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3. Appronant Do a thoori, 3. Apprenant Della théorie.. 1. Le mot apprenant, ignoré des dictionnaires généraux de lange frangaise, est un néologisme créé sur apprendre (du latin populaire apprendere, issu du latin classique apprehendere «prendre, saisir». Dictionnaire Gaffo) Diorigine québécoise il désigne toute personne en situation d ‘apprentissage, terme qu’on peut definir comme : « le déroulement opérationnel de la situation pédagogique pendant laquelle le sujet se situe dans un cheminement conduisant a Vatteinte objects». (Dictionnaire actuel de education). 2 Lapprenant peu étre un débutant (complet) ou un fwx débutant en langue. Par faux debutant il faut entendre:: « un apprenant qui a une connaissance plus ou moins précse de son objet détude, parce qu'il 'a eétoyé école ou dans la rue». En régle général, il en a une perception trés lacunaire, ce qui conduit les concepteurs de méthodes et les enseignants & Fassimiler au debutant 3. Lapprenant peut tre un éleve ou un étudiant, jeune ou adulte. L'utilisation de ce mot offre un ‘double avantage. D’abord, de par sa connotation générique, il permet de désigner tous les publics quel que soit leur ge. En effet, il serait par exemple difficile d'appeler « éloves » les publics adultes qui étudient une langue. Ensuite, contrairement a enseigné qui présuppose, de par son origine de participe passé, un role passif, le terme, par son suffixe en « -ant », laisse entendre un, re actif, Effectivement, Vapprenant n'est pas seulement un éléve qui emmagasine passivement des connaissances, c'est un individu qui participe activement a son apprentissage, quien devient Yacteur parce qu’il Sst fixé des objectifs personnels a réaliser. 4. Ladéfinition de ces objectifs et leur réalisation ont conduit redéfinirla *relation traditionnelle enseignant-enseigné. Aux yeux des tenants des approches contemporaines, Vasteur le plus ‘mportant du processus d'apprentissage n'est pas Tenseignant mais Tenseigné, et cest sur lui, sur ses besoins, sur ses aspirations, sur sa personnalité, que se fondent le cours et attitude de “enseignant. Celui-ci, en effet, n'est plus le dispensateur de connaissances, il est le trait d'union entre une langue qu'il posséde et des apprenants qui cherchent a se l'approprier. 5. Ainsi, apprendre, on le sait depuis Michel de Montaigne, c'est moins accumuler des connaissances et avoir une téte bien pleine que se faire une téte bien faite et «construire & “intérieur de soi des modéles qui représentent la réalitéet permettent dagir avec plus Wefficacité», (S. Earlich, 1975). 6. Lapprentissage en langue étrangére peut alors étre défini, sion se réfere au CECR (Chapitre2 § 2:1) comme : « Facquisition, dans un contexte donné, de *compétences générales e:, notamment ‘une compétence & communiquer langagi¢rement, dans des conditions et des contextes variés, en sepliant différentes contraintes afin de réaliser des activites langagiéres permettantde traiter (en réception et en production) des textes portant sur des themes a intérieur de domaines particuliers. Pour cela, 'apprenant mobilise les stratégies qui paraissent le mieux convenir 'accomplissement ides tches A effectuer ». Ainsi défini, V'apprentissage exige de fixer des abjectfs, ée choisir des activités destinées & Tacquisition des compétences, de prévoir des paliers d’évaluation. Ces choix sont personnels ou non selon la situation d’apprentissage. Dans la situation la plus courante, celle de la classe de colloge ou de lycée, c'est & Venseignant que reviennent les prises de décision. 10 fila pratique 3. Apprenant a pratique 1. On pourrait supposer que cette définition de Vapprenant ait désormais infléchi radicalement la politique traditionnelle en matigre d'édition de manuels scolaires, que les éditeurs frangais prennent davantage en compte lage, les besoins, Venvironnement *socioculturel de chaque groupe d'apprenants, 2 Les dures réalités économiques vont & Tencontre des réves des enseignants ~ un matériel adapté a chaque situation d’apprentissage ~ et, en régle générale, préférence est donnée ii des manuels wniversalistes ciblés sur une tranche d’age (enfants, adolescents), sur la langue mater- nelle des publics concernés (anglais, espagnol) ou sur les besoins supposés d'un groupe spécifigue ‘apprenants (comme celui des hommes d'affaires), et promis, en consequence, a de gros tirages. 3. Cependant, pour réponcie & ’évolution de la didactique et contourner la difficutéfinanciére, certains éditeurs n’hésitent plus ise lancer dans la coédition, pratique qui permet de recentrer un matériel universaliste sur un public déterminé et d’améliorer dautant son efficacite. C'est ainsi, par exemple, que les maisons dition frangaise (Didier) et greeque (Trait ¢ union) ont unt leurs ‘moyens pout proposer, en 2005, une édition grecque du Delf scolaire niveau BI, sous le patronage du Centre international d'études pédagogiques. Diautres éditeurs, plus audacieux encore, proposent des manuels adaptés aux conditions \Wenseignement de leur pays. Dans ce domaine, cest encore la Gréve qui fait figure de pionnire Plusieurs Editeurs publient désormais leurs propres méthodes. Cest le cas d’Alexandre Kosvoyannis avec la série le tour... avec Alex et Sophie qui propose, a V'intention ées collégiens et lyeéens, un ensemble de trois manuels (I. Le tour de France avee Alex et Sophie. 2. Le tour Europe avec Alex et Sophie. 3. Le tour du Monde avec Alex et Sophie) 4. Dans ce type de manuel, Venseignant n'a pas a adapter le contenu aux besoins de ses apprenants, comme il aurait dle faire avec un matériel universalist, puisque le livre a été pensé 1 priori pour répondre a leurs besoins réels parce que connus, A Yoral, es auteurs ont, par exemple, privilégié étude des sons inconnus aux grécophones : wh Es)... (5) £2) Avécrit, en réception, ils ont utilisé, aussi souvent que possible, des textes en ragport avec la culture grecque, comme celui qui relate « la guerre de Troie », ~en production, ils ont choisi des situations plausibles conformément a rage et aux intéréts culturels des apprenants : « De Chypre, Alex envoie une carte postale i sa famille. Il demande 4des nouvelles, en donne, annonce son départ pour lEstonie et raconte son Chypre. » (Le ‘our du Monde avec Alex et Sophie, unité 2) ‘Testez vos connaissances Cocher la bonne case Vai Faux 1. Apprenant est synonyme d'éleve. a a 2. Laapprenant est partie prenante dans son appremtissage. a a 3, La notion d’apprenant a conduit a mieux définir le rile de V'enseignant. a 4. Seules, des éditions locales peuvent ‘adapter aux besoins des apprenants. Cl a 4 Approcnes 0 theore. 4. Approches De la théorie.. 1. Le nouveau Petit Robert définit le terme approche comme « la maniére daborder un sujet de connaissance quant au point de vue et & la méthode utilisée: 'approche sociologique d'une étude litéraire » 2. Comme dans d'autres domaines, ce terme est trés utilisé en linguistique et, en conséquence, tn didactique oi il désigne « la fagon globale d'envisager Venseignement et lapprentissage des langues selon les conceptions qu'on se fait du langage et de ses fonctions, de 'apprentissage, de 'enseignement et des conditions pédagogiques et sociales dans lesquelles l'enseignement se donne ». (Dictionnaire actuel de !'éducation). 3. Ainsi, on distingue en didactique des langues trois eatégories d'approches apparues par ordre chronologique approche structurale (qui privilégie Vétude des *structures linguistiques formelles), —les approches cognitives (qui cherchent & rétablir intervention de la conscience’ dans acquisition des connaissances), 1*approche communicative et Vapproche actionnelle, 4. Ces approches successives ont donné naissance a différentes méthodes ou méthodologies —Papproche structurale aux méthodes *audio-orales et *audiovisueles, les approches cognitives nombre d'exercices qui, visent, pour Vessentiel, au développe- ‘ment de la comprehension (comme analyse), —Fapproche communicative 4 un ensemble d'activités, comme le jeu de roles, qui font de apprenant un sujet communicant exposé & des besoins de communication et amené & amiéliorer ses compétences linguistiques pour y répondre ; approche actionnelle qui reptend tous les concepts de approche communicative mais y ajoute, pour essenticl, les idées d’*interaction, de *tiche et d*interculturel. 'S._ Une nouvelle approche est apparue dans les années 1990, approche par compétences (APC). Elle a Fambition ~ en reprenant a son compte les idées de Guy Le Boterf (1994) qui définit la compétence « comme la mobilisation ou activation de plusieurs savoirs dans une situation et tun contexte donnés » ~ de faire sortir 'éleve du cadre contraignant de l'école, de le préparer systématiquement son entrée dans la vie active en lui apprenant 4 mebiliser, transférer, gérer —ses connaissances théoriques (savoir comprendre, interpréter), relatives son futur environnement professionnel! ou non (savoir s‘adapter, agir sur mesure), —ses savoir-faire cognitifs (savoir apprendre, raisonner, traiter l'information), sociaux ou relationnels (savoir coopérer, se comporter), opérationnels (savoir procéder, opérer), —ses ressources motionnelles (ressentir une situation, percevoir des signaux faibles), physiologiques (gérer son énergie, tenir des astreintes) (classement de G. Le Boterf) 6. Cette nouvelle approche, qui postule ~comme lécrit G. Le Boterf, qu’« il n'y a de compétence qu’en acte » ~ exige de repenser les programmes et les curricula, de redéfinir les objectifs pédagogiques, d’intégrer 4 Tenseignement de la langue celui d'autres disciplines (notamment scientifiques) de privilégier le travail collectif sur le travail individuel (en proposant la réalisation de projets ou la résolution de situations 4 probléme), de repenser la relation *enseignant-enseigné (le réle du professcur se transformant souvent en celui dactcur solidaireentreprise commune). (Ph, Perrenoud, 2000). 2 sla pratique 5. Approches Ala pratique ificité de la didactique des langues. On la retrouve dans tous les J, Cette approche, 1. LAPC n'est pas une sj secteurs de Tenseignement et, notamment, celui de Penseignement professio initée par les recherches de De Ketele, a ét¢ conerétisée et développée pat I le terme de « pédagogie de lintégration » (De Ketele 1996, Roegiers 2000). 2. LAPC reprend a son compte nombre de principes fondateurs de l'spproche communicative. Elle aussi considére la langue comme un instrument de communication. Elle aussi place l'appre- nant dans une situation d'enseignement qui lui permette de saisir « le pourquoi il apprend », de le rendre autonome, de le doter, entre autres compétences, d'une compétence communicative. ‘mais elle a surtout ambition de faire tomber les cloisons étanches entre les différentes activités de Toral et de Vécrit pour mieux les fedérer en vue de acquisition glotale de la langue. Toute théoric nouvelle apporte avec elle son Jot de métalangage. Apparaissent ainsi des expressions nouvelles comme « semaine dintégration » au cours de laquelle V’éleve dans des situations complexes doit réinvestr les acquis réalisés au cours ’apprentissages ponctuels. 3. Les terrains privilégiés de la mise en application de cette nouvelle théorie sont les Etats afrieains, Pourquoi ? On peut penser qu’en privlégiant TAC, les institutions de ces pays veulent dboter plus rapidement ct plus sirement les apprenants des compéterces nécessaies soit la communication avec un ate groupe linguistque, le frangas jouant le rle de langue *vehicu- laire, soit & leur entrée dans la vie active... Quel avenir pour 'APC ? Sera-t-elle « une réponse 4 Féchec scolaire », comme Tespére Philippe Perrenoud ? Notons simplement adopter FAPC revientconerétement satteler une lourde tche (novation de tous les programmes denseigne- rent de toutes les disciplines, formation des enseignants, Elaboration de nouveaux manuels. 4. Lun des Etats afticains avoir adhéré aux thises de VAC est a République de Djibouti avec Ja publication de La caravame de francais * année. Ce manuel, qui prvilégie Vert se compose ddd modules, entrecoupés de semaines de *remediation ct integration, La legon hebdomadaine comprend les activites suivantes consacées ‘oral : Rubrique « Parler » : Je découvre (les supports de deux dialogues). J'apprends une ccomptine (qui contient les actes de langage au programme). Je joue (dans des jeux de ries). ~ Vert : Rubrique « Lire » : Je lis un extrait (de Palbum des aventures de Loula et Ali) ou ‘un document fonctionnel (affiche, recette). Je découvre un son. Je lis des mots et des syllabes (contenant le son étudié). Jintégre (lecture de courtes phrases reprenant les mots nouveaux et le son du jour). Rubrique « Lire-Ferire » : Je m’évalue (2 exercices d’évaluation suivis une autodictée et d'une production écrite & partir d'un support image). ‘Testez vos connaissances ‘Cochez. la bonne case Vri Faux 1. Le terme approche n’est utilisé qu'en didactique des langues. a a 2. LAPC est une approche utilisée uniquement dans lenseignement a a des langues. 3. LAPC a ambition de donner du sens aux apprentissages. a a 4, Adopter V'APC, c'est rénover uniquement les programmes Q Q et les manuels de francais 6. Audiovieuel De la théore.. 6. Audiovisuel Dela théorie.. 1. Audio- est un élément qui vient du latin audire « entendre » et entie dans la composition de ‘mots comme audiogramme, audiologie et, notamment, dans audio-oral et audiovisuel 2. En didactique des langues, comme l'indique clairement leur appellation, les *méthodes audio- ‘orale et audiovisuelle s‘appuyaient respectivement sur une bande sonore pour la premire, une ‘bande sonore et un film fixe pour la seconde, laméthode audiovisuelle, de conception plusmoderne pour époque, constituant un progrés indéniable par rapport a sa seeur ainée audio-orale. 3. S‘opposant aux méthodes directes qui les précédent, ces méthodes sont a leur apogée dans les années 1980 et entendent donner & l'enseignement des langues le caractére rationnel qui lui ‘manque jusqu‘alors, 'équipement technologique confortant Pidée scientifique qui préside & leur Glaboration. Cet équipement est lourd et se compose d'un magnétophone et de bandes magnétiques, —d'un écran, de films fixes et d'une fléche lumineuse (ut A distance un détal d'un film fixe), — d'un tableau de feutre (rectangle de tissu pelucheux, bleu marine, fixé avec des punaises, face aux éléves) et de figurines (dessins découpés dans de la cartoline floquée, c’esta-dire parsemée au revers de pastilles pelucheuses facilitant Padhérence sur le tableau de feutre et représentant un personage, un animal, un objet, un batiment cu un signe conventionnel, ‘comme une fléche. Posées sure tableau de feutre, les figurines suggérent une phrase ou une seéne, et permettent de reproduire visuellement les répliques des dialogues des méthodes.). isée par lenseignant pour montrer Les concepteurs de ces méthodes empruntent la science sa précision, sarigueur, son caractére sacré. Tout est minute, calculé, rien nest laissé au hasard. 4. En conséquence, Penseignant suit la lettre les instructions détalles du livre du maitre, et Tatéve doit répondre aux questions du magnétophone qui défilent et serapportent aux images du film qui se déroulent simultanément Maitre et éleves sont alors également prisonniers d'une méthodologie qui leur enléve toute véritable autonomie. Il en est ainsi de toutes ces méthodes, de La France en direct par exemple, Pune des plus fameuses de Tépogue, qui propose au niveau | de Papprentissage un manuel éléve de 223 pages ‘tum livre du maitre de plus de 1000 pages ! 5. Cette méthodologie contraignante, qui donne la priorité 4 Yoral, est en fait ealquée sur la ‘conception qu'on se fait alors de la langue qu'on réduit 4 un ensemble infini de *structures, ‘Onpenseen effet cette époque que acquisition d'une langue étrangére passe obligatoirement par I"tappropriation des structures de cette langue travaillées a longueur de dossier dans des exercices dis structuraux, 6. Live vient pratiquer ces exercices structuraux au laboratoire de langues oil peut travailler conjointement contents linguistiques et *prosodie de la langue. Ce laboratoire estalors appelé d’enregistrement ou audio-aciif selon que ses cabines mettent ou ‘non ala disposition de Iutlisateur un magnétophone individuel qui lui permette de réécouter ses productions et de les comparer au modéle proposé par le magnétophone de la cabine. Liavénement et le développement de informative entrainent la disparition de ce type de laborat actuellement par le *laboratoire multimedia. 16 ala pratique 6, Audiovisuel ala pratique 1. Avec avénement de approche communicative et celui du micro-ordinateur, on pourrait ssupposer périmées les méthodes audiovisuelles. Certains éditeurs ~ répondant sans doute & la demande expresse de certains établissements, trop pauvres pour pouvoir renouveler leurs méthodes et recycler leur personnel ~ continuent ccependant de les inscrire diserétement & leur catalogue. En 1997, on pouvait encore se procurer la cassette audio de Pierre et Seydou, une méthode réalisée par le *BELC 4 Intention des pays africains anglophones entre 1964 et 1972. 2. Llapparcillage compliqué des méthodes audio-orale ct audiovisuel’e peut préter aujourd’hui & sourire. II faut cependant reconnaitre & leurs concepteurs, entre autres mérites, celui de s'étre anerés dans une modernité dont le magnétophone était alors le symbole 3, Leurs successeurs ne font que suivre leur exemple quand ils proposent CD, DVD, coftret vidéo, et exercices sur Internet (Accord, Didier, Reflets, Hachette). 4. Aunom de I’*éclectisme, les auteurs actuels de méthodes renouent avec des pratiques de cette Epoque, quand ils proposent des types d'exercices apparentés aux exersices structuraux. Aoral: « Réponds aux questions, comme dans Fexemple Queleige a Pauline? Elle a onze ans 1. Quel ge a Nicolas ? 2. Quel ge ont les fréres de Pauline ? 3. Quel dge a ton pére ? ete. » A écrit: « Fis des phrases comme dans Vexemple Toulouse sud de Bordeaux Pabite Toulouse, au sud de Bordeaux. 1. La campagne / nord de Paris 2. Le Canada / ouest de Montréal, 3. La France / centre de Strasbourg etc. » (Bien Joué 1, unité 3). ‘Testez vos connaissances Cochez la bonne case Vri Faux 1. Au cours d'une legon audio-orale, Vattitude de Véléve est active. a a 2. Une classe audiovisuelle est composée d'un groupe dapprenants. Q a 3. La méthode audiovisuelle ne laisse qu’une initiative limitée a Q Tenseignant. 4, Laudiovisuel a démontré "importance de la technologie a a dans Venseignement des langues. 7. Authentique De la tnéorie. 7, Authentique De ta théorie... 1. Dans Tenseignement du FLE, adjectif authentique (du grec auDevands / authantikos «principal, primordial », dictionnaire Bailly), se rapporte & « tout document, sonore ou écrit, ‘qui n'a pas été élaboré& des fins didactiques ». Le mot, dans cette acception, est apparu pour la premiere fois en 1970 dans un titre « Textes et documents authentiques au niveau 2 ».(D. Coste dans Le francais dans le monde n° 173). 2. Sont done considérés comme authentiques des documents comme : une interview réalisée ‘pour Ia radio, une publicté télévisée, une chanson, un poéme, un horaire de chemin de fer, un cealendrier, une carte de visite, et. 3. Traditionnellement, on oppose au document / texte authentique le document fabriqué, eréé de toutes piéces pour la classe par un concepteur de méthodes ou par un enseignant. La plupart des méthodes utilise un troisiéme type de document, intermédiaire entre Vauthentique et le fabriqué, appelé parfois réaliste. est fabriqué mais ila la forme, la fonction virtuelle d'un document authentique (article de presse extrait d'un journal imaginaire, publicité pour une marque qui n'existe pas, etc.) et son ‘caractére « authentique » peut étre conforté par Vexactitude rigoureuse des informations qu'il contient. En outre, il offre moins de prise au vieillissement que le document authentique. 4, La vogue d'utilisation du document authentique a coincidé avec Tapparition des *méthodes fondées sur Vapproche communicative. Celles-ci voient logiquement dans ce type de document un *message, véritable mine de renseignements sur le fonctionnement de la communication (avec ses acteurs, leur discours, leur rogistre de langue, ete). Un débat a longtemps agité partisans et détracteurs du document suthentique sur son intérét pédagogique. Avec le régne actuel de l'éclectisme, la question semble dépassée. 5. Une querelle semblable sist ouverte autour des textes en frangais facile, textes de lecture refativement courts (moins de cent pages en général) écrits sur les bases du *Francais fondamental (500 & 1 500 mots et plus) Ces lectures sont classées selon leur degré de difficulté. La maison d'édition Clé International propose par exemple 4 niveaux — niveau 1 (400-700 mots), 2 (700-1 200 mots), 3 (1 200-1 700), 4 (+ de 1 700)— qui correspondent a un seuil de compétence & acquérir en comprehension éerite selon le classement du CECR = niveau 1 (A2), 2 (A2),3 (BD, 4 (BI-B2). Hachette, de son cdté, propose également des textes de 300 & 500 mots (niveau I, Al) Ces lectures en francais facile rencontrent un certain succés auprés des publics concernés parce qu‘lles offrent au lecteur étranger un premier contact avec la France etsa culture: portraits de célébrtés (Reines du sport), découverte d'une spécificité culturelle (La grande histoire de la petite 2 CV) et... adaptations d'wuvtes classiques (La Chartreuse de Parme, Madame Bovary LAvare, Notre-Dame de Paris). Crest précisément que le bit peut blesser, les défenseurs du frangais culture! pouvant prendre combrage du sacrifice de la langue littéraire passée au filtre dela simplification. 6. Cette notion de francais facile a tendance a se généraliser. C'est ainsi que Radio France International propose en francais facile deux éditions quotidiennes de son journal, & 9430 et 2130 (en temps universel) sur son site [Link] 18 sla pratique 7. Authentique Ia pratique 1, Paradoxalement, c'est une méthode restée trésstructuraliste(malgrél'approche communicative quelle revendique) qui offre 'exemple le plus réussi d’intégration de documents authentiques dans un manuel de langue. Archipel, en 1982, propose en effet pour la premiére fois des fins d'apprentissage des affches, des publicités, des plans de ville ou des menus de restaurants. 2. Depuis Archipel, la méthodologie s'est précisée et tous les manuels pour débutants proposent ‘peu ou prou le méme schéma en forme de triptyque ; on fait étudier une notion : Lidentité/ les déplacements / achat, un ou plusieurs acte(s) de parole relevant de cette notion Se présenter, présenter quelgu’un | indiquer un chemin / demander un prix, un ou des document(s) authentique(s), fabriqué(s) ou réaliste(s) Carte d'identité, de visite, passeport/ carte géographique, plan de ville, de métro /étiquette de prix, catalogue de magasin 3. Lutilisation du document authentique est fonction du niveau et se fait graduellement ~ Au niveau de Putilisateur élémentaire (Al et A2), les auteurs dz manuels n'utilisent que des documents fabriqués mis 8 part quelques documents trés marques typographiguement au contenu linguistique trés limité: carte d'identité, de visite, enseigne, plan. Exemple : plan des 20 arrondissements de Paris (Festival J, unité 1) ~ Au niveau de Putilisateur indépendant (BI), ils commencent a introduire des documents authentiques plus riches linguistiquement mais genéralement assez courts et continuent& utiliser des documents fabriqués. Ces documents sont, le plus souvent, des extraits de journaux et ‘magazines. Exemple : 4 Cannes, Chopard remporte la palme de l'image, extrait de quinze lignes ‘sur deux paragraphes de Paris-Maich (du 7 au 14/06 /2006). (Alter ego i, dossier 1). Ce mest qu'au niveau B2 que les auteurs abandonnent définitivement le document fabriqué au profit du document uthentique qu'ls font étudier sous toutes ses formes (article de presse, poéme, extrait de romans, de pice de théatre, etc.) Les textes proposés sont alors d'une longueur conséquente et dépassent parfois la page. Exemple : Les msteres du Louvre, article de B. Genits paru le 14/07/2005 dans Le Nouvel Observateur (Edito, unité 5) 4. En classe, lenseignant doit se rappeler que, si le document est auttentque, la situation dans laquelle il vale faire exploiter ne Test pas Enconséquence, il doits'efforeerde donner un caractéred'authenticité Vencreice, notamment en interpellant Vapprenant: « Ties dans le mero, tw travalles dans une agence de publicte cic.» Cesta fagon de procéder que proposent certains manuels ‘A Vora « Tw invites un(e) amie) une féte anniversaire. Quese-ce que tu dis?» A Perit Lis ee menu et fais ta commande.» lunior 2, dossier 3). ‘Testez vos connaissances Cochez Ia bonne ease Vrai— Faux 1. Un document authentique est un document préparé pour la classe. a a 2. Un billet d’avion est un document authentique. a a 3. Les textes en frangais facile sont généralement réservés a a aux apprenants du niveau avancé. 4. Lutilisation du document authentique est une découverte a a de approche communicative, 19 8, Autonome ela théore... 8. Autonome De la théorie.. L, Ladjectif autonome vient du gree ervrévoqog / otonomos (crvt0-, «soi-méme, seul» et von, « loi»), « qui se régit par ses propres lois». (Dictionnaire Bails). En conséquence, en regle générale, une personne autonome est un individu qui est capable de se conduire et de se

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