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Le document décrit le tourisme durable en Tunisie. Il présente le développement du secteur touristique tunisien, notamment le cadre institutionnel et les stratégies mises en place. L'analyse se concentre sur la durabilité économique du secteur, en examinant des indicateurs comme la saisonnalité, la valeur ajoutée et les investissements touristiques.

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Le document décrit le tourisme durable en Tunisie. Il présente le développement du secteur touristique tunisien, notamment le cadre institutionnel et les stratégies mises en place. L'analyse se concentre sur la durabilité économique du secteur, en examinant des indicateurs comme la saisonnalité, la valeur ajoutée et les investissements touristiques.

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montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 1

République Tunisienne

Ministère de l’Environnement Agence Nationale


et du Développement Durable de Protection de l’Environnement

Le Tourisme Durable
en Tunisie

Edition 2010
Thème du projet : le tourisme en tunisie

Lieu : Kanteoui , Beb Bhar sousse -

Les taches specifique : d’abbord la tunisie a tous les élements d'attraction touristique il y a me forte
motorieté touristique aux niveaux officiel et populaire et le touriste en tunisie trouve ce qu’il vent . En
plus de ses plages qui font en viron 1200 km de lonng sur les eaux de la mer , qui sont equipes
d'installations touistique de pointe et services, ainsi que des trésors du patrimoine des antiquites et des
musées, et c'est ce que la vidéo explique et nous avont fait interview simple avec les touristes. Paul de
grand – Bretugne et John d'amerique , et ils ont parler des raison des plus importentes qui les ont
poussés de choisir la tunisie comme destination touristique

Enfin, nous avons fait unee etude approfondie et précise du tourisme en tunisie du point de vue
économique Et pratique l'ojectif de cette recherche , est non seulement le developpement externe de
tourisme mais aussi le developpement interne en montrent des clips vidéos de quelques lieux qui
méritent d'étre visités.
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SOMMAIRE

1 Développement du secteur touristique en Tunisie 11


1.1 Cadre institutionnel et juridique du développement touristi-
que en Tunisie 12
1.1.1 Cadre institutionnel 12
1.1.2 Cadre juridique 13
1.2 Stratégies de développement du secteur touristique en
Tunisie 14
1.3 L’activité touristique en Tunisie 17
1.3.1 L’offre touristique 17
[Link] L’hôtellerie 17
[Link] L’animation 18
[Link] La restauration 19
[Link] Les agences de voyages 19
1.3.2 La demande touristique 20
[Link] Les arrivées internationales aux frontières 20
[Link] Les nuitées réalisées dans les hôtels en Tunisie 22
[Link] Durée moyenne de séjour 24
1.3.3 Réflexions relatives aux statistiques touristiques 25

2 Analyse de la durabilité du secteur touristique en Tunisie 26


2.1 La durabilité économique 28
2.1.1 Saisonnalité de l’activité touristique 28
2.1.2 Valeur ajoutée et contribution dans le PIB national 31
2.1.3 Les investissements touristiques et contribution dans la for-
mation du FBCF 33
2.1.4 Effets d’entrainement sur l’économie tunisienne 35
2.1.5 Place de la Tunisie dans l’économie internationale et compéti-
tivité 36
[Link] Les recettes touristiques 36
[Link] Les investissements directs étrangers dans le secteur touris- 38
tique
[Link] La compétitivité internationale du secteur touristique 39
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SYNTHESE

e tourisme est reconnu, à l’échelle mondiale pour sa contribution écono-


L mique, notamment au développement local, et ce à travers la génération
des rentrées en devises, l’effet d’entraînement sur les autres secteurs de
l’économie et la création d’emplois. D’autres objectifs sont aussi assignés au
tourisme. Ils sont d’ordre culturel et naturel. Le tourisme aujourd’hui est un
vecteur de protection et de mise en valeur des sites naturels, ayant un
potentiel touristique, de promotion de la culture et du patrimoine locaux et
de réduction de la pauvreté. Ceci dit, l’on reconnaît aussi les impacts néga-
tifs du tourisme, notamment les pressions exercées sur les ressources
naturelles (eau, sol, énergie), la pollution, la pression sur la population locale.
Il est donc nécessaire d’analyser les performances socio-économiques du
secteur tout en prenant en compte les coûts sociaux qu’il génère. L’analyse,
de ce fait, se fera dans une logique de développement durable à travers trois
dimensions : la durabilité économique, la durabilité socio-culturelle et la dura-
bilité environnementale. Ces dimensions sont inter-reliées et interagissent
d’une manière complexe.
Durabilité économique
L’analyse de l’activité touristique montre que la Tunisie peine à diversifier son
produit touristique qui reste concentré sur le balnéaire avec d’autres « pro-
duits » (Il est plus adéquat de les traiter comme des activités culturelles,
sportives et de loisirs) développés autour du balnéaire, tels que le golf, la tha-
lassothérapie, le saharien et la plaisance.
L’analyse de la demande montre une forte dépendance des marchés euro-
péens, avec le développement d’un tourisme intra-régional qui peine à décol-
ler. En plus, il convient de signaler que la croissance des différents indica-
teurs de performance touristique a fluctué au cours des IXème et Xème
plans. Ceci représente un risque de non-durabilité de l’activité touristique
ainsi que de ses performances économiques.
On a aussi pu remarquer l’émergence du marche maghrébin qui repré-
sente de plus en plus une part importante des arrivées, cependant la fré-
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quentation des hôtels reste très faible (moins de 3%). Un autre tourisme se
développe basé essentiellement sur la location chez l’habitant et qui recher-
che d’autres services (sante, éducation, commerce, transport….).
Le tourisme tunisien est aussi caractérisé par la saisonnalité de l’activité qui
a un impact sur les recettes, les emplois et les autres secteurs de l’écono-
mie ainsi que sur le niveau de vie des populations locales. Le secteur du tou-
risme dépend aussi largement de la conjoncture économique internatio-
nale; une récession économique au niveau des principaux marchés euro-
péens affecte directement l’économie touristique tunisienne.
La saisonnalité de l’activité touristique représente un risque de non-durabi-
lité dans la mesure où :
o Les emplois touristiques sont aussi saisonniers notamment dans les caté-
gories les plus vulnérables économiquement.
o La saisonnalité crée des problèmes de congestion lors des périodes de
pointe de l’activité touristique dégradant la qualité de l’expérience touristi-
que pour les visiteurs et engendrant le sentiment d’irritation chez la popu-
lation locale.
o La saisonnalité engendre la hausse des prix et la pénurie de certains pro-
duits consommés par la population locale.
L’analyse de l’évolution des investissements touristiques a pu montrer un
recul notamment au cours du Xème plan. Ceci représente un risque de non-
durabilité aussi bien pour l’activité touristique que pour l’économie tuni-
sienne. En effet, une baisse de l’investissement ne favorise pas la création de
l’emploi dans le secteur et ne contribue pas à la dynamisation de l’économie
tunisienne.
Les performances enregistrées en matière d’investissements touristiques
peuvent être expliquées par les aspects suivants :
o La faible rentabilité du secteur. En effet, le coût d’investissement au lit dis-
ponible représente entre 3 et 4 fois les recettes au lit disponible. Cette
situation a plongé le secteur dans une situation de surendettement
comme le souligne le rapport de Fitchrating de 2007. Cette situation a
engendré la réticence des banques dans l’offre de capital nécessaire pour
le développement du secteur touristique tunisien qui est à forte intensité
capitalistique.
o Même dans les régions du développement régional bénéficiant d’un large
éventail d’incitations, les investissements touristiques sont faibles, voire
quasi absents. Ceci s’explique par la faible accessibilité de ces régions, la
faible qualité de l’infrastructure de base, la faible qualité des attractions
culturelles et naturelles qui nécessitent des mises en valeur à vocation tou-
Tourisme Durable
en Tunisie ristique, et une promotion institutionnelle basée essentiellement sur le bal-
néaire.
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La part des recettes touristiques dans les exportations tunisiennes a aussi


baissé de manière notable au cours du Xème plan. Cette baisse de la part
relative est expliquée par la conjoncture difficile subie par le secteur au
début du plan et par la croissance importante réalisée par les autres activi-
tés économiques exportatrices telles que les industries mécaniques et élec-
triques, les autres services tels que technologies de l’information. L’évolution
annuelle des recettes montre aussi des fluctuations importantes. Ceci
représente un risque de non-durabilité dans la mesure où l’incapacité de
générer des recettes constantes rend difficile le financement de l’exploita-
tion des entreprises touristiques. Cette fluctuation et notamment la chute
des recettes à partir de 2001 montrent la forte dépendance du tourisme
tunisien de la conjoncture internationale.
Durabilité Socio-culturelle
L’analyse de la pression sociale par région montre une forte pression
sociale qui risque d’engendrer un sentiment d’empathie envers les touristes
et d’affecter donc la durabilité sociale du développement touristique et la
compétitivité de la destination Tunisie sur le long terme.
Outre sa contribution dans l’économie nationale, le tourisme contribue
dans la création des emplois directs et indirects. L’analyse régionale de
la part des emplois dans l’emploi total montre une forte contribution du
tourisme. Toutefois, cette forte contribution représente un risque de
non-durabilité dans la mesure où elle caractérise une forte dépendance
de l’économie régionale au tourisme. L’emploi touristique est précaire et
instable étant donné la saisonnalité de l’activité. Selon l’enquête de
l’Observatoire National de l’Emploi et des Qualifications, les permanents,
dans les hôtels, représentent 34% de l’effectif, les non-permanents 58%,
les stagiaires et les apprentis 8%.
Le taux d’encadrement hôtelier reste faible en Tunisie avec 6,4% ; il risque
d’affecter la qualité des services hôteliers et donc la durabilité économique
de l’activité et ainsi la durabilité des emplois touristiques.
La saisonnalité de l’activité touristique engendre la concentration spatio-
temporelle des flux. La congestion implique la dégradation de la qualité de
l’expérience touristique d’une part, et génère un sentiment d’irritation et
d’empathie, d’autre part.
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La promotion du tourisme culturel, en quête d’inscrire le tourisme tunisien


dans une logique de durabilité, reste au stade embryonnaire. Les entrées
aux sites culturels a la même évolution que les arrivées aux frontières ou
encore les nuitées. Ceci montre que les activités culturelles sont liées au tou-
risme balnéaire, ce qui représente un risque de non-durabilité culturelle et
économique en termes d’attractivité et de positionnement stratégique.
Durabilité environnementale
La concentration de l’activité touristique sur le littoral (95% de la capacité
hôtelière et 92% des nuitées) exerce des pressions sur le littoral sous forme
d’érosion (Djerba, Sousse, El kantaoui, Tabarka) et de pollution de l’eau de
mer (Cap Gammarth). Ceci représente un risque de non- durabilité de l’ac-
tivité touristique et affecte la compétitivité touristique à long terme.
La nature balnéaire du tourisme tunisien et son caractère saisonnier exer-
cent des pressions sur les ressources naturelles notamment l’eau et l’éner-
gie. La consommation de l’eau, bien qu’elle ait chuté lors des dernières
années suite à la tarification de la Société Nationale d’Exploitation et de
Distribution des Eaux (SONEDE), reste largement supérieure à l’objectif stra-
tégique de 300 litres par nuitée que s’est fixée la Tunisie. La consommation
de l’énergie par nuitée reste croissante sur la période 1997-2006.
Dans le cadre du développement du tourisme durable en Tunisie, le dévelop-
pement de l’écotourisme reste au stade embryonnaire. Malgré la richesse
Tourisme Durable
en Tunisie
paysagère et naturelle de la Tunisie et l’institution de plusieurs aires proté-
gées, l’activité éco touristique reste limitée aux chercheurs et assimilée à
des activités récréatives par la clientèle nationale.
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 10

10

Introduction
Sa situation géographique, ses richesses naturelles et son patrimoine socio-
culturel confèrent à la Tunisie des atouts certains en matière touristique. La
politique de développement touristique poursuivie depuis plus de trois décen-
nies a permis de développer une stratégie de mise en place de plans d’amé-
nagement du littoral. En effet, des normes claires furent adoptées (100 lits
à l’ha, 0.25 de front de mer par lit et 8 à 10 m2 de plage par touriste) per-
mettant la protection de l’environnement et la sauvegarde des espaces
verts et archéologiques.
Ces plans d’aménagement ont permis la mise au point et l’exécution de pro-
grammes d’infrastructures tant au niveau national avec la réalisation de 7
aéroports internationaux, le renforcement et la modernisation d’un réseau
routier et la priorité accordée à l’alimentation des zones touristiques en eau
potable, énergie électrique et gaz naturel, qu’au niveau régional avec la mise
en place de programmes d’équipement des zones touristiques.
La Tunisie compte en 2006, 826 établissements hôteliers répartis sur 11
régions touristiques, avec une capacité de 232 000 lits hôteliers dont
208 883 lits pour les établissements classés de 1 à 5 étoiles. Sur le plan
qualitatif, les hôtels de catégorie 5 et 4 étoiles ont représenté en 2006,
47% de la structure hôtelière contre 45% en 2005.
Du point de vue de la demande, durant l'année 2007, la Tunisie a enregistré
l'entrée de 6,7 millions de touristes étrangers contre 6.549.549 en 2006,
marquant ainsi une hausse de 3,2% et engendrant 37,4 millions de nuitées.
La part de la Tunisie dans la région méditerranéenne représente 2,5% du
flux touristique.
Ces performances touristiques se sont répercutées sur les performances
économiques du secteur :
o Contribution dans le PIB national de l’ordre de 6,5%.
o Création d’emplois, durant l’année 2006, de 800 emplois directs et 2401
emplois indirects, ce qui porte l’ensemble des emplois directs à 92.735 et
celui des emplois indirects à 278.206.
o Couverture de 63,5% du déficit de la balance commerciale du pays par les
recettes générées en 2006.
Par ailleurs, considéré comme un secteur transversal, le tourisme exerce
un effet d’entraînement sur les autres secteurs de l’économie :
o 1 DT investi dans le secteur touristique génère une production globale
dans l’économie tunisienne de l’ordre de 2,014 DT.
o Le secteur touristique consomme 10,47% de la production de l’industrie
agroalimentaire, 3,56% de la production du secteur de l’eau, 3% de la
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11

production agricole et 3% de la production du secteur de l’énergie.


L’activité touristique évolue dans une dynamique compétitive. Cette compé-
tition ne se fait pas seulement au niveau méditerranéen, elle devient suite à
la déréglementation du trafic aérien globale.
La compétitivité à long terme est perçue comme une composante essen-
tielle pour la durabilité de l’activité touristique. Une activité touristique non
compétitive ne peut, de ce point de vue, perdurer. La démarche méthodolo-
gique qu’on adoptera tout au long de ce travail se basera principalement sur
la durabilité de l’activité touristique. En effet, le principe de tourisme durable
implique de préserver les ressources naturelles, historiques et culturelles
dont le tourisme tire partie. Le tourisme durable signifie que : la mise en
valeur du tourisme n’induit pas de problèmes écologiques ou socioculturels
graves ; la qualité générale de l’environnement des lieux touristiques est
conservée, voire améliorée, les touristes ainsi que les populations locales
sont satisfaits.
On se propose au niveau du présent document sur le tourisme durable
d’analyser ces principaux facteurs, d’évaluer les enjeux et les défis en
matière de durabilité de l’activité et de proposer quelques recommanda-
tions générales pour une meilleure prise de décision.
1 Développement du secteur touristique en Tunisie
Avant d’entamer l’analyse des performances du secteur, il convient tout
d’abord de définir ce qu’est le tourisme et le touriste. Selon l’Organisation
Mondiale du Tourisme (OMT), le tourisme est défini comme « l’ensemble des
activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et de leurs
séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour
une période consécutive qui ne dépasse pas une année, à des fins de loisirs,
pour affaires ou pour d’autres motifs». La définition du tourisme permet de
montrer que les personnes qui voyagent sont au cœur et à l’origine de ces
dynamismes. En effet, le terme « tourisme » couvre toutes les activités des
visiteurs quelle que soit la durée de séjour. Partant de cette base, et afin de
concevoir le concept d’une manière globale, il est alors indispensable
d’éclaircir le terme de « visiteur ».
On entend par visiteur « toute personne qui se déplace vers un lieu situé
en dehors de son environnement habituel pour une durée inférieure à
douze mois, et dont le motif principal de la visite est autre que celui
d’exercer une activité rémunérée dans le lieu visité ». On peut distinguer
deux types de visiteurs :
Tourisme Durable o Les touristes : ce sont les visiteurs qui passent au moins une nuit dans un
en Tunisie hébergement ou chez des particuliers du lieu visité.
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12

o Les visiteurs de journée : ce type de visiteurs ne passe pas la nuit dans le


lieu visité, ils sont appelés aussi excursionnistes.
Après avoir défini les concepts de tourisme et de touriste, le cadre institu-
tionnel et juridique du secteur ainsi que les orientations stratégiques du sec-
teur sont dressés. Ensuite les performances du secteur sont analysées.
1.1 Cadre institutionnel et juridique du développement touristique
en Tunisie
L’Etat, à partir des années soixante et par le biais de la Société Hôtelière et
Touristique de la Tunisie (S.H.T.T), a joué un rôle important dans le dévelop-
pement du secteur touristique en Tunisie. Il a montré l’exemple en procé-
dant à l’implantation des premières unités hôtelières dans différentes
régions du pays. Le rôle pionnier joué par la S.H.T.T. a été très important
pour engager le pays dans un secteur d’activité qui paraissait très risqué à
l’époque. Il fallait prouver la rentabilité du secteur, vaincre les réticences et
inciter les privés à s’engager pleinement dans cette activité.
Saisissant l’importance socio-économique du secteur touristique, la
Tunisie a défini un cadre institutionnel et juridique adéquat qui a permis
d`inciter les operateurs économiques a s`engager pleinement dans
cette nouvelle activité.
1.1.1 Cadre institutionnel
Le secteur touristique est régi par le Ministère du Tourisme qui s’appuie
sur les structures, administratives et opérationnelles telles que l’Office
National Tunisien du Tourisme (O.N.T.T.) et l’Agence Foncière Touristique
(A.F.T.).
Le Ministère du Tourisme est en charge de la préparation et de la mise
en œuvre de la politique gouvernementale. Il est également chargé
d’améliorer et de promouvoir le tourisme à travers l’encadrement, le
suivi et le contrôle de l’investissement touristique et la promotion de la
qualité des équipements dans les zones touristiques.
L’ONTT a pour mission de mettre en œuvre la stratégie nationale dans le
domaine du tourisme. Dans ce sens, il conçoit et élabore la stratégie de
l’Etat en matière touristique, veille à la mise en œuvre des dispositions
réglementaires concernant ce secteur, assure la formation des cadres
et du personnel touristique, aide, dans le cadre de la législation en
vigueur, les personnes physiques ou morales, publiques ou privées, qui
œuvrent pour le développement du secteur, coordonne les actions en
vue de la promotion du tourisme dans tous ses aspects. De son côté,
l’AFT, créée en 1973, a pour mission d’acquérir, d’aménager et de céder
les terrains nécessaires à la réalisation des projets agrées dans
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13

les zones touristiques.


De leur part, les professionnels opérant dans le secteur, se sont organi-
sés en fédérations et associations, telles que la Fédération Tunisienne de
l’Hôtellerie (F.T.H.) et la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages
(F.T.A.V.).
1.1.2 Cadre juridique
L’industrie touristique a connu trois principales phases en matière de
législation relative aux investissements touristiques. Ces trois phases ont
été marquées par la mise en place de trois codes d’investissement pro-
mulgués respectivement par les lois 69-35 du 26 juin 1969, 90-21 du
19 mars 1990, relative au Code des Investissements Touristiques, et la
loi 93-120 du 27 décembre 1993 relative au Code des Incitations aux
Investissements.
La loi 69-35 du 26 juin 1969 avait pour objectif d’encourager les investisse-
ments dans ce secteur, et ce moyennant des avantages et garanties finan-
ciers et fiscaux. Cette loi avait signé le début de désengagement de l’Etat du
secteur touristique en tant qu’opérateur pour céder la place au secteur
privé. La loi 90-21 du 19 mars 1990, relative au Code des Investissements
Touristiques, avait pour objectif de poursuivre les efforts déployés en
matière de développement touristique. Ce code s’est, principalement, inté-
ressé aux investissements dans l’hébergement touristique. La nouveauté de
ce code est la formule « nouveau promoteur ». Cette formule a permis à des
personnes physiques ou morales de nationalité tunisienne, ne disposant pas
suffisamment de biens propres mobiliers et immobiliers, de créer des uni-
tés hôtelières dont la capacité d’accueil est comprise entre 40 et 200 lits.
Toutefois, ces «nouveaux promoteurs ont fait face à des difficultés financiè-
res dues à des difficultés de commercialisation liées à la taille réduite du
contingent de lits et à l’implantation des unités en deuxième ou troisième
zone.
La loi 93-120 du 27 décembre 1993 relative au Code des Incitations aux
Investissements organise la totalité des activités économiques. Elle est
entrée en vigueur dans le cadre du huitième plan quinquennal de dévelop-
pement (1992–1996). Une des stratégies majeures adoptée dans le cadre
de ce plan fut une pause et de freiner les investissements touristiques en
matière de création, d’extension d’hôtels et d’aménagement de nouvelles
zones. En outre, cette stratégie consistait à renforcer l’effort de rénovation
et la maintenance du parc hôtelier existant, plutôt que de s’engager dans
une politique d’investissement dans le secteur touristique. Ainsi on a assisté
Tourisme Durable
à la suppression de certains avantages tels que la bonification des taux d’in-
en Tunisie térêt. Le nouveau code a aussi crée une distinction entre les zones classi-
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14

ques et les zones de développement régional. Ces dernières vont devoir


bénéficier d’un certain nombre d’avantages financiers et fiscaux. L’objectif
de cette distinction était de créer un certain équilibre régional en matière de
développement touristique.
1.2 Stratégies de développement du secteur touristique en Tunisie
La Tunisie a accordé une attention particulière au développement du tou-
risme ce qui lui a permis d’être classée première destination parmi 124, en
2007, en matière de priorité accordée au développement touristique dans
le cadre du rapport du Forum Economique Mondial sur la compétitivité tou-
ristique. Cette attention s’est matérialisée par la définition des orientations
stratégiques, dans le cadre des plans quinquennaux du développement
socio-économique de la Tunisie et par la fixation d’objectifs quantitatifs et des
ressources budgétaires permettant de les atteindre.
Dans le cadre du IXème plan, les orientations stratégiques ont tourné
autour de quatre axes :
• La diversification et l'enrichissement du produit touristique et le positionne-
ment sur les marchés prometteurs
• L'amélioration de la qualité des services.
• La mise à niveau de l'infrastructure et l'entretien de l'environnement touris-
tique.
• La consolidation du rôle du secteur privé dans le tourisme.
Ces orientations stratégiques permettraient d’atteindre à la fin du plan les
objectifs quantitatifs ci-dessus résumés:

LES OBJECTIFS QUANTITATIFS DU IXÈME PLAN


1996 2001
Nuitées (millions de nuits) 26,1 34,0
1993-1996 1997-2001
Taux de croissance des nuitées 6,3% 5,4%
Taux d'occupation 48,1 51,5%
Recettes touristiques (MD) 1 411 2 280
VIII Plan IX Plan
Investissements (MD prix de 1996) 1 535 1 480
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15

Dans le cadre du Xème Plan, la stratégie de développement du secteur


touristique s’appuie sur l’exploitation de toutes les opportunités de crois-
sance, le développement de créneaux porteurs, la valorisation des res-
sources humaines et la consolidation de la formation professionnelle, la
mise à niveau des entreprises touristiques pour améliorer la qualité et la
compétitivité du tourisme tunisien.
Les principaux axes de cette stratégie sont les suivants:
• Une meilleure intégration à l’économie nationale par la mise à niveau
des entreprises touristiques en améliorant la rentabilité du secteur,
renforçant les activités des autres secteurs, à travers la création de
nouvelles opportunités de dépenses et l’amélioration des activités de loi-
sirs tout en renforçant le rôle du tourisme dans les domaines de l’envi-
ronnement et de l’aménagement;
• L’enrichissement et la diversification du produit par l’aménagement
des espaces susceptibles de susciter de nouveaux investissements
dans les divers produits tels que le tourisme culturel, par la diversifica-
tion de l’offre d’hébergement afin de satisfaire les nouvelles exigences
de la demande, à travers la mise en place d’une stratégie de promotion
et de commercialisation se basant essentiellement sur les
Technologies de l’Information et de la Communication (TIC);
• Qualité Totale du tourisme tunisien par le biais de la mise en place
d’un plan national de qualité, l’instauration d’un cahier des charges rela-
tif au renouvellement et à l’entretien des unités ;
• L’aménagement, l’infrastructure et la protection de l’environnement
par la finalisation des infrastructures des régions touristiques existante
et leur amélioration, la réalisation de l’infrastructure des nouvelles
zones tout en tenant compte des spécificités des produits à développer
tels que le tourisme écologique;
• En matière de marketing et de commercialisation, l’accent est mis
sur la collaboration entre les professionnels, la multiplication des
actions promotionnelles relatives aux nouveaux produits, la promotion
de la Tunisie notamment à travers les TIC, participer de façon continue
aux foires internationales spécialisées.
Ces principales orientations permettront de répondre aux objectifs quan-
titatifs suivants:

Tourisme Durable
en Tunisie
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16

Indicateurs 10ème Plan


Nuitées (millions) 47.2 (en 2006)
Taux d’accroissement annuel 5% par an
Taux d’occupation 57% en 2006
Recettes touristiques (MDT valeur actuelle) 3500 (en 2006)
Investissement (MDT aux prix de 1996) 2565

Les orientations du XIème plan reposent sur la formation et la revalorisation


du rôle des professionnels du tourisme, l’encouragement des particuliers à
la création de structures de formation ainsi que la re-dynamisation des
accords bilatéraux et multilatéraux conclus par la Tunisie avec les pays tiers.
Du point de vue quantitatif, le tourisme tunisien est appelé à se reposition-
ner sur l’échelle mondiale, méditerranéenne et africaine, ce qui se traduira
par un taux de croissance de prés de 5% au niveau des nuitées, ce qui
permettrait de dépasser la barre des 50 millions de nuitées en 2011.
Ce premier objectif ne pourrait être atteint sans une évolution du nombre
de lits qui devrait se développer au rythme de 44 mille lits par an, au cours
de la durée du plan afin que l’on puisse atteindre la capacité de 280 mille
lits à la fin de l’année 2011.
Ceci permettra l’amélioration des revenus, qui selon les prévisions
atteindront 100 dinars/nuit par personne à la fin du XIème plan, contre
74,7 dinars/nuits en 2004, et ceci en prenant en considération un taux
d’inflation de 5% annuel. Cette projection laissera envisager un taux de
développement de 12% annuel, ce qui se traduira par des revenus de l’or-
dre de 5.100 millions de dinars en 2011.
Le tableau suivant résume les objectifs spécifiques du secteur du tourisme
établis par le XIème Plan:

LES OBJECTIFS QUANTITATIFS DU XIÈME PLAN


Indicateurs 11ème Plan
Nuitées (millions) 51 (en 2011)
Taux d'accroissement annuel 5% par an
Taux d'occupation 58,5% (en 2011)
Recettes touristiques (Millions DT valeur actuelle) 5.100 (en 2011)
Taux d'accroissement annuel 12%
Capacités en lits supplémentaires 44.000 lits (pendant la période du 11 ème plan)
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17

1.3 L’activité touristique en Tunisie


Le cadre institutionnel et réglementaire mis en place ainsi que l’évolution de
la demande internationale pour le tourisme dans la région méditerranéenne
ont contribué dans le développement de l’activité touristique tunisienne. Ce
développement s’est fait pressentir à travers le développement de l’offre et
de la demande. L’analyse de l’offre montre une évolution constante de la
capacité hôtelière, du nombre des agences de voyages, des centres d’ani-
mation et des restaurants touristiques. Du côté de la demande, l’évolution
est principalement fluctuante sur la durée des deux derniers plans de déve-
loppement (IXème et Xème).
1.3.1 L’offre touristique
L’offre tunisienne est analysée suivant les produits touristiques offerts à
savoir l’hôtellerie, les agences de voyages, la restauration et l’animation.
[Link] L’hôtellerie
Durant les IXème et Xème plan, la capacité hôtelière n’a pas cessé de croi-
tre, passant de 178.176 lits en 1997 à 235.727 en 2007. Il convient, à ce
titre, de signaler que l’accroissement de la capacité comprend à la fois la
nouvelle capacité et les extensions réalisées dans les unités hôtelières exis-
tantes. Paradoxalement, la capacité hôtelière a continué à croître alors que
le taux de remplissage n’a pas dépassé, en moyenne annuelle, les 60%.
CAPACITÉ EN LITS TAUX D’OCCUPATION (EN%)

250000 100
240000 IXème Plan 90
230000 80 IXème Xème
220000 70 Plan Plan
210000 60 52.7 56.5 55.2 51.5 51.7
200000 50 55.8 42
190000 40
52.2
44 48.7 51.5
180000 30
170000 Xème Plan 20
160000 10
150000 0
1997
1998
1999

1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007

2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007

Source : Le Tourisme Tunisien en Chiffres - ONTT


Il est, aussi, à remarquer que cette croissance était plus forte au cours de
la période du IXème plan et moindre au cours du Xème. Ceci peut s’expliquer
par le fléchissement de la demande lié aux attentats terroristes de 2001 et
2002, à la guerre en Irak en 2003, et à la situation économique difficile sur
les principaux marchés émetteurs de la Tunisie, notamment en Allemagne.
Sur le plan intérieur, cette faible croissance peut être expliquée par le fléchis-
Tourisme Durable sement de l’investissement touristique, où les investissements hôteliers
en Tunisie représentent entre 82 et 89% de l’investissement touristique.
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 18

18

INVESTISSEMENTS TOURISTIQUES (MILLIERS DE DT)


400 000

350 000 Xème


Plan
300 000

250 000
IXème
Plan
200 000

150 000
1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007
Source : Le Tourisme Tunisien en Chiffres - ONTT

Sur le plan qualitatif, la capacité hôtelière s’est principalement développée


dans les hôtels de catégorie 5, 4 et 3 étoiles. Leur part dans la capacité glo-
bale est passée de 70,8% en 1997 à 75,1% en 2001 et à 81% en 2007.
Par opposition, la part des hôtels classés 2 étoiles est passée de 14% en
1997 à 9% en 2007.
CAPACITÉ EN LITS SUIVANT CATÉGORIES
250000
Xème Plan
IXème Plan
200000

150000

100000

50000

0
1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

1* 2* 3* 4* 5* Autres
Source : Le Tourisme Tunisien en Chiffres - ONTT

[Link] L’animation
Les données relatives à l’animation ne sont pas disponibles dans les annuai-
res statistiques publiés par le Ministère du Tourisme. Toutefois, l’on peut
dire que l’animation reste peu développée en Tunisie si l’on se fie aux don-
nées relatives sur l’investissement dans l’animation. Suivant les données dis-
ponibles pour le Xème plan, la part des investissements en animation a
oscillé entre 10 et 18% de l’investissement touristique global.
L’investissement dans l’hôtellerie reste prépondérant par rapport aux
autres investissements touristiques.
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 19

19

INVESTISSEMENTS TOURISTIQUES SUIVANT PRODUIT (MILLIERS DE DT)


350000
300000 Xème Plan
250000

200000

150000
100000

50000

0
2002 2003 2004 2005 2006 2007

Inv. Heb. Inv. Anim


Source : Le Tourisme Tunisien en Chiffres - ONTT

[Link] La restauration
L’analyse de l’offre de restauration montre une forte concentration des res-
taurants classés 2 fourchettes, avec une part relative de 58% en 2007. La
part des restaurants classés 3 fourchettes et plus reste faible variant entre
16 et 22% au cours de la période des deux plans. Ceci peut s’expliquer par
la nature de la demande touristique adressée à la Tunisie.
RESTAURANTS TOURISTIQUES SUIVANT CATÉGORIES
400
350 IXème Plan Xème Plan

300
250
200
150
100
50
0
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
1F 2F 3F et+
Source : Le Tourisme Tunisien en Chiffres - ONTT

Il convient de signaler que l’offre de restauration est concentrée sur une cui-
sine internationale, peu diversifiée et ne mettant pas en valeur la gastrono-
mie locale.
[Link] Les agences de voyages
Le nombre des agences de voyages s’est développé de manière continue
durant la période 1997-2007. Entre les années 2006 et 2007, la crois-
Tourisme Durable
en Tunisie
sance était plus forte. Ceci s’explique par la nouvelle réglementation mise en
œuvre, par le Ministère du Tourisme qui a substitué le système des
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 20

20

autorisations au système des cahiers des charges ou les aspects techni-


ques, juridiques et financiers sont spécifiés.
AGENCES DE VOYAGES SUIVANT LA LICENCE

700

600 IXème Plan Xème Plan


500

400

300

200

100

0
1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007
Licence A Licence B
Source : Le Tourisme Tunisien en Chiffres - ONTT

Par ailleurs, la part des agences licence A (77,4% en 2007) reste rela-
tivement plus importante par rapport à celles licence B (22,6%). Ceci
s’explique par la nature des activités touristiques offertes par les deux
types d’agence. En effet, les agences licence B sont limitées à l’unique
activité de billetterie. Ces agences font face à deux défis. Le premier
concerne la suppression des commissions par les compagnies aérien-
nes alors que le second concerne la vente des billets électroniques.
Comparées aux agences de licence B, celles de licence A ont plus d’op-
portunités de rentabilité puisqu’elles peuvent organiser des activités de
tourisme et faire le réceptif outre la billetterie.
1.3.2 La demande touristique
D’un point de vue de la demande, l’analyse portera sur les arrivées inter-
nationales et les nuitées globales. On affinera l’analyse par la suite par
rapport aux groupes de nationalités. Ceci nous permettra d’avoir une
idée sur la diversification des marchés touristiques de la Tunisie et d’ap-
précier les efforts qui sont faits dans ce sens.
[Link] Les arrivées internationales aux frontières
L’analyse des arrivées touristiques montre une forte croissance sur la
période des IXème et Xème plans. En effet, au cours du IXème plan les
arrivées aux frontières des non résidents ont évolué avec un taux de 6%
passant de 4.263.107 arrivées à 5.387.300. Au cours du Xème plan,
les arrivées ont évolué avec un taux de 6,6% passant ainsi à 6.549.549
en fin de période. Les arrivées ont continué à évoluer au début du XIème
plan avec un taux de 3,2% pour atteindre 6.761.906 arrivées.
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 21

21

ARRIVÉES DES NON RÉSIDENTS AUX FRONTIÈRES

IXème Plan:+6%
7000000 20,0%
17,3%
6500000 15,0%
10,7%
6000000 10,0%
6,5% 6,3%
4,7%
5500000 3,2% 5,0%
1,0%
2,4% 2,7%
5000000 0,0%

4500000 Xème Plan: +6,6% -5,0%


-6,0%
4000000 -10,0%
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

Arrivées Evolution annuelle

Source : Le Tourisme Tunisien en Chiffres - ONTT/ Calculs de l’auteur

Par ailleurs, il est important de signaler que le fléchissement des arrivées


lors des années 2001 et 2002 et la faible reprise en 2003 est expliqué
par une conjoncture internationale caractérisée par les attentats terroris-
tes du 11 septembre (2001), Djerba (2002) et la guerre en Irak (2003)
ainsi qu’une faible croissance économique au niveau des principaux mar-
chés émetteurs européens.
Ces bonnes performances ne doivent pas cacher une évolution fluctuante
des arrivées d’une année à l’autre. La figure ci-dessus montre des taux de
croissance de plus en plus faible d’une année à une autre (le taux de crois-
sance important réalisé entre 2003 et 2004 doit être analysé avec pru-
dence, il est principalement du à la reprise de l’activité touristique après les
crises survenues en 2001 et 2002.
L’analyse de la structure des arrivées aux frontières des touristes interna-
tionaux montre une part importante de la clientèle européenne qui repré-
sentait prés de 67% en 1997 et 2001, mais ne représente que prés de
60,4 % en 2006. Cette part continue à diminuer au début du XIème plan ;
elle passe à 59,9% perdant ainsi 0,5%. Cette diminution de la part des visi-
teurs européens est captée par les autres marchés touristiques auxquels
la Tunisie s’adresse, principalement les maghrébins. Les arrivées de la clien-
tèle maghrébines qui représentaient 30,1% au début du IXème, accapare
désormais 37,9% en 2007.

Tourisme Durable
en Tunisie
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 22

22

STRUCTURE DES ARRIVÉES AUX FONTIÈRES PAR NATIONALITÉ

8000000
7000000 IXème Plan Xème Plan
6000000
5000000
4000000
3000000
2000000
1000000
0
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

Européens Maghrébins Nord Américains Divers


Source : Le Tourisme Tunisien en Chiffres - ONTT
Comme pour les arrivées globales aux frontières, l’analyse par groupe de
nationalité a suivi la même tendance. L’évolution d’une année à l’autre est
fluctuante. Elle explique une croissance non soutenue. L’analyse de la figure
suivante montre une forte croissance des arrivées des touristes Nord-
Américains et de nationalités diverses. La clientèle européenne a enregis-
tré les plus faibles taux de croissance annuelle. En plus, sur les trois derniè-
res années, le taux de croissance s’approche de plus en plus de 0.

EVOLUTION ANNUELLE DES ARRIVÉES PAR GROUPE DE NATIONALITÉ

IXème Plan
100,0%
80,0%
60,0%
40,0%
20,0%
0,0%
-20,0% Xème Plan

-40,0%
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

Européens Maghrébins Nord Amér. Divers


Source : Le Tourisme Tunisien en Chiffres - ONTT/Calculs de l’auteur

[Link] Les nuitées réalisées dans les hôtels en Tunisie


Les nuitées touristiques ont cru sur la période du IXème et Xème plan. En
effet, au cours du IXème plan les nuitées ont évolué avec un taux de 4,4%
passant de 29.795.812 nuitées à 35.333.940. Au cours du Xème plan,
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 23

23

les nuitées ont évolué avec un taux de 6,6% passant ainsi à 36.840.125 en
2006. Toutefois, les nuitées ont enregistré une baisse au début du XIème
plan avec un taux de -1,4% pour atteindre 36.309.734 nuitées.

EVOLUTION DES NUITÉES GLOBALES

39000000 25,0%
IXème Plan: +4,4% 19,1%20,0%
37000000 14,0% 15,0%
35000000 8,4% 10,0%
4,0% 5,0%
33000000 -0,3%
-1.4% 1,5% -1,4% 0,0%
31000000 0,3%
-5,0%
29000000 -10,0%
-15,0%
27000000 Xème Plan: +6,6%
-20,0%
-19,3%
25000000 -25,0%
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

Nuitées Evolution annuelle


Source : Le Tourisme Tunisien en Chiffres - ONTT/Calculs de l’auteur
Comme pour les arrivées aux frontières, le taux de croissance annuel des
nuitées a oscillé sur la période des IXème et Xème plans avec des taux de
croissance de plus en plus faibles lors des trois dernières années, voire
négatif au début du IXème plan.
L’analyse de la structure des nuitées par groupe de nationalité montre que
les objectifs stratégiques fixés lors de l’élaboration des IXème et Xème plans
et concernant la diversification des marchés ne sont pas atteints. L’analyse
de la figure ci-après montre une forte dépendance du marché européen qui
représente plus que 85% des nuitées réalisées.
STRUCTURE DES NUITÉES PAR NATIONALITÉ

40000000
IXème Plan Xème Plan
35000000
30000000
25000000
20000000
15000000
10000000
5000000
0
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

Européens Résidents Maghrébins Nord Américains Divers


Tourisme Durable
en Tunisie Source : Le Tourisme Tunisien en Chiffres - ONTT
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 24

24

Il est, par ailleurs, important de signaler que la demande interne représente


7,5% au cours du Xème plan, une part qui a cru suite au repli de la demande
internationale lors des années 2001, 2002 et 2003 suite à la mise en
place de la centrale de réservation « Siyaha » qui est dédiée à cette clientèle.
Il convient aussi d’attirer l’attention sur le fait que la part des nuitées des
maghrébins est très faible représentant en moyenne 2,8% sur la période de
l’analyse. Ceci s’explique par le fait que la plus part de cette clientèle héberge
chez l’habitant ce qui pourrait signifier que l’hôtellerie n’est pas le type d’hé-
bergement adapté à cette clientèle.
L’évolution du taux de croissance annuel des nuitées montre une fluctuation
pour tous les groupes. Cette fluctuation est importante pour la clientèle
nationale et de nationalités diverses. Elle l’est moins pour la clientèle euro-
péenne et maghrébine. Il convient de signaler que les nuitées ont enregis-
trées une baisse en 2007 notamment pour la clientèle nationale et de natio-
nalités diverses.

EVOLUTION ANNUELLE DES NUITÉES PAR GROUPE DE NATIONALITÉ

100,0%
80,0% IXème Plan Xème Plan
60,0%
40,0%
20,0%
0,0%
-20,0%
-40,0%
-60,0%
-80,0%
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

Européens Maghrébins Nord Américains Divers Résidents


Source : Le Tourisme Tunisien en Chiffres - ONTT
[Link] Durée moyenne de séjour
L’analyse de la durée moyenne du séjour hôtelier montre une évolution à la
baisse notamment à la fin du IXème plan et au cours du Xème plan. Ceci
suggère qu’il existe un changement dans le comportement de la demande
touristique qui migre des longs séjours vers les séjours de courte durée et
les longs week-ends, une tendance confirmée à l’échelle internationale. Les
opérateurs touristiques tunisiens ainsi que l’administration du tourisme doi-
vent prendre cette mutation en considération et ce dans le cadre de :
• la qualité du service offert;
• la fidélisation;
• la programmation aérienne; et
• la promotion de la destination.
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 25

25

DURÉE MOYENNE DU SÉJOUR

7 Xème Plan

6,5

5,5
IXème Plan
5

4,5
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

Durée de séjour

Source : Le Tourisme Tunisien en Chiffres - ONTT


L’analyse de l’activité touristique montre que la Tunisie peine à diversifier son
produit touristique qui reste concentré sur le balnéaire avec d’autres « acti-
vités » développées autour du balnéaire, telles que le golf, la thalassothéra-
pie, le saharien et la plaisance. L’analyse de la demande montre une forte
dépendance des marchés européens, avec le développement d’un tourisme
intra-régional qui peine à décoller. En plus, il convient de signaler que la crois-
sance des différents indicateurs de performance touristique a fluctué au
cours des IXème et Xème plans. Ceci représente un risque de non-durabi-
lité de l’activité touristique ainsi que de ses performances économiques.

OBJECTIFS ET RÉALISATIONS DES PLANS DE DÉVELOPPEMENT QUINQUENNAUX :


En analysant les objectifs et les réalisations des IXème et Xème plans du développement
socio-économique, on dégage que les objectifs sont dépassés lors du IXème alors qu’ils
ne le sont pas au cours du Xème. Le taux d’accroissement annuel moyen des nuitées
lors du Xème est supérieur à l’objectif fixé à cause des mauvaises performances enre-
gistrées en début de période.
IXème Plan Xème Plan
Objectifs Réalisations Objectifs Réalisations
Nuitées (fin du plan) en millions 34 35,3 47,2 36,8
Taux d’accroissement annuel 5,4% 4,4% 5% 6,6%
Taux d’occupation (fin du plan) 51,5% 55,2% 57% 51,5%

1.3.3 Réflexions relatives aux statistiques touristiques


Dans le cadre de ce rapport, il convient de soulever certaines remarques
Tourisme Durable quant à l’analyse des statistiques touristiques liées à la demande touristique
en Tunisie
maghrébine et locale.
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 26

26

La demande maghrébine vient en Tunisie pour diverses motivations : le tou-


risme de santé, le shopping, le commerce (pour les Libyens) des raisons éco-
nomiques telles que le travail (pour les algériens) les vacances (pour les deux
marchés). Cette clientèle visitent différentes régions de la Tunisie (touristi-
ques et non touristiques) et hébergent aussi bien dans les hôtels que chez
l’habitant. Or, les statistiques touristiques publiées ne tiennent compte que
des réalisations hôtelières dans les régions touristiques.
Dans ce contexte, le poids de ce marché s’avère sous-estimé d’un point de
vue touristique économique. En effet, la clientèle maghrébine arrive en
deuxième place en termes d’arrivées aux frontières alors qu’en matière de
nuitée, elle ne dépasse pas les 3% du total des nuitées. En outre, les recet-
tes générées de cette clientèle ne sont pas captées de manière précise par
les statistiques collectées par la Banque Centrale de la Tunisie (BCT), l’ONTT,
et l’Institut National des Statistiques (INS).
Le même problème est à soulever pour la clientèle locale. Bien que les nui-
tées des résidents représente 7,5% au cours du Xème plan, celle-ci est,
aussi, limitée à l’hôtellerie. Toutefois, avec l’amélioration du niveau de vie et
la croissance du revenu par habitant, le Tunisien part de plus en plus en
vacances, notamment pendant les vacances scolaires. Si certains préfèrent
les hôtels, d’autres passent leurs vacances dans les maisons louées auprès
des habitants des régions visitées.
L’une des problématiques communes à ces deux marchés et liée à la dura-
bilité de l’activité touristique est que ces clientèles passent leurs séjours
assez étalés sur l’année dans des régions non-touristiques et donc dépour-
vues des infrastructures de base, nécessaires pour gérer les impacts du
tourisme (stations d’épuration, capacité des décharges urbaines assez
réduites).
Les autorités de tutelle conscientes de cette déficience sont entrain de réa-
liser les enquêtes nécessaires à la mise en ouvre du compte satellite du tou-
risme. Le compte satellite une fois opérationnel permettra de collecter toute
les informations relatives à la consommation touristique en Tunisie. Il per-
mettrait aussi d’analyser aussi bien la production que la consommation tou-
ristique. Ces comptes permettront de faire ressortir les réalisations hôteliè-
res et extra-hôtelières, en matière d’hébergement, de l’animation, de la res-
tauration ainsi que les recettes touristiques réelles. Ceci permettrait d’ana-
lyser d’une manière précise les coûts et les bénéfices économiques, environ-
nementaux et sociaux de l’activité touristique.

2 Analyse de la durabilité du secteur touristique en Tunisie


Le tourisme est reconnu, à l’échelle mondiale pour sa contribution économi-
que, notamment au développement local, et ce à travers la génération des
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 27

27

rentrées en devises, l’effet d’entraînement sur les autres secteurs de l’éco-


nomie et la création d’emplois. D’autres objectifs sont aussi assignés au tou-
risme. Ils sont d’ordre culturel et naturel. Le tourisme aujourd’hui est un vec-
teur de protection et de mise en valeur des sites naturels, ayant un poten-
tiel touristique, de promotion de la culture et du patrimoine locaux et de
réduction de la pauvreté. Ceci étant, l’on reconnaît aussi les impacts néga-
tifs du tourisme, notamment les pressions exercées sur les ressources
naturelles (eau, sol, énergie), la pollution, la pression sur la population locale.
Il est, donc, nécessaire d’analyser les performances socio-économiques du
secteur tout en prenant en compte les coûts sociaux qu’il génère. L’analyse,
de ce fait, se fera dans une logique de développement durable à travers trois
dimensions : la durabilité économique, la durabilité socio-culturelle et la dura-
bilité environnementale.
Le concept de développement durable a émergé graduellement entre 1970
et 1987. Peu après l’apparition du concept de « croissance zéro » énoncé
par le Club de Rome en 1970, la Conférence de Stockholm en 1972 sur
l’environnement humain a amené les Nations Unies à élaborer un modèle
de développement respectueux de l’environnement et de la gestion efficace
des ressources naturelles. L’expression « développement durable » a été
proposée pour la première fois en 1980 dans la Stratégie Mondiale de la
Conservation publiée par l’Union Internationale pour la Conservation de la
Nature (U.I.C.N), l’Union Mondiale pour la nature, le Fonds Mondial pour la
Nature (W.W.F) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement
(P.N.U.E). Par ailleurs, le concept de développement durable a été propagé
par le rapport « Our Common Future » ou encore le rapport Brundtland de
la Commission des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement
(C.N.U.E.D) en 1987.
Selon le rapport Brundtland, le développement durable est défini comme
étant « un développement qui répond aux besoins du présent sans compro-
mettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Cette
définition contient deux concepts clés : d’une part, le concept de « besoins »,
en particulier les besoins essentiels du monde pauvre auquel une priorité
devrait être accordée et, d’autre part, le concept de « limitation » imposées
par l’état de la technologie et de l’organisation sociale sur la capacité de l’en-
vironnement à satisfaire les besoins présents et futurs.
Le concept de tourisme durable s’inspire des principes du développement
durable. L’Organisation Mondiale du Tourisme suggère que « les principes
directeurs du développement durable et les pratiques de gestion durable du
Tourisme Durable
tourisme sont applicables à toutes les formes de tourisme dans tous les
en Tunisie types de destination, y compris au tourisme de masse et aux divers
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 28

28

créneaux touristiques. Les principes de durabilité concernent les aspects


environnemental, économique et socio-culturel du développement du tou-
risme. Pour garantir sur le long terme la durabilité de ce dernier, il faut par-
venir au bon équilibre entre ces trois aspects ».
Pour le guide de l'Agenda 21, le tourisme durable correspond à une activité
et à des infrastructures touristiques, qui, au présent comme au futur :
• Respectent les capacités de renouvellement des ressources qu'elles
soient naturelles, sociales ou culturelles,
• Reconnaissent la contribution des modes de vie et des coutumes des habi-
tants aux activités touristiques,
• Acceptent le fait que les populations bénéficient d'une part équitable des
retombées économiques des activités touristiques,
• Sont déterminés par les acteurs et en particulier les populations hôtes.
2.1 La durabilité économique
L’analyse de l’activité touristique a fait ressortir que le tourisme tunisien
dépend largement du produit balnéaire et du marché européen. De ce fait,
le tourisme tunisien est mono-produit et mono-marché. Ceci représente un
risque de non-durabilité pour l’activité touristique. On a aussi pu remarquer
l’émergence du marché maghrébin qui représente de plus en plus une part
importante des arrivées, cependant la fréquentation des hôtels reste très
faible ( moins de 3% ). Un autre tourisme se développe basé essentiellement
sur la location chez l’habitant et qui recherche d’autres services ( sante,
éducation, commerce, transport….).
D’une part, le tourisme tunisien est caractérisé par la saisonnalité qui a un
impact sur les recettes, les emplois et les autres secteurs de l’économie
ainsi que sur le niveau de vie des populations locales. D’autre part, il dépend
de la conjoncture économique internationale ; une récession économique
dans les principaux marchés européens risque d’affecter l’économie touris-
tique tunisienne.
2.1.1 Saisonnalité de l’activité touristique
Dépendant principalement du balnéaire, l’activité touristique tunisienne est
saisonnière. L’analyse de la saisonnalité de l’activité touristique tunisienne
est faite à travers l’analyse du coefficient de saisonnalité. Cet indice ramène
les réalisations mensuelles en termes d’arrivées dans les hôtels par rapport
à la moyenne mensuelle. Dans le cadre de ce rapport, l’analyse est faite à
l’échelle des principales régions touristiques de la Tunisie (Hammamet-
Nabeul, Sousse-Kairouan, Djerba-Zarzis) et la région de Gafsa-Tozeur.
Formellement, cet indice s’écrit de la manière suivante :
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 29

29

CS it = Arrivées des non-résidentsit


Arrivées des non-résidents i
avec CSit coefficient de saisonnalité de la région i au mois t

L’analyse de l’évolution mensuelle du CS sur les cinq dernières années mon-


tre que l’activité touristique est fortement saisonnière dans les régions de
Hammamet-Nabeul et de Sousse Kairouan. Bien qu’elles soient bien dotées
en d’autres équipements touristiques (parcours de golf, centres de thalas-
sothérapie, port de plaisance), ces régions restent fortement dépendantes
du balnéaire et d’une clientèle familiale qui se déplace lors des vacances sco-
laires. Sur les 5 années d’analyse, ces régions n’ont pas su tirer profit de l’in-
frastructure touristique disponible pour réduire la saisonnalité de l’activité.
L’activité touristique dans la région Djerba-Zarzis semble mieux répartie au
cours de l’année exception faite de la période novembre-février qui est la
basse saison. La région bénéficie de sa notoriété en tant que destination tou-
ristique à part entière, et du tourisme religieux lié à la Ghriba ainsi que des
circuits du type balnéaire-saharien.
En matière de tourisme saharien, l’on s’attend que l’évolution du CS pour la
région de Tozeur-Gafsa soit inverse à celui des régions balnéaires.
Paradoxalement, l’activité touristique dans cette région enregistre un pic
lors du mois d’août, lors de la haute saison balnéaire. Elle enregistre aussi
une activité supérieure à la moyenne durant le mois d’avril. Ceci peut être
expliqué par le développement des activités de l’incentive, du déplacement
des tunisiens vers ces régions et la clémence du climat au cours de cette
période.
Les performances supérieures à la moyenne durant les mois de septembre
et d’octobre dans les différentes régions peuvent être expliquées par les fac-
teurs climatiques qui restent favorable à la baignade et à l’offre de circuits
balnéaire-saharien.

Tourisme Durable
en Tunisie
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 30

30

SAISONNALITÉ DU TOURISME DANS LA RÉGION HAMMAMET-NABEUL

2,50 Tourisme balnéaire


2,00 Balnéaire + Golf
Balnéaire +
1,50 Vacances de Pâques Saharien
Tourisme
1,00
Haute
0,50 Saison

0,00
r r
ar
s ril ai in ille
t ut pt to ve c
vie v rie Av M Ju Ao Se Oc No De
Ja
n
Fé M Ju
2007 2006 2005 2004 2003

SAISONNALITÉ DU TOURISME DANS LA RÉGION SOUSSE-KAIROUAN

2,50
Tourisme balnéaire
Balnéaire + Golf
2,00 Balnéaire +
Tourisme de Saharien
1,50 troisième âge

1,00
Haute
0,50 Saison

0,00
r r
ar
s ril ai in ille
t ut pt to ve c
vie v rie Av M Ju Ao Se Oc No De
Ja
n
Fé M Ju
2007 2006 2005 2004 2003

SAISONNALITÉ DU TOURISME DANS LA RÉGION DJERBA-ZARZIS

2,50
Vacances de Tourisme balnéaire
2,00 Pâques Tourisme Balnéaire
Tourisme de troisième +Saharien
1,50 Religieux âge
Ghriba
1,00
Haute
0,50 Saison
0,00

vie
r
rie
r
ar
s ril ai in ille
t ut pt to ve c
v Av M Ju Ao Se Oc No De
Ja
n
Fé M Ju
2007 2006 2005 2004 2003
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 31

31

SAISONNALITÉ DU TOURISME DANS LA RÉGION GAFSA-TOUZEUR

2,50 Circuits
Tourisme intérieur
(surbooking au Balnéaire + Circuits
2,00 Circuits+
Incentive balnéaire) Sahariens
1,50

1,00
Haute
0,50 Saison
0,00
ier ier ar
s ril ai in ille
t ut pt to ve c
nv vr Av M Ju Ao Se Oc No De
Ja Fé M Ju
2007 2006 2005 2004 2003

La saisonnalité de l’activité touristique représente un risque de non-durabi-


lité dans la mesure où :
• Les emplois touristiques sont aussi saisonniers notamment dans les caté-
gories économiquement les plus vulnérables.
• La saisonnalité crée des problèmes de congestion lors des périodes de
pointe de l’activité touristique dégradant la qualité de l’expérience touristi-
que pour les visiteurs et engendrant le sentiment d’irritation chez la popu-
lation locale qui peut être, même, exclue des locaux partagés avec les tou-
ristes.
• La saisonnalité engendre la hausse des prix et la pénurie de certains pro-
duits consommés par la population locale.
2.1.2 Valeur ajoutée et contribution dans le PIB national
Durant les IXème et Xème plans, la valeur ajoutée des « Hôtels, Cafés
Restaurants » n’a pas cessé de croître elle est passée de 788,3 millions de
DT, en 1997, à 944 en 2001 et à 1116,6 en 2006, enregistrant ainsi un
taux d’accroissement annuel moyen de 4,6% au cours du IXème plan et de
5,8% au cours du Xème. Il convient de noter ici que le secteur a cru moins
rapidement que l’économie tunisienne sur la période 1997-2001 et légère-
ment plus sur la période 2002-2006. En effet, l’économie tunisienne a enre-
gistré une croissance de 5,1% au cours du IXème plan, de 5,3% au cours
du Xème.

Tourisme Durable
en Tunisie
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 32

32

VALEUR AJOUTÉE DES "HÔTELS, CAFÉS, RESTAURANTS" ET PART DANS LE PIB


(PRIX CONSTANTS 1990)

1200 5,6%
5,44% 1116,6
1100 5,34% 5,36% 1075,7 5,4%
5,34% 5,24% 1010
1000 5,2%
944 5,03%
901,5
900 921 924,6 5,0%
892,2 4,95%
800 4,92% 4,92% 4,8%
827
788,3 4,77%
700 4,6%
IXème Plan Xème Plan
600 4,4%
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

VA H,C,R (MDT) Part dans le PIB (%)


Source : Comptes de la Nation-INS /Calculs de l’auteur
Toutefois, en termes de contribution dans le PIB national, la part du secteur
est passé de 5, 34%, au début du IXème plan, à 5,24% à la fin dudit plan.
Durant le Xème plan, la part du tourisme dans le PIB représente, en
moyenne, autour 4,92%. Cette décroissance de la part peut être expliquée
par la croissance rapide d’autres secteurs de l’économie tels que les indus-
tries mécaniques, électriques et électroniques, la reprise enregistrée dans
le secteur des travaux et bâtiments publics et le secteur de l’énergie.
Sur la période analysée, la croissance de la valeur ajoutée du secteur
«Hôtels, Cafés, Restaurants» a fluctuée, enregistrant un taux négatif en
2002 et ce pour les raisons déjà évoquées plus haut. Cette fluctuation mon-
tre que la croissance du secteur n’est pas durable. En effet, les définitions
économiques du développement durable s’accordent que la croissance
devrait être modérée et durable sur le long terme.

EVOLUTION ANNUELLE DE LA VALEUR AJOUTÉE DES "HÔTELS, CAFÉS, RESTAURANTS"

10,0% 9,2%
7,9%
8,0%
6,5%
6,0%
4,0% 4,9% 2,5%
2,6% 3,8%
2,0% 3,2%

0,0%
-2,0% IXème Plan: +4,6% Xème Plan: +5,5%
-4,0%
-4,5%
-6,0%
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

Croissance de la valeur ajoutée


Source : Comptes de la Nation-INS /Calculs de l’auteur
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 33

33

2.1.3 Les investissements touristiques et contribution dans la formation du


FBCF (Formation brute de capital fixe)
Les investissements touristiques ont enregistré une hausse sur la période
du IXème plan avec un pic en 2001. La FBCF est passé de 323,8 millions
de DT en 1997 à 354,5 en 2001. Sur les quatre premières années du
Xème plan, la FBCF a enregistré une baisse continue pour atteindre 308,8
millions de DT en 2005. L’année 2006 a enregistré une hausse par rapport
à 2005 qui peut être expliquée par les investissements réalisés dans le
cadre du Programme de Mise à Niveau Hôtelière. En termes de contribu-
tion dans la FBCF de la Tunisie, la part du secteur touristique a continuelle-
ment décru sur la période des deux plans. Passant de 6,3% en 1997 à
3,4% en 2006.

FBCF DU TOURISME ET PART DANS LA FBCF DE LA TUNISIE

360 6,3% 354,5 7,0%


5,8%
350 6,0%
5,3% 339,4
340 4,7% 5,0%
330,5 4,2% 328,7
330 4,7% 4,0%
4,5% 3,7% 4,0%
327,9 323,5
320 323,8
319,2 318,7 3,4% 3,0%
310
300 308,8 2,0%
IXème Plan Xème Plan
290 1,0%

280 0,0%
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

FBCF tourisme (MDT) Part dans la FBCF (%)

Source : Comptes de la Nation-INS /Calculs de l’auteur

L’évolution annuelle de la FBCF du tourisme est fluctuante avec des taux


négatifs notamment au cours du Xème plan. Sur la période 1997-2001, la
FBCF du tourisme a cru avec un taux de 2,8% alors que, sur la période
2002-2006, les investissements touristiques ont reculé avec un taux de
–0,8%. Ceci représente un risque de non-durabilité aussi bien pour l’activité
touristique que pour l’économie tunisienne. En effet, une baisse de l’investis-
sement ne favorise pas la création de l’emploi dans le secteur et ne contri-
bue pas à la dynamisation de l’économie tunisienne.

Tourisme Durable
en Tunisie
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 34

34

EVOLUTION ANNUELLE DE LA FBCF DU TOURISME

12,0%
10,0% 9,6% Xème Plan: -0,8%
8,0%
6,4%
6,0%
4,0%
2,0% 1,3% 0,8%
-0,2%
0,0%
-2,0% -4,3%
-2,1%
-4,0% -3,1%
-6,0% IXème Plan: +2,3%
-6,0%
-8,0%
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

Croissance annuelle de la FBCF du tourisme


Source : Comptes de la Nation-INS /Calculs de l’auteur

Les performances enregistrées en matière d’investissements touristiques


peuvent être expliquées par les aspects suivants :
• La faible rentabilité du secteur. En effet, le coût d’investissement au lit dis-
ponible représente entre 3 et 4 fois les recettes au lit disponible. Cette
situation a plongé le secteur dans une situation de surendettement
comme le souligne le rapport de Fitchrating de 2007. Cette situation a
engendré la réticence des banques dans l’offre de capital nécessaire pour
le développement du secteur touristique tunisien qui est à forte intensité
capitalistique.
RENTABILITÉ DU SECTEUR TOURISTIQUE

14000 13 236 100 000


12 276
12000 11 027 92739 90 000
10 321
80 000
10000 9358
70 000
8000
57 672 57 005 60 000
6000
50 000
4000 Xème Plan 40 000
34 444
31 344
2000 30 000

0 20 000
2002 2003 2004 2005 2006

Recettes au lit dispo. (DT) Coût d’invest. au lit (DT)


Source : Comptes de la Nation-INS /Calculs de l’auteur
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 35

35

• Les orientations en matière du développement des zones touristiques,


dans le cadre des IXème, Xème et XIème plans, restent concentrées sur
le balnéaire avec la programmation de « pôles » écotouristiques à Zouaraâ
au nord de la Tunisie et Sidi Founkhal à Kerkennah. L’analyse du Code
d’Incitation aux Investissements montre qu’à l’exception de Zouaraâ et Sidi
Founkhal, les autres zones sont classées des zones classiques et donc
bénéficient de peu d’avantages financiers et fiscaux. Combiné avec le pre-
mier point, Cet aspect n’encourage pas l’investissement touristique.
• Même dans les régions du développement régional bénéficiant d’un large
éventail d’incitations, les investissements touristiques sont faibles, voire
quasi absents. Ceci s’explique par la faible accessibilité de ces régions, la
faible qualité de l’infrastructure de base, la faible qualité des attractions cul-
turelles et naturelles qui nécessitent des mises en valeur à vocation touris-
tique, et une promotion institutionnelle basée essentiellement sur le bal-
néaire.
2.1.4 Effets d’entrainement sur l’économie tunisienne
Reconnu pour sa transversalité, le tourisme exerce un effet d’entraînement
sur les autres secteurs de l’économie Tunisienne. En se basant sur les chif-
fres de la comptabilité nationale de 2005, la consommation intermédiaire
du secteur touristique représente 2,69% de la production totale.
L’analyse de la structure de la consommation intermédiaire montre la
dépendance de certains secteurs de l’économie touristique. En effet, le tou-
risme consomme 10,65% de la production de l’industrie agro-alimentaire,
3,8% de la production agricole et de la pêche, 4,05% de la production du
secteur du transport et des télécommunications. La consommation touris-
tique de production du secteur du pétrole et du gaz représente 2,72% et
2, 71% de celle de l’eau.
La production par l’agriculture et la pêche et l’industrie agroalimentaire a la
plus grande part de la consommation par le secteur touristique avec
65,64%, suivie par le transport et les télécommunications avec 16,17% et
l’énergie (Pétrole et Gaz) avec 5,54%.
L’analyse précédente montre l’importance du secteur touristique en tant
que secteur catalyseur pour l’économie tunisienne. Toutefois, il convient de
signaler que la dépendance de certains secteurs du tourisme tels que l’in-
dustrie agroalimentaire et, d’une manière indirecte, l’agriculture, représente
un risque de non durabilité pour ces secteurs. Etant donné la forte exposi-
tion du secteur touristique tunisien à la conjoncture internationale, ces sec-
teurs se trouvent aussi vulnérables.
Tourisme Durable
en Tunisie
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 36

36

2.1.5 Place de la Tunisie dans l’économie internationale et compétitivité


L’analyse de l’ancrage du tourisme dans l’économie internationale se fera à
travers trois aspects : les recettes touristiques, les investissements directs
étrangers et l’analyse de la compétitivité internationale de la Tunisie en com-
paraison avec ses principaux concurrents, à savoir, le Maroc, l’Egypte, la
Turquie et la Croatie.
[Link] Les recettes touristiques
Les recettes touristiques (exprimées aux prix constants de 1990) sont pas-
sées de 1.246,7 millions de DT, en 1997 à 1.656,4 en 2001, enregistrant
une forte hausse au cours IXème plan avec un taux d’accroissement annuel
de 7,4%. Par contre, les recettes touristiques au cours du Xème plan, ont
cru avec un taux de 3,8% pour passer de 1.401 millions DT à 1.601,1.
La part des recettes touristiques dans les exportations tunisiennes de biens
et de services a représenté entre 19% et 20,9% au cours du IXème plan.
Néanmoins, cette part a chuté au cours du Xème plan pour varier entre
14,6% et 17,3%. Cette baisse de part est expliquée par la conjoncture
morose au début du plan et par la croissance des exportations des indus-
tries manufacturières.

RECETTES TOURISTIQUES ET PART DANS LES EXPORTATIONS DES BIENS ET DES SERVICES

1800 22,0%
20,8% 20,9% 1656,4 1601,1
1600
19,0% 19,1% 1401 1472,4 20,0%
1400 1573,3 19,7%
1493,7
1200 1309,6 1310,5 1311,8 18,0%
1246,7 17,3% 16,6%
1000 16,2% 15,9%
16,0%
800
600 14,6% 14,0%
400 IXème Plan Xème Plan 12,0%
200
0 10,0%
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

Recettes tourismes (MDT) Part dans les exportations (%)

Source : Comptes de la Nation-INS /Calculs de l’auteur

L’évolution annuelle des recettes montrent aussi des fluctuations entre la


croissance et la décroissance et entre une croissance à deux chiffres et une
croissance plus modérée. Ceci représente un risque de non-durabilité dans
la mesure où l’incapacité de générer des recettes constantes rend difficile
le financement de l’exploitation des entreprises touristiques. Cette fluctua-
tion et notamment la chute des recettes à partir de 2001 montre la forte
dépendance du tourisme tunisien de la conjoncture internationale.
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 37

37

EVOLUTION ANNUELLE DES RECETTES DU TOURISME

20,0%
14,1%
15,0% 12,2%
10,0% 5,3%
5,0% 8,7%
5,0% 5,3% 0,1%
0,0%
-5,0% -6,5%
-10,0%
IXème Plan: +7,4%
-15,0% Xème Plan: +3,4%
-15%
-20,0%
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

Croissance annuelle des recettes du tourisme


Source : Comptes de la Nation-INS /Calculs de l’auteur

L’analyse des recettes touristiques (au prix constant 1990) par visiteur et
par nuitée montrent la même tendance que les recettes touristiques globa-
les. Paradoxalement, concernant les recettes par nuitée, l’année 2002 repré-
sente une année record avec 49,126 DT. Pour les recettes par visiteurs,
elles ont enregistré une baisse depuis 2001 passant de 307 DT, en 2001,
à 219 DT en 2004 et enregistrer par la suite une hausse, pour atteindre
244,460 DT en 2006, sans pour autant atteindre le niveau de 2001.

RECETTES TOURISTIQUES PAR VISITEUR ET PAR NUITÉE

320,000 55,00
309,149 307,414 Xème Plan
300,000 292,439 311,082
49,126 50,00
46,878 46,619
280,000
277,593 44,414 276,184 45,00
43,461
260,000 42,270
40,551
41,841 42,290
256,242 244,460 40,00
240,000
39,174

220,000 230,840 35,00


IXème Plan
218,709
200,000 30,00
1997 1998 1999 2000 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

Recette par visiteurs (DT) Recette par nuitée (DT)

Source : Tourisme Tunisien en Chiffres - ONTT /Comptes de la Nation-INS /Calculs de l’auteur


Tourisme Durable
en Tunisie
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 38

38

Comparées aux recettes touristiques par visiteur, exprimées en $ courant,


des principaux concurrents méditerranéens, la Tunisie affiche les recettes
les plus faibles. Ceci peut être expliqué par un mauvais positionnement stra-
tégique de la Tunisie, d’une part, par rapport à la concurrence et, d’autre
part, par rapport à la demande internationale. Un autre facteur qui pourrait
aussi expliquer ces performances faibles, est que le produit touristique tuni-
sien est principalement basé sur l’hôtellerie et n’offre pas d’autres opportu-
nités de consommation aux visiteurs.

EVOLUTION COMPARATIVE DES RECETTES PAR VISITEUR ($ COURANT)

1200

1000

800

600

400

200

0
2000 2001 2002 2003 2004

Tunisie Maroc Egypte Croatie Turquie

Source : Tourism Market Trends - OMT / Calculs de l’auteur

[Link] Les investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur touristique


Les investissements directs étrangers, dans le tourisme, restent faibles. Si,
au cours du IXème plan, ils ont enregistré une hausse notamment en 2001,
au cours du Xème plan, la tendance a été à la baisse. Dans ce sens, la part
des IDE touristiques a baissé de 14,4%, en 2001, à 0,4%, en 2006. Cette
faible part en 2006 est expliquée par l’opération Tunisie Télécom et par les
IDE réalisés dans le secteur de l’énergie.
L’évolution annuelle des IDE dans le tourisme montre une fluctuation sur la
période de l’analyse avec des taux négatifs au cours du Xème plan, synony-
mes de baisse des flux entrants au cours de cette période. Deux facteurs
peuvent expliquer la baisse des IDE dans le tourisme. Le premier est la perte
d’attractivité du secteur touristique tunisien pour les investisseurs étran-
gers en termes de rentabilité. Le deuxième facteur serait du au modèle éco-
nomique adopté par un certain nombre d’hôteliers tunisiens, qui mettent en
location directe ou en gestion pour compte leur hôtel, ce qui affecte d’une
certaine manière l’investissement direct étranger, la maintenance des équi-
pements reste du ressort du propriétaire tunisien.
montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 39

39

EVOLUTION ANNUELLE DES IDE TOURISTIQUES

200,0%
140,5%
150,0% Xème Plan: -4,9%

100,0%

50,0% 48,0%
15,8%
5,9%
0,0% 13,5%
8,7% -13,6%
-50,0% -22,7%
IXème Plan: +44,8%
-100,0% -78,2%
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

Croissance annuel des IDE touristiques

Source :Rapport Annuel BCT /Calculs de l’auteur

[Link] La compétitivité internationale du secteur touristique


Afin d’analyser la compétitivité de la destination tunisienne par rapport à ses
principaux concurrents, l’on se base sur l’indicateur de compétitivité qui
ramène la part relative des exportations du tourisme dans celles des servi-
ces, pour la Tunisie, par rapport au même ratio pour une zone de référence,
le monde. L’évolution de cet indicateur sur la période des IXème et Xème
plans montre une légère baisse de compétitivité de la Tunisie par rapport à
ces concurrents notamment le Maroc, la Croatie et la Turquie. L’Egypte, de
sa part, ne cesse d’améliorer sa position compétitive et constitue, donc, une
Tourisme Durable menace concurrentielle supplémentaire pour la Tunisie.
en Tunisie

EVOLUTION DE LA COMPÉTITIVITÉ DE LA TUNISIE PAR RAPPORT À LA CONCURRENCE

IXème Plan
2,5

1,5

1
Xème Plan
0,5
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Tunisie Maroc Egypte Croatie Turquie

Source :World Trade Statistics - OMC / Calculs de l’auteur


montage rapp tourisme oted 12/05/10 9:34 Page 40

40

L’analyse de la compétitivité de la Tunisie montre qu’elle est dépendante de


sa compétitivité-prix. En effet, comme le montre la figure suivante, l’avantage
comparatif révélé et le taux de change réel évoluent, globalement, dans deux
sens contraires. Une appréciation de la monnaie nationale implique une
dégradation de la compétitivité de la Tunisie et vice versa. Ceci Etant, la base
compétitive du tourisme tunisien reste une politique de prix. Le produit tuni-
sien reste peu différencié et diversifié par rapport à la concurrence ce qui lui
permettrait d’augmenter ses prix.

EVOLUTION DE LA COMPÉTITIVITÉ ET DU TAUX DE CHANGE RÉEL


2,300 0,640

2,200 0,640

2,100 0,620
2,000 0,600

1,900 0,580

1,800 0,560

1,700 0,540

1,600 0,520

1,500 0,500
1987
1988

1989

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003
2004
RCA RER
World Trade Statistics Database – OMC/World Development Indicators – World Bank
Calculs de l’auteur
En se basant sur le rapport du Forum Economique Mondial concernant la
compétitivité touristique, pour les années 2008 et 2009, la Tunisie est
mieux positionnée par rapport à ses concurrents, exception faite de la
Croatie. Alors qu’elle était classée premier pays africain et arabe, en 2008,
la Tunisie s’est classée en 6ème position parmi ces pays, en 2009.
EVOLUTION DU RANG DE LA TUNISIE PAR RAPPORT À SES CONCURRENTS SELON LE
FORUM ECONOMIQUE MONDIAL
2007 2008 2009 07/08 08/09

Tunisie 34 39 44 -5 -5
Maroc 57 67 75 -10 -8
Egypte 58 66 64 -8 +2
Croatie 38 34 34 +4 --
Turquie 52 54 56 -2 -2
World Economic Forum (méthodologie 2008, 2009 différentes de 2007, 2007 est présenté à titre indicatif)
PROJET DE Entrepreneuriat I
LA TOURISME EN TUNISIE

Réalisé par :
 Sarra Hamdi
 Ali Touati

PROF : MME. JEMMALI Aida

la manufacture des tabacs de Kairouan 1


Sommaire :

I/ Introduction générale:

II/ Objectif de projet:

III / Les taches spécifique:

IV / Les lieux les plus visités par les touristes

la manufacture des tabacs de Kairouan 2


I/ Introduction générale:

Le tourisme en Tunisie est l'un des secteurs importants de l'économie de la Tunisie et une source de
devises pour le pays. Le tourisme a un effet d'entraînement sur d'autres secteurs économiques, tels que
le transport, les communications, l'artisanat, le commerce et le bâtiment.

II/ Objectif de projet:

Dans le cadre de notre projet d’entrepreneuriat nous voulons faire découvrir les beaux endroits
tunisiens et motiver les touristes à les visiter

III/ Les taches spécifique:

1 : En premier lieu, nous avons cherché des endroits qui valent la peine d'être visités pour les présenter
davantage.

2 : Nous avons visité l'un des endroits qui ont beaucoup de touristes.

3 : Nous avons mené des entretiens avec des touristes et mis en avant plusieurs destinations attrayantes
en Tunisie.

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V/ Les lieux les plus visités par les touristes :

1. TABARKA :

On choisit Tabarka pour son site exceptionnel, entre mer et montagne. Les plages de sable blanc sont
encadrées d’éperons rocheux, de bois de pins et de chênes-lièges. La mer cristalline dissimule dans ses
profondeurs le précieux corail rouge. La silhouette caractéristique du Fort Génois, perché sur un îlot, est
l’emblème de la Tabarka. L’arrière-pays montagneux est la promesse de fantastiques excursions et
randonnées autour du village d’Aïn Draham, point de départ d’un vaste massif forestier.

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2. Dar Zaghouen

Dar Zaghouan vous offre la possibilité de vivre proche de la nature et de consommer des produits frais
et naturels. Elle agit dans une optique de protection de l’environnement et d’engagement social et
sociétal dans les établissements touristiques. Elle comprend, des chalets, des jardins, 2 piscines, une aire
de jeux et un Musée Agricole * Un Hammam et un Spa Durable * Un chalet écologique des suites à
thèmes * Deux restaurants (panoramique et vue sur jardin

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3. Douz

Magie de la lumière, de l’air vivifiant, des espaces infinis et de la nudité pure des paysages désertiques …
L’appel du Sahara résonne d’autant plus fort que la vie moderne se fait plus étriquée et oppressante. Le
Sahara tunisien se vit dans la contemplation que ce soit dans un luxueux hôtel un campement tout
confort ou une tente en plein désert. Il se vit dans l’aventure à bord d’un 4x4 lancé sur les pistes
rocailleuses ou sur la bosse d’un dromadaire. Il peut se vivre aussi selon les goûts de chacun dans la
vitesse et le frisson : les sports extrêmes y trouvent un terrain de choix pour rechercher la performance.
Par son originalité et sa diversité comme par la qualité de ses infrastructures, le Sahara tunisien est la
région idéale pour vivre des événements sortant de l’ordinaire.

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MERCI POUR VOTRE ATTENTION !

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