Efficacité du traitement des IST à Bamako
Efficacité du traitement des IST à Bamako
EVALUATION DE L’EFFICACITE DU
TRAITEMENT DES IST SELON L’APPROCHE
SYNDROMIQUE AU CSCOM DE BANCONI A
BAMAKO AU MALI A PROPOS DE 218 CAS.
JURY
1
FACULTE DE MEDECINE, DE PHARMACIE ET D’ODONTO-STOMATOLOGIE
ANNEE UNIVERSITAIRE 2007-2008
ADMINISTRATION
DOYEN : ANATOLE TOUNKARA – PROFESSEUR
1er ASSESSEUR : DRISSA DIALLO – MAITRE DE CONFERENCES
2ème ASSESSEUR : SEKOU SIDIBE – MAITRE DE CONFERENCES
SECRETAIRE PRINCIPAL: YENIMEGUE ALBERT DEMBELE – PROFESSEUR
AGENT COMPTABLE: Mme COULIBALY FATOUMATA TALL- CONTROLEUR DES
FINANCES
1. PROFESSEURS
2
2. MAITRES DE CONFERENCES
M. Abdoulaye DIALLO : Ophtalmologie
M. Djibril SANGARE : Chirurgie Générale
M. Abdel Kader TRAORE dit DIOP : Chirurgie Générale
M. Gangaly DIALLO : Chirurgie Viscérale
M. Mamadou TRAORE : Gynéco-obstétrique
M. Filifing SISSOKO : Chirurgie Générale
M. Sékou SIDIBE : Orthopédie –Traumatologie
M. Abdoulaye DIALLO : Anesthésie –Réanimation
M. Tiéman COULIBALY : Orthopédie – Traumatologie
Mme TRAORE J. THOMAS : Ophtalmologie
M. Mamadou L. DIOMBANA : Stomatologie
Mme DIALLO Fatimata S. DIABATE : Gynéco-obstétrique
M. Nouhoum ONGOIBA : Anatomie et chirurgie Générale
M. Sadio YENA : Chirurgie Générale et Thoracique
M. Youssouf COULIBALY : Anesthésie –Réanimation
3. MAITRES ASSISTANTS
1. PROFESSEURS
3
M. Yénimégué Albert DEMBELE : Chimie Organique
M. Anatole TOUNKARA : Immunologie, Chef de D.E.R.
M. Bakary M. CISSE : Biochimie
M. Abdourahamane S. MAIGA : Parasitologie
M. Adama DIARRA : Physiologie
M. Massa SANOGO : Chimie Analytique
M. Mamadou KONE : Physiologie
2. MAITRES DE CONFERENCES
3. MAITRES ASSISTANTS
4. ASSISTANTS
1. PROFESSEURS
M. Mamadou K. TOURE : Cardiologie
M. Mahamane MAIGA : Néphrologie
4
M. Baba KOUMARE : Psychiatrie, Chef de D.E.R.
M. Mous : Neurologie
M. Issa TRAORE : Radiologie
M. Hamar A. TRAORE : Médecine Interne
M. Dapa Aly DIALLO : Hématologie
M. Moussa Y. MAIGA : Gastro-Entérologie Hépatologie
M. Somita KEITA : Dermato-Leprologie
2. MAITRES DE CONFERENCES
M. Toumani SIDIBE : Pédiatrie
M. Bah KEITA : Pneumo-Phtisiologie
M. Boubakar DIALLO : Cardiologie
M. Abdel Kader TRAORE : Médecine Interne
M. Siaka SIDIBE : Radiologie
M. Mamadou DEMBELE : Médecine Interne
M. Mamady KANE : Radiologie
M. Saharé FONGORO : Néphrologie
M. Bakoroba COULIBALY : Psychiatrie
M. Bou DIAKITE : Psychiatrie
M. Bougouzié SANOGO : Gastro-Entérologie
Mme SIDIBE Assa TRAORE : Endocrinologie
3. MAITRES ASSISTANTS
5
D.E.R. DES SCIENCES PHARMACEUTIQUES
1. PROFESSEURS
M. Boubacar Sidiki CISSE : Toxicologie
M. Gaoussou KANOUTE : Chimie Analytique, Chef de D.E.R.
2. MAITRES DE CONFERENCES
M. Ousmane DOUMBIA : Pharmacie Chimique
M. Drissa DIALLO : Matières Médicales
M. Boulkassoum HAIDARA : Législation
M. Elimane MARIKO : Pharmacologie
M. Alou KEITA : Galénique
M. Bénoit Yaranga KOUMARE : Chimie Analytique
3. MAITRES ASSISTANTS
M. Ababacar MAIGA : Toxicologie
M. Yaya KANE : Galénique
Mme Rokia SANOGO : Pharmacognosie
4. ASSISTANTS
1. PROFESSEUR
M. Sanoussi KONATE : Santé Publique
2. MAITRES DE CONFERENCES
M. Moussa A. MAIGA : Santé Publique
3. MAITRES ASSISTANTS
M. Bocar G. TOURE : Santé Publique
M. Adama DIAWARA : Santé Publique
M. Hamadoun SANGHO : Santé Publique
M. Massambou SACKO : Santé Publique
M. Alassane A. DICKO : Santé Publique
6
M. Mamadou Souncalo Traoré : Santé Publique
4. ASSISTANTS
M. Samba DIOP : Anthropologie Médicale
M. Seydou DOUMBIA : Epidémiologie
M. Oumar THIERO : Biostatistique
M. Seydou Diarra : Anthropologie Médicale
ENSEIGNANTS EN MISSION
Pr Doudou BA : Bromatologie
Pr Babacar FAYE : Pharmacodynamie
Pr Mounirou CISS : Hydrologie
Pr Amadou DIOP : Biochimie
Pr Lamine GAYE : Physiologie
7
DEDICACES
8
Dédicaces
Je dédie ce travail :
Au tout puissant
Gloire à Allah, le clément, le miséricordieux, de nous avoir assisté tout au long de
notre parcours. Le mérite de ce travail vous revient pour nous avoir laisser la vie
jusqu'à ce jour.
Au prophète Mohamed
Que la bénédiction et la paix de Dieu soient sur vous. Nous témoignons notre
respect et notre gratitude.
A mes mères :
Kadidiatou Siama la plus gentil de toutes les mamans du Monde, tu n’as ménagé
aucun effort pour notre réussite. Tu as toujours été là pour nous. Tu m’as toujours
protégé, rassuré et réconforté.
Merci Mana pour toute la bonne éducation et tout l’amour que tu m’as donné.
Puisse Dieu nous accorde une longue vie pour goûter aux fruits de tes sacrifices
Feue Sétou Soumaoro tu étais une maman exemplaire les mots me manque ici, tu
m’a tout donner, tu t’es sacrifié pour moi j’aurai souhaiter que tu soit là aujourd’hui
mais le bon Dieu a voulu ainsi, Térou que ta mémoire soit honorée et que le
Seigneur accepte ton âme dans sa paix éternelle. Amen
9
Mamadou Diawara commerçant
Zoumana Diawara, ferrailleur
Lassine Diawra économiste
Mariam Diawara,
Djénéba Diawara,
Fanta Diawara,
Awa Diawara
Ramatou Diawara
Salimata Diawara
Rokiatou Diawara
Awa Diawara
Vous m’avait appris que l’unité familiale n’est pas un vain mot continuons sur cette
voie que nous ont montré les parents vous avez été d’un apport inestimable pour la
réalisation de ce travail, que le bon Dieu consolide les liens de famille soyez
rassurer de toute mon affections.
A mes oncles, mes tantes mes belles sœurs en particulier Aminata Mariko :
Ce travail est l’aboutissement de plusieurs années d’éducation que vous n’avez
cessez de m’apporter, soyez rassurer de mon profond respect et de ma
reconnaissance.
10
REMERCIEMENT
11
REMERCIEMENT
J’adresse mes remerciements à tous les maîtres de la FMPOS du Mali pour les
enseignements de qualité qui nous a été prodigués et l’humilité dont ils font preuve
tous les jours.
Merci à tout le personnel du CSCOM de Banconi. En partant des manœuvres aux
Patrons et particulièrement à : Dr. Mariko Hawa Diakité, à Dr. Berthé Safiatou
Sangaré,
Merci à tout le personnel et stagiaire du centre de santé de référence de Kati.
Merci à tous mes amis et amies : en particulier Dr. Diarra Oumar, Mr Soukaré
Dia, Mr Aliou Thiero, Dr. Aliou Ag Wéle, Mr Abdoul Aziz Bocoum, Dr. Oumar
Guindo, Mme Adam Niaré.
Mes remerciements vont à l’endroit de tous ceux de loin ou de près, qui par leurs
soutiens moral et financier si modeste soit-il mais combien important pour moi, ont
permis la réalisation de ce modeste travail.
12
HOMMAGE AUX
HONNORABLES MEMBRES
DU JURY
13
HOMMAGE AUX MEMBRES DU JURY
Cher Maître
Nous sommes très touché par la spontanéité avec laquelle vous avez accepté
de présider le jury de cette thèse, malgré vos multiples occupations, l’enseignement
de haute qualité que nous avons reçu de vous restera pour nous un trésor. Homme
de principes aux qualités humaines et scientifiques incommensurables. Votre
rigueur dans le travail, mais surtout votre dévouement sans limite pour la
progression de la médecine en général et de la traumatologie en particulier associe
à votre générosité sont des qualités que nous nous efforçons de garder.
Notre joie est immense d’être compté parmi vos élèves et d’être un de vos disciple.
14
A NOTRE MAITRE ET JUGE :
Cher Maître
C’est un grand honneur pour nous de vous avoir comme membre du Jury de
ce travail. Nous avons beaucoup apprécié la simplicité et la sympathie avec
lesquelles vous avez accepté de jugé ce travail. Vous nous témoignez ainsi cher
maître de votre disponibilité pour la formation de futures générations.
15
A NOTRE MAITRE ET DIRECTEUR DE THESE
Cher maître
Nous vous sommes gré de l’insigne honneur que vous nous faites en acceptant de
diriger cette thèse. Vos qualités de pédagogue, votre rigueur scientifique, votre
sympathie nous ont toujours soutenus. Nous sommes très heureux et fier de
compter parmi vos élèves. Les mots nous manquent pour exprimer tout le bien que
nous pensons de vous.
16
A NOTRE MAITRE ET CO- DIRECTEUR DE THESE
Cher maître
Votre richesse intellectuelle, votre rigueur scientifique ; votre souci constant du
travail bien fait de la formation de vos élèves font de vous un admirable homme de
science.
Durant tout le temps que nous avons passé sous votre aile, nous avons été
profondément touché par votre simplicité, votre disponibilité, votre passion pour la
science médicale et vos immenses qualités humaines. C’est pour nous l’occasion de
vous dire notre sincère attachement et notre profonde admiration. Nous sommes
très heureux d’avoir appris auprès de vous.
Vous resterez toujours pour nous une référence.
Trouvez ici, cher maître, l’expression de notre profonde gratitude.
17
ABREVIATIONS
ADES : Endogène du sahel
ARV : Anti-retro viral.
ASACOBA : Association de santé communautaire de Banconi
B inguinal : Bubon Inguinal
CDAG : Centre de dépistage Anonyme et gratuit
CNAM : Centre National d’appuis à la lutte contre la maladie
CSCOM : Centre de santé communautaire
DEU : Dysurie et ou écoulement urétral.
EDS : Enquête démographique pour la santé
EV/DAB : Ecoulement Vaginal et ou douleur abdominal Base.
INRSP : Institue National de la Recherche en santé publique.
IST : Infection Sexuellement Transmissible.
MST : Maladie Sexuellement transmissible
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
ONU : Organisation des Nations Unies
RENAGO : Réseau de surveillance de biologiste ou de cliniciens pour les
infections à Gonocoque.
RV : Rendez-vous
SIDA : Syndrome Immuno Déficience Acquis
T. Scrotal : Tuméfaction scrotale
TME : Transmission mère enfant
U. Génital : Ulcération Génitale.
VIH : Virus de l’Immuno Déficience Humaine
18
SOMMAIRE
I. Introduction et objectifs…………….…………………………………1
1. Introduction………………………………………………………………2
2. Objectifs………………………………………………………………….4
II. Généralité………………...……………………………………………5
1. Les infections sexuellement transmissibles………………………………6
2. Les Algorithmes thérapeutiques des syndrome d’IST…………………..14
III. Méthodologie……………………………………………...…………21
1. Matériels et méthodes……………….…………………………………..22
2. Durée de l’étude…………………………………………………………25
3. Population cible………………………….………………………………25
4. Echantillonnage………………………………………………………….25
5. Déroulement de L’étude…………………………………………………26
6. Protocole du traitement………………………………………………….26
7. Saisie recueil et analyse des données………..…………………………..26
IV.Résultats………………………………….……...………………………27
[Link] et discussion…………………………………………….…55
Conclusion……………………………………………………………….… 60
Annexes
Bibliographie
Fiche d’enquête
Fiche signalétique
Serment hypocrate
19
CHAPITRE I
INTRODUCTION ET OBJECTIFS
20
1 INTRODUCTION
Très peu d’études ont été effectuées sur l’évaluation de l’approche syndromique
des IST au MALI.
Les IST (Infections Sexuellement Transmissibles) représentent un problème de
santé publique majeur dans le monde. La plupart des ces infections peuvent être
diagnostiquées et traitées facilement. Ce n’est qu’en l’absence d’une prise en
charge correcte et précoce qu’elles peuvent entraîner des complications (stérilité,
mortalité maternelle et du nouveau-né) et des séquelles avec le risque d’être
transmises à son ou ses partenaires [16].
Les IST persistent dans les pays pauvres très endettes à cause de :
- La grande fréquence des IST asymptomatiques
- Le refus de se faire soigner
- La difficulté à avertir le ou les partenaires
- L’ignorance
- La faible accessibilité aux services et aux soins de santé
- Le traitement prescrit de qualité médiocre d’où la résistance élevée [3]
- Le coût élevé du traitement habituel
21
Ces faits nous imposent l’application de la prise en charge syndromique
recommandée par l’OMS.
22
2. OBJECTIF :
Objectif général :
Objectifs Spécifiques :
23
CHAPITRE II
GENERALITES
24
II/ GENERALITE
1.1 - Définition : Une IST est une maladie infectieuse qui, comme son nom
l’indique, se transmet entre partenaires au cours des différentes formes de rapports
sexuels.
Autrefois on les appelait des maladies vénériennes (liées exclusivement à la
copulation). L’appellation MTS ou MST (pour maladie sexuellement
transmissible) était d’usage courant jusque dans les années 1990. Depuis 1999 elle
est remplacée par celle d’IST. Car le terme infection plutôt que maladie prend
mieux en compte le fait que certaines infections sont asymptomatiques. Il indique
que l’on peut être infecté et contagieux sans être malade. [17]
Les IST touchent surtout les personnes de 15 à 49 ans sans distinction de sexe. Les
femmes ou hommes à activité homo sexuelle, ou hétéro sexuelle, les toxicomanes.
Au Mali on a les femmes libres, les vendeurs ambulants,les coxeurs, les routiers,
les aides familiales qui sont les plus touchés. [11]
25
1..2.4- Fréquence :
Selon l’OMS 333 000 000 de cas d’IST surviennent chaque année avec 4 cas
d’IST les plus fréquents sont.
- La gonococcie 62 000 000 de cas par an
- La chlamydiose 89 000 000 de cas par an
- La syphilis 12 000 000 de cas par an
- La trichomonase 17 000 000 de cas par an [11]
Selon l’ONU SIDA les personnes vivants avec le VIH sont au nombre de
39,5 millions dans le monde dont 24,7 millions en Afrique subsaharienne et
460 000 en Afrique du nord et au moyen orient. Le nombre de nouveau cas
d’infection à VIH en 2008 était de 4,3 millions avec 2,8 millions en Afrique
Subsaharienne et 68 000 en Afrique du Nord et au moyen orient. Le nombre
de décès dû au SIDA en 2006 était de 2,9 millions à travers le monde avec
2,1 millions en Afrique Subsaharienne et 360 000 en Afrique du Nord et au
moyen Orient. En 2000, 600 000 enfants de moins de 15 ans étaient infectés
par le VIH dont 520 000 en Afrique ; 90% de ces cas sont dus à la
transmission mère enfants (TME). [27]
En France une étude réalisée par le CDAG (Centre de dépistage Anonyme et
gratuit) de Reims a montré que 1,6% sur 130 patients inclus étaient VIH
positifs. [28]
De 2000 en 2003 une investigation épidémiologique dans 135 centres parisiens a
confirmé la recrudescence : - de la Syphilis avec 1089 nouveaux cas : dont 37 cas
en 2000, 207 cas en 2001, 417 cas en 2002, 428 cas en 2003. [22 ; 5]
- de la gonococcie dont 82 cas pour 100 000 habitants en 2000, 70 cas pour
100 000 habitants en 2002, 105 cas pour 100 000 habitants en 2003
- de la chlamydiose avec 1985 cas en 2002 dont 1343 chez les femmes, 642
chez les hommes.
- De la lymphogranulomatose vénérienne avec 123 cas en 2004 exclusivement
chez les homosexuels Masculins. [2]
Au Mali la population totale est de 11 677 000. La population âgée de 15 à
49 ans est de 509 600
La population vivant avec le VIH en 2001
(Adulte = 15 à 49 ans = 110 000 soit 1,7%)
Les enfants de 0 à 14 ans = 13 000
Les orphelins du SIDA en 2001 = 70 000 [11]
Le taux de prévalence VIH1 et VIH2 suivant les régions selon l’étude éffectuée par
EDS3 en 2001 est :
26
Bamako 2,5%, Ségou 2%, Koulikoro 1,9%, Kayes 1,9%, Kidal 1,5%, Mopti 1,4%,
Sikasso 1%, Tombouctou 0,8%, Gao 0,6%, soit 1,7% du niveau National dont 2,0%
pour les femmes et 1,3% pour les hommes .
Le taux de prévalence VIH1 et VIH2 suivant les régions selon l’étude effectuée par
EDS4 en 2006 est:
Bamako 2,0%, Mopti 1,6%, Ségou 1,5%, Koulikoro 1,4%, Gao 1,4%, Kayes 0,7%,
Kidal 0,6%, Sikasso 0,7%, Tombouctou 0,7%, soit 1,3% du niveau National dont
1,5% pour les femmes et 1% pour les hommes. [10]
Les signes cliniques peuvent être discrets. Il ne faut jamais les négliger.
Les IST ne confèrent pas d’immunité. De façon générale, Les IST se manifestent
chez
La femme par :
- Des pertes vaginales
- Des démangeaisons vulvo vaginales ou urétrales
- Des sensations de brûlure lors de la copulation
- Des boutons, des verrues, des plaies sur les organes génitaux, l’anus,
la bouche,
- Des douleurs au bas ventre en dehors des règles.
L’homme
- Des écoulements urétraux
- Des démangeaisons génitales
27
- Des brûlures mictionnelles
- Des boutons, des verrues, des plaies sur les organes génitaux, l’anus,
la bouche. [16 ; 18]
-
1.3.1- Tuméfaction scrotale :
C’est une inflammation des bourses séreuses, une douleur au scrotum à début
brutal presque toujours unilatérale. Le scrotum apparaît rouge œdémateux. La
palpation est douloureuse avec ou sans notion d’écoulement urétral. Les germes
responsables sont : Naessériae Gonorrhée, trichomonas et chlamydia. [20]
FIGURE 1
28
1.3.2- Ulcération génitale :
Les germes responsables les plus fréquent sont : Tréponème pallidum Haemophilis
ducréyi, Calymmato bacterium granulomatis, Chlamydia trachomatis, Herpes virus
1 et 2. [21]
[Link] Ulcération à Tréponème pallidum :
• Syphilis primaire :
L’ulcération génitale est le chancre : une lésion bien circonscrite à surface
propre lisse rosée à base indurée avec des adénopathies satellites qui peuvent
être inguinales unies ou bilatérales froides et indolores.
FIGURE 2 FIGURE 3
• Syphilis secondaire :
. Elle apparaît du 2e mois à la 4e année après le début de la maladie. Les lésions
essentielles sont une roséole (tâche rosée, la plaque muqueuse l’alopécie en
clairière, la syphilide.
• Syphilis tertiaire :
29
[Link] ULCERATION DUE A HAEMOPHILUS DUCREYI
La lésion initiale est appelée chancre mou. Elle est endémique dans les régions
tropicales ; l’incubation est de 1 à 14 jours. Elle est douloureuse non indurée
multiple [3].
[Link] ULCERATION DUE A CHLAMYDIA TRACHOMATIS
GROUPE L1, L2, L3 ;
FIGURE 4 FIGURE 5
La lésion est un chancre mou qui apparaît sur le sillon à la base du gland chez
l’homme, sur la partie postérieure de la vulve chez la femme, sur l’anus. Elle peut
se compliquer en bubon inguinal à plusieurs fustiles avec un aspect de pomme
d’arrosoir. Des complications articulaires, nerveuses et cutanées sont possibles
[20]
[Link] ULCERATION DUE A CALYMMATO BACTERIUM
GRANULOMATIS. :
La donovanose ou granulome inguinal :
C’est une inflammation granulomatose chronique des muqueuses et des plis
cutanés des régions inguinales et anales. A partir d’un nodule ou d’une papule
initiale se développe une ulcération à bord ourlé,à fond propre indolore saignant
facilement [3]
FIGURE 6
30
1 .3.2.5 ULCERATION DUE AU VIRUS HERPES SIMPLEX 2
Herpes génitale :
Elle se manifeste par la survenue sur les organes génitaux et parfois dans la région
anorectale, d’une sensation de brûlure suivie par l’apparition de vésicules qui
éclatent en laissant des ulcérations .La douleur est vive exacerbée par le contact
Elle est très contagieuse [20].
Elle sert à designer les infections soupçonnées ou confirmées qui diffusent par voie
ascendante à partir du bas appareil génital vers les voies génitales hautes.
Les principaux agents sont :
Neisseria gonorrhoroeae, chlamydia trachomatis, Mycoplasma homini. Les
symptômes cliniques observes sont : L’écoulement vaginal, la douleur pelvienne
basse, la sensibilité à la mobilisation du col utérin, une température supérieure à
38°C avec une altération de l’état général. [21]
31
[Link] Urétrite non gonococcique
Elle est à évoquer devant tout écoulement urétral après avoir éliminé une
gonococcie par un examen complémentaire. Les germes responsables sont : les
mycoplasmes (Uréaplasma uréalyticum), la chlamydia, les trichomonas
(Protozoaires), les candidas et les germes banals : comme Herpes, Staphylocoque,
Streptocoque et Entérocoque. [9]
32
2. LES ALGORITHME THERAPEUTIQUES DES SYNDROMES D’IST
Une étude faite à l’INRSP au Mali, sur les prélèvements urétraux a permis
d’obtenir par ordre d’importance des germes responsables d’IST :
Neisseria gonorrhoeae, Trichomonas vaginalis, et l’association Neisseria
Trichomonas. Par ailleurs, des prélèvements vaginaux ont permis d’identifier les
germes responsables de vulvo-vaginite par ordre d’importance ; Candida albicans,
Gardenella vaginalis, trichomonas vaginalis, Neisseria Gonorrhoeae, le
streptocoque B, Escherichia coli.
Au cours de cette étude a été testée également la sensibilité des germes aux
différents anti-biotiques : les antibiotiques les plus efficaces sur Neisseria
gonorrhoeae ont été les fluoroquinolones (ofloxacine, ciprofloxacine) ; les
céphalosporines de troisièmes génération : (céfotaxime, cefixime, ceftriaxone)
et les cyclines (doxycycline, minocycline).
Le mycloplasme est sensible à la doxycycline et à la Josamycine. Quant à candida
albicans, il est sensible au Kétoconazole et l’éconazole est actif sur 78% des
souches, la nystatine est active sur 73% des souches de candida Albicans.
Le tréponema pallidum est sensible à la benzathine pénicilline et à
l’érythromycine. [21]. C’est pourquoi, le MALI dans sa politique nationale, avait
adopté des recommandations nationales.
Une étude réalisée par le réseau de surveillance, de biologiste ou de cliniciens
pour les infections à gonocoques (RENAGO) de 2001 à 2003 en France, a
montré que Neisseria gonorrhoeae est résistante à la pénicilline ou à la tétracycline
environ à 31,4% du total des souches. Aucune résistante à la ceftriaxone et à la
spectinomycine n’a été observée. Aux Etats Unis, la ciprofloxacine n’est plus
recommandée dans les Etats de Hawaï et de Californie et pour les traitements de
Gonococcies. [4 ; 6].
33
SYNDROME ECOULEMENT
VAGINAL/DOULEUR ABDOMINALE BASSE
Interrogatoire et examen
Presser sur le gland si nécessaire
Éduquer
Présence Préservatif
Écoulement confirmé Non s
Non d’ulcération
Oui Oui
Tx gonorrhée et Chlamydia
Arbre décisionnel
Éduquer
approprié
Préservatifs
Demander de revenir
si nécessaire
35
TUMEFACTION DU SCROTUM
Non Autre
Tuméfaction/dx confirmer Non
IST?
Oui
36
ULCÉRATION GÉNITALE
Ulcération génitale
Interrogatoire et examen
Éduquer
Présence de vésicules Préservatif
Présence d’ulcération Non s
Non
Oui Oui
Traiter la Syphilis:
Benzathine Pénicilline 2,4million UI à injecter en deux injections consécutive en des points séparés
Traiter le Chancre mou :
Cipro 500mgx2fois/j pdt 3jours
Moins de 15ans: Cotrimoxazole 480 2cpx2/J
Femme enceinte ou allaitante:
Erythromycine 500mgx 4/J pdt 7jours
37
BUBON INGUINAL
Tuméfaction inguinal
Conseiller, Eduquer
Préservatif
Non VIH?
Interroger/Examiner
Autre IST
Bubon inguinal
confirmé Non Oui
Oui Algorithme
approprier
Traiter pour Lymphogranulome
Vénérienne/chancre mou
RV une semaine
Amélioration
Continuer ttt
Non Oui
Rassurer/conseiller
Référer
38
CONJONCTIVE DU NOUVEAU NE
• Rassurer la mère
• Lui demander de revenir si l’état de l’enfant ne s’améliore pas.
Conseils :
• Promouvoir l’utilisation des préservatifs
• Proposer le dépistage volontaire à la mère et ses partenaires
39
CHAPITRE III
METHODOLOGIE
40
METHODOLOGIE :
1. Matériels et méthodes :
1.1 Type d’étude : il s’agit d’une étude rétrospective portant sur les dossiers de
218 patients consultés pour IST cliniquement diagnostiqués
1.2Objectif :
Cadre d’étude :
[Link] GENERALITES
En février 1989 à l'initiative des -'notables" du quartier de Banconi en commune 1
à été crée 1'ASACOBA ou Association de Santé Communautaire de Banconi.
Sa première initiative a été de créer le centre de Santé Communautaire de Banconi
qui a ouvert ses portes le 9 Mars 1989. Dans un premier temps, le centre de santé
s'est limité à des activités purement curatives. Il s'est rapidement intéressé à la
prévention surtout dans le domaine de la santé de la mère et de l'enfant.
Par son caractère communautaire, l'originalité de ce centre réside dans plusieurs
principes :
- Autofinancement à partir de ses ressources propres
- Emploi de jeunes diplômés maliens,
- Qualité de l'accueil et des soins,
- Prise en charge de l'ensemble des soins de Santé primaires et Secondaires,
- Information optimale des populations quant aux attitudes nouvelles à acquérir en
Matière de Santé.
- Production de service au coût le plus bas possible,
41
- Recherche de l'impact maximum des services vis à vis de la population du
quartier.
L’objectif principal qui lui est assigné est de contribuer à l'amélioration de
l'état de santé de l'ensemble de la population du quartier par sa
participation active et volontaire.
L' ASACOBA bénéficie de la personnalité morale, et peut donc à ce titre
fonctionner selon les principes de gestion d'une véritable entreprise à but non
lucratif. Ainsi elle est à même de recruter du personnel n'appartenant pas à la
fonction publique et de le payer grâce aux ressources qu'elle dégage de son
système de recouvrement des coûts.
42
- Une dernière salle qui est réservée à l'échographe et à l'électrocardiographe
Derrière le dispensaire un hangar est construit pour recevoir les mères et les
enfants: ici sont installés différents matériels nécessaires pour les activités du
centre (consultation enfant sain, pesée, causerie, et démonstration nutritionnelle)
Dans le prolongement de ce hangar on note :
- une petite salle d'administration
- une salle de séjour portant le nom de feu Lassana Siby premier président du
centre.
- quatre toilettes.
43
1.4.2. Personnelle fonctionnaire : l'ASACOBA a reçu au cours de l'année du
personnel mis à sa disposition par la direction régional du district de Bamako :
- Deux sages femmes
- Une infirmière obstétricienne
1.4.3. Autres :
2. Durée de l’étude :
Notre étude a duré au total 1 an : de janvier 2006 à janvier 2007. A chaque dossier
du Malade inclus, nous affectons un numéro correspondant à ce dossier.
3. Population cible :
L’étude a porté sur les dossiers de 600 malades consultés pour IST clinique au
centre de santé communautaire de Banconi.
4. Echantillonnage :
Critères d’inclusion :
Ont été inclus dans l’étude tous les dossiers des patients traités ayant présenté l’un
des symptômes suivants :
Ecoulement urétral et ou dysurie
Ecoulement vaginal et ou douleur abdominale basse
Conjonctivite du nouveau-né
Tuméfaction scrotale
Ulcération génitale
bubon inguinal.
Critères de non inclusion :
Ont été exclus
Les patients ne répondant pas aux critères d’inclusions ci-dessus cités
Les dossiers incomplets ou mal remplis
Tous les dossiers de VIH confirmés
Tous les dossiers des patients perdus de vue ou ne s’étant pas présentés au
rendez-vous de contrôle.
44
5. Déroulement de l’étude :
De tous les cas d’IST cliniquement diagnostiqués et notifiés dans les dossiers par
un médecin consultant, nous collectons les données : l’identification et l’adresse du
malade, les rendez-vous, les type d’IST cliniques, le protocole adopté par le
médecin, sa conformité selon l’algorithme de l’OMS sur un questionnaire pré-établi
(voir annexe).
6. Protocole du traitement :
a) Examen de contrôle :
45
CHAPITRE IV
RESULTATS
46
RESULTATS
CONJONCTIVITE 11 5,05%
BUBON INGUINAL 3 1,38%
ECOULEMENT VAGINAL ET / 110 50,46%
OU
DOULEUR ABDOMINAL BASSE
TUMEFACTION SCROTALE 4 1,83%
ULCERATION GENITALE 6 2,75%
DYSIRUE ET / OU 84 38,53%
ECOULEMENT URETRAL
TOTAL 218 100%
47
TABLEAU 2 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SELON TRANCHE
D’AGE.
Les sujets de 21-30ans étaient plus touchés avec 104 cas soient 47,70%
48
TABLEAU 3: REPARTITION DE L’ECHANTILLON SELON L’AGE ET
LE SEXE.
La tranche d’âge de 31-40 ans était la plus touchée chez les sujets de sexe masculin
avec 30 cas (soit 13,76%) et celle comprise entre 21-30 ans était la plus touchée
chez le sexe féminin avec 84cas (38,53%)
49
TABLEAU 4 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SUIVANT LE TYPE
D’IST ET LE SEXE.
L’écoulement vaginal et /ou Douleur abdominale basse étaient les plus représentés
chez les sujets de sexe féminin avec 110cas (50,46%) et l’ulcération génitale plus
représentée chez les sujets de sexe masculin avec56 cas (25,69%)
50
TABLEAU 5 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SUIVANT LA
RESIDENCE.
51
TABLEAU 6 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SUIVANT L’AIRE
DE SANTE DE L’ASACOBA ET LES AUTRES SECTEURS DE LA
COMMUNE I.
Les secteurs de flabougou et du plateau qui sont les seuls zones de Banconi
entièrement couverts par L’ASACOBA représentaient 39,77% et les autres secteurs
représentaient 60,23%.
52
TABLEAU 7 : REPARATION DE L’ECHANTILLON SUIVANT
L’ETHNIE.
AUTRES : somono, mossi, maure, tamachek, bozo, dafing, dioula, baoulé, ouolof.
L’ethnie bambara était la plus représenté avec 27,52% suivi des sarakolé et des
dogons avec 13,76% chacun
53
TABLEAU 8 : REPARATION DE L’ECHANTILLON SUIVANT LES
MOIS.
Les mois de mars, avril et juin ont enregistré le plus grand nombre de consultation
avec respectivement 17,43% et 27,52% de l’effectif total
54
TABLEAU 9 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SUIVANT LE
STATUE MATRIMONIAL
47,2% des sujets étaient mariés, les célibataires représentaient 29,8%, par ailleurs
nous avons noté 16,1% de divorcés et 6,9% des veufs.
55
TABLEAU 10 : REPARATION DE L’ECHANTILLON SUIVANT LA
CONFORMITE DU PROTOCOLE.
La prescription des médecins est conforme dans plus de 98% des cas
56
TABLEAU 11 : REPARTITION DE L’ECHANTILLONS SUIVANT LE
NOMBRE TOTAL DE CAS ET L’EFFICACITE THERAPEUTIQUE
Sur les 218patients inclus nous avons enregistré 96,32 % de guérison totale et
moins de 4% de cas aggravés
57
TABLEAU 12 : REPARTITION DE L’ECHANTILLONS SUIVANT LES
TYPES D’IST ET LES RESULTATS DU TRAITEMENT SYNDROMIQUE
Le plus faible taux de succès a été constaté dans le traitement du bubon inguinal
avec 33,3%.
58
TABLEAU 13 : REPARTITION SUIVANT LA CONFORMITE DE LA PRESCRIPTION DU MEDECIN
Les médecins ont été conformes dans 98,62% dans leurs prescriptions et n’ont pas respecté l’algorithme que dans
1,38% des cas.
59
TABLEAU 14 : REPARTITION SUIVANT LA PROFESSION
Profession Effectif %
Ménagère 102 46,79
Commerçant 38 17,43
Routiers 26 11,93
Autres 14 6,42
Etudiants / Elèves 10 04,59
Aides Familiales 8 3,67
Tailleurs 7 3,21
Coiffeurs 6 02,75
Secrétaire 4 1,83
Teinturières 3 1,38
Total 118 100
Plus de 40%des sujets étaient les ménagères, les commerçants 17,43% les routiers
11,93%
50
TABLEAU 15 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SUIVANT LE
NOMBRE DE CONSULTATION ET LE SEXE
Parmi les 70 patients masculins 52 (soient 23,85%) étaient nouveaux (c’est à dire
n’ont consulté qu’une seule fois), 18 étaient anciens (c’est à dire qu’ils ont
consulté au moins deux fois).
Parmi les 148 patients féminins 118 étaient nouveaux (consultés qu’une seule fois)
et 30 étaient anciens (au moins deux fois).
51
TABLEAU 16 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON SUIVANT LE
NOMBRE DE CONSULTATION ET LES TYPES D’IST
Chez les nouveaux patients (malades ayant été consultés qu’une seule fois) 100cas
(soient 45,87%) étaient écoulement vaginal et/ou douleur abdominale basse, 60
cas (soient 27,52%) étaient dysurie et /ou écoulement urétral.
Chez les anciens patients (malades ayant été consultés au moins deux fois) 10 cas
(soient 4,59%) étaient écoulement vaginal et/ou douleur abdominale basse, 24 cas
(soient 11%) étaient dysurie et /ou écoulement urétral.
52
TABLEAU 17 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON EN FONCTION
DES TYPES D’IST et DE L’AGE.
53
TABLEAU 18 : REPARTITION DE L’ECHANTILLON EN FONCTION DU
NOMBRE DE CONSULTATION ET L’AGE
170 patients (77,98%) étaient consultés une seule fois avec environ 70 cas
(32,11%) dans la tranche d’âge 31-40 ans.
48 patients étaient consultés au moins deux fois avec 38 cas (17,43%) dans la
tranche d’âge 21-30 ans.
54
CHAPITRE V
COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS
55
COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS :
Discussions Méthodologique :
1. SUR L’ECHANTILLON
Le choix de notre lieu d’étude se justifie par :
Le fait que le CSCOM constitue la base de la pyramide sanitaire
Son rapprochement à la population
Sa très grande fréquentation avec un nombre record de 41.513 malades en
2006 -2007.
Dans ce travail, nous avons sorti l’utilisation et l’efficacité de l’approche
thérapeutique .
Notre échantillon représentait plus du tiers de l’ensemble des dossiers d’ IST
DISCUSSIONS EPIDEMIOLOGIQUE :
1. PROFILS SOCIO-DEMOGRAPHIQUES
1.1 LE SEXE :
Il ressort dans notre étude que le sujet de sexe féminin (67,89%) était le plus
représenté par rapport au sujet de sexe masculin (32,11%). Cela s’explique par
l’importance de l’activité gyneco-obstétrique du centre (CPN) et sa proximité du
marché d’où sa grande fréquentation par les femmes. Cette prédominance féminine
des IST a été prouvée par Sadia Diarra qui trouve 68,42% de femmes contre
31,58% d’hommes [30] aussi par le centre de dépistage anonyme et gratuit(CDAG)
de Reims en France qui montre une prévalence (61,45%) chez les femmes contre
(38,55%) chez les hommes.[28]
Par ailleurs Mamady Camara rapporte le sexe ratio de 1,16 en faveur des
femmes. [24]
1.2 L’AGE :
Dans notre étude, les tranches d’âge entre 21-30 ans (47,70%) sont les plus
atteintes par les IST. Ses résultats se rapprochent à ceux de L Diarra [21], et de
Keita T [19], selon lesquels respectivement les tranches d’âge 26-35 ans (soit
39,8%) et 20-40 ans étaient les plus représentées .Par contre F. Ly et
collaborateurs trouvent à Dakar que la tranche d’âge atteinte est de 30-49 ans
(44%) [12].
IL s’agit là de la tranche d’âge la plus active sexuellement ; Cela pourrait
s’expliquer par le fait que notre population est jeune.
56
1.3 LE STATUT MATRIMONIAL :
47,2% des patients étaient mariés (dont 44% en régime monogame, 3,2% en
polygame). 29,8% des patients étaient célibataires, 16,1% étaient divorcés et 6,9%
étaient veufs. Nos résultats sont supérieurs à ceux de F. Ly et collaborateurs qui
constatent que 43% des patients étaient mariés (dont 40% en régime monogame,
3% en régime polygame). Et 5% divorcés [12]. Ra. Diallo dans sa thèse de
pharmacie avait trouvé 22,98% de célibataires [29], et Lassana Diarra 2,7% de
veufs [21]. Cette différence pourrait s’expliquer par le fait que la majorité de nos
patients étaient des sujets mariés
Cela montre que le statut de marié qui semble prémunir contre les IST pourrait
être considéré ici comme un statut à risque
1.4 LA RESIDENCE :
Environ 80,73% résidaient en commune I, ce qui semble être lié au lieu de
l’étude;ce constat a été fait par I koita qui trouve que 81,4% de ses patients
examinés à Bamako residaient en commune I . [15]
1.6 PROFESSIONS :
1.6 ETHNIE
Les ethnies Bambara et Peuhle étaient les plus représentées avec respectivement
27,52% et 13,76% ; Car la population de Banconi est en majorité Bambara.
1.7 MOIS
Le mois de mars et le mois d’avril ont enregistrés le plus grand nombre de
consultation avec respectivement 17,43% et 27,52%. Cela pourrait s’expliquer par
le fait que c’est la période de l’année pendant laquelle il y’aurait la présence accrue
de la population rurale dans les grandes villes.
57
1 DISCUSSION CLINIQUE :
L’analyse des types IST nous permet de dire que 50,46% étaient un écoulement
vaginal et ou douleur abdominale basse. Ces résultats sont proches de ceux de :
- Meheusa et collaborateur au SwaziLand qui trouvaient 52%. [26]
- GIEYE et collaborateur qui rapportaient 48,6% à kaolak et pikine au Sénégal.
[1] Par contre ils sont inférieurs à ceux de,
- Hanson et collaborateurs en Zambie qui rapportent 80% [14] ;
- L. DIARRA [21] au Mali qui constate 66,90% ;
Quant à l’écoulement urétral et ou dysurie, ils représentaient 38,53%. D’autres
études effectuées ont trouvé les résultats différents :
- A Dakar F. Ly et collaborateurs [12] dans leurs études sur l’évaluation de
l’algorithme syndromique affirment 55% d’écoulement urétral, 13%
d’ulcération génitale.
NOMBRES DE CONSULTATION :
Sur les 218 patients inclus, 170 (77,98%) étaient consultés et guéris une seule
fois ; et 48 patients (22,02%) étaient consultés au moins deux fois.
Notre résultat est proche de celui de F. Ly et collaborateurs [12] qui trouvent au
Sénégal que 54% des patients inclus étaient guéris dès la consultation initiale et
36% étaient guéris après une seconde consultation ou plus.
Cela pourrait s’expliquer par une consultation tardive, ou par une auto médication,
mais également par une surinfection car plus de la moitié des patients revus au
Sénégal n’avaient fait état de tentative d’information de son ou de ses partenaires
« Suspecter » .Seul 5 partenaires sur une centaine possible se sont présentés au
centre de santé de référence de l’IHS (institut d’hygiène social) pour une prise en
charge. [12]
DISCUSSION THERAPEUTIQUE :
Dans notre étude : 98,62% des prescriptions étaient conformes à celles éditées par
l’OMS. Ces résultats sont contraires de ceux :
- de F. Ly et collaborateur qui constatent que le traitement prescrit en première
intention par un agent de santé au Sénégal n’était pas conforme aux
recommandations Nationales. Cela a été attribué à un défaut de formation ou
une formation insuffisante.[12]
- de Gieye. et collaborateurs qui prouvaient au Sénégal que le traitement prescrit
n’était en adéquation avec une IST que dans 25,6% des cas. [1]
58
2.3.2 EFFICACITE THERAPEUTIQUE :
Nous avons remarqué au total que (96,33%) des malades étaient complètement
guéris et seulement (3,67%) n’étaient pas guéris. Ces résultats sont proches de
ceux de :
- F. Ly et collaborateurs qui ont confirmé l’excellente efficacité des traitements
prescrits dans le cadre de l’approche syndromique en vigueur au Sénégal avec
un taux d’efficacité de 98%, [12]
- Gieye et collaborateurs au Sénégal trouvaient 84,6% de guérison complète, [1]
- Hamson et collaborateurs en Zambie 95,5% de guérison complète. [14]
Par contre, les travaux similaires réalisés chez les prostituées féminines au Bénin
par Germaine et collaborateur [13] ont mis en évidence une efficacité beaucoup
plus faible (39,8%). Cela pourrait s’expliquer par le non suivi correct du protocole
comme indiqué, mais également par leur profession très risquée
59
CHAPITRE VI
CONCLUSIONS
60
CONCLUSIONS
. L’OMS propose la prise en charge des IST selon l’approche syndromique dans
les pays où le diagnostic de laboratoire ne peut pas être réalisé à cause des
résultats douteux ou en raison des ressources humaines et de la qualité du matériel.
Seul dans le bubon inguinal, le succès thérapeutique n’a été que 33,3%. De façon
générale, une guérison de 96,33% de l’effectif total et un échec dans moins de 4%
des cas a été constatée.
61
RECOMMANDATIONS
Au terme des résultats et des conclusions de notre étude, nous formulons les
recommandations suivantes :
62
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1. A.M Dieye et Collaborateurs : Évaluation de l’efficacité du traitement
des écoulement urétraux selon l’approche syndromique au Sénégal:
travaux de médecin et du laboratoire de pharmacologie et de physiologie
à la faculté de médecine de pharmacie et d’odontostomatologie Cheick
Anta Diop de Dakar. Médecine tropicale 2003 ; 63 : 45 -8
63
12. F. Ly et collaborateurs : étude prospective des Infections sexuellement
transmissibles aux centre de santé de référence pour les IST à Dakar IHS
(Institue d’hygiène sociale). Médecine tropicale 2006 ; 66 : 64-68
.
13. Germain M. Alary M. Guedemea et coll : Evaluation of screening
algorithm for the diagnosis of genital infections with Neisseriae
gonorhoeae and Chlamydia trachomatis among female sex workers in
Bénin. Sex transm Dis 1997 ; 24 : 109 – 115.
64
23. Maimouna Koké Traoré : Qualité de la surveillance prénatale au CSCOM
de Banconi, thèse de médecine 2000-2001.
27. Point sur l’épidémie du SIDA : Programme commun des nations Unies
sur le SIDA (ONU SIDA OMS) version décembre 2006
P : 64 ; 65 ; 66 ; 67
65
FICHE D’ENQUETE
I. Donné Générale
Numéro d’enregistrement : …………………………..
Date : …………………………………………………
Nom : …………………………………………………
Prénom : ………………………………………………
Age : …………………………………………………..
Sexe : ………………………………………………….
Profession : ……………………………………………
Ethnie : ………………………………………………..
Résidence :……………………………………………..
Antibiotiques :
Nom : …………………………………………………….
La posologie : ……………………………………………
La durée : ………………………………………………...
Anti-septique :
Nom : …………………………………………………….
La posologie : ……………………………………………
La durée : ………………………………………………...
Autres traitements :
Nom : …………………………………………………….
La posologie : ……………………………………………
La durée : ………………………………………………...
66
V. Conformité de la prescription du médecin par rapport aux
recommandations Nationales
OUI NON
67
FICHE SIGNALITIQUE
Nom : Diawara
Prénom : Seydou Sékou
Titre de la thèse : EVALUATION DE L’EFFICACITE DU
TRAITEMENT DES IST SELON L’APPROCHE
SYNDROMIQUE AU CSCOM DE BANCONI
Année : 2007 – 2008
Ville de soutenance : Bamako
Pays d’origine : Mali
Lieu de Dépôt : Bibliothèque de la faculté de Médecine, de Pharmacie
et d’odontostomatologie
Secteur d’intérêt : Santé Publique
Nous avons effectués une étude rétrospective chez les patients consultés pour
IST au CSCOM de Banconi. Nous avons obtenus les résultats suivants : 218 cas
d’IST (Ecoulement urétral et ou dysurie, Ecoulement vaginale et ou douleur
abdominale basse, Conjonctivite du nouveau né, Tuméfaction scrotale,
Ulcération génitale, bubon inguinal).
Les cas VIH ont été exclus. Le sexe ratio était de 2,17 en faveur du sexe féminin.
La tranche d’age 21-30 ans était la plus touchée, les patients mariés étaient les plus
représentés. La majorité était bambara
Les algorithmes ont été correctement appliqué par les médecins avec une réponse
thérapeutique efficace dans 66,7% pour l’ulcération génital, 75% pour la
tuméfaction scrotale, 91%, 98% et 100% pour respectivement la conjonctivite du
nouveau-né, l’écoulement vaginal et ou douleur abdominal base, dysurie et ou
écoulement urétrale.
Seul dans le bubon inguinal, le succès thérapeutique n’a été que 33,3%.
Globalement une guérison de 96,33% de l’effectif total et un échec dans moins de
4% des cas.
Mots clés : IST, VIH SIDA, Fréquence, rappel clinique, efficacité du
traitement de l’algorithme syndromique.
68
SERMENT D’HIPPOCRATE
Admis à l’intérieur des maisons mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe, ma
langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre
les mœurs, ni à favoriser le crime.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque.
69