La Renaissance : Éveil culturel et artistique
La Renaissance : Éveil culturel et artistique
- Ce qui a permet à l’Europe de se lancer au 15 -ème siècle sont : les grandes découvertes /
expéditions maritimes
- Les grandes découvertes ont lancer une certaine unification du monde et elles ont contribué à
l’essor économique et croissement des richesses.
- L’émergence des cités états dans l’Italie centrale a conduit à l’apparition d’une
nouvelle classe sociale qui commence à chercher une identité sociale, un symbole
propre à elle, dans elle va recourir à la demande artistique pour faire leur propre
univers.
- Les artistes vont s’élever du niveau des artisans au niveau des intellectuels (attitude
des savants et scientifiques).
- L’art est devenu une profession (avant on travaillait que pour l’église). - Les
artistes vont mettre l’accent
Raphaël, L'école
sur l’observation par la suite le développement de l’optique et de
la perspective qui va devenir un outil d’interaction avec l’espace.
- Une expression culturelle élevée : les œuvres d’art et d’architectureparticipent aux
débats philosophiques.
- Leon Alberti Battista un peintre, architecte,
auteur et un médiateur (qui va nous faire
comprendre le monde)
- Il a révolutionné l’architecture
- Pour lui l’art est un instrument de connaissance objectif (on est plus dans les
mythes et les
histoires, on est plutôt dans l’observation directe de l’univers).
- Comparaison : au moyen Age pour construire la cathédrale un
ensembled’artisans discutent systématiquement les solutions à suivre, les
traditions, mais avec la renaissance cette approche va radicalement changée,
onvaavoir à un individu qui va imposer son point de vue.
- Selon certains historiens la renaissance est un moment historiquebasésurune rupture ou plutôt une
conscience de rupture, par exemple la religionqui est mise en question avec la découverte d’autres
cultures.
- Jusqu’au 18 -ème siècle, l’architecture islamique, chinoise, gothique, …n’étaient pas considérer
comme des formes d’architecture, en Europel’architecture c’est seulement les grands monuments
(palais, église, …) romains et grecques.
- La conscience de l’histoire va aider à : Remettre en question la supériorité de l’héritage grecque et
romain, et réaliser que les autres formes d’architecture sont cohérentes dans leurssystèmes de pensée
(regarder derrière la forme).
- Renaissance italienne humaniste (courant intellectuel) :
Avant la religion qui nous montrait la réalité prête, alors qu’aveclarenaissance la rupture était
dans le fait que la vérité est dans l’hommelui-même sans recourir à des textes divins, c’est
dans l’expérience humaineetlaréalité matérielle du monde.
- René Remond : comprendre le changement de la représentation du monde. - Jean Delumeau :
terminologie de la renaissance.
- Caractéristiques de la renaissance :
- La relecture des textes antiques, comme la bible qui va être traduiteenfrançais, anglais, … ce
qui a élargie le cercle de ceux qui ont accès. - Impression des chartes
3 - changement des représentations du monde (exemple terre plate). 4 - remise en œuvre de la
culture antique
Le but de lumière
⮚ Emmanuel Kant :"libérer l'homme de sa propre immaturité" ⮚ Friedrich Schiller :"ne te fie qu'à ton
propre entendement"
Seul l’esprit critique déterminée par la raison doit établir la vérité / la fausseté/ les normes éthiques
Un processus de différenciation
1. La séparation par une mise à distance ce qui ne faisait autrefois qu'Undans les sociétés archaïques
2. L’objectivation "moderne" du monde
3. Un relâchement des liens entre les composants de la triade Dieu/sujet/monde
⮚ L’autonomisation des champs culturels
Exemple :
Le plan de l'individu =
∙ La voûte d'ogives,
∙ L’arc brisé plus résistants à la charge
∙ Les charges sont reportées sur des points renforcée par des arc-boutons∙ Un élan vertical
∙
∙ L'antiquité n'avait laissé qu'un traité d'architecture= le traité deVitruvetraduit en italien, 1521
∙ Les architectes de la renaissance multiplient les traités l'imprimerieenassura la diffusion
Les nouvelles conceptions de la renaissance
Conception et exécution
Selon jean Castex, « assez symboliquement, on peut considérer le chantierdudôme de florence comme
lieu de naissance de la profession d’architecte et deladivision de travail sur laquelle repose sa forme
actuelle »
Le changement
∙ Contrôlé dans un système ou un élément existe qu’en raison de son rôle, Laprésence de chaque élément
devra pouvoir être vérifiée et pourra Contrôler l’espace tel qu’on le voit
∙ La représentation, de cet espace avec la plus grande « exactitude». ∙ Les rapports de dimension
que l’œil saisit dans leur juste « proportion»=Seuls les contours les tailles relatives des objets
importent les qualitésprêtées aux choses ou l’attrait qu’elles ont ne comptent plus
A l’époque de Brunelleschi, pour répondre à ce besoin, une discipline se dégagedeses incertitudes
passées :
La perspective et dans son sillage le recours au projet. La formation d'unenouvelle instance dans le
processus de production conçu par l'esprit. Les deuxphases du processus sont hiérarchisées = la
conception / la réalisation
La modernité la modernisation
∙ Une conception pyramidale dans le point de fuite est la zébrure contrariéepar l’angle du coup de
couteau, perspective de toute l'histoire. ∙ La surface du panneau, zébré par le zigzag qui saisissent
l'infortunéIsaac, le bélier empêtrés dans Les ronces qui s'offre à le remplacer commevictime, le
cavalier qui donne à boire aux cheval et le serviteur qui ôteuneépine de son pied.
∙ Le panneau est tout entier suspendue à l'action violente du coup decouteau porté par le père à son fils est
arrêté soudain par l'ange qui repousse la main d'Abraham
La Renaissance
Friedrich Schiller (1759-1805) : « ne te fit qu'à ton propre entendement » cad qu’on est porteurs de
cette raison.
Processus de différenciation
La séparation par une "mise à distance" ce qui ne faisait autrefois qu'UN dans les sociétés
archaïques. L'objectivation "moderne" du monde mène à un relâchement des liens entre les
composants de la triade Dieu / sujet / monde.
Ce processus contribue à l'autonomisation des champs culturels, par exemple: sur le plan de Ia
validation des jugements, Ia perte de toute référence axiologique transcendante et tendance à
s'autonomiser selon des logiques propres à l'intérieur de chaque sphère et à celle des champs
sociaux, par exemple au niveau de Ia separation des disciplines qui les organisent, les activités
humaines se développant davantage "en
finalité", séparant et spécialisant ce qui était auparavant fusionné. (ce dont témoigne l'émergence de
la figure distincte de l'architecte).
Processus de subjectivation
Sur le plan de l'individu, les processus de rationalisation et de différenciation s'accompagnent.
Une "subjectivation" croissante des acteurs
L'autonomisation, voire à l'atomisation des individus,
Le développement d'un regard sur le monde qui s'opère au départ du "je" Le concept de création
comme traduction personnelle, subjective, d'une vision du monde propre à l'artiste.
Les implications sur les plans des actions et des représentations humaines en général, et de
l'architecture en particulier.
L'effritement progressif des traditions stabilisatrices et sécurisantes L'abandon de l'imitation —
basée notamment sur le principe de Ia construction selon les types en vigueur—
Au profit de l'invention —avec Ia question sous-jacente des bases à partir desquelles créer—
L'augmentation du pouvoir d'induction de l'homme sur son environnement et à l'émergence de l'idée
même de "projet", avec l'objectif d'une possible maîtrise du futur, ce qu'illustre en particulier la
notion d'utopie moderne.
➔ l’individu n’est plus confondu avec la communauté, c’est ce qu’on a vu avec la renaissance
humaniste. On va avoir une autonomisation de la société en la considérant comme un ensemble
d’individus
Architecture de la Renaissance
En Italie, où il est né comme dans tous les pays d'Europe ou ii s'est ensuite répandu, le style de la
Renaissance, qui puisait à la source de l'Antiquite, a remplacé le style gothique qui avait été de
règle pendant les derniers siècles du Moyen-âge.
La renaissance est un mouvement de l'histoire européenne apparu précisément en Italie après le
moyen âge et le début des temps modernes.
Les prémices de la renaissance s'expriment depuis le 15ème siècle avec les grandes découvertes, et
au 16eme siècle elle a régné dans l’ensemble de l’Europe, et l’expression culturelle devient élève.
La renaissance est souvent divisée en:
● La haute renaissance
● La renaissance classique
● Le renaissance tardive
Caractéristiques de la Renaissance: l'apparition de nouveau mode de diffusion de l’information tel
que l’imprimerie, la lecture scientifique des textes, le changement de la représentation du monde, la
remise en oeuvre de la culture antique, un changement commercial de valeur d’usage a une valeur
d'échange, et l'apparition d'un mouvement humaniste.
Le style gothique
Une technique de construction. A l'origine d'un goût, fixation de nouveaux critères de beauté.
La théorisation de l'architecture: L’architecture n’est plus une conscience pratique seulement mais
aussi théorique (science mais pas seulement un assemblage de techniques de construire)
L’objectivation moderne du monde est un relâchement des liens entre les composants du triade dieu-
sujet- monde. Avant cette relation était fusionnelle dans le monde archaïque. Ce processus
contribuera à l’autonomisation des champs culturels dont toutes les activités humaines ont une
raison concrète, donc tout ce qui était fusionné va être séparé et spécialisé.
Une véritable régression, une démarche inverse : le style, l’indépendance des possibilités de la
technique, des principes esthétiques supérieures et des concepts abstraits : la symétrie, les
proportions, le système des ordres.
Dôme de Florence
Le lieu de naissance de la profession d’architecte, à partir de ce projet on parle d’une nouvelle
architecture, avec son dôme de l'architecte Filippo Brunelleschi de 1436 qui marque le début de
l'architecture de la Renaissance.
Ce qui marque le changement et la spécialité de cet édifice, c' est la séparation de la phase de la
Brunelleschi est un architecte, sculpteur, peintre, et orfèvre de l'école florentine, il n'a fait que suivre
le projet d'Arnolfo, il n' a pas inventé une forme neuve. Il est caractérisé par l’unification du tableau
par le geste courbe avec des detaille pas tres travaille puisque l'idée de sacrifice qui est importante.
➔ Brunelleschi n'a fait que suivre le projet d'Arnolfo : il n'a pas inventé une forme neuve. Les
premières manifestations de la nouvelle architecture sont donc à rechercher ailleurs.
Conception et exécution
Selon Jean Castex,
« assez symboliquement, on peut considérer le chantier du dôme de Florence comme le lieu de
naissance de la profession d'architecte et de la division de travail sur laquelle repose sa forme
actuelle ».
- Le changement
La séparation de la phase de conception de celle de l'exécution
Le concours de 1402 pour les portes de bronzes du baptistère (C.G. Argan).
Ghiberti, qui a gagné
Brunelleschi, qui s'est retiré
➔ De la sculpture vers l'architecture pour aller jusqu'au bout des idées commençait à se défendre.
Chaque concurrent devait remettre un panneau de 45x40 cm illustrant le sacrifice d'Isaac.
Pour Ghiberti
● «défaire et refaire tant l'ensemble que les détails », des retouches sans cesse. Conception
et exécution constituent un seul et même moment. Ils sont inséparables et s'impliquent I'un I'autre.
● La poésie des détails: Un panneau pittoresque, riche d'une matière et d'effets longuement
travaillés (la roche, des
têtes bouclées)
Pour Brunelleschi
● Deux temps successifs: Prendre le temps de concevoir en pensée Exécution d'un seul trait, « sans
l'ombre d'une
hésitation ».
● L'analyse avant Ia poesie des détails: Le détaille pas très travaillé, l'idée de sacrifice qui est
importante.
Décision d'une conception pyramidale dont le point de fuite est La zébrure contrariée par l'angle du
coup de couteau, perspective sinon de l'espace, du moins de toute l'histoire.
A ce paroxysme s'accorde toute la surface du panneau, zèbre par les zigzags qui saisissent l'infortune
Isaac, le bélier empêtré dans les ronces qui s'offre à le remplacer comme victime, le cavalier qui
donne à boire au cheval et le serviteur qui ôte une épine de son pied.
Le tournant de la Renaissance
Pour L. B. Alberti
« La construction consiste essentiellement en dessin et maçonnerie. »
- Énoncé Clair de la division en deux moments distincts du processus de production des édifices, division
qui se concrétise par ces deux phases conception et réalisation.
- L'expression concrète, et les fondements mêmes, de la nouvelle division intellectuelle/manuelle du
travail.
- La formation d'une nouvelle instance dans le processus de production. - Cette
instance, la conception, « le dessin d'une préordination arrêtée et rigoureuse, conçue
par l'esprit, faite de droites et d'angles ».
➔ Les deux phases du processus sont donc non seulement séparées, mais de plus hiérarchisées
dans le temps : la conception précède la réalisation
L'Antiquité et le Moyen-Age 2
Absence du projet en tant qu'instrument codifié et privilégié : On accordait au dessin un rôle
secondaire et on élaborait les maquettes sur le chantier
L’adoption d’une représentation urbaine qui réalise une conciliation des aspects contradictoires et
viennent élaborer une nouvelle maitrise du mode opératoire figuratif sur l’espace
Modification de l’espace urbain à travers des représentations s’opposant à la réalité perçue.
Ce mode de représentation donne une certaine autonomie : un mode opératoire abstrait comme
pratique intellectuelle
Ces techniques de représentation vont concerner des objets figuratifs purement imaginaires : L’objectif de
la représentation n’est pas uniquement la restitution réaliste de l’espace urbain
Figuration réalisée selon les lois de la perspective mais présentant un caractère imaginaire
Le dôme de Florence :
Le plan de cette cathédrale date de 1292
Plus d’un siècle auparavant Arnolfo Di Cambio avait jeté le fondement de cette nouvelle église
150m de long et la nef est faite de travées de 19m d’ouverture
Le dôme est fait de deux coques, sur plan octogonal, au profil en arc brisé
Une coque interne au profil en arc brisé au quinte point
7 pieds d’épaisseur à la base, et 5 pieds au sommet
Une coque externe protège la première des intempéries au profil en arc brisé au quart
point
1 pieds et ½ à la base, et 1 pied et ¼ au sommet.
Entre les deux coques un vide de 4pieds contient les escaliers d’accès
Une armature d’éperons placés dans les plans verticaux :
Un à chaque arrête, plus deux par face de l’octogone
Ces éperons sont étrésillonnés (solidarisés) par des arceaux horizontaux placés tous les 23 pieds
La contrebutée est incorporée à la construction grâce à un ensemble
Très complet de chainages
Trois chainages de pierre viennent aider le dôme au points cruciaux : la base, le tiers bas et le tiers
supérieurs.
La nouvelle architecture :
L’espace gothique : décorative et incertain du rôle qu’y jouent les structures porteuses
L’espace nouveau est contrôlé en entier dans un système ou un élément ne saurait exister qu’en
raison de son rôle
Deux conditions : 1- Les conventions 2-Le contrôles : il faut contrôler l’espace que l’on voit
1. Les conventions : Une pure construction intellectuelle, fournies par l’architectecture
antique : son vocabulaire Colonnes, Frontons, Pilastres, sa Grammaire les ordres
d’architecture, les schémas spatiaux comme la rotonde
2. Expérimenter : ramener des cas compliqués à partir de cas simples Le général avant le
particulier, l’accidentel.
3. Le contrôle : contrôler l’espace tel que l’on voit, dessiner l’espace avec la plus grande
exactitude : avoir les proportions justes
Les paramètres de la nouvelle architecture :
Contrôle
Système rationnel
Convention
Retour à l’antiquité
Expérimentation
Perspective
Le projet
La vieille Sacristie
La chapelle Pazzi
La Renaissance
L’importance de l’architecture et de l’espace urbain
comme représentation:
A la Renaissance: on va assister à un double déplacement pertinent de la nouvelle maître
opératoire sur l’espace qu’apporte l’espace pictural à travers la perspective. Déplacement du
point de vue de la représentation corrélatif de celui de l’objet de la manipulation par
l’apparition d’un nouvel objet figuratif: un espace urbain de l'extérieur duquel s’ordonnent
les édifices. Contrairement à la période médiévale ou la création des maîtres d'œuvre était
mue principalement, sur le plan spatial, par une conciliation d’exigences techniques. A la
renaissance, avec ce détour par la figuration que permet une abstraction plus grande sur et
de l’espace. La capacité créative se détache de certaines contingences matérielles de
construction et une autre imagination prend le pouvoir.
Le processus d’abstraction constitutif de l’Espace Architectural a permis sur ce point que
les historiens situent la naissance de l'architecture de la Renaissance.
L’Architecte
Du magistère collectif a la responsabilité d’un seul professionnel
- L'acquisition du savoir:
Puisqu'il n’est plus question de reproduire les modèles traditionnels
transmissibles directement par les gens de métiers
- Un enjeu de pouvoir:
c’est un jeu politique entre deux classes sociales
une division du travail insupportable pour la communauté artisanale du chantier. les
décisions prises (1367 et 1400) par plusieurs délégués des corps de métier ont fini par celle
d’un seul professionnel
le caractère principal des enjeux politiques à savoir l’instauration. Un nouveau procès
de production à la tête duquel se trouve un nouveau type de maître d'œuvre, concepteur
et chef de chantier.
Au XVe siècle, J.P Boutinet situe “un premier essai de formalisation du projet à travers la
création architecturale”
L’architecte Brunelleschi a l’occasion de la construction du dôme de la cathédrale de
Florence.
➔ Cette formalisation, la séparation de la conception architecturale de l'exécution.
Jean-Pierre Boutinet Né le 20 janvier 1943 à Saint-Bris-des-Bois, Jean-Pierre Boutinet est
psychosociologue et professeur émérite à l'Université catholique de l'Ouest. Il a situé un
premier essai de formalisation du projet à travers la création architecturale .
L’architecture gothique est un style architectural qui a prospéré en Europe pendant le haut
et le bas moyen âge. Il a évolué de l’architecture romane et a été remplacé par l’architecture
de la Renaissance.
Dôme de Florence
La coupole est une voûte dont la forme se rapproche d'un hémisphère et qui sert d’un
système de liaison et de clôture. La cathédrale de Florence est située à Florence;
sa réalisation fut commencée à la fin du XIII siècle avec le projet d’Arnolfo di Cambio, le
célèbre architecte et sculpteur qui aimait le style gothique La Cathédrale a une allée
principale, deux allées latérales et une abside derrière, elle est de 150 mètres de long, et la
A propos de la voûte et des engins de levage qui permettent de hisser les matériaux du
dôme, ils on trouver comme solution ce qu'on appelle:
La solution 1420 : Le descriptif contient 11 points, J. Castex présente huit
de manière un peu remaniée qui portent sur la structure du dôme :
● Le dôme est fait de deux coques sur plan octogonal, au profit en
arc brisé, Une coque interne au profilé en arc brisé à quint
point
Une coque externe protège la première des intempéries au profil en
arc brisé au quart point
● Entre les deux coques, il y a un vide de quatres pieds qui contient les
escaliers d'accès.
● Une armature faite d'éperons placés dans des plans verticaux, un a
chaque arrêté, plus deux par de l’octogone.
● La contrebutée est incorporée à la construction grâce à un ensemble de
chaînage. Trois chaînages de pierre viennent aider le dôme aux points
cruciaux: la base, le tiers bas et le tiers supérieurs
La nouvelle architecture
Brunelleschi n’a fait que suivre d’Arnolfo: Il n’a pas inventé une forme
neuve Les premières manifestations de la nouvelle architecture sont donc à
rechercher ailleurs, À l'encontre de l’espace gothique, évanoui dans la
dérive décorative et incertain du rôle qu’y jouent les structures
porteuses, ;’espace nouveau est contrôlé en entier dans un système ou un
élément ne saurait exister qu'en raison de son rôle, faut qu;il disparaîtra.
Un tel espace supposait deux conditions:
1. Les conventions
2. Le contrôle
1. Les conventions
Les conventions sont fournies par l’architecte antique, ils sont une pure
construction intellectuelle ou il développe par expérimentation progressive.
Son vocabulaire est: colonnes, frontons, pilastres,... et sa grammaire : les
ordres d’architecture, ou les schémas spatiaux comme la rotonde,...
Expérimenter consiste à partir de ces cas simples a y ramener le compliqué,
a toujours mettre le général avant le particulier, l’accidentel.
2. Le contrôle
Appelée aussi la perception légitime, au delà de son côté technique, elle est
un concept spatial significatif dont l’influence sera présente dans toutes les
compositions architecturales de la Renaissance.
L'esprit humaniste imprègne ce nouvel espace perspectif: le centre de la
pensée s ' y est déplacé de Dieu vers l’Homme. Le sentiment religieux
persiste mais sous une forme humanisée.
Elle est inventée par Brunelleschi en 1410 en mettant au point deux
panneaux perspectifs dont l’un représente la baptistère de Florence et le
second la place seigneuriale, ce qui implique pour la première fois le
concept spatial de la perspective qui va caractériser la Renaissance.
La représentation bidimensionnelle de l’espace de l’espace considéré
s'établit par l’intersection du plan formant le tableau et de la pyramide
visuelle.
C’est l'un des principaux lieux de culte catholique de Florence, situé sur la place du même nom dans le
centre historique de la ville. Elle fait partie des églises qui rivalisent pour le titre de plus ancienne de la
ville et à la dignité de basilique mineure 1. Elle comprend notamment des constructions ou œuvres de
Filippo Brunelleschi, Donatello, et d’autres.
3. San spirito type anti-gothique, forme anti-urbaine
Il est situé dans le quartier Oltrarno. Elle est de style architecture Renaissance.
Le corps de l'église comporte 3 nefs et 36 chapelles latérales et le baldaquin baroque à marbres
polychromes a été rajouté par Giovanni Battista Caccini et Gherardo Silvani sur le maître-autel en 1601.
L'église est restée sans décoration jusqu'au xviii e siècle avec des murs blanchis.
Son ambition :
- Fonder théoriquement et avec rigueur ce qu’avait entrepris Brunelleschi.
L’architecture : un exercice d'une supériorité intellectuelle comme en témoigne sa conception de la
pratique du métier.
Il va radicaliser les transformations que Brunelleschi avait accomplies.
Il abandonne le contrôle du chantier pour accuser au maximum le travail intellectuel de l'architecte. Pour
Alberti, la dignité de l'architecte risque de déchoir dans le compromis du [Link] revanche, elle est
établie à chaque fois que l'architecte s’aligne sur l’intellectuel :
C'est comme intellectuel qu'il est assuré du commerce le plus imminent avec ses clients, comme donneurs
d’idées (loin des salissures et des petitesses du chantier).Bien plus, c'est lorsqu'il s'élève à leur niveau,
qu'il les éduque, qu’il trace pour eux leur politique en la marquant dans la matière de la ville et de ses
monuments. L'architecture comme exercice d’une supériorité intellectuelle, contourne alors les
cloisonnements sociaux. l’architecte est pleinement fonctionnaire idéologique des classes au pouvoir.( M,
Tafuri)
Un tremplin pour dépasser une collection de préceptes réunis. Une mise en ordre théorique qui, à
l'époque, paraît absolument neuve, voire révolutionnaire, à côté des notions de Vitruve.
· La commodité : programme ;
· La beauté : les ordres (comme condition suffisante mais pas absolument nécessaire) ;
2- L’ornement
L’ornement fait Voir l'édifice (il lui est consubstantiel et pas rajouter).Ceci s'explique par le fait qu'un
bâtiment est un être divisé :
· La géométrie, qui est la raison de l’édifice, en ordonnée les quantités en fonction des règles
mathématique ;
· La matière, le substrat technique en attente.
Temple de Rimini
À l'origine, il s’agissait d'une église gothique que Sigismond Malatesta voulait en faire un mausolée pour
sa famille. Alberti en fait un temple de la Renaissance.
Dans ce projet, Alberti n’emprunte pas au langage élastique de Brunelleschi. malgré la pureté de la
référence,il y a le problème de la coordination de l'ensemble Par ailleurs, Alberti nuance ,par sa
structuration de l’espace par la masse du mur, les recherches entreprises par Brunelleschi
Dans ces dernières, la volonté de mettre en évidence l’espace perspectif a mis de plus en plus en valeur la
colonne en tant qu'unité d’un système rendant perceptible la modularité.
Alberti va donner la primauté à la masse murale, également caractéristique de l'antiquité, Mise en place
une monumentalité dans laquelle la colonne n’est qu’un élément décoratif et ajouté.
Sur les façades latérales, le réseau d’arcades n'est qu’une modalités du mur comme générateur d’espace,
cet édifice est construite en maçonnerie, « à l'antique », une vaste salle rectangulaire voûtée en
berceau : La nef date de 1472-1494 Le transept et le coeur: des extensions tardives 1597-1600 l’immense
coupole couvrant la croisée de transepts date de 1732-1782 l’espace de la nef centrale est affirmée par
L'élimination des nefs latérales remplacées par une succession de chapelles accessibles par la nef centrale,
accentuant par là même le rôle majeur de la nef dans l’espace aient son ampleur.
La voûte à caisson engendre elle-même autour de la salle l’assise servante qui la porte et qui la
contrebute.
(La voûte est un élément architectural de couvrement intérieur d'un édifice présentant un intrados. La
voûte travaille comme un arc et son équilibre suppose la reprise d'efforts de poussée par ses appuis.)
La paroi épaisse se dissocie en piles creuses que relient des berceaux transversaux créant une alternance
de chapelles et de pièces fermées
Les chapelles (un édifice religieux secondaire dans une paroisse, soit un lieu de culte au sein d'un
bâtiment ) sont éclairées par des fenêtres thermales, les piles creuses, ouvertes en partie à l'extérieur,
forment des « colonnes éclairantes » qui diffusent le jour dans la nef par un oculus et dans la petite pièce à
leur base par un lanterneau.
Un système spatial cohérent et complet est ainsi formé structuré simultanément en terme de Construction,
éclairage et syntaxe (l’alternance des éléments de la paroi forme une travée rythmique)
La façade rappelle à nouveau la typologie des arcs de triomphe antiques (citation de l’arc de triomphe de
Trajan Ancone).
Par ailleurs, cet arc de triomphe est sans rapport apparemment avec la salle. Il est plus petit. Toutefois, on
est loin du collage de Rimini.
l’arc de triomphe est un morceau de la paroi de la nef dont il reproduit une unité.
Le rythme tripartite des pleins et vides utilisé pour l'élévation de la grande nef se retrouve également dans
le plan de la façade où la grande baie d'accès est entourée de 2 petites niches.
La solution restée inaccessibilité à Rimini a avancé d’un pas: il a suffi que l’espace soit structuré-
logiquement décomposé en éléments solidaires; et c'est l’espace de paroi constitué d’éléments alternés qui
Les masses murales sont prépondérantes, rappelant la monumentalité de l’antiquité romaine retrouvée par
Alberti.
La voûte à caissons se présente comme un couvercle d’une grande matérialité qui renferme la nef de
l’é[Link] cette basilique, Alberti exploite le système d’ordres haut et bas étudié par Brunelleschi pour
unification des volumes de San Lorenzo et San [Link] Maria Novella
Cette construction conjugue la typologie du temple antique avec les caractéristiques de l’espace basilical.
La fusion de ces archétypes deviendra un thème fréquent de la Renaissance et de la période baroque.
Un équilibre de la composition témoigne d’une perfection sous- jacente assimilable au principe universel
régissant le monde.
Une telle recherche de perfection rappelle la notion d’espace universel chez Brunelleschi.
A la Renaissance, Les nouvelles élites urbaines donnent au pouvoir un soin particulier à l'embellissement
des villes. Aménager l'espace urbain selon les nouvelles conceptions issues de la pensée des humanistes.
Selon les idéaux humanistes, l‘espace urbain ,reflet d’une organisation sociale harmonieuse, apte à
favoriser le bonheur de ses habitants. Avec la basilique San Lorenzo, il a eu l'idée d’associer face à face,
par delà une esplanade, l'église et le palais Médicis. Cette association de deux édifices modernes devait
exposer le nouveau modèle d'une ville soumise aux lois de la perspective.
Le nouvel espace coordonné par la perspective est incompatible avec celui de la ville médiévale.
2. l’implantation d’un édifice capable de générer un tissu voisin ou une ville: ( le palais ducal d’Urbino;)
Alberti, est derrière ce projet , la mis au point et réalisé par Rossellino, son architecte d'exécution habituel
à Rome et Florence.
Une place traézoïdale regroupant 5 édifice conçus ensemble, dans leur variété
1. Une cathédrale, 2. Le palais du pape, 3. Le palais Borgia, 4. une maison canonique et 5. une maison
communale.
Ils sont conjugués par une unique perspective dont il est facile de suivre la construction au moyen des
grilles orthogonales qui dressent les différents plans, y compris le sol avec son quadrillage en travertin
blanc sur la brique.
l’unité de l’ensemble n’est pas une affaire d'uniformité: les masses bâties sont inégales et chaque édifice
La façade de la cathédrale reprend le thème de l’arc de triomphe, la cathédrale est une église halle
allemagne
La perspective accentue cette relation et sert également à agrandir l’image de la cathédrale pour la rétablir
dans le rôle prééminent que menace la masse du palais.
Les perspectives, de part et d’autre de l’église, la fuite du regard vers le lointain, révélant à l’espace
traditionnel et clos, la dimension paysagère dans un mouvement d’association repris entre le cube du
palais et son jardin, portée par une terrasse carrée.
« Parmi d’autres raisons, pour lesquelles les villes d’Italie sont d'ordinaire plus grandes que les villes de
France, écrit en 1588 Giovanni Botero dans Des causes de la grandeur et magnificence des villes, celle-ci
n‘est pas négligeable : en Italie, les gentilshommes habitent dans les villes, en France, dans leurs
châteaux, qui sont des édifices entourés en général de fossés pleins d’eau, avec murailles et tours capables
de soutenir un assaut imprévu. »
A la différence, du reste de l’aristocratie européenne qui vivait encore, dans les mêmes habitations que
celles qu’elle occupait au Moyen Age,
Les nobles florentins se sont installés, à partir du XVe siècle, dans des « palazzi » qui constituent une
rupture décisive dans le système résidentiel des élites urbaines et, au-delà, organisent de façon durable
les configurations sociales de l'espace urbain.
C'est au cours du XVe siècle que se fixe le canon architectural du palais aristocratique. En rupture avec
la maison du marchand de l'époque précédente, il présente clairement des caractéristiques nouvelles, à
la fois fonctionnelles, esthétiques et symboliques. C’est tout d’abord un édifice cohérent, qui tranche par
sa masse sur les constructions environnantes.
Une rupture entre le lieu de travail et le lieu d'habitation pas de boutiques au rez-de-chaussée des palais
Ce type de palais résulte de la greffe sur le type du palais-tour médiévale du type du cloître.
Du palais-tour il a le dehors défensif (c’est un bloc fait de pierre énormes à bossages) Du cloître, il
reprend les galeries qui se superposent des quatre côtés d’une cour en générale carrée. Les résidences de
l’élite passent de 5 à 15 pièces puis une trentaine
La façade Un traitement esthétique spécifique, Une importance valorisée l’aspect de façades très
fermées est celui d’une massive forteresse. Une claire systématisation des registres et des travées
caractéristiques de la famille des palais de la Renaissance.
Chacun des trois étages, percés de fenêtres, est individualisé, en recourant à des parements différents
Les fenêtres composées d’un arc en plein cintre contenant une baie géminée se disposent les unes par
Le registre supérieur se distingue par un parement quasi lisse, sans mise en évidence des assises de
pierres.
Bossage rustique (saillant de pierre ornementale sur un mur) du socle, puis peu saillant dans le registre
médian et parement quasi lisse sur le registre supérieur forment ainsi une succession dans l’élévation.
La simplification des bossages à chaque niveau permet à la construction d'acquérir une certaine legerete
dans sa partie supérieure que vient équilibrer une gigantesque corniche (Une corniche est un
couronnement continu en saillie d'une construction. La fonction est de rejeter les eaux de pluie loin de la
façade).
l’intérieur s‘organise autour d'une large cour (cortile), A L'intérieur, un cloître dont la fine articulation
contraste avec le caractère brute de l’extérieur. bordée de colonnes et souvent décorée à fresque ou par
des frises sculptées.
A la fois intégrer le noble dans son quartier, stabiliser l’espace social et garder la mixité sociale , mais en
même temps distinguer le noble des autres citadins, en détachant clairement la résidence de l’anonymat
de celles qui entourent par la mise en scène de la « magnificence ». du « splendido vivere » des
humanistes.
Le palais Urbino reprend les caractéristiques du palais florentin centre sur une cour à portique.
Le plan de Rossetti
l’espace des édifices de la Renaissance contraste fortement avec les espaces gothiques par la volonté
d'unité Cette unité se fonde sur une claire perception du schéma perspectif
Cette perception est realisee grace a un réseau continu des proportions et grâce à l’usage systématique et
normalisé des ordres antiques
« Chaque partie doit apparaître comme une forme nette, facilement reconnaissable et relativement
indépendante. En conséquence, l’espace de la Renaissance devient homogène et les édifices de cette
période sont des compositions statiques et autonomes [...] De cette façon, l'œuvre architecturale devient
un symbole de L'ordre cosmique. »
A partir de la Renaissance, la construction sans règle est désormais condamnée, on réclame un savoir
élève, mathématique et l’art veut devenir une science rigoureuse qui se manifeste à travers les principes
suivants:
La régularité du plan, tracé à la règle, à l'équerre et au compas, alors que le Moyen Age s'adaptent au
terrain
l’espace centré
l’espace perspectif est centré sur l'homme et non plus uniquement sur Dieu, exprimant en cela le
développement de L'humanisme
Cela se manifeste par l’usage constant du cercle comme un symbole de la perfection cosmique. Le cercle
témoigne d’une conception statique et autonome où les choses sont organisées au sein d'une organisation
idéale.
Les ordres antiques, par leur normalisation, permettent l'utilisation des modules concourant à la perfection
de l'espace perspective Les ordres sont également utilisés comme éléments unificateurs de la composition.
La Renaissance reintroduit aussi la voûte lisse en pendentifs et surtout la coupole sur pendentifs puis sur
tambour
anthropomorphisme
Cette notion trouve également son origine dans l'antiquité ou la base de toute mesure est le corps humain
(symétrie et équilibre).
La volonté de lier l’ homme, microcosme, au macrocosme, l’univers infini et parfait, justifie l’utilisation
de la perspective et du système de proportion qui en découle. l’association idéale de toutes les parties au
sein d'un ensemble architectural très cohérent illustre une compréhension d’un univers de même composé
Cet esprit en rupture totale avec le Moyen âge se matérialise par une géométrie rigoureuse en architecture
et par la représentation d’espace réalistes en peinture.
Le nombre d’or régissant les proportions devient un outil de cette vision du monde affranchie des
mystères célestes par les sciences.
l’espace urbain
A la Renaissance, les nouvelles élites urbaines prendront un soin particulier à l'embellissement des villes.
on cherche à amener l’espace urbain selon les nouvelles conceptions issues de la pensée des humanistes
Selon les idéaux humanistes, l’espace urbain doit refléter une organisation sociale harmonieuse, apte à
favoriser le bonheur de ses habitants.
Définitions :
Le Belvédère : Un belvédère (de l'italien Bello vedere, signifiant « belle vue », littéralement « beau
voir ») est une construction pavillonnaire de type terrasse ou plateforme établie en un lieu surélevé,
comportant une table d'orientation afin d’admirer le champ de la vue qui s'étend au loin. Par extension, il
s'agit aussi d'un élément architectural qui peut être ou non en forme de rotonde, au-dessus du toit d'une
demeure, pour admirer la vue. Ce type de belvédère était fort en vogue à l'époque néoclassique. Associé à
la notion d'horizon et d'altitude, le belvédère concrétise sur le plan architectural une position dominante,
celle qui permet de voir et d'observer. Un belvédère baroque typique est celui de Vienne. Dès lors qu'une
construction propose une vue, même restreinte, il est courant de la désigner comme un « belvédère ».
Il fait fonction d’acropole impériale, de palais analogue aux palais impériaux, de martyrium et de
mausolée, en plus d’être une église symbolisant la réconciliation entre la culture antique et Chrétienne.
Exemple : Basilique Saint-Pierre
Vallon : Petite vallée, val, petit ravin avec un cours d'eau qui coule entre deux coteaux resserrés.
Concile de Trente
Maniérisme : voir résume
Christian Norberg-Schulz
Chartreuse de Pavie
La chapelle du Colleoni
Donato Bramante : voir résumés
Filarete
Leonard de Vinci
Église Sainte Marie de la paix
La chapelle des Pazzi (en italien : Cappella dei Pazzi) est une chapelle située dans le premier cloître de
la basilique Santa Croce à Florence en Italie, une des œuvres architecturales de la Renaissance de Filippo
Brunelleschi qu'il laissa inachevée.
Le palais apostolique voit une extension vers 1500, et l’ensemble est liée par un vallon distant de 300 m
par deux viaducs superposes. Encadrant un espace comprenant un jardin, un théâtre à ciel ouvert avec
gradin et une aire assez vaste pour y organiser des tournois, accueillir les cortèges officiels ou festifs
Renaissance Tardive : Maniérisme :
Le maniérisme, aussi nommé Renaissance tardive est un mouvement artistique et architectural
caractérisée comme une réaction face aux conventions de la Haute Renaissance. Pour certains historiens il
couvre la période allant de 1520 (mort du peintre Raphael) à1580, alors que pour d'autre, il couvre la
période allant de 1527, (date du sac de Rome qui ébranla l'idéal humaniste de la Renaissance jusqu'à la fin
du XVI° siècle.
Le maniérisme : une décadence et une dégénérescence en contradiction avec les idéaux d'harmonie des
générations antérieures, une rupture brutale avec la renaissance d’abord, qui se révèlera être une
continuation et une poursuite des recherches mises en œuvre à cette époque.
La crise maniériste : Le sac de Rome en 1527 reste synonyme de l'effondrement de l'édifice culturel édifié
par le Pape à Rome et à partir des années 1527-1530, l'esprit de l'Humanisme connait une vraie crise.
Le terme maniérisme vient de l’Italien manierismo, dans le sens de la touche caractéristique d'un peintre
là ou auparavant on se contentait d'imiter la nature le plus fidèlement possible. La "maniera", pour les
Italiens du XVlème siècle désigne le « style », la touche personnelle, ou « ce qui a du style ».
Les interrogations des artistes émanent du contexte de reprise en main par l’église, et de remise en
question des idéaux de I ‘humanisme, le statut des arts et le langage de l'architecture. L’architecture
devient un discours et une rhétorique qui utilise la création de nouvelles formules qui adhèrent et suivent
les règles d’un langage par l’usage des artifices.
Le classicisme devient subséquemment est l’une des techniques de ce discours, utilisée pour revenir aux
fondamentaux de l'architecture (le sens de la paroi, le déterminisme des schèmes spatiaux).
Philosophie de l’architecture maniériste :
Le maniérisme ne connait plus le sens de l’organisation, de la méthode rationnelle, et du travail collectif,
mais il pousse chaque artiste à se rebeller individuellement contre le système de valeur du Quattrocento
tout en réclamant d'eux l’inspiration, la créativité et l’imagination.
Caractéristiques de l'architecture maniériste
Une architecture de cour, qui s'adresse à des gens cultivés et lettrés en faisant appel à des codes, des
symboles, des citations des classiques. Une perte de clarté et de cohérence (espace intérieur) Une
déformation et une torsion du vocabulaire classique ainsi qu'une profusion des détails. Une recherche du
mouvement (espace dynamique) Un espace désuni, et souvent défini. Une relation dynamique avec
l'environnement.
Citations sur l’architecture maniériste
Pour Christian Norberg-Schulz, l'architecture maniériste est, l'antithèse de 'équilibre et de la sérénité de
l'architecture Renaissance du quattrocento et pour l'architecte Santiago Sasson, elle est "un subtil mélange
de légèreté et de bien être expressif. L'ordre et l'harmonie disparaissent au profit d'une recherche
ornementale disparate.
La crise maniériste va être exprimée de façon exemplaire et particulière chez deux architectes/ artistes
Jules Romain, et Michel-Ange.
Dans le nord de l’Italie, l'architecture de la Renaissance sera plus ornementale et s'exprime surtout par un
plaquage d'ornements d'origine italienne et classique sur des structures spatiales qui restent encore
gothiques
A Milan, l'architecture gothique est encore vivace et Les Sforza détournent I ‘humanisme à des fins de
propagandes politiques. L'ambiance générale est hostile à la nouvelle architecture et à l'espace
rigoureusement maitrisé qu'elle projette. Du nouveau langage architectural, on retient d'abord le luxe
décoratif. Les thèmes de la première Renaissance sont toujours présents, mais la perspective de
Brunelleschi va faire place à une verticalité prononcée et à des volumes plus autonomes.
C'est dans une atmosphère d'incertitude que trois inventeurs de formes architecturales vont être attirés à
Milan :
Donato Bramante, Filarete et Leonard de Vinci
L’axe sur lequel tout tourne devient La conception d'un corps humain non seulement au centre de
l'espace mais Parfait et Autonome, Rayonnant de ses nouvelles connaissances sur le monde.
La maitrise de la relation intérieur/extérieur déjà annoncée par la première Renaissance atteint sa maturité
L'analyse la Joconde de Léonard de Vinci :
Elle reflète cette vision de l'espace :
Mona Lisa est placée au centre de la composition, ce qui symbolise la place primordiale que l'humanisme
accorde à I ‘individu.
Il en sera de même pour de nombreux monuments de la Renaissance classique
Leonard de Vinci L’édifice comme une machine Conception mécanique de l'édifice
L. de Vinci développe une manière bien précise de voir : Il fait des dessins en volume et il coupe pour
révéler simultanément l'intérieur et l'extérieur. Il s'élève contre la distinction entre le dessin en plan et la
volumétrie à trois dimensions, Juxtaposant à chaque fois un schéma planimétrique et une axonométrie.
Son objectif c'est de montrer comment se constitue une structure organique, l'organisation des volumes et
des espaces.
Le souci de faire comprendre le mécanisme des organes et des membres de l’anatomie du corps humain
l'oblige à englober, trancher, dévoiler, coordonner à trois dimensions ; il voit par entités
Recherches sur le « plan centré de de Vinci :
A partir d'une forme spatiale élémentaire : une salle carrée, octogonale, circulaire, à douze côtés. A partir
de quoi il fabrique n'importe quel plan centré par l'addition mécanique sur les faces ou les axes principaux
ou secondaires de ces salles élémentaires, d’« espaces servants » en demi-cercle, en carré, en octogone ou
en cercles.
Il met au point des schémas de base (par exemple le « plan en croix » en ajoutant quatre bras
rectangulaires à une salle carrée) et décrit la série de plans centrés apparentés à ce schéma en procédant
par substitution : au carré central il peut substituer un octogone, un cercle etc., et de chaque bras de croix
nef principale.
Bramante va jusqu'au bout et triple la longueur des bras de part et d'autre du dôme : c'est la limite au- delà
de laquelle le rapport n'est plus lisible.
Il reprendra le modèle spatial de la chapelle des Pazzi.
Michel-Ange
Michel-Ange : un architecte / artiste revolutionnaire contre l’autorité de la Renaissance du Quattrocento
CONCEPTION DE L’ESPACE
Remise en question de l'usage du vocabulaire de l'Antiquité
Une transformation profonde de la conception de l'espace
Maintenir L'idée d'une continuité spatiale générale avec une transformation en jeu dynamique de
ce qui est addition statique d’unités relativement indépendante .
DISLOCATION DE L’ESPACE
Saint Jean des florentins (Esquisse fait par Michel-Ange)
au lieu du contrôle angulaire, une ouverture, une échappée de l'espace; ces niches au lieu d'être semi
circulaires sont largement outrepassées, elles projettent vers l'espace central leurs arêtes tranchantes à la
pointes desquelles, dramatiques, se dressent des colonnes
La
chapelle Sforza
un éperon qui avance, que termine, à sa pointe, comme dans le solution de Saint-Jean-des-
Florentins, une colonne.
Les composants du schéma en croix traditionnel se trouvent comme démontés :
Le carré central
La croix à bras égaux
La sphère (un vaste pendentif auquel fait écho la rondeur des absides latérales)
L'emphase diagonale (marquée par les colonnes aux entablements biais).
Palais à 2 cours
1er cour : bien au carré avec les fonctions de représentations
2ème cour : plus étendu, avec fontaine, galerie et balcon caractère plus familier.
II. VILLAS
Villa Palladienne
Caracteristiques
Villa rurale
Résidence aristocratique
Relation avec la nature
Structure foncière venitienne
Rapport étroit avec son environnement
Disposition d’un système concentrique
Bloc ouvert sur l’exterieur par une loge
Masse geometrique et des signes empruntés à une culture savante en font un monument.
Pour Palladio :
-Le temple antique = l’image de la maison à travers la façade du temple dont l’embleme est
l’excellence
-Le fronton associé à une colonnade ici c’est : la façade du temple
Fenetre thermale : Divisée en demi cercle par 2 meneaux
La serlienne : groupement de 3 baies dont la baie centrale est couverte d’un arc en plein ceintre les 2
baies latérales sont couvertes d’un linteau, les volutes.
Palladio = procédé du Montage pour ses emblèmes.
Schéma spatial :
-Résidence comme monument met en jeu des opérations sur l’espace et un discours sur la forme
-Elle est articulée à l’exterieur avec les galleries barchesse et un centre au-dedans de soi
-Lieu de conflit entre 2 modes spatiaux
Centralité
Procession axiale
-Un emboitement : corps principal entre 2 ailes, pénétré et traversé par un ou plusieurs corps
secondaires.
Jeu sur la forme et sur l’espace = constante géométrique
Shéma à 9 cases regroupées en trois bandes en intercalant deux etroites bandes servantes.
UN SCHEMA COORDONNE METRIQUEMENT SELON UN PROCEDE
PROPORTIONNEL SIMPLE DERIVE DE LA THEORIE MUSICALE VENITIENNE DE
L’EPOQUE
Contradiction avec ce qui était avant avec l’addition statique d’unités parfaites relativement
indépendantes
III. EGLISES
XVIème siècle = 2 types fondamentaux de plans
PLAN LONGITUDINAL : centralisé pour les grandes églises
PLAN CENTRAL : allongé pour les églises plus petites et pour les
chapelles.
Le Gésu
Esprit de la contre-réforme
Renforcer les traditions
Abolition des formes paiennes de la renaissance
Plan longitudinal cruciforme par Saint charles de Borromée :
a. Puissant désir d’intégration spatiale d’intégration spatialee
b. Nouvel idéal d’une église de congrégation pour partciper aux fonctions liturgiques.
Le parcours de rédemption la
coupole céleste
Domaines découpés par des routes droites, allées et fossées bordés d’arbres
Brenta et du piave vont redessiner la campagne
LE BAROQUE
La crise baroque : Énoncé à Florence entre 1420 et 1440 par Brunelleschi, le langage classique de
l'architecture a connu une suite de crises et de reprises en main a mesure qu’il s'affronte à résoudre des
problèmes plus nombreux et qu’il tente de se constituer en système. Après le formidable accomplissement
de la « plénitude des temps » à Rome, entre 1500 et 1525, avec Bramante et son atelier.
Le XVI° siècle n'est plus qu'une succession de mises en question douloureuses qu'on regroupe sous
l'appellation de crise maniériste .
Le baroque s’explique autant par des causes internes qui tiennent depuis le début de la Renaissance à :
Le baroque fait écho amplifié de cette grande crise du XVI" siècle, aux tendances presque suicidaires
dans quelques cas : elle ne pouvait se dénouer que par une réaction qui aurait favorisé un parti pris
d’ordre, ou bien a la faveur d'un bouleversement général, en faisant face à toute l'étendue des
contradictions qui la sous-tendent.
Le fait en soi n’est pas nouveau ; ce qui l’est, c'est qu’il ne touche plus des petits groupes divisés par de
subtils engagements, mais radicalement, le fond, le sens de l’espace, la définition de l'architecture.
Le baroque
irrégularité, bizarre, inégal, et, par extension en peinture, un tableau au goût baroque ou les règles de
proportion ne sont pas observées, ou tout est représenté suivant les caprices de l'artiste.
Contexte socio-économique
Les structures, les modes de production continués du Moyen Âge y sont affrontés au premier déploiement
consistant de ce que sera le monde modeme.
Une baisse de la moitié de la production et des revenus agricoles et industriels et la chute des prix ainsi
que la dévaluation de la qualité des produits manufacturés et de la monnaie (sous Louis XIV, Perte 45%
de sa valeur).
La couche la plus touchée est La couche populaire aussi bien à la campagne qu’en ville, De larges
couches de la population touchée par la précarité et poussées à la mendicité.
D’une part, L’enfermer, L’éduquer, Le moraliser, le mettre au travail, Pour lui on crée l'hôpital,
où il retrouve les autres malades.
D’autre part, il est un autre soi-même, pour lequel on a de Ia sympathie :
On se révolte contre son enfermement qui ne respecte plus la dignité évangélique du pauvre façonnée par
le Moyen Age.
confrontée dans son prestige culturel, trouve une place centrale dans le jeu politique.
Au XVII siècle, l’artiste (le peintre, architecte) cesse d'être le familier du prince, le courtisan, c’est un
bourgeois qui a une profession, un travailleur indépendant, il vend son produit. Il réclame son métier au
nom d’une compétence technique.
La contemplation, l'évocation morale et artistique qui avait prévalu jusqu’alors La nature est devenue une
machine et la science est la technique d'exploitation de cette machine. La nature est devenue offensive, on
peut l'étudier , la reproduire quand on la comprend, c'est-à-dire l’utiliser pour qu'elle rende profit.
UN art technicien
L'homme du XVII siècle a en lui beaucoup du technicien, et il y a du technicien partout: chez le savant et
l’artiste. Le savant s'intéresse à tout ce qui est utile.
Les architectes baroques sont souvent aussi des savants et des techniciens.
Il a étudié des sections coniques pour parvenir à dresser des systèmes de voûtes qu'il était impossible de
représenter avec des moyens géométriques simples.
donc la vérification que tout l'héritage architectural n’est pas une illusion et la vérification de la validité
du vocabulaire, la grammaire et le questionnement sur la typologie.
La lumière et le mouvement
La lumière
l'édifice baroque est une machine optique compliquée où s’observent les propriétés matérielles de la
lumière et les propriétés lumineuses de la matière, grâce aux dispositifs de pièges, de filtres, de conduits.
Du mouvement
Les architectes baroques étaient fascinés par les études réalisées sur la notion du mouvement. beaucoup
d'idées de savants et scientifiques tels Descartes et Leibniz trouvent leur ecos dans l'architecture baroque.
Pour répondre à la crise, une campagne de propagande intensive et multiforme en usant de l'image.
Les caractéristiques de cette propagande sont : l'étendue et le moyen dont elle sert.
Le propre de l'image baroque c’est la suspension des facultés intellectuelles; L'image ne démontre pas,
elle montre et incite à des actes, elle excite à certains pratiques réelles et concrètes.
^Le langage baroque ou classique s’adresse à des hommes qui vivent le drame des déchirures des
chrétiens. cette architecture se marque par ses gloires au dessus des tabernacles, qui marquent la présence
de Dieu, par des retables sur les autels qui donnent à contempler les mystères du Christ, par ses tableaux
qui montrent les saints en extase ou des martyrs, par la lumière qui descend du ciel par les vitres blanches
du dôme et de la nef.^ (citation du pere Violle)
L'idée fondamentale c’est relier les principales stations de pèlerinage de la ville par des rues larges et
droites.
Les intersections principales signalées par des obélisques présentent un accent vertical.
Le réseau urbain qui en est résulté n'était pas organisé autour d’un foyer principal, mais reliait un certain
nombre d’édifices et de places.
Les voies principales furent marquées par des obélisques destinés non seulement à introduire un accent
vertical mais aussi à servir d’axes aux changements de direction des rues.
Le système général étant en place .Les contributions nouvelles ont consisté essentiellement à créer de
grands foyers monumentaux et parmi les foyers symboliques
La place du peuple
La trifurcation de la porta del popolo à l'intérieur de Rome est d’une importance particulière dans le plan
de Rome baroque.
Elle représente le prototype de l'un des motifs fondamentaux des cités baroques:
les voies rayonnantes, dont la convergence ou la divergence est ordonnée par rapport à un foyer
significatif.
Jusqu'à l'époque de Sixte V, cette place était uniquement un point d’ou partaient trois rues mais
l'obélisque érigé en 1589 fit d’elle un véritable nœud urbain, et vers le milieu du XVII° sc. elle fut
Le 15 mars 1662 furent jetées les fondations des deux églises jumelles de Carlo Rainaldi.
Les deux églises sont symétriquement placées sur les deux espaces formés par les trois voies rayonnantes
et apparaissent ainsi comme une entrée monumentale.
La rencontre aussitôt des deux coupoles, Une initiation aux trésors que recèle Rome.
Les voies rayonnantes de la place du peuple incitent au développement d’une symétrie monumentale
chère à l'âme baroque.
Or les deux sites étaient de largeur différente, les deux eglises vont avoir des coupoles aux diamètres
différents
Rainaldi, l'architecte des deux projets,il a donné à l’église située sur le terrain le plus étroit une forme
ovale et a réduit le diamètre apparents jusqu'à le rendre égal au diamètre de sa jumelle
Vues de la porte d'accès à la ville, les deux églises ont l’air semblables bien qu’en réalité elles soient
différentes.
Les deux églises assurent également une transition entre les blocs de maisons situées derrière et la place,
avec leur portique profond faisant saillie sur l'espace urbain qui s’étend devant.
Ces portiques ne sont pas des volumes ajoutés à l'église proprement dite, mais constituent une partie
organique de ensemble.
La place navona Dans Rome baroque, la place Navona joue un rôle particulier
Sa forme a été déterminée pour l’essentiel par le stade de l'empereur Domitien, inauguré l'an 86 av. J.-C.
Au Moyen Age, des habitations construites sur les ruines romaines mais l’espace central resta inoccupé et
devint le lieu de distraction populaire.
Le pape Sixte IV (1471-1484) :Un marché destiné aux habitants du quartier Renaissance situé à proximité
Mais en même temps ,elle est délimitée de fagon a ce qu'elle devient un emplacement au lieu d'être une
voie de passage
Les édifices ont la même échelle d’ensemble apparaissent comme des surfaces plutôt que comme
volumes.
Elle fait apparaître les autres constructions comme des variations plus simples sur les mêmes thèmes de
base, leur conférant une signification qu’ils n’auraient pas par eux-mêmes.
Le mur-écran
La façade de Sainte-Agnès fait partie intégrante de cet écran et l'on ressent mieux, grâce à elle, le
caractère intérieur de la place
Loin d’avoir un caractère abstrait, géométrique, elle vit en perpétuelle interaction avec les éléments qui la
bornent.
d'une part, l'église et la place se trouvent placées dans un rapport de dépendance agissant par lequel
l'espace extérieur semble pénétrer dans le volume de l'édifice.
et d’autre part , la coupole convexe qui surmonte la façade est mise en contact avec la place . La façade
concave de Borromini fait ressortir ce phénomène avec force.
L’une des créations les plus réussies de l’architecture baroque de dimensions réduites, l'un des rares
exemples d'espace urbain conçu et réalisé par un seul architecte
Ces qualités ont été relevées dans la place du peuple et la place navona mais ici ce problème se présente
Un dessin de cet architecte indique les démolitions nécessaires pour mener à bien le projet, et montre
aussi comment Cortone a voulu imposer une délimitation qui fait que L'église fait fortement saillie sur
l'espace de la place.
Cette solution donne au visiteur le sentiment qu’il est à l'intérieur de l'église dès qu’il pénètre dans la
place ; le plafond portique est au milieu de l’espace, tout en faisant totalement partie de l'église.
L’intégration de l’église et de la place est renforcée par le traitement des murs. Les maisons, formant un
front continu tout autour de la place; ont deux étages et un attique de faible hauteur
La corniche et la balustrade de l’attique se prolongent derrière les flancs de l’église, s'incurvent vers
L'intérieur selon un profil concave.
les murs courbés appartenant aux maisons, sont articulés au moyen de pilastres faisant suite aux éléments
de l'étage supérieur de l'église.
Au rez-de-chaussée on trouve une continuité plus simple sur le pourtour (circonférence) de la place.
Un plan trapézoïdal
Un plan circulaire
L’espace devient ainsi une sorte d'immense atrium dont le caractère aurait été encore renforcé par l'entrée
monumentale qui avait été prévue par le Bernin entre les deux bras.
Au delà des artifices perspectifs mis en place par le Bernin, Elle se distingue essentiellement par :
Au lieu d’une forme statique et finie, Une interaction avec le monde extérieur exprimée par la colonnade
transparente
On pouvait apercevoir des jardins entre les colonnes, ce qui faisait apparaître la place comme partie
internaute d’un contexte ouvert et plus général
celle d’un nœud , toutes les directions s'unissent et se raccordent à l'axe longitudinal conduisant à l'église.
Une synthèse idéale est ainsi créée entre : La concentration / L’orientation longitudinale vers un but /Le
thème se répète à l'intérieur de l'église
La colonnade de Saint Pierre peut s'analyser de deux fagons dans sa relation avec L'église :
ce qui était Traditionnellement un élément de l'église A été transformé en Un élément urbain, « lié au
reste de la ville par tout un réseau de rues ».
Les places analysées plus haut révèlent une forte interaction, complicité entre l'espace public et les
édifices formant les limites des places.
La confusion labyrinthique de la ville du moyen âge est remplacée par une image simple, globale, aux
repères francs
la ville accède ainsi au mieux lisible, mais La ville baroque est plus subtile
La ville baroque est : Théâtrale /S'expose /elle est le support d’un message (un outil de
communication)
Une manipulation de l’espace urbain : du visite au visuel en faisant appel à 3 qualités spatiales :
La lumière instantanée
Le tableau de Caravage figure un fait donné dans une Soudaineté soulignée par un éclair de lumière
particulière
En avant plan, L’image est violemment éclairée par un coup de lumière alors que Le fond est noir,
inexistant
Un fait brut :
Deux conséquences
Pietro Perugino , Le Christ remettant les clés à saint Pierre, 1486, fresque de la chapelle Sixtine, Rome.
La dématérialisation de la sculpture:
Le marbre dur et froid devient Nuage envole d'étoffe Flamme d'où surgit l'ange;
L’assimilation de la sculpture a une peinture:
Dans un cadre architecturé, la scène occupe une niche ou le jour est amené par un oculus.
L’image et le réel sont mises sur le même plan (l'ange et la vision de la sainte pendant son extase)
Quant à la façade, Un écran qui s’interpose entre la rue et la construction, on ne voit plus l'édifice, en
découpe de lui instantané
L'édifice se fragmente
l'édifice baroque n’est plus conçu a priori, dans une unité qui exigeait du temps de la Renaissance
(Brunelleschi)
un lieu irréel /un lieu ideal qu’on avait peu de chance de trouver en ville
Il se fragmente pour révéler des réalités qui, comme autant de faits entrent en concurrence : le paysage de
la ville /le monde de la rue /l'intérieur de l'édifice
En perdant son unité, l'édifice baroque reconnaît la ville, mais il se rend complice d’elle pour mieux lui
échapper.
● Caractéristiques
Le baroque recherche le mouvement, y compris dans l'architecture. Une façade baroque n'est
pas rectiligne, elle peut être ondulée ; on peut également rajouter, aux étages les plus bas, des avancées
avec lesquelles jouent des parties en retrait, on profite de l'intervalle ainsi créé pour y loger un balcon.
Dans les églises, à la rigueur du plan carré ou en croix grecque de la Renaissance, on préfère le
plan ovale ou elliptique beaucoup plus souple. Borromini a même l'idée de construire une église
au plan en abeille pour plaire à son commanditaire dont les armoiries portaient des abeilles.
Pour relier deux étages de largeurs différentes, on utilise des contreforts en forme de grosses volutes
enroulées sur elle-mêmes qui sont caractéristiques de l'art baroque (voir l'église de la Salute à Venise).
On juxtapose des volumes et des hauteurs différentes qui créent un mouvement d'ensemble du
bâtiment.
Les façades sont animées par une profusion décorative souvent sculptée. Les ouvertures encadrées
par des draperies de pierres ont des formes qui juxtaposent carrés ou rectangles avec le cercle ou l'ovale
(oeil de boeuf). Les frontons triangulaires sont brisés avec la partie haute décalée vers le haut ou
manquante ; le fronton peut associer le triangle et l'arc de cercle. Tout ce qui rompt la régularité est mis
en oeuvre.
Alors qu'à la Renaissance, on recherche l'éclairage uniforme à l'intérieur des édifices, le baroque, lui,
joue sur les contrastes qui animent l'espace. Certaines parties fortement éclairées voisinent avec des
parties dans la pénombre, ce qui accentue la théâtralité.
On y parvient en créant des volumes rentrants et des volumes saillants. La colonne torse, animée d'un
mouvement en spirale ascendante, voit le jour (voir le baldaquin de la basilique Saint-Pierre de Rome),
elle va s'imposer partout. L'architecte et théoricien Guarini propose de créer un « ordre ondulé » qui
compléterait les ordres classiques (toscan, dorique, ionique,corinthien, composite), nouvel ordre où les
bases des colonnes, les colonnes et les entablements seraient ondulés.
Murs et plafonds se surchargent de décorations souvent sculptées qui arrivent à masquer
l'architecture.
(Les édifices choisi comme exemple pour l’architecture baroque sont succinctement
cités entre diapos 1-52 de la séance 9)
Classicisme et renaissance française
La renaissance est un ensemble assez grand qui doit son unicité au langage gréco-romain.
L’architecture privée (rois et bourgeois) en est bénéficiaire, on donnait une grande importance
à l’ornement.
Origine de cette architecture prend source en Lombardie, région ayant subi le contrecoup de la
révolution italienne.
art d’importation :
Les artistes étaient italiens, les maçons français. L’influence de ces derniers était limitée face à la
forte envie de conservation des traditions de la part des ouvriers et leur rejet de l’étranger.
Mise en place lente due au manque de culture, traitée de « culture de païens » de par l’église.
Le déclin du gothique n’avait rien à voir avec les italiens venus en France.
Les maîtres maçons, ne sachant pas ce qu’est un plan, chercheront automatiquement à s’en
écarter, poussant à une dérive fantastique du bâti.
Vers 1540 : Les maîtres maçons se disent architectes. Et par architectes, ils visent :
- Pouvoir indiquer les traits généraux d’un projet - Deviseur - Bourgeois - Capable d’hériter des
titres - Considéré membre du clergé
L’architecture repose sur une théorie, faisant d’elle un métier savant, que Serlio adaptera en
français.
Ce classicisme français verra une première tentative d’exécution dans le Louvre, sous
forme de classicisme réglé.
Le 17ème siècle :
Le classicisme, en tant que terme, est apparu au 19ème siècle, il s’oppose au romantisme et au
baroque et est venu qualifier la production artistique française. L’origine du mot « classique »
vient de l’Antiquité : Le 6ème roi de Rome avait réparti la société en six catégories qu’il nomma
« classes ».
Le mot classicus désigne : une seule classe au sommet de la hiérarchie sociale, la plus
riche ; « les citoyens de première classe ».
Au Moyen-Age ; classique = canonique. A savoir une règle à suivre, une loi fixe qui est ce qui est
meilleur.
Pour les romains ; classicus signifie « appeler » , il désignait les trompettes qui appelaient les
romains aux assemblées.
En bref :
On cherchait à dépasser le génie de l’antiquité de par : - L’autorité des anciens - La pureté - La
pédagogie.
La noblesse de robe (les bourgeois hay7gro 3la cha3b) : accroissement du rôle de la bourgeoisie
dans une société secouée de crises diverses ; la pénurie alimentaire et une production en déclin.
Henri IV (4) cherchera à renforcer l’unité du pays par le biais de la construction ; l’Art de
Bâtir. Il fera appel aux architectes pour redonner au pays sa prospérité et mettre en avant la
couronne.
(Haystaghl l’héritage lmsla7to, you know, 3acha lmalik ): Transposer l’héritage de l’antiquité et
celui de la renaissance à ses propres fins pour fixer les formes et conditions.
Il visait une doctrine fixée prônant : - L’ordre - La clarté d’expression - L’élégante sobriété- La
noblesse et convenance des sentiments Le classique = conformisme, conservatisme et académisme
suite : places royales
-Les bâtiments autour sont caractérisés par une façade courbée et un corps comprenant un ordre
colossal ionique.
Place Vendôme :
-Elle est conçue par Mansart pour servir de centre au nouveau quartier situés à l'ouest De Paris
-Organisé par une succession de carrés et de rectangles statiques dont les lignes commandées par des
rapports géométriques avec celles de la demeure dont le cadre et la continuation.