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Comprendre la turbulence et les éoliennes

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Application

Obstacles - Rose de vent - Weibull


Types d’écoulement

La turbulence

Quand l’écoulement d’un liquide est le siège de


multiples tourbillons, on dit que cet écoulement
est turbulent. Au contraire si l’écoulement
semble se faire de manière bien parallèle, on
parle d’écoulement laminaire.
Types d’écoulement

La turbulence
Comment savoir à l’avance si un écoulement va être le siège de turbulence
?

Cela dépend principalement de la viscosité du


liquide, car celle-ci agit comme un frottement qui va freiner
les perturbations et empêcher les tourbillons d’apparaître.

Mais à quel moment la viscosité est-elle suffisante pour freiner


l’apparition des tourbillons turbulents ?

Pour savoir si la viscosité est assez forte pour freiner les


tourbillons, il faut la comparer à l’inertie de l’écoulement.
La viscosité tend à faire disparaître les tourbillons, alors
que l’inertie les propage
Types d’écoulement

Le nombre de Reynolds

 Considérant que le liquide s’écoule à une vitesse moyenne v, dans un tube de diamètre D. Si ρ est la
masse volumique du fluide, l’énergie cinétique du fluide est en gros proportionnelle à ρv2.
 Pour la viscosité, c’est ce qui fait que le liquide a tendance à coller à la paroi du tube. Les forces de
viscosité sont d’autant plus importantes que la viscosité μ du liquide est élevée, que sa vitesse v est
importante, et que le diamètre D du tube est petit. Au final, l’énergie dissipée par les forces de
viscosité est proportionnelle à la quantité μv/D
 Pour calculer le ratio inertie/frottement dans le liquide, on fait le rapport des deux formules
précédentes , et on obtient cette quantité appelée le nombre de Reynolds de l’écoulement
Re=ρvD/μ
Ce nombre va nous permettre de détecter l’apparition de la turbulence : plus il est élevé, plus l’inertie est
importante et la viscosité faible, et plus les tourbillons pourront se développer.
LES OBSTACLES AU VENT
LES OBSTACLES AU VENT

Les obstacles au vent, tels que les immeubles, les arbres ou les rochers, peuvent freiner
considérablement la vitesse du vent, tout en provoquant souvent de la turbulence.
Le dessin montre l'écoulement typique d'un flux d'air autour d'un obstacle.
 L'étendue de la zone turbulente correspond à environ trois fois la hauteur de l'obstacle, la
turbulence étant plus forte derrière l'obstacle que devant celui-ci. (des)
 Par conséquent, il faut de préférence chercher à éviter la présence d'obstacles près d'une
éolienne, particulièrement dans la direction des vents dominants, c.-à-d. devant l'éolienne.
LES OBSTACLES AU VENT

POROSITÉ

Les obstacles freinent le vent en aval de l'obstacle. Combien le vent sera


freiné par l'obstacle dépend de la porosité de celui-ci, c.-à-d. de son
ouverture (la porosité est définie comme la surface ouverte divisée par la
surface totale de l'objet exposé au vent)
Un bâtiment est évidemment massif, sa porosité étant nulle, tandis qu'un
arbre en hiver (sans feuilles) laisse passer plus que la moitié du vent. L'été,
par contre, le feuillage des arbres peut être très dense, ce qui fait
normalement baisser leur porosité à moins d'un tiers.
EXEMPLE D’UN MAUVAIS EMPLACEMENT
LES OBSTACLES AU VENT

Pour un meilleur rendement, le sol doit également être le sol doit être le plus « plat »
possible, en effet, tous les escarpements du terrain modifient la direction du vent et
créent de nombreuses turbulences.
Cependant le relief du terrain peut devenir un facteur positif qui accélère le vent dans
certains cas :
L’EFFET DE COLLINE

 En général, on cherche à installer les éoliennes sur une colline ou une chaîne de hauteurs qui
sont plus élevées que le paysage environnant. Surtout, il faut de préférence avoir une vue
aussi dégagée que possible dans la direction des vents dominants.

 Si l'on rencontre souvent des vitesses de vent accélérées sur les collines, c'est à cause de la
différence de pression existant à l'avant et à l'arrière de celles-ci. Ainsi, le vent se trouve
comprimé par la colline à la face exposée au vent, pour s'étendre ensuite, une fois passé le
sommet, vers la zone de basse pression du côté sous le vent de la colline.
L’EFFET DE COLLINE

 Comme vous voyez sur l'image, le vent commence à dévier bien avant qu'il n'arrive à la colline.
Ce phénomène est dû à l'étendue assez considérable de la zone de haute pression se trouvant à
l'avant de la colline.
 Notez également que le vent devient très turbulent en traversant le rotor de l'éolienne.

Une colline accidentée ou à pentes raides


peut provoquer de fortes turbulences ce qui
risque d'annuler l'avantage que l'on
compte normalement gagner par une
accélération de la vitesse.
EFFET DE TUNNEL
 Entre les grands bâtiments ou dans un col étroit,
le même effet peut être observé.
 Le vent se trouve comprimé sur le côté exposé au
vent du bâtiment ou de la montagne, ce qui fait
accélérer considérablement sa vitesse entre les
obstacles. On parle alors d'un "effet de tunnel

 Cela implique que, bien que la vitesse normale dans


un terrain dégagé soit de, disons 6 m/s , elle atteindra
facilement 9 m/s dans un couloir naturel.

 L'installation d'une éolienne dans un tel tunnel est


donc une façon intelligente d'obtenir une vitesse de vent
supérieure à celle de la zone ambiante
EFFET DE SILLAGE

Etant donné qu'une éolienne transforme l'énergie du vent en électricité, le vent abandonnant l'hélice
doit forcément avoir une capacité énergétique plus basse que le vent arrivant à l'éolienne

 Il y aura toujours un sillage derrière l'éolienne,


c'est-à-dire une longue traînée de vent qui est
bien plus turbulente et ralentie que le vent devant
le rotor

 Dans les parcs éoliens, on espace en général les


éoliennes d'une distance équivalente à trois fois le
diamètre du rotor au minimum, afin d'éviter que la
turbulence engendrée derrière chaque éolienne
n'affecte trop la production énergétique des
éoliennes situées plus en aval.
EFFET DE PARC

Comme nous venons de le voir à la page précédente sur l' effet de sillage , une
éolienne freine obligatoirement le vent lorsqu'elle capte l'énergie du vent et la
convertit en électricité.
Par conséquent, on cherche à espacer les éoliennes autant que possible dans la
direction des vents dominants. Mais en même temps, le coût de la terre et du
raccordement des éoliennes au réseau électrique imposent une distance de
séparation plus petite des éoliennes.

Distance
d’espacement

Cout
d’invistissement
DISPOSITION DES PARCS ÉOLIENS

 En règle générale, la distance entre les éoliennes


installées dans des parcs éoliens est de 3 à 9 diamètres
de rotor dans la direction des vents dominants, et de 3 à
5 diamètres dans la direction perpendiculaire à celle des
vents dominants.

 Sur cette image, nous avons mis trois rayons de cinq


éoliennes chacun dans une disposition très typique.

 La distance entre les éoliennes (les points blancs)


correspond à
 7 diamètres de rotor dans la direction des vents
dominants, et à 4 diamètres dans la direction
perpendiculaire aux vents dominants.
EFFET DE PARC
EOLIENNE EN MER OFFSHORE
Le principal intérêt des parcs maritimes est d’éviter les obstacles terrestres, de bénéficier de vents plus
réguliers et plus intenses que sur la terre ferme. Leur principe de fonctionnement reste le même : elles
captent l'énergie du vent et la transforment en électricité exploitable
EOLIENNE EN MER OFFSHORE
Application
On donne quelques paramètres d'une éolienne de 300 kW:
• Diamètre des pales : 28 m
• Surface balayée par le rotor : 615 m²
• Vitesse nominale du vent : 14 m/s
• Vitesse nominale de rotation du rotor : 43 tr/min
• Rapport du multiplicateur : 35
• Vitesse nominale de la MAS : 1515 tr/min

Par ailleurs, la densité de l'air est de 1,225 kg/m3


Quel pourcentage de l'énergie du vent récupère t-on au point de fonctionnement nominal ?
De quel type d'éolienne s'agit-il : éolienne lente ou éolienne rapide ?

Quelle est la vitesse nominale N du rotor de la génératrice ?

On considère construire un mini parc composé d’un rayon de 3 éoliennes, Quelle est la
distance entre les éoliennes afin d’éviter l’effet de parc

Citer les types de régulations appliquées aux éoliennes


Citer les objectifs de la régulation dans les 2 intervalles: au dessous de 14 m/s et au dessue
de 14m/s
Application

1. On calcule le coefficient de puissance de l éolienne :


On ne récupère donc que 29 % de l énergie due au vent.

2. On calcule la vitesse spécifique de l éolienne :

donc il s agit d une éolienne rapide.

3. On utilise le rapport du multiplicateur : 35 et la vitesse nominale de rotation du rotor : 43 tr/min. La vitesse


nominale de la génératrice recherchée est donc : N = 35. 43 = 1505 tr/min
LA MESURE DE LA VITESSE DU VENT

 La mesure de la vitesse du vent se fait le plus


souvent par l’installation d'un anémomètre à
une hauteur égale à la hauteur du moyeu de
l’éolienne prévue.

 Un tel anémomètre est muni d'un rotor de trois


coupelles qui, sous l'effet du vent, se met à
tourner autour d'un axe vertical. La vitesse de
rotation est enregistrée électroniquement.

 En général, l'anémomètre est également doté


d'une girouette indiquant la direction du vent.
LA MESURE DE LA VITESSE DU VENT

D'autres types d'anémomètres sont

les anémomètres à ultrasons ou à laser qui enregistrent les changements


de phase du son ou de la lumière réfléchis par les molécules de l'air.

Les anémomètres à fil chaud (ou thermiques) enregistrent la vitesse du


vent en comparant chaque minute les écarts de température existant
entre les fils chauds placés du côté du vent et ceux placés du côté sous
le vent. Plus le vent est fort, plus le fil chaud sous le vent se refroidit.
LA MESURE DE LA VITESSE DU VENT

 L'avantage principal de l'emploi d'anémomètres non-mécaniques est une réduction de


la sensibilité au gel.

 Dans la pratique, l'anémomètre à coupelles s'utilise cependant partout - ainsi, des


modèles spéciaux munis d'arbres et de coupelles chauffés ont été conçus pour les
régions arctiques.

 La précision de l’anémometre est un facteur très important. Si on prévoit de faire


construire un parc éolien, ce sera en effet un véritable désastre économique si on
emploie un anémometre qui mesure la vitesse du vent avec une erreur de 10%
ENREGISTREMENT DE DONNÉES

 Une puce située dans un petit ordinateur enregistre les


données sur les vitesses et les directions du vent. Cet
ordinateur, appelé aussi un enregistreur de données ( data
logger en anglais),peut fonctionner sur pile pendant une
période assez longue.

 Environ une fois par mois, il faut changer la puce ayant


enregistrée les données du mois dernier et la remplacer avec
une puce vide
CARTE ÉOLIEN -ATLAS

 L’évaluation du potentiel éolien d’un site repose essentiellement sur une étude
statistique. Il s’agit de mesurer la vitesse et la direction des vents sur une assez
longue période

 Idéalement, de telle mesures s’effectuent sur une période minimale d’un an, mais
les cartes des vents précises et fiable reposent sur des données accumulées pendant
plus de 10 ans

 Vitesses de vent moyennées sur 10 minutes


En général, la vitesse du vent indiquée est la moyenne des vitesses enregistrées
pendant un intervalle de 10 minutes. C'est donc en choisissant cet intervalle que vous
obtenez la plus grande compatibilité avec les logiciels vendus actuellement sur le
marché.

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