de former des liaisons chimiques
plus fortes, en raison de la forme du nuage (densité de présence
très importante dans une direction qui favorise le recouvrement)
Asymétrique
directionnelle
s p Orbitale hybride sp
Energie dépensée pour Æ hybridation
se trouve compensée par énerg
énergie
e lobe
arrière
gagnée lors de l'établissement d'une
lobe
liaison plus forte frontal
Lobe le plus important impliqué
dans les liaisons Plan
nodal
Application au carbone
Etat fondamental Etat excité
Carbone Z=6 C … 2s2 2p2 ↑↓ ↑ ↑ ↑ ↑ ↑ ↑ … 2s1 2p3 C*
Modèle ondulatoire C : valence 4
– 3 liaisons orientées dans 3 directions mutuellement ⊥ (orbitales p)
– 1 orientée de manière indifférente (orbitale s)
Æ mméthodes géométriques
g m qu ne permettent
p m pas
p de rendre
compte de la réalité
Æ nécessité d’envisager une recombinaison des orbitales
Sous niveau p
Sous niveau
d’énergie
Excitation Hybridation intermédiaire
entre s et p
Sous niveau s
– Comment
C mm nt envisager
nvis r C avec
v c 4 li
liaisons
is ns simples
simpl s
C porteur d'une double liaison
C porteur d'une triple liaison
suite
Hybridation tétraédrique sp3
– 4 orbitales atomiques 2s, 2px, 2py et 2pz, se combinent entre
elles Æ 4 orbitales hybrides, de type sp3
1 orbitale s + 3 orbitales p Æ 4 orbitales hybrides sp3
– Caractères
C tè
• orbitales hybrides de même forme et de même énergie
• axes dirigés vers les sommets d'un tétraèdre régulier ayant
l'
l'atome d
de carbone
b pour centre
• angle entre les liaisons : 109° 30‘
• 1 électron sur chaque orbitale Æ 4 liaisons identiques σ
hybridation, désignée sous le nom d'hybridation tétraédrique ou
tétragonale, notée par le symbole sp3, correspond à une structure
géométrique de type tétraèdre
1 orbitale s + 3 orbitales p → 4 orbitales sp3
La configuration électronique du carbone est la suivante : ↑ ↑ ↑ ↑
4 orbitales hybrides
identiques de
direction fixée :
sommets
t d'
d'un
tétraèdre
(espace tridimensionnel)
suite
Liaison
Li is si
simple
l : méthane
éth CH4 1s
H
4 liaisons σ identiques 1s
H sp3
– Carbone dans état d’hybridation sp3 sp3
• chaque orbitale hybride occupée par 1 électron sp3
– Hydrogène 1s sp3
H
• 1 électron s 1s
H
y g
– électrons s des 4 atomes d’hydrogène s’associent
aux 4 électrons sp3 par recouvrement axial
Æ 4 orbitales moléculaires σ
– équivalence des 4 liaisons qui pointent vers
sommets d’un tétraèdre régulier
Hybridation trigonale sp2 suite
– seules 3 orbitales, l'orbitale 2s et deux orbitales 2p, se
combinent entre elles et la 3ème orbitale p reste inchangée
1 orbitale s + 2 orbitales p Æ 3 orbitales hybrides sp2
Æ on se trouve en présence de 3 orbitales sp2 hybrides et
d'une orbitale p pure réalisant une hybridation trigonale sp2
– Caractères
• structure géométrique plane
• angle de 120° entre axes des 3 orbitales hybrides
• orbitale p pure libre dont ll'axe
axe pointe ⊥ par rapport au plan
défini par les 3 orbitales hybrides
• 3 liaisons identiques σ + 1 liaison avec orbitale p
hybridation, désignée sous le nom d'hybridation
hybridation d hybridation trigonale,
trigonale
notée par le symbole sp , correspond à une structure
2
géométrique plane
1 orbitale s + 2 orbitales p → 3 orbitales sp2
La configuration électronique du carbone est la suivante : ↑ ↑ ↑ ↑
orbitales sp2 orbitale p
3 orbitales hybrides
identiques de
direction fixée :
sommetst d'
d'un
triangle
(espace bidimensionnel plan)
suite
Liaison double : éthylène C2H4 H2C CH2
– liaison double constituée 1 liaison σ et 1 liaison π
– seul état sp2 permet de construire une double liaison
• orbitales sp
p2 orientées vers sommets
d’un triangle équilatéral centré sur sp2
sp2
l’atome de carbone. sp2
• orbitale p pure
p ⊥p plan du triangle
g p
– liaison σ formée par recouvrement
entre 2 orbitales hybrides sp2 sp2 sp2
– orbitales p pures Æ formation liaison π
sp2 sp2
sp2 sp2
• recouvrement latéral des orbitales p p p
parallèles entre elles (ceci ne peut
s envisager que si les 6 orbitales sp2 sont
s’envisager Recouvrement
latéral
dans le même plan) H
Axial
– Liaisons σ avec électrons 1s de
H Axial
sp2
sp2
hydrogène et électrons sp2 des sp2
sp2
Axial
sp2
sp2
orbitales hybrides Axial
H
p p H
Axial
Latéral
– Æ toutes les liaisons sont coplanaires donc molécule
obligatoirement plane.
plane
– libre rotation autour de l'axe de la liaison σ n'est pas
possible sans rupture de liaison π et donc destruction de la
molécule.
é
– électrons π répartis de part et d’autre du plan de la molécule.
Ensemble liaisons σ
Formation liaison π
suite
Hybridation digonale sp
– mélange d’une orbitale atomique s et d’une orbitale atomique p, les
2 autres orbitales p restant intactes
1 orbitale
bit l s + 1 orbitale
bit l p Æ 2 orbitales
bit l h hybrides
b id sp
Æ on se trouve en présence de 2 orbitales sp hybrides et de
deux orbitales p pures réalisant une hybridation digonale sp.
– Caractères
è
• structure géométrique linéaire
• angle
g de 180° entre axes des 2 orbitales hybrides
y
• orbitales p pures libres dont les axes pointent ⊥ par rapport
à axe des 2 orbitales hybrides
• 2 liaisons identiques
q σ + 2 liaisons avec orbitales p
hybridation, désignée sous le nom d'hybridation digonale,
notée par le symbole sp, correspond à une structure
géométrique de type axiale
1 orbitale
bit l s + 1 orbitales
bit l s p → 2 orbitales
bit l s sp
s
La configuration électronique du carbone est la suivante : ↑ ↑ ↑ ↑
orbitales sp orbitales p
2 orbitales
bit l h hybrides
b id id identiques
ti
de direction fixée : axe
(espace monodimensionnel linéaire)
suite
Liaison triple : acétylène C2H2 HC CH
– liaison triple constituée 1 liaison σ et 2 liaison π
p
– seul état sp permet de construire une triple liaison sp sp
• orbitales hybrides sp orientation p
opposées sur un axe centré sur
l’atome de carbone
• orbitales p pures ⊥ entre elles p p
– liaison σ formée par recouvrement sp sp sp sp
entre 2 orbitales sp : liaison σ
p p
– orbitales p pures Æ formation 2 Recouvrement
liaisons π latéral
• recouvrement latéral des orbitales Axial p p
p parallèles entre elles H sp sp sp sp H
p p
Axial
Latéral
suite
– molécule résultante est linéaire
– nuages électroniques p adoptent une géométrie
cylindrique autour de l'axe.
Ensemble liaisons σ
Formation liaison π
suite
Tableau récapitulatif
Liaison C — C
Nature Energie Longueur Angle Rotation Hybridation
y Exemple
p
(kJxmol-11) (pm) (degré)
Simple - 345 154 109 libre sp3 C2H6
Double - 615 134 120 empêchée sp2 C2H4
Triple - 810 120 180 empêchée sp C2H2
Autres éléments
Hybridation peut concerner
– tous
t lles élé
éléments
t
– orbitales d
Nombre Angle
Orbitale Nature des orbitales
de Géométrie des Exemple
hybride combinées
liaisons liaisons
sp 2 linéaire 180° BeCl2 une 2s et une 2p
sp2 3 trigonale
i l plane
l 120
120° BF3 une 2s
2 et d
deux 2
2p
sp3 4 tétraédrique 109°30 H2O ; NH4+ une 2s et trois 2p
dsp2 4 carré plane 90° [Ni(CN)4]2- une 3d, une 4s et deux 4p
trigonale 120°
dsp3 5 PCl5 une 3s, trois 3p et une 3d
bipyramidale et 90°
sp3d2 6 octaédrique 90° SF6 une 3s, trois 3p et deux 3d
d2sp3 6 octaédrique 90° [FeF6] 3- deux 3d, une 4s et trois 4p
Pour les molécules biologiques, retenir :
– h
hybridation
b id ti sp3 de
d l’l’eau H20 ett d
de l’i
l’ion ammonium
i NH4+
– hybridation d2sp3 des orbitales vacantes de l’ion Fe2+ Æ
structure hexacoordonnée du fer dans l’hémoglobine.
En pratique
Objectif
– R
Reconnaître
ît d dans une molécule
lé l lles ét
états
t d’h
d’hybridation
b id ti d des
carbones
Réponse
– Carbone avec uniquement des liaisons simples : sp3
– Carbone
ar n p porteur
rt ur d’une
un double
u liaison
a n : spp2
– Carbone porteur d’une triple liaison : sp
– Cas particulier : carbone porteur de 2 doubles liaisons : sp
Dioxyde de carbone CO2
suite
Oxygène (rouge et bleu)
Carbone (noir)
Liaisons sigma (s)
suite
Liaisons pi (π)
suite
Exemples
1 carbones état
hybridation sp3 O
H3C CH CH C
OH
3 carbones état
hybridation sp2
6 carbones état
hybridation sp2
2 carbones état
hybridation sp
Tous les autres
carbones état
hybridation sp3
Molécules conjuguées
Définition
– molécules où il existe une alternance de liaisons simples
p
et de liaisons multiples ou des doublets libres non liants
ou des cases vides portées par certains atomes
CH2 CH2 ― CH2 CH2 ― CH2 CH2 ― CH3
ou CH CH ― CH2 CH ― CH3
ou encore : A B ― D ― E A B ― D ― E
= molécules conjuguées
suite
H H
Particularité pourquoi ? C1 C2
H
– Exemple : butadiène H C3 C4
CH2 CH ― CH CH2
– Ch
hybridés
b idé sp2 Æ géométrie
é ét i ttrigonale
i l H H
• recouvrements axiaux Æ liaisons σ
• recouvrements latéraux Æ liaisons π
– molécule totalement plane
– recouvrements des orbitales atomiques p Æ orbitales
moléculaires π selon 2 possibilités (formes limites)
H H H H
C1 C2 C1 C2
H ou H
H C3 C4 H C3 C4
H H H H
suite
Interprétation
– Æ existence de formes limites d’écriture
– réalité
• ensemble des orbitales p se recouvrent simultanément Æ
délocalisation des électrons p
• orbitale moléculaire π englobe les 4 atomes de carbone
(= nuage π englobant les 4 atomes de façon imagée)
é
– formule peut s’écrire : CH2 ― CH ― CH ― CH2
H H
C1 C2 H
H C3 C4
H H
suite
Phénomène de conjugaison
– molécules conjuguées caractérisées par la délocalisation
des électrons Æ représentation fait appel à des structures
moléculaires limites dans lesquelles les électrons π
apparaissent localisées
1. Exemple du butadiène
• pour concilier
l les
l possibilités
b l é de
d liaison
l π : orbitale
b l
moléculaire délocalisée construite à partir des 4 orbitales
atomiques 2p, qui correspond au mécanisme de conjugaison.
– Trois conséquences :
• délocalisation des électrons p sur un ensemble d'atomes Æ
planéité de la molécule
p
• libre rotation autour des liaisons simples (fortement gênée
voire) empêchée
• molécule stabilisée par ce phénomène
suite
H H
2. Exemple du benzène : C6H6 C C
HC CH HC CH
– représenté
é té par lles f
formules
l d de Kekulé.
K k lé
HC CH HC CH
• alternance liaisons simples et doubles C C
H H
• toutes les liaisons de longueur
g égale
g à 139 pm
p
Orbitales
– 6 carbones sp2 Æ couplage latéral d’un p
coté ou de l’autre
– molécule plane Æ favorise recouvrement
latéral optimum des orbitales p
H H
– résultat
1 orbitale moléculaire délocalisée (système π)
construite à partir des 6 orbitales atomiques p
• toutes les liaisons C — C sont équivalentes
• longueur intermédiaire entre liaisons simples et
liaisons doubles
139 pm
suite
– Constatation
molécules
lé l ayantt doubles
d bl li liaisons
i conjuguées
j é sontt moins
i
réactives que prévu ou présentent des anomalies
réactionnelles
– Raison
délocalisation des électrons
Thé
Théorie de
d la
l résonance
é
– composés comportant des doubles liaisons : plusieurs
écritures des structures envisageables = formes de
résonance ou hybrides de résonance
E
Exemple
l du
d benzène
b è
suite
– formes limites : aucune réalité tangible
– 3 remarques
• aucune des structures localisées, dites hybrides de
résonance, n’est une représentation exacte de la molécule
• molécule ne passe pas d’une forme à une autre
• représentation exacte : mélange de ces structures, hybride
entre les différentes formes limites de résonance fictives
– Etat énergétique de la molécule
• plus bas que celui des structures hybrides Æ molécule stable
• énergie
é i d
de résonance
é = différence
diffé d'é
d'énergie
i entre
t lles
structures délocalisée et localisée
• plus énergie de résonance est grande plus la molécule est
stable.
bl
structure réelle n’est pas un intermédiaire entre les
formes hybrides,
y , mais un état particulier
p stabilisé par
p
une quantité d’énergie appelée énergie de résonance
suite
Aromaticité
caractère
è présenté
é é par une molécule,
lé l présentant
é un ou
plusieurs cycles accolés, plans formés d’atomes de
carbone et éventuellement d’hétéroatomes, possédant
d d
des doublets
bl t lib
libres (O
(O, S
S, N)
– Composé est aromatique si :
• il est cyclique
y q
• tous les atomes de ce cycle possèdent une orbitale p
• il est plan ou pratiquement plan permettant un recouvrement
latéral des orbitales p
• il possède 4n + 2 électrons π (avec n = 1, 2, 3, ...) engagés
dans le recouvrement
– Conséquences
q :
• présence nuage électronique π Æ inertie réactionnelle
• absorbent la lumière
– dans domaine
m UV pour
p les systèmes
y m à 6 ou 8 électrons
– dans domaine visible pour les systèmes à plus de 10 électrons
Remarques :
- les doublets d’électrons sur fond gris ne participent pas à la formation du
nuage délocalisé d’électrons suite
N °°
O °°
N
°° °° H
benzène pyridine furanne pyrrole
°°
N °°
N °°
N °°
N
N °°
O °°
N °°
S
°° °° H °°
pyrimidine oxazole imidazole thiazole
°°
N
°°
N
°° °°
N N N
H H
indole °°purine
Cas de la pyridine Cas du pyrrole
N
6 électrons
él t p D bl t d’électrons
Doublet d’él t N
participant à la participant à la
délocalisation délocalisation