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Amélioration de la distribution électrique à Goma

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

UNIVERSITE LIBRE DES PAYS DES GRANDS LACS


ULPGL -GOMA

BP: 368GOMA
[Link]
FACULTÉ DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES APPLIQUÉES

ETUDE SUR L’AMELIORATION DE LA


DISTRIBUTION D’ENERGIE ELECTRIQUE DE LA
SNEL DANS LA VILLE DE GOMA

Présenté par : AMANI MANEGABE Julien


En vue de l’obtention du diplôme de graduat en génie
électrique et informatique

Option : Génie Electrique et Informatique

Directeur : Master Ir. KAMUNDALA Janvier


Encadreur : Ass2. Ir. Dieudonné MUSONGYA B.

ANNEE ACADEMIQUE 2020-2021


i

EPIGRAPHE

« La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information »


Albert Einstein
ii

DEDICACES
A mes chers parents MANEGABE Gustave et KIBWE Cécile

Julien MANEGABE
iii

REMERCIEMENT
Nous bénissons le Seigneur Dieu créateur du ciel et de la terre lui qui est le maître du temps et
de circonstance, grâce à lui nous avons eu la force, l’intelligence enfin de parvenir à la
réalisation de ce travail, qu’il soit loué éternellement.
Nous tenons à remercier le Master Ir. KAMUNDALA Janvier, directeur de ce travail, pour
ses orientations et sa disponibilité à la réalisation de ce travail. A notre encadreur l’Assistant
Ir. Dieudonné MUSONGYA BISIMWA pour son encadrement, son courage et ses
corrections qui nous ont aidé à améliorer ce travail.
Profondément de mon cœur j’adresse mes très sincères remerciements à nos chers parents qui
se battent jour et nuit pour notre éducation. MANEGABE et CECILE, vous êtes un cadeau du
ciel pour nous. Que Dieu vous garde et que vos remarques et conseils forgent toujours notre
existence, nous vous aimons beaucoup ;

Aux autorités académiques de l’ULPGL pour leur implication dans notre formation ;

A tous nos frères et sœurs BLANDINE, JOELLE, SERGINE, ANGELICA, EVODIE,


YVETTE, GUY, PATIENT pour leur soutien et tolérances à notre égard ;

A nos amis, camarades et à ceux qui, de près ou de loin, ont contribués à la rédaction de ce
travail. Recevez l’expression de nos sentiments de gratitude.

Julien MANEGABE
iv

RESUME

Dans ce travail, il a été question de faire l’étude pour améliorer la Distribution d’énergie
électrique de la Snel dans la ville de Goma. Nous avons commencé par la généralisation sur le
réseau électrique. Ensuite nous avons donné différentes normes internationales portant sur le
dimensionnement d’un réseau électrique. Nous avons calculé la chute de tension et
dimensionné les conducteurs pour résoudre une des questions de la recherche. S’agissant de la
résolution proprement dite du problème présenté dans ce travail, nous avons simulé un réseau
BT d’une cabine dans le logiciel MATLAB/Simulink. Le résultat de la simulation a montré
une chute de tension importante dans certain milieu du réseau. Cela nous a permis à proposer
une solution qui serait d’installer un réseau monophasé au niveau de la distribution en basse
tension afin de diminuer le déséquilibre du réseau.
v

SIGLES ET ABREVIATIONS

A : Ampère
BT : Basse tension
HT : haute tension
Hz : Hertz
MATLAB : Matrix Laboratory
MT : moyenne tension
RDC : République Démocratique du Congo
Snel : société Nationale d’électricité
V : Volt
VA : Volt-Ampère
W : Watt
vi

Liste des figures


FIGURE [Link] SIMPLIFIE D’UN RESEAU ELECTRIQUE [3]. ................................. 5
FIGURE 2. ARCHITECTURE D’UN RESEAU ELECTRIQUE [3] ....................................... 7
FIGURE 3. UN CONDUCTEUR TORONNE ........................................................................ 12
FIGURE 4. SECTIONNEUR ................................................................................................... 13
FIGURE 5. SECTIONNEUR TRIPHASE PORTE FUSIBLE ................................................ 13
FIGURE 6. ISOLATEURS EN VERRE ET ISOLATEUR EN CERAMIQUE ........... 15
FIGURE 7. DIFFERENTES FORMES DE PYLONES EN FONCTION DES CONSOLES
[7] ...................................................................................................................................... 16
FIGURE 8. SCHEMA UNIFILAIRE D’UN MOTEUR TRIPHASE ..................................... 28
FIGURE 9. DISJONCTEUR DES CIRCUITS ELECTRONIQUES [16] .............................. 31
FIGURE 10. DISJONCTEURS MAGNETOTHERMIQUES [16] ......................................... 32
FIGURE 11. DISJONCTEURS THERMIQUES [16] ............................................................. 33
FIGURE 12. MODELE DE RESEAU BT DE LA CABINE HOPITAL GENERAL SOUS
SIMULINK ....................................................................................................................... 37
FIGURE 13 PRESENTATION DE L’INTERFACE SIMULINK .......................................... 39
FIGURE 14. BLOC GENERATEUR TRIPHASE SOUS SIMULINK .................................. 39
FIGURE 15. BLOC DE MESURE SOUS SIMULINK .......................................................... 40
FIGURE 16. BLOC DE PARAMETRE D’UNE LIGNE EN PI SOUS SIMULINK ............. 40
FIGURE 17. BLOC D’IMPEDANCE D’UNE LIGNE SOUS SIMULINK ........................... 40
FIGURE 18. BLOC D’UNE CHARGE SOUS SIMULINK ................................................... 40
FIGURE 19. MODELE DE RESEAU BT DE LA CABINE HOPITAL GENERAL SOUS
SIMULINK ....................................................................................................................... 41
vii

Liste des tableaux


TABLEAU 1 PROPRIETES DES MATERIAUX CONDUCTEURS LES PLUS UTILISE [5] ........ 11

TABLEAU 2 PROPRIETES DES QUELQUES ALLIAGES A BASE D’ALUMINIUM [6] ........... 12


TABLEAU 3 : ORGANISMES DE NORMALISATIONS [12] .......................................................... 18
TABLEAU 4 EXEMPLES DE FACTEUR D’UTILISATIONS SUR LES APPAREILS [4]. ............ 20
TABLEAU 5. FACTEUR DE SIM. PAR RAPPORT AU NOMBRE DE CIRCUIT [3] .................... 20
TABLEAU 6 : FACTEUR DE SIMULTANEITE DE QUELQUES APPLICATIONS [3] ................ 21
TABLEAU 7 FACTEUR DE SIM. VIS-A-VIS A QUELQUES APPLICATIONS ............................ 22
TABLEAU [Link] DE EN FONCTION DE TENSION ET COURANT A COURT-
CIRCUIT ....................................................................................................................................... 24
TABLEAU [Link] DE CHUTE DE TENSION MAXIMALE ENTRE L’ORIGINE DE
L’INSTALLATION BT ET L’UTILISATION ............................................................................ 26
TABLEAU [Link] MAXIMALE DE MOTEURS INSTALLES ......................................... 26
TABLEAU 11LESFORMULES USUELLES POUR LE CALCUL DE LA CHUTE DE TENSION 27
TABLEAU 12TYPE DE DISJONCTEUR ET SA PROTECTION MAXIMALE SUR LES
APPAREILS .................................................................................................................................. 33
TABLEAU 13 RESULTAT DES CHUTES DE TENSION ET DE COURANT ................................ 42
viii

Table des matières


EPIGRAPHE i

DEDICACES ii

REMERCIEMENT iii

RESUME iv

SIGLES ET ABREVIATIONS v

Liste des figures vi

Liste des tableaux vii

Table des matières viii

INTRODUCTION GENERALE 1

1. Contexte 1

2. problématique 1

3. formulation des hypothèses 2

4. Objectif du travail 2

5. Choix et intérêt du sujet 2

6. Méthodes et techniques utilisées 2

7. Délimitation du travail 3

8. Subdivision du travail 3

CHAPITRE I : GENERALITES SUR LES RESEAUX ELECTRIQUES MT/BT 4

[Link] 4

I.2.Définition 4

I.3. Qualité de l’énergie électrique 5

I.4. Stabilité et réglage des réseaux électriques 6

I.5. Architectures des réseaux électriques 6

I.5.1. Production 7

I.5.2. Transport 8
ix

I.5.3. Répartition 8

I.5.4. Distribution 8

I.6. Niveau de tension 8

I.7. Les différents types de réseaux 9

I.7.1. Réseaux d’interconnexion et de transport 9

I.7.2. Réseaux de répartition 9

I.7.3. Réseaux de distribution 10

I.8. Différents types de transport électrique 10

I.9. Les Matériels utilisés dans les réseaux électriques 11

I.9.1. Les conducteurs aériens 11

I.9.2. Les Sectionneurs 13

I.9.3. Les isolateurs 15

I.9.4. Les pylônes 15

1.9.5. Les transformateurs 16

I.10. Conclusion partielle 17

CHAPITRE II. DIMESIONNEMENT D’UN RESEAU ELECTRIQUE MT/BT 18

II.1. Introduction 18

II.2. Organismes de normalisations et normes internationales 18

II.3. Etude des éléments de distribution électrique 19

II.3.1. Bilan de puissance 19

II.3.2. Courant d’emploi défini par la norme d’installation électrique et guide technique 21

II.3.3. Dimensionnement des conducteurs 23

II.4 Calcul de la chute de tension d’une ligne 26

II.4.1. Les normes limitent les chutes de tension en ligne 26

II.4.2. Calcul de la chute de tension en ligne en régime permanent 27

II.5. Quelques anomalies dans un réseau électrique 28

[Link] optimale des appareils 29


x

II.7. Conclusion partielle 34

Chapitre III. SIMULATION DU RESEUX BT D’UNE CABINE DE GOMA 35

III.1. Introduction 35

III.2. Présentation du réseau MT de la ville de Goma 35

III.3. Simulation d’un réseau électrique 38

III.3.1. Outil utilisé 38

III.2.2. Montage 41

III.3.3. Résultat obtenu 42

III.4. Conclusion Partielle 44

CONCLUSION GENERALE 45

Bibliographie 46

ANNEXE 47
1

INTRODUCTION GENERALE

1. Contexte
L’électricité est un facteur essentiel de développement et de croissance économique pour tout
le pays, les réseaux électriques sont des élément-clés qui permettent d’assurer une
alimentation en énergie électrique suffisante, fiable et de qualité.
En effet l’énergie électrique est à la base des plusieurs innovation technologique cela montre
son importance majeure dans la société. Par contre il est quasi impossible, à une société de se
développer tant qu’elle n’est pas approvisionnée en énergie électrique [1].

2. problématique
En République Démocratique du Congo (RDC), les capacités de production de l’énergie
électrique sont essentiellement hydrauliques et thermiques, et elles sont disséminées sur
l’ensemble du territoire national. La SNEL avec ses 50centrales (14 hydroélectriques et 36
thermiques) représentent 94.25% de la puissance totale installée (soit 2441.02 MW), contre
5,75% pour l’ensemble des auto-producteurs privés (134.5 MW). Le potentiel hydroélectrique
techniquement en RDC est évalué à 774.000GWh par an, pour une puissance exploitable
d’environ 100.000MW. Seulement 2,6% de ce potentiel est exploité à ce jour.[2]
La RDC a toujours considéré l’énergie électrique comme l’une de principale clé de son
développement. Laville de Goma possède actuellement une demande en énergie électrique
très importante que la SNEL ne parvient pas à couvrir. Le réseau MT/BT de la SNEL de
Goma ne donne pas satisfaction à la population car la maintenance de ce réseau n’est pas bien
assurée. Cela est manifesté par des chutes de tensions, des surtensions de certaines cabines, le
défaut du neutre, etc. ce qui fait à ce que les clients ne reçoivent pas de l’énergie électrique
stable dans leurs domiciles. Raison pour laquelle la SNEL perd de plus en plus ses clients par
manqué d’efficacité dans son travail.
Cependant notre travail portera sur l’étude d’amélioration du réseau de distribution de ce
dernier. Cette étude se base sur les questions suivantes :
- La distribution de l’énergie électrique par la SNEL est-elle fiable vis-à-vis aux besoins
de ces abonnés dans la ville de Goma ?
- Les vieillissements des certains matériels de réseaux sont-ils la source de mauvais
fonctionnement de ce dernier ?
- Est-il possible de réaliser une révision du réseau existant afin d’améliorer sa capacité ?
2

3. formulation des hypothèses


En réponse aux questions de recherche ci-haut posées, nous avons formulé les hypothèses
suivantes :
- La distribution d’énergie électrique par la SNEL ne serait pas fiable car elle ne satisfait
pas aux attentes de la population qui sont les clients,
- Le vieillissement des matériels contribuerait aussi au mauvais fonctionnement du
réseau de distribution de la SNEL ;
- Il serait possible de réviser le réseau électrique de distribution dans la ville de Goma
pour palier à ce problème. Dans ce travail nous nous proposerions d’étudier le réseau
actuel pour répertorier les défauts des lignes MT/BT afin de simuler un réseau MT/BT
dans le logiciel MATLAB qui pourrait répondre aux exigences des clients.

4. Objectif du travail
L’objectif poursuivit dans ce travail est de faire l’étude sur le réseau MT/BT de la SNEL dans
la ville de Goma afin de lui proposer la façon optimale de distribuer l’énergie électrique de
manière à satisfaire les attentes des clients.

5. Choix et intérêt du sujet


La RDC possède un grand potentiel énergétique mais ne parvient pas satisfaire la majorité de
l’étendue du pays. Cela étant le cas de notre ville de Goma qui, par l’amélioration de son
potentiel énergétique, pourrait se développer.
Le choix de cette thématique a un intérêt personnel, social et scientifique. Personnellement, il
va nous aider à expérimenter les théories apprises mais aussi à approfondir notre connaissance
dans certains cours notamment les centrales et réseaux électriques. Socialement, il pourrait
apporter la solution aux problèmes de la SNEL lié à la distribution de l’Energie électrique
MT/BT dans la ville de Goma ; et sur le plan scientifique, ce travail servira de référence à
d’autres chercheurs qui feront une étude parallèle ou supplémentaire à notre travail.

6. Méthodes et techniques utilisées


Pour atteindre notre objectif, nous allons nous servir de quelques méthodes et techniques afin
d’avoir un résultat satisfaisant :
• La méthode analytique qui nous a permis de faire une analyse sur l’actuel réseau de
distribution dans la ville de Goma
3

• La technique de simulation qui, grâce à elle, nous avons pu simuler un nouveau réseau
dans MATLAB pour répondre à l’objectif que nous nous sommes fixés dans ce
travail ;
• La méthode comparative qui nous a était utile par le fait que nous avons tenu compte
de ce qui est fait dans les autres réseaux électriques d’autres fournisseurs ;
• Par la technique documentaire, nous avons lu les ouvrages relatifs à notre travail pour
mieux appréhender le sujet ;
• La technique d’interview que nous avons utilisée pour évaluer les problèmes qu’ont
les abonnés vis-à-vis de la SNEL ;

7. Délimitation du travail
Le réseau de distribution de la ville de Goma étant vaste, nous allons nous pencher sur la
distribution d’une cabine de la ville. Il s’agit de la cabine Hôpital Général qui servira de
référence pour notre travail.

8. Subdivision du travail
Mis à part l’introduction générale et la conclusion générale, ce travail comprend trois
chapitres :
Le premier donne les généralités sur les réseaux électriques : nous parlons de la notion sur
les réseaux électriques ;

Le second traite sur le dimensionnement d’un réseau MT/BT en se référant aux normes
internationales ;

Le troisième qui est le dernier concerne la simulation du réseau BT d’une cabine de la ville
de Goma pouvant satisfaire aux besoins de ces clients afin d’améliorer sa distribution.
4

CHAPITRE I : GENERALITES SUR LES RESEAUX


ELECTRIQUES MT/BT

[Link]
L’exploitation du réseau électrique consiste à produire, transporter et distribuer l’énergie
demandée par les charges installées. Cette énergie doit être fournie sous tension et fréquence
dans de limites acceptables afin de garantir un bon fonctionnement des charges et des
équipements du réseau. Pour la tension, en général une variation de plus ou moins 5% autours
de la valeur nominale (parfois 10%) est tolérée. Par ailleurs, la fréquence ne doit pas excéder
0.5% de la fréquence nominale. En plus du contrôle permanent de la tension et de la
fréquence… [3]

I.2.Définition
Les réseaux électriques sont constitués par l’ensemble des appareils destinés à la production,
au transport, à la distribution et à l’utilisation de l’électricité depuis la centrale de génération
jusqu’aux clients les plus éloignés. Les réseaux électriques ont pour fonction d'interconnecter
les centres de production tels que les centrales hydrauliques, thermiques... avec les centres de
consommation (villes, usines...). L'énergie électrique est transportée en haute tension, voire
très haute tension pour limiter les pertes joules (les pertes étant proportionnelles au carré de
l'intensité) puis progressivement abaissées au niveau de la tension de l'utilisateur final. Une
distribution électrique, importante et complète comprend les diverses parties suivantes :
• Les usines de production de l’énergie électrique ou centrales électriques ;
• Un réseau de lignes de transport à (très) haute tension ;
• Des postes de transformation, d’interconnexion, de répartition ;
• Des réseaux de lignes de distribution en moyenne tension ;
• Des postes de transformation (cabines), associés à des lignes d’utilisation à basse
tension ;
5

Figure [Link]éma simplifié d’un réseau électrique [3].

I.3. Qualité de l’énergie électrique


La qualité de l’électricité est devenue un sujet stratégique pour les compagnies d’électricité,
les personnels d’exploitation, de maintenance ou de gestion de sites tertiaires ou industriels, et
les constructeurs d’équipements, essentiellement pour les raisons suivantes :

 La nécessité économique d’accroître la compétitivité pour les entreprises ;


 La généralisation d’équipements sensibles aux perturbations de la tension et/ou eux-
mêmes générateurs de perturbations ;
 L’ouverture du marché de l’électricité.

La qualité de l’énergie fournie aux utilisateurs dépend de celle de la tension au point de


livraison. Elle peut être affectée par certain incidents, soit externes comme la défaillance
de la source d’alimentation ou bien inhérents à l’installation. Ces défauts détériorant la
qualité de la tension se manifestent sous forme de différentes perturbations : surtension,
déséquilibre, fluctuation, harmonique, creux de tension. [4]
Les creux de tension et coupures brèves : Les creux de tension sont produits par des
courts-circuits survenant dans le réseau général ou dans les installations de la clientèle.
Interruption courte : L'interruption courte est la perte complète ou la disparition de la
tension d'alimentation pendant une période de temps de 1/2 cycle jusqu'à 3s. Elle se produit
quand la tension d'alimentation ou le courant de charge diminue à moins de 0.1 pu.
Chutes de tension : Lorsque le transit dans une ligne électrique est assez important, la
circulation du courant dans la ligne provoque une chute de la tension.
Tension et/ou courant transitoire : Les surtensions transitoires sont des phénomènes
brefs, dans leur durée et aléatoires dans leur apparition. Elles sont considérées comme étant
6

des dépassements d'amplitude du niveau normal de la tension fondamentale à la fréquence


50Hz ou 60Hz pendant une durée inférieure à une seconde.
Déséquilibre de tension : Un récepteur électrique triphasé, qui n'est pas équilibré et
que l'on alimente par un réseau triphasé équilibré conduit à des déséquilibres de tension dus à
La circulation des courants non équilibrés dans les impédances du réseau.
Perturbations harmoniques : Les harmoniques sont des composantes dont la
fréquence est un multiple de la fréquence fondamentale, qui provoquent une distorsion de
l'onde sinusoïdale. Ils sont principalement dus à des installations non linéaires telles que les
convertisseurs ou les gradateurs électroniques, les fours à arc, etc.

I.4. Stabilité et réglage des réseaux électriques


L'électricité est une des rares énergies non stockables à grande échelle (hormis via les
batteries, ou les barrages considérés comme des réserves d'énergie électromécanique à faible
inertie). En permanence, les opérateurs des réseaux doivent s'assurer de l'équilibre entre l'offre
et la demande. En cas de déséquilibre, on observe principalement deux phénomènes [4] :
Une consommation supérieure à la production : le risque de délestage
fréquencémétrique ou de blackout n'est pas exclu, (perte rapide du synchronisme sur les
alternateurs), comme dans le cas du délestage massif de l'Italie en 2003 ;
Une production supérieure à la consommation : il peut y avoir dans ce cas une
accélération des machines synchrones qui produisent l'électricité et un emballement pouvant
conduire également à un blackout.

La fréquence de rotation étant imposée, le réglage de la tension ne peut se faire qu'en agissant
sur le courant d'excitation de la machine synchrone (alternateur). Le réglage de tension peut
aussi se faire en insérant des bobines dans le réseau électrique ou des batteries de
condensateurs ou en les débranchant suivant le cas : chute de tension ou élévation de tension,
sachant qu'un réseau électrique chargé engendre une baisse de tension et qu'un réseau à vide
engendre une surtension. Il existe aussi d’autres moyens de réglage tels que les plots des
autotransformateurs.

I.5. Architectures des réseaux électriques


Un réseau électrique est un ensemble d’outils destiné à produire, transporter, distribuer
l’énergie électrique et veiller sur la qualité de cette énergie, notamment la continuité de
service et la qualité de la tension. L’architecture ou le design du réseau est un facteur clé pour
7

assurer ces objectifs. Cette architecture peut être divisée en deux parties ; d’une part,
l’architecture du poste, et d’autre part l’architecture de la distribution.
La figure 2illustre une vue globale du réseau électrique. On distingue quatre niveaux :
production, transport, répartition et distribution.

Figure 2. Architecture d’un réseau électrique [3]

I.5.1. Production
La production sert à produire l’énergie électrique grâce à des turbo-alternateurs qui
transforment l’énergie mécanique des turbines en énergie électrique à partir d’une source
primaire (gaz, pétrole, hydraulique. . ..).
Les sources primaires varient d’un pays à l’autre, exemple en Algérie, le gaz naturel couvre
plus de 70% de la production, en France, 75% d’électricité est d’origine nucléaire. En
générale, chaque source de production (centrale électrique) regroupe plusieurs groupes
turboalternateurs pour assurer la disponibilité pendant les périodes de maintenance, par
exemple, la centrale de Jijel en Algérie est composée de trois groupes 196 MW, celle de Cap
8

Djanet à Boumerdès 4 groupes de 168 MW. Par ailleurs, on trouve dans les pays industrialisés
des puissances installées de plus en plus élevées pour répondre à la demande croissante en
énergie électrique, exemple la centrale nucléaire de Gravelines en France 6 900 MW, la
centrale hydroélectrique des Trois Gorges en Chine 34 700 MW et 250 MW (devenue la plus
grande centrale dans le monde en 2014) [5].

I.5.2. Transport
Un alternateur produit la puissance électrique sous moyenne tension (12 à 15 kV), et elle est
injectée dans le réseau de transport à travers des postes de transformation pour être transmise
sous haute ou très haute tension afin de réduire les pertes dans les lignes. Le niveau de la
tension de transport varie selon les distances et les puissances transportées, plus les distances
sont grandes plus la tension doit être élevée, la même chose pour la puissance. Par exemple, le
réseau de transport en Algérie utilise une tension de 220 kV (voir 400 kV pour certaines
lignes dans le sud notamment), le réseau européen utilise 400 kV, et le réseau nordaméricain
735 kV [5].

I.5.3. Répartition
Le réseau de répartition prend sa source dans le réseau de transport à partir des postes
d’interconnexion THT/HT (MT) et sert à fournir les gros consommateurs industriels sous
haute ou moyenne tension, et à répartir les puissances dans différentes régions rurales ou
urbaines. Ce type de réseau utilise des tensions de 60 et 30 kV [6].

I.5.4. Distribution
La distribution sert à alimenter les consommateurs en moyenne ou en basse tension
(typiquement 400 V), grâce à des postes de transformation MT/BT [5].

I.6. Niveau de tension


Les niveaux de tension utilisés diffèrent d’un type de réseau à un autre et diffèrent d’un pays
ou d’une région à une autre. Selon la norme IEC (International Electrotechnical Commitee)
les niveaux de tension sont définis comme suit :
THT (VHV) : Très haute tension (Very high voltage), pour des tensions composées
supérieures à 220 kV ;
HT (HV) : Haute tension (High voltage), des tensions composées supérieures
comprises entre 33 kV et 220 kV ;
9

MT (MV) : Moyenne tension (Medium voltage), des tensions composées comprises


entre 1 kV et 33 kV ;
BT (LV) : Basse tension (Low voltage), tension comprise entre 100 V et 1 kV ;
TBT (VLV) : Très basse tension (Very low voltage), inférieure à 100 V.

D’autres normes existent, notamment la norme IEEE (Institute of Electrical and


Electronics Engineers). Celle-ci définit la tension moyenne sur une large plage (de 1 kV
jusqu’à 69 kV). La norme IEEE est utilisée surtout en Amérique du nord. Il y a aussi la
norme française qui définit les niveaux comme suit :
HTB : supérieure à 50 kV,
HTA : entre 1 kV et 50 kV,
BTB : entre 500 V et 1 kV,
BTA : entre 50 et 500 V et
TBT : inférieur à 50 V.

Remarque : En pratique, il y a des valeurs de tensions standards pour chaque niveau. En


RDC ces niveaux sont 220 kV en transport, 66 kV et 33 kV en répartition et distribution MT
et 400V en distribution BT [3].

I.7. Les différents types de réseaux


Suivant le trajet de l’énergie depuis sa production jusqu’à son utilisation, il y a
successivement différents types de réseaux dont les missions sont parfaitement définies par :

I.7.1. Réseaux d’interconnexion et de transport


Ces réseaux assurent le transport et l’interconnexion en très haute tension et en haute tension
vers les points de consommation et de répartition. Ces réseaux comprennent les centrales de
production ainsi que les lignes et les postes de transformation, leurs rôles sont :
Collecter l’énergie produite par les centrales et de l’acheminer vers les zones de
consommation (fonction transport).
Permettre une exploitation économique et sûre des moyens de production, et assurer
une compensation des différents manques (fonction interconnexion).

I.7.2. Réseaux de répartition


Ces réseaux comprennent les lignes de transport et les postes de transformation intermédiaires
entre le réseau de transport et le réseau de distribution. Ce sont des réseaux haute tension, dont
10

le rôle est de répartir l'énergie électrique au niveau régional. Ils peuvent être aériens ou
souterrains.

I.7.3. Réseaux de distribution


Ils ont pour rôle de fournir aux réseaux d’utilisation la puissance dont ils ont besoin. Ils
utilisent deux tensions :
Des lignes à moyenne tension (MT ou HTA) alimentées par des postes HT/MT et
fournissant de l’énergie électrique, soit directement aux consommateurs importants
soit aux différents postes MT/BT.
Des lignes à basse tension qui alimentent les usagers soit en monophasé soit en
triphasé. Les réseaux MT font pratiquement partie, dans leur totalité des réseaux de
distribution.

I.8. Différents types de transport électrique


Les lignes qui relient les consommateurs aux producteurs d'énergie électrique sont
principalement de trois types : les lignes aériennes, les lignes souterraines, les lignes sous-
marines [4] :
a. les lignes aériennes : elles passent dans l’air et sont fait des conducteurs nus (sans isolant)
à partir d’une certaine tension. Ces lignes présentent pour avantage, une bonne évacuation
thermique (ni refroidissement forcé, ni dispositif de protection), un faible cout de mise en
place et une durée de vie(allant à plus de 50ans). Par ailleurs ces genres des lignes restent
exposer aux intempéries du réseaux contraintes météorologiques.
b. les lignes souterraines : dans ce cas la ligne est enfuie dans le sol. C’est le cas de la
plupart des lignes urbaines dans plusieurs villes développées, cela présente comme avantage
l’esthétique, une durée de vie accrue, un entretien moins couteux, un service sans interruption
en cas de tempête, une réduction des risques associées à la lutte contre les incendies, une
conservation de terrain et une prévention des accidents au contact avec les fils conducteurs ou
dans le cas où le pylône tombe. Néanmoins le cout de la réparation lors d’une panne reste plus
élevé et y a nécessité de mise en place éventuelle de refroidissement forcé pour évacuer la
chaleur.
c. lignes sous-marines : ces lignes passent sous l’eau (Océans, mers, lacs) et servent pour
alimenter les iles, les plateformes pétroliers et peuvent aussi recueillir l’énergie venant des
parcs éoliens installés en pleine mer. Pour des eaux profondes ; la pose, l’entretien du câble et
11

la répartition lors d’une panne sont des défis majeurs à relever pour ces genres des lignes
électriques [4].
Notre travail va se baser sur le réseau de distribution aérien de tension égale ou inférieure à 25
kV. Les charges, ou consommateurs utilisant ce réseau sont alimentés par des lignes de
distribution et des transformateurs réduisant la tension au niveau requis pour la
consommation.

I.9. Les Matériels utilisés dans les réseaux électriques

I.9.1. Les conducteurs aériens


Les conducteurs assurent la transmission de l’énergie électrique. Ils sont des deux types :
✓ Les conducteurs nus
✓ Les conducteurs isolés
Les conducteurs ont pour rôle de véhiculer l’énergie électrique ; ils sont soumis à l’action des
facteurs atmosphériques : température, vent, pluie, … et doivent par conséquent être choisis
de façon à résister à toute intempérie. De nos jours les matériaux le plus utilisés pour conduire
le courant électrique sont : l’aluminium, le cuivre et l’acier. Le tableau 1représente quelques
propriétés nécessaires de matériaux utilisé pour conduire l’énergie électrique et leurs prix sur
les marchés internationaux en fin de tirer une conclusion de comparaison.

Tableau 1 propriétés des matériaux conducteurs les plus utilisé [5].

Propriété Cuivre Aluminium Acier

Résistivité à 20oC(10-8 Ω.m) 1.72 2.8 ˜15


Masse volumique (kg.m-3) 8890 2700 7800

Contrainte de Rupture à la traction (Mpa) 380 à 450 150 à 190 1410 à 1450

Conductivité thermique (W/moK) 386 220 0.232

Température de fusion (oC) 1083 660 ˜1500

Prix($US/tonne) 2510 1580 760


Partant du tableau 1 nous remarquons que le cuivre est le matériau le mieux indiqué pour la
fabrication des conducteurs car il a une faible résistivité et peut aussi tenir lors des chocs
auxquels sont soumis les conducteurs, mais compte tenu de sa masse volumique, le cuivre est
difficile de manipuler. Le problème que présente le cuivre en est qu’il est aussi cher. Avec
12

l’aluminium nous remarquons qu’il est aussi un bon conducteur malgré sa contrainte de
rupture qui demeure trop faible. Pour pallier à ce défi, l’aluminium a été traité et associé à
d’autres métaux principalement l’acier pour renforcer la dureté et les résistances mécaniques.
Les matériaux qui en ressorti sont : l’aluminium écroui dur, aluminium recuit et les alliages
(aluminium-Magnésium-Silicium, Almélec) avec une combinaison des caractéristiques de ce
deux métaux. Le Tableau 2 nous prélève les caractéristiques de ces matériaux provenant de
l’alliage de l’aluminium [6].
Tableau 2 propriétés des quelques alliages à base d’aluminium [6]

Matériaux Résistivité à 20oC (10- Contrainte de Température


8
Ω.m) Rupture à la traction maximale
(Mpa) permanente (oC)
Aluminium écroui dur 2.825 160 à 180 75
Almélec 3.26 315 à 325 75
Aluminium recuit 2.92 59 à 97 250
S’agissant des conducteurs, ils sont constitués de plusieurs torons (conducteurs cylindriques
tordus) enroulés lus un contre les autres, que nous appelons des conducteurs toronnés. De tels
conducteurs possèdent une plus grande résistance mécanique par rapport à un conducteur
unique de même section.

Figure 3. un conducteur toronné

Ce conducteur possède des avantages particuliers comme [10] :


- Renforcement acier à l’intérieur du câble pour assurer la résistance mécanique du
conducteur ;
- L’intérieur n’intervient pas à cause de l’effet de peau ;
- Les conducteurs sont constitués de plusieurs torons enroulés les uns contre les autres,
que nous appelons des conducteurs toronnés ;
- De tels conducteurs possèdent non seulement une plus grande flexibilité, mais aussi une plus
grande résistance mécanique par rapport à un conducteur unique de même section.
13

I.9.2. Les Sectionneurs


Le sectionneur est un appareil électromécanique permettant de séparer (un disjoncteur isole
mais ne sépare pas), de façon mécanique, un circuit électrique et son alimentation, tout en
assurant physiquement une distance de sectionnement satisfaisante électriquement. L'objectif
peut être d'assurer la sécurité des personnes travaillant sur la partie isolée du réseau électrique
ou bien d'éliminer une partie du réseau en dysfonctionnement pour pouvoir en utiliser les
autres parties [11].

Figure 4. Sectionneur

Le sectionneur, à la différence du disjoncteur ou de l'interrupteur, n'a pas de pouvoir de


coupure, ni de fermeture. Il est impératif d'arrêter l'équipement aval pour éviter une ouverture
en charge. Dans le cas contraire de graves brûlures pourraient être provoquées, liées à un arc
électrique provoqué par l'ouverture

Figure 5. Sectionneur triphasé porte fusible


14

Le sectionneur assure le sectionnement (séparation du réseau) au départ des équipements.


Dans la plupart des cas il comporte des fusibles de protection, ainsi qu’un ou deux contacts de
pré-coupure
Il existe quelques types des Sectionneurs :
a. Sectionneur basse tension :

Cet appareil est souvent muni des fusibles, il est alors appelé sectionneur porte-fusibles.
Certains sectionneurs comportent aussi des contacts à pré-coupure permettant de couper la
commande des organes de puissance afin d'éviter une manœuvre en charge.
Rôles des différents organes :
o Contacts principaux : couper un circuit électrique en isolant la source du
consommateur.
o Contacts auxiliaires : couper le circuit de commande.
o La poignée de commande : elle peut être verrouillée par un cadenas en position
ouverte.
o Des porte-fusibles.

L'ouverture du sectionneur est impérative lors de toute intervention hors tension sur un
équipement électrique.
b. Sectionneur haute tension :

La fonction principale d'un sectionneur haute tension est de pouvoir séparer un élément d'un
réseau électrique (ligne à haute tension, transformateur, portion de poste électrique, ...) Afin
de permettre à un opérateur d'effectuer une opération de maintenance sur cet élément sans
risque de choc électrique.
Le sectionneur doit :
o Indiquer sans ambiguïté sa position : on parle parfois de coupure visible ;
o Pouvoir être cadenassé pour garantir à l'opérateur qu'un circuit isolé ne sera pas
refermé par inadvertance ;
o Posséder une isolation entre les bornes, qui garantisse à l'opérateur qu'une surtension
ne puisse pas mettre en défaut cette isolation et remettre malencontreusement le circuit sous
tension.
15

I.9.3. Les isolateurs


Les isolateurs sont des composants indispensables au transport et à la distribution de
l’énergie. Leur fonction est de réaliser une liaison entre des conducteurs et terre. Ils sont en
verre ou en céramique ou en porcelaine qui est actuellement en voie de disparition.
L’isolateur joue un double rôle :
- Rôle mécanique : il porte le conducteur
- Rôle électrique :il isole le conducteur par rapport au pylône

Il a comme fonction de réaliser une liaison entre des conducteurs et la terre. Mais aussi de
maintenir les conducteurs dans la position spécifiée ; Il assure la transition entre l’isolateur
interne (huile, SF6) et l’isolation externe (air atmosphérique) ; Ils permettent aussi de
raccorder les matériels électriques au réseau (traversées de transformateur, extrémité de
câbles), et ils constituent également l’enveloppe de certains appareils (disjoncteurs,
parafoudres, transformateurs de mesure). [8]
La Figure 9 montre l’exemple des isolateurs couramment utilisé dans le transport électrique

Figure 6. isolateurs en verre et isolateur en céramique

I.9.4. Les pylônes


Les pylônes ont pour fonction de maintenir les câbles à une distance minimale de sécurité du
sol et des obstacles environnants afin d’assurer la sécurité des personnes et des installations
situées au voisinage des lignes. Leur forme, hauteur, robustesse, résistance mécanique
dépendent de leur environnement (conditions climatiques) et des contraintes
mécanique(terrain) auxquelles ils sont soumis [10].
D’après leur constitution, ils peuvent être en treillis où ils peuvent être tubulaires Et selon leur
disposition, on peut avoir les consoles suivantes :
16

Figure 7. Différentes formes de pylônes en fonction des consoles [7]

1.9.5. Les transformateurs


Les transformateurs d’énergie sont des dispositifs statiques dont le rôle primordial est le
transfert de l’énergie électrique entre deux réseaux ayant des niveaux de tensions différents,
La fréquence et la forme des tensions dans les réseaux connectés restent inchangées.
La tension fournie par les génératrices synchrones des centrales de production de l’énergie
électrique varie généralement entre 5.5kV et 10.5kV. Les plus grosses génératrices
synchrones de l’heure fournissent des tensions de l’ordre de 27kV. Un transport économique
de l’énergie électrique sur de longues distances nécessite des tensions beaucoup plus élevées
que celles à la production, afin de réduire considérablement les pertes par effet Joule et la
baisse de tension en ligne. Il est donc nécessaire d’élever la tension de production pour
obtenir une Haute Tension (HT) ou une Très Haute Tension (THT). De même, les tensions de
transport et de distribution Moyenne Tension (MT) étant très dangereuses, l’alimentation des
appareils d’utilisation des installations industrielles et domestiques ne peut se faire sous ces
tensions, mais en Basse Tension (BT) de V 220 et V 380. Il est donc nécessaire, après le
transport, d’abaisser la tension. Ce sont les transformateurs d’énergie qui réalisent le plus
économiquement ces opérations dans les réseaux de transport, de répartition et de distribution
de l’énergie électrique, avec un rendement excellent. Suivant les niveaux des tensions
d’alimentation et d’utilisation, on distingue les transformateurs « élévateurs » et « abaisseurs
».
Les transformateurs sont constitués généralement par un circuit magnétique et un système de
bobinages. Le circuit magnétique sert à canaliser le flux magnétique Φ créé par les ampères-
tours des bobinages. Il est réalisé par un empilement des tôles en alliage d’acier et de silicium,
isolées les unes des autres par un vernis synthétique ou par oxydation superficielle, et se
17

caractérise par la « résistance magnétique » ou réluctance à laquelle les lignes de force du

flux doivent faire face le long de leur parcours, et par les pertes spécifiques de puissance en
/kg W. La réluctance est en général non linéaire = f(Φ) [9].

I.10. Conclusion partielle


Dans ce chapitre, nous avons donnés les différents parties et équipements d’un réseau
électrique en partant de la production d’énergie électrique à l’utilisation, aussi les différents
types de réseaux électriques ainsi que la qualité d’énergie électrique, la stabilité puis nous
avons entamé avec les dispositifs utilisés dans les réseaux électriques.
18

CHAPITRE II. DIMESIONNEMENT D’UN RESEAU ELECTRIQUE


MT/BT

II.1. Introduction
Ce chapitre traitera du dimensionnement d’un réseau électrique MT et BT suivant les
normes internationales. Nous présenterons les règlementations et normes d’un réseau
électriques, étude des éléments de distribution électrique mais aussi les techniques de
protection des appareils électriques dans un réseau.

L’objectif de ce chapitre est de dimensionner un réseau MT de la SNEL mais nous


nous limiterons à dimensionner la cabine Hôpital général. L’idée est de donner toutes ces
caractéristiques pour assurer un bon fonctionnement et garantir la maintenabilité, l’évolutivité
ainsi que la sécurité des biens et des personnes selon les normes internationales.

II.2. Organismes de normalisations et normes internationales


Dans le cadre du code du travail, en France par exemple, les autorités ministérielles
définissent les lignes de conduite à respecter afin de garantir l’hygiène et la sécurité des
travailleurs. Leur mise en application est garantie par un ensemble des règles et prescriptions
définies par les organismes de normalisations [12] :

Tableau 3 : Organismes de normalisations [12]


ORGANISME DENOMINATION NORMES

AFNOR Association Française de Normalisation Normes NF C…

UTE Union Technique de l’Electricité Normes UTE C…

CEI Commission Electrotechnique Internationale Normes CEI…

CENELEC Comité Européen de Normalisation Electrotechnique Normes EN…


19

II.3. Etude des éléments de distribution électrique

II.3.1. Bilan de puissance


Dans la conception d’une installation, il est nécessaire de connaitre la puissance maximale
que le concessionnaire devra fournir. Baser ce calcul sur la simple somme arithmétique des
récepteurs installés conduira à une surévaluation des coûts d’exploitation [12].
Les valeurs à suivre seront basées sur l’expérience et sur des enregistrements réalisés sur des
installations existantes. A partir de ces calculs de base, la méthodologie proposée permet de
fournir une valeur globale pour la puissance d’utilisation de l’installation sur laquelle peut être
spécifié le système de distribution en énergie (réseau de distribution, transformateur MT/BT).
a. Puissance installée

La puissance installée est égale à la somme des puissances nominales des

récepteurs de l’installation [14].


(2.1)

La valeur de la puissance nominale d’un récepteur est donnée par sa documentation


technique. En pratique, la puissance nominale d’un récepteur n’est pas toujours égale à la
puissance consommée par ce dernier.
b. Puissance absorbée :

La puissance absorbée d’un récepteur est donnée par la puissance nominale le

rendement unitaire p et le facteur de puissance cos [14].

(2.2)

La puissance absorbée est souvent supposée être la somme arithmétique des puissances
apparentes de chaque récepteur (cette sommation est exacte si toutes les charges ont le même
facteur de puissance) pour des raisons de confort de calcul.
Par conséquent, la valeur de la puissance apparente est supérieure à la valeur de la puissance
absorbée, la différence représente une marge d’erreur acceptable lors de la phase de
conception
c. Puissance d’utilisation et la puissance foisonnée

La puissance d’utilisation Pu est égale à la somme des puissances absorbées et valorisées par
le facteur suivant [12] :
20

(2.3)

Avec :
- Ku Le facteur d’utilisation maximum, Il traduit le fait que le régime de fonctionnement d’un
récepteur peut être inférieur à la puissance nominale. Il s’applique individuellement à chaque
récepteur (circuits terminaux).

Le tableau 4 nous montre les principales valeurs de lors de son utilisation [3]:

Tableau 4 exemples de facteur d’utilisations sur les appareils [4].

Utilisation Ku

Force motrice 0.75 à 1

Eclairage 1

Chauffage 1

Ventilation 1

PC 1
La puissance foisonnée d’une distribution est égale à la somme des puissances absorbées et

valorisée par le facteur suivant [12] :


(2.4)

Facteur de simultanéité :

• Il traduit le fait qu’un ensemble de récepteur ne soit pas utilisé en même temps,
• Il s’applique à chaque regroupement de récepteurs (distribution ou tableaux
divisionnaires).
• Le nombre de circuits correspondant à quelques valeurs de est représenté dans le

tableau5 :

Tableau 5. Facteur de sim. Par rapport au nombre de circuit [3]

Nombre de circuits Ks

2à3 0.9

4à5 0.8

6à9 0.7
21

0.6

• Le tableau 6 donne le facteur de simultanéité suivant quelques utilisations :


Tableau 6 : facteur de simultanéité de quelques applications [3]

Utilisation Ks

Eclairage 1

Chauffage 1

Prise de courant 0,1 à 0,2 (*)

Ascenseur 1

La puissance nominale que nous donne la SNEL de la ville de Goma est de 10 MVA et
Notre cabine spécifiée a comme puissance nominale de 880 kVA [14]

II.3.2. Courant d’emploi défini par la norme d’installation


électrique et guide technique
La NF C 15‐100 nous donne la valeur du courant d’emploi IB circulant dans les conducteurs
de phase et définie par [12]:
(2.5)

Avec :
➢ Le facteur a :
Il tient compte du facteur de puissance et du rendement : (2.5.1)

• Pour l’éclairage et les moteurs


• Pour le chauffage (par résistance) : a= 1
• Pour les autres récepteurs : a est à déterminer suivant les indications des
constructeurs
➢ Le facteur b, facteur d’utilisation des appareils :

Dans une installation industrielle, le facteur b peut varier entre 0,3 et 0,9. En l’absence
d’indications plus précises, un facteur d’utilisation de 0,75 peut généralement être adopté
pour les appareils à moteur. Pour les appareils d’éclairage et de chauffage, le facteur
d’utilisation est toujours égal à 1.
22

➢ Le facteur c : facteur de simultanéité :

La détermination des facteurs de simultanéité c nécessite la connaissance détallée de


l’installation considérée et l’expérience des conditions d’exploitation, notamment pour les
moteurs et prises de courant. Il n’est pratiquement pas possible de spécifier des valeurs du
facteur c pour chaque type d’installation, mais, en l’absence d’indications plus précises, la
valeur du facteur de simultanéité peut être prise dans le tableau 7 suivant :

Tableau 7 Facteur de sim. Vis-à-vis à quelques applications

UTILISATION FACTEUR DE
SUMILTANEITE
Eclairage 1

Chauffage 1

Prise de courant 0,1 à 0,2(*)


Ascenseur 1
Dans certaines, on prendra pour les prises de courant :
; n étant le nombre de prises de courant du circuit considéré.

➢ Le facteur d :

Il tient compte de prévision d’extension. La valeur du facteur d doit être estimée suivant les
conditions prévisibles d’évolution de l’installation ; il est au moins égal à 1 et pour les
installations industrielles, une valeur d’au moins 1,2 est recommandée.
➢ Le facteur e : facteur de conversion des puissances en intensités :

Le facteur e, exprimé en kW ou en kVA, en intensité exprimée en ampère peut être pris égal
à:
• En monophasé 127V,e=8
• En monophasé 230V, e = 4
• En triphasé 230V, e=2,5
• En triphasé 400V, e=1,4
23

II.3.3. Dimensionnement des conducteurs


Les conducteurs sont les éléments importants de la distribution de courant électrique.
Dimensionner ceux-ci reviennent à calibre et faire un choix sur le conducteur pour éviter les
courant de court-circuit, les chutes de tension, etc. [14]
a) Critère du courant nominal en fin vie

Avec la formule ci-dessous, cherchons le courant nominal qui va circuler dans un


conducteur dans sa durée de vie et dans son fonctionnement normal [15]:

(2.6)

Avec : Cos le facteur de puissance et vaut 0.85 [1].

Les valeurs de la tension nominale et de facteur de puissance que nous donne la SNEL de
Goma dans les conditions idéales sont :
➢ En MT, est la tension nominale entre phase et vaut 15kV, et la puissance nominale
vaut 10MVA ;

L’application numérique de la relation (2.6) en MT donne la valeur suivante [15]:

➢ En BT, est la tension nominale entre phase et vaut 0.4kV et la puissance nominale
de la cabine Hôpital General vaut 880kVA ;

L’application numérique de la relation (2.6) en BT donne la valeur suivante [15] :

D’après la table 1 de l’annexe 1, la section normalisée du câble capable de supporter


un courant de 452.83A vaut 153 mm2. Et le courant nominal de 1069.9A vaut 621 [Link]
les sections supérieures à celle-ci respectent ce critère du courant nominal.

b) Critère du courant de court-circuit

Pour un câble de section Sc il existe un courant de court-circuit fonction du temps(t) de

défaut et de nature de l’âme du conducteur que celui-ci peut laisser passer sans être détérioré.
Cette intensité est donnée par la formule [11]:
24

(2.7)

Le Tableau 8 nous propose des valeurs de la puissance de court-circuit en fonction de

tension caractéristique [5] :


Tableau [Link] de en fonction de tension et courant à court-circuit
TENSION PHASE/PHASE PUISSANCE DE COURT-CIRCUIT COURANT DE COURT-CIRCUIT
U[kV] SCC [MVA] ICC[kA]

150 8000 30.8


70 2500 20.6
15 350 13.5
6 120 11.6
Dans le tableau 9 nous déduisons la valeur approximative du courant de court-circuit pour une
ligne de 15kV ; cette valeur est de 13.5 kA. Afin de trouver la section minimum permettant de
supporter ce courant durant le temps ( est toujours inférieur à 5s). Nous disposons de la

formule suivante, où a est un facteur dépendant du type de matériau constituant le câble [5] :

(2.8)

Les valeurs du paramètre a sont les suivantes [5]:


- a =105,3 pour le cuivre ;
- a = 55,07 pour l’aluminium ;

Nous référant à la relation (2.10) la valeur de la section pour le cuivre est calculée de la
manière suivante :

Pour l’aluminium

Nous référant au tableau 1 à l’annexe 1, la valeur normalisée proche de la section ci-haut


calculée est de 446 mm2 .
25

c) Critère de chute de tension

La formule pour trouver la chute de tension est donnée comme suit [10]:
(2.11)

Avec:
• X : la valeur approximative de la réactance linéique de la ligne ;
• L : est la longueur de la ligne
• R : la résistance linéique du conducteur choisis à une température donnée
• IN : est l’intensité nominale. Elle est calculée par la relation suivante :

(2.11.1)

Cette expression nous donne les valeurs suivantes :


• En MT, IN

• En BT,

Trouvons la valeur de R70 avec la formule suivante [10] :


(2.11.2)

Avec :
- : coefficient de température, il est égal à 0.004 C-1

- : la différence de température entre l’état final et l’état initial


- R20 : Résistance électrique par km sa valeur est donne à l’annexe 1

L’expression de calcul de la chute de tension (2.11) nous donne pour valeur numérique ce qui
suit :
En MT,
)

La valeur de la chute de tension en pourcentage est donnée comme suit :


26

Apres calcul, nous remarquons que la chute de tension dont la SNEL fait face n’est pas
rentable vue qu’elle est au-delà de 10% de la tension nominale.

II.4 Calcul de la chute de tension d’une ligne

II.4.1. Les normes limitent les chutes de tension en ligne


La norme NF C 15-100 impose que la chute de tension entre l’origine de l’installation BT et
tout point d’utilisation n’excède pas les valeurs du tableau ci-dessous. D’autre part la norme
NF C 15-100 § 559-6-1 limite la puissance totale des moteurs installés chez l’abonné BT.
Pour des puissances supérieures aux valeurs indiquées dans le tableau 9 ci-dessous, l’accord
du distributeur d’énergie est nécessaire.[4]
Tableau [Link] de Chute de tension maximale entre l’origine de l’installation BT et l’utilisation

ECLAIRAGE AUTRES USAGE (FORCE


MOTRICE)
Abonné alimenté par le réseau 3% 5%
BT de distribution publique

Abonné propriétaire de son 6% 8% (1)


poste HT-A/BT
(1) Entre le point de raccordement de l’abonné BT et le moteur.
Le Tableau 10 indique la Puissance maximale de moteurs installés chez un abonné BT (en
kVA) (I < 60 A en triphasé ou 45 A en monophasé.

Tableau [Link] maximale de moteurs installés


MOTEUR TRIPHASES (400V) MONOPHASES
(230V)
A Démarrage direct Autres modes de
pleine Puissance démarrage
Locaux d’habitation 5.5 11 1.4
Autres Réseau aérien 11 22 3
locaux(2)
Réseau souterrain 22 45 5.5

(2) Les autres locaux comprennent des locaux tels que ceux du secteur tertiaire, du secteur
industriel, des services généraux des bâtiments d'habitation, du secteur agricole, etc.
27

II.4.2. Calcul de la chute de tension en ligne en régime permanent


La chute de tension en ligne en régime permanent est à prendre en compte pour l’utilisation
du récepteur dans des conditions normales (limites fixées par les constructeurs des
récepteurs).
Le [Link]-contre donne les formules usuelles pour le calcul de la chute de tension.
Tableau 11Lesformules usuelles pour le calcul de la chute de tension
ALIMENTATION CHUTE DE TENSION(V) EN %

Monophasé : deux phases ∆U = 2 IB L (R cos ϕ + X sin ϕ) 100 ∆U/

Monophasé : phase et neutre ∆U = 2 IB L (R cos ϕ + X sin ϕ) 100 ∆U/

Triphasé : trois phases (avec ou sans neutre) ∆U = 3 IB L (R cos ϕ + X sin ϕ 100 ∆U/Un

Avec :
- IB : courant d'emploi en ampères.
- : tension nominale entre phases. Un = 3 Vn.

- : tension nominale entre phase et neutre.

- L : longueur d'un conducteur en km.


- R : résistance linéique d'un conducteur en Ω/km. Pour le cuivre R = 22,5 Ω/mm2/km / S
(section en mm2) et pour l'aluminium R = 36 Ω/mm2/km / S (section en mm2). R est
négligeable au-delà d'une section de 500 mm2.
-X : réactance linéique d'un conducteur en Ω/km. X est négligeable pour les câbles de
section inférieure à 50 mm2. En l'absence d'autre indication, on prendra X = 0,08 Ω/km.
- ϕ : déphasage du courant sur la tension dans le circuit considéré.
Plus simplement, l’annexe 2 donne la chute de tension en % dans 100 m de câble, en 400
V/50 Hz triphasé, en fonction de la section du câble et du courant véhiculé (In du récepteur).
Ces valeurs sont données pour un cos ϕ de 0,85 dans le cas d’un moteur et de 1 pour un
récepteur non inductif. Ces tableaux peuvent être utilisés pour des longueurs de câble L ≠ 100
m : il suffit d’appliquer au résultat le coefficient L/100.[15]
Comme exemple sur la figure 8 où nous considérons un moteur triphasé 400 V, de puissance
7,5 kW (In = 15 A). Cos ϕ = 0,85 est alimenté par 80 m de câble cuivre triphasé de
section 4 mm2. La chute de tension entre l’origine de l’installation et le départ moteur est
évaluée à 1,4 %.
28

Figure 8. Schéma unifilaire d’un moteur triphasé

La chute de tension totale de la ligne en régime permanant est calculée comme suit :
Pour L = 100 m, la valeur normalisée lie dans l’annexe 2 donne : ∆UAC = 3,2 %
Pour L = 80 m, on a donc : ∆UAC = 3,2 x (80/100) = 2,6 %
La chute de tension entre l’origine de l’installation et le moteur vaut donc :
∆UAC = ∆UAB + ∆UAB
∆UAC = 1,4 % + 2,6 % = 4 %
La plage de tension normalisée de fonctionnement des moteurs (± 5 %) est respectée (transfo.
HTA/BT 400 V en charge).

II.5. Quelques anomalies dans un réseau électrique


Les conséquences des pannes de machines entraînent des pertes d'exploitation pour les
entreprises qui sont de plus en plus concernées par des contraintes et coûts de production.
Les défauts électriques sont souvent à l'origine des problèmes de fonctionnement.
Parmi ces défauts nous pouvons citer :
- Surintensité : Courant qui dépasse le courant nominal ;
- Courant de surcharge : qui survient dans un circuit non endommagé sur le plan électrique ;
- Courant de court-circuit : il survient en cas de liaison défectueuse de basse impédance
entre deux points disposant normalement de potentiels différents ;
- Ligne de fuite : écart le plus réduit le long de la surface d'un matériau isolant entre deux
parties conductrices.
29

[Link] optimale des appareils


Les courants de surcharge et de court-circuit surviennent généralement de façon inattendue.
Ils causent des perturbations et des interruptions du bon fonctionnement d'une installation.
Les arrêts de productions et les coûts de réparation sont souvent des conséquences
désagréables. De telles conséquences peuvent être minimisées avec une protection sélective
des appareils individuels ou regroupés de façon pertinente. Des courants de surcharge
surviennent lorsque les charges nécessitent de façon inattendue un courant supérieur au
courant nominal prévu.
De telles situations correspondent, par exemple, à un entraînement bloqué. Les courants de
démarrage temporaires des machines sont également des courants de surcharge. S'ils sont
facilement calculables, le moment où ils interviennent peut varier en fonction de la charge de
la machine.
Lors de la sélection d'une protection appropriée pour ce type de circuit, ces conditions
doivent être prises en compte. Les courts-circuits peuvent être causés par une installation
défectueuse ou par des dommages de l'isolation. Les dommages de l'isolation génèrent des
courts-circuits entre les conducteurs de la tension de service, ou bien un courant différentiel
entre les conducteurs et la terre.
Les équipements de protection types pour la limitation des courants de surcharge et de court-
circuit sont les fusibles ou les coupe-circuits automatiques avec différents mécanismes de
déclenchement. Les disjoncteurs différentiels limitent les courants différentiels.
Le disjoncteur approprié pour la protection des circuits et des charges garantit un
fonctionnement sûr et optimisé des installations électriques, même en cas de perturbations.
Lorsque l'on parle de disjoncteurs, il convient de distinguer les disjoncteurs de protection de
ligne et les disjoncteurs de protection de circuits.
Les disjoncteurs de protection de ligne sont utilisés en matière de distribution du courant. Ils
protègent essentiellement les conducteurs posés dans des bâtiments ou des installations et qui
alimentent en courant des équipements terminaux, des étages ou des complexes de bâtiments,
par exemple. La protection des charges ou des équipements terminaux n'est pas du domaine
de ces disjoncteurs. Ce n'est qu'en cas de court-circuit dans l'équipement terminal qu'ils
coupent la conduction de courant pour éviter toute surcharge. Ils ont une capacité de
commutation élevée à partir de 6 kA.
Les équipements terminaux sont protégés de façon directe et sélective à l'aide d'un disjoncteur
de protection de circuits approprié. Un disjoncteur de protection de circuits protège non
30

seulement le circuit, mais aussi essentiellement l'équipement terminal en cas de surcharge ou


de court-circuit. Lorsqu'un nouveau circuit est installé, il convient de prévoir immédiatement
une sécurité appropriée de l'équipement terminal. Lors de l'installation, les longueurs et
sections des lignes doivent être prises en compte.
Les lignes doivent être prévues pour le courant de service attendu, mais aussi pour un
éventuel courant de surcharge et de court-circuit. Elle garantit une disponibilité élevée de
l'installation, car seul le circuit défectueux est coupé. Les autres circuits et équipements
terminaux ne subissent aucune influence. Les zones non concernées de l'installation peuvent
poursuivre leur activité, dans la mesure où le processus global le permet. Par ailleurs, les
conditions d'environnement de l'installation doivent également être prises en compte.
Par exemple, une armoire électrique ne doit pas être suréquipée, afin de ne pas surcharger
l'alimentation. De plus il convient d'assurer une bonne ventilation et un refroidissement
suffisant. Il est ainsi possible d'éviter les déclenchements intempestifs suite à une surchauffe,
et donc les immobilisations qui en découlent. L'installation de disjoncteurs de protection de
circuits améliore la disponibilité des installations techniques et des machines.
Le raccordement sélectif des charges permet de surveiller chaque circuit individuellement et
en cas de courant de fuite, seul le circuit défectueux et les charges correspondantes sont
coupés. L‘accessibilité dans l‘armoire électrique est essentielle pour faciliter le réarmement
après déclenchement [16].
Normes

Les disjoncteurs de protection de circuits obéissent à la norme EN 60934. Cette norme


s'applique aux appareillages mécaniques (disjoncteurs de protection de circuits) conçus pour
la protection des circuits au sein d'un équipement électrique.
La norme spécifie que les disjoncteurs de protection de circuits disposent d'une puissance de
coupure de référence supérieure à celle requise pour les conditions de surcharge. Ils
bénéficient par ailleurs, associés à un dispositif de court-circuit défini, d'un courant de court-
circuit de référence donné. Elle est applicable aux tensions alternatives jusqu'à 440 V et/ou
aux tensions continues jusqu'à 250 V pour un courant nominal jusqu'à 125 A et un pouvoir de
coupure du courant de court-circuit de référence jusqu'à 3000 A. Cette norme contient toutes
les exigences requises pour garantir l'harmonisation des caractéristiques de service de ces
appareils par le biais d'essais de type.
Disjoncteurs de protection de circuits – technologie et technique
31

Les disjoncteurs de protection de circuits constituent une mesure importante pour assurer une
disponibilité élevée de l'installation. En cas de surcharge et de court-circuit, ils coupent le
circuit défectueux de manière sélective. Toutes les autres parties de l'installation continuent de
fonctionner.
Les disjoncteurs de protection de circuits existent dans différentes technologies. On distingue
donc les disjoncteurs de protection de circuits électroniques, magnétothermiques et
thermiques. Les différences résident dans la technique de déclenchement utilisée et dans leur
comportement de déclenchement. Selon le domaine d'utilisation et les tâches à effectuer, les
disjoncteurs de protection de circuits peuvent être utilisés de façon ciblée. Les caractéristiques
déterminent le déclenchement des différents disjoncteurs de protection de circuits.
a. Disjoncteurs électroniques
Les disjoncteurs de protection de circuits électroniques disposent d'une limitation de courant
active. La planification quasi complète d'une alimentation en courant continu est ainsi
possible. De plus, la limitation de courant active permet des lignes plus longues entre
l'alimentation et la charge. En cas de court-circuit, ces disjoncteurs se déclenchent dans un
délai d'environ 100 à 800 millisecondes. Cela évite d'interrompre la tension de sortie sur le
bloc d'alimentation. À l'aide d'un capteur intégré, le courant présent est mesuré en permanence
et coupé dans l'espace de quelques millisecondes en cas de courant de surcharge ou de court-
circuit. La figure 9 suivante présente la composition des disjoncteurs des circuits
électroniques

Figure 9. Disjoncteur des circuits électroniques [16]

Ces disjoncteurs se déclenchent dans l'espace de quelques millisecondes en cas de court-


circuit. Le courant présent est alors limité à un facteur de 1,25. Même en cas de résistance de
ligne élevée, les disjoncteurs coupent le circuit très rapidement.
32

b. Disjoncteurs magnétothermiques
Le disjoncteur magnétothermique est doté de deux mécanismes de déclenchement. La partie
thermique du mécanisme, sous la forme d'un bilame, réagit de façon temporisée aux
surcharges présentes. Le déclenchement magnétique, qui déclenche un noyau plongeur ou une
armature mobile via une bobine d'excitation et coupe ainsi le courant présent, réagit en
quelques millisecondes à des courants élevés de surcharge ou de court-circuit. Les
composants de ces disjoncteurs sont présentés à la figure 10 ci-contre

Figure 10. Disjoncteurs magnétothermiques [16]

Avec les disjoncteurs de protection de circuits magnétothermiques, le point de déclenchement


dépend du type de surcharge. En cas de surcharge, la charge temporisée est isolée du secteur
par le déclenchement thermique. En présence d'un courant de surcharge très élevé, voire d'un
court-circuit, le déclenchement magnétique coupe le circuit en quelques millisecondes. Selon
le domaine d'utilisation, la charge et les besoins en matière de protection, les équipements de
protection avec la caractéristique la mieux adaptée doivent être choisis.
c. Disjoncteurs thermiques
Les disjoncteurs de protection de circuits thermiques se déclenchent par échauffement d'un
élément traversé par le courant. Ces éléments thermiques sont composés d’un bilame
thermique en acier et en zinc qui se dilate et se déforme sous l'effet de la chaleur. Ce bilame
se présente sous la forme d'une bande à encliquetage avec un mécanisme de contact par
tension à ressort distinct ou sous la forme d'une rondelle à cliquer sur laquelle un contact est
directement fixé. Les disjoncteurs de protection de circuits avec rondelle à cliquet sont
légèrement plus rapides que ceux avec bande bilame. Un simple bouton permet d'activer et de
désactiver les disjoncteurs de protection de circuits thermiques, mais aussi de les réarmer
après déclenchement. Ils sont une alternative pratique et abordable pour les applications pour
33

lesquelles un déclenchement rapide n'est pas absolument indispensable. ces types des
disjoncteurs sont composé des éléments présentés à la figure 11 comme suit :

Figure 11. Disjoncteurs thermiques [16]

Le point de déclenchement des disjoncteurs de protection de circuits thermiques varie selon le


courant de surcharge présent. Comme l'indiquent les caractéristiques, le disjoncteur se
déclenche d'autant plus vite que la surcharge augmente. La fonction de protection par bilame
réagit à une température de déclenchement définie. Pour un courant de surcharge relativement
faible, cela dure d'autant plus longtemps, jusqu'à ce que la charge raccordée soit isolée du
secteur.
Nous pouvons classer le type de disjoncteur et sa protection maximale sur l’appareil par le
tableau 12 suivant :
Tableau 12. Type de disjoncteur et sa protection maximale sur les appareils
Disjoncteur Protection optimale contre :
Thermique Surcharge
Magnétothermique • surcharge
• court-circuit
• lignes longues via courbe de déclenchement SFB

Electronique • Surcharge
• court-circuit
• lignes longues via limitation de courant active
34

II.7. Conclusion partielle


Dans ce chapitre nous avons donné différents éléments et normes internationales qui
traite sur le dimensionnement d’un réseau électrique MT et BT. Nous avons étudié des
éléments de distribution électrique, dimensionné les conducteurs, calculé la chute de tension
mais aussi les techniques de protection des appareils électriques dans un réseau. Dans le
chapitre qui suit, nous allons présenter le réseau MT de la ville de [Link] Etudier le
comportement d’une cabine.
35

Chapitre III. SIMULATION DU RESEUX BT D’UNE CABINE DE


GOMA

III.1. Introduction
Ce chapitre traitera sur la simulation d’un réseau BT d’une des cabines de Goma qui est celui
de L’hôpital Général. Le but de ce chapitre sera de simuler ce réseau suivant les normes
internationales Grace aux données que nous avons obtenues à la Snel de Goma.

III.2. Présentation du réseau MT de la ville de Goma


La ville de Goma est la capitale de la province de NORD-KIVU située à l’Est de la
République Démocratique du Congo à sud, Est. Elle est alimentée en

énergie électrique par les centrales Ruzizi qui lui fournissent une puissance de 10MW.
Son réseau MT a son origine dans un poste de transformation HT/MT et y sort avec six
feeders(départs). Nous avons : le feeder Nord, Sud, Centre, Sake, et celui de la MONUSCO
La figure 11 montre le schéma unifilaire du Réseau MT de la ville.[17]
36
37

Le réseau de Goma étant vaste, nous nous sommes penchés sur la distribution d’une cabine de
la ville. Il s’agit de la cabine Hôpital Général du feeder Sud qui servira de référence pour
notre travail. Cette cabine possède deux transformateurs dont un alimente l’hôpital général et
le second est un transformateur commercial qui distribue l’énergie aux environs.

La figure 12 montre le schéma unifilaire de réseau BT de la cabine hôpital général [18].

Figure 12. Modèle de réseau BT de la cabine hôpital général sous Simulink

La figure 12 étant le schema unifilaire de la présente cabine hopital géneral possède la source
provenant de feeder sud. Cettte source est de moyenne tension et alimente deux
transformateur
Dont l’un a la puissance de 250kVA et alimente l’hôpital général et le second est un
transformateur commercial de 630kVA qui distribue l’énergie aux environs.
Le transformateur commercial alimente une zone de superficie d’environ 5 [Link] possède 8
départs [1] :
- Le départ IBB Station : est un départ qui alimente une surface estimée de 200m2
avec une charge de 42.5kW ;
38

- Le départ Yesu ni Jibu : est un départ qui aliment une etendue d’environ 500m2
avec une charge estimée de 105.5kW ;
- Le départ Olive : qui est une ligne spéciale et alimente une etendue d’environ
100m2 avec une charge estimé à 42.5kW ;
- Le départ Pascal : est un départ qui aliment une etendue d’environ 500m2 avec
une charge estimée de 105.5kW ;
- Le départ Labeauté : est un départ qui aliment une etendue d’environ 500m2 avec
une charge estimée de 105.5kW ;
- Le départ Bureau Snel ; est une ligne spéciale qui alimente seulement le poste de
transformation HT/BT de la Snel. Sa charge estimative est de 19.7kW ;
- Le départ Instigo 1 : est un départ spécial qui alimente une etendue de 100m2 avec
une charge estimative de 10kW ;
- Le départ Instigo 2 : est un départ spécial qui alimente une etendue de 100m2 avec
une charge estimative de10kW.

III.3. Simulation d’un réseau électrique

La simulation d’un réseau est le fait d’étudier le comportement d’un réseau en régime
permanent, il existe dans le marché différents logiciels.
Ces logiciels servent à nous renseigner sur les différents paramètres d’un réseau électrique, à
simuler les différents cas pour connaitre le comportement du réseau. Parmi ces logiciels, on
peut citer : ECODIAL, MATLAB, POWERWORLD, Flow Démo, Power Factory, Eurostar,
etc. Nous avons choisi d’utiliser MATLAB dans notre travail. Ce logiciel a été l’objet d’un de
nos cours étudiés. Sa disponibilité, sa puissance de calcul et sa facilité d’utilisation nous a
poussé à faire ce choix. Il est facile à manipuler
Le but de cette simulation est d’étudier le comportement du réseaux BT de la cabine hôpital
général en se réfèrent aux normes internationales.

III.3.1. Outil utilisé


Nous nous sommes servis d’un outil SIMULINK de MATLAB pour réaliser la simulation et
voire le comportement de ce réseau.
Simulink est une plate-forme de simulation multi-domaine et de modélisation des systèmes
dynamiques. Il fournit un environnement graphique et un ensemble de bibliothèque contenant
des blocs de modélisation qui permettent le design précis, la simulation, l’implémentation et
39

contrôle de systèmes de communication et de traitement du [Link] est intégré à MATLAB,


fournissant ainsi n accès immédiat aux nombreux outils de développement algorithmique, de
visualisation et d’analyse de données.
L’environnement Simulink peut modéliser un système, simuler son comportement,
décomposer le design avant son implémentation. Avec Simulink, il est possible de créer des
diagrammes hiérarchiques de blocs pour la modélisation haut niveau d’un système, comme
des blocs diagrammes de fiabilité, de construction complètes, d’intégrer des composant
comme un signal analogique, des communications numériques ou des logiques de contrôle
[19].
Le design de la modélisation d’un réseau dans Simulink se présente comme suit :

Figure 13 présentation de l’interface Simulink

Les blocs les plus utilisé pour simuler un réseau triphasé sont :
- Générateur triphasé

Figure 14. Bloc générateur triphasé sous Simulink


40

- Bloc de mesure : souvent associé au bloc RMS, Display et Scope pour les mesures

Figure 15. Bloc de mesure sous Simulink

- Paramètre de ligne : souvent négligé pour les petits réseaux

Figure 16. Bloc de paramètre d’une ligne en PI sous Simulink

- Impédance de la ligne

Figure 17. Bloc d’impédance d’une ligne sous Simulink

- Charge

Figure 18. Bloc d’une charge sous Simulink


41

III.2.2. Montage
Le montage de notre réseau sous
Simulink :

Figure 19. Modèle de réseau BT de la cabine hôpital général sous Simulink

La figure 19 montre le modèle de réseau BT de la cabine hôpital général sous Simulink ; Pour
parvenir à notre simulation nous avons considéré le transformateur comme étant la source de
générateur. La ligne étant courte, nous avons négligé le modèle de la ligne (qui est soit en π
ou soit en T), les impédances des lignes. Nous avons mesuré le niveau de tension à chaque jeu
de barre. Dans la suite nous allons présenter le résultat de la simulation qui indiqué la tension
le courant de phase sur chaque jeu de barre du réseau.
42

III.3.3. Résultat obtenu


Nous avons mesuré le courant entre phase et la tension sur chaque bus du réseau et nous
avons trouvé le résultat suivant :
Tableau 13résultat des chutes de tension et de courant

Source
1 Ua Ub Uc Ia Ib Ic
431.40 431.40 431.40 831.83 831.83 831.83
Bus 1
2 Ua Ub Uc Ia Ib Ic
431.4 431.4 431.4 562.05 562.05 562.05
Bus 2
3 Ua Ub Uc Ia Ib Ic
431.40 431.40 431.40 222.3 222.3 222.3
Bus 3
4 Ua Ub Uc Ia Ib Ic
431.4 431.4 431.4 222.3 222.3 222.3
Bus 4
5 Ua Ub Uc Ia Ib Ic
197.77 197.77 197.77 269.78 269.78 269.78
Bus 5
6 Ua Ub Uc Ia Ib Ic
197.77 197.77 197.77 38.82 38.82 38.82
Bus 6
7 Ua Ub Uc Ia Ib Ic
106.9 106.9 106.9 52.46 52.46 52.46
Bus 7
8 Ua Ub Uc Ia Ib Ic
106.9 106.9 106.9 52.46 52.46 52.46
Bus 8
9 Ua Ub Uc Ia Ib Ic
197.77 197.77 197.77 97.06 97.06 97.06
BUS 9
10 Ua Ub Uc Ia Ib Ic
147.59 147.59 147.59 28.97 28.97 28.97
Bus 10
11 Ua Ub Uc Ia Ib Ic
227.95 227.95 227.95 117.46 117.46 117.46

Le Bus est défini comme jeu de barre. On peut mesurer la chute de tension au niveau de ce
bus n’importe où lors de la simulation.
43

Nous avons pris la valeur les valeurs nominales de la simulation que nous avons comparé
avec les valeurs nominales de ce réseau installé. Nous les avons comparés en termes de
rendement.
Les bus sont repartis comme suit
Source : sortie de la source qui est notre générateur
Bus 1 : jeu de barre qui disjoint les départs Instigo 1, instigo 2 et bureau Snel :
Ce jeu de barre se trouve au niveau de la cabine. Il joue un rôle de départager les différents
départs spéciaux. En négligeant les pertes de la ligne, on lut la valeur du courant de la ligne et
vaut 431.4A et la tension est de 562.05V on retrouve une charge de 277.171kW. Par rapport à
la tension et au courant installés qui sont respectivement 400V et 1250A la charge qui doit
être alimenté est donc de 571.5kW. On retrouve rendement à ce jeu de barre qui est 48.49%
Bus 2 : jeu de barre départ instigo 2 :
Ce jeu de barre étant celui de départ de l’une des lignes spéciales. Sa charge étant estimée à
182.89kW et le courant nominal de 416A.
Les valeurs lues de notre simulation étant respectivement de 222.3A et 431.4V
Par rapport aux normes internationales ce départ peut supporter une charge de 109.625kW.
Son rendement est de 59.94%
Bus 3 : jeu de barre départ Bureau Snel
Ce jeu de barre étant celui de départ de l’une des lignes spéciales. Sa charge étant estimée à
19kW et le courant nominal de 416A.
Les valeurs lues de notre simulation étant respectivement de 431 et 222.3V
Par rapport aux normes internationales ce départ peut supporter une charge de 10.9kW.
Son rendement est de 57.36%
Bus 4 : jeu de barre qui disjoint les départs Pascal, Olive, la beauté, Yesu ni jibu et
Station IBB :
Ce jeu de barre se trouve au niveau de la [Link] joue un rôle de départager les différents
départs spéciaux sa charge étant estimé à 187.79kW. En négligeant les pertes de la ligne, on
lut la valeur du courant de la ligne qui est la somme du courant entre phase et vaut 197.77A et
la tension entre phase est de 269.78V. la charge est de 60.99kW
Le rendement est de 32.47%
Bus 5 : jeu de barre départ Olive
Ce départ est une ligne spéciale. Nous avons négligé les impédances de cette ligne. Sa charge
étant estimée à 42.5kW avec un courant nominal de 400A.
44

Nous avons lu les valeurs suivantes après notre simulation : 38.82A et 197.77V. Sa charge est
de 8.77kW. Son rendement est de 20.63%
Bus 6 : jeu de barre départ Pascal
Ce départ distribue jusqu’à une charge de 105.5kW avec un courant nominal de 400A
Les valeurs après simulation étant de 52.46A et 106.9V. Sa charge est de 6.41kW.
Son rendement étant de 6.07%
Bus 7 : jeu de barre départ La beauté
Ce départ distribue jusqu’à une charge de 105.5kW avec un courant nominal de 400A
Les valeurs après simulation étant de 52.46A et 106.9V. Sa charge est de 6.41kW
Son rendement étant de 6.07%
Bus 8 : jeu de barre départ Yesu ni Jibu
Ce départ distribue jusqu’à une charge de 105.5kW avec un courant nominal de 400A
Les valeurs après simulation étant de 97.06A et 197.77V. Sa charge est de 21.94kW
Son rendement étant de 20.79%
Bus 9 : jeu de barre départ Station IBB
C’est petit départ qui possède une charge de 42.5kW à alimenter avec un courant nominal de
160A
Les valeurs lues après la simulation sont de 28.97A et 147.59V. Sa charge est de 4.88kW
Son rendement est de 11.4%
Bus 10 : jeu de barre départ instigo 1
Ce jeu de barre étant celui de départ de l’une des lignes spéciales. Sa charge étant estimée à
182.89kW et le courant nominal de 416A.
Les valeurs lues de notre simulation étant respectivement de 117.46A et 227.95V sa charge de
30.607kW.
Son rendement est de 16.73%.

III.4. Conclusion Partielle


Dans cette partie nous avons présenté le réseau MT de Goma et le réseau BT de la Cabine
hôpital général qui sont gérés par la Snel. Nous avons présenté le logiciel qui nous a aidé à
simuler. En fin nous avons pris quelques captures de l’interface Simulink et celui de résultat
obtenu après simulation.
45

CONCLUSION GENERALE
Dans ce travail il a été question de faire une étude sur l’amélioration de réseau de distribution
de la Snel dans ville de Goma. Le réseau étant vaste, nous avons délimité notre travail à un
réseau BT d’une cabine de la ville. Pour bien mener cette recherche, nous avons utilisé des
méthodes et des techniques ; S’agissant des méthodes nos avons utilisé les méthodes
analytiques et descriptives. Et pour ce qui est des techniques nous avons utilisé les techniques
documentaires, simulation et d’interview libre.
Nous avons présenté la problématique de notre recherche, nous avons parlé sur les généralités
des réseaux électriques, dans notre premier chapitre, en donnant différentes parties et
équipements d’un réseau électrique en partant de la production d’énergie à l’utilisation. Puis
nous avons parlé des différents types d’énergie électrique.
Ensuite, nous avons donné différents éléments et normes internationales qui traitent sur le
dimensionnement d’un réseau MT et BT d’une ville. Nous avons étudié différents éléments de
distribution électrique, nous avons calculé la chute de tension d’un réseau et dimensionné les
conducteurs ce qui a confirmé notre seconde hypothèse disant que le vieillissement des
matériels peut créer de chute de tension. Et pourrait avoir comme conséquence mauvais
fonctionnement du réseau de distribution électrique.
En fin, nous avons présenté le présent réseau de la cabine hôpital Général qui est gérée par la
Snel. Nous l’avons simulé grâce au logiciel MATLAB/Simulink. Le résultat obtenu étant
celui conforme aux normes internationales, nous avons conclu que le réseau installé de cette
cabine n’est pas conforme aux normes internationales. Ce qui nous a permis de répondre au
troisième problème de ce travail qui, pour qu’il y ait une bonne distribution dans la ville, il
serait mieux de réviser le réseau actuel de la ville pour palier au problème de distribution. La
révision serait d’installer un réseau monophasé plus tôt que triphasé pour pallier au problème
de déséquilibre du réseau.
46

Bibliographie

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47

ANNEXE

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