L'Entrepreneuriat : Défis et Innovations
L'Entrepreneuriat : Défis et Innovations
Aujourd’hui, l’entrepreneuriat constitue un phénomène qui attire de plus en plus les chercheurs dans
les domaines de l’économie et de la gestion.
L’entrepreneuriat est un phénomène complexe qui au cours du temps a pris plusieurs significations.
Plusieurs auteurs et chercheurs dans ce domaine ont essayé d’apporter une définition pour ce
concept. Parmi ces auteurs, nous citons Thierry Verstraete qui a définit l’entrepreneuriat comme
étant un phénomène combinant un individu et une organisation, l’un se définit par rapport à l’autre et
vice versa.
« L’entrepreneuriat est le processus qui amène les personnes à envisager la propriété d’une entreprise
comme une option ou solution de carrière viable, à arriver avec des projets d’entreprise à apprendre
à devenir des entrepreneurs, à lancer et à développer une entreprises »,
Alors que le terme entrepreneuriat s’articule autour d’un personnage et d’une organisation, il
commence par une volonté individuelle d’un futur entrepreneur.
L’entrepreneur est devenu le personnage central du développement économique. Il défit le risque
d’incertitude, exploite ses idées pour bénéficier au maximum des opportunités qui se présentent. Sa
réussite dépend de sa capacité à créer de nouvelles idées et de les réaliser sous forme de projet
d’entreprise.
Doté de caractéristiques particulières, l’entrepreneur est un individu hétérogène, sa capacité dépend
de sa personnalité, de ses ambitions, motivations, formations, compétences, profil psychologique et
enfin un entourage ou un environnement socioculturel. Il se distingue par sa volonté de création
d’entreprise qui est issue de son profil psychologique. Alors ceci représente un atout qui permettra
à l’entrepreneur de résister aux changements de l’environnement, il lui permet de se différencier
par rapport aux autres « être entrepreneur n’est pas donné à tous ! »
La création d’entreprise est devenue aujourd’hui le mot d’ordre en matière de développement.
Face aux défis de la mondialisation, l’entrepreneuriat devient un moyen pour les milieux d’assurer
leurs capacités d’innovation et leur compétitivité. La capacité des nouvelles entreprises à générer
la croissance économique, des emplois et de l’innovation, justifie l’intérêt qu’elles suscitent.
Elles sont considérées comme source de richesse, la solution à tous les maux auxquels la société
et l’économie sont confrontées et c’est ce qui explique l’intérêt des Etats et des collectivités
territoriales à prendre des mesures qui sont destinées à stimuler l’esprit d’entreprise.
L’acte entrepreneurial est une démarche de création visant la satisfaction de besoins spécifiques du
porteur de projet ainsi que la recherche d’une meilleure adéquation avec les besoins de son
environnement.
En Algérie, l’intérêt pour la PME a été tardif, ce n’est qu’à partir des années 80, et en conséquence
de choc pétrolier de 1986 que l’initiative privée a été enfin libérée. L’Etat a commencé à se
désengager progressivement de la sphère économique, notamment en matière d’investissement,
laissant le champ à l’initiative privée. Ce qui a été concrétisé par la création du ministère de la PME
en 1991, la promulgation du code d’investissement en 1993 et la mise en place de différents dispositifs
de création d’entreprises (ANDI, ‘ex APSI, ANSEJ, …). Plusieurs mesures ont été prises et des
institutions sont crées afin de soutenir l’initiative individuelle. Comme conséquence, il ya eu une
éclosion de petites et moyennes entreprises dans plusieurs wilaya et régions du pays.
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L'entrepreneuriat
Il s’agit d’un phénomène économique et social dont les apports à l’économie et à la société sont
considérables dans la mesure où il permet de :
- participer au développement des innovations ; ( les entrepreneurs constituent le moteur de ce
processus en identifiant les opportunités que les acteurs en place ne voient pas et en
développant les technologies et les concepts qui vont donner naissance à de nouvelles activités
économiques.)
- dynamiser les entreprises existantes. (l'émergence de nouvelles entreprises innovantes met très
souvent en difficulté, voire entraîne la disparition d'entreprises existantes installées dans leurs
secteurs d'activité et qui n'ont pas su (ou pu) adapter leurs produits ou leurs services ou renouveler
leurs technologies.) et développer l’esprit d’entreprendre dans les entreprises et les organisations
(prise d’initiative, prise de risque, orientation vers les opportunités, réactivité ou flexibilité…).
- renouveler le parc d'entreprises et le tissu économique ; grâce à la création continuelle dans le
temps de nouvelles entreprises qui est mesurée par le taux de renouvellement du parc (nombre de
créations rapporté au nombre total d’entreprises recensées)
- créer des emplois directs et indirects ;
- contribuer à la réinsertion sociale ;(permettre à des chômeurs de plus ou moins longue durée,
dans certaines conditions, de retrouver un emploi créé grâce à leur sens de l'initiative, à leur
ténacité, et à leur esprit d'entreprendre)
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- L'émergence organisationnelle, emmenée par Gartner (1988, 1990, 1993), est un processus qui
permet à un individu de créer une nouvelle organisation. Les conditions de cette création sont
alors privilégiées. Cette approche a été reprise notamment par Aldrich (1999), Sharma et
Chrisman (1999) ou Hernandez (1999).
- L'identification et l'exploitation d'opportunités, emmenée par Shane et Venkataraman (2000) sur
les traces de Stevenson et Jarillo (1990) ou Bygrave et Hofer (1991). Dans cette approche, les
conditions d'identification et d'émergence d'une nouvelle activité économique sont importantes
ainsi que la façon dont elles sont exploitées, mais elles ne conduisent pas forcément à la création
d'une nouvelle organisation. Dans ce cas, les opportunités préexistent dans l'environnement.
Une façon complémentaire d'aborder la création d'entreprise ou d'activité est de faire la distinction
entre l'entrepreneuriat par opportunité et l'entrepreneuriat par nécessité. L'entrepreneuriat par
nécessité concerne les entrepreneurs qui décident de créer parce qu'ils ne trouvent pas d'autres
solutions d'emploi (Bosma et Levie, 2009). Ils sont nombreux dans les pays en développement mais
cela touche également les chômeurs et toutes les populations en difficulté qui actionnent les leviers
«push» de la création (chômage, licenciement, menace de perte d'emploi). L'entrepreneuriat par
opportunité renvoie aux premières définitions et concerne des personnes qui actionnent les leviers
«pull» tels que l'autonomie, l'indépendance, la liberté, le statut ou la reconnaissance sociale et l'argent
(Carter et al., 2003).
La seconde vision est plus globale en ce sens qu'elle considère l'entrepreneuriat «comme un mode
de comportement, à la fois complexe et multidimensionnel» (Muzyka, 1998) qui s'inscrit dans un
processus et dans une relation dialogique individu (seul ou en équipej/création de valeur, inscrite dans
un environnement et dans un espace temporel (Bruyat, 1993). Dans ce dernier cas, il s'agit de manières
particulières de concevoir les choses, en prenant des initiatives et en agissant ; de se comporter avec
la volonté d'essayer de nouvelles choses ou de les faire différemment, simplement parce qu'il existe
une possibilité de changement (Block et Stumpf, 1992). Il s'agit aussi du souhait de développer une
capacité à composer avec le changement et d'expérimenter des idées et agir avec ouverture et
flexibilité (Léger-Jarniou, 2001).
En un mot, ces deux visions renvoient pour la première à «l'esprit d'entreprise» (souvent associé à la
création ou la reprise d'entreprise, sans oublier l'extrapreneuriat) et à «l'esprit entrepreneurial » ou «
esprit d'entreprendre » pour la seconde.
Ces deux visions sont complémentaires en ce sens qu'elles forment un continuum dans lequel la
création n'est que la partie visible. C'est la raison pour laquelle l'entrepreneuriat doit être envisagé
dans sa conception la plus large, à savoir un comportement entrepreneurial fondé sur un esprit
entrepreneurial et un processus de création d'entreprises.
Définition :
L’entrepreneuriat se définit comme étant la dynamique (la force) de création et d’exploitation d’une
opportunité d’affaires par un ou plusieurs individu(s) via la création de nouvelles organisations
à des fins de création de valeur.
4) Typologie d’entrepreneuriat :
L’entrepreneuriat prend plusieurs formes à savoir
A- Création d’une nouvelle entreprise :
La création d’une nouvelle entreprise ou l’entrepreneuriat ex-nihilo. Elle peut concerner les petites et
micro-entreprises, le travail indépendant, les PME, les grandes entreprises…
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Créer une entreprise quand rien n’existe n’est certainement pas la situation la plus facile. Il faudra du
temps pour arriver à implanter son produit dans un marché, pour convaincre les utilisateurs et les
acheteurs et ce, d’autant plus, que le degré d’innovation sera élevé. Par voie de conséquence,
il faudra soigneusement dimensionner les besoins financiers et obtenir les ressources suffisantes. La
création ex-nihilo exige beaucoup de travail, de rigueur et de ténacité. En outre, les risques doivent
être particulièrement bien évalués.
B- Création d’une entreprise par essaimage :
Elle consiste en le soutien apporté par une entreprise (dite entreprise essaimante) à une personne (dit
essaimée) lui permettant de créer sa propre entreprise. Ces mesures peuvent prendre diverses formes
comme le parrainage, une aide financière, l'appui d'expertise, un accès à l'information, le transfert de
brevet ou d'activités etc.
Les grandes entreprises proposent des mesures et des dispositifs destinés à inciter et à accompagner
leurs salariés dans des créations d’entreprise. Les projets peuvent être variés et concerner la création
d’un commerce ou d’une entreprise industrielle, mais l’accompagnement (matériel, intellectuel,
commercial et financier) d’une entreprise peut être de nature à réduire le niveau de risque
de l’entrepreneur.
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Figure : Les différentes dimensions de l’utilité sociales
L’Entrepreneur :
Gartner (1990) définit l’entrepreneur comme un : « individu qui engage une quelconque action en
vue de la création ou l’établissement d’une entreprise ou d’une organisation ».
Selon le Grand Dictionnaire, l’entrepreneur est défini comme étant une « personne ou groupe
de personnes qui crée, développe et implante une entreprise dont il assume les risques, et qui
met en œuvre des moyens financiers, humains et matériels pour en assurer le succès et pour réaliser
un profit ».
Si pendant des années, on a présenté l’entrepreneur comme une sorte d’aventurier visionnaire, doué
de caractéristiques intrinsèques spécifiques, de nombreux chercheurs ont infirmé cette thèse
en montrant que de réelles compétences étaient nécessaires à l’entrepreneuriat.
Ainsi, on peut légitimement se demander si créer une entreprise et la développer serait à la portée de
tous. Ne faudrait-il pas certaines aptitudes, prédispositions ou habiletés, comme l’ont démontré
certains chercheurs des années soixante.
Mais à la lumière d’une mortalité encore importante des jeunes entreprises (une sur 2 ne passe pas le
cap des 5 ans), on devrait plutôt chercher ce qui permet d’expliquer la pérennité. A ce moment-là, on
pourrait réellement répertorier les compétences de l’entrepreneur, à l’instar de tout professionnel,
qui permettraient la réussite et le développement de l’entreprise.
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1) Evolution du concept d’entrepreneur
L’émergence du concept d’entrepreneur, peut être attribuée à JB Say au dix-neuvième siècle, qui a
montré que l’entrepreneur était animé d’une idéologie individualiste et d’une volonté
d’indépendance. Plus tard, Schumpeter (1935) écrira que celui-ci introduit une « méthode de
production nouvelle », en innovant plus qu’en recherchant le gain. Il incarne le parti de
l’innovation, est énergique et aventurier, car il sort des sentiers battus et doit vaincre toutes sortes de
résistances.
Un premier mouvement d’identification des entrepreneurs a consisté à élaborer des typologies pour
les classer et en décrire les principaux traits.
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L'entrepreneur refusant la croissance mais recherchant
L'entrepreneur
1’efficacité : Il choisit l'indépendance et refuse la
orienté vers
croissance. Ses motivations sont centrées sur les besoins de
l'efficacité
pouvoir et d'autorité.
L'entrepreneur sa motivation centrale est le besoin d'indépendance et son
artisan objectif essentiel est la survie de l'entreprise.
L'entrepreneur Le développement de l'entreprise est soumis aux conditions
P I C (Pérennité de pérennisation et d'indépendance, c'est-à-dire à la capacité
Indépendance- de 1'entrepreneur et de sa famille à créer des richesses qui
Julian & Croissance) seront réinvesties dans l'affaire.
1988
Marchesnay L'entrepreneur
Est à l'affût des opportunités offertes par les mutations de
CAP (Croissance
l'environnement pour y trouver des occasions de lancer
forte-Autonomie-peu
et/ou développer des affaires rentables.
de Pérennité)
Mais la diversité de ces typologies montrent une perception différente de l’acte entrepreneurial et ne
permet pas d’établir la présence de certains traits typiques chez les entrepreneurs.
De nombreux chercheurs se sont demandés si on pouvait mettre en avant certains compétences pour
expliquer l’entrepreneuriat.
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Domaine de compétences Compétence
Impulser une organisation
Détecter une opportunité
Compétences entrepreneuriales : Avoir une vision stratégique
Formaliser un plan d’affaires
Innover
Faire preuve de leadership
Compétences managériales : Planifier l’activité
Suivre la production
Manager et susciter l’adhésion
Déployer un argumentaire de vente
Prospecter
Compétences commerciales et mercatiques Développer une stratégie commerciale
Adapter les produits à la demande
Fidéliser
Recruter
Compétences en GRH : Former
Evaluer
Gérer la trésorerie
Compétences en gestion financière Comprendre les documents comptables
Utiliser les ratios et indicateurs
Résister au stress
Etre visionnaire
Compétences comportementales :
Innover
Persévérer
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4) LE METIER DE L’ENTREPRENEUR : COMPOSANTES ET ACTIVITES-
CLES
Tout métier s’apprend dont le métier de l’entrepreneur. Ce dernier est spécifique ; il sous-tend des
composantes et il implique des activités-clés.
Les activités-clés du métier de l’entrepreneur sont nombreuses ; elles sont extrêmement variées
; elles varient aussi dans le temps d’un entrepreneur à l’autre, n’étant pas nécessairement
toutes les mêmes au moment du lancement ou des périodes de croissance. Dix activités-clés ont été
identifiées, considérées par Fayolle et Filion (2006 :204) comme étant les plus courantes et les plus
communes (voir tableau).
Gestion
Déléguer (faire faire) Communication Délégation
des opérations
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PROCESSUS & PROJET ENTREPRENEURIAL
La création d’entreprises présente, comme toute œuvre humaine, des risques, des sacrifices,
mais aussi des satisfactions. La réussite présente une démarche volontaire et consciente, qui privilégie
l’essentiel et se base sur les fondements solides des entreprises performantes : la qualité des hommes
et des relations humaines dans l’entreprise afin d’offrir au client du produit/service de qualité.
Toute démarche de la création réussie, doit converger vers ce même but.
1. LES ETAPES DE LA CREATION D’ENTREPRISES
1.1. Distinguer deux types d’entrepreneuriat
L'entrepreneuriat consiste à créer une nouvelle entreprise là où il n'en existait pas auparavant. Mais il
y a lieu de distinguer deux types de création d’entreprise à différence radicale : les petites et moyennes
entreprises et les Entreprise axée sur l'innovation (Innovation-Driven Enterprise (IDE). Chaque type
a des objectifs et des besoins extrêmement différents.
Entrepreneuriat dans les petites et moyennes entreprises (PME)
Le premier type d'entrepreneuriat est l'entrepreneuriat dans les petites et moyennes entreprises (PME).
C’est le type d’entreprise qui est probablement créée par une seule personne et qui se développe pour
devenir une entreprise de petite ou moyenne taille qui dessert un marché local. Il s’agit le plus souvent
d’une société familiale. Les «récompenses» commerciales de ces fondateurs se présentent
principalement sous la forme d'une indépendance personnelle, un contrôle total et d'un flux de
trésorerie provenant de l'entreprise.
Ces entreprises n’ont généralement pas besoin de collecter autant d’argent. Ainsi, lorsque l’argent est
injecté dans ces entreprises, l’augmentation des revenus et des emplois créés est relativement rapide.
Ces entreprises peuvent être dispersées géographiquement et les emplois créés sont pour la plupart
«non négociables», en ce sens qu’elles ne peuvent pas être externalisées. Ces entreprises sont souvent
des entreprises de services ou des vendeurs de détails de produits d’autres sociétés. Le facteur de
distinction clé est leur concentration sur les marchés locaux.
Entrepreneuriat d'entreprise axé sur l'innovation (Innovation-Driven
Enterprise(IDE)
L'entrepreneuriat de type d'entreprise axé sur l'innovation (IDE) est le plus risqué et ambitieux des
deux. Les entrepreneurs IDE aspirent à desservir des marchés qui vont bien au-delà du marché local.
Ils cherchent à vendre leur offre au niveau mondial ou au moins régional.
Ces entrepreneurs travaillent généralement en équipe et bâtissent leur entreprise à partir d'une
technologie, d'un processus, d'un modèle d'entreprise ou d'une autre innovation leur procurant un
avantage concurrentiel significatif par rapport aux entreprises existantes. Ils sont intéressés plus par
la création de richesse que par le contrôle, et ils doivent souvent vendre des actions de leur entreprise
pour soutenir leurs ambitieux projets de croissance.
Bien qu'ils démarrent souvent plus lentement, les entrepreneurs IDE ont généralement une croissance
exponentielle plus impressionnante lorsqu'ils attirent l'attention des clients. La croissance est ce qu'ils
recherchent, au risque de perdre le contrôle de leur entreprise et d'avoir plusieurs propriétaires. Alors
que les PME ont tendance à grandir et à rester relativement petites (mais pas toujours), les sociétés
IDE sont intéressées plus par «devenir grands ou rentrer chez eux». «Pour atteindre leurs ambitions,
ils doivent devenir grands et se développer rapidement pour servir les marchés mondiaux.
L'entrepreneuriat IDE crée des entreprises qui ont des emplois «négociables» qui pourraient bien être
externalisés si cela rend l'entreprise globalement plus compétitive. Ces entreprises sont beaucoup
moins susceptibles d'être géographiquement diversifiées et se concentrent plutôt autour de groupes
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d'innovation. En règle générale, toute injection d’investissements ou d’argent nécessite beaucoup plus
de temps pour donner des résultats en termes de nouveaux revenus ou d’emplois.
À court terme, le modèle PME sera plus réactif ; mais avec patience, les entreprises IDE ont la
capacité de produire des résultats profonds, comme il est le cas avec des sociétés comme Apple,
Google, Hewlett-Packard et d’autres sociétés cotées en bourse.
Tableau PME vs IDE
PME IDE
cible les marchés locaux et régionaux uniquement. Cible les marchés mondiaux / régionaux.
L'innovation n'est pas nécessaire à l'établissement La société est basée sur une sorte d’innovation
et à la croissance des PME, ni à l'avantage (technologie, processus commercial, modèle) et un
concurrentiel. avantage concurrentiel potentiel.
«Emplois non flexible- payer a l’heure» - emplois «Emplois flexibles» - tâches qui ne doivent pas
généralement réalisés localement (par exemple, nécessairement être effectuées localement (travail
restaurants, nettoyeurs à sec et secteur des à distance).
services).
Le plus souvent, se sont des entreprises familiales Une base de propriété plus diversifiée comprenant
ou des entreprises avec très peu de capital externe. un large éventail de fournisseurs de capitaux
externes.
L'entreprise croît généralement à un taux linéaire. La société commence par perdre de l'argent, mais
Lorsque vous investissez de l'argent dans si elle réussit, sa croissance sera exponentielle.
l'entreprise, le système (revenus, flux de trésorerie, Nécessite beaucoup d’investissement.
emplois, etc.) réagit rapidement et de manière Lorsque vous investissez de l’argent dans
positive. l’entreprise, les chiffres des revenus / flux de
trésorerie / emplois ne répondent pas rapidement.
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Le parcours du créateur d’entreprise suit une progression en étapes présentées dans la figure suivante.
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2. PROJET ENTREPRENEURIAL
Devenir entrepreneur implique :
- Entreprendre devrait s’inscrire dans une logique de projet (personnel et professionnel) et non
dans une logique d’adaptation
- Il n’y a pas de bon projet en soi, ni de bon entrepreneur, mais un projet en cohérence avec
l’environnement, les ressources, les compétences, les motivations et les buts de
l’individu.
2.1. LE PROJET ENTREPRENEURIAL : DEFINITION
Un projet entrepreneurial peut être défini comme suit : « Produire de la nouveauté, innover,
mener des actions en vue d’un bien, d’un service, d’un événement à créer qui a une valeur dans le
milieu parce qu’il répond à un besoin ».
Au point de départ, le projet entrepreneurial s’appuie sur l’idée d’une production, d’une action
productive qui crée un bien, un service, un événement. L’événement peut être une exposition, un
spectacle, une semaine thématique, une production artistique, un symposium, un festival, un
concours ou quoi que ce soit d’autre que les élèves auront à préparer et à réaliser avec toute la
motivation et la compétence dont ils sont capables.
Définir l’essentiel de ce qui fait la culture entrepreneuriale :
- Le projet comme possibilité de faire advenir un futur souhaité.
- Le projet comme mode d’organisation du futur.
- Le projet comme principe fondateur d’une démarche d’innovation et de changement.
Le projet entrepreneurial est décrit comme un moyen de développer des compétences ; d’apporte
une solution à un problème et répond à un besoin ; et de génère une action que l’on fait connaître à
un public cible ;
2.2. LES CONDITIONS FONDAMENTALES DU PROJET
Un projet, pour être véritable, doit réunir les quatre conditions faisant preuve d’unité ; singularité ;
complexité et d’opportunités.
2.2.1. L’UNITE
Elle est liée aux auteurs du projet ; elle se développe au fur et à mesure de l’élaboration du projet.
Elle associe la conception et la réalisation, marie l’idée à la réalité.
2.2.2. LA COMPLEXITE
Elle est liée à ce qui est imprévisible, parce que le projet contient beaucoup d’éléments qui
l’influencent. Elle requiert analyse, mobilisation, audace d’agir malgré l’incertitude qui demeure.
Si un projet peut être défini comme une vision qui sert à organiser le futur, c’est bien parce que le
futur est incertain et en partie imprévisible, et c’est justement cela qui fait la valeur du projet.
La complexité et l’incertitude introduisent dans le projet une tension qui mobilise les ressources
cognitives de l’analyse et de l’anticipation, de la créativité et du réalisme.
2.2.3. LA SINGULARITE
Elle est liée à la fois aux contextes et aux particularités des personnes, des lieux et du
moment. Chacun des apprenants impliqués dans un projet arrive avec son histoire personnelle,
ses particularités, ses manières d’agir et de réagir. C’est l’incarnation du projet si l’on peut dire, avec
toute la réalité qui le fait être.
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2.2.4. LES OPPORTUNITES
Elles sont présentes dans l’environnement et nécessitent un état d’éveil, une sensibilité aux problèmes
ou aux besoins du milieu et une disposition à se sentir concerné par ce qui se passe autour de soi.
2.3. LES FONDEMENTS D’UN PROJET ENTREPRENEURIAL
Un projet entrepreneurial réussi doit répondre à certaines conditions.
- Le projet entrepreneurial :
développe des caractéristiques entrepreneuriales ;
a une portée et des répercussions ;
est innovant ;
a de l’envergure ;
peut être jugé à l’aide d’indicateurs entrepreneuriaux.
- Bases d’un projet entrepreneurial réussi :
Innovation ;
Envergure ;
Mobilisation.
2.3.1. L’INNOVATION
Un projet entrepreneurial doit apporter une solution originale (inédite) à un problème ou une action
novatrice qui souhaite répondre à un réel besoin... Il peut se traduire dans la manière de fabriquer, de
concevoir ou de présenter la production.
Pour être entrepreneuriale, il faudrait que l’action soit novatrice et s’inscrive dans une
problématique économique, communautaire ou technologique, et réponde à un besoin du milieu, à la
nécessité d’un meilleur fonctionnement ou même à un simple souhait de bien-être.
- Nouveaux destinataires, publics cibles ou partenaires atteints par le projet
- Nouvelles façons de fabriquer, de construire, de produire, d’entretenir, de réparer, de créer,
de communiquer, de présenter, de structurer, d’organiser, d’inaugurer, etc.
- Nouvelles utilités à un produit, à un service ou à un événement.
- Nouvelles manières de mettre en marché un produit, un service ou un événement.
- Production de nouveaux produits ou découverte de nouvelles qualités propres à des
produits existants ;
- Introduction de nouvelles méthodes de production ;
- Introduction de nouvelles formes d’organisation de l’industrie ;
- Conquête de nouveaux marchés ;
- Accès à de nouvelles sources d’approvisionnement.
Une nouveauté qui correspond à un besoin, à un manque, à un dysfonctionnement dans le marché,
dans la production, dans les coûts d’exploitation, dans la chaîne de distribution, dans la stratégie
marketing ou dans quelque autre domaine.
2.3.2. L’ENVERGURE
L’envergure d’un projet s’exprime par son élargissement : Un projet peut s’élargir par la
complexification de la production en cherchant à ajouter un produit, un service, un événement
ou une activité économique à la production initiale tout en recrutant et en rejoignant un plus
grand nombre de personnes.
2.3.3. LA MOBILISATION
La sollicitation des pairs signifie que le promoteur doit :
- s’assurer que le projet peut avoir un réel effet et qu’il amènera à une reconnaissance sociale ;
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- faire connaître le résultat concret de son projet entrepreneurial aux autres est un premier pas
vers la réussite du projet ;
- montrer à ses pairs la production réalisée.
2.4. LES ETAPES ET COMPOSANTES D’UN PROJET
ENTREPRENEURIAL
Pour développer un projet entrepreneurial, il faut l’approcher selon une perspective de
processus. Un tel processus entrepreneurial est dynamique, fluide, ambigu, et chaotique.
Les étapes du projet entrepreneurial sont au nombre de trois :
- Etape 1 : La réflexion – réfléchir et comprendre –
- Etape 2 : L’élaboration – planifier et surprendre –
- Etape 3 : La mise en œuvre – réaliser et entreprendre –
2.4.1. LA REFLEXION ET LA CONCEPTION
La réflexion : réfléchir et comprendre
- Vérifier sa volonté et sa capacité à entreprendre
- Trouver, définir et valider l’idée
- Idée d’affaires/concept/Business model
- Adéquation Homme/Projet et gestion des contraintes
2.4.2. L’ELABORATION
L’élaboration : planifier et surprendre
- l’étude de viabilité commerciale
- l’étude de faisabilité technique
- l’étude de viabilité financière
- l’étude juridique
Introduire la notion de plan d’affaires
2.4.3. LA MISE EN ŒUVRE
La mise en œuvre : réaliser et entreprendre
- Installer la nouvelle entreprise
- Premiers mois d’activité
La démarche entrepreneuriale s’accomplit en interaction constante avec le milieu puisqu’elle
se rattache aux quatre notions clés suivantes : opportunité – innovation – émergence d’une
organisation – création d’une valeur. Chacune de ces réalités cherche à « produire de la nouveauté»,
à tel point que le changement s’impose à l’entrepreneur comme un mode de vie.
Bref, une démarche entrepreneuriale est une démarche d’innovation et de changement et qui admet
le projet comme principe fondateur.
2.5. INITIATEUR DU PROJET – OPPORTUNITE COMMERCIALE –
PLAN D’AFFAIRES
2.5.1. INITIATEUR DU PROJET OU PROMOTEUR
Le succès dans la création d’entreprise, repose sur la motivation et les qualités du promoteur,
mais aussi sur l’intérêt de l’idée ou opportunité qu’il compte exploiter.
Cependant, même si l’idée est géniale et le marché porteur, rien ne dit que le promoteur possède les
atouts et les compétences pour capter une partie de ce marché et pour réussir.
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Tout promoteur doit s’assurer qu’il veut réellement créer une entreprise et commencer par réfléchir
sur lui-même ;
Il s’agira, pour le porteur de projet d’entreprise :
- d’expliciter ses motivations, ses objectifs,…
- d’identifier ses atouts, forces,…
- de détecter ses points faibles, faiblesses,…
- de chercher à évaluer son profil entrepreneurial (innovateur, preneur de risque et
proactif).
2.5.2. L’IDEE OU OPPORTUNITE COMMERCIALE
En réalité, aucun promoteur aussi doué soit-il, ne peut espérer réussir s’il ne propose pas un produit
ou un service capable de répondre à un besoin insatisfait ou mal satisfait et, s’il ne peut vendre ce
produit ou ce service à un prix acceptable pour ses clients, et rentable pour sa future entreprise. Ainsi,
il ne suffit pas de trouver une idée, il est nécessaire de vérifier si c’est une opportunité en soi
ensuite, s’assurer que c’est une opportunité pour vous.
Une bonne idée ne représente pas toujours une opportunité pour la création d’entreprise, car une idée
sans marché ou ne répondant pas à un besoin, n’a aucun intérêt. Une idée se présente comme une
opportunité si elle répond à un besoin insatisfait ou mal satisfait.
Une idée susceptible de trouver un marché n’est probablement pas une bonne idée, si le promoteur
n’a pas pris la peine d’analyser les facteurs-clés de réussite de son futur domaine d’activité.
Pour minimiser les risques, le futur créateur doit analyser soigneusement le secteur d’activité
dans lequel il veut s’engager et évaluer sérieusement l’opportunité, en se posant les questions
suivantes : l’idée est-elle une opportunité ? Existe-t-il un marché solvable pour cette idée ? Quels
sont les facteurs clés de réussite sur ce marché ? Quels sont vos atouts et vos faiblesses sur ces facteurs
? Pouvez-vous réduire les faiblesses et profiter au maximum de ces atouts ? Comment ? Si la réponse
à ces questions est positive, alors le futur créateur doit avancer dans l’étude des différentes
composantes du projet et élaborer un plan d’affaires.
2.5.3. LE PLAN D’AFFAIRES
L’expérience montre, qu’un projet mal ou insuffisamment étudié, est une raison fréquente de
difficulté de démarrage de la future entreprise et souvent, d’échec. Il faut prendre son temps, pour
réfléchir et bien étudier les questions suivantes notamment :
Comment étudier un projet d’une manière détaillée ? Comment déterminer les moyens nécessaires à
son lancement ? Quelles sommes faut-il apporter soi-même, si l’on veut présenter au banquier un
dossier de financement acceptable ou à un investisseur potentiel ? Que peut-on demander au banquier
et comment l’aborder pour maximiser les chances d’obtenir les crédits nécessaires à la réalisation de
l’affaire ? Que faut-il connaître en gestion avant de créer une affaire ? Quelle structure juridique
choisir ? Quelles formalités administratives accomplir avant de se lancer ?
Autant de questions qui se posent en même temps, et auxquelles le promoteur doit donner des
réponses précises et cohérentes. Pour cela, il doit bâtir un plan d’affaires montrant l’objectif à
atteindre et la manière de le faire.
Un plan d’affaires doit couvrir les aspects les plus importants de l’étude du projet ainsi que les
différentes phases de la réalisation de l’affaire. Il doit montrer que l’opportunité envisagée est
réalisable, rentable et qu’il est en mesure de la saisir. Ce plan doit s’exprimer par des plans,
programmes et des budgets. L’objectif étant donc la réduction des délais de réalisation et
l’optimisation de l’utilisation des ressources, et la prévision. C’est un moyen de pilotage, de suivi et
de contrôle de la réalisation du projet.
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Ensuite, le promoteur devra boucler le schéma de financement, réunir et préparer la mobilisation
des ressources financières et accomplir les différentes formalités administratives, les
autorisations, constituer des garanties… C’est alors qu’il peut commencer la réalisation effective
du projet : acquérir et mettre à la disposition de l’entreprise les moyens matériels et les
ressources humaines pour le démarrage des activités.
Ce démarrage nécessite une préparation minutieuse et une coordination rigoureuse des tâches
pour éviter les retards de réalisation et les gaspillages.
Le promoteur devra au cours de cette phase exécuter trois tâches importantes : assurer un bon
démarrage pour garantir la survie de l’entreprise, mettre en place le système de direction et de
gestion et préparer la croissance de l’entreprise.
2.5.4. GRANDES QUESTIONS ET GRANDS PAS A FRANCHIR
Une création d’entreprise doit se réaliser sur des bases saines, il faut insister sur le point primordial
de la création : celui des interrogations avant le démarrage. Il s’agit de poser les "grandes questions"
et réfléchir sur les "grands pas à franchir". Le test de réussite ou d’échec d’un projet se réalise
plus souvent au moment de l’élaboration du dossier stratégique. Le rôle de ce dossier doit,
d’une part, forcer le créateur à formaliser des notions sur ses propres motivations, sur la
concurrence ou sur le secteur choisi. Il doit servir, d’autre part, de préalable à l’élaboration du
dossier financier à présenter devant les banquiers.
Le projet de création est fondé sur deux aspects (pôles inséparables du moins durant le
processus de création) :
- la compétence de l’individu : créateur (personnalité, motivations, profil entrepreneurial),
- la validité du projet : analyse de facteurs clés de succès à maîtriser…
18
INITIATEUR DU PROJET - IDEE/OPPORTUNITE –
ADEQUATION
1. LE CREATEUR OU L’EQUIPE ENTREPRENEURIALE
Chaque individu initiateur et porteur de projet doit réfléchir sur lui-même, connaître et
expliciter ses motivations, identifier ses atouts, détecter ses points faibles,… Des questions tournant
autour de ces thèmes doivent se poser avec un maximum d’objectivité et de recul.
1.1. LES MOTIVATIONS
Le désir d’entreprendre n’émane pas d’une formation. Il dépend de la personnalité de chacun,
quelle que soit son origine sociale ou le niveau de ses études : la volonté d’entreprendre est
un point qui domine une création. (C’est une qualité, vocation,…) La création intègre en plus de ce
point, la notion de rentabilité.
La motivation première des entrepreneurs dans la création d’une entreprise, c’est la volonté d’aller
toujours plus loin (satisfaction du besoin de réalisation de soi), de se dépasser et surmonter les
obstacles, et de persévérer (patient, tenace,...). Des questionnaires sont disponibles pour détecter et
apprécier ses motivations
1.2. AUTO-DIAGNOSTIC ET PROFIL ENTREPRENEURIAL : BIEN SE
CONNAITRE POUR MIEUX REUSSIT
Il existe plusieurs tests d’auto-diagnostic permettant au créateur d’orienter et de renforcer ses
potentialités entrepreneuriales.
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Voici quelques exemples de sites Internet pratiques permettant de diagnostiquer le profil entrepreneur
de l’étudiant :
– [Link] : « Suis-je entrepreneur ? » ;
– [Link]
– « ISCE : Instrument de Sensibilisation sur vos Caractéristiques Entrepreneuriales » de
la Fondation de l’Entrepreneurship du Québec.
En général, une idée est à l'origine d'une invention ou d'une découverte, laquelle peut déboucher sur
une innovation.
Une idée peut être directement la source d'une innovation, car toutes les innovations ne passent pas
par des inventions et des brevets.
Alors que l'idée est fondamentalement individuelle, l'innovation naît du dialogue, de la relation avec
l'ensemble des acteurs clés de l'environnement : experts, utilisateurs, clients potentiels, fournisseurs...
Elle touche à la réussite, à différents niveaux, de l'introduction de l'innovation dans la pratique sociale.
Cette réussite peut être économique, technologique, commerciale ou sociale.
20
21
2.2. LES SOURCES D’IDEES
2.2.1. Les sources d’idées sont multiples :
– Les raisons d’insatisfaction des consommateurs,
– Les produits et les services offerts par les sociétés existantes,
– Les intervenants dans les différents réseaux de distribution (grossistes, détaillants, agents
indépendants et représentants) etc.
– L’évolution de la technologie constitue également une source d’idées pour les projets
innovateurs à dominante technologique.
– La consultation d’organismes publics d’incitation aux investissements
2.2.2. L'identification des souffrances, des besoins et des désirs
Différentes sortes de besoins (souffrance/besoin/désir)
Nous entendons par besoin n'importe quel besoin non encore satisfait ou qui pourrait l'être mieux (ou
encore à meilleur compte). Il s'agit donc, dans ce contexte, d'un concept très large.
Le modèle de Kano pour la satisfaction des clients définit trois niveaux :
- Les besoins de base, qui sont souvent considérés comme acquis. Ne pas les satisfaire aboutit à un
mécontentement.
- Les besoins de performance, que le client a identifiés et qu'il peut généralement exprimer. Ils
sont utiles, mais pas cruciaux (par exemple, l'évaluation sur une échelle).
- Les besoins « excitants », dont les clients ne sont pas conscients, souvent parce qu’ils vont au-
delà des besoins de performance. Leur identification conduit généralement à la création de
produits qui changent les règles du jeu (ce fut le cas du baladeur).
2.2.3. Génération d’idées
Différentes personnes ont différentes façons de penser. Il existe plusieurs techniques pour favoriser
la créativité :
Brainstorming/ Méthode 635/ Méthode 653
Mind Mapping - Cartographie mentale
Diagramme d'affinité - Affinity Diagram
Analogie forcée
DO IT
Groupe nominal
Ebauche collaborative - Collaborative Sketch (C-Sketch)
a) Brainstorming - Remu-méninges
Le brainstorming est la technique la plus courante et la plus puissante utilisée pour faire éclore des
idées. Au cours d'une session de brainstorming, tous les membres du groupe proposent des idées qui
sont ensuite discutées. Le nombre idéal de membres du groupe impliqués dans une session de
brainstorming est de quatre à sept. Il existe quatre règles de brainstorming (Williams, 2000), à savoir :
(i) Plus il y a d'idées, mieux c'est;
(ii) Toutes les idées sont acceptables, même si elles folles insensés délirantes ou stupides ;
(ii) utiliser les idées des autres membres du groupe pour proposer encore plus d'idées; et
(iv) La critique ou l'évaluation des idées n'est pas autorisée.
b) Méthode 635 - Method 635
La méthode 635 est une méthode de brainstorming. Les idées ne sont pas partagées oralement mais
écrites sur le papier. La méthode consiste à rassembler 6 personnes qui notent 3 idées en 5 minutes,
expérience renouvelées 5 fois.
c) Méthode 653 - Method 653
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La méthode 653 est un type de brainstorming conçu par Rohrbach. La technique est la suivante : le
groupe est composé de 6 personnes qui écrivent 3 solutions potentielles au problème. Une fois les 3
solutions écrites, chaque participant transmet ses idées à son voisin. Celui-ci peut soit les développer,
soit en générer 3 nouvelles. Le tour continue jusqu'à ce que chacun ait vu les 3 idées originales de
tous les participants.
d) Mind Mapping - Cartographie mentale - Carte heuristique
Cette technique permet d’utiliser des images et / ou des expressions de mots pour organiser et
développer les pensées de manière non linéaire. Cela aide à "voir" un problème et sa solution.
La cartographie mentale est utilisée pendant :
Le Brainstorming
La Prise des notes
Le Rafraîchissement de la mémoire
La cartographie mentale peut également être utilisée pour générer de nouveaux produits, résoudre un
problème, planifier une stratégie ou développer un processus. La clé de son utilisation efficace pour
générer des idées et résoudre des problèmes est de ne pas nécessairement penser logiquement. Si une
idée en déclenche une autre, n'essayez pas de l’analyser ; il suffit de la marquer sur la carte mentale.
Semblable au brainstorming, plus l'association est folle, mieux c'est. C’est ainsi que des solutions
réellement novatrices sont créées.
e) Diagramme d'affinité - Affinity Diagram
Le diagramme par affinités inventé par Kawakita Jiro et vulgarisé par Shoji Shiba est également
appelé diagramme KJ. Il permet d'organiser les faits, les idées et problèmes par regroupement naturel.
Cette méthode permet d'aider au diagnostic de problèmes complexes et de générer un grand nombre
d'idées à l'occasion d'un travail de groupe.
L'outil du diagramme des affinités est simple et peut être utilisé en toutes circonstances lorsque vous
faites face à un grand nombre d'informations et d'avis divergents et/ou lorsque vous avez besoin
d'encourager le développement de nouveaux modes de pensées.
Les 3 points essentiels à retenir pour la bonne application de la méthode sont :
• La première étape est silencieuse. Chacun va mettre ses idées sur des post-it sans aucun
échange avec le groupe
• Dans la deuxième étape, les réactions doivent être stimulées pour être rapides et nombreuses.
On ne s'éternise pas dans des débats sur un point. L'animateur doit s'assurer de la dynamique
des échanges
• Dans l'étape de regroupement, si un membre n'est pas d'accord avec le regroupement, il est
autorisé à déplacer le post-it vers un autre groupe d'idées. S'il n'y a vraiment pas d'accord sur
l'affinité de l'idée… dupliquer l'idée pour la positionner dans deux groupes
La démarche se déroule donc en 6 étapes
1. Formuler le problème : prendre le temps de définir le problème et d'obtenir l'accord de tous
sur le problème. L'écrire au paperboard pour qu'il soit visible de tous
2. Générer des idées : toutes les idées permettant d'expliquer les causes du problème sont notées
sur des post-it. Chacun ayant fait le travail elles doivent être nombreuses. Au moins 3 à 5 par
membre du groupe
3. Afficher les idées : les idées sont mises sur un mur ou sur une table, visibles de tous et chacun
pouvant avoir accès à toutes les idées
4. Regrouper les idées : le tri est fait en silence. Le tri se fait par regroupement en colonnes. Il
arrive que certaines idées restent seules … ne pas se forcer à les mettre dans un groupe, les
laisser de côté
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5. Créer des en-têtes : Un en-tête est une idée résumée en quelques mots et qui fait la synthèse
de toutes les idées du groupe d'idées. La formulation est importante, elle doit permettre à une
personne extérieure de comprendre son sens. Il faut passer du temps pour trouver les bons mots.
Il est possible de faire des en-têtes d'en-têtes ...
6. Dessiner le diagramme final : Tout au sommet la formulation du problème, puis les en-têtes
et sous chaque en-tête les idées
f) Analogie forcée
C'est une technique très utile et amusante pour générer des idées. Une idée est comparée à un
problème et à quelque chose d'autre qui a peu prêt ou rien en commun pour obtenir un nouvel
aperçu/idées. Il existe plusieurs façons de "forcer" une relation entre presque tout et d'obtenir de
nouvelles solutions. Forcer des relations peut aider à développer de nouvelles idées ainsi que de
nouvelles alternatives. Développer une relation, c'est avoir une sélection d'objets ou une carte avec
des images ou des images qui aident à générer des idées. Choisissez un objet ou une carte au hasard
et voir quel type de relation peut être forcé.
g) DO IT
DO IT est un acronyme pour :
D - Définir le problème
O - Ouvrir l'esprit et appliquer une technique créative
I - Identifier la meilleure solution
T - Transformer
Lors de la première étape de la technique DO IT, il faut analyser le problème pour s’assurer que la
bonne question est posée. L'étude et la compréhension du problème sont cruciales pour identifier la
cause principale du problème. Si le problème semble être très important/large, divisez-le en plusieurs
parties et résumez-le le plus succinctement possible.
Deuxièmement, une fois que l’identification du problème est réussie, générez autant d'idées que
possible pour trouver les solutions possibles pour le résoudre. Chaque tentative de génération d’idée
est essentielle, que les idées soient bonnes ou mauvaises.
Troisièmement, examiner et analyser en détail avant de choisir les meilleures idées pour résoudre un
problème, et toutes les solutions doivent venir de la deuxième étape.
Enfin, une fois la meilleure solution identifiée, il est temps de la mettre en œuvre. Cette étape implique
le développement d'un produit fiable à partir de l'idée et des stratégies d’affaires et marketing et ceci
implique généralement du temps, des coûts et de l'énergie.
h) Groupe nominal
L'utilisation de groupes nominaux est destinée à générer des idées et à évaluer des solutions face à
face dans des situations de groupe (non menaçantes). Les membres écrivent silencieusement le plus
d'idées possibles. Après cela, ils enregistrent les idées données, et discutent afin d’obtenir des
éclaircissements et une évaluation. Enfin, chaque membre votera en privé sur la priorité des idées.
i) Ebauche collaborative - Collaborative Sketch (C-Sketch)
La technique de l'ébauche collaborative est une méthode de génération d'idées conçue par le
laboratoire d'ingénierie mécanique de l'Université de l'Etat d'Arizona. Elle est assez proche de la
méthode 635, mais s'appuie sur le dessin.
Les principes sont :
- Pas de communication verbale
- Pas de communication textuelle
- Les participants peuvent effacer une partie du design proposé
- Le temps de chaque cycle de génération d'idée ne doit pas dépasser 15 minutes
24
Il a été constaté qu'après 4 itérations le processus créatif n'évolue plus.
1- Déterminez les composantes de votre idée (Votre offre : produit /service /concept)
Les questions à se posé
- Quels services ou biens, très précisément, souhaiteriez-vous produire ou fabriquer ? (S’il y a lieu)
- Quel produit ou quel service serait réellement vendu ?
- A quel besoin répond précisément le bien ou la prestation ? Quelle est son utilité ?
- Quel serait le mode d’utilisation du bien ou du service ?
- Comment serait-il vendu ?
- S’il y a lieu, quel est le caractère novateur de votre produit/service/concept ?
- Quels sont les points forts de votre produit/service/concept
- Quels sont ses points faibles
2- Délimitez le marché visé a priori
- Quelle est la nature du marché visé ? (local, régional, national, permanent ou saisonnier…)
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- Quelle clientèle pensez-vous pouvoir toucher ? (Les particuliers en activité, Les retraités, Les
entreprises artisanales…)
- Quelle cible pressentez-vous ? (Par exemple : « Les couples salariés, de la classe moyenne,
possédant leur résidence principale, avec enfants en âge scolaire ».)
3- Décrivez votre activité de façon très précise
l'activité de votre future entreprise en tenant compte de toutes les dimensions qui touchent aux
principes de production et de vente.
- vérifier la cohérence entre les contraintes propres au projet, et votre personnalité, potentiel,
motivations, objectifs, compétences et savoir-faire, et vos contraintes personnelles.
26
Conclusion finale sur
la validation de l’idée
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ETUDE DE FAISABILITE DE LA CREATION D’ENTREPRISES
La première phase vous a permis d’explorer les différents paramètres rattachés à la réalisation
de votre projet, c’est-à-dire passer d’une idée à un projet réaliste.
Cette seconde étape doit servir à vérifier sa faisabilité et sa rentabilité. En effet, l’étude de faisabilité
doit porter sur un certain nombre d’aspects permettant de passer à l’action, c’est à dire le démarrage
de votre projet d’investissement. Ces aspects sont rattachés à l’existence du marché et de la
meilleure manière de l’aborder (faisabilité commerciale), à la disponibilité des moyens techniques
tels que le processus de production, les matières premières, les sites de production et le personnel
qualifié (faisabilité technique), à la forme juridique de la société et aux avantages accordés
(faisabilité juridico-fiscale), et aux moyens financiers, leurs sources et la rentabilité future du
projet d’investissement (faisabilité financière).
L’expérience montre que les entrepreneurs ont tendance à privilégier certains aspects (le produit, les
prévisions financières etc.) Selon leur formation ou expériences initiales (ingénieur, gestionnaire…).
Cela constitue un mauvais réflexe à éviter car le plan d’affaires doit couvrir tous les aspects
techniques, commerciaux et économiques. Il est recommandé aux futurs entrepreneurs d’écrire eux-
mêmes leurs plans d’affaires avec la possibilité d’être assistés par des spécialistes (consultants,
experts comptables…) et les faire lire par des gens d’expérience (organismes de soutien,
banquiers, hommes d’affaires…).
Un plan d’affaires doit plaire sur le fond et sur la forme car c’est la première vitrine du projet.
Etude de faisabilité
Etude Economique
Etude de Marché Etude Technique Etude des RH et Financière
Dossier Fiscal
Plan d’Affaire
1. VOLET COMMERCIAL
L’étude commerciale occupe une place clé dans l’élaboration du projet. Toute la construction
de la future entreprise va s’appuyer sur les conclusions de cette étape, qui doit permettre :
– La connaissance et la compréhension du marché,
– La formulation de la stratégie de lancement
– La définition des actions commerciales.
28
1.1.1 Identifier et étudier le comportement des clients cible
[Link] Analyse qualitative du marché cible
Il s’agit de répondre aux questions suivantes :
- Qui est le client ? Le profil du client : Définissez plus précisément votre clientèle : Sa répartition
: entreprises, associations, institutions, collectivités, individus, couples, familles...
S’agit-il d’une clientèle homogène ou hétérogène ? Quelles sont ses caractéristiques
(taille, activité, chiffre d’affaires pour les entreprises ; âge, catégorie
socioprofessionnelle pour les particuliers, etc.)
Quel est son niveau de consommation ou taux d’équipement ?,
Est-elle concentrée, dispersée, de passage, de proximité... ?
- Quoi ? Le produit qu’il achète : Affinez les caractéristiques de vos produits ou services :
Spécialisation, niveau de qualité, avantages, gamme, présentation, finition, conditions
d’emploi, prestations complémentaires, et Précisez les avantages que vous allez leur apporter
: garantie de qualité, de technicité, de ponctualité, de souplesse, de délais d’exécution,
horaires, étendue du choix, etc.
- Pourquoi il achète ? Motivations d’achat : Analysez les attentes de vos clients : gain de temps,
de place, d’argent, besoin de sécurité, de confort, de nouveauté, etc. ?
- Comment ? Processus d’achat du client : Il s’agit de décrire et d’analyser les différentes
étapes du processus d’achat chez le consommateur ou chez le client organisationnel. Ce
travail vous permettra de dégager les actions marketing pour amener le client à acheter votre
produit.
- Quand ? Période d’achat : Il s’agit d’identifier les périodes ainsi que les moments d’achat du
produit ou du service
- Où ? Lieux d’achat : Il s’agit des canaux de distribution et de points de vente que le consommateur
sollicite pour l’achat
- A combien ? Prix et budget d’achat pour la catégorie du produit : Il s’agit d’identifier les
niveaux de prix que le client ou le consommateur est prêt à payer pour l’achat d’une catégorie de
produit ou de service. Important également de connaître les budgets consacrés par cet acheteur.
29
En recoupant les différents éléments d’informations recueillis, vous devez pouvoir évaluer le
nombre de clients potentiels sur votre zone d’intervention et mesurer leur volume de consommation
possible afin de bâtir, en le justifiant, votre chiffre d’affaires prévisionnel
- Déterminer le nombre de client par segment
- Déterminer la quantité d’achat de la catégorie de produit par type de client
- Déterminer des hypothèses de prix par produit et client
Afin de prévoir le chiffre d’affaires, il convient d’élaborer trois scénarios. Un premier
scénario optimiste, un deuxième moyen et un troisième pessimiste
30
1.1.3. Définition d’une stratégie de développement
Il s’agit de démontrer les facteurs clés de succès du projet (technologie, capacités commerciales,
maîtrise des coûts etc.…) et de présenter les sources de différenciation par rapport aux concurrents.
Généralement, deux sources sont à la base de l’avantage concurrentiel d’un produit : les coûts et la
différenciation.
Pour un nouveau promoteur dépourvu de moyens, il est recommandé d’opter pour une stratégie
de différenciation au niveau du produit, de la qualité du service après-vente etc.… et ce afin d’éviter
la concurrence frontale avec des entreprises disposant de plus de moyens et capables de résister aux
nouveaux venus en réduisant les prix.
La stratégie va permettre à l’entreprise naissante de choisir un positionnement sur le marché
et de s’en tenir. Les principales stratégies de développement sont :
- Stratégie de domination par les coûts : appliqué lorsque les produits sont homogènes et
la différenciation ne peut se faire que sur la base du prix proposé. L’application de cette
stratégie passe par une maîtrise des coûts (le prix de revient des produits et services) pour pouvoir
fixer un prix plus intéressant que celui offert par les concurrents.
- Stratégie de différenciation : appliqué lorsqu’il est possible de différencier ses produits ou ses
services par rapport à la concurrence. Elle se traduit par l’application d’un prix supérieur à celui
proposé par la concurrence et accepté par les clients.
- Stratégie de concentration : appliqué lorsqu’on propose un produit novateur et on s’adresse à
une cible particulière de clients.
31
Schéma : Stratégies génériques de Michael Porter
Avantage stratégique
Singularisation Avance en matière de coût
Domination
Branche dans
Objectifs de la
des coûts
Concentration
Concentration sur quelques
sur un seul
segments essentiels
segment
32
Schéma : Cycle de vie du produit
33
- Fixation du nombre de vendeurs par territoire de vente
- Fixation des quotas (objectifs de vente en DT et en volume par produit et par territoire)
- Fixation des moyens de vente (budget de vente, moyens matériels…)
Dans l’hypothèse où le nouvel entrepreneur doit recruter des vendeurs, il devra rechercher certaines
caractéristiques auprès d’eux traduisant un état d’esprit nécessaire à l’acte de vente.
- Motivation : le vendeur veut réussir et que son entreprise réussisse.
- Empathie : il s’intéresse à autrui, essaie de le comprendre, de percevoir ses attentes, ses
préoccupations, ses désirs. Il est centré sur le client.
- Communication : un plaisir ne lui est plaisir que partagé.
- Adaptabilité : il est apprécié dans tous les milieux parce qu’il apprécie tous les milieux.
- Méthode et l’organisation : il passera moins de temps en voiture et plus de temps chez le
client.
- Energie et la persévérance : il devra tirer les leçons de ses échecs pour les transformer en
facteurs de réussite.
34
1.2.5 Décisions relatives au prix
Il s’agit de fixer les prix par produit /service, par type de client et par type de distributeur. On distingue
différents types de prix, à savoir :
- Le prix de pénétration : prix bas (gagner plus de clients) ;
- Le prix d’écrémage : prix élevé qui justifie la qualité supérieure ;
- Le prix d’alignement sur la concurrence : prix du marché.
36
Schéma : Méthodes d’étude de marché
37
2 VOLET TECHNIQUE
Les différents choix portant sur la nature du produit ou du service, le type de clientèle et la stratégie
marketing et commerciale requièrent des moyens techniques et humains pour les mettre en œuvre.
Cela vous amène à clarifier un ensemble d’interrogations d’ordre technique telles que : En quoi
consiste votre produit ? Comment produire ? Quels sont les moyens nécessaires pour réaliser un
produit compétitif (qualité, prix de revient) ? (Avec quoi produire ? Avec qui produire ? A quel prix
produire (coût) ?)
Ces questions doivent être posées pour les différentes fonctions (achat, stockage, production et
distribution physique des produits).
Le but de l’étude technique du projet est de fournir des réponses précises et pratiques à ces questions.
Mais, quatre remarques s’imposent à ce niveau aux créateurs lorsqu’ils commencent à élaborer leur
étude technique :
- Pensez en terme de procédés et non de machines : Savoir comment faire est plus important
que de savoir avec quoi faire SAVOIR-FAIRE.
- Les aspects économiques sont plus importants que les aspects techniques : il faut garder
présent à l’esprit que les décisions ne doivent être prises que sur des bases et selon des critères
économiques (meilleure qualité du produit/service, productivité, réduction de coûts et des
délais,…, critères qui influent de manière directe sur l’efficacité et la rentabilité économique
de l’entreprise.
- Face à un objet (produit, processus, entreprise) dont la composition, l’organisation et le
fonctionnement sont complexes, et dont l’étude consiste un problème compliqué, la méthode la
plus courante consiste à décomposer l’objet à analyser en parties (ensemble, sous-ensemble)
et identifier les relations entre elles.
Beaucoup de créateurs rencontrent des difficultés lors de la réalisation de leur projet, dues
essentiellement à une conception sommaire du produit et du projet qui se traduit par des oublis de
certaines composantes importantes qui auront des incidences sur le coût de l’investissement et
provoquent des difficultés de financement et de démarrage et des sous-estimations des calculs de
rentabilité.
Schéma : Structure d’un système complexe
38
La définition des produits et services signifie l’élaboration de fiches de produits contenant les
caractéristiques liées à la composition du produit. Le promoteur doit inclure les caractéristiques
les plus importantes qui illustrent les avantages recherchés par le client.
- Caractéristiques extrinsèques (non liées à la composition du produit)
Cette fiche doit également inclure les caractéristiques intrinsèques telles que la forme, le design, la
couleur… qui constituent des indices informationnels importants sur la qualité de vos produits.
La connaissance du produit est une condition préalable pour étudier la faisabilité du projet.
Il importe d’établir la liste des caractéristiques du produit (physio-chimiques : poids,
composition, résistance aux chocs, température ; fonctionnelles : utilisation, limite, installation,
entretien,… ; spécifications par procédé de fabrication, par usage de standards ou normes, et par
niveau de performance).
La structuration du produit permet d’acquérir une connaissance du produit sous ses différents
aspects. Elle se déroule en 3 étapes : identifier la nature des pièces, quantités utilisées et étapes
de groupages possibles entre composantes.
Exemple : Un briquet
Palier 0 : Briquet complet, Palier 1 (groupes) : Réservoir complet + Boîtier complet + Couvercle
avec mécanisme d’allumage, Palier 2 (groupes) : Couvercle de réservoir + Mécanisme
d’allumage ; Palier 3 (groupes) : soupape de flamme + allumeur ; Palier 4 (groupes) : Roulette
à étincelles complètes ; Palier 5 (pièces) : réservoir, plaque, boîtier de soupape, cône de soupape,
ressort, joint, boîtier, ressort de réservoir, support, sabot, report, support, roulette à étincelles, goujon
à rivet, pierre à briquer, régulateur de flamme, sniper, rivet ; Palier 6 (matières premières).
2.2 LE CHOIX DU PROCESSUS DE PRODUCTION
Il s’agit d’expliquer le processus de production du bien ou de service proposé, de justifier les choix
de production et de présenter les partenariats techniques (marques étrangères, fournisseurs…).
2.2.1 Description du processus de production
Le processus de production doit être présenté d’une manière simple et détaillée au moyen de schéma
qui distingue les différentes phases de production. Un processus de production est une combinaison
ordonnée des actions nécessaires à la mise en œuvre d’un processus pour la fabrication d’un produit.
Il est décomposé en processus partiels. Chaque processus est constitué de gammes opératoires qui
supposent que des opérations sont effectuées avec des machines et sur des postes de travail
déterminés. Donc, pour chaque processus, on peut établir la liste des opérations ordonnées et
identifier les paramètres importants des opérations.
Schéma : La structuration du processus de production
39
Pour le produit et le processus de fabrication, un diagramme de circulation permet de
représenter le cheminement des matières premières, produits semi-finis, encours, pièces, parmi les
postes de travail, les personnes et les machines. Ceci est important et utile pour la détermination des
besoins réels en espace, pour la conception des bâtiments et pour ne pas avoir des goulots
d’étranglement et des déséquilibrages dans les circuits de production.
Trois principales activités peuvent être distinguées. En amont, les activités d’approvisionnement
(fournisseurs, équipements, matières premières, composantes, stockage…) doivent être décrites.
Ensuite, les activités de production peuvent faire l’objet d’une description (phases, activités,
tâches…). En aval, on décrira les activités rattachées à la distribution physique (emballage,
conditionnement, manutention, entreposage, transport, stockage et distribution des produits finis).
Processus de production
Opération description poste/machine Observation
Total
40
- Autres besoins en équipements et installations : besoins en utilités, matériel de sécurité,
équipement de maintien des conditions d’ambiance, agencement et matériel auxiliaire, matériel
de manutention, matériel de stockage,…
- Matériel de transport,…
Une liste des matières premières, de composants, d’équipements ainsi que leurs fournisseurs
doit être établie et les coûts qui s’y rattachent doivent être estimés. De même, une liste du matériel de
transport servant pour la manutention et la distribution physique des produits finis doit être dressée.
2.3 IMPLANTATION ET BESOINS EN BATIMENTS
Il s’agit d’effectuer le choix d’emplacement du projet sur la base de critères rattachés aux économies
de coûts, l’infrastructure environnante (routes, ports…), la proximité des sources
d’approvisionnement et de distribution, disponibilité de la main d’œuvre, des moyens de
production et des services de maintenance.
Une gestion de l’espace industriel permet d’adopter une attitude rationnelle pour la gestion de
l’espace, l’optimisation de l’implantation des machines et des besoins en bâtiments. Rechercher
le meilleur emplacement des différents postes de travail. Aussi, l’étude du problème d’implantation
permet d’analyser les transports et les déplacements internes de l’entreprise afin de trouver une
disposition des postes de travail qui réduise au maximum les manutentions. Enfin, l’étude technique
nécessite de rassembler les données sur les machines, circuits de fabrication, sur les flux, et identifier
les servitudes techniques et les contraintes à respecter (…)
2.4 INVESTISSEMENTS : BESOINS EN MOYENS DE PRODUCTION
A INVESTIR
Investir est un acte risqué au moment où l’entreprise est dans l’incertitude du démarrage. C’est une
dépense immédiate pour réaliser des gains importants dans le futur.
- Est-ce que l’entrepreneur, dans l’état actuel de sa création, est en mesure d’affirmer que cet
investissement correspond à l’activité qu’elle aura dans un ou deux ans ?
- Est-ce que l’investissement n’a pas pour but de concurrencer une entreprise importante ?
- Est-ce qu’il ne satisfait pas plutôt les objectifs du créateur au détriment de ceux de l’entreprise ?
- Est-il en cohérence avec les objectifs poursuivis ?
Lors d’une création, il est important de classer les investissements en plusieurs catégories afin
d’apprécier que l’opportunité d’investir soit bien en rapport avec les objectifs de l’entreprise :
investissements stratégiques, productifs, et de financement de l’activité.
2.4.1 Classification des Investissements
Il est quelques fois, mais trop risqué, de vouloir se développer à partir d’une seule opportunité,
même "juteuse" si elle ne correspond pas exactement aux objectifs de l’entreprise.
De même l’investissement, son opportunité, son importance, sa destination, doit être aussi en
cohérence avec le stade de vie du produit.
Les investissements stratégiques : Correspondants aux moyens que se donne l’entreprise pour
atteindre ses objectifs en terme de produits ou d’image de marque ou financement d’une
recherche ou même obtention d’un know-how…
Les investissements productifs :
- Pour vendre : dépenses à engager pour mettre en place la force commerciale,
- Pour gérer : dépenses à engager pour financer les coûts de la gestion et d’administration,
- Pour produire : dépenses à engager pour financer son processus de production.
Les investissements de financement de l’activité : Besoins de liquidité pour financer son fonds de
roulement. Besoins provenant de la différence des délais de règlement entre les encaissements et les
décaissements que l’entreprise effectue.
41
3 VOLET RESSOURCES HUMAINES
3.1 ROLE ET IMPORTANCE DES RH DANS L’ENTREPRISE
La compétence humaine occupe une place prépondérante acquise au fil des décennies depuis
la première guerre mondiale en fonction de la perception de la place de l’individu dans l’entreprise et
de l’évolution sur le fond et la forme de son rôle. Cette évolution a conduit à considérer l’homme
dans l’entreprise sous un double angle :
- le personnel peut être un « coût » qu’il s’agira de minimiser ;
- le personnel peut être une « ressource » qu’il faudra optimiser, mobiliser, développer et dans
laquelle il faudra investir.
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Vous devez penser comment ces différentes fonctions doivent être et vont être remplies et comment
constituer une équipe de gestion capable d’assurer un démarrage efficace et de maximiser le potentiel
de développement de votre entreprise. Vous utilisez par exemple le tableau suivant pour décrire votre
équipe de direction
Equipe de direction et fonctions d'entreprise
Administration Ressources Contrôle
Personne Direction Vente Production
Technique Finance Humaines
1
2
3
4
5
6 1
Total
Vous devez vérifier que chacune des fonctions sera complétement assurée par l'équipe de direction.
43
3.2 LA GESTION PREVISIONNELLE DU PERSONNEL
La gestion prévisionnelle du personnel consiste essentiellement à gérer les emplois et les carrières :
estimer les besoins en personnel et en qualifications, concevoir les instruments pour gérer les
recrutements, les salaires, l’appréciation du travail, la formation et les carrières.
Le point de départ d’une gestion prévisionnelle est la connaissance des emplois sur la base d’une
analyse approfondie et systématique.
3.2.1 Définition de l’analyse des fonctions
L’analyse des fonctions consiste à examiner dans le détail une fonction en vue d’identifier ces
composantes et les circonstances dans lesquelles elle est réalisée. L’analyse des fonctions aboutit à
la production d’un dossier d’analyse riche d’information et pouvant servir aux différentes fins
de la gestion.
3.2.2 Les principales étapes de l’analyse des fonctions
1- Etablir la liste de tous les emplois à pourvoir dans l’entreprise
2- Choisir les emplois-types, représentatifs de l’activité et bien répartis dans l’entreprise
3- Mettre au point l’imprimé de recueil de données
4- Déterminer qui mènera les études de fonctions
5- Choisir la méthode (observation, questionnaire, entretien)
6- Collecter les données et ;
7- Analyser et exploiter les données.
3.2.3 Questions essentielles à poser pour l’analyse des fonctions
- Que fait le salarié ? Quelles sont les activités physiques et mentales à effectuer par le titulaire du
poste ?
- Comment le fait-il ? Quels sont les moyens, les procédures et les normes à suivre dans le travail
?
- Quels les objectifs, les relations et les liens avec les autres activités et les autres postes ?
- Qu’implique le travail ? Quelles sont les connaissances, les aptitudes, les qualifications et les
capacités et quel est le degré de difficulté des tâches ?
3.2.4 L’exploitation de l’analyse des fonctions
[Link] L’analyse des fonctions et la planification des RH
Définition : la planification des RH est une activité qui permet de prévoir les besoins en main d’œuvre
de l’entreprise et d’examiner l’offre interne de manière à disposer des RH nécessaires à la réalisation
des objectifs de l’entreprise.
Lien entre l’analyse des emplois et la planification des RH : Trois types d’informations
préalables sont nécessaires pour mener une démarche de planification à savoir :
- la connaissance de la mission et des objectifs de l’entreprise
- la connaissance des caractéristiques des RH existantes
- la connaissance des profils des postes actuels.
Utilité de l’analyse des emplois pour la planification des RH : L’analyse des postes est
essentielle en ce sens qu’elle permet de :
- réaliser l’inventaire des postes actuellement occupés ;
- préciser le contenu de chaque poste (description des tâches)
- étudier l’utilité des postes et des tâches en fonction des nouvelles orientations de l’entreprise
(objectifs et stratégies) ;
- introduire les modifications nécessaires au niveau du nombre et de la nature des tâches
inhérentes à chaque poste de travail.
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[Link] L’analyse des fonctions et la formation
Définition : La formation est un ensemble de programmes visant l’acquisition des connaissances,
des habiletés et des comportements qui permettront aux employés de s’adapter à leur
environnement.
Lien entre l’analyse des fonctions et la formation des RH : La formation doit permettre à l’employé
de répondre efficacement aux exigences de son emploi. A cet effet, l’analyse des emplois, complétée
par les rencontres et discussions avec les employés, constitue une source de renseignement concernant
les besoins en formation.
Utilité de l’analyse des fonctions pour la formation des RH : l’analyse des emplois facilite :
- l’établissement du contenu de la formation c’est-à-dire les connaissances et les
comportements qui amèneront l’employé à accomplir adéquatement les tâches reliées à son
emploi ;
- la collecte des renseignements concernant la manière d’exécuter les tâches reliées à un emploi. ;
- l’examen minutieux des tâches qui devront être accomplies une fois la formation achevée.
[Link] L’analyse des fonctions et le recrutement
Définition : le recrutement est l’ensemble des activités de recherche de la main d’œuvre capable
d’offrir les services (compétences, connaissances, expériences) dont l’organisation a besoin.
Lien entre l’analyse des fonctions et le recrutement : L’analyse des emplois est essentielle pour
entreprendre la première étape du processus de recrutement des RH à savoir la détermination
des besoins. Elle constitue à ce niveau une source de renseignements qui permet de maximiser
l’adéquation entre les exigences du poste à pourvoir et les caractéristiques de son détenteur.
Utilité de l’analyse des fonctions pour le recrutement des RH : L’analyse des emplois permet
de :
- définir l’emploi à pourvoir et décrire ses caractéristiques ;
- préciser le profil du titulaire (savoir, savoir-faire, savoir-être)
- arrêter les critères de sélection des différents candidats.
[Link] L’analyse des fonctions et la rémunération
Définition : La rémunération renvoie à l’ensemble des avantages économiques, sociaux et autres dont
bénéficie un travailleur en contrepartie d’un travail fourni.
Lien entre l’analyse des emplois et la rémunération des RH : La structure de la rémunération
doit être établie sur la base des contenus de travail. Pour ce faire, il faut procéder à la définition
et l’évaluation des emplois. L’analyse des emplois constitue une première source de renseignement
qui permet de procéder à l’évaluation des emplois.
Utilité de l’analyse des emplois pour la rémunération des RH : l’analyse des emplois facilite
la mise en place des opérations suivantes :
- préciser les principales caractéristiques des emplois ;
- définir les critères qui seront utilisés pour l’évaluation des emplois ;
- répartir les postes selon un système préétabli ;
- assigner à chaque poste une classe de rémunération spécifique.
[Link] L’analyse des emplois et l’évaluation du rendement
L’analyse des postes permet aussi d’établir les normes de rendement, c’est-à-dire la quantité
et la qualité du travail que le titulaire de l’emploi doit atteindre. Ces normes permettront
d’évaluer le rendement de l’employé. La description de l’emploi incluant la fixation d’objectifs et des
normes ou standards conditionne donc la réussite d’un système d’appréciation du personnel.
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3.3 REMUNERATION ET AVANTAGES SOCIAUX
3.3.1 Détermination du niveau de salaire
Niveaux SMIC,
Conventions collectives…
3.3.2 Détermination des avantages sociaux
Accessoires aux salaires
Avantages en nature…
Frais de personnel
Trimestre Pleine
1er 2éme 3ème 4ème
Catégorie de personnel Capacité
Cadres de gestion
Personnel de gestion
Cadres techniques
Cadres de maîtrise
Ouvriers qualifiés
Ouvriers
Personnel de soutien
Total
46
Le cash-flow a une importance considérable dans l’évaluation de la rentabilité de l’entreprise
dans la mesure où il permet de prévoir effectivement sa capacité de financer son activité future et sa
croissance par des fonds propres, sa solvabilité financière pour ses extensions futures.
Il s’agit d’envisager les différentes variantes de construction du projet (capacité de production,
choix des procédés et équipements, volume des ventes,…) et leur incidence sur la rentabilité
prévisionnelle pour plusieurs années d’activité.
Ainsi, l’estimation des produits et des charges constitue la 1ère étape de l’évaluation de la rentabilité
du projet et ceci devant être effectué pour différentes hypothèses sur les niveaux de ventes et de
production au démarrage et lors des années à venir.
Ces prévisions constituent le point de départ pour se fixer les objectifs à atteindre, préparer des normes
ou standards et élaborer ses budgets.
[Link] Prévision des ventes : Chiffre d’affaires prévisionnel
Trois hypothèses d’évaluation des ventes sont possibles (bas niveau : pessimiste, moyen : normal,
haut : optimiste), chacune de ces hypothèses doit comprendre à la fois le niveau d’activité de l’année
et la progression de ce niveau d’activité sur les 12 premiers mois.
- Hypothèse sur le prix de vente : fourchette de prix en tenant compte de la clientèle, de la
concurrence, du statut du produit, de la distribution et de la politique de pénétration au
marché (étude de marché),
- Capacité théorique prévue par le fournisseur ou évaluée à partir des équipements et capacité
pratique réelle de la production (entre 70 et 90% de la capacité théorique).
- Nombre de journées effectives de travail : dépasse difficilement les 250 j/an. La capacité
annuelle sera égale au produit de ce nombre par la capacité journalière.
- Niveau d’activité au démarrage et sa progression varient selon l’activité, l’expérience du
promoteur, les possibilités de recrutement, les niveaux de qualification exigés et la rapidité de la
formation de la main-d’œuvre.
[Link] Prévision des charges
Les matières premières et consommables, emballages,…
Le prix à prendre pour l’évaluation de ces charges est le prix rendu usine qui inclut l’ensemble
des frais sur achat et de transport (dépenses d’assurance, d’emballage, droit de douane et au port,
frais sur transport jusqu’à l’usine). Les prévisions de consommation doivent être effectuées
avec précision en tenant compte de l’évolution du niveau de production au cours des premiers
mois d’activité, qui sera inférieur au niveau normal.
Les charges de personnel
– Les niveaux de salaire établis pour chaque catégorie de personnel selon les secteurs d’activité et
fixés par des conventions collectives.
– Les charges sociales (CNSS) et suppléments de salaire.
- Frais divers de production
– frais de maintenance, pièces de rechange pour les réparations et les entretiens (indexés au
coût des équipements pour les 1ères années d’activité et augmentent avec le vieillissement du
matériel).
– dépenses en énergie et en fourniture…
Services Extérieurs (SE) effectués par des tiers pour le compte de l’entreprise : loyers et charges
locatives de terrains, de bâtiments, de fonds de commerce, location de matériel de transport, travaux
d’entretien et les réparations faites par des tiers, redevances pour brevets et licences, rémunération
d’honoraires, primes d’assurance de matériel, de personnes contre vol, incendie, transport,…
Les SE sont évalués poste par poste et leur importance varie selon le montage du projet.
47
Transport et déplacement : dirigeants et personnel, frais de transport de l’approvisionnement,
distribution et ventes de produits indexés aux frais de personnel ou bien au chiffre d’affaires selon
que l’entreprise dispose des moyens propres de distribution.
Frais de promotion et de publicité : publicité, propagande, prospection, voyages commerciaux,
prospectus et dépliants). Pour un projet nouveau, il faut prévoir de 2 à 5% du chiffre d’affaire annuel.
Frais divers de gestion : fournitures de bureau, frais de communication, PTT, timbres (de 0.5 à 1%
selon l’activité)
Impôts et taxes : Taxe de Formation Professionnelle TFP (1% ou de 2% de la masse salariale
brute mensuelle msbm), autres droits (douane, taxes sur les véhicules,…),… La TVA n’entre pas
dans le calcul du résultat, car elle n’est pas déductible.
Frais financiers : de fonctionnement (intérêts payés sur les crédits à court terme pour financer
l’exploitation) et de financement liés au coût des emprunts et des découverts, dettes bancaires,
intérêts payés sur le montant des crédits à MLT obtenus pour financer les valeurs immobilisées.
Amortissements : on retient pour l’évaluation de la rentabilité du projet la méthode de
l’amortissement linéaire qui est légalement acceptée par les différents partenaires du projet (banques,
administration,…).
Les règles d’amortissement linéaire selon le type d’immobilisation
Impôts sur les bénéfices :sur résultat avant impôt ou bénéfice brut pour le secteur industriel et
commercial et de services et de 10% du RAI pour le secteur agricole.
4.1.2 Calcul du point mort (seuil de rentabilité) : Analyse Coût - Volume –
Profit
Le point mort représente le niveau d’activité qui permet, grâce à la marge réalisée (différence
entre le niveau des ventes et les charges variables découlant implicitement du chiffre d’affaires) de
couvrir les charges fixes.
Calcul du seuil de rentabilité
CHIFFRE D'AFFAIRES PREVISIONNEL HT
CHARGES VARIABLES
CHIFFRE D’AFFAIRES - CHARGES VARIABLES = MARGE SUR COUTS VARIABLES
MARGE SUR COUTS VARIABLES
------------------------------------------------ = TAUX DE MARGE SUR COUTS VARIABLE
CHIFFRE D'AFFAIRES
CHARGES FIXES
-------------------------------------------------------------- = SEUIL DE RENTABILITE
TAUX DE MARGE SUR COUTS VARIABLES
Comment l’entrepreneur peut-il rapidement et sans calcul excessif, se rendre compte que son produit
est rentable ou à partir de quelles quantités vendues il le sera ? C’est le seuil de rentabilité qui nous
intéresse dans ce cas. Le problème est de déterminer à la fois le volume minimum de l’activité à
partir duquel l’exploitation devient rentable et la possibilité de l’atteindre dans un délai
raisonnable. Ce niveau minimum est appelé point mort ou seuil de rentabilité.
[Link] Evolution des coûts selon le niveau d’activité
Coût fixe : il ne dépend pas du volume d’activité et demeure donc au même niveau quel que soit le
volume d’activité réalisé (taxes foncières ou locatives, frais d’assurance, loyers, frais de personnel
fixe, quelques frais divers de gestion, quelques taxes, amortissements, frais financiers de
financements). Les frais fixes unitaires diminuent avec l’augmentation du nombre d’unités produites
Economie d’échelle.
48
Coût variable : il fluctue en fonction du volume d’activité jusqu’au point d’être directement
proportionnels au volume, (matières premières, matières consommables, personnel de production,
frais divers de production, consommation d’énergie, taxes indirectes, une partie des frais de
transport, une partie des frais divers de gestion, frais de vente, frais financiers de fonctionnement.
Coût semi-variable : représente une évolution qui cumule les caractéristiques des coûts fixe et
variable. Il se comporte pour un certain niveau de production comme un coût fixe et pour un autre
comme un coût variable (coût d’entretien des machines, fournitures d’usine, coût de la force
motrice, salaires des contremaîtres, coût de la main-d’œuvre indirecte, salaire des cadres, coût
de service contrôle de qualité,…).
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– Dans la partie gauche, les besoins de financement durables qu’engendre le projet : Les
investissements à effectuer sont les frais d’établissement (frais de constitution, frais d’étude et de
recherche et frais de licence, brevets et marques…) ; terrains et aménagement ; bâtiments ;
équipements et matériels de production ; matériels de manutention et de stockage ; équipements
de mesure et d’entretien ; matériel de transport ; frais d’approche ; frais d’essai et de démarrage ;
fonds de roulement ;
– Dans la partie droite, le montant des ressources financières durables qu’il faut apporter à
l’entreprise pour financer tous ses besoins de même nature : Les financements à apporter sont
les capitaux propres (apports nets des associés ou partenaires) ; les subventions les crédits à
moyen et à long terme ; les crédits à court terme.
Besoins durables Capitaux permanents
Investissement HT Capital social
Besoin en fonds de roulement Comptes courants des associés (s'il y a
(BFR) lieu)
Subventions ou primes
Emprunts à moyen ou long terme
Total Total
– les valeurs immobilisées doivent être financées par des capitaux permanents,
– les besoins en fonds de roulement doivent être financés par les capitaux permanents,
– seules les variations du besoin en fonds de roulement seraient financées par les crédits à court
terme.
50
Investissement -I- F Financement
Terrain et aménagement Capitaux propres
Minimum = 1 x 30%
Bâtiments
Equipements et matériels Crédits à M et LT
Maximum = I x 60%
Matériels de transport
Frais d’approche et divers
Fonds de roulement
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5. VOLET JURIDIQUE, FISCAL ET SOCIAL
La structure juridique correspond au cadre légal dans lequel vous allez exercer vos activités
et qui aura un impact sur votre statut patrimonial, social et fiscal.
Ce choix doit donc être étudié minutieusement avec, si possible, l’aide d’un conseil spécialisé.
5.1 Choix de la structure
Quelle que soit l’activité que vous allez exercer (Artisanat, Agriculture, Profession libérale,
Industrie, Commerce), il faut choisir entre :
– Demander votre immatriculation en tant qu’entrepreneur individuel (personne physique) ;
– Ou créer une société et attribuer une forme société pour son entreprise.
Les formes d’entreprises les plus courantes sont :
– L’Entrepreneur Individuel (L'entreprise individuelle) ;
– Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) ;
– La Société à Responsabilité Limitée (SARL) ;
– La société par actions (SPA) (La Société Anonyme (SA) autres pays).
– La Sociétés en Nom Collectif (SNC)
– …
5.2 Les principaux critères de choix
Le choix de la forme juridique de l’entreprise dépend de :
– La nature de l’activité ;
– La volonté de s’associer ;
– L’organisation patrimoniale ;
– L’engagement financier ;
– La crédibilité vis-à-vis des partenaires (banquiers, clients, fournisseurs...).
5.3 Etapes juridiques de la création et formalités de constitution (EI,
EURL, SARL, SA)
5.3.1 Etapes juridiques
5.3.2 Formalités juridiques de constitution
5.4 DOSSIER SOCIAL ET SES ASPECTS
5.4.1 Sécurité sociale
5.4.2 Régime social (40 ou 48 heures) et salaire minimum
5.4.3 Charges sociales
5.5 DOSSIER FISCAL ET SES ASPECTS
5.5.1 Régime réel ou forfaitaire
5.5.2 Obligations fiscales de l’entreprise
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