Simulation Fluide-Structure ALE
Simulation Fluide-Structure ALE
Sujet de thèse :
INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
CONCLUSION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
BIBLIOGRAPHIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104
ix
I tenseur identité
J matrice de préconditionnement de Jacobi
M matrise masse
η viscosité cinématique pour un fluide newtonien
Ω domaine physique
Γ frontière du domaine physique
ρ densité
(ξ, η, ζ) coordonnées cartésiennes pour le passage à l’élément de réference
∇ opérateur gradient
k.k norme vectorielle
t quantité dépendant du temps
D condition de Dirichlet en vitesse
N condition de Neumann en vitesse
d dimension d’un espace
e quantité évaluée sur un élément
max quantité maximale
t variable temps
x, y coordonnées cartésiennes
u, v vitesse du fluide
p pression du fluide
µ viscosité dynamique du fluide
ndle nombre de degrés de libérté par élément
ndlt nombre de degrés de libérté total
ν coefficient de Poisson
INTRODUCTION
CHAPITRE 1
ETAT DE L’ART
1.1 Introduction
tures. La présence d’un écoulement peut aussi conduire à des instabilités dites de
flambage, d’intérêt particulier en biomécanique pour les problèmes de contraction
de vaisseaux sanguins ou d’asthme[80,130]. Dans ces phénomènes, l’instabilité est
d’origine géométrique et est induite par la rotation de l’interface et de la charge
appliquée.
sion des mailles. Des méthodes de remaillage peuvent être envisagées mais leur
coût CPU est très important. Ensuite, les solutions apportées par la méthode des
éléments frontières (BEM) ou par la méthode SPH seront décrites: elles permet-
tent de s’affranchir du maillage et donnent des résultats très proches des solutions
physiques.
En 1977, les travaux de Lucy et Monaghan [79] donnent lieu à une nouvelle
méthode numérique: la méthode SPH (Smoothed Particle Hydrodynamics). Cette
méthode particulaire s’affranchit d’une connectivité géométrique, contrairement
aux formulations classiques. Les domaines physiques sont discrétisés par des partic-
ules qui suivent le mouvement du matériau. Pour le tossage, la formation du jet ne
pose ainsi plus de problèmes de modélisation. Cette méthode fut d’abord appliquée
en astrophysique, [79] et [57], avant d’être utilisée par la suite en Mécanique, [85].
Les particules représentent les points d’interpolation où les inconnues mécaniques
du problèmes sont déterminées. La méthode SPH se caractérise par la masse des
particules et par deux grandeurs de discrétisation, la distance interparticulaire et
la longueur de lissage. Le principe est d’approximer un champ Φ sur un domaine
Ω par un ensemble de points de discrétisation appelés particules.
10
Cette méthode a été introduite la première fois par Hirt et Nichols [89] dans
un code appelé SOLA-VOF pour traquer les interfaces matérielles dans une grille
Eulérienne. La méthode est liée à la résolution des équations d’Euler ou de Navier-
Stokes par un schéma de différences finies ou de volumes finis. Le principe du
suivi d’interface est de déterminer la quantité de fluide dans chaque volume de
contrôle (cellule) en évaluant une quantité appelée fraction volumique. Si cette
dernière vaut 1 alors la cellule est remplie de fluide ; si elle vaut 0, la cellule
est soit vide, soit remplie d’un autre fluide. Les fractions volumiques comprises
entre 0 et 1 déterminent la position de l’interface matérielle ou de la surface libre.
En connaissant la distribution de la fraction volumique d’un fluide, il est possible
de déterminer les limites physiques du domaine fluide dans un maillage. Pour
cela, Young [136] propose une technique pour calculer précisément la position de
l’interface dans une cellule en utilisant les fractions volumiques des cellules voisines.
La méthode VOF a les trois caractéristiques nécessaires à une technique de suivi des
interfaces matérielles : un schéma localisant l’interface, un algorithme déterminant
précisément la position de l’interface dans le maillage et un algorithme appliquant
les conditions aux limites sur cette frontière.
dont le premier est [128]. Von karman fut, en effet, le pionnier dans l’étude du
tossage. Comme les hypothèses sur lesquelles elle repose s’avèrent restrictives,
Wagner développa une théorie plus évoluée [129] mais l’expression de la pression
est singulière sur le bord du dièdre. Watanabe améliora cette théorie pour con-
trecarrer ce problème [131] et développa l’expression de la pression en prenant en
compte le jet : il raccorda la solution de Wagner avec la solution du jet sur une
plaque. Cointe [37] donna, indépendamment, une théorie similaire. Zhao et Faltin-
sen, dans l’article [137], reprirent aussi l’expression de la pression de Wagner pour
la raccorder asymptotiquement avec une solution externe pour le jet. La méthode
des similitudes repose sur la théorie de Dobrovolskaya développée dans [42]. Cette
théorie qui fut aussi l’objet des articles [100] et [54], considère que l’écoulement
est autosimilaire réduisant ainsi l’étude à la résolution d’une équation intégrale
non-linéaire unidimensionnelle.
df ∂f ∂ fb
= |x + u∇x f = |χ + (u − w)∇x f (1.2)
dt ∂t ∂t
∂x ∂x
où u(x, t) = |
∂t x
est la vitesse matérielle et w = |
∂t χ
est la vitesse arbitraire.
Cette propriété est très utile dans le développement d’une description cinématique
dans le repère ALE.
La loi de conservation de la quantité de mouvement exprimée en ALE :
∂u 1
|ξ + (u.5)u = − 5 p + η∆u + f (1.3)
∂t ρ
· ∂u ∂u (ξ, t)
u= |x + (u.5)u = |ξ + ((u − w) .5) u (1.4)
∂t ∂t
∂u (ξ, t) 1
|ξ + ((u − w) .5) u = − 5 p + η∆u + f (1.5)
∂t ρ
∂u
ρ + ((u − w) .5) u = − 5 p + µ∆u + f (1.6)
∂t
Cette formulation assigne à chaque point de l’espace une vitesse de grille w, qui
décrit un mouvement arbitraire du maillage et une vitesse matérielle u.
13
CHAPITRE 2
La méthode des élément finis est fondée sur deux idées principales : une méthode
d’interpolation et une méthode variationnelle.
Etant donnés un domaine continu Ω et une fonction u solution de L(u) = 0 ,
XNk
φK
h (x, y) = φi Ni (x, y) (2.1)
i=1
• Espace L1 (Ω)
On note L1 (Ω) l’espace vectoriel des classes de fonctions (on identifie les fonc-
tions qui sont égales presque partout) intégrables pour la mesure de Lebesgue dx.
C’ est un espace de Banach (normé complet) lorsque l’on prend pour norme de
f ∈ L1 (Ω) :
Z
kf kL1 = |f (x)| dx (2.2)
Ω
• Espaces Lp (Ω)
Soit 1 ≤ p ≤ ∞. On définit
Z 1/p
p
kf kLp = |f (x)| dx (2.4)
Ω
15
• Espaces de Sobolev
Z
(u, v) −→ (uv + ∇u.∇v) dx (2.8)
Ω
Z
kukH 1 (Ω) = (u2 + |∇u|2 )dx (2.9)
Ω
• Inégalité de Poincaré
Soit Ω un ouvert borné de Rd , alors il existe une constante C(Ω) telle que
Z Z
∀u ∈ H01 (Ω) : 2
u dx ≤ C(Ω) |∇u|2 dx (2.10)
Ω Ω
16
Z 1/2 Z 1/2
2 2 2
kukH 1 (Ω) = (u + |∇u| )dx et kukH 1 (Ω) = |∇u| dx (2.11)
0
Ω Ω
La formulation forte d’un problème aux conditions aux limites s’écrit alors
comme suit :
Trouver u(x) ∈ espace des solutions US tel que
On note que l’ espace U s dans lequel nous recherchons la fonction u , doit être
défini judicieusement.
La formulation variationnelle faible peut être obtenue par les étapes suivantes :
n
X
u
e = Ni u
ei (2.13)
i=1
2. introduire (2.13) dans (2.12) il en résulte une erreur ou un résidu tel que :
17
= L(e
u) − F =
6 0 (2.14)
où = 0, u
e = u c.à.d lorsqu’une solution exacte existe.
Z n
!
X
Wk = Nk =⇒ Nk .L Ni u
e i dΩ = 0 (2.16)
Ω i=1
Z
∀v ∈ H01 (Ω) : a(e
u, v) = f vdΩ (2.17)
Ω
La définition correcte des conditions aux limites est un des éléments essentiels
pour obtenir un problème bien posé, on rappel les différents types des conditions
aux limites communément rencontrées sont :
∂u ∂u2
2
∂ u ∂2u
∂(uv) 1 ∂p Fx
+ +v + −η 2
+ 2 − =0 (2.21)
∂t ∂x ∂y ρ ∂x ∂x ∂y ρ
∂(uv) ∂v 2 1 ∂p
2
∂ v ∂2v
∂v Fx
+u + + −η 2
+ 2 − =0 (2.22)
∂t ∂x ∂y ρ ∂y ∂x ∂y ρ
∂u ∂v
∇.u = + =0
∂x ∂y
19
W = WN −S + WCont (2.24)
où l’indice N − S désigne les termes de conservation de la masse pour les équations
de Navier-Stokes et l’indice Cont désigne termes de continuité.
De l’équation 2.21 on obtient :
∂u ∂u2
Z
∂(uv) Fx 1 ∂Ψu ∂Ψu ∂u ∂Ψu ∂u
WN −S = Ψu + +v − − p+ µ + µ dΩ+
∂t ∂x ∂y ρ ρ ∂x ∂x ∂x ∂y ∂y
Ω
∂v ∂v 2
Z
∂(uv) Fy 1 ∂Ψv ∂Ψv ∂v ∂Ψv ∂v
Ψv + +v − − p+ µ + µ dΩ+
∂t ∂y ∂y ρ ρ ∂y ∂x ∂x ∂y ∂y
Ω
I I I I
∂u ∂u ∂v ∂v
Ψv pny ds + Ψu pnx ds − Ψu nx + ny ds − Ψv nx + ny ds
∂x ∂y ∂x ∂y
∂Ω ∂Ω ∂Ω ∂Ω
Z
∂u ∂v
WCont = − Ψp + dΩ avec u = us sur Su (2.25)
∂x ∂y
Ω
N elt
X N elt
X
Ω= Ωie =⇒ W = Wei (2.26)
i=1 i=1e
u = hN i {un } , v = hN i {vn } , P = N {Pn } (2.27)
Dans la formulation Galerkine, la fonction de forme est identique pour les fonc-
tions test et les variables.
Ψu = hN i {δΨun } , Ψv = hN i {δΨvn } , Ψp = N {δΨPn } (2.29)
• hN i sont des fonctions d’interpolation pour les vitesses et N sont des fonc-
tions d’interpolation pour la pression.
21
• {un } , {vn } et {Pn } sont les variables nodales associées à chaque élément.
•
e e e e
W = hδΨi [M] {U } + [K] {U } − {F } =0 (2.30)
•
=⇒ [M]e {U } + [K]e {U } − {F }e = 0 (2.31)
N elt
X •
W = Wei =⇒ W = hδΨi [M]{U } + [K]{U } − {F } = 0 (2.32)
i=1e
•
[M]{U } + [K]{U } = {F } (2.33)
{U (t0 )} = {U0 }
∂u
σx = −p + 2µ
∂x
∂v
σy = −p + 2µ (2.34)
∂x
τxy = τyx = 0
5·σ(u, p) + f = 0
, ∀x ∈ Ω (2.35)
5·u=0
b ·(5·σ(u, p) + f >= 0, ∀b
<u u ∈ Û (2.37)
a(b
u, u) =< (b
u), b(p, u
b , ) = p5.b u) = hb
u, f (b u.f i + hhb
[Link] (2.38)
n
X n
X
u (x)= ui φui (x),
h
p (x)= pi φpi (x)
h
(2.39)
i=1 i=1
où ui et pi sont des valeurs nodales inconnues, tandis que φui (x) et φpi (x) sont
des fonctions de forme spécifiées. On a volontairement utilisé des fonctions de
forme de type différent pour la pression et les déplacements.
La formulation discrète s’écrit :
ph , uh ) ∀b
b(b ph ∈ Pbh
(2.40)
24
CHAPITRE 3
Le code que nous avons développé pour les écoulements de fluides incompress-
ibles est conçu suivant l’architecture du code Reflex [10], développé à l’Université
de Technologie de Compiègne. Le maillage, le post-traitement et les graphes ont
été effectués et exécutés à l’aide du logiciel GID.
• 1
{U t+α∆t } = ({Ut+∆t } − {Ut })
∆t
Ut+α∆t = α {Ut+∆t } + (1 − α) {Ut } (3.1)
• Schéma implicite
25
soit s = α∆t,ona :
•
[M]{U }s+1 + [K]{U }s+1 = {F }s+1
• {U }s+1 − {U }s • •
{U }s+1 = = (1 − α){U }s + α{U }s+1 (3.2)
∆ts+1
• {U }s+1 − {U }s (1 − α) •
=⇒ {U }s+1 = − {U }s
α∆ts+1 α
•
On introduisant l’expression de {U }s+1 dans l’équation :
•
[M]{U }s+1 + [K]{U }s+1 = {F }s+1 (3.3)
On obtient :
•
[M]{U }s+1 − [M]{U }s + α∆ts+1 [K]{U }s+1 = [M]∆ts+1 (1 − α){U }s + α∆ts+1 {F }s+1
· {Ut+∆t } − {Ut }
U = (3.5)
t ∆t
26
Pour la partie fluide, nous avons utilisé essentiellement des élément triangu-
laires. La discrétisation des formulations faibles issus des équation de Navient-
Stokes conduit à un système global non linéaire, mixte en (u,p). Ce système est
résolu à l’aide d’une méthode itérative de Newton Raphson basée sur une approche
asymptotique [62].
Plusieurs méthodes peuvent être utiliséés pour traiter les termes non-linéaires
de l’équation (3.4). Dans les présentes applications nous avons utilisés la méthode
itérative de Newton-Raphson [62]. Elle consiste à supposer dans un premier temps
que le résiduel R est nul, soit :
∂ {R}r
R(U ) = {R}r + ({U }r+1 − {U }r ) + O({U }r+1 − {U }r )2
∂ {U }
= {R}r + K T δ {U } + O(δ {U })2 = {0}
(3.7)
T ∂ {R}r
K = à {U } = {U }r : Matrice Tangente
∂ {U }
δ {U } = {U }r+1 − {U }r : Solution incrémentale
27
−1 −1
δ {U } = K T {R}r = K T {U }r ({F } − [K({U }r )] {U }r )
(3.8)
{U }r+1 = {U }r + δ {U } (3.9)
où les normes k.k1 et k.k0 sont les normes des espace de Sobolev H1 et H0
= L2 . La norme d’une forme b et la norme k.k1 du vecteur u = (u; v; w) sont
respectivement définies par les expressions
|f (u)|
q
u
= kuk2 + kvk2 + kwk2
h
kf k−1 = sup h
, 1 1 1 1 (3.11)
u∈U h ku k1
Intuitivement, on souhaite qu’une petite erreur sur les données (ici, f) n’ait
qu’une conséquence finie sur la norme de la solution du problème mixte.
Il est possible d’obtenir une inégalité (3.10), si la condition suivante dite de
Ladysenskaya-Brezzi-Babuska est satisfaite :
Il existe une constante CLBB > 0 telle que :
28
(3.12)
h h
b(p , u )
inf sup ≥ CLBB
ph ∈P h uh ∈U h kuh k1 kph k0
a(uh , uh ) + b(ph , uh ) = f (uh ) ∀uh ∈ U h
(3.13)
b(ph , uh ) ∀ph ∈ P h
a(uh , uh ) = f (uh )
2
a
uh
1 ≤ a(uh , uh ) = f (uh )
u
≤ 1 kf k
h
≤ kf k−1
uh
1 ⇒ 1 −1 (3.14)
a
h h
b(p , u ) a(uh , uh ) f (uh )
CLBB ≤ sup ≤ sup + sup (3.16)
uh ∈U h kuh k1
uh ∈U h kuh k1 h
uh ∈U h ku k1
| {z } | {z }
c =kf k−1
≤ kf k−1
a
h
1 c
⇒
p
0 ≤ ( + 1) kf k−1 (3.17)
CLBB a
Cette méthode est utilisée dans les présentes applications. Elle consiste à
décentrer les fonctions de poids suivant les lignes de courant de l’écoulement. Pour
le noeud i d’un élément, la fonction de poids s’exprime :
αLe ∂Ni ∂Ni
νi = Ni + Vx + Vy (3.18)
2 |V| ∂x ∂y
1
α = coth Pe − (3.19)
Pe
Cette méthode a d’abord été introduite par l’intermédiaire d’une diffusion artifi-
cielle anisotrope orientée dans le sens de l’écoulement [74]. Elle présente l’avantage
de s’appliquer indifféremment à des éléments carrés et triangles. La méthode SUPG
réduit l’influence des noeuds situés perpendiculairement à l’écoulement par rapport
à la méthode produit. Hughes et Brooks [68] montrent que la méthode produit tend
à lisser exagérément les résultats dans la direction perpendiculaire à l’écoulement.
Ils parlent de ”crosswind diffusion”.
30
φi = Ni + γu. 5 Ni (3.20)
La phase de validation du module fluide est effectuée suivant trois tests académiques,
et concernent : Poiseuille, écoulement d’un fluide autour d’un cylindre fixe, écoulement
dans une cavité carrée, écoulement dans une conduite à section variable (2 tubes de
diamètres différents), écoulement à travers une marche bas, étranglement du canal
et enfin l’écoulement d’un fluide dans une conduite où l’on a placé : un obstacle
vertical ou une bosse circulaire. Le test de Poiseuille permet d’obtenir une solution
stationnaire. Tandis que les autres tests sont effectués pour le cas transitoire.
Afin d’aider à identifier les caractéristiques physiques des écoulements les équations
de Navier-Stokes sont adimensionalisées, en remplaçant la densité ρ (constante) par
1 et la viscosité dynamique µ par 1/Re. Le nombre de Reynolds Re représente le
rapport des forces d’inertie aux forces de viscosité et est défini par :
Re = U L/η (3.21)
4y −4x
u=( (H − y), 0), et p = + constante. (3.22)
H2 H2
£
Figure 3.15: Champ de vitesses, Re = 400.
Les figures 3.18 et 3.19 présentent les isovaleurs vitesses en fonction de plusieurs
steps (60, 65, 70 et 75).
Nous représentons sur les figures suivantes les champs des composantes de la
vitesse suivant les axes x et y figure 3.21 pour Re = 1 et figure 3.22 pour Re = 100.
41
Figure 3.23: A gauche : vitesse u(y). A droite : vitesse v(x) pour Re = 100.
Sur la figure 3.24 à droite, nous avons représentés les profils de la composante
de la vitesse u en fonction de y pour x=0.5 et ce pour les nombres de Reynolds de
100 et 400. Les résultats des simulations sont en bon accord avec les résultats de
[67] et [19].
Les problèmes d’écoulement autour d’un obstacle font l’objet de plusieurs ap-
plications. Des exemples de tels écoulements se retrouvent dans des problèmes
d’échangeurs de chaleur, d’écoulement du vent autour de maison, écoulement dans
les artères en présence de plaques, etc. Parmi cette classe d’écoulement, le problème
de l’écoulement autour d’un obstacle rectangulaire entre deux plaques est con-
sidéré dans cette étude. Le domaine de calcul est composé d’un canal avec un
rétrécissement (cas d’une marche) suivi d’un canal avec un élargissement (cas d’une
marche inverse) figure 3.25.
Ce cas test a été choisi pour les raisons suivantes : d’abord, la géometrie est
simple et l’écoulement est caractérisé par la présence de plusieurs zones de re-
circulation tel que les zones fermées et des allées [2]; et finalement, à travers les
expériences numériques réalisées par [86], il s’avère que ce problème est un test
plus contraignant que les problème standard de la marche inversée. En effet, con-
trairement au problème de la marche inversée, les erreurs numériques provenant de
l’avant de l’obstacle peuvent influencer de façon très significative la prédiction de
l’écoulement dans tout le domaine.
3
u(y) = ( y(2 − y), 0) pour 0 ≤ y ≤ 2, (3.24)
2
de l’obstacle. Le maillage uilisé (4000 noeuds et 8000 éléments) est bien raffiné
44
Figure 3.30: Les lignes de courant obtenues par notre modèle Re = 10.
La longueur de la zone de recirculation est estimé selon les auteurs entre cinq
et six fois la hauteur h de la marche. Les résulats obtenus pour Re = 100, 250, 500
sont représentés sur les figures 3.33, 3.34 et 3.35. Pour Re = 250 la longueur
obtenue (5.66 × h) par notre modèle est résonable par rapport aux résultats de
Armaly [3] et Cruchaga [35].
CHAPITRE 4
4.1 Introduction
pathologie. Les méthodes mixtes dont les fondements théoriques ont été établis par
[6] et [25] constituent un outil efficace pour la conception et l’analyse rigoureuse
des méthodes numériques qui échappent au verrouillage, en particulier dans la
mécanique des fluides incompressibles et les modèles de plaques [25], [33] et [112].
1
Xq = Xp + ζhn (4.1)
2
X X hi
Xq (ξ, η, ζ) = Ni (ξ, η) Xi + ζ Ni (ξ, η) ni (4.2)
i=1,nd i=1,nd
2
h
Uq (ξ, η, ζ) = Up (ξ, η) + ζ β (ξ, η) (4.3)
2
β = θ ∧ n = (θ1 t1 + θ2 t2 ) ∧ n = θ2 t1 − θ1 t2 (4.4)
2nd
!
X ζ X X
Uq = Ni Upi + Ni hi (θ2i t1i − θ1i t2i ) + Pk tsk hk αk (4.5)
i=1,nd
2 i=1,nd k=nd+1
• déformations de membrane :
h
χx = t1 (up,ξ bc11 + up,η bc21 ) + t1 2
β ,x
h
χy = t2 (up,ξ bc12 + up,η bc22 ) + t2 2
β ,y
h h
χxy = t2 (up,ξ bc11 + up,η bc21 ) + t1 (up,ξ bc12 + up,η bc22 ) + t2 2
β ,x + t1 2
β ,y
55
m f
W (up , β) = Wint − Wext avec : Wint = Wint + Wint (4.9)
Sachant que :
W m = R e he∗ i [Hm ] {e} dA = hu∗ i [km ] {un }
int A n
(4.10)
Wf = R 4
hχ∗ i [H ] {χ} dA = hu∗ i [k ] {u }
int Ae h2 f n f n
avec :
[km ] = R e [Bm ]T [Hm ] [Bm ] dA
A
(4.11)
[k ] = R 4 [B ]T [H ] [B ] dA
f Ae h2 f f f
√
où dA = adξdη
La matrice de rigidité élémentaire (DKT 15 ou DKQ20) s’exprime par :
[k e ]
e (15×15) pour DKT 15
[k ] = [km ] + [kf ] ⇒ (4.12)
[k e ]
(20×20) pour DKQ20
56
Pour DKT 15 :
* [km ] représente la rigidité de membrane.
* [kf ] représente la rigidité de flexion qui est obtenue en considérant un schéma
d’intégration numérique de Hammer à trois points suivant ξ, η.
* h représente l ’épaisseur de la coque.
Pour DKQ20 :
* [km ] représente la rigidité de membrane. Cette matrice est relative à Q4.
* [kf ] représente la rigidité de flexion qui est obtenue en considérant un schéma
d’intégration numérique de Gauss à deux points suivant ξ, η.
Nous remarquons que les termes bcij dans l’expression des courbures de flexion
(χx , χy et χxy ) interviennent que les éléments soient coplanaires ou non.
1
xq (ξ, η, ζ) = xp (ξ, η) + ζhn (4.13)
2
X
xp (ξ, η) = Ni (ξ, η) xi
i=1,4
1
xq (ξ, η, ζ) = xp (ξ, η) + ζhn (4.14)
2
hN i = h1 − ξ − η ξ ηi
59
∂ξ ∂η
y31 −y21
[j] = ∂x ∂x = 1 (4.15)
∂ξ ∂η 2A −x x21
∂y ∂y 31
u,x
{ε} = v,y = [B] {un } (4.16)
u,y + v,x
avec :
hun i = hu1 v1 : u2 v2 : u3 v3 i
y23 0 y31 0 y12 0
1
[B] = (4.17)
0 x32 0 x13 0 x21
2A
x32 y23 x13 y31 x21 y12
h
Z Z 1 Z 1−ξ Z
2
(...)dv = ( (...)dz)2Adηdξ (4.18)
ve 0 0 −h
2
Z 1 Z 1−ξ
T
[k] = [B] ( [Hm ] dηdξ) [B] 2A (4.19)
0 0
avec :
60
Z h
2
[Hm ] = ([H])dz (4.20)
−h
2
où h est l’épaisseur dans la direction z et [H] dépend des hypothèses (contraintes
ou déformations planes) et du matériau . Pour un matériau isotrope :
H1 H2 0
[H] = H2 H1 0 (4.21)
0 0 G
E(1 − aυ)
H1 = (4.22)
(1 + υ) (1 − v − aυ)
υH1
H2 = (4.23)
1 − aυ
E
G= (4.24)
2 (1 + υ)
Z 1 Z 1−ξ
[m] = ρm {N } hN i 2Adηdξ
0 0
avec :
Z h
2
ρm = ([H])dz (4.25)
−h
2
2 1 1
1
[m] = ρm A 1 2 1 (4.26)
12
1 1 2
1 0 0
A
[m] = ρm (4.27)
0 1 0
3
0 0 1
Z 1 Z 1−ξ
hfnv i = hN1 fx N1 fy N2 fx N2 fy N3 fx N3 fy i h.2A.dη.dξ (4.28)
0 0
Pour fx et fy constants :
Ah
hfnv i = hfx fy fx fy fx fy i (4.29)
3
Le vecteur dû aux contraintes initiales [σ0 ]et thermiques [σth ] est :
h
!
Z 1 Z 1−ξ Z
2
{fσ } = − [B]T ({σ0 } + {σth })dz 2A.dη.dξ (4.30)
0 0 −h
2
EαT
hσth i = − h1 1 0i (4.33)
1 − aυ
Parmi les objectifs visés dans les présents travaux de thèse concerne la formu-
lation d’éléments finis de coque avec continuité complète de la géométrie avec une
intégration explicite dans l’épaisseur. En s’inspirant de la formulation d’éléments
dits isoparamétriques dégénérés décrite en [12], nous avons développé des éléments
de type triangulaires et quadrilatéraux à cinq degrés de liberté par noeud. Certains
éléments prennent en compte les effets de cisaillement transversal (T3γ 15, Q4γ
20) ; d’autres sont obtenus en considérant les hypothèses de Kirchhoff sous forme
discrète (DKT15, DKQ20).
Les principales caractéristiques des éléments utilisés sont :
- la variation linéaire des composantes de déformations en ζ , permettant une
intégration explicite dans l’épaisseur,
63
Le problème représenté à la figure 4.5 est un problème qui a été le plus étudié
pour vérifier les formulations et comparer les performances d’éléments plats ou
courbés, triangulaires, cylindriques ou isoparamétriques. Il s’agit d’un panneau
cylindrique, modilisé par Naceur. H. Professeur à l’UTC, dont les bords rectilignes
sont libres et dont les côtés courbés reposent sur des diaphragmes rigides dans leur
plan. La coque est soumise à une charge verticale de gravité (poids propre) de fz =
−0.625 × 104 P a . Ce problème décrit dans plusieurs références [1, 12, 45, ...], sert à
tester l’aptitude d’un élément à simuler des états de déformations et de contraintes
complexes avec une certaine domination de la partie membrane. Les rapports
L/h = 200 et R/h = 100 sont importants et les déformations de cisaillement
transverse sont négligeables. Les déformations de membrane sont importantes par
rapport à celles de flexion, d’où un grand risque de blocage en membrane et en
cisaillement.
Dans la littérature, deux solutions sont proposées. L’une est basée sur la théorie
des coques surbaissées [118] ; l’autre est obtenue en considérant une théorie des
coques profondes. La différence entre les deux théories étant de l’ordre de 3%:
Valeurs de référence (théorie des coques ”profondes”) :
WB = −3.61cm ; WC = 0.541cm
Solution analytique (théorie des coques surbaissées) :
WB = −3.703cm ; WC = 0.525cm
Les données et les conditions aux limites dans ce cas sont :
64
Le but de ce test est de valider le modèle E.F utilisé (Q4 mixte-hybride). Pour
cela, on considère une poutre 2D tels que les déplacements suivant pour x = 0 sont
nuls (Figure 4.13).
La flèche obtenue par notre modèle est égale à f = −22.487mm, cette valeur
est comparée à la solution calculé, ci-dessous, par la résistance des matérieux.
On sait que : EIy ” = −M tel que : M (x) = −F (L − x), on obtient :
EIy ” = −F (L − x) (4.35)
2
Une première intégration donne : EIy 0 = F Lx−F x2 +c1 , suivie d’une deuxième
intégration qui donne l’évolution de la flèche en fonction de x et des constantes c1
et c2 . soit :
x2 x3
EIy = F L −F + c1 x + c2 (4.36)
2 6
y 0 (0) = 0
(4.37)
y (0) = 0
On ontient : c1 = c2 = 0 et donc :
F 2
y= x (3L − x) (4.38)
6EI
71
F L3
f= (4.39)
3EI
F L3
Dans notre cas test, le flèche au point x = L est : f = 3EI
= −23.516mm.
Nous avons comparés l’évolution de cette flèche avec la solution analytique
F.x2
y= 6EI
(3L − x), la figure 4.16 représente la solution calculé par notre modèle en
noir et la solution analytique en rouge. Une concordance parfaite entre les deux
résultats.
Soit une poutre droite de longueur L = 5m, de section constante 0.3m ×0.005m
et de moment d’inertie I, qui supporte en son milieu une charge F = 10000N
(Figure 4.17).
L
si 0 ≺ x ≺ 2
⇒ T = − F2
L
si 2
≺ x ≺ L ⇒ T = − F2 + F = F
2
L
si 0 ≺ x ≺ 2
⇒ M = − F2x
L Fx
si 2
≺x≺L⇒M = 2
− F (x − L2 ) = F
2
(L − x)
Le moment fléchissant est au maximum au milieu de la poutre (x = L/2) est :
FL
Mmax = 4
F F L2
EIY 0 = − x2 +
4 16
F 3 F L2
Une deuxième intégration donne : EIY = − 12 x + 16
x + c2
La poutre est toujours en appui, pour x = 0, Y = 0 donc c2 = 0.
L’équation de la déformée est :
1 F 3 F L2
Y = ( x + x) (4.40)
EI 12 16
Pour Ymax :
1 F L 3 F L2 L F L3
Y =f = (− + )= (4.41)
EI 12 8 16 2 48EI
10000 × 53
f= = 2.2735.10−3 m (4.42)
48 × 2.1010 × 4.457.10−10 m4
f = 2.3585.10−3 m (4.43)
Ce cas test [41] concerne l’étude de la répartition des déplacements dans une
arche elliptique de pont (R1 × R2 = 6m × 3m). Les seuls déplacements possibles
sont suivant l’axe y. Les paramètres choisis dans cet exemple sont : E = 2.1010 P a
et ν = 0.3. L’arche a pour hauteur H = 3.5m et pour longueur L = 6.5m. Le
domaines, les conditions aux limites et le maillage choisi pour ce cas sont présentés
sur les figures 4.20 et 4.21.
Les vecteurs déplacements, suivant l’axe y, obtenus par notre modèle sont
présentés sur le figure 4.22.
Nous avons comparés les résultats obtenus pour les troix noeuds de l’extrémité
gauche de l’arche avec cels obtenus par G. Dhatt [41], le tableau ci-dessous montre
un accord raisonable entre les deux résultats.
77
COUPLAGE FLUIDE-STRUCTURE
des fluides ou dans le cas de la mise en forme des matériaux pour l’étude des
processus stationnaires.
de manière lagrangienne tandis que le fluide est traité de façon eulérienne dans
l’écoulement et de façon lagrangienne à l’interface avec la structure.
Nomura [94] et Nomura et Hughes [95] simulent des écoulements dans lesquels
un solide, considéré comme indéformable, est en mouvement. D’autres, dans le
même esprit, considèrent des structures mobiles avec des modèles fluides plus ou
moins complexes (modèle turbulent par exemple). Boschitsch et Quackenbush [23]
utilisent la méthode des volumes finis pour le fluide alors que Blom et Leyland [21]
utilisent des maillages éléments finis. Undreiner et Frei [125] présentent les résultats
d’une étude couplée fluide-structure portant sur la simulation du comportement
dynamique de la zone fluide entre un flasque de roue et un corps de pompe.
La figure 5.1 illustre les difficultés associées aux formulations eulérienne et la-
grangienne ainsi que l’intérêt des formulations de type ALE.
a) Relation fondamentale
82
Configurations Coordonnées
C0 X = hX1 , X2 , X3 it
Ct x = hx1 , x2 , x3 it
Cref χ = hχ1 , χ2 , χ3 it
df ∂f ∂f ∂xi ∂f
= + = + ∇f.u (5.2)
dt ∂t ∂xi ∂t ∂t
dfe ∂ fe ∂ fe ∂Xi ∂ fe
= + = (5.3)
dt ∂t ∂Xi ∂t ∂t
dfb ∂ fb ∂ fb ∂χi ∂ fb ∂ fb
= + = + ∇fb.(u − w) = + ∇fb.c (5.4)
dt ∂t ∂χi ∂t ∂t ∂t
où :
∇f : Gradient de la fonction f
∇fb : Gradient de la fonction fb
u : Vitesse de la particule par rapport au système de référence spatial
w : Vitesse du maillage par rapport au système de référence spatial
c : Vitesse de la particule par rapport au système de référence de grille (vitesse
convective)
L’expression (ALE) permet de retrouver le cas eulérien (b
u) et le cas lagrangien
(u = w).
En combinant les équations Lag, Eul et ALE, on obtient la relation suivante,
entre les expressions des dérivées dans les différents systèmes de référence :
∂f ∂ fe ∂ fb
+ ∇f.u = = + ∇fb.c (5.5)
∂t ∂t ∂t
L’étape de transfert des données est nécessaire après une phase de remaillage.
Les données utiles sont transférées du maillage matériel au maillage arbitraire.
Pour cela, plusieurs méthodes sont également disponibles dans la littérature. Dans
le cadre de la méthode des éléments finis, la valeur des champs connus aux nœuds
du maillage (déplacements, vitesses, forces externes) est aisément calculable en
tout point de l’espace en utilisant les fonctions de forme des éléments. Pour les
champs connus uniquement aux points de Gauss, le lissage de ces champs est une
étape préliminaire au transfert de données. Martinet [83] propose des méthodes
globale et locale des moindres carrés. En fonction des valeurs du champ connu aux
points de Gauss et des fonctions de forme, il est possible d’obtenir les valeurs aux
nœuds du maillage. Une fois les champs à transférer continus, le transfert effectif
est réalisé. La méthode globale des moindres carrés est ici aussi souvent utilisée.
L’idée est de minimiser l’écart entre les deux champs (celui du maillage matériel
f M et celui du maillage arbitraire f A ) :
Z
2
err = fM − fA d∆ (5.6)
∆A
∂f
f A = f A + dα (5.7)
∂xα
86
∂f
où dα et ∂xα
sont respectivement les composantes du vecteur joignant les points
des deux maillages et les composantes du gradient du champ f ; f A et f A sont les
valeurs du champ f sur le maillage arbitraire et sur le maillage matériel.
X = X0 + ∆X, Y = Y0 + ∆Y (5.8)
5.3.1 Cas test d’un canal plan en présence d’un obstacle vertical
Figure 5.12: Pression le long du canal : rouge à travers le premier obstacle et jaune
à travers le deuxième obstacle.
Les figures (5.13, 5.14, 5.15 et 5.16) montrent les déformations des obstacles et
la pression dans le canal en fonctions du module de Young.
En effet des figures (5.13 et 5.15) on constate deux régimes de baisse de pression
dans le canal. Une première depression après le premier obstacle et une deuxième
94
depression plus importante après le second obstacle. Ceci quelque soit la rigidité
de la structure (quelques soit la valeur du module de Young).
Les champs de pression et des vitesses dans la conduite, sont présentés sur les
figures (5.19, 5.20 et 5.21), pour la valeur du module de Young E = 104 M P a.
Les vecteurs déplacements correspondants à ces trois cas de figures sont représentés
sur les figures 5.26, 5.26 et 5.26.
99
Des figures (5.30 et 5.31), on constate que le maximum des vitesses se trouve
au niveau de l’intersection entre les deux canaux, avec une perturbation notable
de la vitesse v au niveau immédiat de la jonction. Cette perturbation, amplifie
cette vitesse vertical v de l’écoulement, ce qui provoque la déformation de la paroi
flexible (Figure 5.23 et Figure 5.25).
102
CONCLUSION
• C’est à partir de cette amélioration que pourront être développées les tech-
niques utilisant par exemple la non conformité géométrique ou d’autres types
d’éléments, les tétraèdres afin de rendre plus souple encore la génération de
maillages et d’aborder plus facilement des géométries plus complexes en 2D
et en 3D.
• Le problème lié aux grands déplacements est que nous pouvons être confrontés
à des mouvements non linéaires. Ceci peut fortement diminuer l’éventail de
simulations réalisables car les théories numériques sont construites sur la
résolution de problèmes linéaires ou linéarisés.
BIBLIOGRAPHIE
[1] Ahmad S., Irons B.M. and Zienkiewicz O.C., Analysis of thick and thin shell
structures by curved finite elements, I.J.N.M.E. , Vol. 2, p 419-451, 1970.
[2] Ait Moudid L., Ouahsine A., Taki et M., Korotenko K., Estimation de la
diffusion effective dans un écoulement instationnaire , Revue européenne de
génie civil, Vol. 9 N◦ 7-8/2005, p 993-1009.
[5] Auricchio F. and Lovadina C., On the enhanced strain technique for elasticity
problems. Computers and Structures, 81, 777-787, 2003.
[6] Babuska I., The finite element method with Lagrangian multipliers. Numer.
Math., 20, 179-192, 1973.
[8] Bathe K.J., Chapelle D. , and Lee P.S., A shell problem ’highly sensitive’ to
thickness changes. Internat. J. Numer. Methods Engrg., 57, 1039-1052, 2003.
[9] Bathe K.J., Finite Element Procedures. Prentice Hall, Englewood Cliffs, 1996.
[10] Batoz J.L. and Dhatt G., Modélisation des Structures par Eléments Finis.
Hermes, 1990.
105
[11] Batoz J.L. and Dhatt G., Modélisation des structures par éléments finis, vol.
1, éditions Hermès, Paris, 1992.
[12] Batoz J.L. and Dhatt G., Modélisation des structures par éléments finis, Vol.
3 : Coques. Hermès Editeur, Paris 1992.
[13] Barrenechea G. and Valentin F.. An unusual stabilized finite element method
for a generalized Stokes problem. Numer. Math., (92), 653-677, 2002
[14] Bathe K.J., Finite Element Procedures, Prentice-Hall, Englewood Cliffs, 1995
[15] Behr M., Liou J., Shih R., et Tezdwar T., Vorticitystreamfunction formulation
of the unsteady incompressible flow past a cylinder : sensibility of the com-
puted flow field to the location of the outflow boundary, International Joumal
for Numerical Methods in Fluids, 12, 323-342, 1991.
[17] Benjamin AS. , Denny E ., On the convergence ofnumerical solutions for 2-D
fiows in a cavity at large Re, J. Comput. Phys. 33, 340-358, 1979.
[18] Benabid F., Modélisation des écoulements turbullents à faibles Reynilds par la
méthode des éléments finis. Thèse de doctorat, Institut national des sciences
appliquées de rouen 2002.
[20] Boisse P., Daniel J.L. and Gelin J.C., A C◦ three-node shell for non-linear
structural analysis. Computers and Structures, Vol. 58, N◦ 2, p. 249-261, 1996.
106
[22] Bodard N., Minteraction fluide-structure par la méthode des éléments spec-
traux, Thèse de doctorat, École Polytechnique Fédérale de Lausanne, 2006.
[25] Brezzi F. and Fortin M., Mixed and Hybrid Finite Element Methods. Springer-
Verlag, New York, 1991.
[28] Calladine C.R., Theory of Shell Structures, Cambridge University Press, Cam-
bridge, 1983.
[29] Cescutti J. P., Wey E. and Chenot J. L., Finite element calculation for hot
forging with continuous remeshing. in J.L. Chenot, E. Onate, Modelling of
metal forming processes : Proc. of the Euromech 233 Colloquium, Sophia
Antipolis, France, Dordrecht : Kluwer Academic Publishers, p 207-216, 1988.
107
[30] Chapelle D., Ferent A., and Bathe K.J., 3d-shell finite elements and their
underlying model. Math. Models Methods Appl. Sci., 14(1), 105-142, 2004.
[31] Chapelle D., Ferent A., and Bathe K.J., 3d-shell finite elements and their
underlying model. Math. Models Methods Appl. Sci., 14(1), 105-142, 2004.
[32] Chapelle D. and Bathe K.J., The Finite Element Analysis of Shells - Funda-
mentals. Springer-Verlag, 2003.
[33] Chinosi C. and Lovadina C., Numerical analysis of some mixed finite element
methods for Reissner-Mindlin plates. Comput. Mech., 16, 36-44, 1995.
[34] Ciarlet P. The Finite Element method for elliptic problems, North Holland
1978
[35] Cruchaga M. A., A study of the backwards-facing step problem using a gen-
eralised streamline formulation. Communications in Numerical Methods in
Engineering, 14, 697-708, 1998.
[36] Conca C., Duran M., J. Planchard, A quadratic eigenvalue problem involving
Stokes equations, Comput. Methods Appl. Mech. Engrg. 100 (3) 295-313, 1992.
[38] Cointe, R., Geyer, P., King, B., Motin, B. and Tramoni, M. Nonlinear and
linear motions of a rectangular barge in a perfect fluid. In Proceedings 18th
Symposium on Naval Hydrodynamics (pp. 85-99). Ann Arbor, MI, 1990.
[39] Dhatt G., An efficient triangular shell element, A.I.A.A. Journal, Vol. 8, N◦ 11,
p. 2100-2102, 1970.
108
[40] Dhatt G. , finite element modelling of fluids, Lecture, von Karman Institue,
Mars 1992.
[41] Dhatt G. et Touzot G., Une présentation de la méthode des éléments finis,
Maloine S.A, Editeur, Paris France, 1984.
[43] Donea J., Giuliani S. and Halleux J. P., An arbitrary lagrangian-eulerian finite
element method for transient dynamic fluid-structure interactions. Computer
method in applied mechanics and engineering, vol 33, p 689-723, 1982.
[44] Donea J., Huerta A., Ponthot J.-Ph., and Rodriguez-Ferran A. Arbitrary
lagrangian-eulerian methods. Encyclopedia of Computational Mechanics, 1 :
Fundamentals, 2004.
[46] Fafard M., Dhatt G. et Batoz J.L., A new discrete Kirchhoff plate/shell ele-
ment with updated procedures, Computers and Structures, Vol. 31, p 591-606,
1989.
[49] Formaggia L., Gerbeau J.F., Nobile F., and Quarteroni A., On the coupling
of 3D and 1D Navier-Stokes equations for flow problems in compliant vessels.
Comp. Meth. Appl. Mech. Engrg., 191(6-7), 561-582, 2001.
[50] Fortin A., Jardak M., Gervais J.J., and Pierre R. . Localization of Hopf bifur-
cations in fluid flow problems. [Link] Fluids, 24(11), 1185-1210,
1997.
[54] Garabedian, P. Oblique water entry of wedge. Comm. Pure and Appl. Math.,
6, 1984.
[55] Gervais J.J., Lemelin D. , Pierre R., Some experiments with stability analysis
of discrete incompressible flows in the lid-driven cavity, Int. J. Numer. Meth.
Fluids 24, 477-492, 1997.
[56] Ghia U., Ghia K., Shin C.T., Higher-Re solutions for incompressible pou using
the Nauier-Stokes equations and a multigrid method, J. Comput. Phys. 48,
387-41 1, 1982.
110
[60] Grandmont C., Guimet V. et Maday Y.. Existence de solutions d’un problème
de couplage fluide-structure bidimesionnnel instationnaire. Math. Prob. in
Mech., 326(1), 525-530, 1998.
[61] Gustafson K. and Halasi K.,Cavity flow dynamics at higher reynolds number
and higher aspect ratio, J. Comput. Phys. 70, 271-283. 1987.
[63] Havu V. and Pitkäranta J., Analysis of a bilinear finite element for shallow
shells. Approximation of inextensional deformations. Math. Comp., 71, 923-
943, 2002.
[64] Hirt C. W., Amsden A. and Cook J. L., An arbitrary lagrangian eulerian
computing method for all flow speeds. Journal of Computational Physics, vol
14, p 227-253, 1972.
[65] Hu Y. K. and Liu W. K., ALE finite element formulation for ring rolling
analysis. Int. journal for numerical methods in engineering, vol 33, p 1217-
1236, 1992.
111
[66] Hu Y. K. and Liu W. K., ALE hydrodynamic lubrication finite element method
with application to strip rolling. International journal for numerical methods
in engineering, vol 36, p 855-880, 1993.
[68] Hughes T.J.R. and Brooks A.N.. A multidimensional upwind scheme with no
crosswind diffusion. Finite Element Methods for Convection Dominated Flows,
ed. T.J.R. HUGHES, AMD, 34, 19-35 ASME, New York, 1979.
[70] Hughes J. R., Liu W. K. and Zimmerman T. K., Lagrangian Eulerian finite
element formulation for incompressible viscous flows. Computer methods in
applied mechanics and engineering, vol 29, p 329-349, 1981.
[71] Hughes T.J.R. and Taylor R.L., The linear triangle bending elements, In The
Mathematics of Finite Element and Application IV, MAFELAP 1981, London,
Academic Press, p. 127-142, 1982.
[73] Jeng Y. H. and Payne U. J., An Adaptive tvd Limiter, J. Comput. Phys. 118,
229-241, 1995.
[74] Kelly D.W., Nakasawa S., Zienkiewicz O.C., and HeinrichJ.C., A note on up-
winding and anisotropic balancing dissipation in finite element approximations
to convective diffusion problems. International Journal of Numerical Methods
in Engineering, 15, 1705-1711, 1980.
112
[75] Kennedy J. M. and Belytschko T., Theory and application of a finite ele-
ment method for arbitrary lagrangian eulerian fluids and structures. Nuclear
engineering and design, vol 68, p 129-146, 1981.
[76] Kreiss H.O., Numerical methods for solving time independent problems for
partial differential équations, Sém. de Math. Sup. Univ. Montreal 1978.
[77] KoiterW. T., On the nonlinear theory of thin elastic shells. Proc. Kon. Ned.
Akad. Wetensch., B69, 1-54, 1965.
[79] Lucy, L. A numerical approach to the testing of the fission hypothesis. Astro-
nomical Journal, 82, 1013-1024,.1977.
[80] Luo X.Y., Pedley T.J., Numerical simulation of steady flow in a 2-D Collapsible
channel, J. Fluids Struct. 9, 149-197, 1995.
[81] Majda A., Osher S., A systematic approach for correcting nonlinear instabili-
ties, Num. Math.,30, pp.429-452, 1978.
[83] Martinet F., Etude et mise en oeuvre d’une formulation ALE Application au
contact lubrifié en mise en forme. Thèse de doctorat : Université Aix-Marseille
II 204 p, 1998.
113
[85] Monaghan, J. and Gingold, R. Shock simulation with the particle method sph.
J. Comp. Phys., 52, 374-389, 1983.
[87] Mindlin R.D., Influence of rotary inertia and shear on flexural motion of
isotropic elastic plates. J. Appl. Mech., 18, 31-38, 1951.
[89] Nichols, B. and Hirt, C. Volume of fluid (vof) method for the dynamics of free
boundaries. Journal of Computational Physics, 39(201), 1981.
[91] Naghdi P.M., Foundations of elastic shell theory, In Progress in Solid Mechan-
ics, Vol. 4, 1-90. North-Holland, Amsterdam, 1963.
[95] Nomura T. and Hughes T. J. R., An arbitrary lagrangian eulerian finite ele-
ment method for interaction of fluid and a rigid body. Computer methods in
applied mechanics and engineering, vol 95, p 115-138, 1992.
[96] N’dri K. D., Formulation éléments finis espace-temps pour les équations de
Navier-Stokes, Thèse de doctorat, Université de Montréal, 2001.
[97] Paidoussis M.P., Dynamics of flexible slender cylinder in axial flow, Part I,.
Theory,. J. of Fluid Mechanics,. 26, p. 717-736, 1966.
[98] Pian T.H.H. and Sumihara K., Rational approach for assumed stress finite
elements, International Journal of Numerical Methods in Engineering, vol. 20,
pp. 1685-1695, 1984.
[100] Pierson, J. The penetration of fluid surface by a wedge. Stevens Inst. Tech.,
Expt. Towing Tank Report, 387, 1950.
[103] Pironneau O., On the transport diffusion algorithm and its applications to
the Navier- Stokes equations, Numer. Math. Vol. 38, pp. 309-332, 1982.
[105] Pitkäranta J., Leino Y., Ovaskainen O., and Piila J., Shell deformation states
and the finite element method : a benchmark study of cylindrical shells. Com-
put. Methods Appl. Mech. Engrg., 128, 81-121, 1995.
[106] Raviart P.A., Les méthodes d’éléments finis en mécanique des Coll. DER-
EDF Eyrolles 1981.
[108] Reissner E., Stress strain relations in the theory of thin elastic shells. J. Math.
Phys., 31, 109-119, 1952.
[109] Reissner E., The effect of transverse shear deformation on the bending of
elastic plates. J. Appl. Mech., 67, A69-A77, 1945.
[110] Renou J.Y., Une méthode eulérienne de calcul numérique de forces fluide-
élastiques . Thèse de. doctorat : Université Paris VI, 1998.
[111] Rifai M.S. and Simo J.C., A class of mixed assumed strain methods and
the method of incompatible modes. Internat. J. Numer. Methods Engrg., 29,
1595-1638, 1990.
[112] Roberts J. E. and Thomas J.M., Mixed and hybrid methods. In Handbook
of numerical analysis, Vol. II, Handb. Numer. Anal., II, pages 523-639. North-
Holland, 1991.
116
[113] Rosenfeld M. , Kwak D. and Vinokur M.. A Solution Method for The Un-
steady And Incompressible Navier-Stokes Equations In Generalized Coordi-
nate Systems, ALAA Paper, 88-718, 1988.
[114] Rusanov V., On difference schemes of Third order of accuracy for non linear
Hyperbolic Systems J. Comp. Phys., 5, 507-516, 1970.
[115] Rubin K. and Hosla, Navier-Stokes calculations with a coupled strongly irn-
pliczt method : finite difference solutions, Computers and Fluids 4, 163-180,
1981.
[117] Sarrate J., Huerta A., and Donea. J. Arbitrary lagrangian-eulerian formula-
tion for fluid-rigid body interaction. Computer Methods in Applied Mechanics
and Engineering, 190 :3171-3188, 2001.
[118] Scordelis A.C. and Lo K.S., Computer analysis of cylindrical shells, J. Amer.
Concrete Institute, Vol. 61, p. 539-561, 1969.
[119] Simo J.C. ans Reddy B.D., Stability and convergence of a class of enhanced
strain methods. Siam. J. Numer. Anal., 6, 1705-1728, 1995.
[120] Souli,M., Ouahsine, A., Lewin,L., ALE formulation for fluid-structure inter-
action problems. Comput. Methods Appl. Mech Engrg,190,659-675, 2000.
[121] Souli, M. and Zolesio, J.P., Arbitrary Lagrangian-Eulerian and free surface
methods in fluid mechanics, Comput. Methods Appl. Mech. Eng., 191, 2001.
[122] Stanley G., Park K.C. and Hughes T.R.J., Continuum-based resultant shell
elements, In Hughes T.J.R and Hinton E. (Eds), Finite Element Methods for
117
Plates and Shell Structures, Vol 1, Pineridge Press, Swansea, UK., p. 1-45,
1986.
[126] Valid R., The Nonlinear Theory of Shells through Variational Principles. John
Wiley and Sons, Chichester, 1995.
[127] Vinje, T. and Brevig, P. Nonlinear ship motions. In Proceedings 3rd Inter-
national Symp. Num. Ship Hydro. Paris, FRANCE, 1981.
[128] Von Karman, T. The impact on seaplane floats during landing. NACA TN,
321, 1929.
[132] Wei G. and Kirby J.T.,Time-dependent numerical code for extended Boussi-
nesq équations, Journal of Waterway, Port, Coastal and Ocean Engineering
121, 251-261, 1995.
[133] Wempner G.A., Oden J.T. et Kross D.A., Finite element analysis of thin
shells, Engng. Mech. Div., Proc. ASCE, Vol. 94, EM6, p. 1273-1294, 1968.
[135] Yang H.T.Y, Saigal et Liaw., Advances of thin shell finite elements and some
applications - version 1, Computers and Structures, Vol. 35, p. 481-504, 1990.
[136] Youngs, D. Time dependent multi-material flow with large fluid distortion.
Numerical Methods for Fluid Dynamics (pp. 273-285), 1982.
[138] Zhao, R. and Faltinsen, O. Water entry of two-dimensional bodies. JFM, 246,
1993.
[140] Zienkiewicz O.C et Taylor R.L., La méthode des éléments finis. Formulation
de base et problèmes linéaires, Edition française AFNOR, Paris 1991.