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SETRA
SERVICE DETUDES
TECHNIQUES
DES ROUTES
ET AUTOROUTES
DOA B
appuis des tabliers
1.4.1
Dispositions et
équipements divers
PP 73
Octobre 1977PREAMBULE ....
1.
« DRAINAGE DES APPUIS - EVACUATION DES EAUX
14]
‘DISPOSITIONS ET EQUIPEMENTS DIVERS
ENVIRONNEMENT DES APPAREILS D'APPUT ......-
1.1. Général ites
1.2. Conception et géonétrie des bossages cise 3
1.3. Exécution des bossages........
2.1. Généralites
2.2. Collecte des eaux de ruissellement
2.3. Drainage des appuis . ve
2.4. Evacuation des eaux.
215. Cas particulier de ia phase de construction
% Ce chapitre annule et remplace la piace 5.1 "DRAINAGE DES
AFPUIS" du dossier JADE 68. Il ne concerne pas les ouvrages
de grande portée.PREAMBULE
La présente piéce a pour objet de définir un certain nonbre
de dispositions qui, a des degrés divers, intéressent les appuis et qui,
pour certaines; peuvent conditionner leur géométrie, voire meme leur
conception. Elle est a utiliser pour téfinir le Wétail du coffrage.
La liste suivante, qui n'est pas exhaustive, en donne un apercu :
~ Environnement des appareils d'appui
age de 1a face supérieure des appuis
- Evacuation des eaux provenant du drainage de I'appui et du tablier
~ Equip tels que fixation de glissiares le long des
piles internédiaires, présence de canalisations diverses, aména-
genent de dispositifs d'éclairage le long des piles, etc ...
Les trois premigres rubriques concernent des dispositions de
base, qui ne sauraient étre négligées, et I'on doit se préoccuper de
leur incidence das le stade des études. Aussi, compte tenu de leur im-
portance, sont elles traitées de facon relativement détaillée aux cha-
pitres 1 et 2 ci-apras. .
Quant aux équipements annexes, compte tenu de leur diversité
et de leur moindre importance (mis 4 part peut-tre “le cas de 1'éclaira~
ge de certains ouvrages en site urbain), ils ne sont pas décrits dans la
présente piéce. On peut toutefois énoncer qu'en régle générale i] est
toujours préférable de définir au projet 1'emplacement des scellem
nécessaires 4 la fixation de ces équipements (éventuellement les arr
vées de courant d'alimentation des dispositifs d'éclairage), afin de les
réserver a la construction et d'éviter ainsi d'avoir a faire ultérieure-
ment des trous dans le béton, avec tous les inconvénients (ou tout au
moins les risques)qui en résulteraient, tant sur le plan de I‘aspect que
sur le plan mécanique (dégradation du béton et des armatures); 1’empla~
cement des scellements sera en outre précisé au C.P.S., conformément aux
prescriptions du C.P.S.-type (cf. art. 1-05,5).
I] y a lieu de mentionner a ce sujet le document-type de syn-
these CES 71, qui donne une liste assez compléte des problémes qui peu-
vent se rencontrer en vue de la coordination des équipements et des struc-
tures, notamment en ce qui concerne les scellements divers évoques -ci-
dessus (cf. § 11.4, p. 17).LL.
1, ENVIRONNEMENT DES APPAREILS D’ APPUI
Les indications qui suivent sont relatives aux seuls appareils
d'appui en Elastomére fretté, 4 I'exclusion des sections rétrécies de
beton qui posent généralement peu de problémes, et pour lesquelles on
trouvera toutes indications utiles dans le dossier-pilote JADE 68 (sous-
dossier 3 "Appareils d'appui").
GENERALITES.
Les dispositions générales relatives aux appareils d‘appui en
@lastomBre fretté sont définies au dossier-pilote JADE 68 et au bulletin
technique n° 4 de 1a DOA.A, auxquels on se reportera.
Des dispositions particuliares sont, en outre, 4 prévoir pour
ces appareils d’appui, glissants ou non; elles se traduisent par une
certaine conception de leur environnement dont 1a réalisation est suscep-
tible d'influencer 1a géométrie de l'apput.
Ces dispositions particuligres, valables pour lés différents
types d'appuis (piles et piles-culées), doivent permettre =
= une mise en oeuvre correcte des appareils d‘appui;
leur fonctionnement dans les meilleures conditions;
leur mise hors d'eau;
leur visite aussi facile que possible ;
leur changement éventuel, ce qui implique le soulévement du ta~
blier, done la possibilité de placer des vérins,
Pour [Link] résultats, i] est souhaitable de satisfaire
aux conditions suiventes :
~ les surfaces inférieures et supérieures en contact avec les
appareils d'appui seront planes 3 celles en contact avec leur
face inférieure seront, de plus, horizantales (conditions de
mise en oeuvre correcte et de bon fonctionnement 1ié a une
répartition uniforme des contraintes et & 1'absence de chemi-
nement ultérieur) ;
- les appareils d'appui seront légérement surélevés per rap-
port 4 la face supérieure de 1'appui (condition de mise hors
d'eau, principalement dans le cas des piles-culées);
- une hauteur libre suffisante sera réservée entre 1'intrados
et la face supérieure de I'appui (condition d'accessibilite
et de vérinage).
Ces conditions ne sont pas toutes impératives ; par exenple
i] est possible, @ certaines conditions, de placer un appareil d'appyi
legerement en pente,et on peut soulever des tabliers en prenant appui
sur les semelles d'une pile et non sur son sommier. I] peut y avoir lieu
de s'en écarter selon 1a configuration du tablier ou d'un appui, ov pour
des raisons d'esthétique1.2.
Elles sont néanmoins & respecter le plus souvent et,en tout
cas, chaque fois qu'il n'existe pas de contre-indication a leur égard.
C'est sur elles que sont basés les développements de la présente piéce
Elles conduisent principalement & établir des bossages au droit des ap-
pareils d'appui.
CONCEPTION ET GEOMETRIE DES
1.2.1 ROle des bossages.
Le role de ces bossages est multiple :
SAGES.
~ ils matérialisent 1'emplacement des appareils d'appui;
- ils permettent de réaliser assez facilement une surface plane et
bien réglée;
~ ils assurent 1a mise hors d'eau des appareils d'appui, principa~
Jement sur piles-culées;
- ils permettent de réserver une hauteur libre de valeur donnée en-
tre l'appui et I'intrados du tablier.
Leur présence permet donc de répondre aux conditions énumérées
précédenment.
Ces bossages doivent exister aussi bien sous les appareils
d'appui ~ ils sont donc solidaires de l'appui - que dessus - ils sont
solidaires du tablier.
Le bossage supérieur, généralement d'épaisseur réduite, est
betonné avec Te tablier ou parfois préfabriqué; outre son réle princi-
pal qui est de présenter a l'appareil d'appui une surface parfaitement
réglée, i] permet d'assurer que I'enrobage des armatures inférieures du
tablier ne sera pas réduit par inadvertance dans cette zone délicate.
Leur disposition générale dépend de 1a géométrie de 1'ouvrage;
c'est ainsi que leur hauteur peut @tre constante ou variable d'un appa
reil d'appui a l'autre, selon les pentes relatives du sommier d'appui
et de l'intrados. Dans le cas des ponts-dalles, des dispositions-types
ont été définies et illustrées par dés schémas (cf. piace 1.2.1, page 15).
On notera que les bossages peuvent @tre coulés en place ou
préfabriqués.
1.2.2 Géonétrie des bossages.
[Link] Dimensions en plan.
. Les bossages inférieur et supérieur, qui n’ont pas nécessaire-
ment les mémes dimensions, présenteront par rapport a l'appareil d'appui
un débord minimal _de 5 cm. Cette condition revient & donner aux bossages
des dimensions superieures d’au moins 10 cm a celles de l'appareil d‘ap-
puis le débord minimal est 3 porter a 10 cm lorsque la hauteur d'un bos-
sage est supérieure 3 cette valeur (cas du bossage inférieur principale-
ment)./-bossose intieur
Ce débord permet
~ d'ancrer les frettes éventuelles (nécessaires & partir d'une cer-
taine hauteur de bossage) ;
~ d'éviter 1'apparition d'épaufrures sur les cotés du bossage, soit
au décoffrage, soit par suite d'efforts transmis par les appareils
d'appui;
- d'éviter les inconvénients dus 4 un cheminement éventuel des ap-
pareils d'appui;
~ de recaler les appareils d'appui sans @tre obligé d'agrandir ou
de reconstruire le bossage.
[Link] Hauteur.
que la distance verticale H, entre la face supérieure de I'appui et T'in-
trados du tablier,mesurée 4 I'endroit le plus défavorable de 1a périphé-
rie des bossages dans le plan vertical de 1a ligne d'appui, soit au moins
de_15 cm; cette condition traduit la possibilité de visite et de souleve-
ment aisé du tablier.
Les schémas ci-dessous illustrent cette condition dans les
La hauteur des différants bossages d'un méme appui sera telle
| deux cas les plus fréquemment rencoritrés.
(erry une tes proportions)
ne ‘sant pas resi
[Link] supérieure de Uappui et intrados 2 Face supérieure de \appui horizontale
paratidtes (horizontaux ou en pente } = Intrados en penteToutefois, cette valeur de 15 cm pourra @tre modifiée dans le
sens d'une diminution ou d'une augmentation dans les cas suivants :
= Si des considérations d'aspect I'exigent, ce qui a priori ne sau-
rait concerner que les piles intermédiaires, elle pourra étre ra~
menée 8 12 cm, mais on s‘assurera au préalable que cette réduc-
tion de hauteur est justifiée, compte tenu de 1a géométrie d'en-
semble de l'ouvrage et des proportions de ses différents éléments
(hauteur des piles, longueur des fats, espacement des appareils
d'appui, pente transversale ou dévers éventuel, largeur de T'in-
trados, etc ...). La photo ci-dessous, qui montre un ouvrage cou-
rant de dimensions moyennes permet de conclure que, dans le cas
d'espace, ie vide de 12 4 15 on effectivement mesuré est bien 3
Véchelle du reste et qu'une diminution de la hauteur libre sur
Tes appuis ne s'impose pas.
~ Si des considsrations d'accessibilité I'exigent, ce qui peut étre
Je cas notenment’ de certaines piles-culées lorsque les appareils
d'appui sont placés trés en retrait de la face avant du chevétre
ou Torsqu'en présence d'un mur garde-gréve il est nécessaire de
pouvoir procéder au curage de 1a cunette de drainage (cf. ch.2
DRAINAGE DES APPUIS). La hauteur libre @ réserver a 1'aplomb de
la face avant du chevétre
peut &tre déterminée 4
l'aide de la formule sui-
vante (unité le cm) :
= 15 + 0,2 (D, - 50)
(avec un minimum de 15 cm).
Cette valeur est éventuel-
lement 4 majorer en fonc-
tion de la distance D, pour permettre le nettoyage de la cunette.|
pot
Lorsque la valeur minimale de H, a été fixée, on se trouve
alors en mesure de déterminer les hauteurs des différents bossages.
En désignant par
~ H 1a hauteur totale libre entre ap-
pui et tablier dans I'axe de }'apna-
“reil d'appui considéré,
-T 1'épaisseur de T'apparei] d'appui,
~ hy da hauteur du bossage inférieur,
~ hg la hauteur du bossage supérieur,
ces hauteurs étant mesurées au centre du bossage (cf. schéma
ci-dessus), on a ia relation :
hptho+ Tel
Dans le cas particulier od 1a face supérieure de 1'appui est
paralléle & T'intrados (cf. schéma 1, p. 4), on aura H = H,,et la déter-
mination des hauteurs des bossages se fera sur la base suivante :
hy th, = Hy -T
Dans le cas of 1a face supérieure de I'appui est horizontale(1)
et of Iintrados a une pente transversale (cf. schéma 2, p.4), on aura
H>H.
0
Avec les notations du schéma ci-contre,
relatif au cas d'un voile comportant
deux appareils d'appui, on a les rela-
tions :
4.
<— inteodos
face supérieure
de appa
a
a Hot PX
. a
Coupe transversale suivant Hot p (gta)
la ligne d’app
Dans ce cas, on voit que I'un au moins des bossages, sinon les
deux, auront des hauteurs différentes d'un appareil d'appui a l'autre.
La répartition entre h, et h, est laissée au choix du projeteur,
en faisant remarquer qu'il est plus facile d'exécuter un bossage inférieur
haut. Par ailleurs, les valeurs de h; et de h, doivent étre telles que la
hauteur de l‘aréte 1a plus courte de ch&cun des bossages respecte 1'une
des conditions ci-aprés :
~ bossage inférieur >5 cm
(1) ce qu'il peut y avoir liew d'éviter pour des raisons d'esthétique ou
méme mécaniques, s'il en résulterait des hauteurs trop grendes de certains
bossages~ bossage supérieur =2 cn, sauf dans Te cas. de poutres préfabri-
quées ot le bossage peut Stre remplacé par un méplat; si le bos-
sage supérieur est préfabriqué (dallette), son épaisseur minima
Te sera de 6 cm.
1.2.3 Disposition-type.
Compte tenu des indications précédentes, on peut définir pour
un appareil d'appui donné une disposition-type, illustrée par le schéma
ci-aprés qui s‘applique indifféremment au sens jongitudinal (suivant 1a
Vigne d'appui) et au sens transversal; les cotes principales (en cm) qui
figurent entre parenthéses sont des cotes minimales.
‘appareil d’appui
- (ano)
(Bessage supiteu f——— 7
. intrados
face_horizantale .
5) i face supérieure de l’appui
ae
7A Le
Kile
“ eri * Valeur conseillée, peut
bord de Vappul bospage inférieur tre réduite éventuellement
pour raisons d’aspect
Notg.- La hauteur libre au droit de certains appareils d'appui et,
par voie de conséquence, celle des bossages peuvent devenir importantes;
comme il convient de limiter cette derniére 4 une valeur raisonnable
(une dizaine de centimétres environ) pour des raisons de tenue mécanique,
on répartira la hauteur totale des bossages de maniére a obtenir si pos-
sible une valeur maximale de 10 cm pour le bossage inférieur, comme le
montre 1‘exemple ci-aprés dans lequel, par mesure de simplification, on
a supposé la face supérieure de I‘appui et I'intrados horizontaux.
Soit & réserver une hauteur libre
de H = 23 cm, ce qui correspon-
drait & D = 90 on dans la formule
ci-dessus; compte tenu d'une épais-
seur totale de |'appareil d'appui
de 5 cm, 1a hauteur totale des bos-
sages sera de 18 cm, que 1'on ré-
partira 4 raison de 10 cm pour le
bossage inférieur, valeur limite
conseillée conduisant 4 une hau-
teur minimale pour le bossage su-
périeur égale 2 8 cm.|
1
|
|
|
1.2.4. Conséquences pour la géométrie de 1'appui
Compte tenu des indications ci-dessus, on se trouve donc en
mesure de Fixer :
= les dimensions en plan minimales de 1‘appui, compte tenu
d'un débord conseillé de 5 cm entre le nu des bossages et l'aréte la
plus proches
- la cote maximale de Ta face supérieure de 1*appui
1.2.5 Schémas de principe et exemples.
Les schémas de principe de la page suivante définissent dif-
férentes configurations possibles, selon les pentes relatives de 1' in-
trados et de la face supérieure de I'appui; on y trouvera notamment 1'in-
dication de I'aréte verticale au droit de laquelle la hauteur dégagée
est minimale et au moins égale 2 15 cm. Ils correspondent au cas général
of T!intrados. n'est pas horizontal, et l'attention est attirée sur la né-
cessité de cumuler les effets des pentes longitudinale et transversale
de l'appui_aussi bien que de 1'intrados.
Ils sont complétés par deux exemples donnant les cotes des dif-
férentes arétes verticales des bossages, dans le cas d'une pile et dans
celui d'une pile-culée, avec les hypothéses suivantes :
Jére_hypothése : 1a face supérieure de 1'appui est horizontale
Ja face supérieure de 1'appui est (en élévation)
paralléle 4 l'intrados, donc en pente le plus
souvent.
hypo’
Ces hypothéses correspondent aux dispositions les plus couran-
tes pour chacun de ces types d'appui (cf. piéce 1.1.2, p. 13 et 1.1.3
p. 47).
Ces exemples montrent, en outre, que Ta hauteur d'un méme bos
sage peut varier notablement d'une aréte a T'autre.SCHEMAS DE
COUPE AA
paralidlement & tc ligne dappui
ion 1: face supérieure de ('appui horizontele
(au moins en élévation }
covet ant
= face supérieut
ioe
Le
aréte au droit de laquelle
la hauteur dégagée est minimale
(h > 1Som)
Disposition 2 : face supérieure de \’appui
paraltale @ Uintrades
(en élévation }
9
PRINCIPE
COUPE. BB .
perpendiculairement & la ligne d”appui
1. cas d'une pile
2. cas d'une pite-culée avec garde- gréve
pet p’ de sens contraire pat p’ de méme sens
a
P,
si p'p10
EXEMPLES
1- Cas d'une pile _de face supérieure horizontale
Elevation ~ coupe A.A Coupe 8.8
(paraliglement @ la ligne doppui | ( perpendiculairerent & la ligne d'appui |
>
B
surface horizontale,
face supérieure
de Voppai
Coupe CC
Line comput, 3
ab = : _fa
os
2 - Cas d'une pile culée_de face supérieure paralléle__a__' intrados
Coupe BB ay
Elevation ~ coupe AA
>
« Be 8 y
fece_ove)
Ge ehevate
sh
= [aA
ah - ae cnet |
q FP tace avant du chevétre : Echelte 1/101.3.
1.2.6. Calcul et ferraillage des bossages.
Les bossages sont des piéces soumises 4 des efforts de com-
pression et d'éclatement ; les armatures seront donc constituées par une
ou plusieurs nappes de frettes croisées. Pour leur détermination, on
Supposera que Ta section totale d‘armatures dans chaque direction doit
Pouvoir équilibrer un effort au moins égal 4 0,04 R, R étant la réaction
d’appui maximale relative a l'appareil d'appui considéré.
Les frettes seront disposées et faconnées comme i] est indi-
qué aux schémas ci-dess us
disposition des frettes vue en pian d'une frette
2 yr L
frettes 08
EXECUTION DES BOSSAGES.
On accordera le plus grand soin & Texécution des bosseaes; en
ce qui conceme les problames de réalisation proprement dit (conception
du coffrage, régiage, pose des appareils d'appui, etc....) on trouvera
ci-aprés les prescriptions les plus importantes, en attendant que des
‘indications plus détaillées soient données dans le dossier-pilote GG0A.
Les bossages inférieurs et supérieurs seront définis de facon
compléte (implantation ,coffrage et ferraillage) par les dessins d'exécu-
tion.
1.3.2 Nature du_coffrage.
x
Ce sera un coffrage de la classe “Coffrage pour parements fins"
au sens du fascicule 65 du C.P.C. Il devra étre étanche, afin d'éviter
toute arrivée d'eau de gachage sur la face supérieure des appuis.
1.3.3 Béton ou mortier.
Ce sera un béton Q 400 ou un mortier M 450 de granulométrie
adaptée au volume et au ferraillage du bossage.
Le béton de 1'appui doit étre repiqué a 1'emplacement des bos~
sages avant pose du coffrage.
x ou coffrade soigné, s'il n'est pas prévu par aillerrs dans le marché de
coffrase pour parements fins2
1.3.6 Tolérances d'exécution.
Les tolérances suivantes sont a respecter :
~ planéité et horizontalité (bossage inférieur) : 1 mm
~ position en plan des bossages ¢ 1 om
~ cote du dessus du bossage inférieur : voir tableau ci-dessous
teart | Parvoppent @ un | Par eapport & un
repire absols fossage d'une mime
Tighe’ d'apput
10mm 10mm
Poutee pritabiquée tom 5mm
Voussoircouté en place 100m Simm
Voustoir prétabriqui 100m Simm2. DRAINAGE DES APPUIS. EVACUATION DES EAUX
Le présent chapitre annule et remplace la piéce 5.1 "DRAINAGE
DES APPUIS" du dossier JADE 68. I] ne concerne pas les ouvrages de grande
portée.
2.1. GENERALITES.
On constate trop souvent sur les parements des appuis des ou-
vrages d'art des traces laissées par de l'eau. Cette eau, qui provient.
principalement du ruissellenent a 1a surface du tablier, chemine par les
Joints de chaussée et de trottoirs, tombe sur le chevétre ou le sonmier,
puis, si aucun dispositif n'a été préwu pour la recueillir,coule le long
des parois de l'appui en y laissant des traces souvent définitives ; par-
fois ces venues d'eau proviennent d'une circulation de cette derniére a
l'intérieur des remblais d'accés
Les deux types d'appuis peuvent étre concernés, a savoir :
> les appuis extrémes : piles-culées ou culées, surtout en
présence d'un mur garde-grave (dans le cas contraire, le
risque de cheminement d'eau est limite si l'on a prévu a
itarrigre du tablier_une des dispositions types données
piéce 1.1.3 § [Link])
- certains appuis intermédiaires, en cas de coupures du ta-
blier (viaducs 4 travées indépendantes, notamment) .
Certes, ces traces d'eau ne nuisent que légérement a 1a péren-
nité de T'ouvragesmais elles laissent & I'usaser une impression trés défavo-
rable de négligence, de niauvaise fintcion, vuire de mauvaise qualité 5
i7 est donc trés souhaitable de les éviter. Dans ce but, il y a lieu
d'assurer d'une part le drainage des appuis concérnés, d'autre part
l'évacuation des eaux qui y sont recueillies : c'est l'objet des § 2.3
et 2.45 auparavant on trouvera au § 2.2 ci-aprés quelques indications
sur la maniére dont peuvent étre collectées au préalable les eaux de ruis-
sellement.
2.2. COLLECTE DES EAUX DE_RUISSELLEMENT.
Tl y a lieu de rappeler que les eaux de ruissellement du ta-
blier et, éventuellement, de la plate-forme aux abords de Touvrage (en
aniont dans le cas d'un profil en long de pente uniforme), qui représentent
un débit possible toujours notable, peuvent - et doivent - étre conduites
dans les réseaux de drainage et d'évacuation prévus spécialement 3 cet
effet. Les dispositions correspondantes doivent étre prévues des le projet,
car il servit souvent difficile par la suite ¢'assurer cette collecte des
eaux de rurosel lement.
Les aispositifs envisageables sont nombreux et variés ; une
enumération non exhaustive en est donnée ci-aprés, en allant du plus
simple au plus complexe.La collecte des eaux ce ruissellerent peut se faire par divers
moyens (i] y @ souvent licu ce cumuler plusicurs ‘entre eux), a savoir :
@ ~ par_récupération des eaux dans des_descentes sur talus,
a Vaval de joints étanches.
Cette technique ne nécessite aucun dispositif particulier sur
Jes appuis, puisque les eaux sont collectées directement en dehors de
V'ouvrage.
Dans la panoplie actuelle des joints de chaussée, seuls peu
vent étre considérés comme étanches en eux-ménes les joints semi-lourds
III et IV figurant au dossier JADE 68 et certains joints monobloc ré-
cents (1) 3 en ce qui concerne les joints lourds W figurant au dossier
JADE 68, des tentatives de mise en place d'un profilé étanche sont faites
actuellement. Par ailleurs, I'étanchéité de la ligne de joint requiert
Sgalenent celle du joint de trottoir éventuel et du relevé d'extrémité
du joint de chaussée.
|
|
|
|
b - pa
do!
| Seuls les joints lourds des types G et H sont susceptibles
de cette technique, qui est basée sur l'utilisation d'une bavette en
€lastomére pincée mécaniquement sous les éléments métalliques du joint.
T1 ne faut pas oublier que les eaux recueillies par cette bavette et
concentrées au point bas de son profil en long doivent étre évacuées
par un dispositif approprié.
é - par récupération des eaux au niveau de Jtaréte inférieure
Une premiare solution consiste a accrocher des gouttiéres 4 des
endroits propices et & évacuer Jes eaux recueillies, mais nécessite un
accés pour la mise en place et la permanence de cet accés pour T'entre-
tien de ces gouttiéres ; elle n'est donc que trés rarement utilisable
en ce qui concerne les ouvrages courants.
Une autre solution, plus simple, con-
siste 4 profiler l'intrados de maniére a former
goutte d'eau en fond de coffrage au voisinage
de la cunette de drainage prévue & 1a surface du
chevétre.
Gout
Cunette
gargo pl. du: : Jgints_et
debouchant sur des descentes aménagées a la Surface des
talus. perreyés ou non, enrobant les piles-culées.
e - pai jargoul pa al x (Si
Ton ne peut faire autrement) et débouchant sur des des-
centes verticales disposées soit 4 1'intéricur,soit 4
T'extérieur des piles intermadiaires.
(1) Ces joints ne figurent pas encore tous dans ta panoplie des joints
présentés par le dossier JADE 68 (y compris mise 4 jour n°3 de Septem-
bre 1975)15
2.3 - DRAINAGE DES APPUIS.
Un drainage de la face supérieure des appuis (piles et piles-
culées) est reconmandé dans Jes cas od de 1'eau provenant du tablier
ou de Ses abords vient - ou risque de venir - au contact de ceux-ci ; ce
risque est rarenent nul, car 1a plupart des joints de chaussée comportent
des discontinuités dans leur matiere qui peuvent étre 4 T'origine de che-
minements de l'eau. I] permet en outre d'éviter 1a présence permanente
de flaques d'eau autour des appareils d'appui.
C'est un moyen simple et efficace d'éviter les inconvénients
dus & la présence de I'eau, qui n'exclut pas les solutions précédentes
mais les compléte. C'est pourquoi, vu ses avantages associés & un coot
faible, nous le préconisons de facon systématique en présence d'un nt,
Et dang quelques autres eas (errivee d'eau por les aretes du tablier et
&claboussures des gargouilles)
Dans 1'étude des dispositifs de drainage, on distinguera le
cas des piles et celui des piles-culées.
2.3.1. 2
Un drainage n'est a envisager que si un joint de tablier non
&tanche, méme provisoire, existe au droit de l'appui, ce qui peut se
rencontrer dans le cas de travées indépendantes. Les schémas de principe
de 1a page suivante montrent ies dispositions conseillées pour le drai
nage d'un chevétre de pile internédiaire ; le dispositif représenté cor-
respond plus particuli@rement & un ouvrage du type VIPP, mais peut fort
bien s‘appliquer a d'autres structures, et est applicable également un
voile (dans ce cas, seul le dispositif d'évacuation est différent).
Nota - Le dispositif représenté comporte une cunette centrale, dont 1a
profondeur est & prendre en compte pour 1'étude et la réalisation du
ferraillage. En ce qui concerne 1'évacuation des eaux recueillies par
drainage, on se reportera au § 2.4
Vue generale
Les fléches indiquent te sens
écoulement des eauxSection AA
\ :
_Bispositit dévacuetion
ker geet
Les pentes ne ia tact Superieure te Y'appui sort nornal
égales a 2. au minimum gates 8 1
La profondeur de la cunette peut étre constante ou variable,
selon 1a configuration de T'appui, avec un maximum de 5 cm.
Sa pente est :
~ celle du chevétre en cas de dévers,avec un minimum de 0,5 %
= 0,5 8 au moins dans le cas d'un chevétre horizontal.
| Les schémas ci-dessous définissent le profil en Jong de la cu-
nette dans le cas d'un ouvrage autoroutier et pour diverses configura~
tions, ainsi que l'emplacement des dispositifs d'évacuation.
Appuis separés
Ouvtege en courbe
Appui commun aux 2 tabliers
Cos d'un chevitre horizontal
| aa
| zash 205%
T TT TT
pette ed he prafendens arial be7
2.3.2. Pi
Un drainage est a prévoir systématiquement dans tous _les cas
od la pile-culée_comporte un mur _garde-aréve et si aucun dispositif par-
ticulier d'évacuation n'est prévu en amont. Le dispositif qui était dé~
crit dans la piéce 5.1. du dossier JADE 68 est relativement compliqué
et peut étre remplacé par un systéme plus simple, dont les dispositions
de principe consistent 4 donner 3 la face supérieure du chevétre une pen-
te unique de 2% vers le mur garde-aréve, complétée par une petite cunette
au pied de ce dernier ; cette cunette, qui présente un profil longitu
nal approprié, achemine l'eau vers un ou deux points d'évacuation, eur
nombre et leur disposition dépendant de la pente du chevétre et de sa
Tongueur.
Le principe de ces dispositions est décrit aux schémas ci-
aprés et est illustré plus loin par un exemple, qui montre également un
dispositif d'évacuation (cf. page 24).
Nota - Les dispositions indiquées pour les piles-culées sont trans-
posables aisément 4 un sonmier d'appui de culée classique.
A= Chevé
Le dispositif comporte une cunette de profondeur constante (3 cm norma-
Jement). L'évacuation se fera par I'extrémité basse, quelle que soit 1a
longueur de chevétre.
pente 2%
cunette =e
coupe transversale
~ Si la pente du chevétre est inférieure 4 0,5 %, on devra
recourir @ l'un des dispositifs prévus pour un chevétre horizontal (cf.
ci-aprés).
Le dispositif comporte une cunette de profondeur variable de
1 ema 5 om au maximum, dont le profil en long dépend de la longueur L
du chevétre, conme il est indiqué ci-aprés. La pente de la cunette doit
étre au moins de 0,5 % et compatible avec la condition de profondeur maxi-
male ci-dessus.
Lem
L'évacuation se fera a l'une des
extromi tes18
Ba 12m Le profil en long de 1a cunette présente un point
haut en son milieu et deux points bas au 1/4 et aux
3/4 de sa longueur, avec évacuation en ces deux points.
1, Une cunette doit pouvoir étre facilement accessible en we
d'un curage éventuel (feuilles, gravillons, nids); or son accessibilite
dépend de deux paramatres :
- la hauteur libre entre le dessus du chevétre et 1'intrados;
= la Targeur du chevétre ;
ces _deux dimensions ne sont pas indépendantes 1‘une de l'autre, comme
on 1'a vu précéderment 4 propos des appareils d'appui, et 1'on pourra
éventuellement augnenter la hauteur libre si cela s'avére nécessaire.
2 - La présence d'une cunette entraine, surtout si la profon-
deur est variable, quelques sujétions quant au ferraillage de la face
supérieure du chevétre, dont les dispositions devront étre prévues en
conséquence. De plus 1a pente du sonmier ne doit pas introduire d‘indé-
termination sur le niveau supérieur de l'appui. En conséquence, 1'amé-
nagement_de 1a partie supérieure du sommier doit étre défini_avec pré
cision sur Tes dessins d'exécution, qui doivent notamment comporter une
vue en plan cotée en altitude.
3 - Des dispositifs relatifs @ 1'évacuation de T'eau sont dé-
crits en 2.4 ci-aprés.
4 = On pourrait envisager d'assurer 1'étanchéité de a face su-
périeure du chevétre des piles-culées, ce qui aurait pour effet de proté-
ger efficacement le béton contre les eaux provenant du tablier et plus ou
moins chargées en ons agressifs (en cas de salage, par exemple). Cepen-
dant, il ne parait pas souhaitable actuellement de généraliser cette so-
lution dont les avantages ne paraissent pas déterminants.2.4. EVACUATION DES EAUX.
Le probléme se présente sous deux aspects :
- Tl est d'une part 118 au type et & la morphologie de 1'appui.
Les dispositifs d'évacuation seront différents selon qu'il
stagit d'une pile ou d'une pile-culée
- [1 depend d'autre part du debit 8 évacuer. On peut en effet
distinguer le cas oli l'eau provient uniquement du drainage de
Tappui, sans apport du tablier (1a quantité d'eau est alors
minime) et celui of l'eau provient en majeure partie de 1a
collecte du ruissellement sur le tablier ; dans ce dernier
cas, le débit a évacuer peut étre important et, de toute fa-
gon, sans commune mesure avec le précédent. Seu? le cas d'un
dSbit notable & évacuer est envisagé dans ce qui suit.
En outre, dans le cas ou l'ouvrage comporte des piles-culées
avec mur garde-gréve, i] y a lieu de signaler que si des gargouilles
convenablement placées permettent de récupérer une bonne partie des eaux
du tablier, i1 restera toujours un complément de dabit plus ou moins in-
portant a évacuer par les extrémités, notamment s'il] s'agit d'un profil
en long de pente uniforme (eau provenant de la partie amont de le plate-
forme, en dehors de T'ouvrage).
1] y a Tieu de rappeler ici que le document-type "CES" 71, men-
tionné au début, traite entre autres choses, au stade de 12 conception,
des problémes généraux posés par 1'évacuation des eaux pluvialess on
pourra s'y reporter, prédlablenent @ toute étude.
Pour la description des différents dispositifs d'évacuation,
et comme pour le drainage, on distinguera le cas des piles et celui des
piles-culées.
2.4.1. PILES.
[Link], Cas_d'un voile.
Les dispositions de principe. consistent a évacuer T'eau au
moyen de tuyaux disposés soit @ 1'intérieur de 1'appui (dans ce cas les
tuyaux débouchent en partie basse dans un regard visitable), soit & 1'ex-
térieur. S'il y a un joint de chaussée non étanche au droit de 1'appt
considéré, un tel dispositif placé en amont du joint présente 1'avanta-
ge de recueillir la quasi-totalité de l'eau, et le drainage de 1'appui
Sten trouve facilité. Quelle que soit la disposition retenue, on devra
stassurer que les tuyaux peuvent tre facilement nettoyés (A l'aide d'un
furet, par exemple).
Sur ces principes, deux dispositifs sont décrits ci-aprés.20
A ~ Tuyaux_disposés
pi
Les schémas ci-dessous montrent un dispositif facile a réaliser.
coupe AA
élévation
CP or eat
wi tuyau_extérieur
“By Scien
«face _supérieure du
‘sommmier ou du chevetre
| -tegard
{ 6 150mm intérieur
6 200mm extérieur
rayon (R>OS m)
Le tuyau d'évacuation provenant directement du tablier est
placé a l'intérieur d'un autre tuyau nettement plus gros scié au-dessus
du sommier; grace @ ce dispositif, un léger déplacement du tablier n'en-
dommage pas les tuyaux,et le tuyau intérieur peut @tre changé facilement
si besoin est.
Ce dispositif n'est utilisable que si les déplacenents reletifs
du tablier et de:l'appui (effets cumulés du retrait, du fluage , de la
dilatation du tablier et movements de T'appui par tassement différentiel
et poussée des terres) restent modérés, ce qui nécessite une évaluation
Sommaire comportant une marge de sécurité. Par ailleurs, des problémes
Peuvent se poser en ce qui concerne le nettoyage, le gel ... etc, notam-
ment 8 la partie inférieure o 1'on devra éviter un coude trop prononcé
du tuyau afin de le rendre facilement accessible pour l'entretien (cf.
schéma) .
extérieur.
8 ~ Iuyaux disposés a1! Je_long de la_pile.
lorsque sa réalisation est possible, ce dispositif est conseillé
de préférence au précédent.
Tl est préférable, pour une raison d'aspect, et reconmandé en
général (sauf dans les cas of Je site conduit & le négliger) d'encastrer
Jes tuyaux dans des rainures de dimensions appropriées ; on peut signaler
4 ce propos que certains des mod&les de piles proposes 4 la piace 1.2
comportent de telles rainures qui, toutefois, exigent des dimensions
transversales suffisantes lorsqu'elles sont prévues dans les faces laté-
rales; toutefois l'emploi d'un tuyau de section rectangulaire autorise
une rainure moins profonde. Par ailleurs, si un aspect soigné est recher-
ché, on pourra prévoir un cache constitué par exemple par une téle d'alu-
minium ou d'acier Inoxa
Les schémas ci-dessous montrent de tels dispositifs basés sur
des rainures.
a - Rainure en milieu des faces b - Rainure dans les faces
latérales d*about
tuyau de section eylindrique
6:100mmn_ minimum
: 1d 7 1
! '
: E> 20cm
ove de toot | Op pw
i Seem oa
:
.
tuyou de
section rectangulaire équivalente
& un ¢ 100 mim minimum
Un jeu minimal de 2 cm sera prévu entre Tes bords de la rainure
ot Lexterieur du tuyau (ne pas cublier les points sinquliers éventuels de
celui-c
Nota - 1 - La disposition "a" n'est a retenir que si le voile cons~
tituant la pile a des dimensions transversales suffisantes.
2 - Ltencastrement nécessite toujours une adaptation du fer-
raillage de la pile, 3 définir sur les dessins d’exécution.
3 - Lorsqu'il n'est pas possible d'encastrer les tuyaux, on
aura le choix entre les disposer a l'extérieur, au meilleur endroit du
point de vue technique et de celui de l'aspect (notamment dir cété le moins
visible) ou a 1'intérieur (cf. "A" ci-dessus).
ce ;
Les facteurs susceptibles d'intervenir dans ce choix sont a la
fois d'ordre technique, esthétique et économique. Lorsqu’il s‘agit de
tuyaux disposés a T'intérieur de la pile, i] s‘agit d'un simple chemi-
sage ; si les tuyaux sont disposés a I'extérieur, le facteur résistance
peut étre déterminant, surtout s‘ils ne sont pas encastrés. Par ailleurs.
les différentes natures de tuyaux sont d'aspects inégalement favorables,
et T'aspect économique est a considérer, compte tenu d'une part du cott
d'installation (fourniture et mise en place), d‘autre part du cot d'en-
tretien (remplacement éventuel des tuyaux disposés 2 1'extérieur).
Parmi les matériaux possibles, on peut distinguer
- la fonte
- Vacier (noir ou galvanisé)
- le ares22
> Vamiante-ciment
| - le C.P.Y. (chlorure de polyvinyle) rigide
- d'autres matiéres plastiques (polyéthyléne, .
Dans Ja pratique on n'utilisera guére le gras, ni lacier (cod
teux et nécessitant des raccords par soudure) et le choix se portera sur
la fonte, l'amiante-ciment ou le C.P.V. On notera que 1'amiante-ciment
est relativettent fragile, mais existe par contre en sections rectangu-
Jaires ce qui permet son utilisation en-solution encastrée. Quant au
C.P.V., qui existe aussi en sections de formes diverses, il présente
Vavantage de la légéreté et d'étre d'un entretien facile, car les parois
y sont trés lisses et ne retiennent pas les dépéts laissés par l'eau 3
en contre-partie il présente un coefficient de dilatation élevé, d'od
Ja nécessité de prévoir sur 1a longueur de Ta [Link] moins un joint
de dilatation et des colliers de fixation tous les 2 m ; enfin,
i] vieiiTit mal s'i1 est exposé directement aux rayons Solaires.
24.1.2. 6
Les schémas ci-dessous montrent un dispositif conseil1é,et un
detail des dispositions de coffrage permettant de le réaliser facilement.
| L'emplacement des tuyaux de descente correspond aux dispositions définies
| Précédemment pour le drainage de l'appui (cf. page 16).
Dispesitif conseillé Détaits de cottrage
Solution permettant de réaliser une goutte d'eau discréte et d’éviter te percement du cottage
cunette
Auyau $ 50 mm
Jere Fintan FT
TH | N «
10 &15em
twyaux @ > 50 mm C “
7
> _ZManchon en produit facitement aes-
22 tructible aprés ta coulée , genre
Se polystyréne expansé23
2.4.2. Pi
Le dispositif décrit dans la piéce antérieure 5.1 du JADE, qui
consiste & envoyer l'eau recueillie par drainage dans une ou plusieurs
canalisations enfouies dans le remblai d'accés, présente des inconvé-
nients et ne permet pas notamment le débouchage éventuel de ces canali-
sations qui, en outre, risquent d'étre malmenées en cas de mouvements
dans les terres du talus. On lui préférera un dispositif du genre de ce~
lui_représenté aux schémas ci-aprés, qui montrent trois dispositions re-
commandées .
L'évacuation se fera @ 1'aide d'un ou de plusieurs tuyaux noyés
dans le chevétre, disposés aux points bas définis précédenment (cf. pages
17 et 18) [Link] déversant'[Link] le talus devant le chevétre si
le débit est faible (disposition 1)..Si le.dé[Link],.le tuyau
débouchera dans un puisard, qui permet également de:recueillir les eaux
collectées par une gargouiile disposée sur. [Link]:a proximité.de Ta
pile-culée (disposition 2) ; I'eau [Link] le:puisard est évacuée
jusqu’en bas du talus par une rigole ménagée spécialement a cet effet,
qu'il y ait ou non un perré. La disposition 3 est [Link] des
deux dispositions précédentes, pour certains ouvrages, en présence d'un
debit important.
Disposition
Le dispositif représenté peut étre transposé, moyennant une
adaptation, a une pile-culée apparente, conme le montrent les schémas
qui suivent. On notera qu'i1 peut en résulter 4 la partie supérieure du
chevétre quelques problémes liés a la présence de Ja rigole transversale,
notamment au niveau du ferraillage qui devra étre prévu en conséquence
et sera défini sur les plans d'exécution-Elevation
| a
transversale
voile frontal
11 stagit d'un dispositif tres complet, puisqu'il assure d'une
maniére indépendante 4 1a fois le drainage du chevétre et T'évacuation
des eaux en amont du joint d'extrémite25
Nota - Dans le cas représenté, le tablier présente une pente vers le
Joint d'extrémité ; sil en était autrement (extrémité haute d'un tablier
présentant un [Link] long de pente uniforme, par exemple) on serait
amené a prévoir de ce coté en amont de l'ouvrage, done sur le remblai
d'accés, une descente d'eau de chaque cté destinge a recueillir la plus
grande partie de 1"eau avant qu'elle ne parvienne au joint de chaussée.
La disposition 2 ci-dessus n'est possible que si la largeur du
levant le chevétre est suffisante ; elle est inadaptée au cas
ulée_apparente, pour laquelle il y aura lieu d'adopter un
tel qu'il est décrit ci-aprés.
Le tuyau d'évacuation des eaux se-
ra disposé & }'extramité du tablier, en
amont du joint de chaussée éventuel, et
débouchera au droit de 1a cunette ou di-
rectement dans un tuyau de descente noyé
dans Te chevétre, 4 l'aide d'un dispositif
analogue & celui représenté page 24(cf.
schéma ci-contre).
+ Nota - Ce dispositif est applicable
dans son principe 4 une culée, moyennant
une adaptation (tuyaux disposés a 1'inté-
rieur du mur de front).
2.5. CAS PARTICULIER DE LA PHASE DE CONSTRUCTION.
Si les phénoménes de souillure n'ont plus raison d'apparaitre
le long des parois des appuis intermédiaires supportant un tablier con-
tinu, une fois achevé, iT n‘en est pas de méme durant 1a phase de cons-
truction du tablier. (1)
En effet, au cours de cette période de 1a construction de T'ou-
vrage, le dessus du sonmier ou du chevétre n'est généralement pas proté-
gé et, en cas d'absence de drainage, l'eau qui tombe dessus (pluie, eau
de gachage du tablier, ...) s'8coule le long des parois des appuis. Si
cette eau n'est pas souiilée, il n'y a pas de trace durables mais, dans
bien des cas, l'eau qui a été en contact avec des piéces métalliques
s'est chargée en divers oxydes de fer qu'elle vient déposer ensuite le
long des parois des appuis. La matiére de ces appuis, le plus souvent
du béton brut de décoffrage, s'impragne d'oxyde de fer et se trouve ta-
chée d'une fagon a peu prés définitive : l’ouvrage, avant méme d'étre
réceptionné, est irrémédiablement souillé.
On devra donc faire prendre toutes les précautions nécessaires
pour que l'eau qui a pu étre en contact avec des parties métalliques
(armatures en attente dans un coffrage avec contre-fléche, donc condui-
sant l'eau sur le sommier ou le chevétre, ossature métallique, etc...)
soit dirigée vers le centre de la partie supérieure du sommier ou du
chevétre, od un tuyau de descente 1a conduira par I'intérieur de 1'appui
(1) En particulier jusqu’a 1a pose d'un joint étanche si cette pose n‘est
prévue qu'aprés exécution du revétement de chaussée.26
vers une zone basse oi elle ne pourra étre 4 I'origine de souillures
regrettables. La quantité d’eau 4 éliminer est tras faible et n'importe
quel tuyau aura une section’suffisante ; un C.P.V de @ 32 um, section
classique du "Batiment", conviendra fort bien.
Par ailleurs, dans le cas de travées continues cn se prémunira
contre toute venue d'eau de gachage du béton du tablier sur les piles
intermédiaires en assurant la parfaite étanchéité du coffrage au droit
des appareils d'appui. Ces dispositions (dratnage de 1'appui en phase
de construction, étanchéité des coffrages) ne sont pas exclusives d'une
protection des appuis par une feuille plastique (polyane par exemple); une
telle protection devra faire l'objet d'une clause particuliare du C.C.T.P.