Approches littéraire et didactique Séance N°4 le 12 novembre 2022
- Des références conseillées par le prof :
La didactique du français / Jean-François Halté.
La scolarisation des genres littéraire (1802-2010) / Nathalie Denizot.
Un texte dans la classe : Pratiques d’enseignement de la littérature au cycle 3en France / Brigitte
Louichon (dir.).
Lire des textes réputés littéraires : disciplination et sédimentation/ Christophe Ronveau, Bernard
Schneuwly.
La culture scolaire : perspectives didactiques/ Nathalie Denizot.
- Scolarisé : devenir objet de l’enseignement apprentissage.
- Un texte dans la classe : comment choisir un texte et comment l’enseigner ?
- Sédimentation : les acquis sont accumulés les uns sur les autres.
- Culture scolaire : l’école se crée elle-même des savoirs.
- Parmi les types de littéralité : la littéralité-textualité
- La fonction poétique du langage/ La littéralité est une fonction poétique du langage.
- Le langage fonctionnel # langage littéraire (émouvoir le lecteur).
- L’esthétisme du message (rythme, musicalité…).
- L’écriture blanche : Exemple d’Albert Camus / Ecriture neutre.
- Umberto Eco : Le texte est une machine paresseuse.
- L’objet de la science littéraire n’est pas la littérature mais la littérarité.
- Sartre : le sens et l’existence/ Le texte existe d’abord et devient littéraire après.
- La défamiliarisation (le texte est différent du langage usuel).
- Littérarité : usage non littéral du langage.
- Gérard Genette : Pour aborder un texte littéraire, il y a deux régimes de lecture :
1- Un régime constitutif (Celui de Jakobson)
2- Un régime conditionnel (même genre mais pas même caractéristiques).
- Genette : Il faut intégrer le lecteur dans la question de production littéraire.
- C’est le lecteur qui donne l’appréciation.
- Le lecteur devient un sujet capable d’établir un discours signifiant à partir du texte lu.
- Littérature : tissage, métissage, brassage.
- Umberto Eco : les livres parlent toujours d’autres livres et chaque histoire raconte toujours une histoire déjà
rencontré.
- Palimpseste : Un écrit qui fait l’objet d’une écriture permanente.
- Texte par étymologie : textus = tissu.
- Il faut lire pour devenir écrivain.
- Texte de lecteur # texte de l’auteur.
- Cognitivisme : un élève lit un texte avec des connaissances intérieures.
- Littérature : un immense palimpseste / jeu infini du même et du différent.
- Un texte n’est jamais monotypique (Mélange de types, mélange de registres…).
- Universalité singulière et singulier universel.
- Les romans ne se ressemblent pas (l’auteur est singulier/ le genre est universel).
- Le texte n’est jamais achevé.
- Paul Ricoeur : le texte est suspendu (Il attend le lecteur).
- Le texte est un ensemble des lettres mortes, le lecteur qui les active.
- Pierre Bayard : Comment parler des livres que l’on n’a pas lu ?
- Bayard : le texte est par définition est un espace d’inter-détermination ; de béance (d’ouverture), un monde
incomplet …
- Sartre : le sens n’existe pas dans le texte, il se crée.
- L’écriture de la réception : Quand le lecteur reçoit un texte, il écrit son propre texte.
- Le schéma traditionnel : passer de la lecture à l’écriture.
- Les textes résistants : exemple de texte de YAKUBA.
- L’archiélève : le bon citoyen, l’élève attendu par la société.
- le sens du texte est fondamentalement polysémique.
- La littérature est un espace de compréhension, de liberté, de pouvoir...
- La littérature comme expression de la condition humaine.
- Est-ce que la condition humaine est la même depuis l’antiquité ? c’est l’image que fait l’Homme de lui-
même. La condition humaine change…
- Les écrivains écrivent avec cette vision dans une période donnée : Zola se consacre aux ouvriers ; Hugo aux
misérables…
- Aujourd’hui, comment se caractérise la condition humaine ? (Effondrement moral…)
- la littérature est un moyen pour discipliner l’élève (la bonne piste).
- Dufays : le va-et-vient entre implication et distanciation.
- Subjectivisme # subjectivité (le subjectivisme est un excès de subjectivité).
- Comment exploiter l’image pour mieux lire le texte ? (occasion pour faire entrer l’élève au texte).
- L’écriture d’invention (imaginer la suite, une autre fin, changer le point de vue…)
- La littérature peut être une vision du monde ; un produit sur la forme, des textes au pluriel (polysémiques),
un pouvoir d’évocation, une structure en boucle…
- La littérature est une révélation / le texte n’est rien sans lecteur / la littérature est une mer sans rivage…
- Théories sur le lecteur comme pôle important de la lecture de la littérature à la fin des années 70 et au
début des années 80 (Théories regroupées par commodité sous le nom de « Théories de la réception »):
o Approche socio historique de Hans Robert Jauss : Pour une esthétique de la réception (1972) ; Pour
une herméneutique littéraire (1982).
o Approche poéticienne ou esthétique de Wolfgang Iser : L’Acte de lecture, théorie de l’effet
esthétique (1976).
o Approche sémiotique d’Umberto Eco : Lector in fabula, 1979.
o Approche psychanalytique de Michel Picard : La lecture comme jeu (1986).
- Le prof insiste à lire : la didactique du français (Jean-François Halté).
- A retenir : Le passage du texte au lecteur / le renouvellement de la conception de la production littéraire.
- Il faut faire des recherches sur les approches.
- Du lecteur modèle au lecteur réel (Il n’y a pas de lecteur modèle).
- Conclusion partielle : Des propositions issues de la didactique de la littérature (Nécessité de « désacraliser »
le littéraire : ce n’est pas simplement des formes génériques ou textuelle. Comment ?
o Proposition didactique 1 : faire éprouver le plaisir du texte (émotions, affects, impressions) en aidant
les élèves à devenir des « êtres de culture »(sujets-lecteurs/scripteurs).
o Proposition didactique 2 : ne pas enfermer le texte dans une théorie (réduire le texte à une
mécanique), ni « l’étouffer » par le métalangage, ni le sacraliser (lectures
patrimoniales/moralisatrices).
o Proposition didactique 3 : faire appel à l’encyclopédie du lecteur (bagage dans sa langue-culture qui
réduit « l’étrangeté » du texte) ou lui donner des outils simples qu’il réinvestira (va-et-vient,
didactiquement organisée, entre implication dans/distanciation vis-à-vis du texte).
- Le fil rouge du cours : Comment et pourquoi prendre en compte et développer les compétences de
lecture/écriture littéraire ?
- Nécessité d’un détour rigoureux par les acquis de recherche en didactique du français, et plus
particulièrement en didactique de la littérature.