Système de Pompage Solaire pour Eau Potable
Système de Pompage Solaire pour Eau Potable
Sujet :
Le : --/--/2022
Remerciements
Au terme de ce travail, Ont tiennent à exprimer nos profondes gratitudes à notre cher professeur et
encadrant monsieur Ahmed Akkentour pour son suivi et pour son énorme soutien, qu’il n’a cessé de nous
prodiguer tout au long de la période du projet.
Ont tiennent à remercier également notre encadrant monsieur Oussama Mafhoum le temps qu’elle a
consacré et pour les précieuses informations qu’il m’a prodiguées avec intérêt et compréhension.
J’adresse aussi mes vifs remerciements aux membres des jurys pour avoir bien voulu examiner et juger
ce travail.
Je ne laisserai pas cette occasion passer, sans remercier tous les enseignants et le personnel de lycée
technique Alidrissi, et particulièrement ceux de la section conception de produit industrielle pour leur aide et
leurs précieux conseils et pour l’intérêt qu’ils portent à ma formation.
Enfin, mes remerciements à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin au bon déroulement de ce
projet.
Tables des matières
Liste des figures
List des tableaux
Introduction générale
L’évolution de la vie a été possible grâce à la présence de l’eau. Cependant, bien qu’existant en quantité
abondante, seule une petite portion de cette eau est réellement disponible pour la consommation humaine ou
animale. Les eaux salées des mers et des océans représentent près de 97% du volume total d’eau de notre
planète, et une grande partie des 3% restants se trouve bloquée sous forme de neige, de glaciers ou d’eaux
souterraines profondes.
Environ 65% des eaux de pluies continentales s’évaporent et retournent vers l’atmosphère. Le reste
s’écoule dans les rivières et forme les lacs en surface ou s’écoule dans le sol, où elles se stockent
éventuellement dans les nappes phréatiques. Ces réserves d’eau peuvent prendre plusieurs centaines, voire des
milliers d’années pour se constituer.
Dans ce travail, nous sommes intéressés plus particulièrement par l'énergie photovoltaïque comme
source d'énergie d'un système de pompage destiné en pour l'alimentation eau potable à partir d'un puit en
utilisant le système solaire.
Disponibilité d'une importante énergie solaire dans cette zone peut rendre à l'application de pompage
d’eau à travers des pompe solaire photovoltaïque comme une solution très intéressant pour l'alimentation eau
potable dans la région nous avons choisi comme sujet d'étude dans ce rapport
Dans notre projet, on a étudié l’utilisation de l’énergie photovoltaïque pour le pompage d’eau,
l’exploitation de ces types d'énergie offre un approvisionnement inépuisable mais surtout une énergie propre
et non polluante. Le pompage photovoltaïque reste parmi les utilisations les plus courant de cette énergie pour
différents applications, telles que l’irrigation ou l’alimentation en eau potable, il est utilisé dans beaucoup de
communautés rurales et saharienne isolée qui n’ont pas encore l’accès à l’électricité du réseau conventionnel
et qui reçoivent un fort ensoleillement.
L’objectif de notre projet, faire une étude et dimensionnement d’un système de pompage solaire qui
peut améliorer les performances passant par quatre parties :
Le Soleil émet un rayonnement électromagnétique compris dans une bande de longueur d’onde variant
de 0,22 à 10 microns (µm). La figure 1 représente la variation de la répartition spectrale énergétique. L’énergie
associée à ce rayonnement solaire se décompose approximativement ainsi :
▪ 9% dans la bande des ultraviolets (<0,4 µm),
▪ 47% dans la bande visible (0,4 à 0,8 µm),
▪ 44% dans la bande des infrarouges (>0,8 µm).
L’atmosphère terrestre reçoit ce rayonnement à une puissance moyenne de 1,37 kilowatt au mètre carré
(kW/m2), à plus ou moins 3%, selon que la Terre s’éloigne ou se rapproche du Soleil dans sa rotation autour
de celui-ci. L’atmosphère en absorbe toutefois une partie, de sorte que la quantité d’énergie atteignant la
surface terrestre dépasse rarement 1,2 kW/m2 (1200W/m2). La rotation et l’inclinaison de la Terre font
également que l’énergie disponible en un point donné varie selon la latitude, l’heure et la saison. Enfin, les
nuages, le brouillard, les particules atmosphériques et divers autres phénomènes météorologiques causent des
variations horaires et quotidiennes qui tantôt augmentent, tantôt diminuent le rayonnement solaire et le rendent
diffus.
L’utilisation du rayonnement solaire comme source d’énergie pose donc un problème bien particulier.
En effet, le rayonnement solaire n’est pas toujours disponible ; en outre, on ne peut l’emmagasiner ni le
transporter. Le concepteur d’un système qui emploie le rayonnement solaire comme source d’énergie doit
donc déterminer la quantité d’énergie solaire disponible à l’endroit visé et le moment où cette énergie est
disponible.
Il faut d’abord comprendre l’effet de la rotation (moment de la journée) et de l’inclinaison (saison de
l’année) de la Terre sur le rayonnement solaire. L’absorption atmosphérique est plus faible lorsque le Soleil
se trouve à son point le plus haut dans le ciel, c’est-à-dire plein sud dans l’hémisphère nord et plein nord dans
l’hémisphère sud1. En effet, la distance que doit parcourir le rayonnement dans l’atmosphère est plus courte
lorsque le Soleil est directement au-dessus de l’endroit visé. C’est le « midi solaire », moment où le
rayonnement solaire direct est le plus intense. Comme le Soleil est plus haut et que les journées sont plus
longues en été, la quantité totale d’énergie reçue sur un plan horizontal y est plus grande qu’en hiver.
L’ensoleillement (G) correspond à l’intensité du rayonnement solaire reçu sur un plan à un moment
donné. Il s’exprime habituellement en watts par mètre carré (W/m2). Comme on l’explique à la section La
ressource solaire, l’ensoleillement varie de zéro, au lever du Soleil, à sa valeur maximale, typiquement au
midi solaire.
L’ensoleillement peut également exprimer la quantité d’énergie solaire captée sur un plan pendant un
intervalle déterminé. Il s’exprime habituellement en kilowattheure par mètre carré (kWh/m2), en « heure
de soleil maximum », en mégajoule par mètre carré (MJ/m2) ou en calorie par centimètre carré (cal/cm2)
pour l’intervalle déterminé – une journée ou une heure, par exemple.
1 kWh/m2 · j = 1 heure de soleil maximum (1000 W/m2) /jour
= 3,6 MJ/m2 · j
= 86 cal/cm2 · j
Les valeurs quotidiennes d’ensoleillement sont habituellement présentées sous forme de moyennes
mensuelles pour différentes latitudes et inclinaisons à des endroits précis (afin de rendre compte de l’effet de
conditions météo urologiques différentes). Le plus souvent, on exprime l’ensoleillement en
« Heures de soleil maximum », c’est-à-dire par le nombre équivalent d’heures par jour où l’éclairement
est en moyenne de 1000 W/m2. Ainsi, un ensoleillement de six heures de soleil maximum indique que le
rayonnement reçu au cours d’une journée est le même que si le Soleil avait brillé pendant six heures à 1000
W/m2. Les heures de soleil maximum sont un indice utile pour le dimensionnement des systèmes
photovoltaïques, car ces systèmes sont habituellement évalués en watt-crête (Wc), c’est-à-dire sous un
éclairement de 1000 W/m2.
Il y a quatre types de rayonnement :
• Le rayonnement direct est le rayonnement reçu directement du Soleil. Il peut être mesuré
par un pyrhéliomètre.
• Le rayonnement diffus est le rayonnement provenant de toute la voûte céleste. Ce rayonnement
est dû à l’absorption et à la diffusion d’une partie du rayonnement solaire par l’atmosphère et à
sa réflexion par les nuages. Il peut être mesuré par un pyranomètre avec écran masquant le
soleil.
• Le rayonnement solaire réfléchi ou l’albédo du sol est le rayonnement qui est réfléchi par le
sol ou par des objets se trouvant à sa surface. Cet albédo peut être important lorsque le sol est
particulièrement réfléchissant (eau, neige).
• Le rayonnement global est la somme de tous les rayonnements reçus, y compris le
rayonnement réfléchi par le sol et les objets qui se trouvent à sa surface. Il est mesuré par un
pyranomètre ou un solarimètre sans écran.
À noter que certains capteurs solaires concentrent le rayonnement solaire afin d’augmenter le
rendement du capteur par rapport à une surface donnée. Ces capteurs à concentration ne peuvent utiliser
que le rayonnement direct provenant du Soleil. Dans les endroits avec une forte proportion d’ensoleillement
diffus, ces capteurs ne peuvent pas fonctionner efficacement car l’ensoleillement diffus ne peut être concentré
en un point.
I.1.3. Estimation de l’énergie disponible
La conception d’un système photovoltaïque exige des données sur l’ensoleillement. L’Organisation
mondiale de la météorologie publie des cartes à l’échelle mondiale. On trouvera à l’annexe I des cartes
indiquant le rayonnement quotidien global sur un plan horizontal.
En utilisant des données de rayonnement global sur un plan horizontal, il est possible de déterminer le
rayonnement global pour une surface inclinée à un angle ø par rapport à l’horizontale. Pour le faire de façon
rigoureuse, il faut déterminer le rayonnement solaire diffus et direct et l’angle de déclinaison (d) du Soleil.
On utilise l’équation suivante (N.B. : Ne tient pas compte de la réflexion solaire des environs immédiats)
:
Cette photopile, qu’on appelle aussi cellule solaire ou photovoltaïque, est fabriquée à l’aide de
matériaux semi-conducteurs comme les transistors ou les puces dans un ordinateur. On peut la représenter
comme une diode plate qui est sensible à la lumière.
Quand un photon de lumière, d’énergie suffisante, heurte un atome sur la partie négative de cette
diode, il excite un électron et l’arrache de sa structure moléculaire, créant ainsi un électron libre sur cette
partie. Une photopile est fabriquée de manière à ce que cet électron libre ne puisse se recombiner
facilement avec un atome à charge positive, avant qu’il n’ait accompli un travail utile en passant dans un
circuit extérieur. Comme une pile chimique (c’est-à-dire une batterie), la cellule photovoltaïque produira
de l’électricité à courant continu (cc), mais son énergie produite sera fonction principalement de la lumière
reçue par la photopile.
Les premiers modules PV furent construits avec des cellules de silicium monocristallin. Le silicium est
le matériau le plus courant sur terre, c’est du sable ! Mais un haut degré de pureté est requis pour en faire
une pile photovoltaïque et le procédé est coûteux. Aujourd’hui encore, les cellules de silicium
monocristallin sont toujours les plus efficaces, de 16 % à 18 %, mais elles sont aussi les plus chères, avec un
coût de production de modules de 3,50 à 4,00 $US/Wc. Depuis une quinzaine d’années, l’arrivée de cellules
de silicium polycristallin, avec une efficacité de 13 % à 15 %, a grandement contribué à baisser le coût des
modules à moins de 3,50 $US/Wc. Et depuis environ cinq ans, la technologie du silicium amorphe (5 %) et
l’emploi de semi-conducteurs en couches minces autres que le silicium a littéralement révolutionné l’industrie
photovoltaïque en diminuant les coûts de production et en permettant son utilisation pour de multiples
usages.
La technologie de l’énergie photovoltaïque est en pleine évolution. D’une efficacité commerciale
de 16 % à 18 % aujourd’hui, la pile photovoltaïque a démontré, dans les laboratoires, une efficacité de 38 %
grâce à la technologie des nouveaux matériaux. Du silicium à l’arsenure de gallium en passant par le
tellurure de cadmium, plusieurs matériaux sont présentement testés pour obtenir des modules plus
efficaces, à meilleurs coûts. Pour plus de détails, voir à l’annexe II un compte rendu des différentes
technologies photovoltaïques.
I.2.3. Caractéristiques de la cellule photovoltaïque :
Nous avons vu que le courant produit par la photopile (Iph) est pratiquement proportionnel au flux
lumineux (ø). Par contre, la tension (V) aux bornes de la jonction varie peu car elle est fonction de la différence
de potentiel à la jonction N-P du matériau lui-même (pour le silicium monocristallin, elle est de 590 mV pour
Tj = 25 C). La tension de circuit ouvert ne diminuera que légèrement avec le flux lumineux. Ceci implique
donc que :
• La puissance optimale de la cellule (Pm) est pratiquement proportionnelle à l’éclairement ;
• Les points de puissance maximale se situent à peu près à la même tension
L’influence de la température est non négligeable sur la caractéristique courant/tension d’un semi-
conducteur. Pour le silicium, lorsque la température augmente, le courant augmente d’environ 0,025
mA/cm2/C alors que la tension décroît de 2,2 mV/C/cellule. Cela se traduit par une baisse de puissance
d’environ 0,4%/C. Cette influence devra être prise en compte lors du dimensionnement du générateur
photovoltaïque.
Une convention internationale définit la puissance d’une cellule en watt crête. Le Wc (Wp en
anglais) est la puissance optimale fournie par la photo pile sous des conditions de mesures normalisées
(cmn), c’est-à-dire pour un ensoleillement de 1 kW/m2 et pour une température de jonction de la cellule de 25
C. Le rendement de conversion (efficacité) d’une cellule est le rapport entre la puissance électrique optimale
(Pm) et la puissance solaire reçue à la température de référence. Ainsi, une simple cellule de silicium
monocristallin ayant une surface de 100 mm × 100 mm aura une efficacité d’environ 14 % et produira
environ 1,4 Wc à 0,5 volt.
Afin d’augmenter la tension d’utilisation, les cellules PV sont connectées en série. La tension nominale
du module est habituellement adaptée à la charge de 12 volts et les modules auront donc généralement 36
cellules. De plus, la fragilité des cellules au bris et à la corrosion exige une protection envers leur
environnement et celles-ci sont généralement encapsulées sous verre ou sous composé plastique. Le tout est
appelé un module photovoltaïque.
Les modules peuvent également être connectés en série et en parallèle afin d’augmenter la tension
et l’intensité d’utilisation. Toutefois, il importe de prendre quelques précautions car l’existence de cellules
moins efficaces ou l’occlusion d’une ou plusieurs cellules (dues à de l’ombrage, de la poussière, etc.)
peuvent endommager les cellules de façon permanente.
Association en série
En additionnant des cellules ou des modules identiques en série, le courant de la branche reste le même
mais la tension augmente proportionnellement au nombre de cellules (modules) en série
Si les cellules des modules en série ne sont pas identiques ou si certaines cellules sont partiellement
ombragées, la tension d’utilisation des modules en série sera légèrement diminuée (voir figure 2.7). Pour une
impédance de charge faible, les cellules moins efficaces peuvent devenir réceptrices si le courant
d’utilisation est inférieur au courant produit par ces cellules. Ainsi, pour une impédance nulle (court-circuit),
une cellule ombragée sera soumise à ses bornes à une tension inverse égale à la somme des tensions délivrées
par les autres cellules. La puissance que devra dissiper cette cellule sera de :
𝑃𝑡 = 𝑉𝑡 × 𝐼
Association en parallèle
En additionnant des modules identiques en parallèle, la tension de la branche est égale à la tension de
chaque module et l’intensité augmente proportionnellement au nombre de modules en parallèle dans la
branche.
Si les modules en parallèles ne sont pas identiques ou si quelques cellules d’un module sont ombragées,
le courant d’utilisation total des modules sera plus faible. Pour une impédance de charge élevée, les modules
moins performants deviendront récepteurs si la tension d’utilisation est supérieure à la tension produite par
ces modules. Une dissipation de puissance importante peut devenir dangereuse au niveau de la cellule la plus
faible de ces modules. Ainsi pour le cas le plus critique où la charge est nulle et le circuit ouvert, le courant
des branches des modules performants se dissipera dans la branche la moins performante.
I.2.6. Caractéristiques électriques des modules
La puissance-crête (Wc) d’un module photovoltaïque est la puissance élec trique maximale qu’il peut
fournir, dans les conditions de mesures normalisées suivantes :
• Lorsqu’il est connecté à une charge optimale ;
• Lorsqu’il reçoit du soleil une puissance de 1 000 W/m2. Cec correspond approximativement à
une exposition perpendiculaire aux rayons du soleil le midi par temps clair ;
• Lorsque la température à la jonction des cellules est de 25 C.
Il s’agit donc de conditions idéales conventionnelles qui sont très rarement remplies dans la
pratique. La figure 2.12 montre l’influence de la luminosité sur la production électrique d’un module
typique de 50 Wc.
Le courant de sortie (A) est affecté principalement par l’intensité de la lumière. La tension de sortie
(V) du module varie peu. La puissance maximale (Pm) de ce module se situe autour de 16 volts à 25 C et
autour de 15 volts à 47 C. L’influence de la température est visible surtout au niveau de la tension.
Les modules PV sont les éléments de base de tout système photovoltaïque. Ils peuvent être branchés
en série pour augmenter leur tension d’utilisation et en parallèle pour augmenter leur courant. Cet ensemble
est appelé le champ de modules PV. L’énergie fournie par le champ peut être utilisée pour charger des
batteries qui fourniront l’électricité au moment voulu.
Bien qu’il existe une grande variété de systèmes photovoltaïques, on peut cependant les classer en six
groupes distincts. Les trois premiers groupes sont des systèmes autonomes, non reliés à un réseau électrique.
Les trois autres types sont des systèmes PV reliés différemment au réseau électrique.
• Système autonome sans batterie. Ce type de système ne requiert pas de stockage d’électricité, soit
parce que la production d’énergie des cellules est suffisante sous un faible éclairage (ex. :
calculatrice), soit que le temps de fonctionnement de la charge n’est pas critique (ex. : pompe à eau
: le réservoir d’eau sert de stockage).
• Système autonome avec batterie. C’est le système photovoltaïque le plus commun. Le champ PV
sert de chargeur pour la batterie. L’électricité peut alors être utilisée en tout temps. Par exemple, ce
système est bien adapté pour l’éclairage d’une maison où il faut de l’électricité lorsqu’il ne fait plus
jour.
• Système hybride PV/génératrice. Ce système utilise les avantages de l’énergie photovoltaïque et de
la génératrice au diesel, au propane ou à l’essence. Le système photovoltaïque fournit une énergie
intermittente mais souvent moins coûteuse en régions éloignées.
UN SYSTÈME PHOTOVOLTAÏQUE AVEC BATTERIE peut être comparé à une charge alimentée par une
batterie qui est chargée par un générateur photo voltaïque. Il comprend généralement les composantes de base
suivantes :
• Le champ de modules PV charge la batterie en période d’ensoleillement ;
• La batterie alimente la charge et assure un stockage de l’énergie électrique ;
• La diode anti-retour évite la décharge de la batterie à travers les modules PV en période
d’obscurité ;
• Le régulateur de charge protège la batterie contre la surcharge de l’énergie produite par le champ
de modules PV et inclut habituellement une protection contre les décharges profondes de la batterie
;
• Un conditionneur de charge permet l’utilisation d’appareil à courant continu (cc) à tension variée
(convertisseur) ou à courant alternatif (onduleur).
Chaque composante du système doit être dimensionnée en fonction des contraintes techniques du
système. Les caractéristiques de ces composantes doivent être bien comprises pour déterminer la plage de
fonctionnement du système. Ainsi, en étudiant les courbes (I, V) du champ de modules, de la batterie et
de la charge, nous constatons rapidement que, peu importe l’énergie fournie par le module, la tension du
système sera imposée par la batterie.
En effet, si nous étudions la liaison modules PV-batteries, le point de fonctionnement du champ de
modules est déterminé par l’intersection des deux courbes représentant la courbe de charge de la batterie et la
courbe de fonctionnement (I, V) du champ de modules à différents ensoleillements. En approximant la tension
de charge de la batterie comme une constante en dehors des courtes périodes de début et de fin de charge,
une bonne adaptation sera obtenue lorsque la courbe de charge de la batterie sera dans la zone des puissances
optimales du module sous différents ensoleillements.
Prenant en compte les pertes dues au câble, à l’échauffement des cellules, à une diode de protection
et à la batterie elle-même, un module aura normalement besoin de 36 cellules pour charger une batterie
de 12 volts.
La tension correspondant aux points de puissance maximale (14,5 volts à 60 C) est égale à la chute
de tension dans les câbles et de la diode (0,8-1,0 volt) additionnée à la tension de fin de charge de la batterie
(13,5 volts pour une batterie au plomb-acide).
La batterie sert à stocker l’énergie produite par le champ de modules PV. Il y a nécessité de stockage
chaque fois que la demande énergétique est décalée dans le temps vis-à-vis de l’apport énergétique solaire.
En effet :
• La demande énergétique est fonction de la charge à alimenter, les appareils utilisés fonctionnent
soit en continu, soit à la demande ;
• L’apport énergétique solaire est périodique (alternance jour/nuit, été/hiver) et aléatoire (conditions
météorologiques).
Ce décalage entre la demande et l’apport énergétique nécessite un stockage d’électricité. Le
système tampon utilisé le plus couramment pour les systèmes photovoltaïques est la batterie d’accumulateurs
électrochimiques.
Dans un système photovoltaïque, la batterie remplit trois fonctions importantes :
• Autonomie. Une batterie permet de répondre aux besoins de la charge en tout temps, même la nuit
ou par temps nuageux.
• Courant de surcharge. Une batterie permet de fournir un courant de surcharge pendant quelques
instants, c’est-à-dire un courant plus élevé que celui que peut fournir le champ PV. Ceci est
nécessaire pour faire démarrer les moteurs et les autres appareils requérant un courant de démarrage
de 3 à 5 fois supérieur au courant d’utilisation.
• Stabilisation de la tension. Une batterie permet de fournir une tension constante, en éliminant
les écarts de tension du champ PV et en permettant aux appareils un fonctionnement à une tension
optimisée.
Les deux types de batteries utilisés le plus couramment dans les systèmes photovoltaïques sont les
batteries avec accumulateurs au plomb-acide (Pb acide) et les batteries avec accumulateurs au nickel-
cadmium (Ni-Cd). Chacune a ses propres particularités et, selon les méthodes de construction, elles auront
des caractéristiques de fonctionnement très différentes. La batterie au plomb-acide est la plus connue,
étant utilisée depuis plus de 150 ans pour fournir le courant de démarrage des voitures, l’électricité des
systèmes d’urgence et la force de traction des véhicules électriques. Nous allons voir plus loin qu’il existe
plusieurs types de batteries au plomb-acide. La batterie au nickel-cadmium a été conçue pour répondre à
un besoin prolongé de stockage d’énergie dans des conditions de fonctionnement extrême et de
maintenance minimale. Il existe également quelques types de batteries au nickel-cadmium. Néanmoins, une
des différences les plus importantes entre les batteries au plomb-acide et celles au nickel-cadmium se trouve
au niveau de leur tension de fonctionnement. Alors qu’une cellule au plomb-acide fournit une tension
nominale de 2,0 volts, la cellule au nickel-cadmium fournit une tension nominale de 1,2 volt.
Les systèmes photovoltaïques exigent habituellement des batteries qui peuvent être chargées pendant
le jour et déchargées durant la nuit. Ces batteries doivent pouvoir fonctionner ainsi pendant des années sans
marquer plus qu’une détérioration minimale de leur rendement, tout en satisfaisant la demande, les jours où
il n’y a que peu ou pas de soleil. Il y a donc deux paramètres importants à considérer lors de la conception du
système :
• Jours d’autonomie (réserve) : nombre de jours pendant lesquels la batterie doit fournir la puissance
requise sans être rechargée ni subir de dommages.
• Fonctionnement à cycle de décharge faible ou profonde : autonomie assurée soit par une batterie de
grande capacité à faible décharge (cycle à faible décharge), soit par une batterie de capacité moindre
à décharge profonde (cycle à décharge profonde).
La corrélation de ces paramètres s’exprime comme suit :
𝐶 = 𝐶ℎ × 𝑅⁄𝑃𝑑
Différents systèmes électroniques sont utilisés pour protéger la batterie contre une charge trop élevée
ou une décharge trop profonde.
• Une charge trop élevée entraînera une électrolyse de l’eau en hydrogène et oxygène, ce qui
pourra éventuellement amener les plaques en contact avec l’air et provoquera un vieillissement
pré- maturé de la batterie. La formation d’hydrogène représente également un risque certain
d’explosion dans un local peu ventilé.
• Une décharge profonde répétée provoque une sulfatation irréversible des plaques et, par conséquent,
une diminution de la capacité de la batterie. Cette sulfatation peut également provoquer des
courts circuits entre les plaques et rendre l’accumulateur inopérant.
UNE POMPE PHOTOVOLTAÏQUE SE PRÉSENTE fondamentalement de deux façons selon qu’elle fonctionne
avec ou sans batterie. Alors que cette première utilise une batterie pour stocker l’électricité produite par les
modules, la pompe sans batterie, plus communément appelée « pompe au fil du soleil », utilise un réservoir
pour stocker l’eau jusqu’au moment de son utilisation. La pompe avec batterie permet de s’affranchir des
aléas du soleil et des problèmes d’adaptation entre générateur photovoltaïque et motopompe. Le débit de
pompage peut se faire à la demande, lorsque les utilisateurs en ont besoin, ou permettre un pompage
régulier durant toute la journée.
Dans ce dernier cas, l’utilisation d’un réservoir de stockage pour l’eau sera nécessaire afin de pouvoir
fournir à la demande d’eau.
Toutefois, l’utilisation de batteries comporte davantage de composants qui influent sur la fiabilité et
le coût global du système. Les batteries sont fragiles et sont souvent les premiers éléments qui auront
besoin d’être changés. Elles nécessitent en outre un entretien constant et un contrôle rigoureux de leur
charge et décharge. Les contrôleurs utilisés pour régulariser la charge et la décharge des batteries vieillissent
rapidement et peuvent s’avérer non fiables. Les batteries introduisent également un certain degré de perte de
rendement d’environ 20 % à 30 % de la production d’énergie.
Le pompage au fil du soleil permet d’avoir un système photovoltaïque plus simple, plus fiable et
moins coûteux qu’un système avec batterie. Le stockage se fait de manière hydraulique, l’eau étant
pompée, lorsqu’il y a suffisamment d’ensoleillement, dans un réservoir au-dessus du sol. Elle est ensuite
distribuée par gravité au besoin. Le réservoir peut souvent être construit localement et la capacité de
stockage peut varier d’un à plusieurs jours. Ce réservoir ne requiert pas un entretien complexe et est facile
à réparer localement.
II.1.2. Les types de pompes :
Les pompes à eau sont habituellement classées selon leur principe de fonctionnement, soit de
type volumétrique ou centrifuge. Outre ces deux classifications que nous décrirons plus loin, on distingue
également deux autres types de pompes en fonction de l’emplacement physique de la pompe par rapport à
l’eau pompée : la pompe à aspiration et la pompe à refoulement. La hauteur d’aspiration de n’importe quelle
pompe est limitée à une valeur théorique de 9,8 mètres (pression atmosphérique en mètres d’eau) et dans la
pratique à 6 ou 7 mètres. Les pompes à aspiration sont donc toujours installées à une hauteur inférieure à celle-
ci. Ces pompes doivent également être amorcées, c’est-à-dire que la section en amont de la pompe doit être
remplie d’eau pour amorcer l’aspiration d’eau.
Les pompes à refoulement sont immergées dans l’eau et ont soit leur moteur immergé avec la pompe
(pompe monobloc), soit le moteur en surface ; la transmission de puissance se fait alors par un long arbre reliant
la pompe au moteur. Dans les deux cas, une conduite de refoulement après la pompe permet des élévations de
plusieurs dizaines de mètres, selon la puissance du moteur.
La pompe volumétrique
La pompe volumétrique transmet l’énergie cinétique du moteur en mouvement de va-et-vient
permettant au fluide de vaincre la gravité par variations successives d’un volume raccordé alternativement à
l’orifice d’aspiration et à l’orifice de refoulement.
Les pompes volumétriques incluent les pompes à vis, les pompes à palettes, les pompes à piston et
les pompes à diaphragme. Les deux derniers types sont utilisés dans les puits ou les forages profonds (plus de
100 mètres). L’entraînement est habituellement assuré par un arbre de transmission très long, à partir d’un
moteur électrique monté en surface.
Le débit d’eau d’une pompe volumétrique est proportionnel à la vitesse du moteur. Mais son couple
varie essentiellement en fonction de la hauteur manométrique totale (HMT) et est pratiquement constant en
fonction de la vitesse de rotation du moteur. Le couple de démarrage est donc pratiquement indépendant
du débit et sera proportionnel à la HMT. La puissance consommée sera proportionnelle à la vitesse. C’est
pourquoi ces pompes sont habituellement utilisées pour les puits et les forages à grandes profondeurs et à
petits débits d’eau. On les utilise parfois comme pompes de surface lorsque le couple est lent et irrégulier et
que le débit demandé est faible, par exemple pour les pompes à main et les pompes éoliennes multipales.
La pompe centrifuge
La pompe centrifuge transmet l’énergie cinétique du moteur au fluide par un mouvement de rotation
de roues à aubes ou d’ailettes. L’eau entre au centre de la pompe et est poussée vers l’extérieur et vers le
haut grâce à la force centrifuge des aubages. Afin d’augmenter la pression, donc la hauteur de refoulement,
plusieurs étages d’aubages peuvent être juxtaposés sur le même arbre de transmission. Chaque étage fait
passer l’eau à l’étage suivant en relevant la pression jusqu’à l’étage final, délivrant un volume d’eau à
pression élevée (voir figure 6.3). Ces pompes incluent les pompes submersibles avec moteur de surface ou
submergé, les pompes flottantes et les pompes rotatives à aspiration
La pompe centrifuge est conçue pour une HMT relativement fixe. Le débit de cette pompe varie en
proportion de la vitesse de rotation du moteur. Son couple augmente très rapidement en fonction de cette
vitesse et la hauteur de refoulement est fonction du carré de la vitesse du moteur. La vitesse de rotation
du moteur devra donc être très rapide pour assurer un bon débit. La puissance consommée, proportionnelle
à Q × HMT, variera donc dans le rapport du cube de la vitesse. On utilisera habituellement les pompes
centrifuges pour les gros débits et les profondeurs moyennes ou faibles (10 à 100 mètres).
Parce que le couple de démarrage est limité au couple de frottement de la pompe à vitesse nulle (qui
est plus important qu’en rotation), la pompe requiert une vitesse minimale à une HMT donnée pour obtenir
un débit de départ non nul.
Le rendement de la pompe centrifuge est fonction du débit ; elle fonctionne de façon plus efficace
à une certaine HMT et à une vitesse de rotation prédéterminée. Il est donc important de bien concevoir le
dimensionnement de la pompe selon les conditions du terrain.
Les pompes centrifuges sont très utilisées pour les applications avec énergie photovoltaïque parce
que le moteur peut fournir une vitesse de rotation rapide à peu près constante. De plus, l’exhaure de l’eau
domestique se fait traditionnellement à partir de puits, à des profondeurs de 10 à 50 mètres, qui
conviennent bien aux pompes centrifuges à étages multiples. Ces pompes peuvent également s’adapter à
de petits forages, ce qui permet de capter les nappes phréatiques profondes qui ont souvent un niveau d’eau
dynamique entre 30 et 100 mètres.
Caractéristiques de la pompe centrifuge immergée :
• Son diamètre est soit de 4" (95 mm), soit de 6" (142 mm). Le corps de pompe est en acier
inoxydable, les roues et les diffuseurs étant soit en acier inoxydable, soit en matériau
synthétique. Ces matériaux présentent une très bonne résistance à l’abrasion. Le corps
d’aspiration est protégé par une crépine contre les grosses impuretés (> à 3 mm). Un clapet anti-
retour est intégré à la tête de pompe, qui est taraudée pour le raccordement au tuyau de
refoulement. La lubrification est assurée par l’eau pompée.
• Le nombre d’étages est lié à la hauteur manométrique totale de refoulement.
• Le type d’aubage de chaque étage est lié à la puissance hydraulique à fournir pour la HMT
nominale.
• Les rendements hydrauliques des pompes solaires sont élevés (utilisation de technologies de
pointe). Ils sont de l’ordre de 55 % à 60 % au point de fonctionnement nominal.
• La durée de vie peut être estimée entre 5 et 7 ans (elle est fortement liée à la qualité de l’eau).
• L’entretien courant consiste au nettoyage des étages (boue, sable, déchets si la pompe est
installée dans un puits). La fréquence de celui-ci dépend de la qualité de l’eau pompée.
II.1.3. Comparaisons entre les pompes centrifuges et les pompes
volumétriques :
Pour de petites HMT et de faibles débits journaliers (HMT × Q <25 m4), les pompes à main peuvent
s’avérer plus intéressantes. On utilisera alors un seau pour pomper l’eau. L’utilisation de pompes mécaniques
sur cette plage d’utilisation se limitera principalement aux pompes volumétriques de faible puissance.
Pour les hauteurs de moins de 7 mètres, l’emploi de pompes à aspiration sera préféré. Cette pompe est
généralement de type centrifuge à ailettes. Pour de faibles débits et une puissance disponible variable (par
exemple, couplage éolien), l’emploi d’une pompe à cavité (volumétrique) permet un débit plus constant.
Pour une HMT moyenne, comprise entre 10 et 50 mètres, la pompe immergée centrifuge est
généralement la plus efficace. Mais son rendement est très étroitement lié à la HMT et son
dimensionnement est critique.
Pour les HMT supérieures à 35 mètres et de faibles débits journaliers (<20 m3), la pompe
volumétrique sera la plus utilisée, surtout si une forte variation du rabattement de la nappe (donc de la
HMT) est constatée. Pour des débits plus élevés, l’emploi d’une pompe centrifuge est souvent le seul choix
possible.
Le choix d’une pompe se portera également sur sa capacité à répondre aux conditions variables du
site. Nous avons vu que le débit d’une pompe volumétrique est moins affecté par la variation de la HMT
alors que la pompe centrifuge verra son débit diminuer rapidement à mesure que la HMT augmente. La
hauteur de refoulement d’une pompe centrifuge est fonction du carré de la vitesse du moteur. À mesure que
la HMT augmente, le rendement de la pompe diminue très rapidement ; le moteur devrait tourner
beaucoup plus rapidement pour fournir un même débit.
II.1.4. Les types de moteurs :
Le moteur d’un groupe motopompe convertit l’énergie électrique en énergie mécanique. Il peut être à
courant continu ou alternatif. Dans ce dernier cas, un convertisseur électronique ou un onduleur est nécessaire
pour convertir le courant continu provenant d’un générateur photovoltaïque en courant alternatif. Pour cette
raison, le choix d’un moteur à courant continu peut sembler, de prime abord, plus intéressant, mais nous allons
voir que l’évolution de convertisseurs électroniques efficaces permet également de choisir des moteurs
alternatifs efficaces et, surtout, moins coûteux.
Moteur à courant continu
L’énergie électrique appliquée à un moteur est transformée en énergie mécanique en variant le sens du
courant circulant dans un induit (habituellement le rotor) soumis à un champ magnétique produit par un
inducteur (habituellement le stator). La commutation du courant dans le rotor d’un moteur à courant continu
est effectuée à l’aide de balais composés de charbon et de graphite ou par commutation électronique.
Les moteurs à balais sont les plus communs, mais leurs balais doivent être changés périodiquement.
Ceci est particulièrement problématique dans le cas des pompes à moteur immergé où la pompe doit être
retirée du forage pour changer les balais. De plus, l’isolation du moteur ne doit pas être compromise afin de
ne pas la fragiliser aux infiltrations d’eau, ce qui n’est pas évident sur le site. Certains manufacturiers offrent
des moteurs à balais de longue durée, réduisant cet entretien à toutes les 5 000 heures de fonctionnement.
Moteur à courant alternatif
Le moteur à courant alternatif est utilisé de plus en plus pour les systèmes de pompage photovoltaïque.
Le coût peu élevé du moteur, son faible besoin de maintenance et l’efficacité accrue des onduleurs solaires le
rendent particulièrement attrayant pour les systèmes de pompage plus importants où le coût additionnel de
l’onduleur est moins significatif.
Les moteurs alternatifs asynchrones sont les plus couramment employés pour une gamme variée
d’applications industrielles. Par exemple, les pompes sur réseau utilisent depuis longtemps ce type de moteur.
De dimension compacte, il est utilisé particulièrement pour le pompage immergé dans les forages et les puits
ouverts. Depuis quelques années, l’arrivée d’onduleurs efficaces permettant un contrôle de la vitesse de ces
moteurs a permis leur utilisation pour des applications de pompage solaire.
Le moteur alternatif pour le pompage solaire est habituellement de type asynchrone, triphasé et à rotor
en court-circuit (rotor à cage). Celui-ci tourne autour de deux paliers lubrifiés par le liquide de refroidissement
dont est rempli le moteur. Le stator est noyé dans une résine, qui lui assure une bonne tenue mécanique, une
bonne dispersion calorique et une étanchéité parfaite. Ces moteurs sont conçus pour être immergés et utilisés
dans une eau d’une température maximale d’environ 35 C. Ils doivent nécessairement être alimentés par un
onduleur qui convertira le courant continu des modules PV en courant alternatif.
Au démarrage, le moteur développe un couple d’environ 150 % du couple nominal. En pleine
charge, la vitesse du moteur reste relativement constante pour une grande variation du couple. Si la charge
mécanique excède 250 %, le moteur s’arrêtera (point de décrochage). Les moteurs de petite puissance
(<10 kW) atteignent leur couple maximal (point de décrochage) à environ 80 % de la vitesse synchrone.
La vitesse nominale est d’environ 4 % de la vitesse synchrone (glissement de 4 %).
Le rendement moyen d’un moteur asynchrone est de 85 %. À ceci il faut ajouter le rendement de
l’onduleur qui est de 90 %-95 % sur une plage de fonctionnement importante. Le rendement moyen du
moteur/onduleur sera donc de 80 % sur une plage de fonctionnement relativement importante. De plus, ces
onduleurs sont équipés pour suivre le point de puissance maximal du champ photovoltaïque permettant
un pompage solaire au fil du soleil relativement efficace.
Parce qu’il est souvent plus économique de construire un réservoir pour stocker l’eau plutôt que de
stocker l’électricité dans les batteries, le moteur d’une pompe solaire fonctionnera habituellement « au fil du
soleil », c’est-à- dire qu’il sera couplé directement au générateur photovoltaïque, sans batterie. Dans ce cas, il
est important que la puissance fournie par le générateur PV soit utilisée le plus complètement possible au point
de fonctionnement maximal du groupe motopompe sur la plage de fonctionnement la plus large possible. Nous
avons vu que différents types de moteurs et de pompes engendrent des caractéristiques de fonctionnement
différentes. Le choix d’un régulateur ou d’un onduleur dépendra étroitement de ces caractéristiques.
L’emploi d’une batterie fixe le point de fonctionnement du groupe motopompe sur une plus petite plage
de fonctionnement. Ainsi, la pompe fonctionne à couple constant, donc à rendement constant dans le cas d’une
pompe volumétrique. Le démarrage d’une pompe centrifuge sera également plus efficace, la puissance de
démarrage, plus élevée, pouvant être fournie dès le départ. Néanmoins, l’emploi d’une batterie ne rend pas
inutile l’utilisation d’un régulateur de charge. Les caractéristiques de sortie de l’électricité fournies par la
batterie sont plus homogènes, mais une adaptation à la charge variable d’une pompe sera néanmoins nécessaire
dans la plupart des cas.
Adaptateur de charge (moteur continu)
Nous avons vu que les courbes caractéristiques courant-tension du groupe motopompe et du générateur
solaire peuvent être très variables. En fait, selon l’instant de la journée, le type de pompe utilisée et les
conditions d’utilisation du forage, le moteur de la pompe ne fonctionnera pratiquement jamais au point
maximal (Pm) du générateur PV durant la journée. Nous avons vu au chapitre 4 que l’adaptateur de charge
(maximum power point tracking ou MPPT) est un dispositif électronique permettant de varier le point de
fonctionnement du champ (voir figure 4.2). L’adaptateur de charge sera particulièrement nécessaire au
démarrage d’une pompe volumétrique, en augmentant la tension de fonctionnement acceptable par le moteur.
Il permettra également de meilleurs résultats du groupe motopompe lors d’ensoleillements faibles.
L’onduleur (moteur alternatif)
La fonction principale de l’onduleur est de transformer le courant continu, produit par le générateur
solaire, en courant alternatif monophasé ou triphasé. Un onduleur est habituellement conçu pour fonctionner
sur une plage assez réduite. Il est très efficace pour des caractéristiques d’entrée et de sortie fixe. Son coût
assez élevé et la nature variable de l’ensoleillement et du couple résistant des pompes en général ont longtemps
exclu l’emploi des moteurs à courant alternatif pour le pompage solaire.
Les onduleurs de pompage sont en général à fréquence (f) variable afin de permettre une variation de
la vitesse de rotation de la pompe. Dans ce cas, le rapport de la tension alternative (U) sur la fréquence – U/f
– est constant. La fréquence du courant alternatif est directement proportionnelle à l’intensité de
l’ensoleillement.
La tension nominale du courant alternatif peut être standard (220 ou 380 V) ou adaptée à un moteur
spécifique d’une application photovoltaïque (80 V).
On distingue plusieurs types d’onduleurs suivant la qualité du signal de sortie :
• Onduleur à onde sinusoïdale modifiée, en marche d’escalier, générateur d’une onde proche de
l’onde sinusoïdale.
• Onduleur à modulation de largeur d’impulsion (PWM, pulse-width modulation).
• Onduleur à onde sinusoïdale.
L’onduleur à onde sinusoïdale modifiée peut supporter de fortes surcharges et sa distorsion harmonique
est relativement faible, de sorte qu’il n’introduit que peu de pertes par effet Joule susceptibles de causer
l’échauffement des moteurs. Il est souvent employé avec de petits systèmes de pompage.
L’onduleur à onde sinusoïdale n’a pas la capacité de surcharge des précédents onduleurs et son coût
est relativement élevé. Il est peu employé pour les systèmes de pompage.
II.1.6. Rendement du groupe motopompe – générateur PV :
Nous avons vu que le rendement d’un moteur cc série est de 80 % à 85 % et celui d’un moteur AC
asynchrone est de 80 %, sur une plage de fonctionnement importante. Le rendement hydraulique des
pompes solaires est de l’ordre de 45 % à 60 %, mais ce rendement décroît beaucoup hors du point de
fonctionnement nominal et est particulièrement évident pour une pompe centrifuge.
Il est nécessaire de tenir compte de la variation de la HMT, donc de la désadaptation possible de la
pompe, lors de la conception d’une installation. Notamment, une mauvaise évaluation du calcul de la HMT
lors de la conception pourrait entraîner le choix d’une pompe mal adaptée, celle-ci ne pouvant fonctionner
au point de fonctionnement maximal.
Le choix d’un adaptateur de puissance adéquat permettra d’améliorer le rendement pour une certaine
variation de la HMT mais ne constitue pas un palliatif à une pompe mal conçue. Les caractéristiques du site
et de l’utilisation de l’eau devront donc être établies avec attention afin de bien choisir les composants de la
pompe.
Dans de bonnes conditions d’utilisation, et pour un système bien conçu, on peut s’attendre à un
rendement du groupe motopompe oscillant entre 35 % et 45 %.
II.2. Chapitre 4 : Dimensionnement de la pompe photovoltaïque :
II.2.1. Données de base :
Les données suivantes seront nécessaires pour dimensionner la pompe solaire et ses composants. Ce
chapitre donne une définition des données utilisées en pompage en général et explique les particularités du
pompage photo voltaïque.
Débit
Le débit (Q) est la quantité d’eau que la pompe peut fournir durant un intervalle de temps donné. En
pompage, le débit est habituellement donné en litres par heure (l/h) ou gallons par heure (gph). En pompage
solaire, le débit (ou le besoin en eau) est souvent exprimé en m3 par jour.
𝐻𝑀𝑇 = 𝐻𝑔 + 𝑃𝑐
Hg = hauteur géométrique entre la nappe d’eau pompée (niveau dynamique) et le plan d’utilisation (Hr+Nd).
Pour une pompe de surface sur un plan d’eau, Hg sera choisi en fonction de la hauteur de la pompe à son
niveau le plus bas.
Pc = pertes de charge produites par le frottement de l’eau sur les parois des conduites. Ces pertes sont fonction
de la distance des conduites (D), de leur diamètre (dc) et du débit de la pompe (Q) et s’expriment en mètres d’eau.
Le diamètre des conduites doit être calculé afin que ces pertes de charge correspondent au plus à 10 % de la
hauteur géométrique totale (voir section sur le dimensionnement de la conduite d’eau)
Niveau statique
Le niveau statique (Ns) d’un puits ou d’un forage est la distance du sol à la surface de l’eau avant
pompage.
Niveau dynamique
Le niveau dynamique (Nd) d’un puits ou d’un forage est la distance du sol à la surface de l’eau pour
un pompage à un débit donné. Pour le calcul de la HMT, le niveau dynamique est calculé pour un débit moyen.
La différence entre le niveau dynamique et le niveau statique est appelée rabattement. Rm est le rabattement
maximal acceptable avant de stopper la pompe.
II.2.2. Calcul de l’énergie quotidienne requise
L’énergie nécessaire pour soulever une certaine quantité d’eau sur une certaine hauteur pendant une
journée est calculée à partir des données de débit et de HMT requises et est exprimée en watt-heure. Ce calcul
est fonction d’une constante hydraulique (CH) et est inversement proportionnel au rendement du groupe
motopompe utilisé.
Énergie requise pour la pompe :
𝑪𝒉 × 𝑸𝒋 × 𝑯𝑴𝑻
𝑬𝑬𝑳𝑪 = 𝒉
𝑹𝒑
𝒌𝒈. 𝒔. 𝒉
𝑪𝒉 = 𝒈 × 𝜕 = 2,725
𝒎2
L’analyse des besoins et des conditions d’exploitation doit permettre de déterminer la puissance et le
type de pompe choisie pour la situation donnée. Ce chapitre permet d’estimer de manière pratique les
paramètres qui définiront le système de pompage. Tous les manufacturiers ont leur propre méthode pour bien
dimensionner leurs produits. Nous nous bornerons ici à fournir une méthode générale qui permettra de
dimensionner approximativement les éléments d’une pompe afin de donner un ordre de grandeur de ces
éléments et de comparer les coûts. Il y a trois paramètres techniques qui délimitent l’évaluation d’une pompe
solaire. Afin d’obtenir l’évaluation la plus exacte possible, il est essentiel que ces trois paramètres soient
estimés le plus précisément possible.
• La quantité d’eau requise par jour,
• La disponibilité de l’eau,
• La ressource solaire.
II.2.4. Dimensionnement du système photovoltaïque :
Bien qu’il soit assez complexe de prédire le rendement précis d’une pompe solaire pour des conditions
de fonctionnement variables, nous suggérons ici une méthode simplifiée qui permettra de dimensionner le
système de pompage avec un degré de précision acceptable. Les trois facteurs les plus importants de cette
approche devront être estimés soigneusement afin d’obtenir un dimensionnement satisfaisant. Ce sont les
besoins en eau, les données d’ensoleillement et le rendement du groupe motopompe choisi sur la plage de
fonctionnement du système.
Estimation de la charge
Choisir ou définir la charge, c’est-à-dire déterminer le débit requis et la HMT.
• Débit : déterminer les besoins journaliers en eau durant la période de besoin maximal. Noter
que le forage doit être capable de remplir ces conditions d’exploitation ;
• HMT : mesurer le niveau statique, le rabattement maximal, la hauteur du réservoir et les pertes
de charge dues à la tuyauterie.
• Arrêter la configuration du système (type de pompe, moteur, etc.).
• Choisir la tension nominale à la sortie du générateur.
• Choisir le genre de conditionnement de l’énergie électrique nécessaire et en estimer l’efficacité.
• Rajuster la charge aux fins d’optimisation de l’efficacité et la con vertir en ampères-heures par
jour.
Définition des conditions du site
• Recueillir les données sur le site.
• Recueillir les données sur l’ensoleillement mensuel moyen selon différentes inclinaisons du
champ.
• Recueillir les données sur les moyennes mensuelles de température ambiante.
Dimensionnement du champ
• Choisir l’inclinaison du champ.
• Estimer l’ensoleillement minimal pendant la période de fonctionnement.
• Déterminer l’efficacité approximative du champ.
• Estimer la capacité, en watts-crête, que doit avoir le champ.
• Déterminer la configuration du champ, réajuster selon la spécification des modules.
Les pertes de charge occasionnées par la conduite d’eau entre la pompe et le réservoir peuvent être
importantes si cette conduite est trop longue, trop étroite ou si plusieurs coudes sont utilisés. Afin de minimiser
ces pertes, il faut installer le réservoir le plus près possible et le relier le plus directement à la pompe. La
largeur de la conduite doit être dimensionnée afin que, pour le débit demandé, la perte de charge exprimée en
hauteur dynamique soit petite (<5 %) comparée à la hauteur géométrique totale. Le graphique de la figure 7.2
permet de calculer la section de conduite appropriée pour différentes hauteurs en fonction du débit.
III. TROXIEME PARTIE : Installation et mise en
exploitation de la pompe photovoltaïque
III.1. Chapitre 5 : Contrôles préliminaires et acheminement des
équipements
III.1.1. Inspection du matériel :
L’inspection commence par la lecture détaillée de la liste de matériel livré. Il faut ensuite retirer le
système complet des caisses d’emballage ou du dépôt, identifier et examiner visuellement chaque composant
et noter sur une fiche adéquate toutes les informations sur les composants endommagés. Lorsqu’il y a plusieurs
systèmes du même type à installer, l’inspection visuelle d’au moins un système est nécessaire
Le manuel de montage remis par le fournisseur est ensuite étudié et les étapes d’assemblage sont
assimilées. Lors de plusieurs installations, un système doit être complètement assemblé en suivant les
instructions du manuel.
Tous les composants manquants ou inadéquats sont notés sur une fiche et une liste complète des
composants et accessoires de montage est rédigée (ce sera la liste de contrôle à vérifier avant chaque sortie de
terrain). Prévoir une petite marge de sécurité pour certains accessoires tels que les câbles et les vis de fixation.
L’outillage sert à l’assemblage de l’installation de pompage, tandis que les instruments de mesure
permettent de vérifier son bon fonctionnement. Les appareils de mesure, généralement rangés dans une
mallette rigide, doivent être fonctionnels et bien étalonnés ; les outils seront rangés dans une caisse adéquate.
À titre d’exemple, nous présentons, aux tableaux 9.1 et 9.2, les listes types d’instruments de mesure et
d’outillage recommandés par le Comité inter-États de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS) pour
l’inspection des pompes solaires installées au Sahel.
III.2. Chapitre 6 : Installation de la station de pompage
III.2.1. Emplacement et installation du générateur photovoltaïque :
Avec ces données, utiliser le monogramme de la figure 10.4 dans le sens des aiguilles d’une montre :
• À partir des valeurs de d et H, déterminer l’angle de l’obstacle (h) en degrés ;
• Déterminer la hauteur effective de l’obstacle à partir de l’azimut relatif (a) ;
• À partir de la latitude du site, déterminer la distance effective de l’obstacle.
Si la distance effective est inférieure à la distance limite Dm (c’est-à- dire si l’on est à droite de Dm, dans la
zone non hachurée (figure 10.4)), l’obstacle n’est pas gênant.
Par contre, si cette distance effective est supérieure à Dm (c’est-à-dire si l’on est à gauche de Dm, dans la zone
hachurée (figure 10.4)), l’obstacle est très gênant ; il faut donc déplacer le panneau ou l’obstacle (si cela est
possible).
Si tous les emplacements possibles du champ reçoivent de l’ombre de certains arbres, il faut laisser
en place les arbres qui occasionnent de l’ombre seulement tôt le matin (avant 8 h) ou tard le soir (après
16 h). Les arbres vraiment très gênants ne devront être taillés ou abattus qu’après avoir expliqué pourquoi cela
est nécessaire et en avoir reçu l’autorisation.
III.2.2. Assemblage et fixation du générateur PV :
Assemblage mécanique
Les modules PV seront montés selon les instructions du fournisseur. Ils doivent être situés à l’abri des
jeux d’enfants, des chutes d’objets, du bétail, etc., et faciles d’accès pour en permettre le nettoyage. Il est
important de prévoir une clôture de protection. Cette clôture doit être installée à au moins deux mètres des
panneaux. Lorsque le champ de modules est réparti en plusieurs rangées, il est nécessaire d’espacer chaque
rangée suffisamment, de manière à éviter qu’il y ait de l’ombre sur les modules. Les modules seront montés à
une hauteur d’au moins un mètre du sol afin de favoriser leur refroidissement par convection.
Des bases en béton doivent être coulées pour tous les supports (panneaux, clôtures…). Ces fondations doivent
non seulement empêcher que les panneaux s’enfoncent ou soient renversés par le vent, mais aussi garantir le
maintien de l’inclinaison et de l’orientation des panneaux. Il est souvent conseillé de construire une dalle en
béton armé, mais cette solution exige un terrain plat et une grande masse de béton, ce qui n’est pas convenable
pour certains sites parfois très éloignés. Il sera alors préférable de fabriquer des fondations en blocs de béton
car elles exigent moins de béton, ne requièrent pas beaucoup d’excavation et l’alignement des blocs est facile
à réaliser. Les fondations à poutre d’appui constituent un compromis très convenable en terrain vallonné. La
capacité des fondations à résister aux mouvements verticaux dépend du poids du bâti et de la solidité du sol
(composition, densité, cohésion…) ; c’est pour cette raison qu’il est recommandé d’effectuer une analyse
préalable du sol.
Les modules seront fixés à leurs châssis à l’aide de visseries fournies par le constructeur. Pour ces fixations,
il est recommandé d’employer autant que possible des boulons en acier inoxydable ou de même matériau que
le châssis des modules afin d’éviter la corrosion due à l’électrolyse des métaux. Pendant l’exécution des
raccordements électriques, couvrir les modules d’un matériau couvrant (plastique, toile…). Si l’on a une seule
rangée de modules, on alignera toutes les boîtes de connexion d’un même côté. Pour plusieurs rangées de
modules, il est recommandé d’aligner les boîtes des différentes rangées de modules les unes en face des autres.
Toutes les boîtes de connexion non enterrées seront placées à une hauteur d’au moins 50 centimètres du sol.
Tous les passages de câbles au niveau des boîtes devront être étanches, cette étanchéité pouvant être renforcée
par l’utilisation de résine au silicone. Les câbles entre le champ PV et la boîte de contrôle et la pompe seront
sous gaine et enterrés dans une tranchée d’au moins 50 centimètres de profondeur.
Assemblage électrique
Lors du montage des modules, on respectera la désignation des bornes et leurs polarités. On
raccordera les panneaux du champ en partant de la tension la plus faible. Les connexions devront être
réalisées par petits groupes, de manière à repousser la réalisation des circuits à tension plus élevée le plus
près possible des connexions finales. Il est important d’effectuer un bon serrage des câbles et des presse-
étoupe, et de s’assurer d’une bonne étanchéité aux différents points d’entrée de câble. Avant l’entrée aux
boîtiers, il est sécuritaire de prévoir une boucle (parfois appelée « goutte d’eau ») (voir figure 10.5). Cette
boucle a deux fonctions. Elle empêche l’eau de ruisseler directement dans la boîte de jonction et elle évite
les tensions au niveau des câbles. Pour éviter les contraintes d’arrachement aux presse-étoupe, il est
également recommandé de maintenir les câbles par des attaches.
Une mise à la terre du générateur et des boîtes de contrôle sera effectuée afin de le protéger contre toute
surtension que pourrait occasionner la foudre. Toutes les parties métalliques devront être reliées entre elles et
un seul point sera relié à un piquet de mise à la terre. Ce piquet devra être suffisamment enfoncé dans la terre
pour produire une bonne masse (voir figure 10.6). Le câble reliant le piquet au châssis et différents boîtiers
sera en cuivre à brin torsadé avec une résistance maximale de 10 en tout point. Le câble extérieur sera
protégé contre les intempéries grâce à un tuyau protecteur ou par un isolement thermodurcissable pouvant
résister à une température de service d’au moins 90 C. L’utilisation de PVC est interdite.
Inspections préliminaires
Avant d’être couplé, le groupe motopompe devra subir un certain nombre de vérifications. Ceci est
particulièrement important pour les groupes motopompes immergés. Parce qu’ils sont difficilement
accessibles pour une maintenance régulière, et parce qu’ils sont immergés dans l’eau, les vérifications
suivantes devront être faites minutieusement :
1. Vérification de l’intégrité du moteur
✓ Le moteur est rempli d’une huile spéciale qui lui assure un bon roulement et empêche l’eau de
s’y infiltrer (pompe immergée). Il arrive parfois que cette huile s’écoule lors du transport ou du
stockage. Si un écoulement est constaté, enlever la vis de montage du moteur, en tenant le
moteur en position verticale (corps de pompe vers le bas), et injecter l’huile fournie par le
manufacturier avec une seringue jusqu’à ce qu’elle s’écoule. Revisser et vérifier
l’étanchéité.
✓ Vérifier le roulement du moteur en tournant l’axe à la main (moteur séparé de la pompe)
2. Vérification de l’alimentation électrique
✓ S’assurer que la tension et la fréquence (moteur ça) indiquées sur la plaque signalétique du
moteur sont bien compatibles avec le type de conditionneur ou d’onduleur utilisé.
✓ S’assurer que le câble d’alimentation du moteur est bien dimensionné pour la distance à
parcourir jusqu’au générateur PV. Les pertes électriques par effet Joule ne doivent pas excéder
3% de la tension d’utilisation nominale du moteur. Ces pertes sont fonction du courant qui
traverse le câble. On prendra comme référence le courant optimal de la pompe ou le courant de
court-circuit du générateur, pour les calculer.
3. Vérification de l’intégrité du câble de liaison
✓ L’état de la gaine et l’étanchéité du câble moteur et du câble immergé devront être vérifiés
minutieusement. Une attention particulière devra être portée au serrage des vis et à l’étanchéité
de la jonction entre le câble moteur et le câble immergé.
4. Vérification de l’emplacement de montage de la pompe dans le puits ou le forage (pompe
immergée)
✓ Sur la base des essais de pompage, on vérifiera si l’emplacement prévu pour installer la pompe
permet d’avoir un niveau d’eau d’au moins 5 mètres au-dessus du corps d’aspiration lors du
fonctionnement normal de la pompe.
✓ On s’assurera également que le moteur ne touche pas le fond du puits ou qu’il ne s’expose pas
à un enlisement dans la boue. Dans un forage, on s’assurera que la crépine de la pompe soit au-
dessus de la crépine posée lors du creusage du forage.
5. Le couplage de la pompe avec le moteur doit se faire avec minutie et précision. L’axe de
transmission du moteur doit s’insérer parfaitement dans l’arbre de la pompe. Le tout doit être
scellé afin de ne pas laisser passer l’eau dans le moteur ni de l’air dans la pompe.
6. Le raccord de la conduite d’eau au corps de la pompe doit être dans un alliage identique à celui-ci
afin d’éviter les phénomènes d’électrolyse entre les deux pièces métalliques.
Pompes immergées
Pour faciliter la descente dans le forage (ou le puits) ou lors de la remontée en surface de la pompe,
un câble en acier inoxydable, appelé élingue, est fixé dans les trous prévus à cet effet, à la tête de la pompe.
En aucun cas, on ne doit se servir du corps de la pompe ou du moteur pour fixer ce câble. Pour les pompes
installées dans un forage profond, un treuil peut être utilisé pour bien centrer la pompe dans le forage et la
descendre plus facilement. La conduite d’eau est habituellement faite en tube de polyéthylène ou en acier
inoxydable. Le tube de polyéthylène est déroulé à mesure que la pompe est descendue dans le puits ou le
forage.
Les conduites en acier inoxydable sont assemblées entre elles par brides ou manchons. Pour mieux
résister au couple de torsions à l’arrêt et au démarrage du moteur, tous les filets des conduits devront être
très fins. Il est recommandé d’utiliser un produit adhésif commercial comme frein filet.
Pour permettre à la pompe et au conduit d’eau de prendre leur position verticale, le câble doit être relâché
après le montage du dernier tube de colonne. Pour pouvoir retirer ultérieurement la pompe du forage, il
est recommandé de fixer le câble en acier inoxydable au socle en béton au niveau de la tête du forage.
Le câble électrique sera fixé à la colonne montante à l’aide de colliers élastiques du type attache-câbles.
Une fixation sera prévue juste au-dessus et en dessous de la jonction du câble provenant du moteur et du
câble submersible. Le câble sera ensuite attaché tous les 3 mètres. Les tubes en polyéthylène peuvent
s’allonger d’environ 2 % durant leur durée de vie utile. Il faut donc prévoir un jeu d’environ 6 centimètres
pour chaque fixation distante de 3 mètres.
Lorsque la pompe est descendue à la profondeur désirée, il est recommandé de terminer sa fixation par
un joint ou des colliers de fer reposant sur le socle en béton. Noter que, pour une pompe équipée de tubes
en polyéthylène, la profondeur d’installation de la pompe devra tenir compte de l’allongement éventuel du
tube
III.2.4. Installation et connexion du conditionneur d’énergie :
Afin d’éviter une surchauffe excessive du conditionneur de charge (onduleur cc-ça ou convertisseur
cc-cc), celui-ci ne doit jamais être exposé en plein soleil. Il peut être monté à l’ombre, par exemple sur les
jambes-support des panneaux, en prévoyant un dégagement d’au moins 10 centimètres tout autour afin de
faciliter son refroidissement par convection. Il peut également être monté dans un coffret de contrôle qui sera
protégé des rayons du soleil. L’emplacement du conditionneur doit non seulement le protéger des contraintes
atmosphériques (pluies, chaleur, poussières…) mais aussi être facile d’accès pour les travaux d’entretien ou
de dépannage.
Pour assurer un raccordement solide et bien étanche à l’eau et aux poussières, les trous d’entrée des câbles au
fond du boîtier du conditionneur sont souvent équipés de presse-étoupe en caoutchouc munis d’un
diaphragme. Ces presse-étoupe servent également de soutien au câble.
Pour protéger l’installation contre les surtensions dues à la foudre, un varistor à oxyde métallique (movistor)
est installé à l’entrée du conditionneur (figure 10.8). Ce movistor absorbe la charge provoquée par la foudre
en agissant comme un condensateur lorsqu’il détecte une tension anormalement supérieure aux conditions de
fonctionnement. En absorbant l’énergie de la foudre, le movistor s’autodétruit et doit être remplacé.
Le dimensionnement des réservoirs, des conduites et des canaux d’irrigation doit correspondre aux
besoins en eau des populations ou des cultures irriguées. Le réservoir d’eau permet un stockage indirect de
l’énergie, tout en assurant aux populations une certaine autonomie pour d’éventuelles journées sans soleil.
Nous avons vu au chapitre 7 comment dimensionner ces réservoirs.
Construction du réservoir
Les méthodes et les matériaux utilisés pour construire les réservoirs varient selon les qualifications
locales et les matériaux disponibles. Les principaux matériaux utilisés dans la construction des réservoirs de
stockage sont :
• Le ferro-ciment,
• La maçonnerie ou les blocs de béton,
• Le béton renforcé avec du bambou,
• Le plastique,
• Le fer ou la tôle galvanisée.
Les réservoirs en ferro-ciment sont les plus utilisés. Leur principal avantage est d’être constitués de matériaux
couramment disponibles (ciment, sable, eau, fil de fer). Leur construction demande surtout un effort manuel,
de telle sorte que les usagers peuvent apporter leur aide en utilisant des outils de base. Ils sont habituellement
moins chers que les autres types de réservoirs et leur durabilité a été prouvée. Des rapports indiquant
fréquemment des réservoirs de plus de 25 ans d’usage. Les techniques de construction nécessitent peu de
matériaux, comparativement aux réservoirs traditionnels en béton. Les épaisseurs minimales sont de 2
centimètres pour une hauteur de 1 mètre et de 4 centimètres pour une hauteur de réservoir de 2 mètres.
Si des pierres de dimensions appréciables (ou éventuellement des blocs de béton) sont facilement disponibles,
celles-ci peuvent également être utilisées pour la construction des murs des réservoirs en maçonnerie.
L’intérieur du réservoir doit être revêtu d’un crépi imperméable (1 centimètre) pour empêcher toute fuite à
travers ce type d’ouvrage. Des exemples de ce type de réservoirs existent en Afrique de l’Ouest pour la collecte
et le stockage de l’eau de pluie.
Construction des conduites d’eau et des canaux d’irrigation
Réseaux de distribution
La construction d’un réseau de distribution qui doit amener l’eau du réservoir directement aux usagers
nécessite les services d’un professionnel. Il faut veiller à fournir une pression et une circulation d’eau
adéquates partout à l’intérieur du réseau. Il existe cependant des logiciels qui facilitent la conception de tels
systèmes. Les réseaux branchés aux systèmes de pompage solaire sont habituellement simples et petits. La
Banque Mondiale a mis au point, depuis 1985, un logiciel pouvant aider à la conception de réseaux de
distribution simples.
Connexion des éléments et essais
Les modules solaires doivent rester couverts pendant la connexion des différents constituants de
l’installation. L’interrupteur du conditionneur ou du panneau de contrôle devra être en position d’arrêt.
Les câbles de liaison entre les différents constituants sont généralement fournis par le constructeur ; cependant,
si la distance entre les panneaux et les autres constituants s’avère supérieure à ce qui a été prévu, il sera
possible d’estimer la section du nouveau câble en utilisant les tableaux donnés à l’annexe VII.
Les câbles sont généralement codifiés par une couleur ou par un numéro afin de mieux les repérer. Pour un
câblage en courant continu, un fil rouge indique le positif et un fil noir indique le négatif. Pour une installation
à courant alternatif, les fils noirs, bleus, marron ou rouges indiquent les phases, un fil blanc indique le neutre
et un vert (parfois torsadé jaune) indique la mise à la terre.
Après le positionnement de tous les constituants et la fixation des câbles de liaison, on effectue d’abord la
connexion du câble d’alimentation du groupe motopompe, et ensuite celle des câbles aux bornes du
générateur photovoltaïque. Pour ce dernier, on connectera d’abord les fils négatifs, et ensuite les fils
positifs. La connexion de la borne positive du champ doit donc toujours être la dernière opération à
effectuer après une vérification minutieuse de chacune des connections. La figure 10.8 présente un exemple
de schéma de connexion des différents éléments d’un système de pompage photovoltaïque.
Après ces vérifications, on mettra le système en marche, de préférence en milieu de journée pendant que le
rayonnement solaire est constant. On enlèvera la couverture sur les modules PV et on vérifiera, à l’aide d’un
voltmètre, si la tension maximale à circuit ouvert (Vco) est normale.
On mettra ensuite l’interrupteur en position de marche. Après environ 10 secondes, la pompe devrait débiter
de l’eau. On mesurera la quantité d’eau pompée pendant une minute à l’aide d’un chronomètre et du
débitmètre.
Afin de vérifier le sens de rotation d’un moteur alternatif, on inversera deux phases du moteur et on redémarrera
la pompe. On effectuera à nouveau la mesure de la quantité d’eau débitée et on comparera les deux séries
de résultats obtenus. Le débit le plus important indique le sens de rotation correct, donc le bon
branchement du moteur.
Après ces essais, on vérifiera pendant un certain temps si le système fonctionne bien et, si c’est le cas, il
sera alors possible d’effectuer la réception provisoire de l’installation.
IV. QUATRIEME PARTIE : Dimensionnement final du système