1ére Année Master de recherche
En Génie Mécanique
MR-GM-A1
I.S.S.A.T de Sousse
E1
DC
E2
Fiabilité des
structures et
systèmes
(Partie 1)
Rabï Ben Sghaier
(A-U : 2018/2019)
Cours : Fiabilité des structures et des systèmes
Chapitre 1 : Introduction au calcul de fiabilité
Chapitre 1
Introduction au calcul de fiabilité
Enseignant : M. Rabï Ben Sghaier Page 1
Cours : Fiabilité des structures et des systèmes
Chapitre 1 : Introduction au calcul de fiabilité
I – INTRODUCTION :
Définition selon la NF X 06–501 : la fiabilité est la caractéristique d’un dispositif exprimée par la
probabilité que ce dispositif accomplisse une fonction requise dans des conditions d’utilisation
données et pour une période de temps déterminée.
D'une manière plus concrète la fiabilité sera la probabilité qu'un système ou un composant réponde
à un critère donné.
On retient les mots suivants:
1. Probabilité : c’est le rapport :
Nb cas favorables
1
Nb cas possibles
On notera R(t) la probabilité de fonctionnement à l’instant t. Le symbole R provient
de l’anglais "Reliability".
On notera F(t) la fonction définie par F(t)=1-R(t). C’est la probabilité complémentaire.
F(t) est la probabilité de défaillance à l’instant t. F(t)+R(t)=1.
2. Fonction requise : ou accomplir une mission ou rendre le service attendu. La définition
de la fonction requise implique un seuil d’admissibilité en deçà duquel la fonction n’est
plus remplie.
3. Conditions d’utilisation : définition des conditions d’usage, c’est à dire l’environnement
et ses variations, les contraintes mécaniques, chimiques, physiques, etc. Il est évident que
le même matériel placé dans 2 contextes de fonctionnement différents n’aura pas la
même fiabilité.
4. Période de temps : définition de la durée de mission T en unités d’usage. Ex : on se fixe
un minimum R(Tm) = 0,9 pour une durée de mission Tm = 8000 heures ; à tout instant Ti
de la mission est associée une fiabilité R(ti).
Ex : moteur de voiture préparé pour les 24 heures du Mans :
Probabilité : c’est celle de terminer ; fiabilité requise=0,98
Fonction requise : 200 km/h de moyenne (seuil minimal)
Conditions d’utilisation : de jour, de nuit, avec de la pluie, n ravitaillements, etc.
Période de temps : au bout de 24 heures (durée de la mission).
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Cours : Fiabilité des structures et des systèmes
Chapitre 1 : Introduction au calcul de fiabilité
II – EXPRESSIONS MATHEMATIQUES :
2.1 – Fonctions de distribution et de répartition :
Notion de variable aléatoire : on appelle variable aléatoire X une variable telle qu’à chaque
valeur x de la V.A X on puisse associer une probabilité F(x). Une variable aléatoire est donc une
fonction qui à chaque évènement d’une expérience aléatoire associe un nombre réel.
Une V.A peut être :
Continue : intervalle de temps entre 2 défaillances consécutives
Discrète : nombre de défaillance sur un intervalle de temps
Soit une loi de probabilité relative à une V.A continue T. (relative à une défaillance ou panne)
Cette loi est caractérisée par sa fonction de distribution (appelée aussi densité de probabilité) f(t)
et par sa fonction de répartition F(t) telles que :
dF (t ) P (t T t dt )
f (t ) lim
dt dt 0 dt
La fonction F(t) représente la probabilité qu’un évènement (défaillance) survienne à l’instant T
dans l’intervalle [0,t].
F (t ) P (T t )
ti
Comme f (t ).dt P (t T t dt ) F (t ) f (t )dt P (T ti )
n
Remarque : si la V.A est discrète, l’expression devient : F (tn ) f (ti ) P (T tn )
0
2.2 – Application à la fiabilité :
Un dispositif mis en marche la 1ère fois à t=0 tombera inexorablement en panne à un instant T
non connu à priori.
T (date de la panne), est une V.A de la fonction de répartition F(t).
F(ti) probabilité de défaillance avant un instant ti
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Chapitre 1 : Introduction au calcul de fiabilité
R(ti) probabilité de bon fonctionnement à ti
(F(t) + R(t) = 1
t
f (t )dt f (t )dt 1
0 t
2.3 – Taux de défaillance :
On définit le taux de défaillance de la manière suivante :
nombre de défaillants sur un intervalle de temps
(t)=
nombre de survivants au début de la période x intervalle de temps
On définit :
N0 le nombre initial de dispositifs
Ns(t) est le nombre de dispositifs survivants à l’instant t
Ns(t + Δt) est le nombre de dispositifs survivants à l’instant t + Δt
Au niveau d’une défaillance, 2 cas peuvent se produire :
Les défaillants sont remplacés
Les défaillants ne sont pas remplacés
Les défaillants sont remplacés : Ns(t) sera toujours égal à N0 :
On nomme C(Δt) le nombre des défaillants durant Δt.
C( t )
D’après la formule générale du taux de défaillance, on a : (t)= .
N 0.t
Ns(t ) Ns(t t )
Les défaillants ne sont pas remplacés : (t)=
Ns( t ).t
Ce taux de défaillance est une valeur moyenne sur une période Δt connue. Or, au même titre que
F(t) et R(t), il est intéressant de connaître l’évolution de λ(t) au cours du temps.
C’est le taux de défaillance instantané :
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Chapitre 1 : Introduction au calcul de fiabilité
On fait tendre Δt dt et (Ns(t) – Ns(t + Δt)) dN. dN sera précédé du signe « - » car il y a
moins de survivants à (t + Δt) qu’à t.
dN dN
(t)= (t).dt=
N (t ).dt N (t )
(t).dt est appelé probabilité conditionnelle de défaillance sur [t, t+dt].
Applications :
Cas N°1 : les défectueux sont remplacés. Une étude a été menée sur 70 véhicules pendant une
période allant de 80000km à 90000km. 41 défaillances ont été réparées. Déterminer le taux de
défaillance pour cette période.
C(t ) 41
(t ) 0,585.104 panne / km
No.t 70.(90000 80000)
Cas N°2 : les défectueux ne sont pas remplacés. On teste un lot de 50 électrovannes soumises
en continu à 8 impulsions par minute. A la 50ème heure, il en reste 33. A la 60ème heure, il en reste
27. Déterminer le taux de défaillance sur cette classe, par heure et par impulsion.
Ns(t ) Ns(t t ) 33 27
(t ) 18.103 def / heure 3,79.105 def / imp.
Ns(t ).t 33.10
Si les électrovannes étaient remplacées, on obtiendrait :
C( t ) 33 27
(t ) 12.103 def / heure
No.t 50 x10
Liaison entre le taux de défaillance et la fiabilité :
« Probabilité d’avoir une panne entre t et t+dt » = « probabilité de survivre à l’instant t » x
« probabilité conditionnelle de défaillance entre t et t+dt ».
Cette expression est identique à : f (t ).dt R(t ). (t).dt f(t)=R(t). (t)
Il vient donc l’expression du taux de défaillance en fonction de la loi de fiabilité et la densité de
probabilité :
f(t)
(t)=
R(t)
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Chapitre 1 : Introduction au calcul de fiabilité
III – EXPRESSIONS DES LOIS DE FIABILITE :
dF (u )
f (u )
du
f (u ) dF (u ) dF (u ) dF (u )
(u ) (u ).du
R(u ) R(u ).d (u ) (1 F (u )).du 1 F (u )
Intégrons les 2 membres entre 0 et t :
t t dF (u ) t t dF (u )
(u ).du 1 F (u ) (u ).du 1 F (u )
0 0 0 0
t t
(u ).du ln(1 Fu )0 ln(1 F (t )) ln(1 F (0))
0
A t=0, il n’y a pas de défaillance, donc F(0) = 0, donc ln(1-F(0)) = ln1 = 0
t
t
(u ).du ln(1 F (t )) e 0
( u ).du
1 F ( t ) R (t )
0
On obtient donc les expressions générales des lois de fiabilité :
R(t ) e 0
( u ).du
F (t ) 1 R (t ) 1 e 0
( u ).du
t
dF (t )
(t ).e 0
( u ).du
f (t )
dt
MTBF E (T ) t .f (t ).dt
0
La MTBF est définie comme étant l’espérance mathématique de la V.A T.
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Chapitre 1 : Introduction au calcul de fiabilité
Travaux dirigés (TD1)
Exercice 1 :
Un chariot possède une durée de vie est du type R (t ) e t . Le MTBF de ce chariot est de
5400 heures.
a) Quelle est la fiabilité du ce chariot au bout de 1600 heures ?
b) Au bout de combien de temps la fiabilité devient égale à 0.5 ?
Exercice 2 :
Sur une série de 150 nouveaux capteurs mis en fonctionnement, on a relevé les TBF suivants :
Intervalle de temps Nombre de défaillants
0 – 100 12
100 – 200 10
200 – 300 5
300 – 400 4
400 – 500 7
Déterminer le taux de défaillance empirique pour chaque intervalle de temps dans les
deux cas (cas1 des défaillants remplacés et cas2 non remplacés).
Exercice 3 :
Le système de propulsion d’un avion est composé de 4 moteurs. Le taux de défaillance d’un
moteur est de 0,00015 panne par heure. Les moteurs tombent en panne indépendamment les
uns des autres.
1. Donner la fiabilité de l’avion au bout de 1000 heures si les 4 moteurs doivent tomber en
panne pour que l’avion s’écrase.
2. Même question si la défaillance d’un seul moteur entraîne la chute de l’avion.
Exercice 4 :
Des pistons équipent des amortisseurs destinés à des avions ayant 3 trains d’atterrissage. Les
2 trains avant comportent 2 amortisseurs dont le taux de défaillance est de 2.10-5 panne par
heure. Le train arrière comporte 2 amortisseurs dont le taux de défaillance est de 8.10-5 panne
par heure. On considère que les défaillances pouvant survenir sont indépendantes et que
l’avion aura un accident catastrophique si les 2 amortisseurs de l’un des trains sont défaillants.
1. Représenter le diagramme de fiabilité correspondant à cette situation.
2. Donner la fiabilité de l’avion au bout de 1000 heures.
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Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité
Chapitre 2
Lois de composition en fiabilité
(Association des systèmes
industriels)
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Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité
I – INTRODUCTION :
Le problème qui se pose à la maintenance au niveau de la fiabilité est son amélioration
constante. Il peut pour cela intervenir sur la technologie du composant, agencer les composants
ou sous-systèmes de manière à les rendre plus fiables par l’utilisation de redondances dont on
distingue 3 grandes catégories :
Les redondances actives
Les redondances passives ou « stand-by »
Les redondances majoritaires
II –REDONDANCE ACTIVE :
Une redondance active est réalisée par la mise en parallèle d’éléments assurant les mêmes
fonctions et travaillant en même temps.
On a donc à faire à un système appelé par les fiabilistes « système parallèle ».
Hypothèses de départ :
Les défaillances sont indépendantes les unes des autres
La fiabilité de chaque sous-système ou de chaque élément a été déterminée
Système série :
On dit qu’un système est un système série d’un point de vue fiabilité si le système tombe en
panne lorsqu’un seul de ses éléments est en panne.
E1 E2 Ei En
n
Rs P (S ) P (S1 S 2 ... Si ...Sn ) P (S1).P (S 2)....P (Si )....P (Sn ) Rs Ri
i 1
Cette association est caractéristique des équipements en ligne de production.
Système // :
On dit qu’un système est un système // d’un point de vue fiabilité si, lorsqu’un ou plusieurs (non
la totalité) de ses éléments tombent en panne, le système ne tombe pas en panne.
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Cours : Fiabilité des structures et des systèmes
Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité
Pour calculer la fonction fiabilité d’un système // à n éléments, il est plus aisé de
E1
passer par la fonction défaillance F.
E2 F 1 R 1 P (S ) P (S )
F P (S1).P (S 2)....P (Si )....P (Sn ) F1.F 2....Fi ....Fn
Ei F (1 R1).(1 R 2)....(1 Ri )....(1 Rn )
Rs 1 (1 R1).(1 R 2)....(1 Ri )....(1 Rn )
En
n
Rs 1 (1 Ri )
i 1
Dans un système //, la fiabilité du système est plus grande que la plus grande des fiabilités des
éléments composant le système. On utilise ce fait pour améliorer la fiabilité ; cela réalise une
redondance active.
Si on désire effectuer un calcul en fonction du temps, on doit introduire la fonction R(t).
n
Si R(t ) e t , alors Rs 1 (1 e t ) .
i 1
III –REDONDANCE PASSIVE :
Dans ce cas, un seul élément fonctionne, les autres sont en attente.
Ceci a l’avantage de diminuer ou de supprimer le vieillissement des
éléments ne travaillant pas. En contrepartie, on a l’inconvénient
d’être obligé d’avoir un organe de détection des pannes et de
commutation d’un système sur un autre.
Le calcul d’un système à redondance passive ou « stand-by » se fait
en tenant compte de la variable temps. Il faut donc connaître au
préalable, pour chaque composant, son taux de défaillance λ(t) et sa
loi de fiabilité R(t).
Calcul d’un système à redondance passive à 2 éléments en // :
Hypothèse : le taux de défaillance des éléments E1 et E2 est constant et
est égal à e1 et e 2 .
DC
Cette hypothèse a pour conséquence que les lois de fiabilité sont de type
exponentiel :
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Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité
R e1(t ) e e1t et R e 2 (t ) e e 2t
On fait aussi l’hypothèse que la fiabilité de l’organe DC est égale à 1.
Il sera facile par la suite de la prendre en compte par la suite dans le calcul, cet organe étant en
série avec le système {E1, E2}.
Re1(t ) e e1t et Re 2 (t ) e e 2t
fe1(t ) e1e e1t et fe 2 (t ) e 2e e 2t
Le système fonctionnera avec E1 ou E2, ces événements étant mutuellement exclusifs (E1 sans
E2 ou E2 sans E1, mais jamais les 2 en même temps).
R(S) = [Prob(S marche sachant que E1 marche) x Prob(E1 marche)]
+ [Prob(S marche sachant que E1 ne marche pas) x Prob(E1 ne marche pas)]
Prob(E1 ne marche pas) probabilité que E1 soit défaillant
Prob(S marche sachant que E1 marche) = 1 (tant que E1 marche, S fonctionnera
toujours)
Prob(E1 marche) probabilité que E1 fonctionne R e1(t ) e e1t
Probabilité que E1 tombe en panne sur l’intervalle [0, t] à l’instant T =
t t
f (t )dt e1e e1T .dT
0 e1 0
Probabilité que S marche sachant que E1 ne marche plus à partir de T =
R e 2 (t T ) e e 2 ( t T )
Rs ( t ) 1xe e1t e
t
0 e1
e1T
t
.dT xe e 2 ( t T ) e e1t e1. e e1T .dT xe e 2 .t xe e 2 .T
0
t t
Rs ( t ) e e1t e1.e e 2 .t . e e1T .e e 2 .T .dT e e1t e1.e e 2 .t . e ( e1 e 2 )T .dT
0 0
t
e1t e 2 .t
t
( e 1 e 2 )T e 1t e 2 .t e ( e1 e 2 )T
Rs ( t ) e e1.e . e .dT e e1.e .
(e1 e 2 ) 0
0
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Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité
e ( e1 e 2 )t 1
Rs ( t ) e e1t e1.e e 2 .t .
(e1 e 2 ) (e1 e 2 )
1 e ( e1 e 2 )t
Rs ( t ) e e1t e1.e e 2 .t .
(e1 e 2 )
e1.e e1t e 2 .e e1t e1.e e 2 .t e1.e e 2 .t .e ( e1 e 2 )t
Rs ( t )
e1 e 2
e1.e t e 2 .e t e1.e .t e1.e
e1 e1 e2 e 2 .t e 1.t e 2 .t
Rs ( t )
e1 e 2
e1.e t e 2 .e t e1.e
e1 e1 e 2 .t
e1.e e1.t e1.e .t e 2 .e
e2 e 1t
Rs ( t )
e1 e 2 e1 e 2
Si on prend en compte l’élément de détection et de commutation DC, on obtient alors :
DC .t e1.e .t e 2 .e
e2 e 1t
Rs ( t ) e .
e1 e 2
Remarque : si on considère que tous les éléments ont le même taux de défaillance λ, on obtient
alors l’expression suivante : Rs ( t ) e DC .t .e .t .(1 .t )
Pour n éléments de taux de défaillance identiques montés en //, on trouve :
i n 1 (.t )i
Rs ( t ) e ( DC ).t .
i 0 i !
IV –REDONDANCE MAJORITAIRE :
La redondance majoritaire est telle que la fonction est assurée si au moins la majorité des
éléments est en état de fonctionnement.
Cette redondance concerne surtout des signaux de grande sécurité, et en particulier les
équipements électroniques. Le signal de sortie est celui de la majorité des composants. Le cas le
plus simple comporte 3 éléments.
E1 On considère que l’organe D de décision a une fiabilité égale à 1.
RS=probabilité au moins 2 éléments en fonctionnement correct
E2 D
Si Re1=Re2=Re3=R
k 3
E3
RS C3k .R k .(1 R )3k 3R 2 2R 3
k 2
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Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité
Si on généralise à n (impair obligatoirement pour avoir une majorité)
éléments, on obtient :
k n
n 1
RS Cnk .R k .(1 R )n k avec c
k c 2
La formule de calcul de « c » permet d’obtenir la majorité des éléments.
En tenant compte de la fiabilité du composant de décision :
k n
n 1
RS RD . Cnk .R k .(1 R )n k avec c
k c 2
V –APPLICATION :
Un processus est représenté par le processus suivant :
M1 M2 M3 M4 M5 T1 T2 T3
0,85 0,99 0,99 0,99 0,99 0,8 0,99 0,99
La fiabilité du système entier est le produit de toutes les fiabilités élémentaires : Rs = 0,64
Pour améliorer cette fiabilité, on peut appliquer des redondances sur les systèmes les moins
fiables : M1 et T1.
Une des solutions peut consister à utiliser 3 T1 et 2 M1. Economiquement, il va de soi que cette
solution coûterait trop cher. On se contentera de redonder les éléments faibles des systèmes M1
et T1
T1
M2 M3 M4 M5 T2 T3
M1 T1
0,99 0,99 0,99 0,99 0,99 0,99
M1 T1
Rs 1 (1 0,85)2 x 0,994 x 1 (1 0,8)3 x 0,992 0,91 Résultat satisfaisant.
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Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité
Travaux dirigés (TD2)
Exercice 1 : systèmes série et parallèle :
Un dispositif se compose de 4 E S
composants connectés en série dont les A B C D
1a taux de pannes sont respectivement de
5
0,98 ; 0,97 ; 0,95 et 0,99 par 10 heures.
Déterminer la fiabilité de l’ensemble
au bout de 3000h.
Un dispositif se compose de 4 E S
composants connectés en série dont les A B C D
1b fiabilités par 10
5
heures sont
respectivement de 0,92 ; 0,89 ; 0,7 et
0,86.
a)Déterminer la fiabilité de
l’ensemble au bout de 3500h.
b) Combien d’éléments C en // a-t-on
besoin pour atteindre une fiabilité à
5
10 h du système supérieur à 0.7 ?
c) Combien d’éléments C en // a-t-on
besoin pour atteindre une fiabilité à
5
10 h du système supérieur à
70.40% ?
Un dispositif se compose de 4
composants connectés en // B
1c E S
(redondance active) dont les taux de
défaillances sont respectivement : 0,98 ;
5
0,97 ; 0,95 et 0,99. (en panne par 10 C
heures)
Déterminer la fiabilité de l’ensemble
pour une durée de 5000h. D
A C
Le dispositif donné ci-contre a les taux E S
de pannes élémentaires suivantes pour E F
1d 5
10 heures :
B D
a=0,87 ; b=0,85 ; c=d=0,89 ;
e=0,94 ; f=0,96 ; g=0,97
Groupement CD en redondance G
passive.
Calculer la fiabilité de l’ensemble
pour une durée de 4300h.
A
Le dispositif donné ci-contre a les taux
de pannes élémentaires suivantes pour
1e 4
10 heures : E S
B D E F
a=b=c=0,73 ; d=0,97 ; e=0,88 ;
f=0,92 ; g=0,88
Groupement EF-G en redondance
C G
passive et Grp ABC Red Maj.
Calculer la fiabilité de l’ensemble
pour une durée de 4000h.
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Chapitre 2 : Lois de composition en fiabilité
Le dispositif donné ci-contre a les taux C
de pannes élémentaires suivantes pour
5
10 heures : E S
a=0,90 ; b=c=0,81 ; d=e=f=0,7 ;
1f A G
g=0,93
Le groupement BC Red passive, Group D
DEF Red Maj.
Calculer la fiabilité totale du système
pour un temps de 6000h.
E
Exercice 2 : Fiabilité d’un circuit de refroidissement :
Dans une centrale thermique, un circuit de refroidissement est alimenté par un groupe de pompage
constitué par 3 motopompes identiques (même marque et même fournisseur et même lot d’achat) ayant un
montage industriel en parallèle.
Partie 1 : On admet que les 3 motopompes ont le même taux de défaillance :
1 2 3 104 panne/heure.
1) Déterminer la fiabilité de ce groupe de pompage pour une durée de 3000 heures de service si on
suppose que le système sera fonctionnel que si les trois pompes doivent fonctionner ensemble.
2) Calculer le MTBF de ce groupe.
Partie 2 :
3) On constate que pour assurer un débit suffisant, il est nécessaire qu’au moins 2 de ces 3
motopompes doivent fonctionner. Déterminer la fiabilité de ce groupe de pompage pour une durée
de 3000 heures de service. Conclure ?
4) Après une période de temps de service, et suite à un diagnostic, nous avons pu constater que les 3
4 4
motopompes n’ont plus le même taux de défaillance (panne par heures). 1 10 , 2 2.10 ,
3 3.104 .
Si on suppose que le système ne sera fonctionnel que si au moins 1 de ces 3 motopompes doit
fonctionner.
Déterminer la nouvelle fiabilité de ce groupe pour 3000 heures de fonctionnement.
Conclure ?
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Références bibliographiques
1. J.L. BON : Fiabilité des systèmes - Méthodes mathématiques, Masson, 1995.
2. O. GAUDOIN, J. LEDOUX : Modélisation aléatoire en fiabilité des logiciels,
Hermès, 2007.
3. A. HOYLAND, M. RAUSAND : System reliability theory - Models, statistical
methods and applications, Wiley, 2004.
4. M.R. LYU : Handbook of software reliability engineering, Mc-Graw-Hill, 1996.
5. H. PHAM : Software reliability, Springer, 2000.
6. M. LEMAIRE, A. CHATEAUNEUF & J.C. MITTEAU. Fiabilité des structures:
couplage mécano-fiabiliste statique, Edit. Hermes Paris, 2005 Cote: Rez-de-
chaussée : 620.004 52 LEM.
7. A. LYONNET. « La maintenance Mathématique et Méthodes » ; Lavoisier ; 1988.
8. M. LEMAIRE, A. MOHAMED. "Une introduction aux méthodes FORM/SORM",
Laboratoire de recherches et applications en mécanique avancée, Juillet 2000.
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