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Prévalence des protozoaires chez les étudiants

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UnEt

LICENCES SCIENCES ET TECHNIQUES


BIO-ANALYSE

Option : Bio-Analyses Médicales


Rapport de fin d’étude

La prévalence des protozoaires parasites


intestinaux chez les étudiants universitaires de la
ville de Marrakech

PRESENTÉ LE le 29 /06/2022 PAR :


Mr. ABDERRAZZAK ALIFRIQUI

Melle. CHAIMA AZZIZI

Devant le Jury :
Pr. EL HAKKOUNI AWATIF (Encadrante) : Faculté de médecine et de pharmacie
Marrakech et CHU Med VI
[Link] M’HAMED TOURIA (Co-encadrante): Faculté des sciences et Techniques
Marrakech
Pr. GHANIMA ABDERRAZZAK (Examinateur) : Faculté des sciences et Techniques
Marrakech
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Avant -propos

Ce rapport a été réalisé dans le cadre du stage de fin d’étude de la formation suivie au sein de
la faculté des Sciences et Techniques, Guéliz Marrakech pour l’obtention d’une licence en
Bio-Analyses Médicales pour année universitaire 2022-2023.
C’était une étude basée sur la recherche de la prévalence des parasitoses intestinaux chez une
population de 80 étudiants de la ville de Marrakech ».
Le stage s’est déroulé du 18 avril au 31 mai 2022 au sein du laboratoire de parasitologie et
Mycologie au CHU de l’hôpital ERRAZI Marrakech, sous l’encadrement de :
- Encadrant : Mme Awatif EL HAKKOUNI : Professeur de l’enseignement supérieur
à la faculté de médecine et chef du service de parasitologie mycologie au CHU Marrakech.
- Co-encadrant : Mme. Touria BA M’HAMED : Professeur de l’enseignement supérieur
A la faculté des Sciences et Techniques Marrakech.
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

REMERCIEMENTS :
En premier temps, nous tenons à remercier Dieu qui nous a donné le courage, la force et la
volonté pour réaliser ce modeste travail .Nous tenons à remercier également, toute l’équipe
pédagogique de la Faculté des Sciences et Techniques de Marrakech et les intervenants
professionnels responsables de la formation licence bio-analyses médicales et toute l’équipe
technique et médecins résidents du laboratoire de parasitologie du centre hospitalier
universitaire de Marrakech.

Nous exprimons aussi notre spéciale gratitude à notre professeur TOURIA BA M’Hamed
du département de biologie, Faculté des Sciences et Techniques de Marrakech, d'avoir
accepté de nous encadrer pendant la réalisation de ce projet. Nous la remercions également
pour sa disponibilité, son engagement et ses encouragements tout au long du projet. Nous la
remercions aussi pour la confiance qu’elle nous a témoigné et les précieux conseils qui nous
ont énormément aidé à la réalisation des missions évoquées dans ce rapport.

Un merci spécial à notre encadrant professeur AWATIF EL HAKKOUNI chef du service


du laboratoire du parasitologie de l’hôpital ARRAZI de Marrakech pour avoir accepté de
nous accueillir au sein du laboratoire et de nous accompagner tout au long de la durée du
stage.

Nous tenons à remercier tous les membres du jury professeur ABDERRAZZAK


GHANIMA et professeur TOURIA BA M4HAMED.

Ainsi nous remercions nos professeurs de nous avoir incités à travailler en mettant à notre
disposition leurs expériences et leurs compétences.

Et enfin, nos remerciements les plus chaleureux vont à tous nos camarades pour leur
présence dans les moments difficiles et les excellents moments que nous avons passé ensemble
tout au long de cette année qui a passé trop vite avec leur bon humeur et leurs grand cœurs.
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Résumé

Les parasites intestinaux occupent le tube digestif de l'être humain, ils se répandent souvent
par manque d'hygiène liée au péri-fécal.
le Maroc est dominé par la prévalence des protozoaires en particulier les amibes.
L’amibiase qui est la 3éme cause de mortalité et morbidité parasitaire dans le monde entier et
demeure encore à nos jours un sérieux problème de santé publique.
A travers une étude prospective, nous avons procédés à la revue des protozoaires intestinales
chez les étudiants universitaires de la ville de Marrakech. L’étude a porté sur l’analyse des
résultats de 80 examens parasitologies de selles effectuées au sein de laboratoire de
parasitologie et mycologie au CHU.. Marrakech
Chaque étudiant a bénéficié d’une copro-parasitologie comprenant un examen direct à l’état
frais et des quatre techniques de concentration Ritchie, Willis et MIF associé au Bailenger,
ces techniques sont basées sur des principes physique ou physico-chimique, leur rôle est
d’éliminer les éléments inutiles et augmenter la concentration des éléments parasitaires
(kystes, œuf…) contenus dans la masse fécale analysé. Les principaux parasites retrouvés
sont les amibes,Blactocitis hominis et Giardia intestinalis . D’après cette étude nous sommes
arrivés à un taux global de 45 échantillons positifs, les protozoaires avaient le taux de
positivité le plus grand.
Ces résultats mettent en évidence la fréquence élevée des infestations parasitaires chez les
étudiants due au fait qu’ils sont les grands consommateurs de * fast- Food*. De même la vie
en colocation ou dans la cité universitaire sont deux facteurs qui favorisent la contamination
et le maintien de ces parasitoses .
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

TABLE DES MATIÈRES


Introduction générale ...................................................................................................................... 1
Synthèses bibliographiques ............................................................................................................. 2

I. Généralité sur la santé des étudiants ..................................................................................3

II. GENERALITES SUR LES PARASITOSE INTESTINALES…...................................... 3

1) Protozoaires .................................................................................................................................. 4
1.1 Classification ..................................................................................................... 5

1.2 Les principaux protozoaires et leurs caractéristiques ......................................... 6

1.3 les principaux protozoaires pathogène.................................................................. 8

1.3.1 Exemple d’amibe ..................................... 9

1.3.2 Exemple de flagellé ............................... 9

1.4 Autre protozoaire non pathogène ..................................................................... 10

III. Diagnostic des parasites intestinaux ................................................................................ 10

1) Examen parasitologie des selles ...................................................................................................... 11

1.1 Examen macroscopique: .................................................................................... 11

1.2 Examen microscopique ..................................................................................... 11

1.2.1 A l’état frais ............................................... 11

1.2.2 Après coloration ........................................... 11

1.2.3 Techniques de concentrations ..................... 11

-Les différentes techniques de concentrations................................ 12

-Méthodes physiques (monophasiques) ......................................... 12

Technique de sédimentation.......................................................... 12

Technique de flottation ..................................................................12

-méthode diphasique ou physico-chimique.................................... 12

-Autre technique que l’examen des selles ....................................... 13

Examens sérologiques .............................................................. 13

L’imagerie et l’endoscopie ........................................................ 13

Les examens biologiques .......................................................... 13

IV. Prophylaxie .......................................................................................................................... 14

1) Prophylaxie individuelle ......................................................................................................... 14


2) Prophylaxie collectives .......................................................................................................... 14
Matériel et méthode ..................................................................................................................... 15

I. PHASE PRE-ANALYTIQUE....................................................................................... 16
1) Prélèvement ..............................................................................................................................16
1.1 préparation du patient pour le prélèvement ................................................................. 16
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech
1.2 le prélèvement des selles ........................................................................................... 16

2) Le matériel utilisé pour la réalisation de cette étude..................................................................17

3) Les réactifs utilisés dans les techniques adoptées ...................................................................... 17

II. PHASE ANALYTIQUE..................................................................................................... 17

1) L’examen microscopique direct ................................................................................................... 18

2) Les différentes techniques de concentrations utilisées.................................................................... 18

2.1 Méthodes de Willis ............................................................................................................19

2.2 Méthode de Ritchie............................................................................................................. 20


2.3 Technique corpro-duo .......................................................................................................... 21

3) Logiciel utilisé .............................................................................................................................24

Résultats ......................................................................................................................................... 25

I. Les résultats obtenus ......................................................................................................... 26


1) résultats macroscopique .............................................................................................................. 26
2) résultats microscopique ............................................................................................................... 28
3) prévalence globales des espèces .................................................................................................. 29

II. Etude épidémiologique… .................................................................................................. 30

1) type, période et lieu de l’étude ....................................................................................................... 30

2) Répartition des étudiants................................................................................................................ 30

2.1 Selon le sexe ...................................................................................................................... 30

2.2 Selon l’origine..................................................................................................................... 31

2.3 Selon l’habitat .................................................................................................................... 31

3) la prévalence globale au sien de la population globale ..................................................................... 32

4) La variation de positivité de l’EPS selon le sexe.............................................................................. 32

4.1 Chez le sexe masculin ............................................................................................................. 32

4.2 Chez le sexe féminin .............................................................................................................. 33

5) Comparaison entre les cas positifs des deux sexes ............................................................................ 33

6) Répartition des espèces parasites selon le sexe ................................................................................ 34

7) La prévalence chez les étrangers ..................................................................................................... 34

8) Répartition des espèces selon le type de parasitisme ......................................................................... 35

9) comparaison entre la fiabilité des techniques utilisées.................................................................... 36

Discussion ........................................................................................................................................... 37

Conclusion ........................................................................................................................................... 39

Annexe………………………………………………………………………………………………………

Référence…………………………………………………………………………………………………...
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Liste des tableaux

Tableau1 : les différentes formes d Entamoeba histolytica


Tableau2 : les différentes les formes de Giardia intestinalis
Tableau3 : les différentes formes du Blastocystis hominis
Tableau 4:le déroulement de la technique de Willis
Tableau 5:le déroulement de la technique de Ritchie
Tableau 6 : le déroulement de la technique copro-duo
Tableau7 : les différentes aspects des selles et leurs significations
Tableau 8 : les différentes couleurs des selles obtenues
Tableau9 : la prévalence globale des espèces parasitaires identifiés
Tableau 10 : répartition selon la modalité de parasitisme
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Liste des figures

Figure1: les différents sous-embranchements des protozoaires


Figure2 : de la forme kystique d’Entamoeba histolytica minuta
Figure3 : forme végétative d’Entamoeba histolytica
Figure 4: la forme hématophage d’Entamoeba histolytica histolytica
Figure5 : forme kystique de Gardia intetinalis(MIF)
Figure6 : forme végétatif du Gardia intestinalis
Figure7 : la forme kystique e [Link]
Figure8: forme vacuolée de [Link]
Figure 9: la forme granuleuse de [Link]
Figure 10 : cycle de développement d’Entamoeba histolytica histolytica
Figure11 : cycle de vie de Giardia intestinalis
Figure12 : Un flacon contient les selles
Figure13: préparation à l’état frais et au Lugol
Figure14 : Lecture des lames en zig zag au microscope optique
Figure15 : le kite copro-duo
Figure16 :logiciel Excel 2010
Figure17 : l’aspect molle des selles
Figure18 : l’aspect dure des selles
Figure 19 : l’aspect diarrhéique des selles
Figure 20 : des selles marron
Figure 21 : des selles jaunes
Figure 22 : l’observation microscopique a l’eau physiologie et au Lugol
Figure 23: la forme kystique de Blatocytis hominis méthode de MIF
Figure 24 : la forme kystique d’[Link] G*40 méthode de Willis
Figure25:la forme kystique d’[Link]/dispar G*40 méthode de Bailenger
Figure 26 : la forme kystique de giardia G*40 méthode de Ritchie
Figure 27 : répartition de la population étudiée selon le sexe
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Figure 28 : répartition des étudiants selon l’origine


Figure 29 : répartition des étudiants selon le lieu de vie
Figure30 : La prévalence globale des parasitoses chez les étudiants
Figure31 : la prévalence de parasitisme chez le sexe masculin
Figure32 : la prévalence de parasitisme chez le sexe féminin
Figure33 : répartition des cas positifs selon le sexe
Figure34 : Répartition des espèces parasitaires isolées selon le sexe
Figure35: prévalence des parasites chez les étrangers
Figure36: Type des associations observées
Figures37 : comparaison de la fiabilité de différentes techniques utilisées
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Introduction :

Les parasitoses intestinales sont transmises le plus souvent par l’ingestion des aliments ou de
l’eau contaminés par les excréments humains ou des animaux comme résultat d’un
assainissement défaillant. Le portage intestinal peut survenir ainsi chez les étudiants. Le
diagnostic n’est pas très évident vu la similarité des symptômes de ces patients avec d’autres
causes infectieuses et non infectieuses qui peuvent donner une diarrhée comme signe
d’orientation malgré le progrès technologique et scientifique actuels.
Les étudiants peuvent être colonisé par diverses espèces parasitaires qu’il s’agisse de
protozoaires ou d’helminthes, cette situation stratégique au sein de l’hôte apporte au parasite
un substrat nutritionnel régulier et assure la pérennité de son cycle de transmission qui est
majoritairement lié au péril fécal [Cissé et al 2011].
Le diagnostic parasitologie n’est pas toujours simple, la mise en évidence des parasites fait
appel à plusieurs techniques et nécessite parfois plusieurs échantillons afin de confirmer leurs
présences.
Pour cela l’objectif de notre travail est d’évaluer la prévalence des parasites protozoaires
chez étudiants de l’université Cadi Ayyad :(FSTG-FSSM-ENSA-ENCG... de la ville de
Marrakech) et d’identifier les espèces les plus fréquentes.

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La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

SYNTHÈSE BIBLIOGRAPHIQUE

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La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

I. Généralité sur la santé des étudiants :

La santé des étudiant(e)s est un élément clé de leur réussite tout au long de leur parcours
d’études, qui tend à prendre une importance croissante dans l’analyse de leurs conditions de
vie et de leur processus de transition vers l’indépendance et l’autonomie.
Généralement Les étudiants, à la fois grands adolescents et jeunes adultes, ont été décrits par
le Haut Comité de Santé Publique (HCSP ), comme une population qui se caractérise par un
bon état de santé avec, paradoxalement, une fréquence élevée de comportements dits << à
risque >>.[ Migeot, 2006 ]
Mais Dans les années dernières Les étudiants sont considérés comme l'un des groupes les
plus menacés par les infections parasitaires et virales à cause de plusieurs mauvaises
habitudes dans leurs alimentations et leurs hygiènes.
-Puisque la plupart préfère manger dans les cafés et les snacks, ce qui affecte leur santé Car
ces lieu sont des sources de contamination.
-De plus, les étudiants ont commencé à manger on équipe et faire changer les aliments entre
eux sans prudence ni attention, ce qui augmente la propagation des parasites et des germes.
-Ainsi on a remarqué que leurs menu est généralement dominé par fast-food qui peut être
insuffisamment cuits donc il contient des kystes et des œufs des parasites.
-Aussi que les étudiants ne respecte pas les conditions d'hygiène.
Les étudiants ne lavent pas les mains avant tout contact des aliments, ni avant les repas ou
après leur passage aux toilettes.
-Ils ne coupent pas les ongles régulièrement, surtout les filles.
-Ils échangent également leurs vêtements et leurs serviettes entre eux surtout les étudiants
qui sont dans la cité, ce qui facilite la propagation des virus et des parasites.
-Les rapports sexuels posent aussi un danger dans la transmission de certaines maladies
virales ou parasitaires.

II. GENERALITES SUR LES PARASITOSES INTESTINALES :

Les parasitoses intestinales représentent un sérieux problème de santé publique notamment


dans les pays du tiers monde. Elles sont des maladies dues à des parasites se développant
dans le tube digestif appartenant aux groupes des protozoaires ou des helminthes. Ils sont
transmis le plus souvent par l’ingestion des aliments ou de l’eau contaminés par les

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La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
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excréments humains ou des animaux comme résultat d’un assainissement défaillant. [Bull
OMS (1988)].
Les parasitoses intestinales humaines constituent l’une des premières causes de morbidité
parasitaire dans le monde par atteinte du tube digestif signant leur tropisme particulier pour
les régions pauvres et tropicales [Nicolas et al(2002)].
Selon les estimations pour l'année 2002, on évalue à 3,5 milliards le nombre des sujets
infectés par des parasites digestifs, 450 millions le nombre de malades chaque année. Les
ascaris, les ankylostomes et l'amibe dysentérique occasionneraient à eux seuls 195000 décès
dans le monde [Bull OMS(1988)].
Le diagnostic parasitologie n’est pas toujours simple, la mise en évidence des parasites fait
appel à plusieurs techniques et nécessite parfois plusieurs échantillons afin de confirmer leurs
présences .

1) Protozoaires :

Les Protozoaires (du grec protos = premier; zoôn = animal) sont des organismes unicellulaires
microscopique de 1 à 100μm de diamètre, eucaryote hétérotrophes, se nourrissent par osmose pour les
formes parasites ou phagocytose pour les formes libres. Une seule cellule très spécialisée capable
d’assurer toutes les fonctions vitales. Les protozoaires doivent se déplacer, digérer, respirer, éliminer
leurs déchets par excrétion et se reproduire pour survivre.[ Beaumont et all(2004)].

1.1 Classification :

Les protozoaires sont classés dans quatre sous-embranchements comme résumé dans la figure
1 ci-dessous:

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La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Les protozoaires

Amibes Flagellés Ciliés sporozoaire

-Entamoeba -Giardia -Balantidium -Plasmodium


histolytica intestinalis coli sp

-Entamoeba
coli

Figure 1 : les différents sous-embranchements des protozoaires

1.2 Les principaux protozoaires et leurs caractéristiques :

Parmi les protozoaire les plus communs aux mondes les espèces décrites dans le tableau
(tableau1,2,3) :

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La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
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Tableau1 :les différentes formes d Entamoeba histolytica

Nom de l’espèce Forme kystique Forme minuta Forme pathogène

Entamoeba
histolytica

Figure2 : de la forme Figure3 : forme végétative Figure 4: la forme


kystique d’Entamoeba hématophage
d’Entamoeba histolytica
histolytica minuta d’Entamoeba
histolytica histolytica.
Le kyste provient de la C’est une forme non La forme histolytica est
transformation de la hématophage et non virulente, pathogène et
forme minuta dans le pathogène. Elle se nourrit des hématophage On trouve
tube digestif de débris alimentaires. La forme des hématies en
l’homme (figure4). minuta mesure 10à15 µm, digestion dans
C’est une forme non elle est commensale de la l’endoplasme. Elle
invasive mais de lumière colique Son noyau Mesure de 20 à 40 μm.
dissémination et est périphérique de 3 à 4 µm Son noyau unique est
d’infestation. Le kyste à petit caryosome central excentré et arrondi (5
mesure de 10 A 13 µm punctiforme, membrane µm de diamètre), Il est
de diamètre, immobile nucléaire fine et chromatine visible à l’état frais.
entouré d’une coque périphérique en liseré ou [ pharmaetude-cours
épaisse, résistante et pointillé[ pharmaetude- Internat en
réfringente[Cassaing cours Internat en Pharmacie]
S(1997)] Pharmacie]

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La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Tableau2 :les différentes les formes de Giardia intestinalis

Nom de l’espèce Forme kystique Forme végétatif

Figure5 :forme kystique de Gardia Figure6 : forme végétatif du


intetinalis(MIF) Gardia intestinalis

Giardia intestinalis Les kystes sont ovoïdes lorsqu'ils sont tous les trophozoïtes ressemblent à
formés, chacun contient même deux une poire coupée en deux dans le
noyaux présents dans son progéniteur sens de la longueur. Tous ont deux
de trophozoïte [Eduard.M( 1985)] noyaux ovales, quatre paires de
flagelles et un adhésif ventral
disque par lequel l'organisme
s'attache à l'épithélium de l'intestin
grêle. [Eduard.M( 1985)]

Tableau3 :les différentes formes du Blastocystis hominis

Nom de l’espèce Forme kystique Forme vacuolée Forme granuleuse

[Link]

Figure7 : de la forme Figure8: forme vacuolée de


kystique e [Link] [Link] Figure9 : la forme
granuleuse de
[Link]
-La forme kystique : est La forme vacuolée : est la La forme granuleuse :
arrondie, mesure 3 à 10 plus fréquemment observée de taille variable est
μm avec un cytoplasme en culture polyxénique. Elle sphérique et remplie de
condensé et plusieurs mesure 8 à 10 μm de granules situés dans le
vacuoles.[ Roussel, diamètre, la vacuole est cytoplasme. .[ Lorgeril,
M(2012)] unique, le cytoplasme et les M(2011)]
noyaux souvent multiples
sont refoulés à la
périphérie.[ Roussel,
M(2012)]

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La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

1.3 les principaux protozoaires pathogènes( cycle de vie et et pathogénie ):


-les protozoaires pathogènes sont des parasites cosmopolites, très fréquents, ils sont
responsables de plusieurs symptômes.

1.3.1 Exemple d’ amibe ( Entamoeba Histolityca Histolityca) :


- Cycle de vie Entamoeba Histolityca Histolityca
Sous l’influence des facteurs dépendant à la fois de l’hôte et du parasite, la forme
minuta se transforme en forme agressive [Link] histolytica, plus grande mais
surtout hématophage et très mobile. Elle libère des enzymes protéolytiques et
cytotoxiques à l'origine des multiples ulcérations de la paroi intestinale. Entamoeba
histolytica histolytica parvient dans la sous-muqueuse où elle se multiplie
activement en formant des abcès plus étendus en profondeur et latéralement qu’en
surface (abcès en bouton de chemise). Dans certains cas, elle atteigne la lumière des
vaisseaux sanguins qui permettent la dissémination extra intestinale [Cassaing
(1997)].

Figure10: cycle de développement d'Entamoeba histolytica

-Pathogénicité et symptômes :

Le forme histolytica très mobile (cela va permettre son diagnostic) grâce à ses pseudopodes
et se retrouve dans les selles dysentériques. Elle pénètre dans les tissus coliques et hépatiques
et d’autres tissus, grâce à des enzymes protéolytiques entrainant la formation de micro-abcès.

8
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Les symptômes de l’amibiase sont variables. Ils peuvent aller d’une diarrhée légère à la
dysenterie avec du sang et du mucus dans les selles. Par ailleurs, des ulcères peuvent se
former lorsque la paroi intestinale est trop altérée.
Lorsque le parasite gagne la circulation sanguine, il peut coloniser le foie, et être à l’origine
d’abcès, qui lorsqu’ils ne sont pas traités sont fatals. Cette maladie peut aussi évoluer vers
d’autres complications comme des abcès pulmonaires, voire plus rarement, au cerveau[
Mérens (2005)].
-1.3.2exemple des flagellé ( giardia intestinalis)
-Cycle de vie
Giardia intestinalisse caractérise par un cycle de vie asexué simple qui ne comprend que
deux formes: une trophozoïte et un kyste. Le trophozoïte flagellé vit et se divise par fission
dans l'intestin grêle de son hôte vertébré. Il peut ensuite se transformer en kyste dormant qui
est excrété dans les fèces. Les kystes, après ingestion par un autre hôte et le passage à travers
l'estomac, peuvent exokyster dans l’intestin grêle, pour donner des trophozoïtes qui initient
une autre infection. Les symptômes d’une parasitose font référence au degré de pathogénicité
[centers for disease control and prevention [Link]].

figure 11 : cycle de vie Giardia Intestinalis [CDC]

-Pathogénicité et symptômes :
Les symptômes d'une giardiose aigue apparaissent entre 3 et 20 jours après la contamination
et durent souvent 2 à 4 semaines .Il s'agit d'une diarrhée qui, dans un premier temps, peut être
aqueuse mais qui se présente plus souvent sous la forme de selles pâteuses et graisseuses avec

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La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

stéatorrhée, nausées et douleurs abdominales accompagnent fréquemment les épisodes


diarrhéiques. Lorsqu'elle évolue sur un mode chronique, la giardiose est souvent responsable
d'un syndrome de mal absorption qui peut s'avérer sévère, particulièrement chez l'enfant, avec
cassure de la courbe de poids [Journal de Pédiatrie et de PuéricultureVolume 1996 ].

1-4Autre protozoaires non pathogène :


-Parmi les principales amibes non pathogènes on trouve :

-Entamoeba hartmani

-Entamoeba coli

-Parmis les principaux flagellés intestinaux non pathogènes on retrouve :

-Chilomastix mesnili

-Trichomonas intestinalis [Wéry , 1995]

III. Diagnostic des parasites intestinaux :

1) Examen parasitologie des selles :


La technique de l'examen doit être adaptée au parasite. Un régime pauvre en résidus prescrit
au patient permet d'améliorer la qualité de l'examen macroscopique. Les autres préparations,
notamment les purges, ne présentent aucun intérêt et peuvent parfois aggraver la
symptomatologie de la parasitose. Trois prélèvements de selles seront réalisés sur une période
de 10 jours, afin d'éviter une période « sans ponte » du parasite. Les selles examinées doivent
être fraîchement émises (délai de 3 heures au maximum).[Dupouy-Camet, 2000]

1.1 Examen macroscopique:


L'examen macroscopique des selles peut orienter les recherches. On appréciera la consistance
des selles, leur couleur, la présence de sang ou de mucus. Ainsi, les œufs d'helminthes seront
recherchés sur des selles pâteuses, les protozoaires sur des selles liquides. La présence de
sang orientera vers un germe invasif. Les adultes d'oxyures, d'ascaris ou les anneaux de tænia
peuvent être mis en évidence à l'œil nu. [Gentilini et al(1983)]

1.2 Examen microscopique :


L'examen microscopique comprend un examen direct qui permet la mise en évidence des
œufs les plus volumineux. En général, deux techniques de concentration de routine sont
réalisées et permettent le diagnostic de la majorité des parasitoses digestives. Selon le
contexte clinique, des techniques de concentration spécifiques seront réalisées.[ KASMI et
SAIDOUNI (2016)]

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La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

1.2.1 A l’état frais :

Examen microscopique en l’eau physiologie : L’examen direct permet d’étudier la viabilité


des formes végétatives des protozoaires, de noter leur mode de déplacement. Il peut être
faussement négatif en cas de faible parasitisme.
Cet examen doit être effectué après dilution en eau physiologique et dans certains cas où il y
a une grande abondance des globules blancs, rendant difficile le repérage des kystes, on a
recours à la dilution à l’eau distillé[Link] et al(1983)]

1.2.2 Après coloration :

Examen microscopique en solution de Lugol :Dans le but de voir les formes kystiques des
protozoaires et elle permet de mieux visualiser certains éléments d’identification :vacuole
,noyau… [ Belkaid et al(1992)]

1.2.3 Techniques de concentrations :

On appelle concentrations les techniques par lesquelles on essaie, à partir de la grande


quantité de matières fécales recueillies, d’obtenir dans un faible volume les œufs, larves,
kystes voire formes végétatives fixées de parasites par élimination des résidus de la digestion.

-Les différentes techniques de concentrations :

Méthodes physiques (monophasiques) :


Les selles sont diluées dans un liquide dont la densité est soit inférieure à celle des parasites (ces
derniers vont sédimenter), soit supérieure à celle des parasites (qui vont flotter à la surface du
liquide) :(sédimentation et flottation) [Belkaid et al (1992)]

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La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
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Technique de sédimentation :
Dans cette technique, les selles doivent être diluées dans un liquide dont la densité est
inférieure à celle des selles parasitaires, lesquels vont donc se concentrer dans le sédiment .

Cependant elle est applicable aux larves et œufs d’helminthes et non pas aux protozoaires et
elle exige la dilution des selles et l’élimination des débris lourds et volumineux.

Exp :

- méthode de faust et ingalls (l’eau glycérinée 0.5%) : pour faciliter la détection des
bilharzioses. [Belkaid M et al (1992)]

Technique de flottation :
Dans cette technique, les selles doivent être diluées dans un liquide dont la densité est
supérieure à celle des selles parasitaires lesquels vont se rassembler au niveau de la surface

Exp :

-méthode de Willis (sérum salé hypertonique NaCl 25%) : pour la recherche des œufs
d’hymenolepis nana et d’ankylostomes.

– méthode de Faust (sulfate de zinc): pour la mise en évidence des œufs d’helminthes

– méthode de janeckso-urbanyi (Iodomercure) : permet de concentrer les œufs d’helminthes


surtout d’hymenolepis. [Belkaid M et al (1992)]

-méthode diphasique ou physico-chimique :


Consiste à mettre une quantité de selle en présence de deux phases liquides non miscibles,
dont l’une aqueuse et l’autre un solvant, la concentration dépend donc d’un coefficient de
partage qui est conditionné pour chaque éléments fécal par sa balance hydrophile-lipophile, et
donc un élément fécal dont la balance penche vers l’hydrophilie, se dépose au fond du tube et
celui dont la balance penche en faveur de la lipophilie se trouve au contact de la couche du
solvant dans l’interphase eau-solvant[Belkaid M et al (1992)]
On obtient deux phases non miscibles : aqueuses et organiques qui donnent 4 couches où
l’élément fécal est dans le culot Cette technique met en évidence les deux phases lipophile et
hydrophile ; Les éléments dont la balance hydrophile lipophile penche en faveur des
groupements hydrophile, se retrouvent dans la phase hydrophile et se dépose au fond du tube
à centrifuger

12
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Au contraire, les éléments dont la balance hydrophile lipophile penche en faveur des
groupements lipophiles se retrouvent dans la couche d’éther (phase lipophile) et participent à
la constitution de l’anneau qui se forme à l’interphase eau-éther.
Parmi les méthodes on distingue :
Méthode de bailenger : permet de concentrer les kystes d’amibes, giardia et cryptosporidies.
Méthode de ritchie simplifiée : cette méthode est utilisée pour concentrer les œufs
d’helminthes et kystes des protozoaires et d’éliminer les parties gênantes lors de la lecture à
l’aide de l’éther éthylique, mais le culot est souvent volumineux et difficile à lire. [Belkaid et
al (1992)]

-Autre technique que l examen des selles :

 Examens sérologiques :
Sérologie : La recherche d'anticorps anti-parasitaires n'est pas courante du fait de la
complexité de sa mise en œuvre mais peut être indiquée dans les cas suivants :
-Amibose en phase tissulaire.
-En présence d’une helminthose sans formes décelables.
-Parasitoses en période pré-patente (parasite encore immature) [ Bouchaud et al.(1999)].

 L’imagerie et l’endoscopie :
En découvrant certains nématodes adultes au bout de l’objectif, l'endoscopie digestive
conduit parfois à des rencontres imprévues, elle garde donc un intérêt dans certains cas.
[Bouchaud, et al., 1999 ; Bourée, et al., 2012]

 Les examens biologiques :


Les examens de laboratoire comme la numération formule sanguine (NFS) sont parfois d'une
grande aide au diagnostic. [ Bouchaud, et al.,( 1999].

13
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

IV. Prophylaxie :

1) Prophylaxie individuelle :

Elle est basée essentiellement sur les mesures d’hygiène individuelle et des aliments donc il
faut respecter les habitudes suivants : [Klotz Fet al (2004)]
-Lavage des mains avant tout contact avec les aliments, avant les repas et après le passage
aux toilettes
- Les fruits et crudités doivent être abondamment lavés
- Consommer les aliments bien cuits et servis à chaud.
- pendant la journée, ouvrez les stores ou les rideaux des chambres à coucher. Cela contribue
à lutter contre les oxyures, qui sont sensibles à la lumière .
-couper les ongles régulièrement
-Eviter de marcher pieds nus dans les terrains boueux de préférences avec des chaussures
fermées pour se protéger de toute transmission transcutanée.
-Nettoyage et désinfection des objets usuels de la personne infesté surtout les enfants.
-Mettre un pyjama fermé pour éviter le contact direct entre les doigts et l’anus lors du prurit
anal nocturne .

2) Prophylaxie collectives :

Dans le but d'attaquer chacun des éléments de la chaîne naturelle du péril fécal part pour une
bonne efficacité sachant que le rôle de l'eau y est capital.
-L'amélioration du niveau de vie et des conditions sanitaires.
- Protection des sources d’eau.
-L'éducation sanitaire surtout aux enfants.
-L'amélioration des services de dépistage, traitement et prévention surtout au niveau des
zones à haut risque de contamination.
-la construction et l'utilisation des latrines propres.[ANOFEL(2017)]

14
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

MATÉRIEL ET MÉTHODE

15
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

I. PHASE PRE-ANALYTIQUE :

La présente étude a porté sur une population des étudiants volontaires avec ou sans
symptômes, de nationalité marocaine ou étrangère et dont leurs mode d’habitation est varié
(cité universitaire, colocation ou en famille).

1) Prélèvement

Un questionnaire a été renseigné pour chaque étudiant participant dans cette


étude(informations générales : âge, sexe, signes cliniques éventuels). L’analyse à été réalisée
sur 3 prélèvements des selles pour chaque individu avec une fréquence d’un jour sur 2 (J1,
J3, J5).

1.1 Préparation du patient pour le prélèvement :

On conseille les étudiants pendant les 3 jours qui précèdent le prélèvement de supprimer :
- les compositions pharmaceutiques contenant du charbon végétal, des sels de magnésium, du
kaolin et du benzonaphtol.
- les produits opaques utilisés en radiologie, en particulier les composés barytes.
- les suppositoires et les huiles laxatifs, en particulier l'huile de paraffine. La présence de ces
éléments dans les selles rend l'examen microscopique difficile, car ils augmentent le volume
des culots de centrifugation et peuvent être la cause d'erreurs d'identification avec des
parasites authentiques.
Ainsi il faut que les étudiants respectent un régime alimentaire à faible résidu pendant les 3
jours qui précèdent le prélèvement

1.2 le prélèvement des selles :


L’étudiant déposera sa selle, le matin, au laboratoire dans un récipient propre, sec et sur
lequel est collée une étiquette portant son identité Figure 17).
Il faut bien indiquer à l’étudiant qu'il doit déposer la totalité de la selle dans le récipient et
qu'il ne doit pas y mélanger de l'urine, du papier hygiénique ou des fragments de coton.
Si l’étudiant ne peut pas se déplacer, la selle doit parvenir au laboratoire le plus rapidement
possible pour éviter une baisse de la température du prélèvement qui risque de lyser les
protozoaires sous forme végétative.

16
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Figure12 :Un flacon contient les selle

2) Le matériel utilisé pour la réalisation de cette étude :

-applicateur
-Lames et lamelles
-Micropipettes
-Microscope optique
-Tubes coniques
-Centrifugeuse
-Flacons d’eau de Javel : Pour la décontamination de matériels réutilisés
-Minuteur
-Pipette pasteur
- Réfrigérateur

3) Les réactifs utilisés dans les techniques adoptées sont :

-Lugol
-Eau physiologique
- Eau distillée
- Solution de formol commerciale à 35% et diluée à 10%.
- Ether
- M.I.F
-acétate d’éthyle
-tampon aceto-acetique a ph=5 selon Bailenger
- Solution Willis (Nacl à 25%)

II. PHASE ANALYTIQUE :

Chaque prélèvement a fait l’objet d’un examen macroscopique (Couleur, consistance,


éléments surajoutés « mucus, sang », présence de parasites adultes) et d’un examen direct
microscopique à l’eau physiologique et au Lugol et des techniques de concentration par la
méthode de Ritchie modifiée (méthode physico-chimique) et de Willis (méthode physique de
flottaison)et la technique copro-duo.

17
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

1) L’examen microscopique direct (à l’eau physiologie et au Lugol) :

C’est la partie capitale d’analyse parasitologie. Il permet de déterminer les différentes formes
des protozoaires intestinaux. mais Il permet de visualiser moins des kystes et il garde
beaucoup de débris.

Protocole opératoire :

 Déposer une petite goutte d’eau physiologique dans la moitié de la lame et


du Lugol dans l’autre moitié (figure )

Figure13 : préparation à l’état frais et au Lugol

 A l’aide d’une baguette en bois, prélever des selles à différents endroits.

 Diluer ces particules de matières fécales dans de l’eau physiologique à 9 ‰


et au Lugol.

 Lecture au microscopique optique au grossissement x10 puis x40 (balayer


toute la lame avec des mouvements en zig zag

Figure14 : Lecture des lames en zig zag au microscope optique

2) Les différentes techniques de concentrations utilisées :

2.1 Méthodes de Willis :


Méthode de flottation qui utilise une solution saline(chlorure de sodium) .
Déroulement de la méthode :

18
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Tableau4:le déroulement de la technique de Willis

1)

Les selles sont diluées au dixième environ dans


une solution aqueuse de chlorure de sodium a
saturation (25 grammes dans 100ml)
puis filtrées rapidement.

2)

on verse la suspension obtenue dans un tube


jusqu’à la limite supérieur (léger bombement
du liquide au-dessus du bord).
on place alors délicatement une lamelle qui doit
recouvrir tout le tube sans bulle d’air.

3)Un quart d’heure plus tard on retire la


lamelle qui est déposée sur une lame et la
lecture de la concentration est effectuée avant
évaporation de l’eau et la cristallisation du sel
ce qui, en pays chaud, peut se produire
rapidement.

2.2-Méthode de Ritchie :

Dans cette méthode physicochimique on utilise le formol et l’éther


Le déroulement de la méthode :

19
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
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Tableau 5:le déroulement de la technique de Ritchie


1)

Délayer 3g de selles avec 10fois leur


volume de tampon laisser sédimenter
pendant 2 min

2)

Verser dans un tube a centrifuger a fond


conique et a boucher vis et ajouter un
volume égale d’éther

3)

Obture le tube et l agiter vigoureusement


pendant 30 seconde de façon a former une
émulsion entre les deux liquides .

4)

Mettre le tube a la centrifugation a 1600


TR/min pendant 2min

5)

Retourner le tube d’un coup sec afin de


tomber les3 couches supérieurs et ne garder
que le culot et Prélever une goutte du culot
a la pipette et rajouter et rajouter une goutte
de lugol sur la lame .

20
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
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2.3Technique corpro-duo :

Principe de kit copro-duo (deux méthodes en parallèles :Bailenger et MIF)

Le kit Copro-Duo répond aux recommandations de la CCAM concernant la nomenclature des


actes de biologie médicale et met en œuvre deux techniques de concentration dites
diphasiques: la concentration parasitaire découle de la mise en présence de deux phases non
miscibles, l'une aqueuse (solution M.F ou Tampon acéto-acétique à pH-5.0 selon Bailenger)
et l'autre organique (Phase organique à base d'acétate d'éthyle), Ces deux phases permettent
de réaliser un coefficient de partage pour chaque particule fécale et ainsi de concentrer les
éléments parasitaires dans le culot. La méthode de concentration selon Blagg et coll. (MIF)
permet également la coloration et la conservation des éléments parasitaires. Elle est
particulièrement recommandée pour la mise en évidence des parasites les plus fragiles
(trophozoites), des kystes et des œufs (oufs de Schistosoma et œufs non fécondés d'Ascaris).

Figure15 : le kite copro-duo

Déroulement de la méthode
Ce sont deux techniques qui se réalisent en même temps (MIF et Bailenger) tableau6

21
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
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Tableau6 :le déroulement de la technique copro-duo

TECHNIQUE DE
CONCENTRATION

1 MIF 2 BAILENGER

1)-Dans le tube à sédimenter de


30ml :

1) gouttes de Lugol coproinge


dans le tube pour M.I.F

2) -15ml de Mercurothiolate
formel solution M.F
-15ml du tampon acéto-acétique
A PH=5 selon Bailenger

3)- Ajouter 2 & 3g de selles (ou 2


à 3nt si elles sont liquides) au
mélange précèdent

4)-triturer jusqu’à
homogénéisation complète du
mélange

22
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

5)- et laisser sédimenter 2


minutes au maximum ne pas
dépasser ce temps de
sédimentation

6)-Verser 5ml du surnageant dans


le tube à centrifuger de 10ml, y
ajouter 4 à 5m de Phase
organique (acétate d'éthyle)

7)- Emulsionner en agitant


vigoureusement le tube
manuellement ou à l’aide d'un
vortex, dégazer Centrifuger à
1600 tr/min (150 à 200 g)
pendant 2 minutes pour
concentrer les parasites dans le
culot.

8)-Eliminer le sumageant par


retournement du tube. S'il reste
des traces de anneau, nettoyer le
tube avec un coton.

9) -Reprendre le culot dans


quelques gouttes d'eau
physiologique à l’aide d’un
pipette pasteur

23
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

10)-déposer une goutte sur une


lame et Examiner au microscope
entre lame et lamelle

NB : une fiabilité des techniques a été étudié en fonction des résultats obtenue par chacune.
3) Logiciel utilisé

Il s’agit d’une étude prospective réalisée au laboratoire de parasitologie du centre hospitalier


universitaire à Marrakech, sur une période de 6 semaines (18 avril au 31 mai 2022)sur une
population de 80 étudiants.
-une analyse statistique a été réalisée par logiciel Excel 2010 pour Windows version 10.0

FIGURE16 :Logiciel Excel 2010

24
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
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LES RÉSULTATS

25
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

I) Les différents résultats obtenues :


1) Résultats macroscopique :

-les résultats macroscopiques comprends l’étude de certains paramètres tels que la


(consistance/la couleur / l’odeur )
-Des selles normales sont le signe que l’intestin fonctionne bien. Elles sont généralement:
Consistantes /Une texture souple /En un seul « morceau » /De couleur brune /Forte odeur
Réguliére.
-La population des étudiants étudié sont des volontaires donc ils sont généralement sans
symptômes donc les selles sont souvent normales

1.1 L’aspect des selles

Tableau7 : les différentes aspects des selles et leurs signification

Aspect des Effectif


selles des
Image Significations
étudiants
.Une intoxication alimentaire, certains
médicaments, une hyperactivité de la thyroïde
ou une maladie intestinale telle que la maladie
Molle de Crohn peuvent également être à l’origine de 69
selles liquides.

Figure 17: l’aspect


molle des selles
Les selles dures peuvent évoquer une
constipation, La constipation représente
Dure
l'impossibilité ou la difficulté à vider le contenu
de l'intestin Il peut s’agir d’une constipation
passagère liée à un changement transitoire
9
(changement d’alimentation, position allongée
prolongée, voyage…)

Figure 18: l’aspect dure


des selles

26
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Ça sert aux infections causées par des bactéries


ou des virus sont la cause la plus fréquente de
la diarrhée. Mais Il ne s’agit pas toujours d’une
maladie, ainsi il peut considérer comme un
symptôme de la colite. Sa cause la plus
Diarrhéique 2
fréquente est l’ingestion d’eau ou d’aliments
contaminés. Elle dure 1 jour ou 2, puis disparaît
sans nécessiter de traitement. I. est aggravé en
Figure19 : l’aspect periode de stress surtout chez les étudiants
diarrhéique des selles

N.B : certains médicaments et aliments peuvent avoir un impact sur la couleur et la forme des
selles

1.2 La couleur :

Tableau 8: les différents couleurs des selles obtenues


Couleurs Image Signification Effectifs des
des selles étudiants
Une couleur de selles dans les tons
marron est généralement considérée
marron 75
comme étant normale.

Figure20 :des selles marron

Cette couleur peut signifier un


dysfonctionnent pancréatique c’est à
Jaune
dire un problème au niveau du foie
ou de la vésicule biliaire et il faut 5
donc consulter votre médecin si elles
sont fréquentes. Si en même temps
l’urine a une couleur sombre, c’est un
Figure21 : des selles jaune cas sérieux.

1.3 L’odeur :

Ce paramètres est n’est pas étudié a cause du porte obligatoire du masque au sein du
laboratoire et que la période de ramadan est fait partie de la période d’étude.

27
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

2) Les résultats microscopiques :

-L’examen direct : comporte deux préparation une a l’eau physiologie et l’autre au lugol

FIGURE 22: observation microscopique à l’eau physiologique à gauche et au lugol a


droites
-l’examen direct a permet d’identifier deux espèces des parasites ([Link] et [Link]) a la
forme kystique .mais avec un faible pourcentage 30% c’est à cause de la présence des débris
alimentaires qui ne sont pas éliminés .
il signale aussi la présence de leucocyte .d hématie, d’élément fongique, de cristaux et de
résidus alimentaires.

-la coloration a lugol a permet la fixation et la conservation des formes parasitaires ,ansi de
voir la morphologie du kyste (la taille, l’aspect …)
Et aussi de d’ identifier les constitutions qui a l’intérieur du kyste (nombre du noyau..).

3) Prévalence globales des espèces

Les principaux parasites identifiés sont que des protozoaires , et ils sont tous retrouvé sous la
forme kystiques(Il s’agit des amibes, des flagellés et de Blastocystis ).(tableau10)

28
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Tableau9 : les effectifs des espèces parasitaires identifiées

Espèces Photos sous microscope Effectifs Pourcentages


Trouvée

22 39.28%
[Link]

Figure 23: la forme kystique de


Blatocytis hominis méthode de
MIF

23 41.07%

[Link]

Figure 24 : la forme kystique


d’[Link] G*40 méthode de
Willis

10 17.85%

[Link]/
dispar

Figure25:la forme kystique


d’[Link]/dispar G*40
Méthode de Bailenger

1 1.78%
[Link]

Figure 26 :la forme kystique de


giardia G*40 Ritchie

La somme 56

29
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

L’examen parasitologie des selles a permis d’identifier 4 espèce parasitaires, dont


Entamoeba coli et Blastocystis hominus sont les plus dominantes au sein des protozoaires,
elles viennent au premier rang et représentent 41.07%et 39.28% respectivement
(tableau9)suivaient par [Link]/dispare qui représente 17.85% et en dernière
positionGiardia Intestinalis représentant 1.78%.

I. Etude épidémiologique

1) TYPE, PERIODE ET LIEU DE L’ETUDE :

Il s’agit d’une étude prospective réalisée au laboratoire de parasitologie du centre hospitalier


universitaire à Marrakech, sur une période de 6 semaines (18 avril au 31 mai 2022)sur une
population des étudiants ,on a réalisé les examens parasitologie sur 80 étudiants qui sont
reparties selon : le sexe, l’origine(marocains/étrangers(des sénégalais ….) et l’habitat (dans
la cité universitaire/dehors de la cité)

2) Répartition des étudiants :


2.1 Selon le sexe :

La population étudiée est constituée de 50 étudiantes et 30 étudiants :(figure27)

sexe

homme
38%
femme
62%

Figure27: répartition de la population étudiée selon le sexe

2.2 Selon l’origine :

La population étudiée est constituée de 70 étudiants/es marocains/es et 10 étudiants/es


étrangers (figure28)

30
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

80
70
60
50
40 MAROCINS
30 ETRANGERS
20
10
0
repartition geographie

Figure28 : répartition des étudiants selon l’origine

2.3 Selon l’habitat :

Toutes les personnes qui vient dans la cité universitaire sont des filles .elles sont 37 filles
Les autres étudiants/es qui sont dehors de la cité sont au nombres de 43.(figure29)

44

42

40
Dehors de la cité
38 Dans la cité

36

34
Habitat

Figure29 : la répartition des étudiants selon le lieu de vie

3) la prévalence globale au sien de la population globale :

Le résultat global des examens parasitologique des selles réalisés par les différentes
techniques (état frais, Ritchie, Willis, Copro-duo) est représenté sur (la figure 30), 56% de
la population étudiée héberge au moins un protozoaire intestinal ,et 44% n’ont aucun
parasite.

31
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

120%

100%

80%
56%
étudiant avec parasites
60%
étudiants qui portent ancun
parasites
40%

20% 44%

0%
prévalence

Figure30 : La prévalence globales des parasitoses ches les étudiants

4) La variation de positivité de l’EPS selon le sexe :

4.1 Chez le sexe masculin :

Sur 30 étudiants, 40% ont été révélé positifs contre 60 % n’ont aucun parasites(figure31)

40%
Homme test négatif
60%
Homme test positif

Figure31 : la prévalence de parasitisme chez le sexe masculin

4.2 Chez le sexe féminin :

Sur 50 étudiantes, 66% des filles sont porteuses des parasites et 34% sont de test négatif (figure 32)

32
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

34%

Féminin test négatif


66% Féminin test positif

Figure32 : la prévalence de parasitisme chez le sexe féminin

5) Comparaison entre les cas positifs des deux sexes :

Sur 45 prélèvements positifs, 73% étaient de sexe féminin contre 27%de sexe male, la
prévalence chez les étudiantes dépasse le double de la prévalence chez les étudiants(figure
33).

sexe

27%

test positif masculin


73% test positif féminin

Figure33 : répartition des cas positifs selon le sexe

6) Répartition des espèces parasites selon le sexe :

Le graphe de la figure34 montre que le pourcentage des espèces parasitaires


isolées enregistré chez les hommes est inférieur que celui chez les femmes pour
toutes les espèces isolées, surtouts E .coli et de [Link]/Dispare.. De même
aucuns garçons n’ont été parasités par [Link].

33
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

100%
100%
90% 83%
80%
68%
70% 60%
60%
masculin
50% 40%
féminin
40% 32%
30%
17%
20%
10% 0
0%
BH [Link] E.H/DISPAR G.I

Figure34 : Répartition des espèces parasitaires isolés selon le sexe

7) La prévalence chez les étrangers :

Sur 10 étudiants étrangers 4 hébergent le même parasite ([Link]/Dispare)


(Figure35)

120%

100%
40%
80%

60%
Hébergent des parasites
40% Avec aucun parasites

20%

0%
Hébergent des parasites 40%
Avec aucun parasitres 60%

Figure35: prévalence des parasites chez les étrangers

8) Répartition des espèces selon le type de parasitisme :

L’analyse des résultats selon le mode d’association du parasitisme montre que


75.55% des cas sont en mode mono-parasitisme, alors que 24.44% des sujets
présente plus d’un parasite (tableau10).Dans le cas de poly-parasitisme, on note
2types d’association des parasites :

34
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

 2parasites :
 Blastocystis hominis et Entamoeba coli
 Blastocystis hominis et Entamoeba histolytica histolytica

 3parasites : aucun cas n’a été signalé

Tableau 10: Répartition selon la modalité de parasitisme


Mono-parasitisme Poly-parasitisme
75.55% 24.44%
34 11
2parasites 3parasites
11 0
100% 0

La figure36 montre les différents pourcentages de l’association dont la plus dominante est
L’association [Link] et [Link] avec un pourcentage de 91%, et celle de [Link] et
[Link]/Dispare avec un pourcentage de 9%.

POLY-PARASITISME

18%

BH+[Link]
BH+E.H/D
82%

Figure36 : Type des associations observées

35
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

9)Comparaison de la fiabilité des techniques utilises :

la techniques de concentration la plus fiable est celle de Ritchie 70 % .


Cependant la technique la moins fiable est de willis 40% .(figure37)
Les techniques de concentrations ont permis de corriger l’examen direct avec des
pourcentages de 10%, de40% et de 35% respectivement par les techniques de Willis, celle
de Ritchie et enfin la technique de Bailenger et MIF (figure 37)
Au niveau de la qualité d’observation, la technique de MIF permet d’obtenir une meilleure
identification pour les amibes.

fiabilité des techniques

MIF 65%

BAILENGER 65%

RITCHIE 70%

WILLIS 40%
fiabilité des techniques
L'état frais 30%

0% 20% 40% 60% 80%

L'état RITCHI BAILE


WILLIS MIF
frais E NGER
fiabilité des techniques 30% 40% 70% 65% 65%

Figure37: le pourcentage de positivité des différentes techniques


coprologiques utilisées

36
La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Discussion

-L’étude réaliser a permet d’identifier 4 espèces parasitaires. Elles sont toutes des
protozoaires :[Link] /GiardiaIntestinalis /EntamoebaHistolityca/Dispare /Blastocistis
hominis
Elles ont été identifiées sous la forme kystique.
-L’absence des formes végétatifs peut s’expliquer probablement par le retard de
l’acheminement des prélèvements au laboratoire ce qui souligne l’importance de la rapidité
de l’analyse.

-Les résultats montrent que 56% de la population étudiée hébergent au moins un parasite
intestinal. Ce pourcentage est supérieur a celui retrouvés chez la population des amibes
patients de l’Hôpital Militaire Avicenne Ibn sina Marrakech qui est de 51% [GUEROUANE
et EL MARRACHI (2018)]. Mais ce dernier est inférieur à celle d’une autre étude Au
Maroc en 1999, sur les parasitoses intestinales a été réalisé au niveau de trois provinces
(Beni Mellal, Taounate et Tiznit), elle a montré qu’environs deux tiers de la population rural
sont parasités, alors en milieu urbain environ une personne sur deux l’est, et que le niveau le
plus élevé de la prévalence des parasitoses intestinales (58,3%) était fortement associé au
niveau d’hygiène et au mode de vie de la population[ Laamrani Idrissi. 1999].

Cette différence pourrait être expliquée par la différence de la durée, de l’ampleur de


l’effectif et la nature de la population étudiée. Puisque notre étude a ciblés les étudiants
comme population qui sont juste des volontaires et qui différent par leurs mode d’habitations
et par leurs origines donc ils ont des habitudes différents et les conditions d’hygiènes sont
ainsi différents .

-La prévalence de la positivité en fonction de sexe montre que 73% étaient de sexe féminin
par contre 27% de sexe masculin.
L’inégalité de la positivité entre les deux sexes est expliqué par que l’effectif des étudiantes
(50filles) est supérieur a celle des étudiants (30garçon).

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La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Ainsi que la majorité des étudiantes vivent dans la cité universitaire (37 filles) .
La cité est considéré comme un lieu de contamination puisque il ’y a des faibles conditions
d’hygiène par exemple :
Les filles partage entre eux leurs accessoires, leurs vêtements et leur serviettes sans faire
attention.
La majorité des étudiants de la cité ont une mal nutrition .elles manges généralement dans les
snacks et les cafés.
-On a remarqué que La prévalence chez les étrangers (des africains) ont un prévalence de
40% et ils sont exclusivement porteur d’[Link]/dispare .mais malheureusement cette
prévalence n’était pas fiable parce que on a étudié un effectif étrangers qui est très petit
(seulement 10 étudiant étrangers, et 4 sur 10 qui ils ont d’[Link]/dispare
La propagation de d’[Link]/dispare est liée à des conditions géographiques et de
température qui doivent être favorable pour le maintien de leur cycle de vie. Ce parasite est
rencontré dans la majorité des régions d’Afrique [Aubry P. (2016)]

Les pourcentages de positivité des techniques utilisées (Ritchie et Willis et MIF, Bailenger)
sont différents. Mais toues les techniques ont permis d’isoler tous les parasites. La qualité de
vision du parasite diffère d’une technique à l’autre. Dans notre étude, la technique de Ritchie
est la meilleure technique pour isoler les parasites, qui a corrigé le pourcentage de positivité
de 40% suivie de Bailenger et MIF 35% et en dernier Willis10%.
[.Kassimi et al 2016] ont montré que la technique de Ritchie est une bonne technique pour la
concentration de la majorité des éléments parasitaires. Cette méthode a corrigé la négativité
de l’examen direct pour 12 cas en dehors de Blastocystis hominis .

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La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

Conclusion

La santé des étudiants est un élément clé de leur réussite .cependant les parasites intestinaux
constituent un grand problème non négligeable chez cette population puisque la prévalence
remarquable dans notre étude est de56%. Il est donc nécessaire d'améliorer le niveau de vie
et d'hygiène des étudiants et ainsi d'organiser et de réaliser toutes les conditions défavorables
à la propagation des parasites dans la cité universitaire.
Autre point la période d’étude est assez courte pour avoir un effectif important permettant
de confirmer les résultats trouvés. C'est ainsi qu’un élargissement du spectre de ces études,
par des enquêtes similaires portant essentiellement sur les étudiants dans plusieurs région au
Maroc serait souhaitable.

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La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

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La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
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La prévalence des protozoaires parasites intestinaux chez les étudiants
universitaires de la ville de Marrakech

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