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Fluidisation et milieux poreux en TP

Ce document présente un rapport de travaux pratiques sur la fluidisation et la caractérisation de milieux poreux. Le document décrit le dispositif expérimental utilisé et explique comment déterminer la vitesse minimale et maximale de fluidisation d'un lit de sable, ainsi que l'évolution de sa porosité en fonction de la vitesse d'air.

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Fluidisation et milieux poreux en TP

Ce document présente un rapport de travaux pratiques sur la fluidisation et la caractérisation de milieux poreux. Le document décrit le dispositif expérimental utilisé et explique comment déterminer la vitesse minimale et maximale de fluidisation d'un lit de sable, ainsi que l'évolution de sa porosité en fonction de la vitesse d'air.

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Synthèses de travaux pratiques

FLUIDISATION ET CARACTERISATION
DES MILIEUX POREUX

Année scolaire 2022-2023

Master 1: Génie des Procédés (Energie)

TP réalisé le 07/11/2022

Étudiant: Thomas GILIBERT

Encadrant: Emilie Guilbert


Sommaire
Introduction 3

I- Information général sur la fluidisation 4

a) Conditions de fluidisation 4

b) Vitesses du fluides 4

c) Phénomènes parasites 4

II- Dispositif expérimental 5

III- Détermination de la vitesse minimal de fluidisation de notre lit 5

a) Valeur théorique 5

b) Valeur expérimental 7

IV- Caractérisation de la porosité de notre lit 9

a) Détermination de la porosité expérimental du lit au repos 9

b) Facteur de sphéricité 9

c) Évolution de la porosité en fonction de la vitesse de l'air 10

V- Détermination de la vitesse maximal de fluidisation de notre lit 11

VI- Caractérisation de quelques milieux poreux 11

Conclusion 13
Introduction
La fluidisation est un phénoméne physique par lequel un solide en grains acquiert les propriétés
d'un fluide. La poudre solide est géneralement fluidisé par contact avec un fluide ascendant qui
vient compenser la vitesse de chutes des particules.

Cette fluidisation assure le bon mélengeage et l'homogénisation des particules sans qu'il n'y est
besoin de recourir à des dispositif mécaniques couteux et volumineux.

De par les nombreux avantages qu'elle procure la fluidisation est utilisé dans de nombreux
domaines de l'industrie principalement pour les procédés faisant appelle au transfert de chaleur et
de matiére.

En effet la fluidisation permet :

– d'homogéniser la température et la matière dans un systéme


– réaliser un transfert de chaleur efficace (réacteur chimique/échangeurs)
– séparer particules solide (masse/tailles) dans les procédés de séparation
– transporter efficacemente et facilement des particules solides sur de longues distances

Celle-ci est notamment utilisé dans les procédés de combustion en chaudière (par exemple du
charbon) afin de:

– favorisé les échanges thermiques et massiques et ainsi limiter les imbrulés


– pour empécher le goudrons et le méthane de se former et limiter leurs présences dans les
fumées
– pour empécher les cendres de se compacter et ainsi facilité leur évacuation.

Au cours de ce TP nous allons étudier un lit composé de grain de sable que l'on va fluidiser avec de
l'air. Grâce à cette experience nous allons determiner la vitesse minimal et maximal de l'air pour
que notre lit soit fluidisé ainsi que l'evolution de sa porosité en fonction de la vitesse de l'air le
traversant. Pour finir nous determinerons la porosité et la masse volumique de differents millieux
poreux mis à notre disposition.
I- Information général sur la fluidisation.

a) Conditions de fluidisation

Pour que le phénomène de fluidisation apparaisse, il faut que les grains solides et le fluide utilisé
possèdent quelques propriétés. Il n'est pas possible de fluidisé n'importe qu'elle solide et la
distribution du fluide fluidisant doit être maîtrisé.
En effet la taille des grains doit être comprises entre 50 et 2000 µm et le lit le plus homogène possible
en terme de taille et de géométrie. De plus si le fluide n'est pas distribué de manière homogène il
risque d’apparaître des phénomènes parasites au sein du lit (voir I/c).

b) Vitesses du fluides

Il ne suffit pas de faire circulé un fluide au travers d'un milieu poreux composé d'un empilement de
particules solide pour le fluidisé.
Si la vitesse du fluide est trop faible, celui ci va traversé le milieu poreux sans déplacer les grains. On
peut alors définir une vitesse minimal Um de transition entre les vitesses trop faible pour déplacer les
grains et les vitesses où de léger déplacement des grains commence à apparaître dans le lit. Cet
instant est caractérisé par une dilatation de la hauteur du lit.
Si la vitesse du fluide est trop élevée les grains sont entraîné dans le courant fluide. Cette vitesse
correspond à l'instant où la vitesse du fluide dépasse la vitesse limite Ul de chute des grains.
Pour qu'il y est fluidisation la vitesse du fluide doit être compris en cette vitesse U l et la vitesse Um.
Durant la transition entre la vitesse minimal et maximal le lit va se dilater.

c) Phénomènes parasites

Lorsque le lit est fluidisé certains phénomènes peuvent venir perturber l'homogénéité du lit :

– Le bullage : celui-ci intervient à des vitesses du fluide proche de la vitesse minimal de


fluidisation. Il se traduit dans notre cas par la formation de petite bulle à proximité de la grille
de distribution soutenant le lit (figure 1). Les bulles alors formé vont s'élever vers la surface, en
se heurtant elle vont s'unir puis éclater à la surface comme dans le cas d'un liquide en
ébullition. Dans l'industrie la plupart des réacteur fonctionne ainsi.
– Le pistonnage : celui-ci intervient cette fois à des vitesses du fluide proche de l a vitesse limite
de fluidisation. Les bulles occupent cette fois toute la section de la colonne. Leur formation se
produit par intermittence durant lesquels le lit se stabilise puis il se soulève (figure 2).
– Le renardage : ce phénomènes voit le jour lorsque le fluides s’infiltre dans le lit en par des
passages préférentiels (figure 3).
II- Dispositif expérimental :
Le banc de fluidisation (figure 4) est constitué d'une colonne en verre de 15,25 centimètre de
diamètre, dans laquelle le lit est maintenu par une grille support. Le lit est constitué de grains de
sable de diamètre moyen 220 µm et de masse volumique 2400 kg/m3. Ces grains constitue un lit
de porosité au repos de 0,48. En amont du diffuseur poreux situé en bas de la colonne, on retrouve
deux rotamètres montés sur deux canalisations différentes permettant de mesurer pour l'un des
hauts débits et pour l’autre des débits plus faibles. Sur celui ci on retrouve aussi un débitmètre
massique a fil chaud. Le choix du rotamètre s’opère par un jeu de vanne. Pour les caractéristique
du fluide on prendra ceux de l'air à 20 °C et 1 atm. Enfin en amont et en aval de la colonne se
trouve des prises de pression relié à un manomètre différentiel à eau (tube en U).

Air

Air
Gros débits
Mesure de la
perte de charge

Lit de
sable
FI
LI
FI FI

Petits débits

Figure 4: Banc de fluidisation


Ce montage permet grâce à une arrivée d'air comprimé de fluidisé le lit située dans la colonne. On
peut déterminer le débit de cette air grâce au rotamètre/débitmètre et donc la vitesse de l'air dans
la colonne. Enfin le tube en U à eau nous permet de déterminer la perte de charge engendré par le
lit sur l'air.

III- Détermination de la vitesse minimal de fluidisation de notre lit

a) Valeur théorique

Avant de déterminer une valeur de cette vitesse par l'expérience il est possible de déterminer par
le calcul et en connaissant certaines caractéristiques de notre système une valeur de cette vitesse
minimum de fluidisation.

La loi de Darcy nous dit pour l'écoulement d'un fluide à travers un milieu poreux que la perte de
charge vaut :
Δ P = R.μ .U m (équation 1)
Cependant, cette loi est valable pour de faible vitesse du fluide, avec des grains immobiles et un
régime d'écoulement dans le lit linéaire.

ZO
avec R =
B
ZO : hauteur du lit au repos
B : la perméabilité du lit que l'on peut calculer avec la formule suivante :

ϵ 3o . d 2g
B =
36.h k .(1− ϵo )2

Cette formule est valable pour un lit composés de grains identique (forme/taille/masse)

On sait aussi qu'à partir d'une certaine vitesse du fluide (Um), la poussée exercée par celui-ci vient
équilibrer les différentes forces au sein du lit. On a :

F P = F− F a
FP : Force de poussé du fluide
F : Force exercé par le poids du lit
Fa : Force appliqué sur le lit par la poussée d’Archimède

Avec F = m s . g = ρs .V s . g = ρs . S.Z o .(1− ϵ o). g


F a = ρ f . V s . g = ρ f . S.Z o .(1− ϵo). g

On obtient : F P = S.Z o .(1− ϵo ). g.(ρs− ρ f ) (équation a)

Il est aussi possible d'exprimer cette force de poussé par l’énergie transmise du fluide vers le lit
que l'on peut déterminer avec la perte de charge du fluide. On obtient :

F P = Δ P . S (équation b)

En combinant l'équation (a) et (b), on obtient :

Δ P = Z o .(1− ϵo ). g.(ρs− ρ f ) (équation 2)

Il est désormais possible de calculer la vitesse minimal de fluidisation en combinant les équations
(1 et (2), en utilisant seulement les caractéristiques du lit et du fluide.

0,006 . g.(ρ s− ρ f ). ϵ3O . d 2g


Um =
(1− ϵO ).μ
0,006 .9 ,81.(2400− 1,2). 0,483 .(220.10− 6)2
=
(1− 0,48).18.10− 6
=0,08 m/s
b) Valeur expérimental :

Afin d'obtenir la valeur expérimental de la vitesse minimal de fluidisation, il est possible d'utiliser
les équations (a) et (b). Celle-ci nous renseigne que lorsque le lit est fluidisé la force de poussé est
égale au poids moins la poussée d’Archimède et donc égale à une constante. Comme la force de
poussée est égale à la perte de charge multiplié par la section. On en déduit que la perte de charge
est constante durant la fluidisation. Tandis qu'elle suis (équation 1) la loi de Darcy pour des vitesses
inférieurs au minimum de fluidisation.
Grâce au dispositif expérimental nous pouvons augmenter le débits et relever la perte de charge.
Durant le TP nous avons relevés les débits à l'aide du débitmètre massique à fil et la perte de
charge du fluide grâce au tube en U.

Pour obtenir la vitesse du fluide à partir de notre débit volumique nous avons appliqué :


U= (m/ s) avec S = π . r 2 = π∗ 0,076252 = 0,0183 m2
S

Et pour obtenir la perte de charge à partir de la dénivellation du tube en U :

Nous avons utilisé le principe de Bernoulli qui dit :

1 1
p A+ρi g z A+ ρi v 2A = p B+ρi g z B+ ρi v 2B
2 2

En l'appliquant entre les points 3 et 4 dans l'eau (figure 5) on obtient :

p 4− p3 =ρ EAU g (z 4− z 3 ) (équation I)

En l'appliquant entre les points 3 et 4 dans l'air (figure 5) on obtient :

• p 4= p1− ρ AIR g (z 4− z 1 ) 1
1
• p 1= p 2− ρ AIR g (z 1− z 2 )− ρ AIR (v 21− v 22 )
2
avec v 2 =v 1
On obtient p 1= p 2− ρ AIR g (z 1− z 2 )
• p 2= p3− ρ AIR g (z 2− z 3 )
3

En combinant les 3 équations ci dessus on obtient : 4

p 4− p3 =− ρ AIR g ( z 4− z 3 ) (équation II)

En additionnant l’équation (I) et (II) on obtient :


2
(ρ EAU − ρ AIR) g ( z 4− z 3)
Δ P= p 4− p3= Figure 5: Schéma pour
2
determination de
Avec Δ P : la perte de charge l'expression de la perte de
z 4− z 3 :la dénivellation dans le tube en U charge en fonction de la
dénivelation du tube en U
On peut désormais représentait la perte de charge du fluide en fonction de la vitesse de celui-ci
afin de déterminer la vitesse minimal de fluidisation. On obtient (figure 6):

Figure 6: Détermination de la vitesse minimal de fluidisation


On observe sur ce graphique que la perte de charge évolue linéairement avec la vitesse du fluide
avant le régime de fluidisation puis que celle ci reste relativement constante sur la plage de vitesse
correspondant au régime de fluidisation. Cette propriété est intéressante car elle nous renseigne
que la vitesse du fluide utilisé pour fluidisé un système n'impacte pas la HMT de la pompe.

Pour déterminer la vitesse minimal il est possible de le faire graphiquement. Nous, avons décidé
d'utiliser les droite de tendance, en posant :

6995,6
y = 312354 x = 3076x + 6995,6 On obtient x = = 0,023 m/ s
312354− 3076

On observe que nos valeurs théorique et expérimental ont le même ordre grandeur mais une
erreur relative de :

∣ 0,023− 0,08 ∣
erreur= =71 %erreur .
0,08

Cette erreur peut venir de plusieurs facteurs, principalement des hypothèses utilisé pour le calcul
de la valeur théorique. En voici certaine :
– l'utilisation de la formule de la perméabilité requiert un lit homogène en taille, masse et
géométrie des grains ce qui est impossible réellement.
– la combinaison de l’équation (1), valable avant le régime de fluidisation avec l'équation
(2) valable durant le régime de fluidisation pour obtenir la vitesse minimal.
– l'hypothèse sur l'équation (1) que le régime est linéaire.
– le fluide ne circule pas de manière parfaitement homogène dans le lit (phénomènes
parasites).
– l'utilisation de deux rotamètres différents pour la détermination des vitesses du fluide.
– une prise trop rapide des mesures (régime pas totalement établie).
– des approximations sur les valeurs de la porosité du lit et des caractéristiques des grains
et du fluide (masse volumique/diamètre/viscosité)
IV- Caractérisation de la porosité de notre lit

a) Détermination de la porosité expérimental du lit au repos

Grâce au graphique (figure 6) on sait que la perte de charge pour la vitesse du fluide égale à Um est
de Δ P = 312 354∗ 0,023=7184 Pa . Or l'équation (2) nous renseigne que
Δ P = Z o .(1− ϵo ). g.(ρs− ρ f ) on peut donc déterminer la valeur de la porosité du lit ( ϵo )
expérimentalement avec la formule :

ΔP 7184
ϵ o = 1− = 1− = 0,27
Z O . g.(ρs− ρ f ) 0,42 .9,81 .(2400 − 1,2)

Avec cette nouvelle porosité déterminé expérimentalement on peut calculer une nouvelle valeur
de Um théorique :

0,006 . g.(ρ s− ρ f ). ϵ3O . d 2g


Um =
(1− ϵO ).μ
0,006 .9 ,81.(2400− 1,2). 0,273 .(220.10− 6)2
=
(1− 0,27).18.10− 6
=0,011 m/s

Cette nouvelle valeur de la vitesse minimal théorique est plus proche de celle déterminé
expérimentalement. On peut donc en déduire que l'erreur entre la vitesse minimal théorique et
expérimental de la partie (III) était du en grande partie par l'approximation sur la porosité de notre
lit au repos. L'erreur restante est probablement du aux autres facteurs énumérés précédemment.

b) Facteur de sphéricité

Il est possible aussi de considérer que l'erreur restante est dû simplement à l'approximation sur la
sphéricité des grains. Afin de prendre en compte que nos grains ne sont pas sphérique il est
possible d'ajouter un facteur de sphéricité Ψ dans notre formule précédente on obtient :

0,006 . g.(ρ s− ρ f ). ϵ3O . d 2g


Um = . Ψ2
(1− ϵO ).μ

La valeur de ce facteur peut être déterminé en appliquant :

√ √
(1− ϵO ).μ (1− 0,27).(1,8.10− 5)
Ψ= U m . = 0,023. =1,47
0,006 . g.(ρs− ρ f ). ϵ3O . d 2g 0,006.9 ,81 .(2400− 1,2). 0,273 .(2,2 .10− 4 )2

On obtient un facteur de sphéricité de 1,47.


c) Évolution de la porosité en fonction de la vitesse de l'air

Lors du régime de fluidisation le lit se dilate avec l'augmentation de la vitesse du fluide. Le


dispositif expérimental nous permet de relever la hauteur du lit en fonction de la vitesse de l'air. A
partir de la hauteur du lit il est possible de déterminer la nouvelle porosité du lit.

Par la loi de conservation de la masse on peut écrire :

mrepos = mdilaté → V sol∗ ρsol = V sol∗ ρ sol on divise par S


V sol V sol V
→ = avec S = lit
S S Z
Z0 Z V vide V sol
→ V sol . =V sol on sait que ϵ= donc =1− ϵ
V lit0 V lit V app V lit
→ Z 0 (1− ϵ 0)=Z (1− ϵ)

On peut donc calculer la porosité du lit en appliquant :

Z0
ϵ=1− .(1− ϵ 0)
Z

On peut donc représenter l’évolution de la porosité du lit en fonction de la vitesse du fluide (figure 7) :

Figure 7: Evolution de la porosité du lit en fonction de l'augmentation


de la vitesse de l'air
On observe qu'avant le régime de fluidisation la porosité est constante et égale à la porosité du lit
au repos. Cela s'explique facilement car avant la fluidisation les grains sont immobiles, la porosité
ne varie donc pas. On observe que durant la fluidisation la porosité augmente de manière linéaire.
Celle ci augmente car l'air prend de plus en plus de place au sein du lit d’où l'augmentation de la
taille du lit alors que le volume total des grains ne varie pas. L'évolution linéaire de la porosité
nous renseigne que la taille du lit évolue de manière linéaire avec la vitesse du fluide. Cette
propriété pourrait être utile dans l'industrie dans un appareil qui utilisant un « trop plein » de
matière solide. On observe aussi sur notre graphique à la vitesse de 0,076 m/s deux points de
porosité différente. Ce double point correspond au passage du petit rotamètre vers le gros
rotamètre qui génère deux valeurs différentes. Cela s'explique par un mauvais étalonnage d'un où
des deux rotamètre.
V- Détermination de la vitesse maximal de fluidisation de notre lit
La valeur de la vitesse maximal de fluidisation U m de notre lit peut être calculer théoriquement.
Pour cela nous allons utiliser la formule de la vitesse limite de chute. On utilise cette formule pour
calculer U m car les grains commence à être emporter à partir du moment où la vitesse du fluide
dépasse la vitesse limite de chute des grains.
Cependant cette formule dépend du régime de chute des grains. On va donc dans un premier
temps calculé X un nombre adimensionnel permettant de déterminer le régime. Ce nombre
se calcul à partir de la formule suivante :

4 (ρs− ρ f ). ρ f . g . d g
3 −4 3
4 (2400− 1,2). 1,2. 9,81 .(2,2 .10 )
X = = =1237,4
3 μ 2f 3 (1,8 .10− 5)2

Cette valeur de X nous renseigne que le régime est intermédiaire (d'Allen). La formule pour
calculer la vitesse limite de chute est :

0,71
[(ρs− ρ f ). g ] . d 1,14
g
0,71 −
[ (2400− 1,2). 9,81 ] .(2,2 .10 4 )1,14
Ul = = = 20,1 m/s
6,54 .μ 0,43 0,29
f . ρf 6,54 .(1,8 .10− 5 )0,43 . 1,20,29

Ainsi théoriquement si la vitesse du fluide dépasse les 20,1 m/s le lit de sable sera emporté. Nous
n'avons pas pu tester cette valeur expérimentalement durant le TP. Ce procédé est très utilisé pour
transporter des solides efficacement et facilement.

VI- Caractérisation de quelques milieux poreux

Il existe différentes méthode pour caractériser la masse volumique et la porosité d'un milieu.
Notamment la porosimétrie par intrusion de mercure sur des échantillons sec, l'utilisation
simultané d'un porosimétre à mercure et d'une distillation fractionné pour déterminer les volumes
secs et liquides du milieu, l'utilisation d'extracteur ou encore de la force centrifuge. Durant le TP
nous avons décidé d'utiliser une technique relativement facile. La voici :

– Faire la Tare de la balance avec un récipient gradué


– Remplir ce récipient gradué d'une certaine quantité des grains à caractériser (250 mL
durant notre TP)
– Peser la masse des grains avec la balance taré
– Remplir le récipient d'eau de façon à se que tout les grains soit immergé mais de la même
quantité que précédemment
– Peser la nouvelle masse d'eau + grains

A partir du volume et des deux masses relevées il est possible de déterminer la masse volumique
et la porosité de nos grains. En appliquant :
On sait que m1=mgrain , m2=mgrain +meau et V vide =V eau .

On peut écrire :

m grain m1 m1 m1
ρgrain = = = =
V grain V tot− V eau m (m − m1 )
V tot − ρ eau V tot− ρ2
eau eau

meau (m2− m 1)
V vide V eau ρeau ρeau
et ϵ = = = =
V app V tot V tot V tot

En appliquant ces formules sur les valeurs relevées on obtient le tableau suivant pour nos différent
échantillons (figure 8):

Figure 8: Valeur de prosité et de masse volumique pour nos différents


echantillon

On observe que la masse volumique des échantillons 2 et 3 est supérieur a celle de l'eau (1kg/L) et
celle de l'échantillon 1 égale à celle de l'eau avec la précision que nous avons (figure 8). Nous
avons remarqué la même chose durant le TP car les différents grains rester immergé sauf pour
l’échantillon 1 qui remonter légèrement à la surface. On observe aussi que la porosité de ces
différents milieux est très élevées, ce que l'on pouvait en déduire avant de réalisé l’expérience à
partir de la géométrie des grains (grande surface/petit volume/cavité intérieur) (figure 9).

Figure 9: Echantillons à caractriser


Conclusion
Pour conclure, durant ce TP nous avons étudié un dispositif expérimental permettant de fluidiser
un milieu poreux. Cette caractérisation s'est déroulé en deux étapes : la détermination des régimes
de fluidisation et la caractérisation de la porosité du milieu.
Nous avons dans un premier temps déterminé les valeurs théoriques et expérimentales de la
vitesse minimal de fluidisation et nous sommes interrogé sur l'écart entre ces deux valeurs. Puis
avons chercher a corriger cette différence en intégrant un facteur dans les équations.
Nous avons ensuite caractérisé la porosité de notre lit au repos ainsi que l'évolution de celle ci en
fonction du débit du fluide fluidisant.
Puis nous avons caractérisé la vitesse maximal que pouvait atteindre le fluide pour conserver un
régime de fluidisation.
Enfin nous avons caractérisé différent milieu poreux en calculant la masse volumique et la porosité
des grains les composants.

Lors de la détermination de la vitesse minimal de fluidisation et l'étude de la porosité de notre lit,


nous avons remarqué que l'erreur sur la détermination de la porosité au repos de notre lit entraîné
un décalage élevé entre la valeur réel et théorique de cette vitesse. Nous avons de plus observé
que la géométrie des grains avait un impact non négligeable sur l'apparition des différents
régimes.
Cela nous informe qu'il est important de connaître à l'avance les propriétés du lit et des grains le
composants avec une grande précision pour éviter les erreurs de dimensionnement dans des
procédés industriel. On peut aussi voir ces caractéristiques comme un paramètre sur lequel jouer
pour obtenir un régime de fluidisation à des vitesse du fluide choisis. Par exemple dans les cas ou
les vitesses du fluide ne peuvent pas être modifié ou que sur une très faible plage.
Dans le cas des chaudières à combustion de charbon, il sera nécessaire de broyer avec une très
grande précision le charbon à injecter afin de conserver le régime de fluidisation.

Nous avons aussi observé que durant le régime de fluidisation la perte de charge entraîné par le lit
était relativement constante et ne dépendait pas de la vitesse du fluide. De cette observation nous
en déduisons qu'il est possible de choisir la vitesse du fluide (dans les plages du régimes de
fluidisation) sans qu'il n'y est d'impact sur la HMT de la pompe le faisant circuler.

Enfin nous avons observé qu'il était possible de déterminé la vitesse limite de fluidisation, à partir
des caractéristiques du système, au dessus de laquelle les solide était emportés.
Tout comme pour la vitesse minimal, il est important de connaître à l'avance les propriétés du lit et
des grains le composants avec une grande précision.
Ainsi la connaissance de cette vitesse maximal permet le dimensionnement de système de
transport efficace, facile et rapide de matière solide.
Comme par exemple des charbons de leur zone de stockage au broyeur alimentant la chaudière.
Annexe 1 : Dispositif expérimental

Air Colonne

Air
Gros débits
Mesure de la
perte de charge

Lit de
sable
FI
LI
FI FI

Petits débits
Annexe 2 : Valeurs bruts
Annexe 3 : Détermination de la porosité avec les formule de Um et B

0,006 . g.(ρ s− ρ f ). ϵ3O . d 2g


Vitesse minimal de fluidisation : U m =
(1− ϵO ).μ

Avec U m (expérimental )=0,023 m/ s .

On obtient avec le solveur une valeur de ϵO =0,1713 .

ϵ 3o . d 2g
Perméabilité : B =
36.h k .(1− ϵo )2

Z0
On sait que Δ P = .μ . U m
B

or avec notre graphique (figure 6) on sait que : Δ P = 312354∗ U m

ϵ 3o . d 2g Z 0 .μ
donc B = =
36.h k .(1− ϵo )2
312354

On obtient avec le solveur une valeur de ϵO =0,176

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