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Pollution des sols et ses impacts

Le document décrit les différents types de pollution des sols, leurs causes et leurs impacts. Il mentionne également le nombre important de sites pollués ou potentiellement pollués en Europe et en France. Des mesures sont effectuées pour évaluer la qualité des sols et surveiller les pollutions.

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Pollution des sols et ses impacts

Le document décrit les différents types de pollution des sols, leurs causes et leurs impacts. Il mentionne également le nombre important de sites pollués ou potentiellement pollués en Europe et en France. Des mesures sont effectuées pour évaluer la qualité des sols et surveiller les pollutions.

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La notion de 

pollution du sol désigne toutes les formes de pollution touchant n'importe quel type


de sol, notamment agricole, forestier et urbain.

La distribution horizontale et verticale des polluants (métaux et métalloïdes notamment) n’est pas


stable : elle varie dans l'espace et le temps selon les conditions de sol et de température, et selon le
type et la forme chimique du polluant, et selon le degré de bioturbation du sol1. De même un sol
pollué devient à son tour une source possible de diffusion (directe ou indirecte) de polluants dans
l'environnement, via l'eau, les envols de poussières, émanations gazeuses ou via une reconcentration
et transfert de polluants par des organismes vivants (bactéries2, champignons, plantes, vers de
terre, etc. à leur tour mangés par d'autres espèces).

À titre d'exemple, au début des années 2000, l'Europe comptabilisait environ 342 000


sites contaminés et plus de 2,5 millions de sites potentiellement contaminés3, et la France comptait
environ 230 000 sites pollués ou potentiellement pollués par l'industrie ou des services dans le pays 4,
dont près de 4 000 faisant l’objet de mesures de surveillance, de diagnostic ou de réhabilitation 4. Il
faudrait y ajouter les anciennes décharges municipales (au moins une pour chacune des 36 000
communes), les pollutions d'origine militaire, agricole, cynégétique, etc.

Aux États-Unis, un fond spécial dit Superfund, avec contribution des pollueurs, est consacré au
traitement des cas les plus graves, sous l'autorité directe de l'État fédéral.

Éléments de définition[modifier | modifier le code]

Un sol est dit pollué quand il contient un ou plusieurs polluants ou contaminants susceptibles de


causer des altérations biologiques, physiques et chimiques 5,6,7.

Le polluant se définit comme un altéragène biologique, physique ou chimique, qui au-delà d'un
certain seuil, et parfois dans certaines conditions développe des impacts négatifs sur tout ou partie
d'un écosystème ou de l'environnement en général 8. Autrement dit, la pollution du sol est comprise
comme altération du biotope constitué par l'humus (ou tous autres types de sols) par l'introduction
de substances toxiques, éventuellement radioactives ou d'organismes pathogènes entraînant une
perturbation plus ou moins importante de l'écosystème9.
Selon le polluant et le contexte, ses impacts seront 9 :

 directs ou indirects ;

 locaux et stabilisés ou étendus et mobiles (mobilité dépendant souvent de paramètres liés à


l'eau, aux envols de poussière et au pH du sol ou du substrat polluant ou de phénomènes
de bioturbation) ;

 immédiats ou différés ;

 de surface, profond ou de « subsurface » (avec dans chaque cas des impacts


écotoxicologiques différents).

Articles détaillés : Pollution, Contamination (toxicologie), Fond géochimique et Référentiel


pédologique français.

Degré de gravité[modifier | modifier le code]

Il est relatif :

 à la nature du polluant ou perturbateur pour une ou plusieurs espèces, mutagène,


cancérigène, reprotoxique, plus ou moins dégradable ou non-dégradable) ;
 à sa capacité éventuelle à changer ou perturber le fonctionnement d'un écosystème ou de la
biosphère ;

 à la nature du sol (par exemple un sol faillé, fracturé, drainant ou acide accélèrera la diffusion
de métaux, alors qu'un sol homogène, argileux ou basique la freinera) et à sa
position biogéographique et à son usage (cultivé, brouté, jardiné, etc.), ainsi qu'à la surface
et profondeur touchées ;

 à des problèmes émergents posés avec l'introduction de plus en plus fréquente de


propagules d'espèces invasives ou de pathogènes lors de transports de sols.

Mesures et accessibilité des données[modifier | modifier le code]

Le nombre des sols répertoriés comme pollués ou pour avoir pu l’être, (ici en France pour la base de
données BASOL, telle que mise à jour en décembre 2007), ou le nombre de sites surveillés reflète le
passé industriel des régions. Les pollutions d'origines militaires, agricoles, cynégétiques (plomb) ne
sont pas encore prises en compte dans ce type d'inventaire.

Les principales sources de pollution des sols varient considérablement selon les pays et leurs
ressources (énergétiques fossiles, géologiques et minières notamment).
Polluants les plus recherchés dans les années 1980-2000, ici les plus souvent cités dans les études
faites dans quelques pays d'Europe (2006). Ceci traduit aussi la pression de recherche de ces
polluants.

À cause des retombées aériennes diffuses de l'industrie, du chauffage, des transports, de


l'agriculture, des essais nucléaires ou de l'accident de Tchernobyl, aucun sol européen ne peut être
considéré comme indemne de pollution à l'état de trace. Des sites pollués très au-dessus de la
moyenne ou suspectés de l'être sont répertoriés dans tous les pays de l'UE (dans Basias & Basol en
France), en vue de les dépolluer, de les suivre ou d'éviter de les utiliser pour certaines activités. Ce
graphique présente le nombre de sols dépollués, pollués, probablement pollués ou abritant une
activité polluante, et leur statut (état 2006) 10.

Dépenses annuelles de restauration de sites dans certains pays européens comme d'euros par
habitant (source : [Link]
for-management-of-contaminated-sites-eur-per-capita [archive] EEA, European Soil Database /Data
and maps, CC-by-2.5.
Dépenses en dépollution pour quelques pays (européens) en proportion de leur PIB.

Des mesures qualitatives et quantitatives sont faites, autrefois en laboratoire et parfois


maintenant in situ grâce à des matériels portables (spectrométrie de fluorescence X, sondes
d'analyseurs automatiques (pour l'eau) et peut être bientôt spectroscopie sur plasma induit par
laser pour l'eau, l'air et les sols). On commence aussi à pouvoir mesurer, à coûts raisonnables, la
diversité des gènes de micro-organisme du sol, sans s'intéresser aux espèces (souvent encore
inconnues ou très mal connues).

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la prise de conscience de la pollution croissante de
l'environnement, divers systèmes de surveillance (« monitoring ») de la qualité des sols ont été mis
en place pour des sols agricoles, urbains et naturels. Leur objectif est d'aide et de conseil, parfois
d'action réparatrice et de gestion des pollutions (séquelles minières et industrielles, séquelles de
guerre, séquelles agricoles, etc.), intégrant aussi la présence d'organismes pathogènes ou nuisibles
dans le sol.
Depuis les années 1990, en Europe notamment avec les travaux des Pays-Bas (projet de suivi fin
d'environ 70 % de la superficie de sols des Pays-Bas) et dans le cadre de la prépation d'une directive
Sol, des tentatives de caractérisation écologique du sol sont également en cours pour améliorer la
durabilité et soutenabilité des écosystèmes et services écosystémiques essentiels rendus par les
sols11. Une difficulté est l'interaction complexe des systèmes de sol avec l'économie, l'agroéconomie
en particulier, et la société11. Les modèles distinguent généralement quatre types de capitaux : le
capital naturel, humain, social et de production. Les caractéristiques biologiques les plus suivies sont
la biomasse microbienne, la diversité des nématodes et des vers de terre12 (ainsi, mais moindrement
qu'en champignons13 qui jouent un rôle majeur dans le cas des forêts notamment).
Dans une approche bioindicatrice, la naturalité, diversité et l'abondance des organismes des couches
supérieures du sol fournissent des indices pertinent de stabilité et résilience du sol en tant
qu'habitat et élément majeur de l'écosystème, reste à les évaluer et surveiller de manière pertinente,
quantitative et plus qualitative, c'est un des domaines encore peu développé de la recherche
agronomique11.

Une approche fréquente, « utilitaire », en urbanisme notamment, est d'analyser la qualité et


pollution des sols pour en dériver un « aptitude à l'emploi », mais avec encore des lacunes dans les
connaissances et un « goulot d'étranglement majeur » qui est la collecte et l'accès aux données de
monitoring et surveillance11.

Cartographie et registres

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