Équations de Lagrange en mécanique
Équations de Lagrange en mécanique
Lorsqu’un système mécanique présente des liaisons sans pertes, l’application du principe des puis-
sances virtuelles permet de se débarrasser directement des forces de liaisons et conduit plus direcement
aux équations de comportement dynamique. Rappelons que le principe des puissances virtuelles exprime
que la puissance développée par toutes les forces agissant sur un système, y compris les réactions d’iner-
tie, est nulle pour tout mouvement virtuel licite.
Ce chapitre sera développé dans le cadre de systèmes holonomes et fera à certains moments la dis-
tinction entre systèmes rhéonomes et scléronomes.
Les concepts suivants seront donc définis préalablement avant de démontrer la méthode de formula-
tion basée sur les équations de Lagrange : mouvement virtuel licite, coordonnées généralisées, système
holonome ou non holonome, système rhéonome ou scléronome, composnates généralisées.
4
CHAPITRE 2. FORMULATION DES ÉQUATIONS DE COMPORTEMENT DYNAMIQUE D’UN SYSTÈME MÉCANIQUE.
EQUATIONS DE LAGRANGE. LINÉARISATION 5
q A
1
B
q
2
Si à ce système, on ajoute un moteur à la première liaison rotoı̈de de telle sorte que le paramètre
de configuration q1 dépende explicitement du temps (par exemple q 1 ωt), le système sera dans ce cas
rhéonome.
β β
1 2
L
F IG . 2.2 – Système bielle-manivelle
β1 et β2 n’étant pas indépendants, on peut décrire le système avec un seul paramètre, par exemple β 1 . Le
vecteur des paramètres est alors réduit à q 1 β1 et le système devient holonome scléronome.
φ
R
y C
C
O M x
xC
Soit le système de la figure 2.3 représentant une roue tournant sur un sol fixe.
Si on décrit le système par le vecteur des paramètres de configurations :
q1 xC
q q2 yC
q3 φ
le système est scléronome (aucun paramètre ne dépend explicitement du temps) et non holonome.
Cependant, les contraintes cinématiques peuvent être exprimées pour tenir compte du roulelent sans
glissement sur le sol :
– contact avec le sol : y˙C 0
– pas de glissement en M : x˙C φ̇R 0
Ces contraintes peuvent être intégrées :
yC R
xC φR
les paramètres du système se réduisent à q q1 φ et le système est rendu holonome, les
contraintes étant intégrables.
z y
M
x
Il est impossible de rendre ce système holonome car les contraintes cinématiques ne sont pas intégrables.
eα
q Fα
1
q Aα
2
Dans les deux cas, la vitesse virtuelle vV α du point Aα a la même expression :
∂ fα ∂ fα
vV α q̇1V q̇2V (2.2)
∂q1 ∂q2
car le mouvement virtuel considère un changement de configuration licite, à temps bloqué.
L’expression générale du champ de vitesse réelle est, dans le cas d’un système scléronome, iden-
tique à celle du champ de vitesse virtuelle (cf. 2.2). Toutefois, dans le cas d’un système rhéonome, elle
s’exprime par :
∂ fα ∂ fα ∂ fα
vα q̇1V q̇2V (2.3)
∂q1 ∂q2 ∂t
La puissance développée lors d’une mouvement virtuel par la force F s’exerçant au point Aα , est
donnée par :
PV α Fα vV α (2.4)
∂ fα ∂ fα
Fα q̇1V q̇2V (2.5)
∂q1 ∂q2
∂ fα ∂ fα
Fα q̇1V Fα q̇2V (2.6)
∂q1 ∂q2
On définit les composantes généralisées se rapportant à la force Fα par :
∂ fα
Q1 α Fα
∂q1
∂ fα
Q2 α Fα
∂q2
Dans le cas d’un ensemble de forces Fα , on écrira la puissance virtuelle totale PVtot sous la forme :
∂ fα ∂ fα
PVtot ∑ Fα ∂q1
q̇1V ∑ Fα ∂q2
q̇2V (2.7)
α α
On définit les composantes généralisées se rapportant à l’ensemble des forces Fα par :
∂ fα
Q1 α ∑ Fα ∂q1
∂ fα
Q2 α ∑ Fα ∂q2
QL i 0 (2.9)
∂V ∂V
δV δq1 δq2 (2.15)
∂q1 ∂q2
Or, par définition des composantes généralisées en terme de travail élémentaire, on a (par analogie à
l’expression reliant la puissance aux composantes généralisées) :
∂V
QP i (2.17)
∂qi
La composante généralisée QPi (se rapportant à la coordonnée généralisée q i ) liée aux forces dérivant
d’un potentiel V est égale à l’opposé de la dérivée de l’énergie potentielle V par rapport à cette coor-
donnée généralisée qi .
d ∂T ∂T
Q ma i ) (2.28)
dt ∂q̇i ∂qi
où T représente l’énergie cinétique du système.
∂F
QD i (2.36)
∂q̇i
Remarque 2.2.1
Les équations de Lagrange (2.38) peuvent également s’exprimer par rapport au lagrangien L par :
d ∂L ∂L ∂F
QF i ; (2.39)
dt & ∂q̇i ' ∂qi ∂q̇i
où le Lagrangien L du système est défini comme la diffrénce entre l’énergie cinétique T et l’énergie
potentielle V.
L # T V
y
Ω = cte
ky
kx
P
kx x
c O
ky
1 2
mv T (2.40)
2 P+ s
où la vitesse vP + s est donnée, en vertu de la composition des vitesses, par :
vP + s vP + tambour vP tambour + s (2.41)
-
ẋux ẏuy Ωtambour + s , OP (2.42)
ux uy uz
ẋux ẏuy 0 0 Ω (2.43)
x y 0
ẋ yΩ ux ẏ xΩ uy (2.44)
1 2 2/
T m . ẋ yΩ ẏ xΩ (2.45)
2
Remarque 2.3.1
Par contre, comme on le varra plus loin, si le système est scléronome, cet expression se réduit à la forme
quadratique suivante :
1
2∑ ∑ mi j q̇i q̇ j
T( s (2.64)
i j
O ut1
k1 G1
ut2
q A
1
G2 B
k2
q F
2
par le vecteur
q1
q (2.65)
2 q2 4
Il s’agit d’une système holonome scléronome pour lequel l’énergie cinétique s’exprime par :
Le premier terme du second membre peut être développé, par exemple en appliquant le théorème de
Koenig :
1
TOA + s TOA + SK m1 v2G1 (2.67)
2 OA s
1 1
m1 i21 q̇21 m1 v2G1 (2.69)
2 2 OA s
La vitesse vG1OA s du centre de gravité G1 de la barre OA, par rapport au repère galiléen, s’exprime, en
appliquant le champ de vitesses, par :
vG1OA s vOOA s ωOA + s < OG1 (2.70)
avec
=> L
ωOA + s < OG1 q̇1 ut (2.71)
2 1
Comme
vOOA s 0
on a :
1 1 L2
TOA + s m1 i21 q̇21 m1 q̇21 (2.72)
2 2 4
1 L 2
TOA + s m1 i21 q̇2 (2.73)
2 & 4' 1
De la même façon, on peut calculer l’énergie cinétique de la barre AB :
1
TAB + s TAB + m2 v2G2 SK (2.74)
2 AB s
1 1
IG zz ω2 m2 v2G2 (2.75)
2 2 AB + s 2 AB s
1 1
m2 i22 q̇22 m2 v2G2 (2.76)
2 2 AB s
1 1 L2
TAB + s m2 i22 q̇22 m2 q̇21 L2 q̇22 q̇1 q̇2 L2 cos q2 q1 (2.83)
2 2 & 4 '
1
m2 L2 cos q2 q1 q̇1 q̇2 (2.84)
2
L’énergie potentielle du système peut être obtenue en considérant l’énergie potentielle de gravitation
et l’énergie potentielle due à l’élasticité des ressorts en torsion.
L L
V m1 g cos q1 m2 g L cos q1 cos q2
2 & 2 '
1 1 2
k1 q21 k2 q2 q1 (2.85)
2 2
Les termes des équations de Lagrange deviennent :
∂T 1 L2 1
2 m1 i21 m2 L2 q̇1 m2 L2 cos q2 q1 q̇2 (2.86)
∂q̇1 2 & & 4' ' 2
0 0
d ∂T L2 L2
m1 i21 m2 L 2
q̈1 m2 cos q2 q1 q̈2
dt & ∂q̇1 ' & 4' 1 2 1
L2
m2 q̇2 sin q2 q1 ? q̇2 q̇1 q̇2 (2.87)
2
De même :
∂T 1
m2 q̇1 q̇2 L2 sin q2 q1 (2.88)
∂q1 2
En faisant la somme des équations (2.87) et (2.88), on obtient la composante généralisée des réactions
d’inertie relative à la coordonnée généralisée q 1 :
0
1 L2
Q @ m a 1 m1 i21
m2 L2 cos q2 q1 q̈2 m2 L2 q̈1
& 2 4' 1
1 1
m2 L2 sin q2 q1 A q̇2 q̇1 q̇2 m2 L2 q̇1 q̇2 sin q2 q1
2 2
La composante généralisée par rapport à q 1 des forces qui dérivent d’un potentiel vaut :
∂V L
QP 1 #* m1 g sin q1 m2 g L sin q1 k1 q1 k2 q2 q1
∂q1 & 2 '
L’expression de la puissance virtuelle développée par la force axiale F s’exerçant au point B peut
être obtenue par :
P F vvBAB s # QF1 q̇1v QF2 q̇2v (2.89)
La vitesse du point B de la barre AB par rapport au réferentiel galiléen est donnée par :
@
vBAB s vAAB s ωAB + s < AB (2.90)
@
vOOA s ωOA + s < OA ωAB + s < AB (2.91)
q̇1 Lut1 q̇2 Lut2 (2.92)
ce qui permet de mettre l’équation (2.89) sous la forme suivante :
P F q̇1v Lut1 q̇2v Lut2 (2.93)
L q̇1v F ut1 (2.94)
F L q̇1v ut1 un2 (2.95)
π
F L cos B q2 q1 C q̇1v (2.96)
2
F L sin q2 q1 q̇1v (2.97)
On peut à partir de cette dernière relation déduire l’expression de la composante généralisée de la
force F :
1 1 1
m2 L2 sin q2 q1 ? q̇2 q̇1 q̇2 m2 L2 q̇1 q̇2 sin q2 q1 A m2 g L sin q2 m1 g L sin q1
2 2 2
k1 q1 k2 q2 q1 ? FL sin q2 q1 D 0 (2.100)
Un raisonnement identique peut être suivi pour déterminer la seconde équation de Lagrange, ce qui
aboutit à la forme matricielle suivante :
EF GH
L2 2
m1 B i21 4 C m2 L2 m2 L2 cos q2 q1 q̈1
m2 L2
2
cos q2 q1 m2 B i22 L2 2 q̈2 4
4 C
2
m2 L2 sin q2 q1 A q̇2 q̇1 q̇2 k1 q1 k2 q2 k2 q1
m1 g L2 sin q1 m2 g L sin q2 F L sin q2 q1
IIIIIIIIJJJIJJJIJJIJJJ (2.101)
2
m2 L2 sin q2 q1 K q̇2 q̇1 q̇1 k2 q1 k2 q2
m2 g L2 sin q2
Le système d’équations obtenu est un système d’équations non linéaires de forme générale :
/ML
.M q̈ NOQP F q q̇ t SR ; (2.102)
0
1 L : m12 m12 q̇1
T q̇1 q̇2 (2.106)
2 V
m21 W=X m22 1
Y & q̇2 '
M
Pour autant que les éléments de cette matrice M sont constants, la matrice intervenant dans l’expression
quadratique correspond à la matrice masse du système. En effet, l’application des équations de Lagrange
à une énergie cinétique de forme quadratique aboutit à des composantes généralisées des réactions d’iner-
tie s’exprimant par :
0
L m12 m12 q̇1
QZ ma [ 1 QZ ma [ 2 N3 (2.107)
m21 m22 132 q̇2 4
qui n’est pas une forme quadratique. La forme générale pour l’énergie cinétique est la suivante :
1
2∑ ∑ mi j q̇i q̇ j ∑ ai q̇i
T( s T0 (2.111)
i j i
Lorsqu’il s’agit d’analyser la stabilité autour d’une configuration d’équilibre donnée, on peut linéariser
en considérant des mouvements élémentaires
autour de la position de configuration
d’équilibre.
Le vec-
teur des coordonnées généralisées q peut ainsi être exprimé sous la forme q q 0 ∆q, où q0 représente
la configuration d’équilibre.
L’objectif de la linéarisation est d’exprimer le système d’équations non linéaire sous une forme
linéaisée faisant apparaı̂tre la masse des raideurs et la matrice des amortissements, exprimant respective-
ment d’une part, la linéarité des forces positionnelle par rapport à l’écart en position à la configuration
d’équilibre et d’autre part, la linéarité des forces dissipatives ou gyroscopiques par rapport à l’écart en
vitesse par rapport à la configuration d’équilibre :
/ L / L /
.M ∆q̈ N . C ∆q̇ N . K ∆q 0 ;
On considèrera que la configuration d’équilibre correspond à q 0 0, de manière à ce que :
/ L / L /
.M q̈ N . C q̈ N . K q QP 0 R (2.112)
Deux approches peuvent être utilisées pour linéariser le système d’équations différentielles : soit
une linéarisation a posteriori visant à ne retenir que les termes du premier ordre dans les équations non
linéarisées. La seconde approche, plutôt utilisée a priori, dans le cadre de l’utilisation des équations de
Lagrange, ne retient dans les expressions des énergies cinétique, potentielle et dissipative que les termes
qui ne conduiront à des termes linéaires dans les équations linéarisées du mouvement.
Ainsi par exemple, pour l’exemple du double pendule excité par une force axiale, les équations du
paragraphe 2.3.2 deviennent, après linéarisation :
E\ G^]
L2 2
F m1 B i21 4 C m2 L2 m2 L2 H7_`
q̈1
2 L2
m2 L2 m2 B i22 4 C
q̈2 ab
c _`
k1 k2 m1 g L2 m2 gL FL k2 FL q1 0
(2.114)
k2 k2 m2 g L2
d q2 ab 0
ce qui peut mettre sous la forme :
/ L /
.M q̈ N . K q QP 0 R (2.115)
2.5.2 Deuxième méthode de linéarisation. Formes réduites des énergies cinétique, poten-
tielle et dissipative.
Les fonctions scalaires correspondant aux énergies cinétique T , potentielle V , et dissipative F seront
limitées aux formes réduites T e , V e et F e en ne retenant que les termes nécessaires qui après application
des équations de lagrange conduiront à une forme directement linéarisée.
d ∂T ∂T
Q $ ma 1 " (2.116)
dt & ∂q̇1 ' ∂q1
Le problème revient à définir l’énergie cinétique réduite T e conduisant à des termes du premier ordre
dans les équations dynamiques.
Si on se place dans le cas d’un système scléronome, l’énergie cinétique s’exprime sous une forme
quadratique qui par exemple pour un système à deux degrés de liberté s’exprimerait par :
1 1 1
m11 q q̇21
T m22 q q̇22 2m12 q q̇1 q̇2 (2.117)
2 2 2
Les termes de l’équation de Lagrange découlent de cette énergie cinétique par :
∂T
m11 q q̇1 m12 q q̇2 (2.118)
∂q̇1
d ∂T ∂m11 ∂m11
m11 q q̈1 m12 q q̈2 q̇1 q̇2 q̇1
dt & ∂q̇1 ' & ∂q1 ∂q2 '
∂m12 ∂m12
q̇1 q̇2 q̇2
& ∂q1 ∂q2 '
Si on développe cette dernière expression autour de la position d’équilibre (q 0) et si on néglige
tous les termes d’ordre supérieur ou égal à 2 (qui ne conduiront pas après dérivation, à des termes d’ordre
1 dans les équations d’quilibre, on obtient :
d ∂T
m11 B 0 C q̈1 m12 B 0 C q̈2 (2.119)
dt & ∂q̇1 '
De la même façon, en dérivant l’expression (2.117), on peut constater que ∂T ( ∂q 1 est d’ordre
supérieur à 2, et peut donc être négligé.
En conclusion, l’énergie
cinétique
réduite T e est l’énergie cinétique T quand le système passe par la
configuration d’équilibre q 0. Elle s’exprime sous la forme quadratique suivante :
1 L / q̇1
Te q̇1 q̇2 Nf. M
2 & q̇2 '
La matrice M apparaissant dans cette équation est en vertu des équations de Lagrange la matrice des
masses du système.
Considérons l’exemple du double pendule du paragraphe 2.3.2 . L’énergie cinétique T e correspon-
dant à la configuration d’équilibre (figure 2.8), devient ;
Te TOA
e + s TAB
e + s (2.120)
avec :
1 1 1 2: 2 1 L2 2
TOA
e + IG zz ω2 m1 v2G1 9 m1 i1 q̇1 m1 q̇1 (2.121)
s
2 1 OB + s 2 OA s 2 2 4
1 1 1 2: 2 1
TAB
e + IG zz ω2 m2 v2G2 9 m2 i2 q̇2 m2 v2G2 (2.122)
s
2 2 AB + s 2 AB s 2 2 AB s
O
G
1
G
2
Comme
@
vG2AB s vAOA s ωAB + s< AG2
@ @
ωOA + s< OA ωAB + s< AG2
L
q̇1 Lux q̇2 ux
2
L
q̇1 L q̇2 ux
& 2'
1 2: 2 1 1 2: 2 1 L2
9 m2 i2 q̇2 m2 v2G2 9 m2 i2 q̇2 m2 q̇21 L2 q̇22 q̇1 q̇2 L2 (2.123)
2 2 2 2 & 4 '
1 L2 2/ 2 1 L2 / 2 1
Te
2
. m1 i1 ; m2 L q̇1
2
. m2 i2 q̇ 2 . m2 L2 / q̇1 q̇2 (2.124)
2V W=4X Y 2V W=X 4Y 2 2 V W=X Y
m12
m11 m22
∂V
QP i
∂qi
Ainsi par exemple, pour un système à deux degrés de libertés, on a :
∂QP 1 ∂QP 1
QP 1 q QP 1 O ) q1 q2 O 2 (2.125)
& ∂q1 'Oqg h 0g & ∂q2 '3qg h g0
∂QP 2 ∂QP 2
QP 2 q QP 2 B O C q1 q2 O 2 (2.126)
& ∂q2 'Oqg h g0 & ∂q2 'Oqg h g0
Dans le second membre, les premiers termes sont nuls pour chacune des deux équations car ils
correspondent aux forces positionnelles pour la configuration d’équilibre.
On peut dès lors écrire le système des deux équations sous la forme matricielle :
EF GH EF GHi
QP1 q1
K (2.127)
QP2 q2
avec
∂QP 1 ∂QP 1
k11 k12 " (2.128)
& ∂q1 'Oqg h g0 & ∂q2 'Oqg h g0
∂QP 2 ∂QP 2
k21 k22 " (2.129)
& ∂q1 'Oqg h g0 & ∂q2 'Oqg h g0
∂V
0 (2.133)
& ∂q2 'Oqg h g0
V B OC cte
Par conséquent, l’énergie potentielle réduite V e ne considérera que les termes d’ordre 2 du developpe-
ment en série.
1 2 2 :
Ve 9 k11 q1 k22 q2 2k12 q1 q2 (2.134)
2
L’énergie potentielle réduite s’exprime par une forme quadratique que l’on peut écrire sous la forme
matricielle suivante :
1L q1
Ve q1 q2 N . K /
2 & q2 '
La matrice K apparaissant dans cette équation est en vertu des équations de Lagrange la matrice des
raideurs du système.
Ainsi par exemple, dans le cas du double pendule excité par une force axiale du paragraphe 2.3.2,
l’énergie potentielle réduite V est donnée par :
L L
V m1 g cos q1 m2 g L cos q1 cos q2
2 & 2 '
1 2 1 2
k1 q k2 q2 q1
2 1 2
L’énergie potentielle réduite V e est obtenue en en gardant que les termes d’ordre 2 :
1 L 2 1 L
Ve k1 k2 m1 g m2 gL q1 m2 g k2 q22
2V W=X 2 Y 2V& W=2X 'Y
k11 k22
1
2 $ k2 q1 q2
2 V W=X Y
k12
La matrice C apparaissant dans cette équation est en vertu des équations de Lagrange la matrice des
amortissement du système.