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Morale et Éthique : Concepts Clés

Ce document traite de la morale, de l'éthique et de la déontologie. Il définit ces concepts et explique les similitudes et différences entre eux. La morale concerne les règles de conduite d'une société tandis que l'éthique est une réflexion sur ces règles. La déontologie concerne les devoirs d'une profession.

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Morale et Éthique : Concepts Clés

Ce document traite de la morale, de l'éthique et de la déontologie. Il définit ces concepts et explique les similitudes et différences entre eux. La morale concerne les règles de conduite d'une société tandis que l'éthique est une réflexion sur ces règles. La déontologie concerne les devoirs d'une profession.

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République algérienne démocratique et populaire

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Université de Hassiba Ben Bouali – Chlef –

Faculté : Génie Civile et d’Architecture


Département : Hydraulique
Niveau : 1eme Année Master
Groupe : Urbain
Module : Ethique, Déontologie et Propriété Intellectuelle

EXPOSE

MORAL

Réalisé par :
 CHAIB DRAA MOUSTAPHA
 MEHIDI ABDELMOUMANE
 MEROUANE MOHAMED

Année universitaire : 2020/2021

Morale :

~1~
La morale: est une notion qui désigne l'ensemble des règles ou préceptes,
obligations ou interdictions relatifs à la conformation de l'action humaine aux
mœurs et aux usages d'une société donnée. Éthique et morale sont
étymologiquement proches puisque certains traducteurs de philosophes antiques
ont utilisé ces deux termes sans nette distinction selon les époques pour
traduire le mot grec ethikos. Néanmoins pour certains philosophes modernes, la
morale se distingue de l'éthique qui se définit telle une réflexion fondamentale 2
sur laquelle la morale établira ses normes, ses limites et ses devoirs 3. De la
morale est née la philosophie morale qui se distingue de la métaphysique de par
son aspect pratique. Une action immorale est parfois une action nuisible comme
le vol. La morale ne doit pas être confondue ni avec la casuistique ni avec
l'idéologie.

En s'intéressant à la question du bien et du mal, la morale se distingue de la logique5 (dont les


valeurs sont le vrai et le faux), du droit (le légal et l'illégal), de l'art (le beau et le laid) et de
l'économie (l'utile et l'inutile). C'est d'après ces valeurs que la morale fixe des principes
d'action, qu'on appelle les devoirs de l'être humain, vis-à-vis de lui-même ou des autres
individus, ou de l'ensemble de la société, ou
d'idéaux plus élevés (la tradition, l'harmonie, la paix, les dieux, etc.), principes qui définissent
ce qu'il faut faire et comment agir.

Il y a deux formes d'attitude contraire à la morale, l'immoralité qui consiste à transgresser


délibérément les règles de la morale sans pour autant porter de jugement sur celle-ci, et
l'amoralité qui consiste à refuser ou nier l'existence d'une morale, voire à encourager dans
certains cas leur transgression systématique, en séparant les notions d'éthique de celles de
mœurs.

La morale vise d'une part à la conservation des formes collectives d'organisation sociale, de
la société, de l'intérêt général, d'autre part à l'agrément de la vie des individus en société.
De même, un même schéma moral est adapté selon chaque culture et société, mais à
l'intérieur de ces cultures, différents types de moralité cohabitent ensemble, avec un degré
variable de tensions6.

~2~
Elle peut renvoyer à l'ensemble des règles de conduite diffuses dans une société donnée
(politesse, courtoisie, civisme), ou encore à des préceptes énoncés explicitement par une
religion ou une doctrine (morale religieuse, philosophie morale, éthique). Les règles morales
peuvent se diviser en deux groupes : d'une part, les maximes de la morale personnelle
(individuelle) et, d'autre part, les codes de conduite (ou systèmes de principes) partagés au
sein d'une communauté culturelle, religieuse ou civile (collectifs).

Les règles morales peuvent être vues comme de simples habitudes qui ont fini par s'imposer à
un groupe social (mœurs, coutumes), c'est-à-dire des façons d'agir culturelles, acquises,
apprises et intégrées par les agents (consciemment ou non) qui ont fini par se préciser ou se
transformer au cours des siècles, ou au contraire comme des normes absolues, invariables
dans le temps, transcendantes et d'origine divine ou révélées. De même, elles peuvent être
considérées comme relatives, variables selon les peuples et les époques, ou au contraire
comme universelles, indépendantes du lieu et de l'époque, et établies par la raison humaine ou
Selon l'approche philosophique, le critère définissant une conduite morale (ou ce que signifie
« bien agir ») ne sera pas le même. En effet, la valeur morale d'une action (le fait qu'elle soit
bonne ou mauvaise) peut être définie soit d'après ses conséquences (conséquentialisme,
utilitarisme, pragmatisme), c'est-à-dire selon les effets engendrés par cette action, soit
d'après sa conformité à des valeurs (déontologie, intuitionnisme), c'est-à-dire selon les
intentions ou motivations qui la commandent (indépendamment des conséquences).

L'écrivain Norman Spinrad précisa dans une interview à Métropolis que les conflits moraux
étaient moins ceux du bien contre le mal qu'entre des versions différentes et incompatibles
du bien, faisant écho tant au vicomte Louis de Bonald (« Il est plus commode de faire son
devoir que de le connaître ») qu'à Jean-Paul Sartre dans L'Existentialisme est un humanisme .
exigées par une certaine représentation de l'être humain en général (universalisme, droits de
l'homme).

L’Ethique : du grec ethikos, en latin : éthica, comme les mots physica, métaphysica,
politica, a d’abord gardé sa valeur de pluriel (de l’anglais :Ethics, physics, metaphysics) par la
suite en français : éthique. Ce qui veut dire « caractère ». Le mot « éthique » implique une
appréciation concernant le bien et le mal des actions, ou alors des gens, ou des choses. 4
significations :

1- Habitude morale, caractère, mœurs. On employer ce mot par exemple pour parler du
caractère d’une bête ou de ses mœurs, de ses inclinations innées.

Inclinations naturelles à agir. C’est sous l’impulsion de son éthos que le castor construit des
barrages, que l’abeille fait des alvéoles…., que les parents risquent leur vie pour sauver leur
enfants.

Pour Aristote, «  l’éthique est la science du bonheur humain  »,


~3~
La Déontologie : Le mot « Déontologie », à été fabriqué par le philosophe et
jurisconsulte anglais Jeremy Bentham (1748 – 1832). de son livre « Déontologie or Science of
Morality ».

Le mot déontologie vient du grec déon , participe présent du dei : il faut, il convient , et de
logos : discours, traité, etc.

Certains la definissent comme une «  Science des devoirs ».

«  La science de la conduite humaine  »

Un siècle plutard, le 1er code de déontologie est né : les médecins français ce sont donné un
Code de déontologie (1947).

C’était un recueil des « devoirs » des médecins envers leurs patients, leurs confrères. Ce fut
le 1er code de déontologie.

Morale et éthique :
En français, morale et éthique ont des sens souvent confondus.
Ainsi le Petit Larousse donne les définitions suivantes :

morale (du latin mores, mœurs) :

1. ensemble des règles d'action et des valeurs qui fonctionnent comme norme dans
une société ;
2. théorie des fins des actions de l'homme ;
3. précepte, conclusion pratique que l'on veut tirer d'une histoire.

Éthique, Philosophie (du grec ethikos, moral, de éthos mœurs) :

1. doctrine du bonheur des hommes et des moyens d'accès à cette fin ;


2. ensemble particulier de règles de conduite (syn. morale) ;
3. partie théorique de la morale.

Le Petit Robert quant à lui donne :

Morale : science du bien et du mal, des principes de l'action ; théorie de l'action


humaine en tant qu'elle est soumise au devoir et a pour but le bien…
Éthique : science de la morale ; ensemble des conceptions morales de quelqu'un ;
décrit un comportement.

~4~
Liée à la notion de mœurs, la morale prend en compte toute une dimension esthétique,
culturelle, de culture matérielle, de conformation aux coutumes vestimentaires et culinaires,
à la civilité et à la politesse, que l'éthique ignore.

D'autre part, la morale est généralement rattachée à une tradition idéaliste (de type
kantien) qui fait la distinction entre ce qui est et ce qui doit être, alors que l'éthique est liée
à une tradition matérialiste (de type spinoziste) qui cherche seulement à améliorer le réel (ce
qui est) par une attitude raisonnable de recherche du bonheur de tous.

Quant à la déontologie (gr. deon, -ontos, ce qu'il faut faire, et logos science), c'est la
discipline qui traite des devoirs à remplir, sur un plan professionnel.

Morale et droit

La morale peut être individuelle, dans ce cas, il s'agit d'un code d'honneur que l'individu se
fixe et qu'il décide d'appliquer ou non 7. Cependant, la morale peut être collective, et dans ce
cas, elle s'apparente au droit. La morale et le droit travaillent tous deux de manière
coordonnée, en ayant pour finalité l'amélioration de la vie en société.

Il existe différentes théories du rapport entre la morale et le droit. Les auteurs ont recours
à l'image de deux cercles pour illustrer les rapports de la morale et du droit7. Chez certains,
ces deux cercles sont concentriques, car ils considèrent que le droit est entièrement absorbé
par la morale. D'autres prétendent que ces cercles sont sécants. Il y aurait alors trois
catégories de règles : les règles morales sans dimension juridique, les règles juridiques sans
dimension morale, et à l'intersection, les règles morales ayant une application juridique.
Enfin, certains avancent l'hypothèse que ces cercles sont strictement séparés. Cependant,
cette dernière thèse admet trop d'exceptions pour être valide. On peut donc dire que le
droit et la morale ont des domaines d'application distincts, et qu'ils sont séparés, mais ils ont
aussi des points de contact : on ne peut par conséquent parler ni de séparation, ni de
confusion. Enfin, si la morale peut être7le fruit d'une seule personne, et ne s'appliquer qu'à

~5~
elle, le droit, en revanche, n'apparaît que dans une société .

On appelle probité la caractéristique d'une personne qui respecte scrupuleusement la justice


et les règles de la morale.
Morale et religion :
Mgr Louis Dicaire affirme qu'il existe une confusion entre morale et religion8 . Il estime que la
morale possède un caractère davantage personnel, qu'on appelle la conscience. Il pense que la
religion, quant à elle, possède un caractère davantage public, puisque, selon une des
étymologies probables du mot, elle consiste à « relier » des individus ; « religion » viendrait
du latin religere, qui signifie « relier ». Selon lui, le rôle des institutions religieuses est donc
d'éclairer les consciences par rapport aux enseignements propres à chaque religion. Selon
Louis Dicaire, cette confusion est à l'origine d'une conception fréquemment rencontrée,
selon laquelle la religion ne serait qu'une affaire privée.

Dans la tradition protestante, le mot éthique tend à remplacer systématiquement celui de


morale qui se rattache aux traditions de l'Antiquité romaine et de la religion catholique.

Morale et technique :

Les êtres humains se posent des questions à caractère moral au sujet des techniques, comme
l'opportunité d'introduire les organismes génétiquement modifiés en Europe, ou
l'entreposage des déchets de l'industrie nucléaire en profondeur ou en surface.
Conformément à une conception courante d'un grand nombre de sociologues, les objets en
eux-mêmes ne possèdent pas une dimension morale ; les techniques appartiennent au règne
des moyens et la morale au règne des fins. Toutefois, certains auteurs en STS9 ont cherché à
dépasser cette distinction en caractérisant la composante morale des objets techniques.
La morale selon les théologiens

Dans la théologie catholique, en théologie morale, plus particulièrement dans les cours de
théologie sectorielle, on distingue la morale individuelle et la morale sociale.

Aussi, dans une perspective historique, saint Thomas d'Aquin distingue au Moyen Âge onze
péchés de différentes natures. De plus, pour lui le bien et le mal ne sont qu'une réponse, ou
plutôt deux réponses différentes et diamétralement opposées, à la valeur de la vie (vie qui,
pour lui, vient bien sûr du créateur). En effet, ne pouvant rester neutre face à la valeur du
vivant, nos réactions s'étalent de la plus saine qu'est l'amour jusqu'aux moins saines. Par
ailleurs Thomas d'Aquin pense que tous les sentiments sont jouissifs en eux-mêmes : l'amour,
la perversion, la haine. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils se transforment généralement en
actes. Seulement certains, comme le mal, à la fois séduisent mais également détruisent celui
qui les ressent. Thomas d'Aquin pense ainsi que pour pouvoir vivre et aller dans le sens de la
~6~
Vie, dans le sens du Christ, il faut commencer par vouloir vivre, et cette décision est
uniquement d'ordre moral. Maître Eckhart, théologien et philosophe dominicain des XIII e et
XVIe siècles, affirme [Où ?]
que l'on peut diviser les sentiments mauvais en trois grandes
catégories. La plus grave est bien sûr la méchanceté (c'est-à-dire la perversion), qui consiste
à prendre plaisir à détruire la vie et donc les êtres de vie que sont les hommes. Puis vient une
forme moins connue que l'on peut traduire de nos jours par l'aigreur et qui consiste à
prendre plaisir à rejeter, à gâcher la vie et ses bonnes choses. Enfin, vient la haine qui, pour
lui, n'est pas la plus grave en ce sens qu'il faut toujours des raisons pour haïr, et qu'ainsi,
d'une certaine façon, elle peut se justifier, bien que le Christ ait condamné également ce
sentiment. En théorie, seuls les actes sont jugés moraux ou immoraux, mais pour le Nouveau
Testament la moralité commence au sein même du sentiment qui pousse à passer aux actes,
tant dans le sens de la moralité que de l'immoralité.

Débats contemporains :
Selon Massé6, ce qui caractérise la morale contemporaine est qu'elle est un ensemble de
normes qui évolue sans cesse. Devant ces normes sociales, l'individu navigue et adapte ses
idées et actions selon les contextes globaux et les circonstances particulières. Massé insiste
sur la centralité du pouvoir dans les traits importants de la moralité puisque « dans toute
société, elle est promue par certains groupes d’intérêt (par exemple religieux, sexuels, de
classe, ethniques) ». De plus, chaque individu trouve un sens moral selon différentes sources
d'autorité. En plus des grandes religions, qui proposent un ensemble de règles, de normes et
d'idéaux plus précis, il y a les héros et héroïnes de mythes traditionnels, ou encore les
institutions publiques, nationales ou internationales, ainsi que des corps et regroupements
professionnels avec des codes déontologiques à suivre. Ces derniers sanctionnent
directement les individus qui ne s'y rattachent pas, mais contribuent à forger un nouvel
imaginaire collectif de la vertu.

La morale sociale est assez voisine dans ses principes de l'éthique sociale. Aussi, de
[réf. nécessaire]
nombreux débats contemporains concernent la morale sociale :
les droits de l'homme ;
la tolérance ;
la pollution de l'environnement ;
l'éthique de la responsabilité dans le domaine technique et scientifique (Hans Jonas) ;
la responsabilité sociale des entreprises ;
l'éthique des affaires ;
la bioéthique ;
le moralisme ou le rigorisme, formes intégristes de la morale ;
les droits des animaux.

~7~
Ils concernent aussi la morale individuelle dans les questions sexuelles, ce qui relève de la
transmission entre générations.
Développement du jugement moral
Le psychologue du développement David R. Shaffer décrit la morale humaine comme relevant
des composants émotionnels (par exemple, la culpabilité), cognitifs (par exemple, réfléchir et
décider sur ce qui bien ou mal), et du comportement (par exemple, mentir ou se conduire
façon jugée honorable)16. Le développement moral a été étudié sous plusieurs angles
théoriques par la psychologie.

Sigmund Freud a décrit les stades du développement moral dans sa théorie psychanalytique
en s'appuyant essentiellement sur les souvenirs adultes. Le jugement moral se construit par
l'identification avec le père (complexe d’Œdipe) ou la mère (complexe d'Électre) et prend
place vers l'âge de 5-6 ans. Plusieurs aspects de la théorie de Freud ont été invalidés par les
recherches ultérieures de la psychologie scientifique [pas clair], mais l'importance des années
précoces dans la formation des valeurs morales et l'importance des parents, ont été
confirmées16

L'enfant peut apprendre les comportements moraux en observant la conséquence du comportement des autres enfants,
par exemple lors du repas familial. Peinture d'une scène familiale de August Heyn.

1. Reference : CNRTL, « Moral : Etymologie de Moral »


([Link] (consulté le 14 juin 2016).
Bibliographie
Ouvrages cités dans l'article
Olivier Depré, Philosophie morale, Academia Bruylant, 1999, 185 p. (ISBN 978-2-87209-469-1)

~8~
~9~

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