Constitution et Droit à Madagascar
Constitution et Droit à Madagascar
I°- DEFINITION
La Constitution est la Loi fondamentale dans chaque pays. Elle a ses caractéristiques :
- Supériorité sur toutes les autres normes juridiques ;
- Supériorité sur les autres règles juridiques (Loi, Ordonnances, Arrêté, Décret)
La Constitution est délimitée par le Droit constitutionnel qui est une branche du Droit faisant partie du droit public
interne.
Le but du droit constitutionnel est de déterminer dans un Etat les règles relatives à la Constitution de la
puissance publique et à ses rapports avec les gouvernés. On entend par puissance publique les Autorités
locales et les gouvernants.
II°- HISTORIQUE
Le sens du mot "droit" varie suivant qu’il est appréhendé (saisi intellectuellement) selon son objet
ou son sujet. Exemple, Droit à l’éducation, Droit à la femme, Droit de l’homme.
Le mot Droit s’écrit en majuscule s’il est perçu d’après son objet. Exemple, Droit pénal, Droit
commercial. Pris dans ce sens, le mot Droit est dit objectif et l’objectif est constitué par l’ensemble des normes
destinées à régir la conduite sociale ou les relations entre les personnes physiques ou morales (société) dont
l’inobservation encourt une sanction pénale ou civile.
Compte tenu de son sujet, le mot "Droit" s’écrit en minuscule et au pluriel. Ce sont les droits
subjectifs. Ils sont formés par une prérogative (avantage ou privilège), un pouvoir ou une faculté.
Dans le premier cas, le Droit est une science comme toutes les sciences telles que la
mathématique, la science de l’éducation. Dans le deuxième cas (les droits), il fait partie des attributs (ce qui est
propre à quelqu’un) de l’être humain.
Le Droit positif
Le Droit positif concerne les textes ou règles régissant les rapports sociaux. Exemple : Droit
Constitutionnel, Droit social, Droit pénal, Droit maritime, …etc.
Les textes constitutionnels, législatifs, et réglementaires font partie du droit objectif (Didy aman-
dalana).
Le Droit objectif est un texte voté par le Parlement, généralement les textes législatifs.
C’est l’exemple du droit de la personnalité permettant d’exiger d’autrui les éléments constitutifs de
son être, les droits à l’intégrité physique, au nom, à l’image, à l’intimité, à l’honneur (le patrimoine).
Les droits personnels
C’est celui d’exiger d’une personne une prestation ou une obtention (de faire ou de ne pas faire
quelque chose).
Droit réel
C’est celui portant sur un objet. Tel le cas de droit de propreté (Zo).
En définitive, le Droit, suivant le cas, son objet ou son sujet est une règle établie par la puissance
publique en vue d’humaniser les rapports sociaux ou un pouvoir reconnu par ladite puissance publique ou
découlant des relations sociales ou même de la qualité d’être humain.
La Loi ;
La jurisprudence ;
La coutume.
La Loi.
b)- Les Lois organiques. Spécialement votées par le Parlement pour amender ou compléter
la Constitution.
c)- La Loi référendaire. Est née à l’origine d’un référendum. Exemple, le vote
du 19 septembre 1995.
d)- La Loi ordinaire.. C’est la Loi votée par le Parlement en cours des sessions ordinaires ou
extraordinaires.
e)- Le Décret –Loi. C’est l’ordonnance établie par le Pouvoir Exécutif ayant valeur de Loi, lors de
l’intersession ou avec l’autorisation du Parlement.
f)- Les règlements. Ce sont les Actes pris par le chef de l’Etat ou du Gouvernement, hiérarchisés
suivant le rang de leur auteur : Décret, Arrêté. Exemple, le Décret du Président de la République
Le Décret du Président est pris en Conseil des Ministres. Ex. Nomination aux Hauts emplois de
l’Etat pris en conseil des Ministres par le Président de la République.
Les Décrets du Premier Ministre pris en Conseil du Gouvernement.
g)- Les Arrêtés Ce sont les règlements ministériels, interministériels, provinciaux, préfectoraux ou
municipaux.
d)- Les décisions, la Note de service, la Note circulaire. Ce sont les règlements pris par le Ministre
ou subdélégués au Secrétaire Général, aux Directeurs centraux (DES, DEP, DRH, DIRESEB, CHEF CISCO.
La valeur de la note circulaire dépend des textes où elle est tirée. La Note de service explique en
détails les contenus des Arrêtés pour tirer un cas.
La jurisprudence.
Les législatifs ou l’Exécutif créent des normes juridiques pour organiser les rapports entre
les individus ou entre l’Etat et les Individus.
Les Cours et Tribunaux sont chargés d’appliquer les normes ainsi créées. Les magistrats jugent
d’après les règles juridiques établies par le Pouvoir public et tranchent les litiges conformément aux droits
positifs, à la Loi en vigueur dans le pays. Ils ne font pas la loi. Ils se contentent de l’appliquer. Il peut cependant
arriver que l’instrument juridique dont ils disposent (les textes), en raison de son mutisme, de son obscurité, ne
leur permet pas de résoudre de façon satisfaisante les différends dont ils sont saisis. A cet égard,
une possibilité leur est offerte : "l’interprétation du texte en leur possession". Ils étendent le sens du texte au
cas qu’ils n’auraient pas prévu de façon implicite. Exemple, manger un plat de riz à l’hôtel sans payer ne
constitue pas un vol. Le vol étant défini comme la soustraction d’un objet à l’insu de son propriétaire.
Si une affaire semblable se présente, le juge se réfère à la décision rendue dans le cas précédent.
Les décisions judiciaires qui se répètent rendues dans des cas semblables portent le nom de
jurisprudence. Toutefois, elles ne lient que les cours et les tribunaux.
La Coutume
C’est une règle de Droit passée dans les Mœurs ou des Mœurs passées dans les Règles de
Droit :
L’élément matériel : constitué par la répétition, la pratique effective d’une conduite,
d’un comportement ;
La conviction ou la croyance constitue l’élément psychologique.
Les membres de la société sont conscients d’être liés par la Coutume. A la différence de la Loi,
présumée pouvoir régir une infinité de cas incontournables, la coutume n’exerce qu‘un rôle supplétif/- Les Cours
et Tribunaux n’y recourent qu’en cas d’insuffisance ou d’obscurité de la règle de Droit, elle ne saurait être
invoquée qu’au temps qu’elle est conforme au Droit positif. Elle joue un rôle autonome en matière de funérailles
ou de tombeau (Droit sur le tombeau).
INTRODUCTION
DEFINITION
Le Statut général des fonctionnaires est le cadre juridique de la Fonction Publique à partir duquel s’affirment les
droits des fonctionnaires. Ainsi, le Droit de la fonction est donc un droit codifié. Il définit le cadre général dans
lequel seront pros mes textes réglementaires régissant la carrière du Fonctionnaire.
Les modalités d’application des dispositions d’un statut Général des Fonctionnaires ne sont déterminées que
par des textes réglementaires (Décret d’application pris en Conseil des Ministres)
HISTORIQUE.
Le Statut Général des Fonctionnaires de 1993, de même que celui de 1979 s’inspirent largement du droit français
malgré quelques différences plus ou moins importantes.
Le véritable statut français fait son apparition sous le régime de Vichy avec une Loi du 14 septembre 1941 qui
avait, pour la première fois, codifié la jurisprudence du Conseil d’Etat.
19 octobre 1946 = Vote de la Loi portant Statut Général des Fonctionnaires de l’Etat au sein de l’Assemblée
Constituante française. ====Nécessité de Pouvoir hiérarchique et garanti des Fonctionnaires
====Création du Droit syndical, d’organbismme consultatif.
BUT : Adapter la législation à la nouvelle distinction entre la Loi et les règlements de 1958.
Depuis 1960= Existence de quatre (04) Statuts Généraux des fonctionnaires, à savoir:
Ce sont des personnes qui sont nommées dans un emploi permanent et qui sont titularisées dans
un grade de hiérarchie des cadres de l’Etat.
Pendant la deuxième République, les fonctionnaires sont sous l’autorité du Président de
la République. Mais pendant la troisième République, ils sont placés sous celle du Premier Ministre.
Les Agents contractuels, les Agents temporaires, non titularisés, les Agents du service Public à
caractère industriel ne sont pas touchés par le Statut Général des Fonctionnaires (Voir, Statut Général
des Personnels non encadrés). Certains fonctionnaires sont dotés de statut autonome (voir Article I).
C’est un groupement des fonctionnaires ayant même vocation et même grade et soumis au Statut
particulier (Cf. Art.2 et 3)
FONCTIONNEMENT
Etre fonctionnaire c’est faire toute sa carrière dans la Fonction Publique, et y passer sa vie
professionnelle régi par le Statut Général des Fonctionnaires (actuellement le statut n°94/019) :
L’entrée dans la Fonction Publique
Le déroulement de la carrière
La fin de la carrière
La règle c’est l’égalité à l’admission aux emplois publics dont l’accès est soumis à des
conditions (libre et égal d’accès). Cf. Conditions générales d’accès Art.17
Le mode de recrutement se fait de deux façons :
- externe : concours direct
- interne : concours professionnel ou concours intra-professionnel
NOMINATION
L’entrée dans la Fonction Publique d’un fonctionnaire est marquée par sa nomination par
un arrêté. Le fonctionnaire n’acquiert définitivement sa qualité qu’avec la titularisation qui suit l’accomplissement
du stage.
Un stagiaire est un agent de l’administration nommé à un emploi permanent d’un corps de l’Etat
mais dont la titularisation dans un grade donnant vocation définitive à occuper cet emploi n’a pas encore été
prononcé. Le stagiaire n’a pas droit à être titularisé, en principe, mais vocation à l’être. Le sort dépend
de l’appréciation de l’administration à l’issue du stage et après avis de la Commission Administrative Paritaire
du Corps (Art.33) concerné qui prononce sa titularisation ou son redoublement de stage ou son licenciement
définitif.
Titularisation : Acte qui, en principe, à l’issue d’un stage, intègre l’agent dans la hiérarchie des
Corps de l’Etat en lui conférant un grade.
DEROULEMENT DE LA CARRIERE.
Tous les membres du même corps sont placés sur le même pied d’égalité qui est pour
le déroulement de la carrière. Par conséquent, ils ont le même traitement (avancements, accès aux différentes
propositions, des conditions de sorties du corps
Le déroulement de la carrière pose trois (03) questions :
Les positions
L’avancement
La cessation des fonctions.
Elles sont stipulées dans les Articles 61 à 71, Titre VIII du Statut général des fonctionnaires :
Art.61 : Activités – détachement – position hors cadre – disponibilité – position sous le drapeau
– en disponibilité
La position statutaire normale est la position d’activités dissimulée à quatre (04) positions qui sont :
- Le repos médical, la convalescence de maladie
- Les autorisations et permissions d’absence, les congés de toute nature dont le congé
pour éducation et le congé pour formation
- Les recyclages, voyages d’études et d’information, stages de perfectionnement, stages
de spécialisation et toutes autres formations professionnelles effectuées en cours
d’emploi
- Les affectations
Obligations de service
Obligations d’obéissance hiérarchique
Obligations de dignité et de moralité professionnelle
Obligations de probité (honnêteté scrupuleuse, rigoureuse ; ne pas faire de détournement)
Les avancements sont de deux sortes : Les avancements d’échelon et les avancements de classe.
Jusqu’à ce jour, les avancements d’échelon s’effectuent automatiquement tous les deux ans, tandis que les
avancements de classe dépendent du mérite du fonctionnaire sur consultation de Bulletin individuel de notes.
Les avancements sont :
Le stagiaire qui ne doit excéder un an et au plus deux ans après redoublement de stage. Au-
delà, c’est le licenciement.
La Titularisation à la 2ème Classe, 1ère Echelon (2ans)
2ème Classe, 2ème échelon (2ans)
2èmee Classe, 3ème échelon (2 ans)
1ère Classe, 1ère échelon (2ans)
1ère Classe, 2ème échelon (2ans)
1ère Classe, 3ème échelon (3ans)
Principal, 1er échelon (2ans)
Principal, 2ème échelon (2ans)
Principal, 3ème échelon (3ans)
Principal de Classe Exceptionnelle, 1ère échelon (2ans)
Principal de Classe Exceptionnelle, 2ème échelon (2ans)
Principal, de Classe Exceptionnelle, 3ème échelon (3ans)
Principal, de Classe Exceptionnelle, 4è échelon
Principal de Classe Exceptionnelle, 5ème échelon
Principal de Classe Exceptionnelle, 6ème échelon
Principal, de Classe Exceptionnelle, 7ème échelon
Principal de Classe Exceptionnelle, 8ème échelon.
Il est à noter que la titularisation n’est pas un droit car il y a des conditions à remplir
Fautes pénales : Elle est constituée par des faits qualifiés d’infraction par la Loi pénale qui
frappe tout individu dans sa personne (vie, liberté, bien)
LES RECOMPENSES.
Ce sont :
Lettre de félicitations ministérielles
Majoration d’ancienneté d’échelon
Le surclassement d’échelon
L’avancement immédiat de classe
Ces trois dernières récompenses sont accordées par Décret mais sans rappel de solde.
AVANTAGES SOCIAUX
Le décès
L’inaptitude physique ou mentale définitive
La perte de la nationalité malagasy
La déchéance des droits civiques
La révocation
La démission.
L’admission à la retraite
LA RESPONSABILITE CIVILE DU PERSONNEL ENSEIGNANT
Art 1382 : Tout fait quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage oblige celui par la
faute duquel il est arrivé à le réparer.
Art. 1383 : Chacun est responsable du dommage qu’il a causé non seulement par son fait, mais
encore par sa négligence ou par son imprudence.
Art. 1384 : …On est responsable, non seulement du dommage que l’on cause par son propre fait,
mais encore de celui qui est causé par le fait de personnes dont on doit répondre ou des choses que l’on a sous
sa garde.
…Les Instituteurs et les artisans (sont responsables) du dommage causé par leurs
élèves et apprentis pendant le temps qu’ils sont sous leur surveillance.
Cette loi est applicable à Madagascar suite au décret du 02 juillet 1928. Elle traite de
la responsabilité civile des membres de l’enseignement public.
Article premier : Les dispositions de l’article 1384 (&5) du code civil sont modifiées de la façon
suivante :
"La responsabilité ci-dessus a lieu, à moins que les père et mère et les artisans qu’ils n’ont pu
empêcher le fait qui donne lieu à cette responsabilité."
"En ce qui concerne les instituteurs, les fautes, imprudences ou négligences invoquées contre eux
comme ayant causé le fait dommageable, doivent être prouvées conformément au droit commun par le
demandeur de l’instance".
Article 2.- La Loi du 20 juillet 1899 est abrogée et remplacée par les dispositions suivantes :
"Dans tous les cas où la responsabilité des membres de l’enseignement public est engagée à la
suite ou à l’occasion d’un fait dommageable commis, soit par les enfants ou jeunes gens qui leur sont confiés en
raison de leurs fonctions, soit à ces enfants ou jeunes gens dans les mêmes conditions, la responsabilité de l’Etat
sera substituée à celle desdits membres de l’enseignement qui ne pourront jamais être mis en cause devant les
tribunaux civils par la victime ou ses représentants
"Il en sera ainsi toutes les fois que, pendant la scolarité ou en dehors de la scolarité, dans un but
d’éducation morale ou physique non interdit par les règlements, les enfants ou jeunes gens confiés aux membres
de l’enseignement public se trouveront sous la surveillance de ces derniers
"L’action récursoire pourra être exercée par l’Etat soit contre l’instituteur, soit contre le tiers,
conformément au droit commun."
"Dans l’action principale, les membres de l’enseignement public contre lesquels l’Etat pourrait
éventuellement exercer l’action récursoire ne pourront être entendus comme témoins"
"L’action en responsabilité exercée par la victime, ses parents ou ses ayants droit, intentée contre
l’Etat ainsi responsable du dommage, sera portée devant le tribunal civil ou le juge de paix du lieu où
le dommage a été causé et dirigé contre le préfet du département."
"La prescription en ce qui concerne la réparation des dommages prévus par la présente loi sera
acquise par trois années à partir du jour où le fait dommageable a été commis" (voir remarques)
Remarques :
1. Elle s’applique aux actions intentées aussi bien par les élèves de l’enseignement public que par
les élèves de l’enseignement privé.
2. Elle est suspendue pendant la minorité de la victime en application de l’article 2252 du Code
civil, auquel la loi du 05 avril 1937 n’apporte aucune dérogation. Cette interprétation qui avait déjà été adoptée
par un certain nombre de tribunaux a été confirmée par deux arrêts rendus le 19 mars 1954 par la Cour de
Cassation. Dans ces arrêts, la Cour a estimé que : "la prescription de trois ans édictée par l’article 2 in fine de
la loi du 05 avril 1937 doit être considérée non comme un délai préfix, mais comme un simple prescription
obéissant aux règles de droit commun des prescriptions". Il en résulte que l’action introduite par le mineur
victime d’un accident est recevable non seulement pendant tout le temps de sa minorité, mais encore pendant les
trois années qui suivent sa majorité. Il en est de même pour l’action introduite par le représentant légal agissant
pour le compte du mineur. Par contre, l’action serait prescrite au bout de trois ans pour le parent qui agirait non
plus pour le compte du mineur mais pour son propre compte.
3. La question de savoir si la déchéance quadriennale ne pourrait pas rendre inopérante cette
prescription mérite évidemment d’être posée, mais il n’existe à notre connaissance aucun jugement qui l’ait
tranchée en matière d’accidents scolaires.
Au vu de ces observations, il serait donc nécessaire de conserver les dossiers d’accidents
scolaires durant un laps de temps correspondant, ce qui ne manquerait pas de créer de nombreuses difficultés
d’ordre matériel. Il est souhaitable qu’un certain choix, lorsqu’il se révèle indispensable, soit effectué parmi ces
dossiers et que soient, en tout cas, conservés les rapports d’enquête afférents à des accidents dont la gravité
laisse présumer que les ayants droit pourraient être incités à recourir à la juridiction civile ou administrative.
Art.10.- Toute faute commise par un fonctionnaire dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de
ses fonctions l’expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi
pénale
Lorsqu’un fonctionnaire est poursuivi par un tiers pour faute de service et que le conflit d’attribution
n’a pas été élevé, la Collectivité publique doit, dans la mesure où une faute personnelle détachable de l’exercice
de ses fonctions n’est pas imputable à un fonctionnaire, le couvrir des condamnations civiles prononcées
contre lui.
Art.11.- Les fonctionnaires ont droit, conformément aux règles fixées par la loi pénale et les lois
spéciales à une protection contre les menaces, outrages, injures, ou diffamations dont ils peuvent faire l’objet,
sans qu’il y ait abus de droit.
L’Etat est également tenu de protéger le fonctionnaire, sa famille et ses biens contre les menaces
et attaques quelle qu’en soit la nature , dont il peut être l’objet dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de
ses fonctions et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté ;
Art.12.- En cas d’accident survenu au fonctionnaire dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice
de ses fonctions et ayant entraîné une incapacité partielle permanente constatée par un certificat médical
délivré par un médecin agréé, l’administration est tenue, sous réserve de faute professionnelle détachable du
service, de réparer le préjudice subi par l’agent sous forme d’une indemnité définitive et irrévocable.
LE PERSONNEL ENSEIGNANT ET ADMINISTRATIF DU MEN
Les candidats aux emplois de fonctionnaire sont recrutés par voie de concours direct ou par voie
de concours professionnel ou sur titre pour les titulaires de diplômes professionnels reconnus par l’Etat.
GRADE Cat.1 Cat.2 Cat.3 Cat.4 Cat.5 Cat.6 Cat.7 Cat.8 Cat.9 Cat.10
Exc.7è Ech 2825 3120
Exc.6è Ech 1750 1850 2225 2325 2520 2620 2725 3020
Exc.5è Ech 1600 1750 1850 2225 2325 2520 2620 2625 3020 2920
Exc.4è Ech 1550 1600 1750 1850 2225 2325 2520 2525 2910 2820
Exc.3è Ech 1020 1550 1600 1750 1850 2225 2325 2425 2715 2720
Exc.2è Ech 675 1020 1550 1600 1750 1850 2225 2325 2520 2620
Exc.1è Ech 515 675 1020 1550 1600 1750 1850 2225 2325 2520
Ppal,3èEch 480 635 965 1400 1460 1610 1710 2155
Ppal,2èEch 445 595 910 1325 1335 1500 1585 2000
Ppal,1èEch 410 560 850 1220 1220 1390 1465 1860
1/3 380 530 815 1096 1115 1290 1355 1725
1/2 360 500 770 1000 1020 1195 1255 1600
1/1 340 470 725 920 930 1105 1160 1485
2/3 320 440 670 820 850 970 1075 1380
2/2 300 385 640 750 780 900 993 1280
2/1 280 385 610 685 710 825 920 1185
Stagiaire 260 360 575 625 650 750 850 1100
LES AFFECTATIONS ET MUTATIONS
Article 2.-Tous les fonctionnaires des cadres de l’Etat ont vocation à servir sur toute l’étendue du
territoire de la République.
Article 4.-Il est tenu compte, dans la mesure où l’intérêt au service le permet, des désirs exprimés
par les intéressés de leur situation de famille, ainsi que des affectations qu’ils ont pu antérieurement recevoir afin
de réaliser, par une rotation appropriée du personnel, une égalité de traitement entre les fonctionnaires, d’un
même corps.
Lorsque deux fonctionnaires appartenant au même service ou à deux services différents, sont unis
par le mariage, l’Administration doit les affecter dans des postes de même localité.
Article 4. bis.- Sauf empêchement légitime dûment constaté, tout fonctionnaire qui, ayant fait l’objet
d’une affectation ou d’une mutation régulière ne rejoint pas son poste dans les délais fixés par son ordre de
route, se trouve, dès le lendemain de l’expiration de ces délais, dans la position d’absence définie par l’article 28
du décret n°60.239 du 29 juillet 1960 fixant le régime de rémunération applicable aux fonctionnaires des cadres
de l’Etat.
L’absence est constatée par une décision prise dans les conditions fixées par le décret précité ;
cette décision reçoit la diffusion et produit les effets prévus par ce décret.
Remarque : Suivant la circulaire n°294-FOP/TE du 20 novembre 1957 et rappelée par la circulaire
n°3 499-FOP/TE.1 du 29 mars 1961, les fonctionnaires des cadres de l’Etat faisant l’objet d’une mutation doivent
être mis en route dans un délai maximum de huit jours sur leur nouvelle affectation. Ils disposent, en outre, à
compter du jour de la notification de la décision de mutation, d’un délai maximum de trois jours, pour demander
un congé de départ, à valoir sur le congé annuel. A l’expiration de ce congé, le fonctionnaire intéressé devra être
mis en route par première occasion sans attendre l’arrivée de son remplaçant.
LES DEVOIRS EN TANT QUE FONCTIONNAIRE
"Sous réserve de son droit de formuler des critiques d’ordre syndical, professionnel, ou culturel, le
fonctionnaire est tenu à l’obligation de loyalisme et, est tenu, à ce titre, de respecter et de faire respecter l’autorité
de l’Administration (Statut Général des fonctionnaires).
"Le fonctionnaire est tenu d’appliquer et de faire appliquer les lois et les règlements et d’exercer sa fonction
sans abus ni partialité."
"Les activités professionnelles du conjoint du fonctionnaire doivent être déclarées à l’Administration qui prend, s’il
y a lieu les mesures propres à sauvegarder l’intérêt et le bon fonctionnement du service"
"Le fonctionnaire est tenu à l’obligation de ponctualité, d’assiduité, de plein emploi et d’honnêteté"
"Il est interdit au fonctionnaire d’exercer des activités privées soit pendant les heures de service, soit en son lieu
de travail, soit avec les biens du service"
" Les activités syndicales du fonctionnaire exercées pendant les heures du service, et/ou en son
lieu de travail sont soumises à autorisations spéciales"
Obligation de responsabilité.
"Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie est responsable l’exécution des taches qui lui sont
confiées."
"Le fonctionnaire chargé d’assurer la marche d’un service est responsable à l’égard de ses chefs de l’autorité qui
lui a été conférée pour cet objet et de l’exécution des ordres qu’il a donnés."
"A ce titre, il n’est dégagé d’aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité propre de ses
subordonnés. "
La responsabilité ainsi conférée par les textes en vigueur ne peut lui être retiré par ses supérieurs
hiérarchiques que dans le seul cas prouvé d’application de ces textes, la responsabilité hiérarchique ne devant
en aucun cas se substituer à la responsabilité fonctionnelle".
" Tout fonctionnaire est lié par l’obligation de discrétion professionnelle pour tout ce qui concerne les documents,
les faits et informations dont il a connaissance dans l’exercice de ses fonctions.
Tout détournement, toute communication contraire aux règlements de pièces ou documents de service à des
tiers sont formellement interdits
En dehors des cas expressément prévus par les règlements en vigueur, le fonctionnaire ne peut être délié de
cette obligation de discrétion ou relevé de l’interdiction édictée par l’alinéa précédent qu’avec l’autorisation du
ministre dont il relève."
LE DEPLACEMENT PAR ORDRE DE SERVICE
Les déplacements par ordre pour le service se divisent en deux catégories :
- Le déplacement temporaire
- Le déplacement définitif.
Les déplacements temporaires sont ceux au terme desquels le personnel doit retourner dans
le poste ou la résidence qu’il occupait avant sa mise en route
Les déplacements définitifs ont pour objet un changement de poste dans le territoire de
la République.
1. Déplacements temporaires.
2. Déplacements définitifs.
L’agent n’a aucun droit à ces indemnités dans tout autre cas de déplacement et notamment en cas
de déplacement pour convenances personnelles, de permutation à égalité de solde et de déplacement d’office
prononcé conformément à la procédure disciplinaire
Les frais de transport des restes mortels ou de la dépouille mortelle du fonctionnaire du lieu de
décès au lieu d’inhumation définitive, ainsi que les frais de transport des membres de sa famille et de leurs
bagages de sa résidence au moment du décès au domicile choisi par ces derniers sont à la charge de
l'administration
Les dispositions de l’alinéa ci-dessus sont applicables mutatis mutandis au transport des restes
mortels ou de la dépouille mortelle du conjoint du fonctionnaire et de ceux de ses enfants à charge.
La demande de transfert des restes mortels du fonctionnaire décédé en activité de service ou
d’un membre de sa famille régulièrement autorisé à accompagner ou rejoindre le chef de famille du lieu
d’inhumation provisoire ou du lieu du décès au lieu d’inhumation définitive doit être faite par un des ayants cause
et être formulées moins d’un an après le décès
LES CONGES, PERMISSIONS ET AUTORISATIONS D’ABSENCES
I°- Généralités :
A.- Congés
Congé annuel
30 jours de congé par an. "Sauf dérogation pour motifs graves, les congés accordés aux
personnes des cadres de l’Etat en service dans les établissements d’enseignement portant obligatoirement sur la
période des vacances scolaires.
Possibilité de report pendant deux années consécutives (congé annuel cumulé). Dans ce
cas, la durée de ce congé ne peut dépasser celle des grandes vacances scolaires, pour le personnel enseignant
dans ces établissements. Pour le personnel non enseignant, la durée de congé annuel cumulé est fixée comme
suit :
Congés de maternité.
Pour le personnel féminin titulaire = 2 mois de congé (2 mois au plus tôt et 2 semaines au
plus tard avant la date probable de l’accouchement) ;
Pour le personnel féminin contractuel = 3 mois et demi ( 1 mois et demi au plus tôt et
1 mois au plus tard avant la date probable de l’accouchement).
Congés de maladie.
Ils sont accordés dans la limite normale de trois mois à compter du jour de la cessation
de service et renouvelables sans pouvoir cependant dépasser la durée maximum de six mois pendant
une période de douze mois consécutifs .
D’une durée égale ou double du temps de cure prescrit dans les stations thermales
sans pouvoir excéder, en principe, la durée de deux mois.
Accordés pour une ou plusieurs périodes consécutives de six mois à concurrence d’un
total de 5 années ou de 8 années si la maladie ayant ouvert le droit a été contractée dans l’exercice ou à
l’occasion de l’exercice de ses fonction
D’une durée maximale de quinze jours par an, elles sont accordées pour les
fonctionnaires qui optent pour le congé annuel cumulé.
C. – Autorisation d’absences :
Autorisation d’absences ordinaire : d’une durée maximale de trois jours, elles ne sont
accordées qu’en cas d’événements familiaux (naissance d’un enfant légalement déclaré, mariage du
fonctionnaire ou de son enfant, décès ou maladie grave dûment constatés du conjoint du père, de la mère ou
d’un enfant du fonctionnaire) ;
Autorisation d’absences spéciales :
Une heure au maximum par journée de travail pendant une période de quinze mois à
compter de la naissance de l’enfant (Art.82 du Code de travail).
Remarques :
Le personnel enseignant qui abandonne son poste sans autorisation est privé de son
traitement pendant son interruption de service (sauf dans le cas de circonstances graves et imprévues) et
s’expose en outre à une sanction disciplinaire ;
Le fractionnement de congé annuel peut être accepté à condition que la fraction de
congé annuel octroyée corresponde au droit ouvert par les services déjà effectués. Cette fraction de congé se
calcule par le nombre de mois de services effectifs multiplié par trente jours et divisé par douze mois : Exemple,
pour 4 mois de service, la fraction de congé sera :
Les pensions concédées aux retraités par la C.R.C.M. sont de trois sortes :
1- Pensions d’ancienneté
Les pensions d’ancienneté sont les allocations de retraite accordées aux agents ayant rempli à
la fois trente années de service effectif et avoir 60 ans d’âge. Toutefois, un agent peut être admis, sur sa
demande, à la retraite à partir de l âge de 55 ans et obtenir la jouissance immédiate.
2- Pensions proportionnelles.
3- Pensions d’invalidité.
Les pensions d’invalidité sont les allocations de retraite accordées aux agents qui ont été atteint
d’incapacité physique ou mentale (infirmes, blessés graves, malades, aveugle, atteints de surdité totale, …etc.)
Aux pensions d’invalidité s’ajoutent, le cas échéant, les avantages familiaux servis aux personnels
en activités sauf le traitement de supplément familial
Remarques :
Les ayants- cause des fonctionnaires décédés en activité de service ou étant titulaires d’une
pension peuvent prétendre, suivant le cas, à diverses catégories d’allocations :
Le secours- décès.
Dans le cas de salaire unique, le secours- décès est équivalent à 3 mois de solde et dans
le cas de double salaire, il est amené à un 1 mois de solde.
La pension de veuvage accordée aux veuves des agents décédés en activité de
service ou postérieurement à leur admission à la retraite, et dans des cas exceptionnels, aux veufs des femmes
fonctionnaires décédés.
La pension temporaire d’orphelinat dans le cas de décès du soutien principal de
la famille
L’enfant né hors mariage dont la filiation est régulièrement établie à l’égard du bénéficiaire soit
par une présomption légale, soit par une reconnaissance, soit par une déclaration judiciaire de paternité sous
réserve que le bénéficiaire apporte la preuve qu’il en assure effectivement l’entretien ;
L’enfant né hors mariage dont la filiation est régulièrement établie à l’égard
de la femme lorsque le père de l’enfant ne l’a pas à sa charge et sous réserve que le bénéficiaire apporte la
preuve qu’il en assure effectivement l’entretien
Enfant adopté
Un supplément familial de traitement est en outre accordé même si le conjoint exerce une activité
salariale. Il se calcule sur le traitement du chef de famille à l’exclusion de celui du conjoint.
- Demande manuscrite
- Certificat de grossesse de 8ème mois
- Photocopie du dernier bulletin de solde
b.- Allocations familiales
Demande manuscrite
Bulletin de naissance du nouveau- né
Certificat de vie du nouveau- né (6ème mois)
Photocopie du dernier bulletin de solde de l’agent
- Demande manuscrite
- Bulletin de naissance du nouveau- né
- Certificat de vie du nouveau -né
- Photocopie du dernier bulletin de solde
Tout fonctionnaire non présent à son poste et qui ne se trouve en position ni de congé, ni de
permission, ni d’autorisation d’absence, ni à l’hôpital et qui n’a obtenu aucun repos prescrit par l’autorité médicale
agrée par l’administration, se trouve dans la position d’absence et n’a droit à aucune rémunération pendant toute
la durée de cette absence, sans préjudice des peines disciplinaires qu’il peut encourir.
Tout fonctionnaire ayant quitté son poste sans motif plausible et sans avoir avisé préalablement
l’autorité supérieure, même lorsqu’il aurait pu prétendre à une permission ou à un congé avec solde ;
s’il n’est pas hospitalisé dans les conditions prévues par les textes en vigueur ou mis au repos par
le médecin traitant et a épuisé tous droits de permission ou congé, le fonctionnaire absent en principe pendant
plus de quatre jours, même pour cause de maladie dûment constatée ;
tout fonctionnaire qui, régulièrement affecté ou muté, n’a pas rejoint son poste dans les délais fixés
par leur ordre de route, celui qui n’a pas rejoint son poste à l’expiration de son congé, de sa permission, de son
autorisation d’absence ou de son hospitalisation, sauf l’existence, dans ces divers cas, d’un empêchement
légitime dûment constaté.
La même disposition est applicable aux fonctionnaires en mission qui dépassent le temps fixé pour
la durée de leur mission.
L’absence doit faire l’objet d’une décision de constatation par l’autorité ayant pouvoir en matière
d’affectation et de mutation.
Remarques.
Après chaque absence, l’agent doit rendre compte de sa reprise de service aux autorités
hiérarchiques (Chef ZAP, Chef Cisco, …etc.).
Les événements qui ouvrent droit à une permission d’absence sont :
- Naissance d’un enfant légitime du fonctionnaire
- Mariage du fonctionnaire ou de son enfant
- Décès du père ou de la mère ou de l’épouse ou de l’enfant du fonctionnaire.
- Cérémonie coutumière organisée par le fonctionnaire (sambatra, tsikafara, famadihana
ou retournement des restes mortels du père ou de la mère ou d’un enfant du
fonctionnaire).
LES SANCTIONS DISCIPLINAIRES
1.- Pour le personnel enseignant titulaire
L’abaissement d’échelon a pour effet de faire passer un fonctionnaire à un échelon inférieur d’une même classe.
La rétrogradation a pour effet de faire passer un fonctionnaire d’une classe à l’échelon le plus élevé de la classe
immédiatement inférieure.
- La réprimande
- La majoration d’un ou de deux ans de l’ancienneté minima requise pour le
franchissement d’échelon ;
- La rétrogradation d’un échelon
- L’exclusion
- La révocation.
Les auxiliaires révoqués ne peuvent reprendre du service à aucun titre dans une administration de Madagascar,
qu’elle relève de l’Etat, des Provinces, des Communes ou des établissements publics.
LA COMMISSION ADMINISTRATIVE PARITAIRE
Texte de Base : Décret n°60.048 du 09 mars 1960
Un secrétaire chargé de la rédaction du procès-verbal pourra être désigné. Il assiste aux séances
mais ne prend pas part aux délibérations, même à titre consultatif.
Est nommé Directeur d’école, tout enseignant (Instituteur ou institutrice) chargé de la direction d’une école.
Un directeur peut être déchargé de classe si, au minimum, le nombre de classes de l’école dont il est
responsable est de onze, soit onze enseignants.
Le directeur est chargé :
-d’assurer la bonne marche du service au sein de l’école ;
-de répartir les élèves dans les salles ;
-d’appliquer les règlements scolaires ;
-de veiller à l’assiduité de ses adjoints pour obtenir de bons résultats
-d’appliquer strictement les règles d’hygiène ;
-de faire régner l’ordre et la discipline dans l’établissement ;
-d’assurer régulièrement toute correspondance avec l’autorité hiérarchique ;
-de collaborer avec la collectivité locale et les parents d’élèves ;
-d’ exécuter avec diligence les instructions émanant des instances supérieures
-de gérer l’école, les mobiliers et les manuels scolaires (entretien, utilisation,
réparation,…etc.)
-de faire des rapports la vie de l’école ;
-d’assurer régulièrement des contrôles pédagogiques :
-de tenir à jour les livres de comptabilité et de la bibliothèque de l’école ;
-de réunir périodiquement ses adjoints pour évaluation et rémédiation
-d’exécuter dans le meilleur délai les instructions émanant des autorités hiérarchiques
-d’arbitrer les différends qui surviennent à l’école.
Le directeur doit toujours agir avec tact et avec calme dans l’exercice de ses fonctions: quand il
donne des observations à ses adjoints. Il évitera de les froisser. Son rôle, loin de semer le découragement ou
d’éteindre l’ardeur, consiste à provoquer des efforts et à exciter le zèle. Il ne doit jamais faire des remarques
désobligeantes, de formuler des critiques et surtout de blâmer le maître devant ses élèves. Son intervention
dans les classes ne doit ni supprimer l’initiative des adjoints ni constituer, pour ces derniers, une tutelle gênante.
Il faut laisser aux maîtres leur liberté d’action : il est vrai qu’il faut les guider, mais sans rien imposer
Enfin, le directeur doit toujours donner, dans l’école, l’exemple d’une incessante activité. Il offre
ainsi une leçon permanente à ses adjoints. Il leur montre ainsi que la présence d’un directeur même déchargé,
est indispensable, vu la lourdeur de sa tâche.
Les adjoints
Les adjoints doivent accepter les conseils du directeur avec déférence. Ils doivent éviter toute
friction avec le directeur, profiter de ses expériences et lui demander conseils.
Des dissentiments peuvent exister entre le directeur et l’adjoint. Ils ne doivent pas être sentis par
les élèves et par la communauté locale. En effet, cela donnerait un très mauvais exemple aux élèves. Aussi, le
directeur et les adjoints doivent régler dans l’amiable leur dissension et dans le meilleur délai (dans la tolérance
et le respect mutuel) pour la bonne marche du service.
Les adjoints doivent apporter, en toutes choses, à leur directeur, leur concours loyal et dévoué.
Collaborer signifie travailler avec. L’un et l’autre doivent travailler avec toutes leurs forces pour assurer le succès
d’une œuvre qui est commune. Si, toutefois, un conflit persiste entre le directeur et les adjoints le faire arbitrer
par le Chef ZAP ou le Chef Cisco et non par la Collectivité locale. En effet, cela ne fait que ternir l’image de
marque de l’enseignement.
Que ce soit au départ de l’ancien poste ou à l’arrivée au nouveau poste, l’Enseignant doit procéder
obligatoirement à la passation de service. Sous cet angle, il est tenu de respecter les consignes suivantes :
dresser un procès-verbal signé par les deux enseignants et contresigné par le directeur .
envoyer des exemplaires (un de chaque) au :
Rédiger des lettres administratives (compte-rendu, demande, …etc.). Toute correspondance doit
être acheminée par voie hiérarchique : MINESEB, DIRESEB, CISCO, ZAP, DIRECTEUR)
Les textes prévoient que la correspondance doit être libellée en français ou en malagasy.
Cependant, il est recommandé de le rédiger en français lorsqu’on s’adresse à un supérieur.
Rappel : 1.- Nul ne peut s’absenter sans avoir obtenu l’autorisation préalable de ses chefs
hiérarchiques (Directeur, Chef Cisco,…etc.) ;
2.- le maître est tenu d’être présent à l’école 10 minutes avant l’heure d’entrée et 10
minutes après la sortie ;
Le maître doit être présent en permanence en classe à partir du moment où ses élèves entrent en
classe. En effet, il est le premier responsable de sa classe et devra ainsi éviter tout accident susceptible de
survenir à ses élèves.
b)- Cas d’absence :
Le maître est tenu de demander une autorisation d’absence à l’autorité compétente ( autorité
administrative s/c de l’ autorité académique). Dans l’état actuel des choses, on note :
B.2.-absence imprévisible
- Avertir le directeur en lui adressant un compte rendu dans un plus bref délai.
3.- Quels que soient le motif et la durée de l’absence, le maître est tenu de faire un
compte rendu de reprise de service à son retour au poste.
4.- Respecter la discipline en se référant à la brochure "FITSIPI-PIFEHEZANA HO
AN’NY MPAMPIANATRA"
5.- Rendre compte de tout accident ou incident aux autorités hiérarchiques
6.- Tenir régulièrement à jour le cahier d’inventaire de la classe. Ce cahier doit être
coté et paraphé par le Directeur.
7.- Faire respecter la discipline aux élèves en se référant à la brochure "FITSIPI-
PIFEHEZANA HO AN’NY MPIANATRA"
I°- Objectifs :
Ce sont :
1- EMPLOI DU TEMPS
Ces répartitions (hebdomadaire, mensuelle, …etc.) sont à respecter scrupuleusement car elles
permettent de :
- prendre connaissance du contenu du programme officiel
- assurer le programme régulière des matières à enseigner
- contrôler et régler le rythme de travail (en avance ou en retard ?)
Elle permet de responsabiliser les élèves dans la vie scolaire et par voie de conséquence de
les préparer à la vie active des adultes qu’ils seront demain.
Exemples :
Commission pour la propreté
Commission pour l’ordre et la discipline en classe
Commission pour les activités productives
…etc.
4. LES CAHIERS DES ELEVES
- Cahiers de devoirs
- Cahier de roulement
- Cahier de leçons
- Cahier de composition
- Carnet de correspondance
Le cahier de devoirs :
Il contient les exercices de contrôle variés selon les disciplines, variés aussi dans sa forme.
L’enseignant doit souvent vérifier les corrections des élèves. Il doit aussi varier les modes d’appréciations (notes
chiffrées, observations stimulant les efforts, encouragement en écriture régulière et bien lisible, …)
Le cahier de roulement :
Le cahier de roulement est un instrument d’évaluation du travail pour l’enseignant. Il est aussi un instrument
d’évaluation pour chaque élève. L’enseignant doit donc :
- Contrôler, apprécier et évaluer les travaux des élèves dans ce cahier ;
- Sensibiliser toute la classe avant de passer le cahier à un autre élève pour stimuler
l’esprit d’émulation de tous. Le Cahier de roulement doit changer de main chaque jour,
soit un élève par jour.
Le cahier de leçons :
Le cahier de leçons doit contenir les résumés et les schémas de chaque leçon de chaque discipline.
L’enseignant doit le contrôler souvent et y apporter des appréciations et des corrections. L’élève doit y accorder
un soin particulier dans la tenue du cahier de leçons (cartes, schémas, croquis, écriture, …etc.)
Ces deux outils suscitent la collaboration étroite entre enseignants et parents d’une part et entre parents et
enfants-élèves d’autres par. L’enseignant doit donc solliciter la signature et les observations éventuelles des
parents.
Les directeurs d'école et adjoints doivent assurer une coopération harmonieuse sans dissensions apparentes, ce qui est essentiel pour l'autorité et le succès de l'école. Les différends doivent être réglés amicalement, sans montrer de tensions à l'école. En cas de persistance des conflits, le Chef ZAP ou le Chef Cisco peut être impliqué pour arbitrer, mais il est déconseillé de faire appel à la collectivité locale pour éviter de ternir l'image de l'enseignement .
Le directeur d'école à Madagascar doit assurer la bonne marche du service, appliquer les règlements scolaires, veiller à l'assiduité, maintenir l'ordre, gérer l'école et ses ressources, collaborer avec la collectivité locale et les parents d'élèves, et exécuter les instructions des autorités supérieures avec diligence. Il doit aussi encourager son équipe en évitant des critiques démoralisantes .
Les fonctionnaires malgaches doivent respecter une obligation de loyalisme, ce qui implique qu'ils doivent appliquer et faire appliquer les lois et les règlements, ainsi que respecter l'autorité de l'Administration. Concernant l'activité privée, ils ne doivent pas exercer de telles activités pendant les heures de service, en leur lieu de travail ou avec les biens du service. Les activités professionnelles de leur conjoint doivent être déclarées à l'administration pour assurer le bon fonctionnement du service .
Les enseignants doivent être présents dix minutes avant et après les heures d'école, et en permanence en classe pour être les premiers responsables de leurs élèves. Ils doivent assurer la surveillance, tenir à jour le cahier d'inventaire, et rapporter tout accident ou incident aux autorités hiérarchiques. Toute absence doit être autorisée par les autorités compétentes et un compte rendu doit être fait à la reprise du poste .
En cas d'accident dans l'exercice des fonctions, entraînant une incapacité partielle permanente, l'administration doit indemniser le fonctionnaire. Cette compensation, sous forme d'indemnité définitive et irrévocable, est accordée à condition qu'aucune faute professionnelle détachable ne soit imputée au fonctionnaire .
Lors de la mutation ou de l'arrivée à un nouveau poste, un enseignant doit effectuer la passation de service, rédiger un procès-verbal signé par toutes les parties concernées, et envoyer des copies aux dirigeants académiques. La correspondance doit respecter la voie hiérarchique et être souvent en français, surtout lorsqu'adressée à un supérieur .
L'État est tenu de protéger les fonctionnaires, leur famille et leurs biens contre toutes sortes de menaces et attaques dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions. En cas de préjudice, l'État doit indemniser le fonctionnaire affecté, sous réserve qu'aucune faute personnelle détachable de l'exercice des fonctions ne soit en cause .
Si un fonctionnaire malgache ne rejoint pas son poste après une affectation ou mutation régulière dans les délais prescrits, il est considéré en position d'absence. Cette absence est constatée par une décision fixée par décret, produisant les effets prévus, et pourrait résulter en des sanctions, y compris la suspension du traitement selon les circonstances .
Les congés de longue durée sont accordés pour des périodes de six mois consécutives, cumulant jusqu'à cinq ans, ou huit ans pour les maladies contractées durant l'exercice des fonctions. De telles absences nécessitent une prescription médicale et sont gérées par les ministères concernés avec des prescriptions médicales agréées .
Les critères pour être nommé à un emploi de fonctionnaire à Madagascar incluent la nationalité malgache, la jouissance des droits civiques, le respect de la position régulière vis-à-vis du Service National, les conditions physiques spécifiques, ainsi qu'une limite d'âge, stipulant que le candidat doit avoir entre 18 et 40 ans au moment du recrutement .