1.
ETUDE DE LA CONCURRENCE
Les moyens de transport en commun au Sénégal sont essentiellement dominés au
niveau de la capitale par les « cars rapides », « bus », « clando », « taxi » et « Jakarta ».
Ces transports en commun précités constitueront en effet les principaux concurrents de
TRANS-EDU SA et ils seront répartis en concurrents directs et indirects. Tout d’abord,
Qu’est-ce qu’un concurrent direct ?
La concurrence directe représente l’ensemble des entreprises proposant un produit ou
service similaire à celui proposé par notre entreprise.
Pour TRANS-EDU SA, les concurrents directs seront :
Dakar DEM Dikk
Dakar DEM Dikk est société́ anonyme à participation publique majoritaire, concessionnaire
du service des transports publics urbains de Dakar par Autobus. Les bus DDD ciblent la
quasi-totalité de la population résidant à Dakar sans distinction faite et assurent le transport
via des lignes urbaines, lignes banlieues et lignes AIBD-Diamniadio. Le réseau Dakar Dem
Dikk en chiffre : 2000 départs /jour, 11 lignes urbaines, 20 lignes banlieues et 150 000
voyageurs /jour.
Bus AFTU
AFTU est une association de financement des professionnels du Transport Urbain qui offre
sur le réseau routier inter urbain dakarois des mini bus (marque TATA : fabricant indien) de
couleur blanche avec des rayures bleues qui sont assemblés dans le pays et qui relient la
banlieue du centre-ville. Ces dits minibus fonctionnent de la même manière que les bus
Dakar Dem Dikk mais avec moins de luxe ; Ils ont également des points de différence se
trouvant au niveau des zones de passage et des tarifs qui sont plus élevés dans les bus
AFTU.
Qu’est-ce qu’un concurrent indirect ?
La concurrence indirecte représente les entreprises proposant un produit ou un service
diffèrent du notre mais répondant au même besoin que celui auquel notre entreprise
cherche à répondre.
Les concurrents indirects de TRANS-EDU SA seront :
« Cars rapides »
Venu d’Europe, le "car rapide" est à l’origine un véhicule de transports de marchandises. Au
Sénégal, il a été transformé en voiture de transport en commun depuis plusieurs décennies.
Prisé par les usagers, il est aujourd’hui incontournable. Ils n’ont pas d’heures fixes, ils
peuvent se pointer à n’importe quel moment de la journée. Ils ont certes des coûts assez
bas mais trainent énormément et s'arrêtent à chaque coin de rue soit pour prendre des
clients soit pour que d’autres descendent. Aucune règlementation mais ces moyens de
transports restent grandement sollicités par les habitants sénégalais.
« Taxi »
Au Sénégal, les taxis sont un mode de transport populaire. Les célèbres taxis jaunes et noirs
sont omniprésents dans la capitale. Leur utilisation est souvent individuelle et le prix de la
course est généralement convenu au départ. Le trajet dépend de la destination du client
mais les tarifs sont beaucoup plus élevés que les autres moyens de transports présents à
Dakar ; Les prix proposés par les taximen ne sont pas à la portée de tout un chacun, nous
concluons alors que les taxis ne sont pas réservés à un grand nombre de la population
dakaroise.
« Clando »
À Dakar, au Sénégal, les taxis clandestins (appelés communément clandos) font partie
intégrale de l'offre de transport. En banlieue, leur part de clientèle est importante, car le
taux de motorisation y est plus faible, la densité de population est relativement élevée,
tandis que l'offre de transport est moins dense (malgré le développement récent du réseau
de minibus de l'AFTU). En ville, ces taxis circulent soit sur les grands axes (ils se placent en
concurrence) ; soit sur des trajets mal desservis par les autres modes (ils se placent alors en
complémentarité). Le taxi clando se démarque par son bas prix (comparé à un taxi légal),
son confort relatif, et sa rapidité de déplacement (comparé aux bus). Points faibles (sécurité,
fiabilité, …)
Compte tenu des limites de temps, d’heures, d’organisation et de proximité rencontrées
généralement dans les moyens de transports précédemment cités, la mise en place de bus
exclusivement réservés aux étudiants de la plus grande université de l’Afrique de l’Ouest
trouve toute sa particularité et revêt d’une utilité incontestable. Cette niche, rencontrant
d’énormes difficultés au niveau des transports en commun existants, méritent de voir leurs
soucis se dissiper afin qu’ils puissent accéder à leurs lieux d’apprentissage sans tracasseries.
De plus le fonctionnement des bus de TRANS-EDU SA sera défini en s’appuyant des
technologies de pointe pour faciliter les processus et digitaliser les choses via des
plateformes et applications numériques pour beaucoup plus d’organisation.
2. MESURES CONCRETES ET PROGRES REALISES
On constate que le secteur des transports au Sénégal est dominé par une prééminence du
secteur routier où beaucoup d’investissements ont été faits. Cependant, on assiste depuis
ces dernières années à des réalisations importantes dans les transports aériens et maritimes
de personnes et des marchandises. Le développement s’est manifesté par l’affirmation
d’une vision claire à travers des lettres de politique, des stratégies et surtout grâce à la mise
en œuvre de programmes sectoriels sur les transports.
A. L’évolution de la vision politico-stratégique des transports
La vision et les orientations dans le secteur des transports au Sénégal sont contenues dans
des instruments suivants:
• la deuxième Lettre de Politique sectorielle des Transports adoptée en 1998 vise une
meilleure planification et une coordination des actions et des investissements. Elle a aussi
pour objectifs de moderniser la gestion, de renforcer des capacités humaines et
institutionnelles et d’atténuer les impacts négatifs des transports sur l’environnement.
L’objectif ultime est d’appuyer les efforts de lutte contre la pauvreté par un meilleur accès à
toute l’étendue du territoire national ;
• la Lettre de Politique du sous-secteur des Transports urbains qui a introduit une réforme
du cadre institutionnel et juridique des transports urbains avec la création du Conseil
exécutif des Transports urbains de Dakar (CETUD), le renforcement du cadre financier avec
la mise en place d’un Fonds de Développement des Transports Urbains (FDTU), la
restructuration des transports collectifs (bus, cars rapides et train)et le développement des
ressources humaines ;
• la Stratégie nationale de Transport rural (SNTR) adoptée en 2002 et qui repose, entre
autres, sur la nécessité de satisfaire la demande sociale pour les groupes les plus défavorisés
et de mettre en place un système de gestion décentralisé et participatif dans le sous-
secteur. La SNTR a aussi comme objectifs d’assurer une cohérence et une synergie des
actions, de promouvoir les moyens intermédiaires de transport pour diminuer les coûts et
de prendre en compte les aspects écologiques dans ce sous-secteur.
B. Le Programme d’Ajustement Sectoriel des Transports (PAST)
Il visait la réduction des coûts de transports, la privatisation du secteur et l’autonomie
administrative et financière des organismes de transport.
La mise en œuvre du Programme d’Ajustement Sectoriel des Transports (PAST) a permis
d’initier la refonte des modes de gestion du secteur des transports. En ce qui concerne le
secteur routier, l’évolution la plus marquante concerne la privatisation de l’entretien routier
(l’entretien périodique et courant est désormais confié à 100% à des prestataires privés) et
son corollaire, le recentrage de l’administration chargée des travaux publics sur les fonctions
de conception et de contrôle.
Le premier projet de transport urbain s’est donc consacré pendant une période de trois (03)
ans à la restructuration du secteur des transports par le renforcement des capacités
techniques, humaines et financières. Il a permis dans une seconde étape d’élaborer et de
mettre en œuvre un important projet d’Amélioration de la Mobilité Urbaine à Dakar
(PAMU). Le PAMU a démarré sous la direction du Conseil Exécutif des Transports Urbains de
Dakar (CETUD) et s’est déroulé sur la période 2001- 2008. Les principaux axes de ce projet
ont porté sur la construction et la réhabilitation des infrastructures, la sécurité routière, la
fluidité du trafic, la qualité de l’air et le renouvellement du parc routier de transport en
commun.
C. Le Programme Sectoriel des Transports 2 (PST2)
Le deuxième Programme Sectoriel des Transports (PST2) est entré en vigueur en 2000. Il
vise une efficacité des services et une amélioration des infrastructures. Ce programme
répond aux objectifs de la stratégie de réduction de la pauvreté et au souci de protéger
l’environnement.
Le PST2 a participé à l’accroissement de l’efficacité des services et des infrastructures de
transport (terrestre, aérien et maritime) dans le but de renforcer la contribution du secteur
à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté.
3. Mise en valeur des avantages concurrentiels :
Nous commercialiserons un service de transport universitaire s'adressant à des étudiants
dont la motivation d'achat consiste essentiellement en la qualité du service rendu, et à la
rapidité du moyen de transport utilisé.