Exercices de bon niveau sur les complexes Énoncés
Énoncés des exercices
Exercice 1
Quel est la valeur maximum de |z 3 − z + 2| pour |z| = 1, et quand ce maximum est-il atteint ?
Exercice 2
On note Un = {ω0 , ω1 , . . . , ωn−1 } l’ensemble des racines n-ièmes de l’unité, avec ωk = exp 2ikπ
n .
n−1
Q n
1. Pour 0 6 q < n, montrer que (ωq − ωp ) = (commencer par traiter le cas q = 0.)
p=0 ωq
p6=q (0 6 p < n
2
Q
2. En déduire (ωq − ωp ) où le produit est étendu aux couples (p, q) vérifiant 06q<n
p6=q p 6= q
(ωq − ωp )4 .
Q
Calculer enfin le produit
06p<q6n
Exercice 3
n sin x
Montrer que pour tout x de R et tout n de N∗ on a 1 + 2 cos 2x
Q
= .
sin 3xn
3k
k=1
Exercice 4
On se donne a et b dans C et on pose P (z) = z 2 + az + b pour tout z de C.
On suppose que pour tout z de C tel que |z| = 1, alors |P (z)| = 1. Montrer que a = b = 0.
Exercice 5
Soit Ω le centre d’un polygône régulier convexe de sommets A1 , A2 , . . . , An . Soit M un point de la
n
d(Ak , M ) = d(Ω, M )n − d(Ω, A1 )n .
Q
demi-droite [Ω, A1 [, extérieur au polygône. Montrer que
k=1
Exercice 6
Pour quels couples (a, b) de réels les deux racines de z 2 + 2az + b sont-elles de module 6 1 ?
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Exercices de bon niveau sur les complexes Corrigés
Corrigés des exercices
Corrigé de l’exercice 1
Pour tout z = eiθ avec θ réel, donc tel que zz = 1, on a :
2
|z 3 − z + 2| = (z 3 − z + 2)(z 3 − z + 2) = 6 − (z 2 + z 2 ) + 2(z 3 + z 3 ) − 2(z + z)
= 6 − 2 cos 2θ + 4 cos 3θ − 4 cos θ
= 6 − 2(2 cos2 θ − 1) + 4(4 cos3 θ − 3 cos θ) − 4 cos θ
= 4(4 cos3 θ − cos2 θ − 4 cos θ + 2)
2
Ainsi |z 3 − z + 2| = 4f (cos θ) où f est définie sur [−1, 1] par f (x) = 4x3 − x2 − 4x + 2.
Or f 0 (x) = 2(6x2 − x − 2) = 2(2x + 1)(3x − 2). L’application f est donc strictement croissante sur
h i h i h i
1 1 2 2
−1, − 2 , strictement décroissante sur − 2 , 3 , et strictement croissante sur sur 3 , 1 .
Mais f − 12 = 13 4 et f (1) = 1. Le maximum de f sur [−1, 1] est donc atteint en x0 = − 2 .
1
Finalement le maximum de |z 3 − z + 2| sur le cercle unité est atteint pour z ∈ {j, j 2 } (ce qui équivaut
√
bien à Re (z) = cos θ = − 21 ) et ce maximum vaut 2 f (x0 ) = 13.
p
Corrigé de l’exercice 2
n−1 n−1
(x − ωk ) = xn−1 + · · · + x + 1. Il en résulte
Q Q
1. On sait que (1 − ωk ) = n.
k=1 k=1
n−1 n−1 n−1
Q ωp Y
ωqn−1 = ωqn−1
Q
Pour 0 6 q < n on a (ωq − ωp ) = 1− (1 − ωq ωp ).
p=0 p=0 ωq p=0
p6=q p6=q
p6=q
Mais ϕ : z 7→ ωq z est une bijection de Un sur lui-même, avec ϕ(ωq ) = 1 = ω0 .
n−1
Q n−1
Q
Il en résulte (1 − ωq ωp ) = (1 − ωk ) = n.
p=0 k=1
p6=q
1 n−1 n
En utilisant ωqn−1 = (car ωqn = 1) on trouve finalement
Q
(ωq − ωp ) = .
ωq p=0 ωq
p6=q
Q n−1
n−1 2 n−1 Q n 2
2
Q Q
2. On trouve (ωq − ωp ) = (ωq − ωp ) = .
p6=q q=0 p=0 q=0 ωq
p6=q
n−1 n−1
En identifiant les termes constants, xn − 1 = ωq = (−1)n+1 .
Q Q
(x − ωq ) donne
n−1 q=0 q=0
Q n 2
(ωq − ωp )2 = = n2n .
Q
Ainsi
p6=q q=0 ω q
(ωq − ωp )2 les facteurs (ωq − ωp )2 et (ωp − ωq )2 (où p 6= q) en
Q
Enfin, en groupant dans
p6=q
(ωp − ωq )4 (avec 0 6 p < q 6 n, on trouve : (ωq − ωp )4 = (ωq − ωp )2 = n2n .
Q Q
06p<q6n p6=q
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Exercices de bon niveau sur les complexes Corrigés
Corrigé de l’exercice 3
Pour n = 1 la propriété à démontrer s’écrit 1 + 2 cos 2x x
3 sin 3 = sin x. Effectivement :
1 + 2 cos 2x
3 sin x
3 = sin x
3 + 2 sin x
3 cos 2x
3 = sin x
3 + sin x
3 + 2x
3 + sin x
3 − 2x
3 = sin x.
x
Si dans cette égalité on remplace x par 3k−1 on trouve : 1 + 2 cos 3k sin 3xk = sin 3k−1
2x x
.
n n u
1 + 2 cos 2x avec uk = sin 3xk pour tout entier k.
Q Q k−1
Ainsi 3k =
k=1 k=1 uk
n u sin x
Q 2x 0
Après simplification, on trouve donc 1 + 2 cos 3k = = .
k=1 un sin 3xn
Corrigé de l’exercice 4
P (1) = 1 + a + b
P (1)−P (−1)
Par hypothèse sont de module 1. Ainsi |b + 1| = 2 6 1.
P (−1) = 1 − a + b
P (i) = −1 + ia + b
P (i)+P (−i)
De même sont de module 1 donc |b − 1| = 2 6 1.
P (−i) = −1 − ia + b
Le point B(b) apartient donc à la fois au disque D de centre Ω(1) et de rayon 1, et au disque D0 de
centre Ω0 (−1) et de rayon 1. Or D ∩ D0 = {0}. Il en résulte b = 0.
En revenant à P (±1) on trouve maintenant |a − 1| = 1 et |a + 1| = 1. Le même argument que
ci-dessus donne maintenant a = 0, ce qui termine la démonstration.
Corrigé de l’exercice 5
Une translation ramèner à Ω = O, et une homothétie de centre O ramène à d(O, A1 ) = 1.
Par une rotation de centre O, on peut supposer que A1 a pour affixe 1.
Dans ces conditions, les affixes ak des points Ak sont les racines n-ièmes de l’unité, et l’affixe de M
n
|x − ak | = xn − 1.
Q
est un réel x strictement suppérieur à 1. Il faut alors montrer que
n n k=1
|x − ak | = | (x − ak )| = |xn − 1| = xn − 1 car x > 1.
Q Q
Or
k=1 k=1
Corrigé de l’exercice 6
Si (a, b) convient alors |a| 6 1 et |b| 6 1 (car −2a et b sont la somme et le produit de deux complexes
de module 6 1). Pour fixer les idées, on suppose a > 0.
√
2
— Si b 6 a les racines sont z1 = −a − √ a2 − b avec z 6 0 et |z | > |z |.
2 2 1
z2 = −a + a2 − b
√
La condition imposée s’écrit −1 6 z2 ⇔ a2 − b 6 1 − a ⇔ b > 2a − 1.
√
— Si b > a2 les racines sont z = −a ± i b − a2 et sont de module b et |b| 6 1.
— Par superposition on obtient la zone triangulaire 0 6 a 6 1 et 2a − 1 6 b 6 1.
— Il reste à symétriser par rapport à l’axe des ordonnées (pour tenir compte de a 6 0).
On obtient finalement la zone triangulaire −1 6 a 6 1 et 2a − 1 6 b 6 1.
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