L'isolation
>>Les déperditions thermiques
Dans un bâtiment mal isolé, les déperditions thermiques sont importantes et
engendrent des consommations d’énergie importantes pour le chauffage des pièces
et de l’eau chaude sanitaire en hiver voire le recours à la climatisation en été. En
plus des économies énergétiques directes, l’isolation thermique alliée à une bonne
ventilation réduit les coûts d’entretien et les risques d’humidité et augmente la
L’isolation
durée de vie de la maison.
Les déperditions thermiques sont
Le schéma suivant présente en pourcentages indicatifs les pertes de chaleur d’une localisées au niveau du toit,
maison traditionnelle non isolée. des fenêtres, des murs, du sol
Air renouvelé ( 20%) et sont également dues au
Toiture ( 30%) renouvellement d’air et aux ponts
thermiques.
Murs ( 25%)
Source ADEME Graphies
Vitres ( 13%)
Les déperditions thermiques
Ponts
les plus importantes sont
thermiques localisées au niveau de la toiture
( 5%) Sols ( 7%) et des murs. Ces endroits sont
à isoler en priorité.
Ensemble des déperditions thermiques d’une maison non isolée
>>Caractéristiques des matériaux d’isolation thermique
Conductivité thermique
La conductivité thermique, notée λ ou k, caractérise l’aptitude d’un matériau à
transférer la chaleur par conduction, elle s’exprime en W/m/K.
C’est une caractéristique propre à chaque matériau :
Matériaux Conductivité thermique (W/m2/K)
Aluminium 200
Cuivre 389
Béton 0,92
Granit 2,5
Verre 1,2
Bois 0,23
PVC 0,16
Source : " Initiation aux transferts thermiques " J.F. SACADURA
Résistance thermique
La résistance thermique R s’obtient en faisant le rapport de l’épaisseur du matériau e
(en mètres) sur sa conductivité thermique λ (en W/m/K) :
e
R=
λ
Elle s’exprime en m2 K / W. Plus la résistance thermique est grande est plus le matériau
s’opposera au passage de la chaleur. Elle est d’autant plus grande que l’épaisseur e
est grande et que la conductivité thermique λ est faible.
Un matériau est considéré comme isolant s’il réunit les deux conditions suivantes Source Imprimis Communication
(Norme française NFP° 75-101) :
- Conductivité thermique λ < 0,065 W / m/K,
- Résistance thermique R > 0,5 m2 K / W.
La résistance thermique R est indiquée sur les emballages des isolants thermiques.
Lorsque l’on superpose plusieurs isolants, leur résistance thermique R s’additionne.
9
Polystyrène expansé Par contre, lorsque l’isolation est interrompue par la présence d’ossature (présence
de ponts thermiques), on ne compte plus que 80% de la valeur de R pour une ossature
Parpaing creux bois et 50% pour une ossature métallique.
Ex : Calcul de résistance thermique pour un mur de parpaing en béton avec isolation en
polystyrène extrudé puis recouvert d’une plaque de plâtre BA 13.
Description λ (W/m/K) Epaisseur (cm) R (m2.K/W)
Parpaing creux 1,05 20 0,19
Polystyrène expansé 0,039 8 1,64*
Plaque de BA 13 0,33 1 0,03
Total 29 1,86
* : on applique un malus de 20 % en raison de la présence de ponts thermiques.
Plaque de BA 13 >>Les différentes présentations des matériaux d’isolation
Les matériaux sont disponibles sous les différentes formes présentées ci-après :
• Les isolants en vrac : disponibles sous forme de billes, granulats, paillettes,
flocons, laines en vrac. Ils sont fournis en sac et sont destinés à être mis en œuvre
Une bonne isolation thermique par déversement ou remplissage des caissons, par insufflation dans des caissons
fait réaliser des économies ou cavités fermées, par projection, par flocage ou par incorporation dans la fabrication
d’énergie, évite les sensations de bétons allégés. Ils sont moins coûteux mais leur mise en œuvre est délicate et
de parois froides, doit être réalisée par des professionnels à l’aide de machines.
améliore l’isolation acoustique
et fait gagner en confort.
• Les isolants en rouleaux ou en panneaux semi-rigides : ils sont texturés et façonnés
pour être posés manuellement entre les éléments de structure. Leur mise en œuvre
est relativement aisée et demande un outillage réduit.
• Les isolants en panneaux rigides et les isolants composites : ils sont conçus pour
résister à la compression et participent aux efforts structurels. Ils peuvent recevoir
directement les enduits de finition.
Des labels de qualité
Pour s’assurer de la qualité et des performances des matériaux que vous mettez en
œuvre, il est conseillé de choisir des produits labellisés (portant par exemple l’un
des labels ci-contre).
>>La réglementation thermique
Depuis 1974 la réglementation thermique a évolué en demandant des performances
énergétiques de plus en plus élevées et en valorisant le recours aux sources d’énergies
La première réglementation renouvelables (EnR) ainsi que l’architecture bioclimatique.
thermique est née en 1974
au lendemain du premier choc Depuis 2000, elle est à mise à jour tous les 5 ans. La dernière réglementation (RT
pétrolier. Pour répondre à 2005) est applicable aux constructions dont le permis de construire a été déposé à
l’augmentation du prix de l’énergie, partir du 1er septembre 2006.
elle fixe des niveaux de
performances énergétiques La RT 2005 fixe une limite de consommation conventionnelle de référence (notée
minimums pour la construction Cepréf) à ne pas dépasser pour assurer les besoins de chauffage, de refroidissement,
de logements neufs de ventilation, de production d’eau chaude sanitaire (ECS) et d’éclairage.
Pour respecter cette exigence, la RT 2005 détermine des "repères" qui sont des
niveaux de référence, ceux-ci pour tous les matériaux relatifs au bâti et pour
les équipements. Pour justifier du respect de l'exigence réglementaire, il faut obligatoi-
rement vérifier les 3 modalités suivantes :
• limiter les consommations énergétiques : Coefficient Cep du projet inférieur au
"droit à consommer" ou coefficient Cep de référence
Cep ≤ "Cepréf" (en kWh/m2 an)
Dans le cas où il s’agit d’un bâtiment à usage d’habitation pour lequel plus 90% de
la surface est chauffée par une énergie autre que le bois, la consommation conven-
tionnelle d’énergie pour le chauffage, le refroidissement et la production d’ECS doit
être inférieure ou égale au coefficient maximal Cep max indiqué dans le tableau
page suivante :
10
Cep Max (Consommation conventionnelle pour le chauffage,
le refroidissement et la production d’ECS)
T Type de chauffage Zone climatique (*) Cep max
kWh primaire /m_/an)
Combustibles fossiles H1 130
H2 110
H3 80
Chauffage électrique H1 250
L’isolation
(y compris les pompes H2 190
à chaleur) H3 130
* La lorraine est située dans la zone climatique H1.
• s'assurer du respect des exigences minimales ou "garde-fou" pour les éléments
intervenant dans le bilan énergétique, notamment :
Umax (coefficient de déperdition maximal)
Eléments Umax (W/m_/K)
Murs 0,45
Planchers bas de 0,36 à 0,4
Planchers hauts et toitures de 0,28 à 0,41
Fenêtres et porte fenêtres prises nues 2,6
• limiter l'inconfort en été : température intérieure conventionnelle Tic inférieure à
la température intérieure conventionnelle de référence
Tic ≤ "Ticréf" (en °C)
Pour aller plus loin que la réglementation thermique 2005
HPE 2005 pour les constructions dont les consommations THPE EnR 2005 pour les constructions dont les consom- La réglementation thermique
conventionnelles sont inférieures d’au moins 10% par mations conventionnelles sont inférieures d’au moins définit un niveau de performance
rapport à la consommation de référence RT 2005 et pour 30% par rapport à la consommation de référence RT énergétique minimum à
l’habitat au moins 10% par rapport à la consommation 2005 et, pour l’habitat, au moins 30% par rapport à la atteindre, mais il existe des
maximale autorisée. consommation maximale autorisée, accompagné d’exi-
gences sur des équipements d’énergie renouvelable (cap- labels plus exigeants :
THPE 2005 pour les constructions dont les consomma- teurs solaires thermiques, capteurs photovoltaïques ou
tions conventionnelles sont inférieures d’au moins 20% des éoliennes) ou de pompes à chaleur très performantes,
par rapport à la consommation de référence RT 2005 et préfigurant certaines technologies devant être déployées
pour l’habitat moins 20% par rapport à la consommation pour la RT 2010.
maximale autorisée.
BBC 2005 : bâtiment basse consommation énergétique.
HPE EnR 2005, basé sur les exigences du label HPE 2005 Ce niveau vise une consommation très fortement inférieure
accompagnées d’exigences sur l’installation d’équipements à la consommation énergétique réglementaire avec :
d’énergie renouvelable : Un niveau d’exigence calé pour le résidentiel sur 50 kWhep/m2
Soit le chauffage, et éventuellement la production d’eau chaude en énergie primaire en prenant en compte les consom-
sanitaire, est assuré par une chaudière utilisant la biomasse, et mations de tous les usages (chauffage, refroidissement ;
en particulier le bois ; production d’ECS, ventilation et éclairage) et décliné
Soit, le bâtiment est raccordé à un réseau de chaleur alimenté selon les zones climatiques de la RT2005 et l’altitude du
par au moins 60 % de bois ou de biomasse, ce qui apporte une projet de construction ;
réponse aux collectivités territoriales qui font des efforts pour Une " super " performance énergétique de 50 % par rapport
Source AREL
produire de la chaleur avec des combustibles renouvelables. à la performance réglementaire pour les bâtiments
tertiaires.
L’isolation des combles
Exemple de combles aménagés
Les combles perdus sont des espaces situés sous la toiture et font
office de grenier en général. Ils ne sont pas chauffés et doivent L’isolation de vos toitures est
être isolés du reste du logement par l’isolation de leur plancher. l’opération d’isolation la plus
Plusieurs types d’isolants peuvent être utilisés pour cette opération : rentable en raison des fortes
les fibres minérales en rouleaux équipés d’un pare vapeur, les déperditions thermiques.
isolants en vrac, la laine de verre en vrac ou les isolants en panneaux. Vos combles perdus sont isolés
par le plancher et vos combles
Les combles habitables forment des espaces de vie supplémentaires habitables en sous toiture.
situés sous la toiture et peuvent être chauffés. Ici, l’isolation se Pour des raisons sanitaires, vous
fait en sous face de la toiture par des isolants avec parement devez cependant veiller à préserver
(bois, plâtre…). C’est une opération délicate car il faut préserver la ventilation naturelle.
la ventilation naturelle et initiale de la charpente : une lame
d’air de 3 cm entre l’isolation et la couverture doit être préservée
sur toute la surface du toit. Cet espace est doublé lorsque l’on a
affaire à des couvertures étanches à l’air tels que le zinc ou la tôle. 11
La pose d’un pare pluie, de type film de polyéthylène, est préconisée. Celui-ci protège
l’isolant de l’humidité et limite le développement de moisissures. Il doit être espacé
des tuiles et de l’isolant par des lames d’air. La lame d’air située entre le film et la
toiture protège la toiture en évacuant l’humidité. Dans certains cas, le pare pluie est
déjà incorporé à l’isolant. Il faut également mettre en place un pare vapeur, lorsqu’il
n’est pas incorporé à l’isolant, au niveau de la face inférieure de l’isolant.
Les combles sont l’objet de
déperditions de chaleur
importantes puisque l’air
chaud, plus léger, monte et
s’échappe par le toit.
sous-toiture
Source Imprimis Communication
isolation
isolation
pare-vapeur
L’isolation des murs
Combles perdus L’isolation des murs réduit les pertes de chaleur et permet d’augmenter la température
intérieure des parois. Pour l’isolation par l’intérieur, des panneaux sont installés,
alors que pour l’isolation extérieure, un isolant est réparti sur la surface extérieure
du mur puis il est protégé des intempéries par un bardage ou un enduit.
Isolation par l’intérieur Isolation par l’extérieur
Schéma
Avantages -Ne modifie pas l’aspect extérieur de -Regroupe les opérations d’isolation
la maison et de ravalement
Source AREL
-Prix réduit -Traite un grand nombre de ponts
thermiques
-Protège les murs des variations
Isolation par l’extérieur climatiques
-Ne modifie pas la surface des pièces
Inconvénients -Réduit la surface des pièces -Coût supérieur
Pour plus d’informations -Gênes éventuelles lors de l’ouverture -Modifie l’aspect extérieur
sur l’isolation des murs par et de la fermeture des portes et -Technique moins employée
l’extérieur et les différentes fenêtres
techniques utilisées, une fiche -Mise en œuvre difficile si présence
technique est consultable sur de prises, canalisations,
le site de l’Agence Nationale équipements à démonter
pour l’Amélioration de l’Habitat -Ne traite pas tous les ponts thermiques
(ANAH) : [Link]. Solutions - Panneaux simples d’isolants -Enduit mince sur isolant :
techniques protégés par une cloison de doublage collage sur le mur puis couverture avec
Les fenêtres sont une source - Panneaux composites constitués un enduit spécifique armé de fibres
importante de déperditions d’un parement de plâtre et d’un de verre puis d’un enduit de finition
thermiques. isolant -Enduit hydraulique sur isolant en
La performance thermique des - Panneaux sandwich où l’isolant est remplacement d’un enduit mince,
parois vitrées dépend : placé entre deux plaques de plâtre. projeté sous forme de mortier
- de la nature du bâti, Préconisés pour les murs humides -Parements sur isolant : isolant collé
ou irréguliers. sur un support puis revêtements de
- des performances du vitrage, carrelages, pierres minces ou pan-
- de la menuiserie. neaux de bardage
-Vêtures : éléments préfabriqués com-
prenant un isolant et une plaque de
parement.
Comparatif isolation intérieure et extérieure
12
L’isolation des parois vitrées
Elle est augmentée grâce à la présence de fermetures (volets ou autres), qui réduisent les
déperditions thermiques la nuit, et protègent des rayons du soleil en évitant les
surchauffes le jour.
Les menuiseries fournissent une
Au niveau de la menuiserie étanchéité à l’air et à l’eau. Elles
peuvent être en bois, en PVC ou en
Avantages Inconvénients aluminium.
Bois Naturel, recyclable, fabrication peu Entretien régulier et nécessaire.
gourmande en énergie.
Très bonnes performances en terme
L’isolation
d’isolation thermique.
Coût : à partir de 130 € TTC pour une
fenêtre 125 X 120 cm double vitrage
4/16/4 standard.
Le tableau ci-contre présente les
PVC Très bonnes performances thermiques. Peu écologique. avantages et les inconvénients
Coût : à partir de 140 € TTC pour une Additifs toxiques pour certains. pour chaque type de menuiserie :
fenêtre 125 X 120 cm double vitrage Emanation d’acide chlorhydrique et de
4/16/4 standard. dioxines en cas d’incendie.
Aluminium* Durable et esthétique. Fabrication très gourmande en énergie :
Adaptés à de grands vitrages et aux 5 tonnes équivalent pétrole pour fabriquer
menuiseries coulissantes. 1 tonne d’aluminium.
Prix : à partir de 300 € TTC pour une
baie vitrée 215 X 240 cm.
* : les menuiseries en aluminium sans rupture de ponts thermiques sont certes trois fois moins chères
mais engendrent de fortes déperditions de chaleur en raison de la forte conductivité thermique du matériau.
Le meilleur compromis efficacité – coût est le bois. Il existe également des solutions
Source Imprimis Communication
mixtes où la structure est en aluminium et le parement en bois regroupant les qua-
lités des deux matériaux. Cependant, il s’agit d’un produit haut de gamme donc
très cher. Il faut compter 1500 € HT pour une baie vitrée de dimension 215 X 240 mm.
Au niveau du vitrage
La nature du vitrage influence fortement les performances thermiques. Celles-ci
sont évaluées au moyen du coefficient de déperdition surfacique K, exprimé en
W/m2.°C, qui doit être le plus bas possible. Le tableau suivant présente les valeurs
moyennes de coefficient K de chaque type de vitrage ainsi que leurs caractéristiques.
Double vitrage
Type de vitrage Caractéristiques K (W/m2.°C)
Simple vitrage Pertes de chaleur très importantes 5,7
Le double vitrage
Double vitrage standard Les pertes de chaleur sont réduites de 40 % est préférable au simple vitrage :
4/12/4 par rapport au simple vitrage. 2,8 il réduit l’effet de paroi froide,
diminue les condensations et les
Double vitrage peu émissif Il piège les infra rouges à l’intérieur de la lieux de déperditions thermiques
pièce ce qui réduit les pertes de chaleur de 1,8 et améliore l’isolation acoustique.
30 % par rapport au double vitrage standard.
Double vitrage peu émissif à L’argon est un gaz inerte qui améliore
lame argon encore les performances thermiques. 1,2
Triple vitrage à gaz Il comporte trois panneaux de verre entre
(argon…) lesquels sont intercalées des lames de gaz.
Il a une valeur isolante et insonorisante 0,5
plus élevée que le double vitrage.
Le double vitrage à efficacité renforcée (VIR) garantit un pouvoir d’isolation deux
fois supérieur à celui du double vitrage classique.
Le marquage Acotherm définit des classes de performances thermiques Th. Les Le label CEKAL certifie
classes préconisées par la RT 2000 vont de Th5 à Th9 (9 étant la meilleure classe). la résistance à la pénétration
de l’humidité au niveau des
Ve r s o 9 8 S 2 C E K A L 9 8 0 T R joints ainsi que les performances
acoustiques et thermiques
du vitrage.
Année Numéro du centre Extensions
V (Vitrage extérieur collé
Marque commerciale Semestre R (Rénovation)
E (résistant à l’Ensoleillement)
AR (Acoustique Renforcée)
TR (Thermique Renforcée) 13
L’isolation des planchers
Les déperditions thermiques à ce niveau ne sont pas les plus importantes. Leur isolation
limite les phénomènes de parois froides. L’isolation est différente selon qu’il s’agit de
planchers se trouvant sur terre-plein ou de planchers sur vide sanitaire.
Pour les planchers sur terre-plein, l’isolation n’est envisagée que lorsque la sensation
de paroi froide devient désagréable. En général, lorsque l’humidité est bien maîtrisée,
les déperditions thermiques à cet endroit sont très faibles car le sol se charge de la chaleur
des pièces et son inertie régule la température de la maison.
Pour isoler ce type de plancher, il existe deux techniques :
L’isolation de vos planchers
réduit les sensations d’inconfort
• l’isolation par la périphérie des fondations de la construction : l’isolation verticale
des murs des fondations par l’extérieur jusqu’à un niveau situé au dessus de celui du
liées au phénomène de paroi plancher réduit considérablement les ponts thermiques ;
froide. • l’isolation le plancher lui-même sur une épaisseur d’au moins 5 cm. L’isolant est
alors remonté le long des murs dans l’épaisseur de la dalle.
Pour les planchers sur vide sanitaire ou sur locaux non chauffés, on utilise les mêmes
techniques que pour les planchers sur terre-plein. On peut également réaliser une iso-
lation en sous face avec des panneaux composites.
Les ponts thermiques
Isolant + matériau de parement
Mur extérieur Risques de condensation en hiver
Un pont thermique est un endroit Dalle
où l’isolation est interrompue et
Source ADEME Graphies
par lequel la chaleur s’échappe,
dégradant ainsi globalement Isolant
l’isolation de la maison. Fuite de
chaleur
Pont thermique
En dehors du pourtour des ouvertures, les principaux ponts thermiques se situent au
niveau des liaisons entre :
- les murs et les planchers hauts, intermédiaires et bas (repères 1, 2 et 3),
- les refends et les planchers bas et hauts (repères 4, 6 et 7),
- les refends et les murs (repère 5).
Comble
6 1
perdu
Pour un traitement optimal des 5 7 2
ponts thermiques, l’isolation
extérieure est recommandée.
Refend Garage 4 3
PLAN COUPE
Localisations des différents ponts thermiques
14