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Efficacité du traitement des IST à Bamako

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Efficacité du traitement des IST à Bamako

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Ministère de l’Education Nationale République du Mali

Université de Bamako Un Peuple- Un But- Une Foi

Année Universitaire 2007/2008 Thèse N° :…………..

EVALUATION DE L’EFFICACITE DU
TRAITEMENT DES IST SELON L’APPROCHE
SYNDROMIQUE AU CSCOM DE BANCONI A
BAMAKO AU MALI A PROPOS DE 218 CAS.

Thèse présentée et soutenue publiquement le………

Devant la faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie par

M. Seydou Sékou Diawara

JURY

Président : Pr. Tieman Coulibaly


Membres : Dr Toumani Conaré
Codirecteur : Dr. Mahamane M. Maiga
Directeur de thèse : Pr. Elimane Mariko

1
FACULTE DE MEDECINE, DE PHARMACIE ET D’ODONTO-STOMATOLOGIE
ANNEE UNIVERSITAIRE 2007-2008

ADMINISTRATION
DOYEN : ANATOLE TOUNKARA – PROFESSEUR
1er ASSESSEUR : DRISSA DIALLO – MAITRE DE CONFERENCES
2ème ASSESSEUR : SEKOU SIDIBE – MAITRE DE CONFERENCES
SECRETAIRE PRINCIPAL: YENIMEGUE ALBERT DEMBELE – PROFESSEUR
AGENT COMPTABLE: Mme COULIBALY FATOUMATA TALL- CONTROLEUR DES
FINANCES

LES PROFESSEURS HONORAIRES


M. Alou BA : Ophtalmologie
M. Bocar SALL : Orthopédie Traumatologie Secourisme
M. Souleymane SANGARE : Pneumo-phtisiologie
M. Yaya FOFANA : Hématologie
M. Mamadou L. TRAORE : Chirurgie générale
M. Balla COULIBALY : Pédiatrie
M. Mamadou DEMBELE : Chirurgie Générale
M. Mamadou KOUMARE : Pharmacognosie
M. Ali Nouhoum DIALLO : Médecine Interne
M. Aly GUINDO : Gastro-Entérologie
M. Mamadou M. KEITA : Pédiatrie
M. Siné BAYO : Anatomie-Pathologie- Histo-embryologie
M. Sidi Yaya SIMAGA : Santé Publique, Chef de D.E.R.
M. Abdoulaye Ag RHALY : Médecine Interne

LISTE DU PERSONNEL ENSEIGNANT PAR D.E.R. ET PAR GRADE


D.E.R. CHIRURGIE ET SPECIALITES CHIRURGICALES

1. PROFESSEURS

M. Abdel Karim KOUMARE : Chirurgie Générale


M. Sambou SOUMARE : Chirurgie Générale
M. Abdou Alassane TOURE : Orthopédie Traumatologie, Chef de D.E.R
M. Kalilou OUATTARA : Urologie
M. Amadou DOLO : Gynéco-obstétrique
M. Alhousseni Ag MOHAMED : O.R.L.
Mme Sy Assitan SOW : Gynéco-obstétrique
Mr Salif DIAKITE : Gynéco-obstétrique
Mr Abdoulaye DIALLO : Anesthésie-Réanimation

2
2. MAITRES DE CONFERENCES
M. Abdoulaye DIALLO : Ophtalmologie
M. Djibril SANGARE : Chirurgie Générale
M. Abdel Kader TRAORE dit DIOP : Chirurgie Générale
M. Gangaly DIALLO : Chirurgie Viscérale
M. Mamadou TRAORE : Gynéco-obstétrique
M. Filifing SISSOKO : Chirurgie Générale
M. Sékou SIDIBE : Orthopédie –Traumatologie
M. Abdoulaye DIALLO : Anesthésie –Réanimation
M. Tiéman COULIBALY : Orthopédie – Traumatologie
Mme TRAORE J. THOMAS : Ophtalmologie
M. Mamadou L. DIOMBANA : Stomatologie
Mme DIALLO Fatimata S. DIABATE : Gynéco-obstétrique
M. Nouhoum ONGOIBA : Anatomie et chirurgie Générale
M. Sadio YENA : Chirurgie Générale et Thoracique
M. Youssouf COULIBALY : Anesthésie –Réanimation

3. MAITRES ASSISTANTS

M. Issa DIARRA : Gynéco-obstétrique


M. Samba Karim TIMBO : Oto-Rhino-Laryngologie
Mme TOGOLA Fanta KONIPO : Oto- Rhino- Laryngologie
M. Zimogo Zié SANOGO : Chirurgie Générale
Mme Diénéba DOUMBIA : Anesthésie –réanimation
M. Zanafon OUATTARA : Urologie
M. Adama SANGARE : Orthopédie –Traumatologie
M. Sanoussi BAMANI : Ophtalmologie
M. Doulaye SACKO : Ophtalmologie
M. Ibrahim ALWATA : Orthopédie –Traumatologie
M. Lamine TRAORE : Ophtalmologie
M. Mady MACALOU : Orthopédie –Traumatologie
M. Aly TEMBELY : Urologie
M. Niani MOUNKORO : Gynéco- Obstétrique
M. Tiemoko D. COULIBALY : Odontologie
M. Souleymane TOGORA : Odontologie
M. Mohamed KEITA : Oto- Rhino- Laryngologie
M. Bouraïma Maïga : Gynéco/Obstétrique

D.E.R. DE SCIENCES FONDAMENTALES

1. PROFESSEURS

M. Daouda DIALLO : Chimie Générale et Minérale


M. Amadou DIALLO : Biologie
M. Moussa HARAMA : Chimie Organique
M. Ogobara DOUMBO : Parasitologie –Mycologie

3
M. Yénimégué Albert DEMBELE : Chimie Organique
M. Anatole TOUNKARA : Immunologie, Chef de D.E.R.
M. Bakary M. CISSE : Biochimie
M. Abdourahamane S. MAIGA : Parasitologie
M. Adama DIARRA : Physiologie
M. Massa SANOGO : Chimie Analytique
M. Mamadou KONE : Physiologie

2. MAITRES DE CONFERENCES

M. Amadou TOURE : Histo- embryologie


M. Flabou BOUGOUDOGO : Bactériologie-Virologie
M. Amagana DOLO : Parasitologie
M. Mahamadou CISSE : Biologie
M. Sékou F. M. TRAORE : Entomologie médicale
M. Abdoulaye DABO : Malacologie, Biologie Animale
M. Ibrahim I. MAIGA : Bactériologie-Virologie

3. MAITRES ASSISTANTS

M. Lassana DOUMBIA : Chimie Organique


M. Mounirou BABY : Hématologie
M. Mahamadou A. THERA : Parasitologie
M. Moussa Issa DIARRA : Biophysique
M. Kaourou DOUCOURE : Biologie
M. Bouréma KOURIBA : Immunologie
M. Souleymane DIALLO : Bactériologie-Virologie
M. Cheik Bougadari TRAORE : Anatomie-Pathologie

4. ASSISTANTS

M. Mangara M. BAGAYOKO : Entomologie Moléculaire Médicale


M. Guimogo DOLO : Entomologie Moléculaire Médicale
M. Abdoulaye TOURE : Entomologie Moléculaire Médicale
M. Djibril SANGARE : Entomologie Moléculaire Médicale
M. Mouctar DIALLO : Biologie-Parasitologie
M. Boubacar TRAORE : Parasitologie Mycologie
M. Bokary Y. SACKO : Biochimie
M. Mamadou BA : Biologie, Parasitologie, Entomologie Médicale
M. Moussa FANE : Parasitologie Entomologie

D.E.R. DE MEDECINE ET SPECIALITES MEDICALES

1. PROFESSEURS
M. Mamadou K. TOURE : Cardiologie
M. Mahamane MAIGA : Néphrologie

4
M. Baba KOUMARE : Psychiatrie, Chef de D.E.R.
M. Mous : Neurologie
M. Issa TRAORE : Radiologie
M. Hamar A. TRAORE : Médecine Interne
M. Dapa Aly DIALLO : Hématologie
M. Moussa Y. MAIGA : Gastro-Entérologie Hépatologie
M. Somita KEITA : Dermato-Leprologie

2. MAITRES DE CONFERENCES
M. Toumani SIDIBE : Pédiatrie
M. Bah KEITA : Pneumo-Phtisiologie
M. Boubakar DIALLO : Cardiologie
M. Abdel Kader TRAORE : Médecine Interne
M. Siaka SIDIBE : Radiologie
M. Mamadou DEMBELE : Médecine Interne
M. Mamady KANE : Radiologie
M. Saharé FONGORO : Néphrologie
M. Bakoroba COULIBALY : Psychiatrie
M. Bou DIAKITE : Psychiatrie
M. Bougouzié SANOGO : Gastro-Entérologie
Mme SIDIBE Assa TRAORE : Endocrinologie

3. MAITRES ASSISTANTS

Mme TRAORE Mariam SYLLA : Pédiatrie


M. Adama D. KEITA : Radiologie
Mme Habibatou DIAWARA : Dermatologie
M. Daouda K. MINTA : Maladies Infectieuses
M. Kassoum SANOGO : Cardiologie
M. Seydou DIAKITE : Cardiologie
M. Arouna TOGORA : Psychiatrie
Mme DIARRA Assétou SOUCKO : Médecine Interne
M. Boubacar TOGO : Pédiatrie
M. Mahamadou TOURE : Radiologie
M. Idrissa CISSE : Dermatologie
M. Mamadou B. DIARRA : Cardiologie
M. Anselme KONATE : Hépato-Gastro-Entérologie
M. Moussa T. DIARRA : Hépato-Gastro-Entérologie
M. Souleymane DIALLO : Pneumologie
M. Souleymane COULIBALY : Psychologie
M. Soungalo DAO : Maladies Infectieuses
M. Cheïck Oumar GUINTO : Neurologie

5
D.E.R. DES SCIENCES PHARMACEUTIQUES

1. PROFESSEURS
M. Boubacar Sidiki CISSE : Toxicologie
M. Gaoussou KANOUTE : Chimie Analytique, Chef de D.E.R.

2. MAITRES DE CONFERENCES
M. Ousmane DOUMBIA : Pharmacie Chimique
M. Drissa DIALLO : Matières Médicales
M. Boulkassoum HAIDARA : Législation
M. Elimane MARIKO : Pharmacologie
M. Alou KEITA : Galénique
M. Bénoit Yaranga KOUMARE : Chimie Analytique

3. MAITRES ASSISTANTS
M. Ababacar MAIGA : Toxicologie
M. Yaya KANE : Galénique
Mme Rokia SANOGO : Pharmacognosie

4. ASSISTANTS

M. Saïbou MAIGA : Législation


M. Ousmane KOITA : Parasitologie Moléculaire
D.E.R. DE SANTE PUBLIQUE

1. PROFESSEUR
M. Sanoussi KONATE : Santé Publique
2. MAITRES DE CONFERENCES
M. Moussa A. MAIGA : Santé Publique
3. MAITRES ASSISTANTS
M. Bocar G. TOURE : Santé Publique
M. Adama DIAWARA : Santé Publique
M. Hamadoun SANGHO : Santé Publique
M. Massambou SACKO : Santé Publique
M. Alassane A. DICKO : Santé Publique

6
M. Mamadou Souncalo Traoré : Santé Publique

4. ASSISTANTS
M. Samba DIOP : Anthropologie Médicale
M. Seydou DOUMBIA : Epidémiologie
M. Oumar THIERO : Biostatistique
M. Seydou Diarra : Anthropologie Médicale

CHARGES DE COURS ET ENSEIGNANTS VACATAIRES


M. N’Golo DIARRA : Botanique
M. Bouba DIARRA : Bactériologie
M. Salikou SANOGO : Physique
M. Boubacar KANTE : Galénique
M. Souleymane GUINDO : Gestion
Mme DEMBELE Sira DIARRA : Mathématiques
M. Modibo DIARRA : Nutrition
Mme MAIGA Fatoumata SOKONA : Hygiène du milieu
M. Mahamadou TRAORE : Génétique
M. Yaya COULIBALY : Législation
M. Lassine SIDIBE : Chimie Organique

ENSEIGNANTS EN MISSION
Pr Doudou BA : Bromatologie
Pr Babacar FAYE : Pharmacodynamie
Pr Mounirou CISS : Hydrologie
Pr Amadou DIOP : Biochimie
Pr Lamine GAYE : Physiologie

7
DEDICACES

8
Dédicaces

Je dédie ce travail :

Au tout puissant
Gloire à Allah, le clément, le miséricordieux, de nous avoir assisté tout au long de
notre parcours. Le mérite de ce travail vous revient pour nous avoir laisser la vie
jusqu'à ce jour.

Au prophète Mohamed
Que la bénédiction et la paix de Dieu soient sur vous. Nous témoignons notre
respect et notre gratitude.

A toute la famille Faraban Sékou Diawara à Madina Bougouni.

A mon Père feu Sékou Diawara


Je ne connais sur cette terre aucun Homme aussi bon, aussi juste, aussi honnête,
aussi sincère et aussi modeste que toi. Ce travail est sans doute le fruit de tous les
sacrifices que tu as consenti pour nous enseigner le courage, la persévérance
l’honnête dans l’accomplissement du travail bien fait. Tu nous a toujours appris le
sens de l’honneur de la dignité et de la justice, merci infiniment Baha. J’aurais
voulu que tu soit là aujourd’hui mais le tout puissant a décidé autrement que ton
âme repose en paix, que Dieu t’accorde sa grâce et t’accueil dans son [Link]

A mes mères :
Kadidiatou Siama la plus gentil de toutes les mamans du Monde, tu n’as ménagé
aucun effort pour notre réussite. Tu as toujours été là pour nous. Tu m’as toujours
protégé, rassuré et réconforté.
Merci Mana pour toute la bonne éducation et tout l’amour que tu m’as donné.
Puisse Dieu nous accorde une longue vie pour goûter aux fruits de tes sacrifices
Feue Sétou Soumaoro tu étais une maman exemplaire les mots me manque ici, tu
m’a tout donner, tu t’es sacrifié pour moi j’aurai souhaiter que tu soit là aujourd’hui
mais le bon Dieu a voulu ainsi, Térou que ta mémoire soit honorée et que le
Seigneur accepte ton âme dans sa paix éternelle. Amen

A tous mes frères et sœurs


Drissa Diawara, Agriculteur,
Seydou Diawara commerçant,
Le lieutenant Bakary Diarra,
Yaya Diawara, Ingénieur

9
Mamadou Diawara commerçant
Zoumana Diawara, ferrailleur
Lassine Diawra économiste
Mariam Diawara,
Djénéba Diawara,
Fanta Diawara,
Awa Diawara
Ramatou Diawara
Salimata Diawara
Rokiatou Diawara
Awa Diawara
Vous m’avait appris que l’unité familiale n’est pas un vain mot continuons sur cette
voie que nous ont montré les parents vous avez été d’un apport inestimable pour la
réalisation de ce travail, que le bon Dieu consolide les liens de famille soyez
rassurer de toute mon affections.

A ma sœur feue Sata Diawara


Toi que la mort a malheureusement emporter très jeune pour nous laisser les cœurs
remplis de chagrins puisse Dieu t’accueil dans son paradis Amen.

A ma sœur Feue Bintou Diawara


Chaque foi que je pense à toi, c’est avec émotion les larmes aux yeux toi que la
mort a aracher avec tant de créativité d’union d’affections et de partage dort en paix
Bintou. Amen

A mes frères feu Faraban Diawara et Siaka Diawara


Vous qui aviez été affectueusement arrachés par la mort avec tristesse, émotion et
chagrins mais le très miséricordieux en a décider ainsi dormez en paix Siaka et
Faraban.

A mes oncles, mes tantes mes belles sœurs en particulier Aminata Mariko :
Ce travail est l’aboutissement de plusieurs années d’éducation que vous n’avez
cessez de m’apporter, soyez rassurer de mon profond respect et de ma
reconnaissance.

A mes cousins et cousines


Je ne cite pas de nom par perte d’oublier quelqu’un. Vous avez tous de loin ou de
prés contribués à la réalisation de ce travail, veillez trouver ici l’expression de ma
profonde reconnaissance.

10
REMERCIEMENT

11
REMERCIEMENT

J’adresse mes remerciements à tous les maîtres de la FMPOS du Mali pour les
enseignements de qualité qui nous a été prodigués et l’humilité dont ils font preuve
tous les jours.
Merci à tout le personnel du CSCOM de Banconi. En partant des manœuvres aux
Patrons et particulièrement à : Dr. Mariko Hawa Diakité, à Dr. Berthé Safiatou
Sangaré,
Merci à tout le personnel et stagiaire du centre de santé de référence de Kati.

Mes remerciements sincères :


A Daouda Ballo et Famille, Elhadj Famoussa Ballo et famille à Sogoninko,
A Harouna Cissé et sa famille au Point G.
A Binke Coulibaly et famille au Point G
A Koudei Traoré et Famille particulièrement sa fille Ana Traoré au Point G.

Merci à tous mes amis et amies : en particulier Dr. Diarra Oumar, Mr Soukaré
Dia, Mr Aliou Thiero, Dr. Aliou Ag Wéle, Mr Abdoul Aziz Bocoum, Dr. Oumar
Guindo, Mme Adam Niaré.

Mes remerciements vont à l’endroit de tous ceux de loin ou de près, qui par leurs
soutiens moral et financier si modeste soit-il mais combien important pour moi, ont
permis la réalisation de ce modeste travail.

12
HOMMAGE AUX
HONNORABLES MEMBRES
DU JURY

13
HOMMAGE AUX MEMBRES DU JURY

A NOTRE MAITRE ET PRESIDENT DE JURY :

Porfesseur Tiéman Coulibaly


• Chirurgien, praticien chevronné, en orthopédiste et en traumatologie au CHU
Gabriel Touré.
• Membre de la société Malienne de chirurgie orthopédique et de
traumatologie (SOMACOT).
• Professeur agrégé en orthopédie traumatologie.

Cher Maître

Nous sommes très touché par la spontanéité avec laquelle vous avez accepté
de présider le jury de cette thèse, malgré vos multiples occupations, l’enseignement
de haute qualité que nous avons reçu de vous restera pour nous un trésor. Homme
de principes aux qualités humaines et scientifiques incommensurables. Votre
rigueur dans le travail, mais surtout votre dévouement sans limite pour la
progression de la médecine en général et de la traumatologie en particulier associe
à votre générosité sont des qualités que nous nous efforçons de garder.

Notre joie est immense d’être compté parmi vos élèves et d’être un de vos disciple.

Trouvez dans ce travail cher maître, le témoignage de notre estime, de notre


profonde reconnaissance et de notre sincère remerciement.

14
A NOTRE MAITRE ET JUGE :

Docteur Toumani Conaré

Ex médecin chef au CSCOM d’Ambidedi (Koré)


Ex médecin adjoint au CSC de Kénéba
Médecin chef du centre de santé de référence de Kati
Médecin spécialisé en gestion des hôpitaux

Cher Maître

C’est un grand honneur pour nous de vous avoir comme membre du Jury de
ce travail. Nous avons beaucoup apprécié la simplicité et la sympathie avec
lesquelles vous avez accepté de jugé ce travail. Vous nous témoignez ainsi cher
maître de votre disponibilité pour la formation de futures générations.

Votre rigueur scientifique, votre loyauté, votre attachement au travail bien


accomplit, votre humanisme fait de vous un être admiré. Malgré vos occupations
vous avez accepté de siéger dans ce jury.

Veillez accepter cher maître l’expression de nos sincères remerciements et notre


profonde gratitude.

15
A NOTRE MAITRE ET DIRECTEUR DE THESE

Professeur Elimane Mariko

Coordinateur de la cellule sectorielle de la lutte contre le VIH/SIDA au ministère


de la défense.
Pharmacien colonel des forces Armée du Mali ;
Ancien directeur Adjoint des services de santé des Armées (DSSA) ;
Ancien chef du DER des sciences Pharmaceutiques ;
Professeur agrégé en pharmacologie.
Chargé des cours à la faculté de médecine de pharmacie et d’odontostomatologie.

Cher maître
Nous vous sommes gré de l’insigne honneur que vous nous faites en acceptant de
diriger cette thèse. Vos qualités de pédagogue, votre rigueur scientifique, votre
sympathie nous ont toujours soutenus. Nous sommes très heureux et fier de
compter parmi vos élèves. Les mots nous manquent pour exprimer tout le bien que
nous pensons de vous.

Recevez ici, cher maître l’expression de notre profonde gratitude, de notre


admiration et de notre attachement indéfectible.

16
A NOTRE MAITRE ET CO- DIRECTEUR DE THESE

Docteur Mahamane M. Maiga

Médecin directeur de l’ASACOBA, spécialisé en Echographie à l’Université


de Montpellier (France)
Formateur de handicap international dans le cadre de la lutte contre les
paralysies flasques aiguës.
Formateur pour médecin sans frontière.
Responsable au Mali de la fondation pour le développement de l’éducation
médicale continue Québec- Mali.
Professeur chargé de cours de maladies transmissibles à l’école de santé
Bouctou, à l’école de formation des techniciens socio sanitaires et à l’institut
de formation en science de la santé.
Formateur national de GESTA Internationale
Professeur associé département de médecine de famille, faculté de médecine
et des sciences de la santé, université de SHERBROOKE (Canada).

Cher maître
Votre richesse intellectuelle, votre rigueur scientifique ; votre souci constant du
travail bien fait de la formation de vos élèves font de vous un admirable homme de
science.
Durant tout le temps que nous avons passé sous votre aile, nous avons été
profondément touché par votre simplicité, votre disponibilité, votre passion pour la
science médicale et vos immenses qualités humaines. C’est pour nous l’occasion de
vous dire notre sincère attachement et notre profonde admiration. Nous sommes
très heureux d’avoir appris auprès de vous.
Vous resterez toujours pour nous une référence.
Trouvez ici, cher maître, l’expression de notre profonde gratitude.

17
ABREVIATIONS
ADES : Endogène du sahel
ARV : Anti-retro viral.
ASACOBA : Association de santé communautaire de Banconi
B inguinal : Bubon Inguinal
CDAG : Centre de dépistage Anonyme et gratuit
CNAM : Centre National d’appuis à la lutte contre la maladie
CSCOM : Centre de santé communautaire
DEU : Dysurie et ou écoulement urétral.
EDS : Enquête démographique pour la santé
EV/DAB : Ecoulement Vaginal et ou douleur abdominal Base.
INRSP : Institue National de la Recherche en santé publique.
IST : Infection Sexuellement Transmissible.
MST : Maladie Sexuellement transmissible
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
ONU : Organisation des Nations Unies
RENAGO : Réseau de surveillance de biologiste ou de cliniciens pour les
infections à Gonocoque.
RV : Rendez-vous
SIDA : Syndrome Immuno Déficience Acquis
T. Scrotal : Tuméfaction scrotale
TME : Transmission mère enfant
U. Génital : Ulcération Génitale.
VIH : Virus de l’Immuno Déficience Humaine

18
SOMMAIRE
I. Introduction et objectifs…………….…………………………………1

1. Introduction………………………………………………………………2
2. Objectifs………………………………………………………………….4

II. Généralité………………...……………………………………………5
1. Les infections sexuellement transmissibles………………………………6
2. Les Algorithmes thérapeutiques des syndrome d’IST…………………..14

III. Méthodologie……………………………………………...…………21
1. Matériels et méthodes……………….…………………………………..22
2. Durée de l’étude…………………………………………………………25
3. Population cible………………………….………………………………25
4. Echantillonnage………………………………………………………….25
5. Déroulement de L’étude…………………………………………………26
6. Protocole du traitement………………………………………………….26
7. Saisie recueil et analyse des données………..…………………………..26

IV.Résultats………………………………….……...………………………27
[Link] et discussion…………………………………………….…55
Conclusion……………………………………………………………….… 60
Annexes
Bibliographie
Fiche d’enquête
Fiche signalétique
Serment hypocrate

19
CHAPITRE I
INTRODUCTION ET OBJECTIFS

20
1 INTRODUCTION

Très peu d’études ont été effectuées sur l’évaluation de l’approche syndromique
des IST au MALI.
Les IST (Infections Sexuellement Transmissibles) représentent un problème de
santé publique majeur dans le monde. La plupart des ces infections peuvent être
diagnostiquées et traitées facilement. Ce n’est qu’en l’absence d’une prise en
charge correcte et précoce qu’elles peuvent entraîner des complications (stérilité,
mortalité maternelle et du nouveau-né) et des séquelles avec le risque d’être
transmises à son ou ses partenaires [16].

Les IST sont représentées par :


• Les maladies à transmission essentiellement sexuelle
• Les maladies pouvant être transmises par voie sexuelle mais non
exclusivement [17]

Les IST sont des portes d’entrée de l’infection à VIH.


En effet qu’elles soient ulcératives ou non les IST facilitent la contagiosité et la
réceptivité à l’infection à VIH. [21]. Elles peuvent avoir comme impact :
Une diminution de :
- La santé physique
- La santé psychologique
- La santé maternelle, infantile et du nouveau né [3]
• La capacité de travailler (en ralentissant du coups le développement
socioéconomique du pays.) : [31]
Une augmentation de :
- La mortalité
- La morbidité
- L’infertilité
- Du nombre d’orphelins

Les IST persistent dans les pays pauvres très endettes à cause de :
- La grande fréquence des IST asymptomatiques
- Le refus de se faire soigner
- La difficulté à avertir le ou les partenaires
- L’ignorance
- La faible accessibilité aux services et aux soins de santé
- Le traitement prescrit de qualité médiocre d’où la résistance élevée [3]
- Le coût élevé du traitement habituel

21
Ces faits nous imposent l’application de la prise en charge syndromique
recommandée par l’OMS.

L’approche syndromique des IST a l’avantage d’être :


- applicable par plusieurs niveaux professionnels,
- Le traitement plus rapide et accessible
- des soins complets proposés aux patients dès la première visite [3]
Les IST à manifestation dermatologique sont référées au CNAM (ex institut MAR
chou ou centre d’appui à la lutte contre la maladie). [21]
Les IST à manifestation uro-génitale peuvent être observées ailleurs comme dans
les CSCOM qui sont les services de santé de premier niveau.
Ces services ont l’avantage de leur accès, de leur coût peu élevé, de leur proximité
pour les malades, le diagnostic des IST est plus clinique que biologique. [23]
D’où un lien adéquat à la mise en œuvre de l’approche syndromique et à
l’évaluation de son efficacité. [21]
Au total le CSCOM de Banconi a effectué un nombre record de 41.513
consultations (toutes les catégories confondues) en 2006-2007 avec 27.665
nouveaux patients et 13.848 anciens patients, 45cas de tuberculoses, 44 cas de
VIH ,600 cas d’IST, 12379 consultations prénatales. [7]

22
2. OBJECTIF :
Objectif général :

Evaluer l’efficacité clinique des algorithmes thérapeutiques proposés par


l’OMS dans la prise en charge syndromique des IST.

Objectifs Spécifiques :

Rapporter la fréquence des cas

Evaluer l’impact thérapeutique des IST

Proposer des recommandations en vue d’améliorer la prise en charge


médicale des patients présentant une IST.

23
CHAPITRE II
GENERALITES

24
II/ GENERALITE

1. LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES

1.1 - Définition : Une IST est une maladie infectieuse qui, comme son nom
l’indique, se transmet entre partenaires au cours des différentes formes de rapports
sexuels.
Autrefois on les appelait des maladies vénériennes (liées exclusivement à la
copulation). L’appellation MTS ou MST (pour maladie sexuellement
transmissible) était d’usage courant jusque dans les années 1990. Depuis 1999 elle
est remplacée par celle d’IST. Car le terme infection plutôt que maladie prend
mieux en compte le fait que certaines infections sont asymptomatiques. Il indique
que l’on peut être infecté et contagieux sans être malade. [17]

1.2- Epidémiologie des IST :

1.2.1 Terrain ou population cible :

Les IST touchent surtout les personnes de 15 à 49 ans sans distinction de sexe. Les
femmes ou hommes à activité homo sexuelle, ou hétéro sexuelle, les toxicomanes.
Au Mali on a les femmes libres, les vendeurs ambulants,les coxeurs, les routiers,
les aides familiales qui sont les plus touchés. [11]

1.2.2- Agent pathogène

On dénombre plus de 20 micros organismes qui se transmettent couramment au


cours des rapports sexuels, les plus fréquents sont : le gonocoque, le Tréponema
pallidum, le Chlamydia trachomatis, le Candida albicans, le Papilloma Virus,
l’Herpes Simplex, le Virus de l’immuno déficience humaine. [8]

1.2.3- Mode de transmission :

La voie sexuelle : c’est la principale voie de contamination du VIH et des


germes responsables d’IST
La voie maternelle (mère enfant) ; deux voies de transmission sont
possibles :
-La voie verticale transplacentaire (syphilis congénitale VIH) et
-La voie filière génitale (conjonctivite du nouveau né).
la voie buccale : hépatite B et C, jamais de VIH.
la voie sanguine : hépatite B et C, et VIH [21]

25
1..2.4- Fréquence :

Selon l’OMS 333 000 000 de cas d’IST surviennent chaque année avec 4 cas
d’IST les plus fréquents sont.
- La gonococcie 62 000 000 de cas par an
- La chlamydiose 89 000 000 de cas par an
- La syphilis 12 000 000 de cas par an
- La trichomonase 17 000 000 de cas par an [11]
Selon l’ONU SIDA les personnes vivants avec le VIH sont au nombre de
39,5 millions dans le monde dont 24,7 millions en Afrique subsaharienne et
460 000 en Afrique du nord et au moyen orient. Le nombre de nouveau cas
d’infection à VIH en 2008 était de 4,3 millions avec 2,8 millions en Afrique
Subsaharienne et 68 000 en Afrique du Nord et au moyen orient. Le nombre
de décès dû au SIDA en 2006 était de 2,9 millions à travers le monde avec
2,1 millions en Afrique Subsaharienne et 360 000 en Afrique du Nord et au
moyen Orient. En 2000, 600 000 enfants de moins de 15 ans étaient infectés
par le VIH dont 520 000 en Afrique ; 90% de ces cas sont dus à la
transmission mère enfants (TME). [27]
En France une étude réalisée par le CDAG (Centre de dépistage Anonyme et
gratuit) de Reims a montré que 1,6% sur 130 patients inclus étaient VIH
positifs. [28]
De 2000 en 2003 une investigation épidémiologique dans 135 centres parisiens a
confirmé la recrudescence : - de la Syphilis avec 1089 nouveaux cas : dont 37 cas
en 2000, 207 cas en 2001, 417 cas en 2002, 428 cas en 2003. [22 ; 5]
- de la gonococcie dont 82 cas pour 100 000 habitants en 2000, 70 cas pour
100 000 habitants en 2002, 105 cas pour 100 000 habitants en 2003
- de la chlamydiose avec 1985 cas en 2002 dont 1343 chez les femmes, 642
chez les hommes.
- De la lymphogranulomatose vénérienne avec 123 cas en 2004 exclusivement
chez les homosexuels Masculins. [2]
Au Mali la population totale est de 11 677 000. La population âgée de 15 à
49 ans est de 509 600
La population vivant avec le VIH en 2001
(Adulte = 15 à 49 ans = 110 000 soit 1,7%)
Les enfants de 0 à 14 ans = 13 000
Les orphelins du SIDA en 2001 = 70 000 [11]
Le taux de prévalence VIH1 et VIH2 suivant les régions selon l’étude éffectuée par
EDS3 en 2001 est :

26
Bamako 2,5%, Ségou 2%, Koulikoro 1,9%, Kayes 1,9%, Kidal 1,5%, Mopti 1,4%,
Sikasso 1%, Tombouctou 0,8%, Gao 0,6%, soit 1,7% du niveau National dont 2,0%
pour les femmes et 1,3% pour les hommes .

Le taux de prévalence VIH1 et VIH2 suivant les régions selon l’étude effectuée par
EDS4 en 2006 est:
Bamako 2,0%, Mopti 1,6%, Ségou 1,5%, Koulikoro 1,4%, Gao 1,4%, Kayes 0,7%,
Kidal 0,6%, Sikasso 0,7%, Tombouctou 0,7%, soit 1,3% du niveau National dont
1,5% pour les femmes et 1% pour les hommes. [10]

Fréquence de la Syphilis au MALI


Les Femmes libres = 12,7%
Les Vendeuses ambulantes = 11,8%
Les coxeurs = 14,7%
Les routiers = 13,4%
Les aides familiale = 14,3%

Fréquence de la gonococcie et de la Trichomonas au MALI


Les Femmes libres = 4,7%
Les Vendeuses ambulantes = 7,0%
Les coxeurs = 5,4%
Les routiers = 3,7%
Les aides familiales = 3,0% [3]

1.3- Quelque rappel sur les syndromes cliniques des IST :

Les signes cliniques peuvent être discrets. Il ne faut jamais les négliger.
Les IST ne confèrent pas d’immunité. De façon générale, Les IST se manifestent
chez
La femme par :
- Des pertes vaginales
- Des démangeaisons vulvo vaginales ou urétrales
- Des sensations de brûlure lors de la copulation
- Des boutons, des verrues, des plaies sur les organes génitaux, l’anus,
la bouche,
- Des douleurs au bas ventre en dehors des règles.
L’homme
- Des écoulements urétraux
- Des démangeaisons génitales

27
- Des brûlures mictionnelles
- Des boutons, des verrues, des plaies sur les organes génitaux, l’anus,
la bouche. [16 ; 18]
-
1.3.1- Tuméfaction scrotale :
C’est une inflammation des bourses séreuses, une douleur au scrotum à début
brutal presque toujours unilatérale. Le scrotum apparaît rouge œdémateux. La
palpation est douloureuse avec ou sans notion d’écoulement urétral. Les germes
responsables sont : Naessériae Gonorrhée, trichomonas et chlamydia. [20]

FIGURE 1

28
1.3.2- Ulcération génitale :

Les germes responsables les plus fréquent sont : Tréponème pallidum Haemophilis
ducréyi, Calymmato bacterium granulomatis, Chlamydia trachomatis, Herpes virus
1 et 2. [21]
[Link] Ulcération à Tréponème pallidum :

• Syphilis primaire :
L’ulcération génitale est le chancre : une lésion bien circonscrite à surface
propre lisse rosée à base indurée avec des adénopathies satellites qui peuvent
être inguinales unies ou bilatérales froides et indolores.

FIGURE 2 FIGURE 3

• Syphilis secondaire :
. Elle apparaît du 2e mois à la 4e année après le début de la maladie. Les lésions
essentielles sont une roséole (tâche rosée, la plaque muqueuse l’alopécie en
clairière, la syphilide.
• Syphilis tertiaire :

Elle apparaît 10 à 15 ans après la primo infection. Elle consiste en gommes,


indolore dans les tissus sous cutanés, les muqueuses, les os, les viscères, et évoluant
vers la crudité, le ramollissement, l’ulcération, la cicatrisation. Les complications
cardio-vasculaires et neurologiques sont possibles 5 ans après la lésion initiale [3]

• La syphilis congénitale existe mais semble être en Afrique relativement rare.


[25]

29
[Link] ULCERATION DUE A HAEMOPHILUS DUCREYI
La lésion initiale est appelée chancre mou. Elle est endémique dans les régions
tropicales ; l’incubation est de 1 à 14 jours. Elle est douloureuse non indurée
multiple [3].
[Link] ULCERATION DUE A CHLAMYDIA TRACHOMATIS
GROUPE L1, L2, L3 ;

FIGURE 4 FIGURE 5
La lésion est un chancre mou qui apparaît sur le sillon à la base du gland chez
l’homme, sur la partie postérieure de la vulve chez la femme, sur l’anus. Elle peut
se compliquer en bubon inguinal à plusieurs fustiles avec un aspect de pomme
d’arrosoir. Des complications articulaires, nerveuses et cutanées sont possibles
[20]
[Link] ULCERATION DUE A CALYMMATO BACTERIUM
GRANULOMATIS. :
La donovanose ou granulome inguinal :
C’est une inflammation granulomatose chronique des muqueuses et des plis
cutanés des régions inguinales et anales. A partir d’un nodule ou d’une papule
initiale se développe une ulcération à bord ourlé,à fond propre indolore saignant
facilement [3]

FIGURE 6

30
1 .3.2.5 ULCERATION DUE AU VIRUS HERPES SIMPLEX 2

Herpes génitale :

Elle se manifeste par la survenue sur les organes génitaux et parfois dans la région
anorectale, d’une sensation de brûlure suivie par l’apparition de vésicules qui
éclatent en laissant des ulcérations .La douleur est vive exacerbée par le contact
Elle est très contagieuse [20].

1.3.3 Douleur abdominale basse et/ou écoulement vaginal

Elle sert à designer les infections soupçonnées ou confirmées qui diffusent par voie
ascendante à partir du bas appareil génital vers les voies génitales hautes.
Les principaux agents sont :
Neisseria gonorrhoroeae, chlamydia trachomatis, Mycoplasma homini. Les
symptômes cliniques observes sont : L’écoulement vaginal, la douleur pelvienne
basse, la sensibilité à la mobilisation du col utérin, une température supérieure à
38°C avec une altération de l’état général. [21]

1.3.4 Ecoulement urétral :


C’est l’émission d’un liquide pathologique à travers le méat urétrale, les urétrites
sont classiquement divisées en : Urétrite gonococcique et en Urétrite non
gonococcique. [9]

[Link] Urétrite gonococcique :


Elle se manifeste soit par une urétrite antérieure chez l’homme responsable d’un
écoulement trouble, purulent associé à des brûlures mictionnelles d’où le nom de
chaude pisse. Elle est généralement asymptomatique chez la femme. [9]

31
[Link] Urétrite non gonococcique

Elle est à évoquer devant tout écoulement urétral après avoir éliminé une
gonococcie par un examen complémentaire. Les germes responsables sont : les
mycoplasmes (Uréaplasma uréalyticum), la chlamydia, les trichomonas
(Protozoaires), les candidas et les germes banals : comme Herpes, Staphylocoque,
Streptocoque et Entérocoque. [9]

1.3.5 Conjonctivite du Nouveau- né :

C’est une inflammation de la conjonctive d’origine bactérienne (Neisseria


Gonorrhoeae qui apparaît 4 à 5 jours après l’accouchement, chlamydia 10 jours
après l’accouchement), virale (adenovirus, Herpes)
Les signes fonctionnels sont : l’hyperhémie conjonctivale surtout au niveau du cul
de sac, la gène oculaire, une photophobie, un larmoiement avec les sécrétions
collant les yeux la nuit. [9]

1.3.6 VIH-SIDA : Le virus de l’ Immuno Déficience Humaine – Syndrome


Immuno Déficience Acquit :

Est devenu la pandémie du siècle. L’épidémie progresse au niveau mondial malgré


les préventions et les ARV.

32
2. LES ALGORITHME THERAPEUTIQUES DES SYNDROMES D’IST

Une étude faite à l’INRSP au Mali, sur les prélèvements urétraux a permis
d’obtenir par ordre d’importance des germes responsables d’IST :
Neisseria gonorrhoeae, Trichomonas vaginalis, et l’association Neisseria
Trichomonas. Par ailleurs, des prélèvements vaginaux ont permis d’identifier les
germes responsables de vulvo-vaginite par ordre d’importance ; Candida albicans,
Gardenella vaginalis, trichomonas vaginalis, Neisseria Gonorrhoeae, le
streptocoque B, Escherichia coli.
Au cours de cette étude a été testée également la sensibilité des germes aux
différents anti-biotiques : les antibiotiques les plus efficaces sur Neisseria
gonorrhoeae ont été les fluoroquinolones (ofloxacine, ciprofloxacine) ; les
céphalosporines de troisièmes génération : (céfotaxime, cefixime, ceftriaxone)
et les cyclines (doxycycline, minocycline).
Le mycloplasme est sensible à la doxycycline et à la Josamycine. Quant à candida
albicans, il est sensible au Kétoconazole et l’éconazole est actif sur 78% des
souches, la nystatine est active sur 73% des souches de candida Albicans.
Le tréponema pallidum est sensible à la benzathine pénicilline et à
l’érythromycine. [21]. C’est pourquoi, le MALI dans sa politique nationale, avait
adopté des recommandations nationales.
Une étude réalisée par le réseau de surveillance, de biologiste ou de cliniciens
pour les infections à gonocoques (RENAGO) de 2001 à 2003 en France, a
montré que Neisseria gonorrhoeae est résistante à la pénicilline ou à la tétracycline
environ à 31,4% du total des souches. Aucune résistante à la ceftriaxone et à la
spectinomycine n’a été observée. Aux Etats Unis, la ciprofloxacine n’est plus
recommandée dans les Etats de Hawaï et de Californie et pour les traitements de
Gonococcies. [4 ; 6].

33
SYNDROME ECOULEMENT
VAGINAL/DOULEUR ABDOMINALE BASSE

Traiter pour vaginite


Dx abdominale basse Non Conseiller
Et/ou écoulement vaginal Préservatif
Dépistage VIH Metronidazole 500: 1comp/2fois/j pdt 7j
Autre IST Et Nystatine ovule 100mg/1fois/J pdt
14j ou
Interroger/examiner Oui Clotrimazole ovule200mg/J pdt 3j ou
Utiliser Clotrimazole crème 1 appl/j pdt 7jours
Non l’algorithme
Ecoulemt vaginal/dx abdominale Approprié
Confirmés
Oui TRAITER POUR CERVICITE
ET VAGINITE
Présence d’un des signes suivts Adulte : Ciprofloxacine500mg 1prise unique
Dx abdo plus retard de règles ou gsse et Doxycicline 100mg 1cpx2fois/jpdt 7j
Accouchmt /avortmt résent et Metronidazole 500mg 1cpx2fois/j pdt 7j
Référer et Nystatine ovule 200mg 1fois/J pdt 14j
Masse pelvienne,défense abd, saignmt
NB:Adolescent < 15ans: la Cipro est remplacer
par la Cefixime400mg une seul prise ou la
ceftriaxone 500mg en
Non IM dose unique
Femme enceinte: Cefixime dose unique et
Erythromycine500mg 4x/j à la place du Doxy
Facteurs de risque: Conseiller,
Partenaire symptomatique Promouvoir préservatif
Risque
•Âge< 21 ans,célibataire négatif
•Plusieurs partenaires
• voyageur/partenaire voyageur
TRAITER
•Rapport sexuel non protégé POUR TRAITER POUR SYNDROME
INFLAMMATOIRE AIGUË
VAGINITE Adulte : Ciprofloxacine500mg 1prise unique
Risque positif
et Doxycicline 100mg 1cpx2fois/jpdt 14j
Écoulement Jaunâtre et/ou et Metronidazole 500mg 1cpx2fois/j pdt 14j
Mucus au col/ spéculum Adolescent < 15ans: la Cipro est remplacer par la
Cefixime400mg une seul prise ou la
ceftriaxone 200mg en IM dose unique
Traiter pour Femme enceinte: Cefixime dose unique et
Oui vaginite et Erythromycine500mg 4x/j à la place du Cipro et la
Non cervicite Doxycicline
Température>38° ou Conseiller, promouvoir préservatif
Douleur à la mobilisation
Du col
Oui
Traiter pour syndrome inflammatoire aigu 34
Écoulement urétral
Écoulement urétral

Interrogatoire et examen
Presser sur le gland si nécessaire

Éduquer
Présence Préservatif
Écoulement confirmé Non s
Non d’ulcération

Oui Oui

Tx gonorrhée et Chlamydia
Arbre décisionnel
Éduquer
approprié
Préservatifs
Demander de revenir
si nécessaire

TRAITER POUR GONOCOCCIE ET CHLAMYDIOSE

Ciprofloxacine500mg 1prise unique et Doxycicline 100mg 1cpx2fois/jpdt 7j au


cours des répas.
Adolescent < 15ans: la Cipro est remplacer par la fixime400mg une seul prise ou la
ceftriaxone 200mg en IM dose unique
Conseiller, promouvoir préservatif. RV 7jours après

35
TUMEFACTION DU SCROTUM

Tuméfaction/Dx scrotal Rassurer/conseiller


Préservatif
Dépistage VIH si
possible
Interroger et examiner

Non Autre
Tuméfaction/dx confirmer Non
IST?
Oui

Testicule surélevé ou en rotation Oui


Algorithme approprié
ATCdent de traumatisme
Non

Traiter pour Gonorrhée/Chlamydiose


Référer

TRAITER POUR GONORRHEE ET CHLAMYDIOSE


Ciprofloxacine500mg 1prise unique et Doxycicline 100mg 1cpx2fois/jpdt 7j au cours des repas
Adolescent < 15ans: la Cipro est remplacer par la Cefixime400mg une seul prise ou la
ceftriaxone
200mg en IM dose unique
Conseiller, promouvoir préservatif. RV 7jours après

36
ULCÉRATION GÉNITALE

Ulcération génitale

Interrogatoire et examen

Éduquer
Présence de vésicules Préservatif
Présence d’ulcération Non s
Non

Oui Oui

Tx syphilis et chancre mou


Éduquer Prise en charge
Préservatifs de l’herpès
Prendre en charge les partenaires Éduquer
Demander de revenir Préservatifs
si nécessaire

TRAITEMENT SYPHILIS ET CHANCRE MOU

Traiter la Syphilis:
Benzathine Pénicilline 2,4million UI à injecter en deux injections consécutive en des points séparés
Traiter le Chancre mou :
Cipro 500mgx2fois/j pdt 3jours
Moins de 15ans: Cotrimoxazole 480 2cpx2/J
Femme enceinte ou allaitante:
Erythromycine 500mgx 4/J pdt 7jours

37
BUBON INGUINAL

Tuméfaction inguinal
Conseiller, Eduquer
Préservatif
Non VIH?
Interroger/Examiner
Autre IST

Bubon inguinal
confirmé Non Oui
Oui Algorithme
approprier
Traiter pour Lymphogranulome
Vénérienne/chancre mou
RV une semaine
Amélioration
Continuer ttt
Non Oui
Rassurer/conseiller
Référer

TRAITER POUR LYMPHOGRANULOME VENERIENNE ET CHANCRE MOU

Doxycicline 100mg 1cpx2fois/jpdt 14j au cours des repas


Ciprofloxacine500mg 1cpx2/J pdt 3jours Adolescent < 15ans et Femme enceinte:
Erythromycine500mg per os 4x/j pdt 14j
Pansement si fistule
Ne jamais inciser
Conseiller, promouvoir préservatif

38
CONJONCTIVE DU NOUVEAU NE

Le nouveau-né présente un écoulement oculaire

Enflure des paupières bilatérale ou unilatérale


Interroger et examiner (rougeâtre accompagnée d’un écoulement
purulent ?

• Rassurer la mère
• Lui demander de revenir si l’état de l’enfant ne s’améliore pas.

• Traiter le bébé pour Gonorrhée et chlamydiose


1ère intention : Céftriaxone 50 mg/kg en 1 injection IM
et
Erythromycine 50 mg/kg par jour par voie orale divisé en 4 doses
Par jour pendant 10 jours.
- Auréomycine pommade 1% pendant 10 jours
Et
- Laver les yeux du bébé (eau propre – sérum salé 9%)
& rendez-vous au bout de trois jours
----------------------------------------------------------------------------------------------
• Traiter la mère et son (ses) partenaire(s) pour Gonorrhée et Chlamydiose
Mère - Céfixime 400 mg en une seule prise
(comme femme enceinte)
et
- Erythromycine 500 mg per os, 4 fois par jour pendant 7 jours
----------------------------------------------------------------------------------------------
Partenaire(s) - Ciprofloxacine 500 mg en une seulle prise
Et
- Doxcycline 100 mg, 2 fois par jour pendant 7 jours au cours des
repas
-----------------------------------------------------------------------------------------------

Conseils :
• Promouvoir l’utilisation des préservatifs
• Proposer le dépistage volontaire à la mère et ses partenaires

Non Oui • Rassurer la mère


Referez Amélioration ? • Conseilling
L’enfant

39
CHAPITRE III
METHODOLOGIE

40
METHODOLOGIE :
1. Matériels et méthodes :

1.1 Type d’étude : il s’agit d’une étude rétrospective portant sur les dossiers de
218 patients consultés pour IST cliniquement diagnostiqués

1.2Objectif :

Nous rappelons que l’objectif de notre travail est d’évaluer l’efficacité


thérapeutique de la prise en charge syndromique des IST.

Cadre d’étude :

1.3.1 Choix de l’étude :

Notre étude a été réalisée au centre de santé communautaire de Banconi


(ASACOBA) le premier et le plus fréquenté du Mali. C’est un établissement à
caractère communautaire.

1.3.2 PRESENTATION DU CENTRE

[Link] GENERALITES
En février 1989 à l'initiative des -'notables" du quartier de Banconi en commune 1
à été crée 1'ASACOBA ou Association de Santé Communautaire de Banconi.
Sa première initiative a été de créer le centre de Santé Communautaire de Banconi
qui a ouvert ses portes le 9 Mars 1989. Dans un premier temps, le centre de santé
s'est limité à des activités purement curatives. Il s'est rapidement intéressé à la
prévention surtout dans le domaine de la santé de la mère et de l'enfant.
Par son caractère communautaire, l'originalité de ce centre réside dans plusieurs
principes :
- Autofinancement à partir de ses ressources propres
- Emploi de jeunes diplômés maliens,
- Qualité de l'accueil et des soins,
- Prise en charge de l'ensemble des soins de Santé primaires et Secondaires,
- Information optimale des populations quant aux attitudes nouvelles à acquérir en
Matière de Santé.
- Production de service au coût le plus bas possible,

41
- Recherche de l'impact maximum des services vis à vis de la population du
quartier.
L’objectif principal qui lui est assigné est de contribuer à l'amélioration de
l'état de santé de l'ensemble de la population du quartier par sa
participation active et volontaire.
L' ASACOBA bénéficie de la personnalité morale, et peut donc à ce titre
fonctionner selon les principes de gestion d'une véritable entreprise à but non
lucratif. Ainsi elle est à même de recruter du personnel n'appartenant pas à la
fonction publique et de le payer grâce aux ressources qu'elle dégage de son
système de recouvrement des coûts.

1.3.3. DESCRIPTION DU CENTRE


Le centre de santé ASACOBA est situé en plein cœur du quartier de Banconi,
dans le secteur de Flabougou en face du goudron principal de Banconi
Le centre de santé de L'ASACOBA est dirigé par un médecin directeur et
comprend un personnel technique de 2 3 personnes.
Le centre de santé de l'ASACOBA se compose de :
a. un dispensaire : qui comprend :
- Quatre salles de consultation
- Un dépôt de pharmacie
- Un laboratoire
- Deux salles de soins infirmiers (Salle Isabelle Ridoux et salle de pansement)
- Un grand hangar servant de salle d'accueil et d'attente et différents couloires
permet l'orientation des patients.
b. une maternité : qui comprend :
- Un hangar d'attente servant en même temps de salle de causerie
- deux salles de consultation prénatale
- une salle de consultation post natal et de planification familiale
- une salle d'accouchement (avec trois tables d'accouchements)
- une salle de repos pour l'équipe de garde
- deux salles de séjour contenant une dizaine de lits
Ces différentes salles communiquent entre elles par deux couloirs dont l'un
interne et l'autre externe.
- Une salle contenant le réfrigérateur de la vaccination tient lieu de trait d'union
entre les accouchées et le centre de l’enfant (entre maternité et centre de
l'enfant)

42
- Une dernière salle qui est réservée à l'échographe et à l'électrocardiographe

[Link]. Le Centre De L'enfant :

Derrière le dispensaire un hangar est construit pour recevoir les mères et les
enfants: ici sont installés différents matériels nécessaires pour les activités du
centre (consultation enfant sain, pesée, causerie, et démonstration nutritionnelle)
Dans le prolongement de ce hangar on note :
- une petite salle d'administration
- une salle de séjour portant le nom de feu Lassana Siby premier président du
centre.
- quatre toilettes.

[Link]. Comptabilité et Gestion : Comprend trois salles :


- une salle servant de bureau pour le comptable
- une salle des archives
- une Salle de réunion pour le bureau de l'ASACO avec toilette interne
- une toilette pour les malades externes
En face, le logement du médecin directeur.
Il faut noter que le centre est doté d'une adduction d'eau et d'électricité grâce a la
mairie d'Anges.

1.4. Le Personnel : se compose de :

1.4.1. Personnelle contractuel : tous à la charge de la population de Banconi :


- Trois (3) médecins généralistes
- Quatre (4) Infirmières diplômées d'état dont une tient la pharmacie
- Une (1) Sage femme
- Une (1) Biologiste
- Un (1) comptable
- Un administrateur des archives
- Cinq (5) matrones
- Deux (2) gardiens
- Un (1) chauffeur

43
1.4.2. Personnelle fonctionnaire : l'ASACOBA a reçu au cours de l'année du
personnel mis à sa disposition par la direction régional du district de Bamako :
- Deux sages femmes
- Une infirmière obstétricienne

1.4.3. Autres :

- Une infirmière obstétricienne de l'Association pour le Développement


Endogène du Sahel (ADES) vient en appui au centre de santé
- Le nettoyage est assuré par deux manoeuvres journaliers. [7]

2. Durée de l’étude :

Notre étude a duré au total 1 an : de janvier 2006 à janvier 2007. A chaque dossier
du Malade inclus, nous affectons un numéro correspondant à ce dossier.

3. Population cible :

L’étude a porté sur les dossiers de 600 malades consultés pour IST clinique au
centre de santé communautaire de Banconi.
4. Echantillonnage :

Critères d’inclusion :
Ont été inclus dans l’étude tous les dossiers des patients traités ayant présenté l’un
des symptômes suivants :
Ecoulement urétral et ou dysurie
Ecoulement vaginal et ou douleur abdominale basse
Conjonctivite du nouveau-né
Tuméfaction scrotale
Ulcération génitale
bubon inguinal.
Critères de non inclusion :
Ont été exclus
Les patients ne répondant pas aux critères d’inclusions ci-dessus cités
Les dossiers incomplets ou mal remplis
Tous les dossiers de VIH confirmés
Tous les dossiers des patients perdus de vue ou ne s’étant pas présentés au
rendez-vous de contrôle.

44
5. Déroulement de l’étude :

De tous les cas d’IST cliniquement diagnostiqués et notifiés dans les dossiers par
un médecin consultant, nous collectons les données : l’identification et l’adresse du
malade, les rendez-vous, les type d’IST cliniques, le protocole adopté par le
médecin, sa conformité selon l’algorithme de l’OMS sur un questionnaire pré-établi
(voir annexe).

6. Protocole du traitement :

Il s’agit du protocole de l’algorithme thérapeutique édité par l’OMS et adopté par


les normes et procédures du Mali.

a) Examen de contrôle :

L’évaluation thérapeutique a été faite selon une cotation de 1 à 2


1. La guérison complète ou efficacité thérapeutique :
est considéré comme guérie lorsque le médecin a observé chez le malade
traité la sédation de tous les symptômes cliniques à la dernière visite de
contrôle.
2. L’inefficacité thérapeutique ou échec :
les malades référés à la suite de la persistance ou l’aggravation des
signes.

7. Saisie, recueil et analyse des donnés :


Les données recueillies ont été saisies et analysées sur les logiciels Epi Infos 6.

45
CHAPITRE IV
RESULTATS

46
RESULTATS

TABLEAU 1: REPARTITION DE L’ECHANTILLON SELON LES TYPES


D’IST.
TYPES D’IST EFFECTIF POURCENTAGE

CONJONCTIVITE 11 5,05%
BUBON INGUINAL 3 1,38%
ECOULEMENT VAGINAL ET / 110 50,46%
OU
DOULEUR ABDOMINAL BASSE
TUMEFACTION SCROTALE 4 1,83%
ULCERATION GENITALE 6 2,75%
DYSIRUE ET / OU 84 38,53%
ECOULEMENT URETRAL
TOTAL 218 100%

L’écoulement vaginal et/ou douleur abdominale basse étaient plus représentés


avec 50,46% des cas

47
TABLEAU 2 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SELON TRANCHE
D’AGE.

TRANCHE d’âge (ans) EFFECTIF POURCENTAGE


0-10 11 5 ,05%
11-20 19 8,72%
21-30 104 47,70%
31-40 74 33,94%
41-50 08 3,67%
51-60 02 0,92%
TOTAL 218 100%

Les sujets de 21-30ans étaient plus touchés avec 104 cas soient 47,70%

48
TABLEAU 3: REPARTITION DE L’ECHANTILLON SELON L’AGE ET
LE SEXE.

Tranche d’âge Masculin Féminin Total


(ans)
Effectif % Effectif % Effectif %
0-10 6 2,75 5 2,29 11 5,05
11-20 9 4,13 10 4,59 19 8,72
21-30 20 9,17 84 38,53 104 47,70
31-40 30 13,76 44 20,18 74 33,94
41-50 3 1,38 5 2,29 8 3,67
51-60 2 0,92 0 0 2 0,92
TOTAL 70 32,11 148 67,89 218 100

La tranche d’âge de 31-40 ans était la plus touchée chez les sujets de sexe masculin
avec 30 cas (soit 13,76%) et celle comprise entre 21-30 ans était la plus touchée
chez le sexe féminin avec 84cas (38,53%)

49
TABLEAU 4 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SUIVANT LE TYPE
D’IST ET LE SEXE.

TYPE D’IST/SEXE Masculin Féminin Total

Effectif % Effectif % Effectif %


CONJONCTIVITE DU 6 2,75 5 2,29 11 5,04%
NOUVEAU NE
BUBON INGUINAL 2 0,92 1 0,46 3 1,38%
ECOULEMENT 0 0 110 50,46 110 50,46%
VAGINAL ET/OU
DOULEUR
ABDOMINALE BASSE
TUMEFACTION. 4 1,83 0 0 4 1,83%
SCROTALE
ULCERATION. 56 25,69 28 12,84 84 38,53%
GENITAL
DYSIRUE ET /OU 2 0,92 4 0 6 2 ,76%
ECOULEMENT
URETRAL
TOTAL 70 32,11 148 67,89 218 100%

L’écoulement vaginal et /ou Douleur abdominale basse étaient les plus représentés
chez les sujets de sexe féminin avec 110cas (50,46%) et l’ulcération génitale plus
représentée chez les sujets de sexe masculin avec56 cas (25,69%)

50
TABLEAU 5 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SUIVANT LA
RESIDENCE.

Résidence Effectifs Pourcentage


Commune I 176 80,73%
Commune II 17 7,80%
Commune III 5 2,30%
Commune IV 3 1,40%
Commune V 0 0
Commune VI 3 1,40%
Autres Localités 14 6,42%
Total 218 100,05%

Autres Localités : Abidjan, Dakar, Mopti, Ségou, Kayes, Koutiala, Watagouna,


Koulikoro, Nouaddibou, Kita, SébéniKoto, San, Baraouli, Diboli.

Plus de 80% des patients résidaient en commune I où siége le CSCOM.

51
TABLEAU 6 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SUIVANT L’AIRE
DE SANTE DE L’ASACOBA ET LES AUTRES SECTEURS DE LA
COMMUNE I.

Résidence Effectifs Pourcentage


Banconi plateau 60 34,09
Banconi flabougou 10 5,68
Banconi Layebougou 35 19,88
Banconi zekenekorobougou 20 11,36
Banconi salembougou 18 10,22
Banconi badianbougou 14 7,95
Nafadji 7 3,97
Doumanzana 4 2,27
Fadjigula 3 1,70
Djelibougou 2 1,13
Korofina 2 1,13
diangunebougou 1 0,56
TOTAL 176 100

Les secteurs de flabougou et du plateau qui sont les seuls zones de Banconi
entièrement couverts par L’ASACOBA représentaient 39,77% et les autres secteurs
représentaient 60,23%.

52
TABLEAU 7 : REPARATION DE L’ECHANTILLON SUIVANT
L’ETHNIE.

ETHNIE EFFECTIF POURCENTAGE


Bambara 60 27,52
Sarakolé 30 13,76
Peulh 30 13,76
Dogon 25 11,47
Malinké 20 9 ,17
Autres 18 8,26
Sonrai 10 4,59
Seuoufo 10 4,59
Minianka 9 4,13
Bobo 6 2,75
Total 218 100

AUTRES : somono, mossi, maure, tamachek, bozo, dafing, dioula, baoulé, ouolof.

L’ethnie bambara était la plus représenté avec 27,52% suivi des sarakolé et des
dogons avec 13,76% chacun

53
TABLEAU 8 : REPARATION DE L’ECHANTILLON SUIVANT LES
MOIS.

Mois EFFECTIF POURCENTAGE


JANVIER 6 2,75%
FEVRIER 20 9,17%
MARS 38 17,43%
AVRIL 60 27,52%
MAI 15 6,88%
JUIN 23 10,55%
JUILLET 20 9,17%
AOUT 00 00%
OCTOBRE 11 5,05%
NOVEMBRE 18 8,26%
DECEMBRE 7 3,22%
TOTAL 218 100%

Les mois de mars, avril et juin ont enregistré le plus grand nombre de consultation
avec respectivement 17,43% et 27,52% de l’effectif total

54
TABLEAU 9 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SUIVANT LE
STATUE MATRIMONIAL

statue matrimoniale effectif pourcentage

mariés 103 47,2%


célibataires 65 29,8%
Divorcés 35 16,1%
VEUFS 15 6,9%
TOTAL 218 100%

47,2% des sujets étaient mariés, les célibataires représentaient 29,8%, par ailleurs
nous avons noté 16,1% de divorcés et 6,9% des veufs.

55
TABLEAU 10 : REPARATION DE L’ECHANTILLON SUIVANT LA
CONFORMITE DU PROTOCOLE.

Conformité du effectif pourcentage


protocole
oui 215 98,62%
non 3 1,38%
TOTAL 218 100%

La prescription des médecins est conforme dans plus de 98% des cas

56
TABLEAU 11 : REPARTITION DE L’ECHANTILLONS SUIVANT LE
NOMBRE TOTAL DE CAS ET L’EFFICACITE THERAPEUTIQUE

Type d’IST Guérison ou succès Aggravé ou échec Total


thérapeutique thérapeutique
Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif %
Conjonctivite 10 4,59 1 0,46 11 5,05
Bubon 1 0,46 2 0,92 3 1,38
inguinal
EV/DAB 108 49,54 2 0,92 110 50,46
T. Scrotale 3 1,37 1 0,46 4 1,83
U. Génitale 4 1,83 2 0,92 6 2,75
DEU 84 38,53 0 0 84 38,53
Total 210 96,32% 8 3,68% 218 100%

Sur les 218patients inclus nous avons enregistré 96,32 % de guérison totale et
moins de 4% de cas aggravés

57
TABLEAU 12 : REPARTITION DE L’ECHANTILLONS SUIVANT LES
TYPES D’IST ET LES RESULTATS DU TRAITEMENT SYNDROMIQUE

Type d’IST Guérison ou succès Aggravé ou échec Total


thérapeutique thérapeutique
Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif %
Conjonctivite 10 91 1 9 11 100
Bubon 1 33,3 2 66,7 3 100
inguinal
EV/DAB 108 98,18 2 1,82 110 100
T. Scrotale 3 75 1 25 4 100
U. Génitale 4 66,7 2 33,3 6 100
DEU 84 100 0 0 84 100

Le plus fort taux de succès a été constaté dans le traitement de l’écoulemente


urétral et ou dysurie avec 100% suivi de l’écoulement vaginal et ou douleur
abdominal basse avec 98,18%, puis de conjonctivite avec 91%, de tuméfaction
Scrotale 75%, et de l’ulcération génitale avec 66,7%.

Le plus faible taux de succès a été constaté dans le traitement du bubon inguinal
avec 33,3%.

58
TABLEAU 13 : REPARTITION SUIVANT LA CONFORMITE DE LA PRESCRIPTION DU MEDECIN

CONFERMIT Algorithme Algorithme Algorithme Algorithme Algorithme Algorithme Total


DU conjonctivite B. inguinal T. Scrotale EV/DAB U. Génitale DEU
PROTOCOLE
Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif %
OUI 11 5,04 2 0,92 4 1,83 110 50,46 5 2,29 83 38,07 215 98,62
NON 0 0 1 0,46 0 0 0 0 1 0,46 1 0,46 3 1,38
Total 11 504 3 1,38 4 1,83 110 50,46 6 2,75 84 38,53 218 100%

Les médecins ont été conformes dans 98,62% dans leurs prescriptions et n’ont pas respecté l’algorithme que dans
1,38% des cas.

59
TABLEAU 14 : REPARTITION SUIVANT LA PROFESSION

Profession Effectif %
Ménagère 102 46,79
Commerçant 38 17,43
Routiers 26 11,93
Autres 14 6,42
Etudiants / Elèves 10 04,59
Aides Familiales 8 3,67
Tailleurs 7 3,21
Coiffeurs 6 02,75
Secrétaire 4 1,83
Teinturières 3 1,38
Total 118 100

Autres : Bijoutier, Exploitant de sable, Menuiserie, Ingénieurs, Chasseurs,


Transitaires, Animateurs.

Plus de 40%des sujets étaient les ménagères, les commerçants 17,43% les routiers
11,93%

50
TABLEAU 15 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SUIVANT LE
NOMBRE DE CONSULTATION ET LE SEXE

Durée du traitement Masculin Féminin Total


Effectif % Effectif % Effectif %
Nouveaux Patients 52 23,85 118 54,13 170 77,98
Anciens patients 18 8,26 30 13,76 48 22,02
Total 70 32,11 148 67,89 218 100

Parmi les 70 patients masculins 52 (soient 23,85%) étaient nouveaux (c’est à dire
n’ont consulté qu’une seule fois), 18 étaient anciens (c’est à dire qu’ils ont
consulté au moins deux fois).
Parmi les 148 patients féminins 118 étaient nouveaux (consultés qu’une seule fois)
et 30 étaient anciens (au moins deux fois).

51
TABLEAU 16 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SUIVANT LE
NOMBRE DE CONSULTATION ET LES TYPES D’IST

Types d’IST Nouveaux Patients Anciens Patients Total


Effectif % Effectif % Effectif %
Conjonctivite du
9 4,13 2 0,92 11 5,05
nouveau né
Bubon inguinal 0 0 3 1,38 3 1,38
ECOULEMENT
VAGINAL ET/OU
DOULEUR 100 45,87 10 4,59 110 50,46
ABDOMINALE
BASSE
Tuméfaction Scrotale 1 0,46 3 1,38 4 1,84
Ulcération génitale 0 0 6 2,75 6 2,75
Dysurie et ou
60 27,52 24 11,00 84 38,52
écoulement urétral
Total 170 77,98 48 22,02 218 100

Chez les nouveaux patients (malades ayant été consultés qu’une seule fois) 100cas
(soient 45,87%) étaient écoulement vaginal et/ou douleur abdominale basse, 60
cas (soient 27,52%) étaient dysurie et /ou écoulement urétral.
Chez les anciens patients (malades ayant été consultés au moins deux fois) 10 cas
(soient 4,59%) étaient écoulement vaginal et/ou douleur abdominale basse, 24 cas
(soient 11%) étaient dysurie et /ou écoulement urétral.

52
TABLEAU 17 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON EN FONCTION
DES TYPES D’IST et DE L’AGE.

Ages Conjonctivite B. inguinal T Scrotal E.V/ DAB U génital DEU Total


n (%) n (%) n n n (%) n (%) n (%)
(%) (%)
0-10 11 5.05% 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 11 5,04
11-20 0 0% 1 0,46 1 0,46 7 3,21 2 0,91 8 3,67 19 8,72
21-30 0 0% 1 0,46 1 0,46 60 27,52 2 0,91 40 18,35 104 47,70
31-40 0 0% 1 0,46 1 0,46 40 18,34 2 0,91 30 13,76 74 33,90
41-50 0 0% 0 0 1 0,46 3 1,38 0 0 4 1,83 8 3,67
51-60 0 0% 0 0 0 0 0 0 0 0 2 0,91 2 0,92
Total 11 5,05 3 1,38 4 1,84 110 50,46 6 2,76 84 38,53 218 100

L’écoulement vaginal et /ou douleur abdominale basse représentaient la pathologie


la plus fréquente avec 110 cas (plus de 50%) suivie de dysurie et ou écoulement
urétrale 84 cas (soit 38,53%). .La tranche d’âge de21-30 était plus touchée avec
respectivement 60 cas (soient 27,52%), et 40 cas (soient 18,35%)

53
TABLEAU 18 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON EN FONCTION DU
NOMBRE DE CONSULTATION ET L’AGE

AGE NOUVEAUX ANCIENS PATIENTS TOTAL


PATIENTS
N % N % N %
0-10 9 4,13 2 0,92 11 5,05
11-20 16 7,34 3 1,38 19 8,72
21-30 66 30,27 38 17,43 104 47,70
31-40 70 32,11 4 1,83 74 33,94
41-50 7 3,21 1 0,46 8 3,67
51-60 2 0,92 0 0 2 0,92
Total 170 77,98 48 22,02 218 100

170 patients (77,98%) étaient consultés une seule fois avec environ 70 cas
(32,11%) dans la tranche d’âge 31-40 ans.

48 patients étaient consultés au moins deux fois avec 38 cas (17,43%) dans la
tranche d’âge 21-30 ans.

54
CHAPITRE V
COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS

55
COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS :
Discussions Méthodologique :

1. SUR L’ECHANTILLON
Le choix de notre lieu d’étude se justifie par :
Le fait que le CSCOM constitue la base de la pyramide sanitaire
Son rapprochement à la population
Sa très grande fréquentation avec un nombre record de 41.513 malades en
2006 -2007.
Dans ce travail, nous avons sorti l’utilisation et l’efficacité de l’approche
thérapeutique .
Notre échantillon représentait plus du tiers de l’ensemble des dossiers d’ IST

DISCUSSIONS EPIDEMIOLOGIQUE :

1. PROFILS SOCIO-DEMOGRAPHIQUES

1.1 LE SEXE :

Il ressort dans notre étude que le sujet de sexe féminin (67,89%) était le plus
représenté par rapport au sujet de sexe masculin (32,11%). Cela s’explique par
l’importance de l’activité gyneco-obstétrique du centre (CPN) et sa proximité du
marché d’où sa grande fréquentation par les femmes. Cette prédominance féminine
des IST a été prouvée par Sadia Diarra qui trouve 68,42% de femmes contre
31,58% d’hommes [30] aussi par le centre de dépistage anonyme et gratuit(CDAG)
de Reims en France qui montre une prévalence (61,45%) chez les femmes contre
(38,55%) chez les hommes.[28]
Par ailleurs Mamady Camara rapporte le sexe ratio de 1,16 en faveur des
femmes. [24]

1.2 L’AGE :

Dans notre étude, les tranches d’âge entre 21-30 ans (47,70%) sont les plus
atteintes par les IST. Ses résultats se rapprochent à ceux de L Diarra [21], et de
Keita T [19], selon lesquels respectivement les tranches d’âge 26-35 ans (soit
39,8%) et 20-40 ans étaient les plus représentées .Par contre F. Ly et
collaborateurs trouvent à Dakar que la tranche d’âge atteinte est de 30-49 ans
(44%) [12].
IL s’agit là de la tranche d’âge la plus active sexuellement ; Cela pourrait
s’expliquer par le fait que notre population est jeune.

56
1.3 LE STATUT MATRIMONIAL :

47,2% des patients étaient mariés (dont 44% en régime monogame, 3,2% en
polygame). 29,8% des patients étaient célibataires, 16,1% étaient divorcés et 6,9%
étaient veufs. Nos résultats sont supérieurs à ceux de F. Ly et collaborateurs qui
constatent que 43% des patients étaient mariés (dont 40% en régime monogame,
3% en régime polygame). Et 5% divorcés [12]. Ra. Diallo dans sa thèse de
pharmacie avait trouvé 22,98% de célibataires [29], et Lassana Diarra 2,7% de
veufs [21]. Cette différence pourrait s’expliquer par le fait que la majorité de nos
patients étaient des sujets mariés
Cela montre que le statut de marié qui semble prémunir contre les IST pourrait
être considéré ici comme un statut à risque

1.4 LA RESIDENCE :
Environ 80,73% résidaient en commune I, ce qui semble être lié au lieu de
l’étude;ce constat a été fait par I koita qui trouve que 81,4% de ses patients
examinés à Bamako residaient en commune I . [15]

1 .5 L’AIRE DE SANTE DU CSCOM EN COMMUNE I

Plus de 60% des consultations étaient en dehors de l’aire de santé de l’ASACOBA.


Ce constat est contraire à celui de M .K TRAORE [23] qui affirmait que les
malades venant de la COMMUNE I sont constitués en grande partie des
populations de Banconi résidant dans l’aire de santé attribuée à l’ASACOBA.
Cela pourrait s’expliquer par la qualité des prestations au cscom de Banconi.

1.6 PROFESSIONS :

Les professions (ménagères 46,7%) commerçants (17,43%), routiers (11,93%)


dominaient dans notre échantillon et les autres professions étaient faiblement
représentées. D’autres études réalisées au Mali avaient trouvé les résultats
similaires : L. DIARRA (ménagères 47%) commerçantes (19%), [21],
T. KEITA (commerçants 19%), [19].
Cela s’explique par le fait que ce sont des professions exposées

1.6 ETHNIE
Les ethnies Bambara et Peuhle étaient les plus représentées avec respectivement
27,52% et 13,76% ; Car la population de Banconi est en majorité Bambara.

1.7 MOIS
Le mois de mars et le mois d’avril ont enregistrés le plus grand nombre de
consultation avec respectivement 17,43% et 27,52%. Cela pourrait s’expliquer par
le fait que c’est la période de l’année pendant laquelle il y’aurait la présence accrue
de la population rurale dans les grandes villes.

57
1 DISCUSSION CLINIQUE :

DIFFERENTS TYPE D’IST :

L’analyse des types IST nous permet de dire que 50,46% étaient un écoulement
vaginal et ou douleur abdominale basse. Ces résultats sont proches de ceux de :
- Meheusa et collaborateur au SwaziLand qui trouvaient 52%. [26]
- GIEYE et collaborateur qui rapportaient 48,6% à kaolak et pikine au Sénégal.
[1] Par contre ils sont inférieurs à ceux de,
- Hanson et collaborateurs en Zambie qui rapportent 80% [14] ;
- L. DIARRA [21] au Mali qui constate 66,90% ;
Quant à l’écoulement urétral et ou dysurie, ils représentaient 38,53%. D’autres
études effectuées ont trouvé les résultats différents :
- A Dakar F. Ly et collaborateurs [12] dans leurs études sur l’évaluation de
l’algorithme syndromique affirment 55% d’écoulement urétral, 13%
d’ulcération génitale.

NOMBRES DE CONSULTATION :

Sur les 218 patients inclus, 170 (77,98%) étaient consultés et guéris une seule
fois ; et 48 patients (22,02%) étaient consultés au moins deux fois.
Notre résultat est proche de celui de F. Ly et collaborateurs [12] qui trouvent au
Sénégal que 54% des patients inclus étaient guéris dès la consultation initiale et
36% étaient guéris après une seconde consultation ou plus.
Cela pourrait s’expliquer par une consultation tardive, ou par une auto médication,
mais également par une surinfection car plus de la moitié des patients revus au
Sénégal n’avaient fait état de tentative d’information de son ou de ses partenaires
« Suspecter » .Seul 5 partenaires sur une centaine possible se sont présentés au
centre de santé de référence de l’IHS (institut d’hygiène social) pour une prise en
charge. [12]

DISCUSSION THERAPEUTIQUE :

2.3.1 CONFORMITE DE LA PRESCRIPTION DU MEDECIN

Dans notre étude : 98,62% des prescriptions étaient conformes à celles éditées par
l’OMS. Ces résultats sont contraires de ceux :
- de F. Ly et collaborateur qui constatent que le traitement prescrit en première
intention par un agent de santé au Sénégal n’était pas conforme aux
recommandations Nationales. Cela a été attribué à un défaut de formation ou
une formation insuffisante.[12]
- de Gieye. et collaborateurs qui prouvaient au Sénégal que le traitement prescrit
n’était en adéquation avec une IST que dans 25,6% des cas. [1]

58
2.3.2 EFFICACITE THERAPEUTIQUE :

Nous avons remarqué au total que (96,33%) des malades étaient complètement
guéris et seulement (3,67%) n’étaient pas guéris. Ces résultats sont proches de
ceux de :
- F. Ly et collaborateurs qui ont confirmé l’excellente efficacité des traitements
prescrits dans le cadre de l’approche syndromique en vigueur au Sénégal avec
un taux d’efficacité de 98%, [12]
- Gieye et collaborateurs au Sénégal trouvaient 84,6% de guérison complète, [1]
- Hamson et collaborateurs en Zambie 95,5% de guérison complète. [14]
Par contre, les travaux similaires réalisés chez les prostituées féminines au Bénin
par Germaine et collaborateur [13] ont mis en évidence une efficacité beaucoup
plus faible (39,8%). Cela pourrait s’expliquer par le non suivi correct du protocole
comme indiqué, mais également par leur profession très risquée

59
CHAPITRE VI
CONCLUSIONS

60
CONCLUSIONS
. L’OMS propose la prise en charge des IST selon l’approche syndromique dans
les pays où le diagnostic de laboratoire ne peut pas être réalisé à cause des
résultats douteux ou en raison des ressources humaines et de la qualité du matériel.

Notre étude rétrospective menée au CSCOM de Banconi de janvier 2006 à janvier


2007 avait pour but de faire ressortir l’utilisation et l’efficacité de l’approche
syndromique des IST au Mali.
L’échantillon a porté sur les dossiers de 218 patients traités pour IST ; le sexe
ratio était de 2,17 en faveur du sexe féminin. La majorité des patients étaient
ménagères et mariées ; la tranche d’âge 21-30 ans était plus atteinte. Tous les cas
avaient été diagnostiqués cliniquement sans examens complémentaires

Sur le plan de la prise en charge syndromique, les algorithmes ont été


correctement appliqués par les médecins à chaque type ‘IST avec une réponse
thérapeutique efficace dans :
66,7% pour l’ulcération génitale, 75% pour la tuméfaction scrotale, 91%, 98% et
100% pour respectivement la conjonctivite du nouveau-né, l’écoulement vaginal et
ou douleur abdominale basse, dysurie et ou écoulement urétral.

Seul dans le bubon inguinal, le succès thérapeutique n’a été que 33,3%. De façon
générale, une guérison de 96,33% de l’effectif total et un échec dans moins de 4%
des cas a été constatée.

Les résultats de notre étude, non représentatifs de la population générale du Mali,


pourraient être répétés en menant d’autres études couvrant la plus grande majorité
de la population.

61
RECOMMANDATIONS

Au terme des résultats et des conclusions de notre étude, nous formulons les
recommandations suivantes :

1. Renforcer la capacité de formation des professionnels de la santé

2. Accentuer les campagnes de sensibilisations sur les préventions et sur le


dépistage précoce des IST VIH – SIDA à tous les niveaux.

3. La collaboration pluridisciplinaire des médecins, des pharmacologues, des


biologistes, des épidémiologistes doit être constituée pour une évaluation des
protocoles thérapeutiques.

4. La formation de réseaux permettant une surveillance épidémiologique des


IST

62
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1. A.M Dieye et Collaborateurs : Évaluation de l’efficacité du traitement
des écoulement urétraux selon l’approche syndromique au Sénégal:
travaux de médecin et du laboratoire de pharmacologie et de physiologie
à la faculté de médecine de pharmacie et d’odontostomatologie Cheick
Anta Diop de Dakar. Médecine tropicale 2003 ; 63 : 45 -8

2. Bilan Annuel du réseau de surveillance sentinelle 2003 en France :


Médecine et Maladies infectieuses 35(2005) 281-289

3. Carol Valois MD, Robert Williams MD : département de médecine de


famille .Université de sherbrooke . Avec la collaboration de : Mahamane
Maiga MD, Boulkassoum Maiga MD,Brehima Togola MD.
Fondation pour le développement de la formation médicale Quebec-
Mali. Version 2005 P : 2 ; 4 ; 5 ; 8 ; 14

4. Center For Disease control and Prevention increases in fluoroquinolone


resistant neisseria gonorhoeae a mong men ho have sex with men united
states 2003 and revised recommandation for gonorhoea treatement 2004
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5. Couturier E. et collaborateurs : Résurgence de la syphilis en France 2000-


2001 Bulletin Epidémologique hebdomadaire 2001 ; 35-36 : 167-75

6. Dan M. The use of fluoroquinolones in gonorhoeae. The increasing


problem of resistance. Exp opin pharmacoter 2004. 5 : 829-54

7. Dr M. Maiga : rapport annuel 2006- 2007 des activités du CSCOM de


banconi

8. 2eme Edition Masson, M. Dolivo et collaborateur : maladies transmises


par voies sexuelles.

9. Essentiel médicale de poche François Aubert/ Phillipe guitard 2è édition

10. Enquête démographique de la santé au Mali. EDSM III 2001, EDSM IV


2006

11. Etude du programme National de lutte contre le SIDA. PNLS/CDC


Atlanta 2000 : prévalence des IST au Mali version 2006 P :5

63
12. F. Ly et collaborateurs : étude prospective des Infections sexuellement
transmissibles aux centre de santé de référence pour les IST à Dakar IHS
(Institue d’hygiène sociale). Médecine tropicale 2006 ; 66 : 64-68
.
13. Germain M. Alary M. Guedemea et coll : Evaluation of screening
algorithm for the diagnosis of genital infections with Neisseriae
gonorhoeae and Chlamydia trachomatis among female sex workers in
Bénin. Sex transm Dis 1997 ; 24 : 109 – 115.

14. Hanson S, Sunkutu RM, Kamaga J. et Collaborateurs STD car in Zambia.


An évaluation of the guidelines for case management through a
syndromic approach. Int J STD AIDS 1996 ; 7 : 324-332

15. Ibrahima Koita : place Nasseriae gonorrheae, candida albicans,


Trichomonas vaginalis et gardenella vaginalis dans infections genitales
chez 275 femmes examinées à BAMAKO thèse de pharmacie 2000 N°
02 P : 57 ; 58

16. Infection sexuellement transmissible article Abbara


[Link] P : 1

17. Infection sexuellement transmissible article de wikipedia encyclopédie


libre [Link] P : 1 ; 2 ; 27

18. Infection sexuellement transmissible esculape [Link] P : 2

19. Keita Tamadian aspect épidémiologique clinique et prise en charge des


dermatoses, lèpre VIH SIDA à la polyclinique El Helal De Djikoroni
Para thèse de médecine 2000. N° 77 P : 67

20. Larousse Médicale (VUEF édition 2002) P : 998 ; 999

21. Lassana Diarra : Profil épidemio-clinique des IST et évaluation des


l’algorithme de la prise en charge syndromique au centre de santé de
référence de la commune V thèse de médecine 2000-2001 N°01M73.
P : 3 ; 14.

22. M. Herida et collaborateur des hôpitaux SAINT LOUIS ET TARNIER


COCHIN (PARIS), de l’hôpital pellegrin( bordeaux France) :
l’épidémiologie des infections sexuellement transmissibles en
France ;médecine et maladies infectieuses 35(2005)281-286
P : 283

64
23. Maimouna Koké Traoré : Qualité de la surveillance prénatale au CSCOM
de Banconi, thèse de médecine 2000-2001.

24. Mamady camara aspect épidémiologique clinique et prise en charge des


dermatoses et des IST à Kayes. Thèse de médecine 2006 N°200
P : 1 ; 74

25. Marc Gentillini et Bernard B. Dufflo : Médecine tropicale, édition


Flamarion Médecine de Science. P :955

26. Meheusa, and Piot P. Lutte contre les maladies sexuellement


Transmissibles dans le pays en voie de développement. Ann Soc Belg
Med Tropical 1983 ; 63 : 281-311

27. Point sur l’épidémie du SIDA : Programme commun des nations Unies
sur le SIDA (ONU SIDA OMS) version décembre 2006
P : 64 ; 65 ; 66 ; 67

28. Prévalence des infections sexuellement transmissibles asymptomatique


chez des sujets à hauts risques consultant dans un centre de dépistage
anonyme et gratuit du SIDA (CDAG) Reims France. I. Toskin et
collaborateur Ann Dermatol venereol 2004 ; 131 : 251-4
P : 251 ; 252

29. Ramata Diallo prévalence de Nasseriae gonorrheae, candida albicans,


Trichomonas vaginalis et gardenella vaginalis parmi les infections
génitales féminines à BAMAKO thèse de pharmacie 1993 N°1 P :
51 ;52

30. SADIA DIARRA aspect épidémiologique clinique et prise en charge


des dermatoses et des IST au centre de santé de référence de la commune
V thèse de médecine 2006 N°97 P : 56

31. Sylvia Tamal chercheur et doyenne de l’université de Marakey en


ouganda. Women and HIV SIDA version 2006.

65
FICHE D’ENQUETE
I. Donné Générale
Numéro d’enregistrement : …………………………..
Date : …………………………………………………
Nom : …………………………………………………
Prénom : ………………………………………………
Age : …………………………………………………..
Sexe : ………………………………………………….
Profession : ……………………………………………
Ethnie : ………………………………………………..
Résidence :……………………………………………..

II. Les références diagnostics


• Les types d’IST diagnostiqués cliniquement
- Ecoulement vaginal et/ou douleur abdominale basse
- Ecoulement urétral et/ou dysuries
- Bubon inguinal
- Tuméfaction Scrotale
- Ulcération génitale
- Conjonctivite du Nouveau-né

III. Protocole retenu suivant l’OMS

Antibiotiques :
Nom : …………………………………………………….
La posologie : ……………………………………………
La durée : ………………………………………………...

Anti-septique :
Nom : …………………………………………………….
La posologie : ……………………………………………
La durée : ………………………………………………...

Autres traitements :
Nom : …………………………………………………….
La posologie : ……………………………………………
La durée : ………………………………………………...

IV. Protocole adopté par le médecin :


Nom : …………………………………………………….
La posologie : ……………………………………………
La durée : ………………………………………………...

66
V. Conformité de la prescription du médecin par rapport aux
recommandations Nationales
OUI NON

VI. Nombre de consultations


Nouveaux patients Anciens Patients

VII. Résultat du traitement :

Patients satisfaits ou guéris Patient non satisfaits ou aggravés

NB : Nouveaux patients = Malade ayant fait une seul consultation


Anciens patients = Malade ayant été consulté au moins deux fois.

67
FICHE SIGNALITIQUE
Nom : Diawara
Prénom : Seydou Sékou
Titre de la thèse : EVALUATION DE L’EFFICACITE DU
TRAITEMENT DES IST SELON L’APPROCHE
SYNDROMIQUE AU CSCOM DE BANCONI
Année : 2007 – 2008
Ville de soutenance : Bamako
Pays d’origine : Mali
Lieu de Dépôt : Bibliothèque de la faculté de Médecine, de Pharmacie
et d’odontostomatologie
Secteur d’intérêt : Santé Publique

Résumé : Cette étude sur l’approche syndromique au CSCOM de Banconi à été


effectuer entre janvier 2006 et janvier 2007. Le but de l’étude était de permettre
une meilleure connaissance de la fréquence des IST d’une part et d’autres parts
évaluer l’application de la stratégie de prise en charge syndromique.

Nous avons effectués une étude rétrospective chez les patients consultés pour
IST au CSCOM de Banconi. Nous avons obtenus les résultats suivants : 218 cas
d’IST (Ecoulement urétral et ou dysurie, Ecoulement vaginale et ou douleur
abdominale basse, Conjonctivite du nouveau né, Tuméfaction scrotale,
Ulcération génitale, bubon inguinal).
Les cas VIH ont été exclus. Le sexe ratio était de 2,17 en faveur du sexe féminin.
La tranche d’age 21-30 ans était la plus touchée, les patients mariés étaient les plus
représentés. La majorité était bambara

Les algorithmes ont été correctement appliqué par les médecins avec une réponse
thérapeutique efficace dans 66,7% pour l’ulcération génital, 75% pour la
tuméfaction scrotale, 91%, 98% et 100% pour respectivement la conjonctivite du
nouveau-né, l’écoulement vaginal et ou douleur abdominal base, dysurie et ou
écoulement urétrale.

Seul dans le bubon inguinal, le succès thérapeutique n’a été que 33,3%.
Globalement une guérison de 96,33% de l’effectif total et un échec dans moins de
4% des cas.
Mots clés : IST, VIH SIDA, Fréquence, rappel clinique, efficacité du
traitement de l’algorithme syndromique.

68
SERMENT D’HIPPOCRATE

En présence des maîtres de cette faculté, de mes chers condisciples, devant


l’effigie d’Hippocrate, je promets et je jure, au nom de l’être suprême, d’être fidèle
aux lois de l’honneur et de la probité dans l’exercice de la médecine.

Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent et n’exigerai jamais un salaire au dessus


de mon travail, je ne participerai à aucun partage clandestin d’honoraires.

Admis à l’intérieur des maisons mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe, ma
langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre
les mœurs, ni à favoriser le crime.

Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de race, de parti


ou de classe sociale viennent s’interposer entre mon devoir et mon patient.

Je garderai le respect absolu de la vie humaine dès la conception.

Même sous la menace, je n’admettrai pas de faire usage de mes connaissances


médicales contre les lois de l’humanité.

Respectueux et reconnaissant envers mes maîtres, je rendrai à leurs enfants


l’instruction que j’ai reçue de leurs pères.

Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque.

69

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