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Adressage IPv4

Philippe Latu
[Link](at)[Link]
[Link]

Résumé
Le système d'adressage défini avec le protocole réseau du modèle TCP/IP est incontournable
dans la mise en œuvre des réseaux actuels. L'objet de cet article est de décrire succinctement le
fonctionnement et les possibilités de l'adressage IPv4.

Table des matières


1. Copyright et Licence .......................................................................................................................... 1
2. Le protocole IP de la couche Réseau ............................................................................................... 2
3. Le format des adresses IPv4 ............................................................................................................ 3
4. Les classes d'adresses ...................................................................................................................... 4
5. Le découpage d'une classe en sous-réseaux ................................................................................... 6
6. Le routage inter-domaine sans classe .............................................................................................. 8
7. Un exemple pratique ....................................................................................................................... 10
8. Les réseaux privés & la traduction d'adresses (NAT) ..................................................................... 11
9. Exercices sur l'adressage IPv4 ....................................................................................................... 12
10. En guise de conclusion ................................................................................................................. 17

1. Copyright et Licence
Copyright (c) 2000,2022 Philippe Latu.
Permission is granted to copy, distribute and/or modify this document under the
terms of the GNU Free Documentation License, Version 1.3 or any later version
published by the Free Software Foundation; with no Invariant Sections, no
Front-Cover Texts, and no Back-Cover Texts. A copy of the license is included
in the section entitled "GNU Free Documentation License".

Copyright (c) 2000,2022 Philippe Latu.


Permission est accordée de copier, distribuer et/ou modifier ce document selon
les termes de la Licence de Documentation Libre GNU (GNU Free Documentation
License), version 1.3 ou toute version ultérieure publiée par la Free Software
Foundation ; sans Sections Invariables ; sans Texte de Première de Couverture,
et sans Texte de Quatrième de Couverture. Une copie de la présente Licence est
incluse dans la section intitulée « Licence de Documentation Libre GNU ».

Méta-information
Cet article est écrit avec DocBook XML sur un système Debian GNU/Linux. Il est disponible en version
imprimable au format PDF : [Link].

Conventions typographiques
Tous les exemples d'exécution des commandes sont précédés d'une invite utilisateur ou prompt
spécifique au niveau des droits utilisateurs nécessaires sur le système.

• Toute commande précédée de l'invite $ ne nécessite aucun privilège particulier et peut être utilisée
au niveau utilisateur simple.

• Toute commande précédée de l'invite # nécessite les privilèges du super utilisateur.

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2. Le protocole IP de la couche Réseau


Le rôle fondamental de la couche réseau (niveau 3 du modèle OSI) est de déterminer la route que
doivent emprunter les paquets. Cette fonction de recherche de chemin nécessite une identification de
tous les hôtes connectés au réseau. De la même façon que l'on repère l'adresse postale d'un bâtiment
à partir de la ville, la rue et un numéro dans cette rue, on identifie un hôte réseau par une adresse qui
englobe les mêmes informations.
Le modèle TCP/IP utilise un système particulier d'adressage qui porte le nom de la couche réseau de
ce modèle : l'adressage IPv4. Cet article présente le fonctionnement de cet adressage dans la version
IPv4.
De façon très académique, on débute avec le format des adresses IPv4. On définit ensuite les classes
d'adresses IPv4 qui correspondent au tout premier mode de découpage de l'espace d'adressage.
Comme ce mode de découpage ne convenait pas du tout au développement de l'Internet, on passe
en revue la chronologie des améliorations apportées depuis 1980 : les sous-réseaux ou subnetting,
la traduction d'adresses ou Network Address Translation (NAT) et enfin le routage inter-domaine sans
classe.
Avant d'étudier les mécanismes d'adressage il faut préciser que le protocole IPv4 sert à véhiculer trois
types de trafic distincts.

unicast
Le trafic unicast désigne une communication entre un hôte source unique et un hôte destination
unique lui aussi.

multicast
Le trafic multicast désigne une communication entre un hôte source unique et un groupe d'hôtes qui
ont choisi de recevoir le flux émis par la source. L'émission d'une chaîne de télévision est l'analogie
usuelle pour ce type de trafic. L'émission est permanente et seuls les téléviseurs réglés pour recevoir
cette chaîne affichent la vidéo de cette chaîne.

broadcast
Le trafic broadcast désigne un flux émis par un hôte à destination de tous les autres hôtes
appartenant au même domaine de diffusion. Ce type de trafic ne peut exister que sur les réseaux
dits de diffusion comme Ethernet. Par exemple, le protocole ARP utilise une trame de diffusion
(broadcast) pour interroger tous les autres hôtes du réseau pour savoir à quelle adresse MAC
correspond l'adresse IPv4 connue.

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3. Le format des adresses IPv4


Les adresses IPv4 sont composées de 4 octets. Par convention, on note ces adresses sous forme de 4
nombres décimaux de 0 à 255 séparés par des points.
L'originalité de ce format d'adressage réside dans l'association de l'identification du réseau avec
l'identification de l'hôte.

• La partie réseau est commune à l'ensemble des hôtes d'un même réseau,

• La partie hôte est unique à l'intérieur d'un même réseau.

Prenons un exemple d'adresse IPv4 pour en identifier les différentes parties :


Tableau 1. Exemple : adresse IP [Link]
Adresse complète 192.168.__1.__1

Masque de réseau 255.255.255.__0

Partie réseau 192.168.__1.___

Partie hôte ___.___.___.__1

Adresse Réseau 192.168.__1.__0

Adresse de diffusion 192.168.__1.255

Le masque de réseau
Le masque de réseau sert à séparer les parties réseau et hôte d'une adresse. On retrouve l'adresse
du réseau en effectuant un ET logique bit à bit entre une adresse complète et le masque de réseau.

L'adresse de diffusion
Chaque réseau possède une adresse particulière dite de diffusion. Tous les paquets avec cette
adresse de destination sont traités par tous les hôtes du réseau local.

Voici un exemple d'affichage de la configuration des interfaces réseau d'un hôte avec un système GNU/
Linux. On a volontairement conservé l'affichage des multiples adresses réseau d'une même interface.
L'exercice consiste ici à identifier les adresses IPv4 présentées dans le tableau ci-dessus.
$ ip addr ls
1: lo: <LOOPBACK,UP,LOWER_UP> mtu 65536 qdisc noqueue state UNKNOWN group default
link/loopback [Link] brd [Link]
inet [Link]/8 scope host lo
valid_lft forever preferred_lft forever
inet6 ::1/128 scope host
valid_lft forever preferred_lft forever
2: eth0: <BROADCAST,MULTICAST,UP,LOWER_UP> mtu 1500 qdisc pfifo_fast state UP group default qlen 1000
link/ether [Link] brd [Link]
inet [Link]/24 brd [Link] scope global eth0
valid_lft forever preferred_lft forever
inet6 [Link]/64 scope global dynamic
valid_lft 2591986sec preferred_lft 604786sec
inet6 fe80::b8ad:ff:feca:fe00/64 scope link
valid_lft forever preferred_lft forever

L'interface de boucle locale lo joue un rôle très particulier. Elle est utilisée pour les communications
réseau entre les processus locaux exécutés sur le système. Ces communications ne nécessitant
aucun «contact» avec l'extérieur, aucune interface réseau physique ne doit être sollicitée.
Les informations qui nous intéressent sont placées sur cette ligne. L'adresse [Link] est
l'adresse IPv4 affectée à l'interface Ethernet eth0.
Le masque réseau en notation CIDR est /24 ; soit 24 bits consécutifs à 1 en partant de la gauche.
En notation développée, il correspond à : [Link].
L'adresse de diffusion est [Link] compte tenu du masque réseau.
Pour plus d'informations voir Configuration d'une interface réseau.

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4. Les classes d'adresses


À l'origine, plusieurs groupes d'adresses ont été définis dans le but d'optimiser le cheminement
(ou le routage) des paquets entre les différents réseaux. Ces groupes ont été baptisés classes
d'adresses IP. Ces classes correspondent à des regroupements en réseaux de même taille. Les
réseaux de la même classe ont le même nombre d'hôtes maximum.

Classe A
Le premier octet a une valeur comprise entre 1 et 126 ; soit un bit de poids fort égal à 0. Ce premier
octet désigne le numéro de réseau et les 3 autres correspondent à l'adresse de l'hôte.
L'adresse réseau [Link] est réservée pour les communications en boucle locale.

Classe B
Le premier octet a une valeur comprise entre 128 et 191 ; soit 2 bits de poids fort égaux à 10. Les 2
premiers octets désignent le numéro de réseau et les 2 autres correspondent à l'adresse de l'hôte.

Classe C
Le premier octet a une valeur comprise entre 192 et 223 ; soit 3 bits de poids fort égaux à 110. Les
3 premiers octets désignent le numéro de réseau et le dernier correspond à l'adresse de l'hôte.

Classe D
Le premier octet a une valeur comprise entre 224 et 239 ; soit 3 bits de poids fort égaux à 1. Il
s'agit d'une zone d'adresses dédiées aux services de multidiffusion vers des groupes d'hôtes (host
groups).

Classe E
Le premier octet a une valeur comprise entre 240 et 255. Il s'agit d'une zone d'adresses réservées
aux expérimentations. Ces adresses ne doivent pas être utilisées pour adresser des hôtes ou des
groupes d'hôtes.

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Tableau 2. Espace d'adressage
Classe Masque réseau Adresses réseau Nombre de Nombre d'hôtes
réseaux par réseau
A [Link] [Link] - [Link] 126 16777214
B [Link] [Link] - 16384 65534
[Link]
C [Link] [Link] - 2097152 254
[Link]
D [Link] [Link] - adresses uniques adresses uniques
[Link]
E non défini [Link] - adresses uniques adresses uniques
[Link]

Le tableau ci-dessus montre que la distribution de l'espace d'adressage est mal répartie. On ne dispose
pas de classe intermédiaire entre A et B alors que l'écart entre les valeurs du nombre d'hôte par réseau
est énorme. La répartition en pourcentages de l'espace total d'adressage IPv4 est :

• Classes A - 50%

• Classes B - 25%

• Classes C - 12.5%

• Classes D - 6.25%

• Classes E - 6.25%

À cette mauvaise distribution de l'espace d'adressage, il faut ajouter les nombreuses critiques sur la
façon dont les attributions de classes IPv4 ont été gérées dans les premières années de l'Internet.
Comme les classes ont souvent été attribuées sur simple demande sans corrélation avec les besoins
effectifs, on parle d'un grand «gaspillage».
Au cours des années, plusieurs générations de solutions ont été apportées pour tenter de compenser
les problèmes de distribution de l'espace d'adressage. Les sections suivantes présentent ces solutions
dans l'ordre chronologique.

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5. Le découpage d'une classe en sous-réseaux


Pour compenser les problèmes de distribution de l'espace d'adressage IPv4, la première solution
utilisée a consisté à découper une classe d'adresses IPv4 A, B ou C en sous-réseaux. Cette technique
appelée subnetting a été formalisée en 1985 avec le document RFC950.
Si cette technique est ancienne, elle n'en est pas moins efficace face aux problèmes d'exploitation des
réseaux contemporains. Il ne faut jamais oublier que le découpage en réseaux ou sous-réseaux permet
de cloisonner les domaines de diffusion. Les avantages de ce cloisonnement de la diffusion réseau sont
multiples.

• Au quotidien, on évite l'engorgement des liens en limitant géographiquement les annonces


de services faites par les serveurs de fichiers. Les services Micro$oft™ basés sur netBT sont
particulièrement gourmands en diffusion réseau. En effet, bon nombre de tâches transparentes pour
les utilisateurs supposent que les services travaillent à partir d'annonces générales sur le réseau.
Sans ces annonces par diffusion, l'utilisateur doit désigner explicitement le service à utiliser. Le
service d'impression est un bon exemple.

• Il existe quantité de vers et|ou virus dont les mécanismes de propagation se basent sur une
reconnaissance des cibles par diffusion. Le ver Sasser en est un exemple caractéristique. En
segmentant un réseau en plusieurs domaines de diffusion, on limite naturellement la propagation de
code malveillant. Le subnetting devient alors un élément de la panoplie des outils de sécurité.

Pour illustrer le fonctionnement du découpage en sous-réseaux, on utilise un exemple pratique. On


reprend l'exemple de la classe C [Link] dont le masque réseau est par définition [Link].
Sans découpage, le nombre d'hôtes maximum de ce réseau est de 254. Considérant qu'un domaine de
diffusion unique pour 254 hôtes est trop important, on choisit de diviser l'espace d'adressage de cette
adresse de classe C. On réserve 3 bits supplémentaires du 4ème octet en complétant le masque
réseau. De cette façon on augmente la partie réseau de l'adresse IPv4 et on diminue la partie hôte.

Tableau 3. adresse [Link] avec subnetting sur 3 bits


Adresse réseau 192.168. 1. 0 Plage d'adresses utilisables Adresse de
diffusion
Masque de réseau [Link]

Sous-réseau 0 192.168. 1. 0 192.168.1. 1 - 192.168.1. 30 192.168.1. 31

Sous-réseau 1 192.168. 1. 32 192.168.1. 33 - 192.168.1. 62 192.168.1. 63

Sous-réseau 2 192.168. 1. 64 192.168.1. 65 - 192.168.1. 94 192.168.1. 95

Sous-réseau 3 192.168. 1. 96 192.168.1. 97 - [Link] [Link]

Sous-réseau 4 192.168. 1.128 [Link] - [Link] [Link]

Sous-réseau 5 192.168. 1.160 [Link] - [Link] [Link]

Sous-réseau 6 192.168. 1.192 [Link] - [Link] [Link]

Sous-réseau 7 192.168. 1.224 [Link] - [Link] [Link]

Selon les termes du document RFC950, les sous-réseaux dont les bits de masque sont tous à 0 ou tous
à 1 ne devaient pas être utilisés pour éviter les erreurs d'interprétation par les protocoles de routage dits
classful comme RIPv1. En effet, ces protocoles de routages de «première génération» ne véhiculaient

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Adressage IPv4

aucune information sur le masque sachant que celui-ci était déterminé à partir de l'octet le plus à
gauche. Dans notre exemple ci-dessus, il y avait confusion aux niveaux de l'adresse de réseau et de
diffusion.

• L'adresse du sous-réseau [Link] peut être considérée comme l'adresse réseau de 2 réseaux
différents : celui avec le masque de classe C ([Link]) et celui avec le masque complet après
découpage en sous-réseaux ([Link]).

• De la même façon, l'adresse de diffusion [Link] est la même pour 2 réseaux différents :
[Link] ou [Link].

Depuis la publication du document RFC950, en 1985, les protocoles de routage qui servent à
échanger les tables d'adresses de réseaux connectés entre routeurs ont évolué. Tous les protocoles
contemporains sont conformes aux règles de routage inter-domaine sans classe (CIDR). Les protocoles
tels que RIPv2, OSPF et BGP intègrent le traitement des masques de sous-réseaux. Ils peuvent même
regrouper ces sous-réseaux pour optimiser le nombre des entrées des tables de routage. Pour appuyer
cet argument, le document RFC1878 de 1995 spécifie clairement que la pratique d'exclusion des sous-
réseaux all-zeros et all-ones est obsolète.

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Adressage IPv4

6. Le routage inter-domaine sans classe


1
Le routage inter-domaine sans classe ou Classless Inter-Domain Routing (CIDR ) a été discuté par
l'IETF à partir de 1992. Certaines projections de croissance de l'Internet prévoyaient une saturation
complète de l'espace d'adressage IPv4 pour 1994 ou 1995.
L'utilisation de cette technique a débuté en 1994 après la publication de 4 documents RFC : RFC1517,
RFC1518, RFC4632 et RFC1520.
Le principale proposition du document RFC4632 publié en Septembre 1993 était de s'affranchir de la
notion de classe en s'appuyant sur la notion de masque réseau dont l'utilisation était déjà très répandue
à l'époque.
Le document RFC4632 permet aux administrateurs réseau d'aller au delà du simple subnetting en
donnant la capacité de faire du supernetting. En utilisant n'importe quel masque de sous-réseau ou
masque de super-réseau possible, on ne se limite plus aux masques classiques des classes : [Link],
[Link] et [Link]. Cette technique de supernetting associée au masque réseau de longueur
variable (Variable Length Subnet Mask ou VLSM) a résolu les problèmes d'attribution de l'espace
d'adressage IPv4 et d'accroissement des tables de routage de l'Internet.
Le problème d'attribution de l'espace d'adressage IPv4 a été diminué parce que l'Internet Assigned
Numbers Authority n'a plus été contraint au déploiement d'espaces adresses «pleins» (classful). Au
lieu d'avoir la moitié de l'espace d'adressage IPv4 réservé pour les gros réseaux massifs de classe A,
cet espace a été découpé en tranches de plus petites tailles, plus faciles à utiliser. Le routage inter-
domaine sans classe (CIDR), associé à la traduction d'adresses de réseau (NAT, document RFC3022
de 1994), a permis au protocole IPv4 de survivre bien au delà de la limite annoncée.
Le problème des tailles de table de routage a été également résolu à l'aide des techniques CIDR et
VLSM. Le supernetting fournit aux administrateurs un masque unique pour représenter des réseaux
multiples en une seule entrée de table de routage.
Par exemple, un fournisseur d'accès Internet (FAI) à qui on a assigné le réseau [Link]/16, peut
attribuer des sous-réseaux à ses clients ([Link]/24 à la société A, [Link]/24 à la société B, etc.) et
publier l'adresse [Link]/16 dans les tables de routage pour représenter tous ses réseaux.
La capacité de synthétiser (summarize) de multiples sous-réseaux en une adresse et un masque de
super réseau réduit significativement les tailles des tables de routage.
Le fait de réduire le nombre de bits à 1 du masque réseau permet d'optimiser le nombre des entrées
dans une table de routage. Voici un exemple simplifié qui permet de regrouper les 4 réseaux de la liste
ci-dessous en une seule entrée avec un masque réseau réduit.
[Link]/24 10101100.00010000.000011 00. 00000000
[Link]/24 10101100.00010000.000011 01. 00000000
[Link]/24 10101100.00010000.000011 10. 00000000
[Link]/24 10101100.00010000.000011 11. 00000000

La technique du supernetting est basée sur l'identification des bits communs à toutes les adresses de
réseau à synthétiser. Dans la liste des 4 réseaux ci-dessus les 22 premiers bits ne varient pas. L'adresse
de réseau qui «synthétise» ces 4 entrées est donc :
Address: [Link] 10101100.00010000.000011 00.00000000
Netmask: [Link] = 22 11111111.11111111.111111 00.00000000

La technique VLSM n'est pas seulement utile aux principaux fournisseurs d'accès Internet (Internet
Service Provider ou ISP). Un administrateur possédant plus d'un sous-réseau peut utiliser cette
technique pour utiliser son espace assigné plus efficacement. Considérons l'exemple ci-dessous :

1
L'acronyme CIDR se prononce comme le «cidre» en anglais : cider.

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Adressage IPv4

Le fournisseur d'accès a attribué le réseau [Link] avec le masque [Link] ; soit l'adresse
réseau [Link]/25. On dispose donc de la moitié du réseau [Link]/24.
Le graphique ci-dessus donne plusieurs indication qui vont permettre de découper le réseau
[Link]/25 en autant de sous-réseaux que de périmètres définis.

• Une interface de routeur délimite un domaine de diffusion et un domaine de collision (Voir


Segmentation des réseaux locaux). Chaque interface de routeur du graphique désigne donc un
réseau IP distinct.
Une interface du routeur de couleur bleue correspond à une ligne du tableau ci-dessous.

• Chaque périmètre définit le nombre d'hôtes présent dans le domaine de diffusion. Pour permettre
une évolution de ce nombre d'hôtes dans le futur, on choisit de le doubler pour chaque périmètre de
type LAN (trait droit sur le schéma ci-dessus).
On s'intéresse donc en premier lieu à la colonne la plus à droite du tableau ci-dessous pour compléter
chaque ligne.

Tableau 4. Découpage du réseau [Link]/25 avec VLSM


Nom Sous-réseau Notation Masque Plage d'adresses Nombre
CIDR d'hôtes
Liaison ISP1 [Link] /30 [Link] [Link] - [Link] 2
Liaison ISP2 [Link] /30 [Link] [Link] - [Link] 2
Services [Link] /28 [Link] [Link] - [Link] 14
Internet
Administration [Link] /27 [Link] [Link] - [Link] 30
Ingénierie [Link] /27 [Link] [Link] - [Link] 30
Fabrication [Link] /27 [Link] [Link] - 30
[Link]

On note que le nombre maximum d'adresses d'hôtes disponibles correspond à l'espace d'adressage du
sous-réseau moins deux. C'est parce que la première adresse désigne le réseau et que la dernière est
l'adresse de diffusion vers tous les hôtes du sous-réseau. Lorsque l'on planifie les espaces d'adressage
VLSM, il est préférable de doubler le nombre d'adresses disponibles de chaque sous-réseau pour
prévoir les évolutions futures.
Pour s'affranchir de la notation complète des masques des classes d'adresses IPv4, une nouvelle
notation a été introduite. Elle consiste à noter le nombre de bits à 1 du masque après le caractère '/'
à la suite de l'adresse.

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Adressage IPv4

En reprenant l'exemple précédent de découpage en sous-réseaux d'une adresse qui à l'origine était de
classe C, on peut noter le troisième sous-réseau sous la forme : [Link]/27.
La notation /27 correspond à 27 bits de masque réseau à 1 ; soit un masque complet de [Link].
Les techniques de routage inter-domaine sans classe (CIDR) et l'utilisation de masques réseaux de
longueur variable (VLSM) ont servi à optimiser l'espace d'adressage IPv4 de tout l'Internet.

7. Un exemple pratique


Pour configurer l'interface d'un hôte qui doit se connecter à un réseau existant, on nous donne l'adresse
[Link]/21 :

Q1 Quel est le masque réseau de cette adresse ?


R : La notation condensée /21 indique que le la partie réseau de l'adresse occupe 21 bits. On
décompose ces 21 bits en 8 bits . 8 bits . 5 bits ; ce qui donne : [Link].
Q2 Combien de bits ont été réservés pour les sous-réseaux privés relativement à la définition
historique de classe ?
R : La valeur du premier octet de l'adresse étant comprise entre 128 et 192, il s'agit d'une adresse
de classe B. Le masque réseau d'une classe B étant [Link], 5 bits ont été réservés sur le
troisième octet pour constituer des sous-réseaux.
Q3 Combien de sous-réseaux privés sont disponibles relativement à la définition historique de
classe ?
R : Le nombre de valeurs codées sur 5 bits est de 2^5 soit 32. Suivant la génération du protocole de
routage utilisé, on applique deux règles différentes.
• Historiquement, on devait exclure le premier (all-zeros) et le dernier (all-ones) sous-réseau
conformément au document RFC950 de 1985. Cette règle suppose que les protocoles de
routage utilisent uniquement la classe du réseau routé sans tenir compte de son masque et
donc de sa longueur variable. On parle alors de routage classful. Dans ce cas, le nombre de
sous-réseaux utilisables est 30.
• Dans les réseaux contemporains, on peut retenir l'ensemble des sous-réseaux sachant que
les protocoles de routage véhiculent les masques de longueurs variables dans chaque entrée
de table de routage. Cette règle est applicable depuis la publication des documents standard
relatifs au routage inter-domaine sans classe (CIDR) notamment le RFC1878 de 1995. On parle
alors de routage classless.
Dans ce cas, le nombre de sous-réseaux utilisables est 32.
Q4 Combien d'hôtes peut contenir chaque sous-réseau ?
R : Les adresses des hôtes sont codées sur les bits à 0 du masque réseau. Avec le masque /21, il
reste : 32 - 21 = 11 bits. Le nombre de valeurs codées sur 11 bits est de 2^11 soit 2048. Chaque
sous-réseau peut contenir 2046 hôtes. On a retiré la valeur 0 puisqu'elle sert à identifier l'adresse
du réseau et non celle d'un hôte ainsi que la valeur avec les 11 bits à 1 qui sert à la diffusion sur
le sous-réseau.
Q5 Quelle est l'adresse du sous-réseau de l'exemple ?
R : Les deux premiers octets étant compris dans la partie réseau, ils restent inchangés. Le quatrième
octet (40) étant compris dans la partie hôte, il suffit de le remplacer par 0. Le troisième octet (19)
est partagé entre partie réseau et partie hôte. Si on le convertit en binaire, on obtient : 00010011.
En faisant un ET logique avec la valeur binaire correspondant 5 bits réseau (11111000) on
obtient : 00010000 ; soit 16 en décimal. L'adresse du sous-réseau est donc [Link].
Q6 Quelle est l'adresse de diffusion du sous-réseau de l'exemple ?
R : Les deux premiers octets étant compris dans la partie réseau, ils restent inchangés. Le quatrième
octet (40) étant compris dans la partie hôte, il suffit de le remplacer par 255. Le troisième octet

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Adressage IPv4

(19) est partagé entre partie réseau et partie hôte. Si on le convertit en binaire, on obtient :
00010011. On effectue cette fois-ci un OU logique avec la valeur binaire correspondant aux 3 bits
d'hôtes à un (00000111). On obtient : 00010111 ; soit 23 en décimal. L'adresse de diffusion du
sous-réseau est donc [Link].

8. Les réseaux privés & la traduction d'adresses (NAT)


Les réseaux privés ont été essentiellement mis en place en «réaction» à la mauvaise utilisation de
l'espace d'adressage IPv4. Lorsque l'Internet a commencé à se développer, les préfixes réseau ont été
attribués sans discernement à toutes les entités qui en faisaient la demande.
Dans l'adressage d'un réseau privé, il faut distinguer deux cas de figure :
• Si le réseau privé n'est jamais interconnecté avec l'Internet, on peut utiliser n'importe quelle
adresse.
• Si le réseau privé est interconnecté avec l'Internet, on doit utiliser les adresses réservées à cet usage
et mettre en place une solution de traduction entre ces adresses privées et une ou plusieurs adresses
publiques. Seules les adresses publiques sont «visible» de l'Internet.
Le document RFC1918 donne la liste des préfixes réseau réservés à un usage privé. Les trois donnés
dans la table ci-dessous ont été retirés de l'Internet. Si un routeur public reçoit un paquet avec une
adresse IPv4 source ou destination appartenant à l'un de ces trois préfixes, il est jeté sans autre
forme de procès.
Dans la pratique, c'est ce second cas de figure que l'on rencontre le plus fréquemment.
Tableau 5. Réseaux privés
Classe Masque réseau Adresses réseau Notation CIDR
A [Link] [Link] - [Link] [Link]/8

B [Link] [Link] - [Link] [Link]/12

C [Link] [Link] - [Link] [Link]/16

Dans le contexte domestique d'utilisation d'une «box», le fournisseur d'accès Internet (FAI) attribue
dynamiquement une ou plusieurs adresses IP à l'interface WAN de l'équipement. Tous les hôtes du
réseau domestique se voient attribuer une adresse IPv4 privées. L'adresse source de chaque paquet
sortant émis par un hôte du réseau privé est traduite par l'adresse publique de la «box».
Peu importe le nombre d'hôtes (donc d'adresses IPv4) utilisées dans le réseau privé, une seule adresse
IPv4 est utilisée. C'est à ce niveau que l'on réalise une économie considérable dans la consommation
des adresses IPv4 vu de l'Internet.
Cette solution n'est pas sans défaut puisque les hôtes du réseau privés ne sont pas joignables depuis
le réseau public et qu'il est nécessaire d'avoir recours à des programmes supplémentaires pour gérer
le multiplexage des ports de la couche transport.
Dans le monde GNU/Linux, les mécanismes de traduction d'adresses sont inclus dans la partie filtrage
avec couple netfilter/iptables. Par conception des fonctions de traduction d'adresses distinguent deux
usages :
• partager une interface unique du réseau public Internet entre tous les hôtes du réseau privé,
• rendre un serveur situé dans le réseau privé accessible depuis l'Internet.
Dans le premier cas, on parle de traduction d'adresses source (S-NAT). Ce sont les adresses
sources des paquets IPv4 émis par les hôtes du réseau privé qui sont réécrites avec une adresse IPv4
publique.
Dans le second cas, on parle de traduction d'adresses destination (D-NAT). Une adresse IPv4
destination publique est réécrite avec une adresse IPv4 privée en fonction de la destination (adresse
IPv4 ou service) demandé.
Ces usages des fonctions de traduction d'adresses avec Linux ont été décrits pour la première fois dans
le document de référence Guide Pratique du NAT sous Linux.

Adressage IPv4 page 11 sur 18


Adressage IPv4

Le mécanisme général de «réutilisation d'adresses IP» a été décrit dans le document standard
RFC3022.

• Accès depuis le réseau privé vers l'Internet.


Les adresses des hôtes du réseau privé sont traduites avec l'adresse de l'interface connectée à
Internet.

• Accès depuis l'Internet vers le réseau privé.


Les appels de services (HTTP, DNS, courrier, etc.) sont traduits avec l'adresse du serveur concerné
dans le réseau privé.

9. Exercices sur l'adressage IPv4


Voici quelques exercices très classiques sur l'adressage IPv4. Ils sont tous basés sur le fait que la partie
réseau d'une adresse définit un groupe logique dont tous les hôtes partagent un même domaine de
diffusion. Toutes les questions sont relatives aux limites de ces groupes logiques.

Q7. Soit l'adresse [Link]/29. Combien de bits sont utilisés pour identifier la partie réseau  ?
Combien de bits sont utilisés pour identifier la partie hôte ?

Correction :
Address: [Link] 11000000.00010000.00000101.10000 101
Netmask: [Link] = 29 11111111.11111111.11111111.11111 000

Partie réseau : 29 bits - partie hôte : 3bits

Q8. Soit l'adresse [Link]/28. Quel est le masque réseau correspondant ?

Correction :
Address: [Link] 10101100.00010000.00000101.0000 1010
Netmask: [Link] = 28 11111111.11111111.11111111.1111 0000

Masque réseau : [Link]

Q9. On attribue le réseau [Link]/16. Il faut redécouper ce réseaux en 8 sous-réseaux.

a. Combien de bits supplémentaires sont nécessaires pour définir huit sous-réseaux ?

b. Quel est le masque réseau qui permet la création de huit sous-réseaux ?

c. Quelle est l'adresse réseau de chacun des huit sous-réseaux ainsi définis ?

d. Quelle est la plage des adresses utilisables du sous-réseau numéro 3 ?

e. Quelle est l'adresse de diffusion du sous-réseau numéro 4 ?

Correction :
Address: [Link] 10000100.00101101. 00000000.00000000
Netmask: [Link] = 16 11111111.11111111. 00000000.00000000

Adressage IPv4 page 12 sur 18


Adressage IPv4

a. Pour découper l'adresse réseau de départ en huit sous-réseaux, 3 bits supplémentaires sont
nécessaires (2^3 = 8).

b. Le nouveau masque réseau est [Link]


Address: [Link] 10000100.00101101.000 00000.00000000
Netmask: [Link] = 19 11111111.11111111.111 00000.00000000

c. Pour obtenir la liste des huit adresses de sous-réseaux, on construit la table des
combinaisons binaires sur les 3 bits supplémentaires du masque réseau.
Numéro 0 : 10000100.00101101.000 00000.00000000 soit [Link]
Numéro 1 : 10000100.00101101.001 00000.00000000 soit [Link]
Numéro 2 : 10000100.00101101.010 00000.00000000 soit [Link]
Numéro 3 : 10000100.00101101.011 00000.00000000 soit [Link]
Numéro 4 : 10000100.00101101.100 00000.00000000 soit [Link]
Numéro 5 : 10000100.00101101.101 00000.00000000 soit [Link]
Numéro 6 : 10000100.00101101.110 00000.00000000 soit [Link]
Numéro 7 : 10000100.00101101.111 00000.00000000 soit [Link]

d. Adresse du sous-réseau numéro 3 : [Link]


Network: [Link]/19 10000100.00101101.011 00000.00000000
HostMin: [Link] 10000100.00101101.011 00000.00000001
HostMax: [Link] 10000100.00101101.011 11111.11111110

e. Adresse de diffusion du sous-réseau numéro 4 : [Link]


Network: [Link]/19 10000100.00101101.100 00000.00000000
HostMin: [Link] 10000100.00101101.100 00000.00000001
HostMax: [Link] 10000100.00101101.100 11111.11111110
Broadcast: [Link] 10000100.00101101.100 11111.11111111

Q10. On attribue le réseau [Link]/24. Il faut définir un masque réseau étendu qui permette de
placer 20 hôtes dans chaque sous-réseau.

a. Combien de bits sont nécessaires sur la partie hôte de l'adresse attribuée pour accueillir au
moins 20 hôtes ?

b. Quel est le nombre maximum d'adresses d'hôte utilisables dans chaque sous-réseau ?

c. Quel est le nombre maximum de sous-réseaux définis ?

d. Quelles sont les adresses de tous les sous-réseaux définis ?

e. Quelle est l'adresse de diffusion du sous-réseau numéro 2 ?

Correction :

a. Il est nécessaire de réserver un minimum de 5 bits pour pouvoir définir au moins 20


adresses d'hôte. Sachant que l'espace total d'adressage occupe 32 bits, il reste 27 bits pour
la partie réseau (32 - 5 = 27).

b. La relation entre le nombre de bits (n) de la partie hôte d'une adresse IPv4 et le nombre
d'adresses utilisables est : 2^n - 2. Les deux combinaisons retirées sont l'adresse de réseau
(tous les bits de la partie hôte à 0) et l'adresse de diffusion (tous les bits de la partie hôte à 1).
Dans le cas présent, avec 5 bits d'adresses pour la partie hôte, le nombre d'adresses
utilisables est 30 (2^5 - 2 = 30).

c. Le masque du réseau attribué occupe 24 bits et le masque étendu 27 bits (voir question
précédente). Le codage des adresses de sous-réseau utilise donc 3 bits. Avec 3 bits, on peut
coder 8 (2^3) combinaisons binaires soit 8 sous-réseaux.

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Adressage IPv4

d. Pour obtenir la liste des huit adresses de sous-réseaux, on construit la table des
combinaisons binaires sur les 3 bits supplémentaires du masque réseau.
Numéro 0 : 11001000.00100011.00000001.000 00000 soit [Link]
Numéro 1 : 11001000.00100011.00000001.001 00000 soit [Link]
Numéro 2 : 11001000.00100011.00000001.010 00000 soit [Link]
Numéro 3 : 11001000.00100011.00000001.011 00000 soit [Link]
Numéro 4 : 11001000.00100011.00000001.100 00000 soit [Link]
Numéro 5 : 11001000.00100011.00000001.101 00000 soit [Link]
Numéro 6 : 11001000.00100011.00000001.110 00000 soit [Link]
Numéro 7 : 11001000.00100011.00000001.111 00000 soit [Link]
e. L'adresse de diffusion du sous-réseau numéro 2 correspond à la combinaison binaire pour
laquelle tous les bits de la partie hôte sont à 1 et l'adresse réseau [Link].
Address: [Link] 11001000.00100011.00000001.010 00000
Netmask: [Link] = 27 11111111.11111111.11111111.111 00000
Broadcast: [Link] 11001000.00100011.00000001.010 11111

Cette adresse de diffusion correspond à l'adresse du sous-réseau suivant moins 1. Partant


de l'adresse du sous-réseau numéro 3 : [Link] on enlève 1 pour obtenir l'adresse de
diffusion du sous-réseau numéro 2 : [Link].
Q11. On attribue le réseau [Link]/16 et on étudie le déploiement de sous-réseaux avec des
masques réseau de longueur variable ou Variable Length Subnet Mask (VLSM). Voici le schéma
de découpage de ces sous-réseaux.

Pour aboutir à ce découpage en sous-réseaux, le premier travail consiste à diviser le préfixe


réseau initial en 8 sous-réseaux de même taille. Parmi ces 8 sous-réseaux, le réseau numéro 1
est à nouveau découpé en 32 sous-réseaux et le réseau numéro 6 en 16 sous-réseaux. Enfin, le
sous-réseau numéro 14 du dernier sous-ensemble est lui même découpé en 8 sous-réseaux.
a. Quelle est la liste des adresses des 8 sous-réseaux issus du découpage de premier niveau ?
b. Quelle est la plage des adresses utilisables pour le sous-réseau numéro 3 ?
c. Quelle est la liste des adresses des 16 sous-réseaux obtenus à partir du sous-réseau
numéro 6 ?
d. Quelle est la plage des adresses utilisables pour le sous-réseau numéro 6 - 3 ?
e. Quelle est l'adresse de diffusion du sous-réseau numéro 6 - 5 ?
f. Quelle est la plage des adresses utilisables pour le sous-réseau numéro 6 - 14 - 2 ?
g. Quelle est l'adresse de diffusion du sous-réseau numéro 6 - 14 - 5 ?
Correction :
a. La masque du réseau attribué occupe 16 bits et il faut utiliser 3 bits supplémentaires pour
définir 8 sous-réseaux. On liste donc les adresses des réseaux obtenus avec un masque sur
19 bits.
Numéro 0 : 10001100.00011001.000 00000.0000000 soit [Link]
Numéro 1 : 10001100.00011001.001 00000.0000000 soit [Link]

Adressage IPv4 page 14 sur 18


Adressage IPv4

Numéro 2 : 10001100.00011001.010 00000.0000000 soit [Link]


Numéro 3 : 10001100.00011001.011 00000.0000000 soit [Link]
Numéro 4 : 10001100.00011001.100 00000.0000000 soit [Link]
Numéro 5 : 10001100.00011001.101 00000.0000000 soit [Link]
Numéro 6 : 10001100.00011001.110 00000.0000000 soit [Link]
Numéro 7 : 10001100.00011001.111 00000.0000000 soit [Link]

b. La plage des adresses utilisables pour le sous-réseau numéro 3 ([Link]/19 est obtenue
en ajoutant 1 à l'adresse de ce réseau et en soustrayant 2 à l'adresse du réseau suivant.
Network: [Link]/19 10001100.00011001.011 00000.00000000
HostMin: [Link] 10001100.00011001.011 00000.00000001
HostMax: [Link] 10001100.00011001.011 11111.11111110

c. La masque du sous-réseau numéro 6 occupe 19 bits et il faut utiliser 4 bits supplémentaires


pour définir 16 sous-réseaux. On liste donc les adresses des réseaux obtenus avec un
masque sur 23 bits.
Numéro 00 : 10001100.00011001.1100000 0.00000000 soit [Link]
Numéro 01 : 10001100.00011001.1100001 0.00000000 soit [Link]
Numéro 02 : 10001100.00011001.1100010 0.00000000 soit [Link]
Numéro 03 : 10001100.00011001.1100011 0.00000000 soit [Link]
Numéro 04 : 10001100.00011001.1100100 0.00000000 soit [Link]
Numéro 05 : 10001100.00011001.1100101 0.00000000 soit [Link]
Numéro 06 : 10001100.00011001.1100110 0.00000000 soit [Link]
Numéro 07 : 10001100.00011001.1100111 0.00000000 soit [Link]
Numéro 08 : 10001100.00011001.1101000 0.00000000 soit [Link]
Numéro 09 : 10001100.00011001.1101001 0.00000000 soit [Link]
Numéro 10 : 10001100.00011001.1101010 0.00000000 soit [Link]
Numéro 11 : 10001100.00011001.1101011 0.00000000 soit [Link]
Numéro 12 : 10001100.00011001.1101100 0.00000000 soit [Link]
Numéro 13 : 10001100.00011001.1101101 0.00000000 soit [Link]
Numéro 14 : 10001100.00011001.1101110 0.00000000 soit [Link]
Numéro 15 : 10001100.00011001.1101111 0.00000000 soit [Link]

d. La plage des adresses utilisables pour le sous-réseau numéro 6 - 3 ([Link]/23 est


obtenue en ajoutant 1 à l'adresse de ce réseau et en soustrayant 2 à l'adresse du réseau
suivant.
Network: [Link]/23 10001100.00011001.1100011 0.00000000
HostMin: [Link] 10001100.00011001.1100011 0.00000001
HostMax: [Link] 10001100.00011001.1100011 1.11111110

e. L'adresse de diffusion du sous-réseau numéro 6 - 5 est obtenue en soustrayant 1 à l'adresse


du sous-réseau numéro 6 - 6.
Network: [Link]/23 10001100.00011001.1100101 0.00000000
Broadcast: [Link] 10001100.00011001.1100101 1.11111111

f. L'adresse du sous-réseau numéro 6 - 14 est donnée dans la liste ci-dessus : [Link]/23.


Comme ce sous-réseau est lui même découpé en 8 nouveau sous-réseaux, le masque
occupe 26 bits. En suivant la même méthode que dans les cas précédents, on obtient
l'adresse du sous-réseau numéro 6 - 14 - 2 : [Link]/26. On en déduit la plage des
adresses utilisables.
Network: [Link]/26 10001100.00011001.11011100.10 000000
HostMin: [Link] 10001100.00011001.11011100.10 000001
HostMax: [Link] 10001100.00011001.11011100.10 111110

g. L'adresse de diffusion du sous-réseau numéro 6 - 5 est obtenue en soustrayant 1 à l'adresse


du sous-réseau numéro 6 - 14 - 6.
Network: [Link]/26 10001100.00011001.11011101.01 000000
Broadcast: [Link] 10001100.00011001.11011101.01 111111

Adressage IPv4 page 15 sur 18


Adressage IPv4

Q12. Alice est au bord de la crise de nerfs ! Aucun des messages envoyés à Bob n'est arrivé à
destination. Bob est lui aussi sur le point de craquer ! Il essaie désespérément d'envoyer des
messages à Alice sans succès. Il faut absolument faire quelque chose pour les aider.

Quelle erreur a été commise dans l'affectation des adresses (et|ou) des masques réseau ?
Proposer une solution pour rendre les communications possibles.

Correction :
On étudie les plages d'adresses utilisables pour chacun des réseaux : le LAN d'Alice, la liaison
WAN et le LAN de Bob.

a. L'espace d'adressage du LAN d'Alice a les limites suivantes.


Network: [Link]/27 10101100.00010000.01000100.110 00000
HostMin: [Link] 10101100.00010000.01000100.110 00001
HostMax: [Link] 10101100.00010000.01000100.110 11110

Les adresses affectées aux interfaces du poste de travail et du routeur sont bien comprises
dans les limites du réseau [Link]/27. Le problème ne vient pas de ce réseau.

b. L'espace d'adressage de la liaison WAN a les limites suivantes.


Network: [Link]/28 10101100.00010000.01000100.1110 0000
HostMin: [Link] 10101100.00010000.01000100.1110 0001
HostMax: [Link] 10101100.00010000.01000100.1110 1110

Les adresses affectées aux interfaces WAN des deux routeurs sont bien comprises dans les
limites du réseau [Link]/28. Les adresses de réseau du LAN d'Alice et de la liaison
WAN ne se recouvrent pas. Le problème ne vient pas non plus de ce réseau.

c. L'espace d'adressage du LAN de Bob a les limites suivantes.


Network: [Link]/27 10101100.00010000.01000100.111 00000
HostMin: [Link] 10101100.00010000.01000100.111 00001
HostMax: [Link] 10101100.00010000.01000100.111 11110

Si les adresses affectées aux interfaces du poste de travail et du routeur de Bob sont bien
comprises dans les limites du réseau [Link]/27, le LAN de Bob et la liaison WAN
partagent le même espace d'adressage. Le routeur de Bob est donc bien incapable de
prendre une décision d'acheminement des paquets d'un réseau vers l'autre. Le problème
vient donc de ce dernier réseau.

Une solution simple consiste à compléter le masque réseau du LAN de Bob de façon à ce qu'il
n'y ait plus chevauchement avec la liaison WAN. Avec un masque sur 29 bits on aurait les
caractéristiques suivantes. Alice et Bob pourraient enfin échanger des messages.
Network: [Link]/29 10101100.00010000.01000100.11111 000
HostMin: [Link] 10101100.00010000.01000100.11111 001
HostMax: [Link] 10101100.00010000.01000100.11111 110

Adressage IPv4 page 16 sur 18


Adressage IPv4

10. En guise de conclusion


Cette présentation étant limitée à l'adressage du protocole de couche réseau IP en version 4, elle peut
être complétée par une étude des mécanismes de fonctionnement du protocole à partir des documents
suivants.

Modélisations réseau
Le document Modélisations réseau compare les deux principaux modèles : OSI et TCP/IP puis
présente une synthèse baptisée «modèle contemporain» associant les avantages de chacun.

Internet Assigned Numbers AuthorityIANA


L'Internet Assigned Numbers Authority (IANA) est l'organisme, situé au sommet de l'Internet,
chargé de l'attribution des plages d'adresses IP, de l'enregistrement des numéros de ports des
protocoles et des serveurs de noms de domaines de niveau haut.

Guide Pratique du NAT sous Linux


Guide Pratique du NAT : ce document décrit comment réaliser du camouflage d'adresse IP,
un serveur mandataire transparent, de la redirection de ports ou d'autres formes de traduction
d'adresse Réseau (Network Address Translation ou NAT) avec le noyau Linux.

Configuration d'une interface réseau


Le support Configuration d'une interface de réseau local décrit pas à pas les étapes de configuration
d'une interface réseau sur un système GNU/Linux.

Documents standards RFC sur le découpage en sous-réseaux

• RFC950 Internet Standard Subnetting Procedure : ce document traite de l'utilité des sous-
réseaux (subnets). Ce sont des sous-ensembles logiques d'un réseau Internet unique.
À l'époque de la publication de ce document, les protocoles de routage tels que RIPv1 utilisaient
la classe du réseau routé dans les mécanismes d'acheminement des paquets IPv4. L'usage du
premier sous-réseau all-zeros était exclu sachant qu'il était impossible de distinguer l'adresse
réseau du réseau complet de l'adresse de ce premier sous-réseau. L'usage du dernier sous-
réseau (all-ones) était aussi exclu sachant qu'il était impossible de distinguer l'adresse de
diffusion du réseau de l'adresse de ce dernier sous-réseau.

• RFC1878 Variable Length Subnet Table For IPv4 : ce document apporte une clarification sur les
difficultés relatives au découpage en sous-réseaux des réseaux IPv4. Il fournit une table standard
de sous-réseaux.
Depuis la publication de ce document, il est possible d'utiliser l'ensemble des sous-réseaux
sachant que les protocoles de routage véhiculent le masque que chaque entrée de réseau.

Documents standards RFC sur le routage inter-domaine sans classe

• RFC1517 Applicability Statement for the Implementation of Classless Inter-Domain Routing


(CIDR) : point de départ des discussions au sein de l'IETF sur une réforme de la gestion de
l'espace d'adressage IPv4 à partir des 3 arguments avancés au début des années 90 : épuisement
de l'espace d'adressage de classe B du fait de l'absence de classe de taille intermédiaire entre
classe B et classe A, surcharge des tables de routage des routeurs de l'Internet et épuisement
de l'espace d'adressage IPv4 sur 32 bits.

• RFC1518 An Architecture for IP Address Allocation with CIDR : cet article fournit une architecture
et un plan d'affectation des adresses IPv4 sur l'Internet. Cette architecture et le plan sont
prévus pour jouer un rôle important en orientant l'Internet vers l'affectation d'adresses avec une
stratégie d'agrégation.

• RFC4632 Classless Inter-Domain Routing (CIDR): an Address Assignment and Aggregation


Strategy : cette note discute des stratégies d'affectation d'adresses IPv4 de l'espace existant

Adressage IPv4 page 17 sur 18


Adressage IPv4

dans le but de préserver l'espace d'adressage et de limiter la croissance explosive des tables de
routage dans les routeurs «sans route par défaut».

• RFC1520 Exchanging Routing Information Across Provider Boundaries in the CIDR Environment :
le but de ce document est double. D'abord, il décrit diverses solutions pour échanger l'information
de routage inter-domaine à travers les limites d'un domaine dans le cas où un du domaine est
CIDR-capable et l'autre pas. Ensuite, il traite des conséquences de l'utilisation des protocoles de
routage inter-domaine (BGP-4, IDRP) dans le routage intra-domaine.

Documents standards RFC sur la traduction d'adresses

• RFC3022 The IP Network Address Translator (NAT) : ce document propose une autre solution
à court terme (ndt. Pour répondre au problème de saturation de l'espace d'adressage IPv4 en
1994), la réutilisation d'adresse, qui complète le routage inter-domaine sans classe (CIDR). La
solution de réutilisation d'adresse consiste à placer des traducteurs d'adresse de réseau (NAT)
aux frontières des réseaux d'extrémités (stub networks).

• RFC1918 Address Allocation for Private Internets : ce document décrit l'attribution d'adresse
pour les réseaux privés. L'attribution permet la pleine connectivité de couche réseau parmi tous
les centres serveurs à l'intérieur d'une entreprise aussi bien que parmi tous les centres serveurs
publics de différentes entreprises.

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