IMPACT DE.
L'EROSION SUR LA PRODUCTIVITE
VEGETALE SUR SOLS SABLEUX EN ZONE
SOUDANIENNE DU NORD CAMEROUN.
P a r [Link] Baboulé* ;[Link] a Ziem** ;[Link]***.
RESUME: L'expression de Térosion par les seules pertes en terre, sans relation
directe avec la productivité des cultures n'est pas sufEsante pour susciter une plus grande
conscience pour la conservation du sol et de sa productivité. La quantification de l'impact de
l'érosion sur le rendement peut mieux aider à satisfaire cet objectif de sensibilisation, tout en
servant de base pour la prédiction des récoltes. Cette étude décrit la relation Erosion-Productivité
à partir des résultats d'enquêtes réalisées en champs paysans et d'expérimentations en parcelles
d'érosion et de décapage de sol. Elle est conduite dans la partie soudanienne de la zone cotonnière
du Cameroun sur un sol ferrugineux sableux. Elle montre que l'effet de l'érosion sur le rendement
comporte deux composantes majeures : la soustraction des facteurs de fertilité et la diminution de
la population des plants à la récolte. La réduction d'un facteur de fertilité dépend de la nature et de
la répartition verticale de celui-ci dans l'horizon [Link] décapage des 5 premiers cm. du sol
entraine une réduction de rendement de 30% contre 4% seulement pour la tranche sous-jacente de
même épaisseur. La composante effet sur la population des plants à la récolte apparait quand la
dégradation du sol est avancée et en présence de facteurs de champ favorables telle la longueur de
pente. Elle a été évaluée en champ à 10 %.
Mots clés : Erosion ;Productivité ;Sols sableux ;Nord Cameroun.
S m Y :Expressing erosion hasards only by soil losses, without any reference to
its effects on crops productivity is not enough to raise higher consciousness for soil and its
productivity conservation. QuantifLing the impact of erosion on crop yield may better help to
attain this objects while it gives also a base for crop yield prediction under erosion hasards. This
paper describes the fiamework within which the relationship between erosion and crop
productivity should be evaluated. The study is based on observations and datas from farmers'fields
survey, runoff and desurfacing plots carried out on sandy aKsoils under intensive cotton /make
rotation in the sudanese savannah of the Northern Cameroon.
It shows that there are two maine effects of erosion on the crop [Link] effect by
depletion of one or many fertility factors taken away whith runoff or eroded sediment, and the
effect of reducing plants population at harvesting. The fist effect thought depletion of a fertility
factor can vary with its nature and its vertical distribution within the cultivated layer.
_-_--_--_------_-__-______
* BOE, Agro-pédologue, IRA,BP 163, Foumbot, Cameroun.
Fax : C/UCCA0(237)44.11.01
* Bep a Ziem, Agronome, IRA,BP 33 Maroua, Cameroun.
Fax. : (237)29.29.76
** *Roose,Pédologue,ORSTOM,BP5 045,34032 Montpellier, France
Fax.(33)[Link]
204-1
Soil removal of the 5 topest centimeters led to 30 % of yied reduction while this is
only by 4 % on the 5 following centimeters. When the plots received goat manure, a variation of
ersion of 1 =led to a drop in yield of 30 to 40 %. The erosion impact on plants population at
harvesting occurs when the soil has gone a severe degradation and it is associated to field factors
such as slope length. Average yield reduction of 10 % was evaluated for this component in the
farmers'fields.
INTRODUCTION :
En raison du caractère insidieux de l'érosion hydrique, nombreux paysans,
vulgarisateurs et chercheurs, sont encore peu sensibilisés sur la sévérité du risque érosif en %que
intertropicale, malgré de nombreux travaux et mises en garde sur le sujet (HARROY, 1944 ;
HUDSON, 1961; ROOSE, 1973 ; LAL, 1976 ; CHARRIERE, 1984 ;pIERI,1989 ).Cette
attitude peut partiellement s'expliquer par le fait que l'érosion, mesurée en pertes de terres
exprimées en tonnes / h a m ou en m l a n d'épaisseur de sol perdu, ne montre pas forcément de
relation directe avec le rendement qui les intéresse. En effet, peu de travaux sont publiés sur la
quantification de l'impact de l'érosion sur le rendement des cultures. Les résultats disponibles sur
ce sujet se rapportent surtout aux essais de décapage centimétrique de l'horizon superficiel du sol
sur des petites parcelles ( ALFONSO et DUMAS, 1976 ,HART et HEALY,1980 ,DE KIMPE,
1981;ROSS, 1982 ;EL SWATFY, 1983 ; MBAGWU, 1984. MBAGWU et al, 1984 ;JESSOP,
1985 ;ROGOWSKI, 1985 ).Ces travaux font état de pertes de rendement dues à l'érosion de 10 %
à 80 % en fonction du cultivar, du type de sol, de la pluviosité, etc...A cette échelle, les rigoles
n'apparaissent pas et il n'y a pas arrachement de plants. Cette approche de l'érosion par le
décapage présente en outre 3 insuffisances :
1-seule est prise en compte la perte en nutriments, argile et matière organique dans
l'inter-rigole ;on ne tient pas compte de l'érosion linéaire;
2-dans la réalité des champs, le sol n'est pas uniformément décapé ;
3-le facteur temps n'est pas intégré :on ne tient pas compte de la dégradation
progressive du milieu.
Par ailleurs, les modèles mathématiques mis au point pour calculer l'impact de l'érosion
sur la productivité rencontrent de nombreuses difficultés d'adaptation et de généralisation. L'une
des raisons de ces difficultés est la variation de la redistribution en fonction du système de culture.
Il nous est donc apparu utile de developper une recherche sur les relations qui existent
entre l'érosion et la productivité afin de pouvoir répondre aux besoins de sensibilisation des
opérateurs agricoles et de prédiction des récoltes.
Notre objectif est de décrire localement cette relation et de suggérer une démarche en
vue de la quantification de la baisse de rendement due à l'érosion au champ.
1-MILIEU
L'étude est conduite sur des sols ferrugineux sableux, en savane soudanienne du Nord
Cameroun. Ces sols supportent la majorité de l'agriculture de la région qui reste essentiellement
pluviale. La rotation cotonnier-cultures vivrières, notamment le maïs et l'arachide y est
encouragée.
[Link]é :
Hauteur moyenne annuelle :1250 m(1000 1500 ) -
Saison pluvieuse :AvriVMai à Octobre.
Forte fréquence de grosses averses (260 =)et des séries d'averses.
[Link] :
La lithologie est très variée :granites, grès, schistes, micaschistes, etc...Le site
expérimental est sur un grès ferrugineux.
[Link] :
Tableau 1:Quelques resultats d'analyse de l'horizon h d e r e non perturbé ( O -10 cm ) des sols du
site
IParamètres Savane brûlée jeune défiche (3ans) Vieille défiiche (33 ans) I
et pâturée
bloc A bloc B bloc D
pH eau 6.2 6.0 5.6 5.0
Carbone % 0.65 0.27 0.34 0.25
Sables gros.% 66.1 65.4 71.5 57.3
Sables fins % 14.4 14.8 13.4 21.8
Limons % 13.8 15.4 13.0 15.0
Argile % 5.4 5.1 3.5 5.6
1.4. Système de culture :
-blocs de culture carrés, d'unité 1/4 ha.(50 m x50 m ).
-rotation cotonnierdvivriers (maïs, sorgho, arachide )
-intensification par : labour à la charrue, engrais minéraux, protection végétale,
variétés améliorées );
-labour :75 % des surfaces cultivées sont labourées à la charrue à soc en traction
bovine, le reste en travail manuel ou en motorisation ( SODECOTON 1990 )
-engrais :un complexe NPKSB ( [Link].1.) et l'urée (45 % de N ) sont utilisés :
coton en semis précoce : 200 kgha NPKSB + SOkg/[Link]ée au semis, puis
[Link]ée au buttage, 30 -45 jours après semis
coton en semis tardifentre le 20juin et 10juillet :
100 kg/[Link] + 50 kg/[Link]ée au semis et 50 kg/[Link]ée au buttage ( 30-45
jours après semis ).
Maïs :lo0 à 200 [Link] + 50 à 75 kg/[Link]ée au semis et 50 2175 kg/ha Urée
au buttage ( 30-45 j.) selon le niveau d'intensification.
2-METHODE :
L'étude s'appuie sur trois approches :
.une enquête en champs paysans ;
.des mesures de ruissellement, de pertes en terre et de production végetale en parcelles
d'érosion ;
.un essai de décapage du sol sur des épaisseurs variables.
2.1.L'enquête : Au cours de l'enquête (octobre 89 -septembre 90 ),( BOL1 et al, 1991
), tous les blocs de culture ( 5 à 30 [Link] ) de sept villages de l'arrondissement de Tcholliré
ont été visités. Les manifestations de l'érosion ont été relevées $es surfaces marquées sevèrement
par celle-ci ont été évaluées $e terrain (sol, pente, surface,etc...), les pratiques culturales et les
plantes ont été observés.
[Link] parcelles d'érosion : Trois blocs de parcelles d'érosion A,B,et D, de pentes
respectives 1.0, 2.0 et 2.5 %, contiennent chacun une parcelle de loom2 recevant du M e r de
chèvre à 3 % d'azote. Chaque parcelle reçoit l'équivalent de 3tha. an de ce finnier en plus d'une
h u r e minérale uniforme. Le M e r est épandu à la main avant le labour à la charrue à soc. Les 3
blocs représentent 3 niveaux de sensibilité à l'érosion déterminés par Pâge de la déiche, le dégré
de pente et une légère variation texturale.
2.3.L'essai décapage : Après un test d'homogénéité en 1992, le décapage a été réalisé
en 1993 avec des pelles manuelles. Le dispositif expérimental est un bloc de Fisher randomisé à six
traitemements ( O ;5.0 ;7.5 ;10.0 ;12.5 et 15.0 crad'épaisseur de sol décapé ) et trois répétitions.
Après le décapage, les parcelles ont été labourées à la charrue à soc en traction bovine. Une
fertilisation minérale uniforme a été appliquée sur toutes les parcelles :lo0 kgha
N15.P2O.K15.S6.B1.+ 50kg/ha d'Urée à 45 % N, au semis, puis 50 kgha d'Urée 45 jours après
semis. La variété de Maïs CMS8507 a servi de plant test à la densité de 50000 poquets à l'hectare.
Les comptages de plants ont été faits à la lévée et à la récolte. Les observations générales ont été
faites sur la végétation. Les grains et les pailles ont été pesés après séchage à l'air.
3-RESULTATS
[Link] :
-Sur jeune défiche ( 1-5 ans ) et en traction bovine, l'érosion reste faible, localisée,
apparemment sans effet visible sur le rendement du cotonnier ou du maïs.
-sur vieille défiche, plus de 10 années de culture continue,l'érosion est importante,
parfois spectaculaire. On peut distinguer trois zones où la culture est affectée visuellement par
l'érosion en rigole :
.le centre de la rigole oÙ les plants ont été arrachés ;
.le voisinage de la rigole où les plants ont été déchaussés ;
.le cône d'atterrissement où les plants sont enterrés où recouverts par les sédiments au-
delà du collet.
Les aires ainsi affectées, représentent sur vieilles défìiches, environ 10 % de la
superficie du champ.
[Link] d'érosion :
Les réponses du maïs et du cotonnier au M e r de chèvre à trois niveaux de sensibilité
du sol à l'érosion hydrique sont données dans le tableau 2.
Tableau 2 : Comparaison de l'érosion ( t/ha/an) aux rendements (qtxha) grain et
résidus de maïs et de coton sur les parcelles íùmies des blocs A, B et D.
Année Bloc Erosion Rdt grain Rdt résidus
(culture) thah qha qha
1992 A 6.3 96.0 54.0
Maïs B 21.1 58.0 41.0
D 3 1.4 53.0 52.5
1993 A 372 29,5 82.5
Coton B 6.2 27.0 72. O
D 15.6 20.7 5 1.0
Dans chacun des trois blocs, le rendement de la parcelle au fumier a été supérieur à
ceux des autres parcelles de même itinéraire technique hormis l'apport de fumier. Des pluies
battantes ont affecté la densité de la population dès la levée, en fonction de la sensibilité de chaque
bloc à l'érosion en 1993 (tableau 3 ).
Tableau 3 :Comparaison du nombre de plants de cotonniers recoltés aux rendements et
aux érosions du traitement fumier des blocs A, B et D (1993).
Culture Bloc Nbre plants Rdt grain Erosion
(année) récoltéd100m2 9h a thdan
Coton A 32 1 29.5 3.2
(1993) B 306 '27.0 6.2
D 244 20.7 15.6
[Link] décapage :
Le tableau 4 donne les rendements de maïs ( grain sec et paille ) en fonction de
l'épaisseur de sol décapé.
Tableau 4: Effet de l'épaisseur de décapage du sol (cm.) sur le rendement de maïs
(qtha) en grain et en paille.
Décapage(cm) 0.0 5.0 7.5 10.0 12.5 15.0
Rdt grain 21.6 15.0 15.4 14.2 13.0 9.5
( qha 1
Rdt paille 55.7 52.7 48.6 5 1.2 44.1 45.6
Les décolorations du limbe des feuilles caractéristiques de la carence en zinc, ont été
observées sur toutes les parcelles décapées ( même de 5 cmseulement ) dès le stade 3 feuilles.
Tableau 5 :Effet de l'épaisseur de décapage (cm)sur le % de poquets levés, de poquets
recoltés par rapport aux levés et d'épis vides.
Décapage (cm) Poquets Poquets Epis vides
levés % récoltés % %
0.0 94.3 99.8 5.6
5.0 96.4 100 12.5
7.5 95.6 99.1 9.3
10.0 96.5 99.5 13.7
12.5 96.5 99.7 10.6
15.0 96.5 99.7 11.5
4 DISCUSSIONS :
L'observation directe permet de saisir deux modes d'action de l'érosion hydrique
contribuant à la baisse des rendements :
1"-action sur la population des plants (comptage à la récolte );
2"-spoliation du sol de ses facteurs de fertilit6:éléments fertilisants, argile, matière
organique.
L'effet sur la population des plants est quantZable au champ (enquête).Il provient :
.de manquants à la levée suite à une pluie battante intervenant après le semis sur sol
peu stable ;les graines sont alors emportées ou mises à nu.
.de l'arrachement des plants dans les rigoles ;
.des plants enfouis ou à collets enterrés dans les aires d'atterrissement des sédiments.
Les plantes qui se trouvent au voisinage des rigoles ne peuvent pas compenser par leur
développement les vides créés par l'érosion. Ces plantes sont les plus affectées par le
déchaussement et la disparition des élements fertilisants. Les vides laissés par l'érosion constituent
donc un paramètre de reduction absolue de la productivité.
Généralement cette forme d'action n'apparaît que lorsque le sol a atteint un dégré de
dégradation notable, caractérisé par une forte instabilité à l'eau. Elle commence après quelques
années de culture et augmente avec le temps de la même manière que le facteur de l'érodibilité K
de Wischmeier (Roose et Sarraih, 1989 ).
La spoliation du sol de ses facteurs de fertilité est certainement l'une des formes les
plus insidieuses de l'érosion. Le décapage entraine une baisse régulière du rendement de maïs
(grain et paille), malgré l'apport d'une h u r e minérale NPKSB. Il n'a pas affecté la levée ni le
nombre de plants à la récolte. Par contre le nombre moyen d'épis vides dans les traitements
décapés est le double de celui du témoin non décapé ( tab. 5 ) Par ailleurs l'amplitude maximale de
la baisse de rendement grain ( 56 % ) est supérieure à celle du rendement paille ( 21 % ).
Cette différence pourrait s'expliquer par le fait que certaines carences minérales tels les
oligo-dements (Zn ) et d'autres propriétés du sol (baisse de capacité de rétention en eau )induites
par le décapage affectent plus la formation des grains que la production de la biomasse verte. Le
décapage des 5 premiers centimètres entraine une réduction de rendement de 30 % contre 4 %
pour les 5 centimètres suivants. Cette différence est attribuée à la distribution de la matière
organique, principal facteur de fertilité dans cet horizon. Le décapage des 15 premiers centimètres
fait apparaître après labour, une remontée de gravillons. La teneur en terre fine, autre facteur de
fertilité du sol, s'en trouve affectée, d'où une réduction de rendement de 27 % par rapport à celui
de la tranche sus-jacente (décapage de 12.5 cm).
Par ailleurs, sur les parcelles d'érosion voisines, on observe une diminution du
rendement avec l'augmentation de l'érosion des parcelles f3mées.A côté de probables améliorations
physiques du sol, le M e r de chèvre apporte 90 kg/ha.d'azote libérés progressivement. ll est
évident que si l'érosion emporte la h u r e (fbmier,Urée,NPK...) elle n'aura pas d'effet sur la
productivité. L'effet de l'érosion sur les rendements est bien plus fort s'il s'agit d'érosion en nappe
sélective vis-à-vis des particules fmes et des nutriments que s'il s'agit d'un simple décapage (tab.6 ).
A ce niveau, la notion d'érosion tolérable devient très relative et ne saurait être généralisée.
209 1
Tableau 6 :Variations de rendements ([Link]) comparées aux variations d'érosion (
[Link].)en nappe dans les parcelles fumées. ( da # 1.5).
Variations érosion: Variations rendements
thdan ( d a n ) qtx/ha ( % )
10.3 (0.66) 5.0 (8.6)
Maïs 14.8 (0.98) 38.0 (39.5)
25.1 (1.67) 43.0 (44.8)
3.0 (0.25) 2.5 (8.5)
Coton 9.4 (0.62) 6.3 (23.3)
12.4 (0.82) 8.8 (30.0)
On note des baisses de rendement importantes pour de très faibles pertes en terres par
rapport à Féssai décapage.
On observe en plus que les taux de variation des rendements maïs sont plus élevés que
ceux du coton pour les parcelles les plus sensibles à Térosion. Si on fait la relation [Link].=
f([Link]), on obtient une courbe en S, qui signifie qu'une fois que le facteur de productivité est
épuisé par le ruissellement et le drainage, les pertes en terre complémentaires ont moins d'effet sur
les rendements.
5-CONCLUSION :
Cette étude tend à démontrer sur un sol ferrugineux sableux du Nord Cameroun, que
l'érosion a un impact négatif sur les rendements des cultures à travers la densité de la population
des cultures et les pertes en facteurs de fertilité ( nutriments, matière organique et argile ).
IL semble évident que pour assurer à long terme une bonne production, il faut
stabiliser les terres et éviter que le ruissellement emporte les graines, les plants,les fertilisants et les
particules fines.
Le cadre de l'évaluation de cette relation entre Térosion et la productivité d'un sol a été
déterminé par la combinaison de 3 méthodes :
-l'enquête sur les champs des paysans, pour l'effet sur la densité des plants àla récolte ;
-les parcelles d'érosion, et
-les parcelles décapées,
pour les effets de spoliation du sol de ses facteurs de fertilité.
Dans le cas étudié, cette relation n'est pas linéaire :Térosion des premiers centimètres a
un impact très fort sur les pertes de productivité.
L'apport d'engrais minéraux n'a pas compensé les pertes de facteurs de productivité
par l'érosion.
Les pertes en terre ( en d a n ) par Térosion en nappe sélective sont beaucoup plus
dangereuses que par simple décapage..La notion d'érosion tolérable ( 1 à 12 thdan ) est donc
relative en fonction de la répartition des facteurs de fertilité dans le profil cultural et peut-être du
type de plante.
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Fig 1 : Rendement maïs grain ( t h )
en fonction du décapage progressif du sol (cm).
I O 2.5 5 7.5
$. décapage (cm)
IO 12.5 15
Photo A :Rigole et Cpandage de sable dans un champs de cotonnier :
Bocklé, Garoua, Nord-Cameroun, 1989.
Photo B :Parcelles d'érosion après labour :
Bloc C ,Mbissiri, Tcholliré, Nord-Cameroun, 1994.
,* .
i '
7
'212
Fig 2 :Rendements de maïs et de coton (q/ha) en
fonction de I'érosion (t/hdan) des parcelles avec
fumier de chèvre (MBISSIRI,1992 et 1993).
A
1 O0
90
80
70
A
a 60
f
50
B
A D
K 40
30
20 o
B
10 D
O I
-
O 5 10 15 20 25 30 35
Erosion (tlhalan)
---m- Maïs Coton
Fig 3 : Différences de rendements (qlha) de maïs
et coton, comparées aux différences d'8rosion
(t/hdan) correspond antes.
d(E) (tlhalan)
O 5 10 15 20 25 30
O
-5
-1 o
a
-15
c
ù -20
Y
CI
UJ
e* -25
-30
-35
-40
-45
4- Mai's __(I_ Coton