REPUBLIQUE TUNISIENNE
MINISTERE DES FINANCES
Direction Generale des Etudes
et de la Legislation Fiscales
CODE DES DROITS ET PROCEDURES
FISCAUX, SES TEXTES D'APPLICATION
ET TEXTES CONNEXES
Mise à jour au 1er janvier 2022
Sommaire
Première partie.............................................................................................2
- Loi de promulgation du code des droits et procédures fiscaux.........................................3
- Code des droits et procédures fiscaux................................................................................9
Deuxième partie -Textes d’application du code des droits et procédures fiscaux .... 88
Troisième partie,- Textes connexes....................................................................................167
PREMIÈRE PARTIE
LOI DE PROMULGATION DU CODE DES
DROITS ET PROCÉDURES FISCAUX
Loi n°2000-82 du 9 août 2000 portant promulgation du code des
droits et procédures fiscaux1
Au nom du peuple,
La chambre des députés ayant adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
Article premier
Sont promulgués par la présente loi, les textes fixant les droits et
obligations du contribuable et les procédures y afférentes au niveau du contrôle
et du contentieux de l’impôt, sous le titre de « code des droits et procédures
fiscaux ».
Article 2
Les dispositions du deuxième paragraphe de l’article 73 du code des droits
d’enregistrement et de timbre sont abrogées et remplacées par ce qui suit :
L’opposition à l’exécutoire des dépens s’exerce conformément aux
procédures applicables à l’état de liquidation.
Article 3
Demeurent en vigueur les dispositions de l’article 5 de la loi n° 92-39 du 27
avril 1992 portant mise à jour et dégel des titres fonciers telle que modifiée ou
complétée par les textes subséquents.
Article 4
Les dispositions du paragraphe I de l’article 40 du code de la fiscalité locale
sont abrogées et remplacées par ce qui suit :
Sous réserve des dispositions du paragraphe II du présent article, sont
applicables à la taxe sur les établissements à caractère industriel, commercial ou
professionnel les dispositions relatives aux obligations, au contrôle, à la
prescription, au contentieux et aux sanctions applicables en matière d’impôt
sur le revenu des personnes physiques et d’impôt sur les sociétés lorsqu’elles ne
dérogent pas aux dispositions du présent code.
1 Travaux préparatoires : Discussion et adoption par la Chambre des députés dans sa séance du 27 juillet
2000.
4
Article 5
L’expression « aux taux prévus par le paragraphe premier de l’article 73 du
code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les
sociétés », prévue par l’article 63 du code d’incitation aux investissements, est
abrogée et remplacée par ce qui suit :« aux taux prévus par les articles 81 et 82
du code des droits et procédures fiscaux, sous réserve du montant minimum de
la pénalité de retard prévu par l’article 86 dudit code ».
Article 6
Les dispositions du quatrième alinéa du paragraphe II de l’article 60 du
code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les
sociétés sont abrogées et remplacées par ce qui suit : « En cas de non déclaration
de l’impôt sur le revenu au titre de la plus-value visée au paragraphe 2 de l’article
27 du présent code, les services du contrôle fiscal peuvent, à l’expiration d’un
délai d’un mois à compter de la date de la mise en demeure de l’intéressé,
appliquer d’office une avance au titre de l’impôt précité liquidée au taux de 2,5%
du prix de la cession déclaré dans l’acte ».
Article 7
Les dispositions de la présente loi et celles du code des droits et procédures
fiscaux s’appliquent à compter du 1er janvier 2002.
Sont abrogées à cette date, toutes dispositions contraires et notamment :
- les articles 50, 61 et 63 à 97 du code de l’impôt sur le revenu des personnes
physiques et de l’impôt sur les sociétés tels que modifiés ou complétés par les
textes subséquents.
- les dispositions ci-après, prévues par le paragraphe I de l’article 59 du
code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les
sociétés :
« Le défaut de déclaration de ces revenus ou bénéfices entraîne le
paiement de la pénalité prévue par l’article 73 du présent code, sur la base de
l’impôt dû, comme si ces bénéfices et revenus étaient soumis à l’impôt ».
- les articles 75 à 80, 82, 90 et 102 à 112, 114, 130 et 138 à 143 et 149 du
code des droits d’enregistrement et de timbre tels que modifiés ou complétés par
les textes subséquents.
- l’expression ci-après, prévue par le paragraphe IV de l’article 18 du code
de la taxe sur la valeur ajoutée :
5
« de leur circonscription ».
- les deuxième, troisième et quatrième alinéas du paragraphe II de
l’article 15, le paragraphe VI de l’article 18 et les articles 20 et 21 du code de la
taxe sur la valeur ajoutée tels que modifiés ou complétés par les textes
subséquents.
- l’article 21 du décret du 31 mars 1955 portant fixation du budget
ordinaire pour l’exercice 1955/1956, fixant les procédures de contrôle et de
poursuite des infractions et les sanctions en matière de la taxe de circulation sur
les véhicules automobiles, tel que modifié ou complété par les textes
subséquents.
- l’article 3 du décret-loi n° 60-22 du 13 septembre 1960 portant
institution d’une taxe annuelle sur les véhicules de tourisme à moteurs à huile
lourde tel que modifié ou complété par les textes subséquents.
- l’article 45 de la loi n° 83-113 du 30 décembre 1983 portant loi de
finances pour l’année 1984, fixant les procédures de contrôle et de poursuite des
infractions et les sanctions en matière de la taxe unique de compensation de
transports routiers tel que modifié ou complété par les textes subséquents.
- les deuxièmes et quatrièmes paragraphes de l’article 34 de la loi n°84-
84 du 31 décembre 1984 portant loi de finances pour l’année 1985, fixant les
procédures de contrôle et de poursuite des infractions et les sanctions en matière
de l’impôt additionnel annuel sur les véhicules utilisant le gaz du pétrole liquide
tels que modifiés ou complétés par les textes subséquents.
- l’article 113 de la loi n° 92-122 du 29 décembre 1992 portant loi de
finances pour l’année 1993, fixant les conditions d’octroi des avantages fiscaux.
Article 8
Les sanctions fiscales pénales prévues par le code des droits et procédures
fiscaux ne s’appliquent pas aux infractions commises avant le premier janvier
2002. Ces infractions demeurent soumises aux sanctions prévues par la
législation en vigueur avant le premier janvier 2002.
Cependant, les sanctions pénales les plus favorables prévues par le code
des droits et procédures fiscaux sont applicables aux infractions commises avant
le premier janvier 2002 tant qu’elles n’ont pas fait l’objet d’un jugement définitif.
La constatation des infractions fiscales passibles de sanctions
administratives en vertu de la législation fiscale en vigueur avant le premier
janvier 2002 s’effectue par procès-verbal établi conformément aux articles 71 et
72 du code des droits et procédures fiscaux et les procédures relatives au
contentieux de l’assiette prévues par ledit code sont applicables à ces infractions.
6
Article 9
Le ministre des finances ou la personne déléguée par le ministre des
finances à cet effet, établit les arrêtés de taxation d’office pour les dossiers ayant
fait l’objet d’une notification des résultats de la vérification mais n’ayant pas fait
l’objet d’arrêtés de taxation d’office à la date d'entrée en vigueur du code des
droits et procédures fiscaux.
Ces arrêtés sont interruptifs de la prescription et exécutoires nonobstant les
procédures d’opposition y afférentes. L’exécution desdits arrêtés est suspendue
conformément aux dispositions de l’article 52 du code des droits et procédures
fiscaux.
Article 10
Les montants dus en vertu des arrêtés de taxation d’office établis avant la
date d’entrée en vigueur du code des droits et procédures fiscaux, sont mis en
recouvrement à compter de cette date, et ce, nonobstant les procédures
d’opposition y afférentes. L’exécution desdits arrêtés est suspendue
conformément aux dispositions de l’article 52 du code des droits et procédures
fiscaux.
Article 11
Les oppositions aux arrêtés de taxation d’office sont portées, à compter de
la date d’entrée en vigueur du code des droits et procédures fiscaux, devant le
tribunal de première instance territorialement compétent au sens de l’article 55
dudit code ; chaque tribunal de première instance prend en charge les affaires
qui se trouvent, à cette date, enrôlées ou en cours d’enrôlement devant la
Commission Spéciale de Taxation d’Office qui en dépend.
Il est statué sur les recours portant opposition contre les arrêtés de taxation
d’office visés aux articles 9 et 10 de la présente loi ayant fait l’objet d’un sursis a
exécution dans un délai maximum ne dépassant pas six mois de la date de
l’enrôlement de l’affaire devant le tribunal de première instance ou de la date de
sa prise en charge par cette dernière. (Ajouté par l’article 4 de la loi
n°2002-i du 8 janvier 2002 portant assouplissement des procédures
fiscales)
Article 12
Sont du ressort des cours d’appel :
- l’homologation des rapports des expertises ordonnées en matière de
droits d’enregistrement, avant la date d’entrée en vigueur du code des droits et
procédures fiscaux.
7
- l’examen des oppositions aux contraintes décernées en matière de droits
d’enregistrement et de timbre, selon les procédures applicables à l’état de
liquidation.
Article 13
Le recours en cassation contre les décisions de la Commission spéciale de
taxation d’office demeure du ressort du Tribunal administratif.
Article 14
Les cours d’appel statuent sur les décisions de la commission spéciale de
taxation d’office cassées avec renvoi à compter de la date d’entrée en vigueur du
code des droits et procédures fiscaux ; ces cours prennent en charge les affaires
qui se trouvent, à cette date, enrôlées devant ladite commission en vertu d’un
renvoi du Tribunal administratif.
Article 15
(Abrogé par l’article 2 de la loi n°2002-i du 8 décembre 2002
portant assouplissement des procédures fiscales)
La présente loi sera publiée au Journal officiel de la République tunisienne
et sera exécutée comme loi de l’Etat.
Tunis, le 9 août 2000
Zine El Abidine Ben Ali
8
CODE DES DROITS ET PROCÉDURES
FISCAUX
SOMMAIR
Dispositions préliminaires.........................................................................................12
E
Titre premier. - Contrôle fiscal...................................................................................14
Chapitre premier. - Dispositions générales................................................................14
Section I. - Droit de contrôle fiscal.............................................................................14
Section II. - Obligation du respect du secret professionnel fiscal.............................18
Section III. - Droit de communication.......................................................................20
Section IV. - Droit de reprise et délais de prescription..............................................26
Section V. - Droit de restitution des sommes perçues en trop..................................29
Section VI. - Les accords préalables relatifs à la méthode de détermination des prix des
transactions entre les entreprises liées .....................................................................33
Chapitre II. - Procédures de la vérification fiscale.....................................................34
Section I. - Vérification préliminaire des déclarations, actes et écrits......................34
Section II. - Vérification approfondie de la situation fiscale.....................................36
Section II bis : Vérification ponctuelle.......................................................................39
Section III. - Dispositions communes ....................................................................... 42
Chapitre III. - Taxation d’office..................................................................................44
Titre II. - Droits de recours juridictionnels en matière fiscale..................................50
Chapitre premier. - Contentieux de l’assiette de l’impôt...........................................50
Section I. - Procédures devant les tribunaux de première instance..........................50
Section II - De l’appel.................................................................................................53
Section III. - De la cassation.......................................................................................54
Chapitre II. - Contentieux fiscal pénal.......................................................................55
Section I. - Constatation des infractions fiscales pénales..........................................55
Section II. - Poursuite et transaction des infractions fiscales pénales .....................56
Section III. - Brigade des investigations et de la lutte contre l’évasion fiscale ()........58
Le statut de ce corps est fixé par décret gouvernemental..........................................58
Titre III - Sanctions fiscales........................................................................................60
Chapitre premier. - Sanctions fiscales administratives ............................................ 60
Chapitre II - Sanctions fiscales pénales......................................................................67
Section I - Sanctions fiscales pénales en matière de déclaration et de paiement de
l’impôt.67
10
Section II - Sanctions fiscales pénales en matière de factures et de titres de mouvement 69 Section
III - Sanctions fiscales pénales en matière de comptabilité et de communication de
renseignements à l’administration fiscale.............................................................................71
Section IV - Sanctions fiscales pénales..................................................................................72
en matière de fraude fiscale....................................................................................................72
Section V - Sanctions fiscales pénales diverses.....................................................................73
Section VI - Application des sanctions et charge de la preuve..............................................75
Chapitre III. - Mesures pour améliorer le recouvrement de l’impôt....................................76
Chapitre premier - Le médiateur fiscal..................................................................................79
Chapitre II - Commissions de conciliation............................................................................81
Chapitre III - Commission de réexamen des arrêtés de taxation d’office............................85
Chapitre IV Comité général de la fiscalité, de la comptabilité publique et du recouvrement ... 87
11
DISPOSITIONS PRÉLIMINAIRES
Article premier
Le présent code fixe les dispositions relatives aux droits et obligations du
contribuable et aux procédures y afférentes au niveau du contrôle et du contentieux
des impôts, droits, taxes, redevances et autres prélèvements fiscaux au profit de l’Etat
et qui sont désignés dans ledit code par le terme « impôt ».
Les dispositions du présent code ne sont pas applicables aux droits de douane
et autres droits, impôts et taxes perçus à l’importation qui demeurent régis par les
dispositions du code des douanes.
Article 2
L’accomplissement du devoir fiscal suppose la déclaration spontanée de l’impôt
dans les délais impartis et le respect des autres obligations prescrites par la législation
fiscale.
Article 3
Sous réserve des dispositions des articles 10, 11 et 12 du code des droits
d’enregistrement et de timbre relatives au lieu de l’enregistrement des actes et écrits,
les impôts régis par le présent code doivent être établis et déclarés :
1. au lieu de l’établissement principal pour les personnes physiques exerçant
une activité commerciale, industrielle, artisanale ou une profession non commerciale
dans le cadre d’un ou de plusieurs établissements sis en Tunisie ;
2. au lieu du domicile principal pour les personnes physiques réalisant des
revenus ou bénéfices provenant exclusivement de sources autres que les activités
professionnelles visées au paragraphe 1 du présent article ou provenant de l’étranger.
A défaut de domicile en Tunisie, l’impôt doit être établi et déclaré au lieu de la source
principale des revenus et bénéfices ;
3. au lieu du siège social ou de l’établissement principal pour les sociétés et
autres personnes morales. A défaut de siège social ou d’établissement stable en
Tunisie, l’impôt doit être établi et déclaré au lieu de la source principale des revenus et
bénéfices.
Nonobstant les dispositions du premier paragraphe du présent article à
l’exception des droits d’enregistrement, le lieu de l’établissement des impôts régis par
les dispositions du présent code peut être désigné par un décret en se basant
12
sur des critères qui prennent en considération notamment le secteur d’activité des
contribuables et l’importance du chiffre d’affaires. Le champ et les conditions
d’application des dispositions du présent paragraphe sont fixés par décret. (Ajouté
par l’article 69 de la loi n° 2006-85 du 25 décembre 2006 portant loi de
finances pour l’année 2007 et complété par l’article 48 de la loi n°20io-58 du 17
décembre 2010 portant loi de finances pour l’année 2011)
Les contribuables exerçant leurs activités professionnelles dans plusieurs
établissements doivent joindre à leurs déclarations fiscales des renseignements
détaillés sur l’activité de chacun de leurs établissements, et ce, selon un modèle fourni
par l’administration.
Le service de l’administration fiscale ayant procédé à la notification au
contribuable d’un avis de vérification fiscale approfondie ou de vérification ponctuelle
ou des résultats d’une vérification fiscale préliminaire et de toutes autres démarches
ou procédures postérieures, demeure le service compétent au cas où le contribuable lui
signifie le changement de son domicile fiscal conformément aux dispositions de
l’article 57 du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur
les sociétés, après son intervention de la manière sus indiquée et ce dans la limite des
impôts et de la période mentionnés dans la notification faite au contribuable. (Ajouté
par l’article 50 de la loi n° 2009-71 du 21 décembre 2009 portant loi de finances
pour l’année 2010 et modifié par l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28
décembre 2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
Les dispositions prévues par le présent article ne font pas obstacle à l’exercice
du droit de contrôle par les agents de l’administration fiscale dans la circonscription
de laquelle se situe le lieu d’exercice de l’activité du contribuable.
Article 4
Il est crée un Conseil National de la Fiscalité chargé de l’évaluation du système
fiscal et sa conformité aux objectifs fixés notamment en matière d’équilibre des
finances publiques, d’efficience économique et d’équité fiscale.
Le Conseil national de la fiscalité émet son avis sur toutes les questions d’ordre
fiscal qui lui sont soumises.
La composition du Conseil national de la fiscalité et les modalités de son
fonctionnement sont fixées par décret2.
2 decret n° 2001-1250 du 280 mai 2001.
13
TITRE PREMIER. - CONTRÔLE FISCAL
CHAPITRE PREMIER. - DISPOSITIONS GENERALES
SECTION I. - DROIT DE CONTRÔLE FISCAL
Article 5
L'administration fiscale contrôle et vérifie les déclarations, actes, écrits,
mutations, factures et documents utilisés ou justifiant l'établissement des impôts régis
par les dispositions du présent code et leur paiement ou présentés en vue de bénéficier
d'avantages ou de dégrèvements fiscaux ou de la restitution des sommes perçues en
trop au titre de ces impôts ; elle contrôle également le respect par le contribuable de
ses obligations fiscales.
Article 6
L'administration fiscale peut, dans le cadre du contrôle ou de la vérification
prévue par l'article 5 du présent code, demander tous renseignements,
éclaircissements ou justifications concernant la situation fiscale du contribuable. Elle
peut établir l'impôt et rectifier les déclarations sur la base de présomptions de droit ou
de présomptions de fait formées notamment de comparaisons avec des données
relatives à des exploitations, des sources de revenu ou des opérations similaires.
Article 7
L'administration fiscale peut demander aux personnes physiques, dans le cadre
de la vérification de leur situation fiscale, des états détaillés de leur patrimoine et des
éléments de leur train de vie visés aux articles 42 et 43 du code de l'impôt sur le
revenu des personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés.
Article 8
Le contribuable doit communiquer, à toute réquisition des agents de
l'administration fiscale à ces habilités, ses quittances, documents et factures et ses
notes d’honoraires ou les documents et actes en tenant lieu relatifs au paiement des
impôts dont il est redevable ou justifiant l’accomplissement de ses obligations fiscales.
A cet effet, ces agents sont habilités à visiter, sans avis préalable, les locaux
professionnels, magasins ainsi que les entrepôts qui en dépendent et d'une manière
générale tous lieux utilisés pour des activités ou opérations soumises à l'impôt et à
procéder à des constatations matérielles des éléments relatifs à l'exercice de l'activité
commerciale, industrielle ou professionnelle ou des registres et documents
comptables ou les factures ou les notes d’honoraires ou les documents et actes en
tenant lieu. Les constatations matérielles s’effectuent sur la base d’un ordre de mission
14
spécial dont copie est délivrée, contre récépissé, directement au contribuable ou à son
représentant au début de la visite. (Modifié par les articles 22 et 53 de la loi
n°20i5-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016)
Ces constatations ne constituent pas un commencement effectif de la
vérification approfondie de la situation fiscale prévue par l’article 38 du présent code
ou de la vérification ponctuelle prévue par l’article 41 bis de ce même code.
(paragraphe modifié par l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre
2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
Ces agents sont également habilités, en cas d’existence de présomptions
d’exercice d’une activité soumise à l’impôt et non déclarée ou de manœuvres de fraude
fiscale, à procéder, conformément aux dispositions du code de procédure pénale, à des
visites et perquisitions dans les locaux soupçonnés en vue de constater les infractions
commises et de recueillir les éléments de preuve y afférents.
Les agents de l’administration fiscale peuvent procéder à la saisie de tous
documents ou objets prouvant l’exercice d’une activité soumise à l’impôt et non
déclarée ou présumant une infraction fiscale. A l’occasion de chaque visite au sens du
présent article, il est établi un procès-verbal, conformément aux dispositions des
articles 71 et 72 du présent code, relatant le déroulement de l’opération et les
constatations matérielles effectuées avec description détaillée des objets et documents
saisis. Une copie du procès-verbal est délivrée au contribuable ou à son représentant
contre récépissé. Ces agents peuvent également, dans le cadre des visites,
perquisitions et constatations matérielles prévues par le présent article, prendre des
copies des documents pouvant être utilisés pour contrôler et vérifier la situation fiscale
du contribuable. (Modifié par l’article 33 de la loi n° 2019-78 du 23 décembre
2019 portant loi de finances pour l’année 2020)
Article 9
Les personnes soumises à l’obligation de tenir une comptabilité conformément
aux dispositions de l’article 62 du code de l’impôt sur le revenu des personnes
physiques et de l’impôt sur les sociétés, doivent communiquer aux agents de
l’administration fiscale, tous registres, titres, documents, programmes, logiciels et
applications informatiques utilisés pour l’arrêté de leurs comptes et pour
l’établissement de leurs déclarations fiscales ainsi que les informations et données
nécessaires à l’exploitation de ces programmes, logiciels et applications et les
enregistrements et traitements y afférents enregistrées sur supports informatiques.
(Modifié par l’article 79 de la loi n° 2003-80 du 29 décembre 2003 portant loi
de finances pour l’année 2004 et par l’article 36 de la loi n°2013-54 du 30
décembre 2013 portant loi de finances pour l’année 2014)
Lesdites personnes doivent permettre aux agents de l’administration fiscale
d’accéder aux programmes, systèmes, applications informatiques auxiliaires, fichiers
et bases de données utilisés dans la gestion des achats, des ventes, des services, de la
facturation, des recettes, des recouvrements, des paiements, des actifs ou des stocks.
15
(Ajouté par l’article 36 de la loi n° 2013-54 du 30 décembre 2013 portant loi de
finances pour l’année 2014)
Les personnes qui tiennent leur comptabilité ou établissent leurs déclarations
fiscales par les moyens informatiques, doivent communiquer, aux agents de
l'administration fiscale, les informations et éclaircissements nécessaires que ces
agents leur requièrent dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions.
Article 10
Les demandes et significations de l’administration fiscale devant recevoir une
réponse dans un délai déterminé, peuvent être notifiées au moyen de ses agents, des
huissiers-notaires, des huissiers du Trésor ou par lettre recommandée avec accusé de
réception. La notification obéit aux dispositions du code de procédure civile et
commerciale. (L’expression « officiers des services financiers» est remplacée par
l’expression « huissiers du Trésor », par l’article 6 de la loi n°2012-18 du 25
septembre 2012 portant amendement de certains articles du code de la
comptabilité publique pour la création du corps particulier des huissiers du
Trésor relevant du ministère des finances)
La notification a lieu au domicile réel porté par le contribuable sur la
déclaration d’existence prévue par l’article 56 du code de l’impôt sur le revenu des
personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés ou porté sur la dernière déclaration
annuelle de l’impôt pour les personnes physiques qui ne sont pas soumises à
l’obligation de dépôt de la déclaration d’existence. Les adresses non communiquées à
l’administration fiscale conformément à l’article 57 du code de l’impôt sur le revenu
des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés ne lui sont pas opposables.
(Ajouté par l’article 60 de la loi n° 2012-27 du 29 décembre 2012 portant loi de
finances pour l’année 2013)
A défaut, la notification a lieu à l’adresse mentionnée dans l’acte,
l’écrit ou la cession. (Ajouté par l’article 60 de la loi n° 2012-27 du 29
décembre 2012, portant loi de finances pour l’année 2013)
En cas de décès du contribuable et lorsque l’administration fiscale ne parvient
pas à identifier l’héritier du défunt en dépit de ses investigations et qu’aucune
personne n’ait produit son acte de décès, une mise en demeure est notifiée par
l’administration fiscale à l’héritier sans indication de son identité. A l’expiration d’un
délai de trente jours à compter de la date de la mise en demeure, la notification est
communiquée à l’héritier sans indication de son identité. La mise en demeure et la
notification sont faites au dernier domicile du défunt déclaré aux services de
l’administration fiscale, et à défaut, au dernier domicile dont ces services ont eu
connaissance. (Ajouté par l’article 54 de la loi n° 2009-71 du 21 décembre 2009
portant loi de finances pour l’année 2010)
16
Article 10 bis
Nonobstant toute disposition contraire prévue par le présent code, les
notifications et correspondances relatives à l’impôt peuvent être échangées, entre
l’administration fiscale et le contribuable, par les moyens électroniques fiables
donnant à ces notifications et correspondances une force probante pour s’en prévaloir.
Le domaine et les modalités d’application des dispositions du présent article
sont fixés par arrêté du ministre des finances.
(Article ajouté par l’article 24 de la loi n° 2019-78 du 23 décembre 2019
portant loi de finances pour l’année 2020)
Article 11
Sous réserve des délais spéciaux prévus par le présent code, le contribuable doit
répondre par écrit, aux demandes et significations de l’administration fiscale qui lui
ont été notifiées, dans un délai de trente jours à compter de la date de la notification
de la demande ou de la signification.
Article 12
Les agents de l’administration fiscale, des douanes et autres agents de l’Etat
habilités à verbaliser en matière de circulation, effectuent les contrôles nécessaires en
vue de s’assurer du respect de la législation relative aux factures, au transport de
produits et de marchandises et au paiement des impôts dus sur les moyens de
transport routier.
Les agents de l’administration fiscale exercent ce contrôle sur la voie publique,
dans les établissements ouverts au public et en tout autre lieu dont l’accès leur est
légalement permis ; le rôle des autres agents se limite au contrôle sur la voie publique.
Article 13
Le contrôle fiscal s’exerce par les agents de l’administration fiscale et autres
agents publics à ces habilités conformément à la loi, chacun dans la limite de ses
attributions. Les agents de l’administration fiscale peuvent se faire assister, dans le
cadre des opérations de contrôle nécessitant une expertise ou une compétence
technique particulière, par les agents de l’Etat et des établissements publics ou par des
experts non concurrents au contribuable, et ce, sur la base d’une habilitation
par le ministre des finances ou par la personne déléguée par le ministre des finances à cet
effet.
Article 14
Les autorités civiles et les autorités de sûreté prêtent toute l’assistance, qui leur
est requise, aux agents de l’administration fiscale dans le cadre de l’exercice de leurs
fonctions.
17
SECTION II. - OBLIGATION DU RESPECT DU SECRET PROFESSIONNEL
FISCAL
Article 153
Toute personne appelée en raison de ses fonctions ou attributions à intervenir
dans l’établissement, le recouvrement, le contrôle ou le contentieux de l’impôt est
tenue à l’obligation du respect du secret professionnel.
Les notifications et les correspondances relatives à l'impôt, échangées entre les
services de l’administration fiscale ou notifiées par leurs soins au contribuable,
doivent se faire sous plis fermés.
Les agents de l'administration fiscale ne peuvent délivrer des renseignements
ou copies des dossiers qu'ils détiennent qu'au contribuable lui- même et en ce qui
concerne sa situation fiscale ou aux personnes auxquelles le paiement de l’impôt
pourrait être réclamé à la place du contribuable. (Modifié par l'article 36 de la loi
n° 2016-78 du 17 décembre 2016 portant loi de finances pour l'année 2017 et par
l’article 52 de la loi n°2018-56 du 27 décembre 2018 portant loi de finances pour
l'année 2019)
Les services chargés du recouvrement de l’impôt et les services de
l’administration fiscale ne peuvent délivrer des copies d’actes enregistrés ou des
extraits du registre de la formalité de l’enregistrement ou un état des actes enregistrés
fourni par le système informatique, qu’aux parties contractantes ou à leurs ayants
cause. (Modifié par l’article 86 de la loi n°2013-54 du 30 décembre 2013 portant
loi de finances pour l’année 2014 et par l'article 36 de la loi n°2016-78 du 17
décembre 2016 portant loi de finances pour l'année 2017 et par l’article 52 de la
loi n°2018-56 du 27 décembre 2018 portant loi de finances pour l'année 2019)
Sont exclus de l’obligation du respect du secret professionnel fiscal prévu par le
présent article, l’échange de renseignements avec les Etats étrangers liés avec la
Tunisie par des conventions d’échange de renseignements et d’assistance
administrative en matière fiscale ainsi que la communication de renseignements sur
ordonnance ou à la demande des autorités judiciaires compétentes. (Paragraphe
ajouté par l’article 52 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre 2018 portant loi de
finances pour l’année 2019)
Est également exclu de l’obligation du respect du secret professionnel fiscal
prévu par le présent article, la communication par l’administration fiscale aux
autorités, établissements et entreprises publics ci-après, des renseignements
nécessaires à l’exécution de leurs missions ;
3 Les mandataires de justice, les administrateurs judiciaires et autres auxiliaires de justice désignés pour
assurer la gestion des biens immeubles et meubles ayant été confisqués en application du décret-loi n° 2011-13
du 14 mars 2011, sont dispensés , en vertu des dispositions de l’article 43 de la loi n° 2011-7 du 31 décembre 2011
portant loi de finances pour l’année 2012, de l’obligation de produire une ordonnance du juge compétent, à
l’effet de se faire délivrer des copies certifiées conformes aux originaux des contrats enregistrés auprès des
recettes des finances ou des extraits des registres réservés à la formalité de l’enregistrement et relatifs à ces
biens.
18
- Banque Centrale de Tunisie,
- Caisse nationale de sécurité sociale,
- Institut National de la Statistique,
- Agence Technique des Transports Terrestres,
- Registre National des Entreprises,
- Conservation de la Propriété Foncière,
- Administration des douanes.
Ces renseignements et les modes de leur communication sont fixés par arrêté du
ministre chargé des Finances.
(Paragraphe ajouté par l’article 52 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre 2018
portant loi de finances pour l’année 2019)
L’obligation du respect du secret professionnel prévu par le premier
paragraphe du présent article s’étend aux personnes appelées en raison de leurs
fonctions ou attributions à prendre connaissance des renseignements communiqués
par l’administration fiscale aux autorités , établissements et entreprises publics
susvisés au présent article ainsi qu’aux huissiers de justice, huissiers du trésor chargés
de notifier les demandes et les significations de l’administration fiscale et des services
chargés du recouvrement de l’impôt et aux membres des commissions de conciliation
et de la commission de réexamen des arrêtés de taxation d’office prévues par les
articles 117,119 et 127 du présent code. (Paragraphe ajouté par l’article 52 de la loi
n° 2018-56 du 27 décembre 2018 portant loi de finances pour l’année 2019)
19
SECTION III. - DROIT DE
COMMUNICATION
Article 16
Les services de l’Etat et des collectivités locales, les établissements et
entreprises publics, les sociétés et organismes contrôlés par l’Etat ou par les
collectivités locales ainsi que les établissements, entreprises et autres personnes
morales du secteur privé et les personnes physiques, doivent communiquer aux agents
de l’administration fiscale sur demande écrite et pour consultation sur place les
registres, la comptabilité, les factures et les documents qu’ils détiennent dans le cadre
de leur attribution ou dont la tenue leur est prescrite par la législation fiscale. Il est
permis aux agents de l’administration fiscale de prendre des copies des documents
consultés. Ils doivent, en outre, faire parvenir aux agents de l’administration fiscale,
sur demande écrite, des listes nominatives de leurs clients et fournisseurs comportant
les montants des achats et des ventes de marchandises, de services et de biens
effectués avec chacun d’eux, et ce, dans un délai ne dépassant pas trente jours à
compter de la date de la notification de la demande. (Modifié par l’article 50 de la
loi n°2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016)
Les services de l’Etat et des collectivités locales, les établissements et
entreprises publics ainsi que les sociétés dans le capital desquelles l’Etat détient
directement ou indirectement une participation, doivent faire parvenir aux services
compétents de l’administration fiscale, tous les renseignements relatifs aux marchés
pour construction, réparation, entretien, fourniture, services et autres objets mobiliers
qu’ils passent avec les tiers selon un modèle établi par l’administration, et ce, dans un
délai ne dépassant pas trente jours à compter de la date de leur passation. Ils sont
également tenus de faire parvenir, dans les quinze premiers jours de chaque semestre
de l’année civile, aux services fiscaux compétents, une liste nominative selon un
modèle établi par l’administration relative aux personnes exerçant une profession
libérale ayant traitée avec eux qui comporte leur identité, leur matricule fiscale et la
nature de leurs affaires et leurs montants, et ce, au titre du précédent semestre.
(Modifié par l'article 31 de la loi n°20i6-78 du 17 décembre 2016 portant loi de
finances pour l'année 2017)
Les officiers publics et les dépositaires d’archives et de titres publics sont tenus
de communiquer pour consultation sur place, aux agents de l’administration fiscale à
ce habilité, les actes, écrits, registres et pièces des dossiers détenus ou conservés par
eux dans le cadre de leurs fonctions. Ils sont tenus également de permettre à ces
agents de prendre, sans frais, les renseignements, extraits et copies nécessaires pour le
contrôle des actes et des déclarations.
20
Les personnes habilitées à effectuer, dans le cadre de l’exercice de leurs
missions conformément à la législation en vigueur, des annonces de publicités
obligatoires relatives à une mutation, liquidation ou partage d’immeubles ou de
meubles, doivent insérer le numéro du matricule fiscal ou, à défaut, le numéro de la
carte d’identité nationale des propriétaires de ces biens ou des possesseurs ou de leurs
titulaires, et ce, en sus des autres mentions obligatoires légalement exigibles. (Ajouté
par l’article 55 de la loi n° 2005-106 du 19 décembre 2005 portant loi de
finances pour l’année 2006)
Les fédérations et les associations sportives, les comités des festivals, les
imprésarios, intermédiaires et organisateurs de concerts et de spectacles artistiques,
sont tenus de communiquer au centre régional du contrôle des impôts
territorialement compétent, dans un délai ne dépassant pas la première quinzaine de
chaque trimestre civile, chacun dans la limite de ses missions ou activités, les
informations relatives aux contrats conclus par les fédérations et les associations
sportives avec les sportifs ou conclus avec les artistes et les créateurs dont ils ont eu
communication dans le cadre de leurs missions ou activités et ce selon un modèle
établi par l'administration comportant notamment les identités des contractants,
l'objet desdits contrats et les sommes qui y sont stipulées. Ces mêmes personnes sont
également tenues de communiquer, d'office et dans le même délai, des copies desdits
contrats non enregistrés, au centre régional du contrôle des impôts territorialement
compétent. (Ajouté par l’article 33 de la loi n° 2017-66 du 18 décembre
2017portant loi de finances pour l’année 2018)
Il est permis d’adopter les correspondances électroniques pour demander les
documents et informations et pour en disposer. ( Ajouté par l’article 50 de la loi
n°2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016)
L’administration fiscale peut, dans le cadre d’une vérification fiscale
préliminaire ou approfondie ou ponctuelle , demander auprès des autorités
compétentes des Etats liés avec la Tunisie par des conventions d’échange de
renseignements et d’assistance administrative en matière fiscale, les renseignements
dont elle a besoin pour contrôler et vérifier la situation fiscale des contribuables.
(Paragraphe ajouté par l’article 55 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre 2018
portant loi de finances pour l’année 2019 et modifié par l’article 48 du décret-
loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
Les services et les personnes physiques ou morales, visés au présent article ne
peuvent, en l’absence de dispositions légales contraires, opposer l’obligation du
respect du secret professionnel aux agents de l’administration fiscale habilités à
exercer le droit de communication.
21
Article 17
La Banque Centrale de Tunisie, les banques et les institutions financières, y
compris les banques et les institutions financières non résidentes, les sociétés de
gestion de portefeuilles de valeurs mobilières pour le compte des tiers, les sociétés
d'investissement, les sociétés de gestion de fonds prévues par les lois en vigueur, les
intermédiaires en bourse, la Société de dépôt, de compensation et de règlement et
l'Office National des Postes, sont tenus de présenter aux services fiscaux, chaque fois
qu'ils le leur demandent par écrit, dans le cadre d'une vérification fiscale préliminaire
ou d’une vérification fiscale approfondie ou d’une vérification ponctuelle, les numéros
des comptes ouverts auprès d’eux au nom et pour le compte du contribuable ou pour
le compte des tiers ou ouverts par les tiers pour le compte du contribuable, durant la
période non prescrite, l’identité de leurs titulaires, ainsi que la date d’ouverture de ces
comptes, lorsque l’ouverture a eu lieu durant la période susvisée, et la date de leur
clôture, lorsque la clôture a eu lieu au cours de la même période et ce, dans un délai
maximum de vingt jours à compter de la date de la demande. (paragraphe modifié
par l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de
finances pour l’année 2022)
Les entreprises d’assurance, y compris les entreprises d’assurance non
résidentes, sont également tenues de présenter aux services fiscaux, chaque fois qu’ils
le leur demandent par écrit, toutes les données relatives aux dates de souscription des
contrats de capitalisation et des contrats d’assurance-vie souscrits auprès d’elles, leurs
numéros et les délais de leurs échéances, dans un délai maximum de 20 jours à
compter de la date de la demande.
Sans préjudice des dispositions du premier paragraphe du présent article, la
Banque Centrale de Tunisie, les banques et l’Office National des Postes, sont tenus de
déclarer, à l’administration fiscale compétente, dans un délai ne dépassant pas la
première quinzaine de chaque trimestre civil, les numéros des comptes ouverts ou
clôturés auprès d’eux, au cours du trimestre civil précédent, ainsi que l’identité de
leurs titulaires, et ce, selon un modèle établi par l’administration 4. (Paragraphe
ajouté par l’article 53 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre 2018 portant loi de
finances pour l’année 2019)
4 Conformément aux dispositions du numéro 3 de l’article 53 de de la loi n° 2018-56 du 27 décembre 2018
portant loi de finances pour l’année 2019, les dispositions du présent paragraphe s’appliquent aux comptes
ouverts ou clôturés à partir du ierjanvier 2020.
Et conformément aux dispositions du numéro 1 du même article la Banque Centrale de Tunisie, les banques et
l'Office National des Postes sont tenus de déclarer, à l’administration fiscale compétente les numéros des
comptes ouverts auprès d’eux à la date du 31 décembre 2019 et l’identité de leurs titulaires, et ce, dans un délai
ne dépassant pas 15 février 2020 selon un modèle établi par l’administration. Les données sus indiquées
peuvent être déclarées par les moyens électroniques fiables.
22
Les entreprises visées aux premier et deuxième paragraphes du présent article
sont tenues de faire parvenir au directeur général des impôts ou au chef de l’unité du
contrôle national et des enquêtes fiscales ou au directeur de la brigade des
investigations et de la lutte contre l’évasion fiscale ou au directeur des grandes
entreprises, au directeur des moyennes entreprises ou au chef du centre régional du
contrôle des impôts, sur demande écrite, dans un délai maximum de vingt jours à
compter de la date de la notification de la demande, des copies des extraits des
comptes et des montants épargnés objet des contrats de capitalisation ou des contrats
d’assurance-vie susvisés, au cas où le contribuable ne les présente pas aux services de
l’administration fiscale dans un délai de vingt jours à compter de la date de sa mise en
demeure, par écrit, conformément aux dispositions prévues par l’article 10 du présent
code, ou au cas où il les présente d’une manière incomplète. (Modifié par l’article 66
de la loi n° 2017-66 du 18 décembre 2017portant loi de finances pour l’année
2018)
Il est permis d’adopter les correspondances électroniques pour
demander les documents et renseignements et pour en disposer. (Article
modifié par l’article premier de la loi n° 2002-1 du 8 janvier 2002 portant
assouplissement des procédures fiscales, par l’article 12 de la loi n° 2014-54 du
19 août 2014 portant loi de finances complémentaire pour l’année 2014 et par
l'article 37 de la loi n°2016-78 du 17 décembre 2016 portant loi de finances pour
l'année 2017)
Article 17 bis
Les entreprises prévues au premier et au deuxième paragraphes de l’article 17
du présent code sont tenues de présenter aux services de l’administration fiscale,
chaque fois qu’ils le leur demandent, ou de façon périodique, les informations dont
elles disposent requises par les Etats liés à la Tunisie par des conventions d’échange de
renseignements et d’assistance en matière fiscale, conformément aux dispositions de
chaque convention et ce, dans un délai de vingt jours à compter de la date de la
notification de la demande ou avant trente jours du délai imparti pour le transfert des
renseignements à l’étranger, conformément à la convention ou aux arrangements
conclus pour l’appliquer et ce, nonobstant les conditions relatives à l’engagement
d’une vérification fiscale préliminaire ou approfondie ou d’une vérification ponctuelle
et la demande préalable au contribuable de les présenter . (paragraphe modifié par
l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de finances
pour l’année 2022)
Il est permis d’adopter les correspondances électroniques pour demander les
documents et informations et pour en disposer. (Ajouté par l'article 38 de la loi
n°2016-78 du 17 décembre 2016 portant loi de finances pour l'année 2017)
23
Article 17 ter (5)
Toute entreprise établie en Tunisie et remplissant toutes les conditions ci- après,
est tenue de déposer, dans les douze mois suivant la clôture de l’exercice et par les
moyens électroniques fiables, une déclaration pays par pays, selon un modèle établi
par l’administration comportant la répartition des bénéfices pays par pays du groupe
d’entreprises liées auquel elle appartient et des données fiscales et comptables ainsi
que des renseignements sur le lieu d’exercice de l’activité des entreprises du groupe :
- elle détient, directement ou indirectement, une participation dans une ou
plusieurs entreprises qui la rend tenue d’établir des états financiers consolidés
conformément à la législation comptable des entreprises en vigueur ou
lorsqu’elle est tenue de le faire si ses participations sont cotées à la Bourse des
Valeurs Mobilières de Tunis ;
- elle réalise un chiffre d’affaires annuel consolidé hors taxes égal ou supérieur à
1.636 millions de dinars au titre de l’exercice qui précède l’exercice concerné
par la déclaration ;
- aucune autre entreprise ne détient, directement ou indirectement, dans
l’entreprise susmentionnée une participation au sens du premier tiret du
présent paragraphe.
Est également tenue de déposer la déclaration sus indiquée dans le délai et
selon les moyens et format susvisés, toute entreprise établie en Tunisie qui
remplit les conditions ci-après :
- est détenue, directement ou indirectement, par une entreprise établie dans un
Etat n’exigeant pas le dépôt de la déclaration pays par pays mais qui serait
tenue de déposer cette déclaration si elle est établie en Tunisie, ou
- est détenue, directement ou indirectement, par une entreprise établie dans un
Etat ne figurant pas sur la liste prévue au présent article mais avec lequel la
Tunisie a conclu un accord d’échange de renseignements en matière fiscale, ou
- est désignée à cet effet par le groupe d’entreprises liées auquel elle appartient et en
a informé l’administration fiscale. 5
5 Conformément aux dispositions du numéro 11 de l’article 35 de la loi n°20i8-56 du 27 décembre 2018
portant loi de finances pour l'année 2019 les dispositions de l’article 17 ter du code des droits et procédures
fiscaux s’appliquent aux exercices ouverts à partir du 1erjanvier 2020.
24
Est également tenue de déposer la déclaration prévue par le présent article, toute
entreprise établie en Tunisie détenue ,directement ou indirectement , par une
entreprise établie dans un Etat figurant sur la liste prévue par le présent article, et est
tenue de déposer une déclaration pays par pays en vertu de la législation en vigueur
dans cet État ou serait tenue de déposer cette déclaration si elle est établie en Tunisie,
lorsqu’elle est informée par l’administration fiscale d’une défaillance systémique de
l’Etat de résidence fiscale de l’entreprise qui la détient directement ou indirectement.
Le contenu de cette déclaration est fixé par arrêté du ministre chargé des
finances6.
La déclaration prévue par le présent article fait l’objet, sous réserve de
réciprocité, d’échange automatique avec les Etats ayant conclu avec la Tunisie un
accord à cet effet.
La liste des Etats ayant conclu un accord avec la Tunisie autorisant l’échange
automatique de la déclaration pays par pays, prévue par le présent article, est fixée par
arrêté du ministre chargé des finances.
(Article ajouté par l’article 32 de la loi n°20i8-56 du 27 décembre 2018,
portant loi de finances pour l’année 2019)
Article 18
Le ministère public communique aux services de l'administration fiscale, tous
les renseignements et documents présumant une fraude fiscale ou tout autre
agissement ayant pour but de frauder l'impôt ou de compromettre son paiement qu'il
s'agisse d'une instance civile, commerciale ou d'une instruction pénale même terminée
par un non-lieu.
Article 18 bis
Les services fiscaux peuvent conclure avec les autres services administratifs et
les corps chargés du contrôle des conventions portant notamment sur :
- l’obtention périodique des informations,
-la réalisation des opérations de contrôle, d’inspection et de perquisition en
commun,
- l’accès aux connaissances et aux expériences acquises. (Ajouté par
l’article 50 de la loi n° 2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances
pour l’année 2016)
6 arrêté du ministre des finances du 29 avril 2022.
25
SECTION IV. - DROIT DE REPRISE ET DELAIS DE
PRESCRIPTION
Article 197
Sous réserve des dispositions des articles 21, 23, 24 et 26 du présent code, les
omissions, erreurs et dissimulations constatées dans l’assiette, les taux ou la
liquidation des impôts déclarés peuvent être réparées :
1. jusqu’à la fin de la quatrième année suivant celle au cours de laquelle sont
réalisés le bénéfice, le revenu, le chiffre d’affaires, l’encaissement ou le décaissement
des sommes ou autres opérations donnant lieu à l’exigibilité de l’impôt. Toutefois,
pour les entreprises soumises à l’impôt selon le régime réel et pour lesquelles la date
de clôture du bilan ne coïncide pas avec la fin de l’année civile, le droit de reprise de
l’impôt exigible au titre d’un exercice donné s’exerce jusqu’à la fin de la quatrième
année civile suivant celle au cours de laquelle le bilan est clôturé.
Sont considérées parmi les opérations portant obligation de paiement de
l’impôt au sens du présent article :
- L’expiration du délai fixé pour la réalisation des conditions exigibles pour le
bénéfice des avantages fiscaux ou des régimes privilégiés prévus par la législation en
vigueur ;
- Le manquement aux engagements exigibles pour le bénéfice des avantages
fiscaux ou des régimes privilégiés prévus par la législation en vigueur. (Ajouté par
l’article 45 de la loi n° 2010-58 du 17 décembre 2010 portant loi de finances
pour l’année 2011)
2. dans un délai de quatre ans à compter de la date de l’enregistrement de l’acte
ou de la déclaration, en ce qui concerne les droits d’enregistrement. Toutefois,
lorsqu’un acte ou un jugement comportant une valeur des immeubles supérieure à
celle portée sur une déclaration de succession, intervient dans un délai de deux ans à
compter de la date du décès, le délai de prescription commence à courir à compter de
la date de l’enregistrement de l’acte ou du jugement.
Le droit des services fiscaux de taxation au titre des amendes administratives
prévues par les articles de 84 bis à 85 du code des droits et
7 Article 17 de la loi n°20i4-54 du 19 août 2014 portant loi de finances complémentaire pour l’année 2014 :
« Les omissions et dissimulations constatées dans l’assiette de l’impôt, l’application de ses taux ou sa liquidation
pour les personnes qui ont été précédemment condamnées par des jugements ayant acquis la force de la chose
jugée dans des procès relatifs à la contrebande ou au commerce parallèle sont réparées jusqu’à la fin de la
quinzième année suivant celle au cours de laquelle sont réalisés les revenus, l’encaissement ou le décaissement
de l’argent ou autres opérations donnant lieu à l’exigibilité de l’impôt ».
26
procédures fiscaux se prescrit à l’expiration de la quatrième année suivant celle au cours
de laquelle l’infraction passible de l’application de l’amende a été commise.
(Ajouté par l’article 32 de la loi n° 2014-59 du 26 décembre 2014 portant loi de
finances pour l’année 2015)
Article 20
Le délai prévu par l'article 19 du présent code est porté à dix ans pour les
impôts non déclarés et six ans pour les impôts déclarés et dont leurs montants
n’excèdent pas le minimum d’impôt prévu par l’article 48 du présent code, ce délai
commence à courir, pour les droits d'enregistrement, à compter de la date de l'acte, de
la mutation, de l'écrit ou du jugement. (Modifié par l’article 34 de la loi n° 2019-78
du 23 décembre 2019 portant loi de finances pour l’année 2020)
Article 21
Les omissions et erreurs relatives aux droits de timbre peuvent être réparées
dans un délai maximum de dix ans de la date de l'exigibilité des droits.
Article 22
Pour le décompte des délais de reprise en matière de droits d'enregistrement, la
date des actes sous-seing privé n'ayant pas acquis date certaine au sens de l’article 450
du code des obligations et des contrats, n'est pas opposable à l'administration.
Article 23
Les omissions et erreurs relatives à la taxe de circulation sur les véhicules
automobiles, à la taxe annuelle sur les véhicules de tourisme à moteur à huile lourde,
et à l'impôt additionnel annuel sur les véhicules utilisant le gaz du pétrole liquide
peuvent être réparées jusqu’à l’expiration de la quatrième année civile qui suit l’année
civile au cours de laquelle l’impôt est dû tant qu’il n’a pas été prouvé que le véhicule
est hors usage et ce par la présentation d’une attestation délivrée par les services du
ministère chargé du transport justifiant que le véhicule est hors d’usage ou un
document attestant sa non circulation délivré par les autorités compétentes. (Modifié
par l’article 76 de la loi n°2013-54 du 30 décembre 2013 portant loi de finances
pour l’année 2014 et par l’article 55 de la loi n°20i5-53 du 25 décembre 2015
portant loi de finances pour l’année 2016)
Article 24
La taxe unique de compensation de transports routiers, due au titre d'une
année, peut être réclamée jusqu’à l'expiration de la quatrième année suivante.
Toutefois, la période considérée pour la liquidation de la taxe, ne peut excéder six
mois pour les véhicules et les remorques d’une charge utile supérieure à 2 tonnes et
n’excédant pas 5 tonnes ainsi que les autres véhicules autres que ceux utilisés pour le
27
transport de personnes ou le transport de marchandises autorisés à utiliser la route.
(Modifié par l’article 61 de la loi n°20i3-54 du 30 décembre 2013 portant loi de
finances pour l’année 2014)
Pour les véhicules et les remorques d’une charge utile ne dépassant pas 2
tonnes, la taxe peut être réclamée jusqu’à la fin de l’année civile au cours de laquelle la
taxe est due. (Ajouté par l’article 61 de la loi n°20i3-54 du 30 décembre 2013
portant loi de finances pour l’année 2014)
Article 25
Les délais de reprise, prévus par les articles 19 à 24 du présent code, sont
applicables aux pénalités liquidées sur le principal de l'impôt.
Article 26
Nonobstant les délais prévus par les articles 19 et 20 du présent code, le
contrôle peut porter sur des périodes prescrites ayant une incidence sur l'assiette ou le
montant de l'impôt dû au titre des périodes non prescrites, et ce, notamment par
l’imputation de déficits reportés, d’amortissements différés ou de crédits d’impôt.
Toutefois, ce contrôle ne peut, en aucun cas, aboutir à la réclamation d'un
impôt supplémentaire au titre des périodes prescrites.
Article 27
La prescription est interrompue par la notification de l’avis préalable de la
vérification ponctuelle ou de la vérification approfondie de la situation fiscale prévu
par l’article 39 du présent code, par la notification des résultats de la vérification
fiscale, par la reconnaissance de dette, et à défaut, par la notification de l’arrêté de
taxation d’office. Toutefois, et en ce qui concerne les taxes dues sur les moyens de
transport, la prescription est interrompue par la notification du procès-verbal
constatant l’infraction. Ladite notification tient lieu de notification des résultats de la
vérification fiscale. (Complété par l’article 79 de la loi n° 2001123 du 28 décembre
2001 portant loi de finances pour l’année 2002 et modifié par l’article 55 de la
loi n°2018-56 du 27 décembre 2018 portant loi de finances pour l’année 2019 et
par l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de
finances pour l’année 2022)
La prescription est également interrompue, pour les impôts non déclarés, par la
notification de la mise en demeure prévue par le deuxième paragraphe de l’article 47
du présent code ou par la notification de l’avis de la vérification ponctuelle ou de
vérification approfondie de la situation fiscale prévue par l’article 39 du présent code.
(Ajouté par l’article 51 de la loi n° 2005-106 du 19 décembre 2005 portant loi de
28
finances pour l’année 2006 et modifié par l’article 48 du décret-loi n° 2021-21
du 28 décembre 2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
Pour les infractions prévues par les articles de 84 bis à 85 du présent code, la
prescription est interrompue par la notification au contrevenant de la mise en
demeure prévue par le troisième et le quatrième paragraphe de l’article 47 du présent
code ou par la notification d’un arrêté de taxation portant sur les amendes
administratives exigibles. (Ajouté par l’article 32 de la loi n° 2014-59 du 26
décembre 2014 portant loi de finances pour l’année 2015 et modifié par l’article
30 de la loi n° 2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de finances pour l’année
2018)
SECTION V. - DROIT DE RESTITUTION DES SOMMES PERÇUES EN TROP
Article 28
L'action en restitution des sommes perçues en trop doit intervenir dans un
délai maximum de trois ans à compter de la date à laquelle l'impôt est devenu
restituable conformément à la législation fiscale. (Modifié par l’article 26 de la loi
n° 2009-71 du 21 décembre 2009 portant loi de finances pour l’année 2010)
Le délai sus indiqué commence à courir :
- de la date de son recouvrement, pour l’impôt indûment perçu,
- de la date de la réalisation des conditions prévues par l’article 15 du code de la
taxe sur la valeur ajoutée ou par l’article 54 du code de l’impôt sur le revenu des
personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés, pour le crédit d’impôt,
- de la date à laquelle le jugement ou l’arrêt de justice acquiert la force de la chose
jugée, pour l’annulation, la révocation, la résolution ou la rescision prononcée par la
justice visée par le paragraphe II de l’article 74 du code des droits d’enregistrement et
de timbre,
- de la date à laquelle le jugement ou l’arrêt de justice acquiert la force de la chose
jugée, pour les sommes d’impôt perçues dans le cadre d’un arrêté de taxation d’office
ou d’un jugement ou d’un arrêt de justice y afférent et qui ont été modifiées ou
annulées. (Ajouté par l’article 26 de la loi n° 2009-71 du 21 décembre 2009
portant loi de finances pour l’année 2010)
La demande de restitution du crédit de la taxe sur la valeur ajoutée entraîne,
dans les cas concernés par l’application du délai de cent vingt jours prévu au premier
paragraphe de l’article 32 du présent code, la suspension du droit à déduction pour les
sommes demandées en restitution, des montants de l’impôt de la taxe exigibles.
29
(Ajouté par l’article 32 de la loi n° 2009-71 du 21 décembre 2009 portant loi de
finances pour l’année 2010)
Lorsque les services fiscaux ne donnent pas suite à la demande en restitution
dans les délais prévus au premier paragraphe de l’article 32 du présent code, le
contribuable peut reprendre son droit à déduction. (Ajouté par l’article 32 de la loi
n° 2009-71 du 21 décembre 2009 portant loi de finances pour l’année 2010)
La restitution partielle ou totale de la taxe sur la valeur ajoutée, le bénéfice
d’une avance ainsi que la suspension du droit à déduction sont subordonnés au dépôt
de déclarations rectificatives. (Ajouté par l’article 32 de la loi n° 2009-71 du 21
décembre 2009 portant loi de finances pour l’année 2010)
Le crédit confirmé par les services fiscaux est restitué au contribuable et ce
nonobstant les procédures suivies pour les sommes non confirmées par ceux-ci.
(Ajouté par l’article 32 de la loi n° 2009-71 du 21 décembre 2009 portant loi de
finances pour l’année 2010 et modifié par l’article 19 de la loi n° 2014-59 du 26
décembre 2014 portant loi de finances pour l’année 2015)
Article 29
L’action en restitution est introduite au moyen d’une demande écrite motivée à
déposer contre récépissé, auprès des services compétents de l’administration fiscale.
Lesdits services sont tenus de donner suite à la demande en restitution, dans un délai
maximum de six mois à compter de la date de son dépôt. Le refus total ou partiel de la
demande en restitution doit être motivé. Le défaut de réponse, dans le délai fixé par le
présent article, est considéré comme un refus implicite de la demande en restitution.
Article 30
Les services de l’administration fiscale instruisent les demandes en restitution
selon des modalités fixées par arrêté du ministre des finances®.
Article 31
La restitution des sommes perçues en trop ne peut être accordée qu’au
contribuable ayant déposé toutes ses déclarations fiscales échues et non prescrites à la
date du dépôt de la demande en restitution et à la date de l’ordonnancement de
restitution des sommes perçues en trop. (Complété par l’article 63 de la loi n°2013-
8
54 du 30 décembre 2013 portant loi de finances pour l’année 2014)
Les services de l'administration fiscale procèdent au contrôle nécessaire en vue
de s'assurer du bien fondé de la demande en restitution. Ce contrôle ne fait pas
obstacle à la vérification approfondie de la situation fiscale prévue par l'article 38 du
présent code ou de la vérification ponctuelle prévue par l’article 41 bis du même code.
(paragraphe modifié par l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre
2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
8 arrêté du ministre des finances du 8 janvier 2002.
30
Article 32
La restitution du crédit de la taxe sur la valeur ajoutée s’effectue, dans les cas
prévus au paragraphe II de l’article 15 du code de la taxe sur la valeur ajoutée, dans un
délai ne dépassant pas cent vingt jours à partir de la date du dépôt de la demande en
restitution remplissant toutes les conditions légales requises.
(Modifié par l’article 30 de la loi n° 2009-71 du 21 décembre 2009 portant loi de
finances pour l’année 2010)
Le délai est réduit à soixante jours pour les entreprises dont les comptes sont
légalement soumis à l’audit d’un commissaire aux comptes et pour lesquels la
certification est intervenue au titre du dernier exercice clôturé pour lequel le délai de
déclaration de l’impôt sur les sociétés au titre de ses résultats est échu à la date du
dépôt de la demande et ce à condition que la certification des comptes ne comporte
pas de réserves ayant une incidence sur l’assiette de l’impôt. (Ajouté par l’article 30
de la loi n° 2009-71 du 21 décembre 2009 portant loi de finances pour l’année
2010)
Le délai est réduit à trente jours pour le crédit de la taxe sur la
valeur ajoutée provenant : (Modifié par l’article 31 de la loi n° 2009-71 du 21
décembre 2009 portant loi de finances pour l’année 2010)
- (Abrogés par l’article 10 de la loi n° 2007-69 du 27 décembre 2007
portant incitation à l’initiative économique)
- des ventes en suspension de taxe ;
- de la retenue à la source de la taxe sur la valeur ajoutée ;
- les opérations d’investissement direct telles que définies par l’article 3 de la loi
de l’investissement réalisées par les entreprises autres que celles exerçant dans le
secteur financier, les secteurs de l’énergie à l’exception des énergies renouvelables, des
mines, de la promotion immobilière, de la consommation sur place, du commerce et
des opérateurs de télécommunication; (Modifié par l’article 29 de la loi n° 2009-71
du 21 décembre 2009 portant loi de finances pour l’année 2010 et par l’article
17 de la loi n° 2017-8 du 14 février 2017 portant refonte du dispositif des
avantages fiscaux) 9
- des investissements de mise à niveau, réalisés dans le cadre d’un programme
de mise à niveau approuvé par le comité de pilotage du programme de mise à niveau.
Le délai est réduit, pour les opérations d’exportation de biens ou de services, à
sept jours, décomptés à partir de la date de dépôt de la demande de restitution
accompagnée des pièces justifiant l’opération d’exportation. (Modifié par l’article 31
de la loi n° 2009-71 du 21 décembre 2009 portant loi de finances pour l’année
2010)
Le délai de sept jours est également appliqué au crédit d’impôt visé au
9 Conformément aux dispositions de l’article 23 de la loi n° 2017-8 du 14 février 2017 portant refonte du
dispositif des avantages fiscaux, sous réserve des dispositions contraires prévues par la présente loi, les
dispositions de la présente loi s’appliquent à partir du 1er avril 2017.
31
paragraphe III bis de l’article 15 du code de la taxe sur la valeur ajoutée et au deuxième
sous paragraphe du premier tiret du paragraphe I bis de l’article 54 du code de l’impôt
sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés. (Ajouté par
l’article 19 de la loi n° 2014-59 du 26 décembre 2014 portant loi de finances
pour l’année 2015)
Les sommes indûment restituées donnent lieu, en sus des pénalités prévues par
les articles 81 et 82 du présent code, à l’application d’une pénalité de 0,5% par mois ou
fraction de mois à compter de la date de la restitution et jusqu’à la fin du mois au
cours duquel a eu lieu le paiement de ces sommes ou la reconnaissance de la dette ou
la notification des résultats de la vérification fiscale. (Modifié par l’article 47 de la
loi n° 2006-85 du 25 décembre 2006 portant loi de finances pour l’année 2007)
Nonobstant les dispositions du paragraphe précédent, est appliquée une
amende fiscale administrative au taux de 100% du crédit de la taxe sur la valeur
ajoutée visé aux premier et deuxième tirets du numéro 1 du numéro II et du numéro
III bis de l’article 15 du code de la taxe à la valeur ajoutée, et à l’article 47 de la loi n°
2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016 et qui est
indûment restitué. (Ajouté par l'article 35 de la loi n°2016-78 du 17 décembre
2016 portant loi de finances pour l'année 2017)
Article 33
La restitution des sommes perçues en trop s’effectue après déduction des
créances fiscales constatées dans les écritures du receveur des finances à la charge de
la personne ayant demandé la restitution ou de son ayant cause, même si ces créances
sont encore partiellement ou totalement litigieuses.
32
Article 34
Le contribuable bénéficie d’un intérêt de restitution au taux de 0,5% des
sommes indûment perçues en vertu d’une taxation d’office liquidée par mois ou
fraction de mois écoulé à compter de la date de son recouvrement et jusqu’à la date de
la décision de restitution. (Modifié par l’article 47 de la loi n° 2006-85 du 25
décembre 2006 portant loi de finances pour l’année 2007)
Article 35
La restitution des sommes perçues en trop s’effectue par prélèvement direct sur
les recettes au titre de l’impôt ou des pénalités objet de la restitution.
SECTION VI. - Les accords préalables relatifs à la méthode de
détermination des prix des transactions entre les entreprises liées 10
Article 35 bis 11
Les entreprises ayant des liens de dépendance ou de contrôle, au sens du
quatrième paragraphe de l’article 48 septies du code de l’impôt sur le revenu des
personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés, avec des entreprises établies hors
de la Tunisie peuvent demander à l’administration fiscale de conclure un accord
préalable sur la méthode de détermination des prix des transactions futures avec les
entreprises établies hors de la Tunisie, avec lesquelles elle tient des liens de
dépendance ou de contrôle, et ce pour une période allant de trois à cinq ans.
Il ne peut être mis fin à l’accord conclu avant l’expiration de la durée
contractuelle fixée par l’accord.
Cependant, l’accord devient caduque de la date de son entrée en application s’il
est établi que:
- l’entreprise concernée a présenté des faits erronés ou a dissimulé des
renseignements,
- elle n’a pas honoré les obligations prévues par l’accord ou a commis des
manœuvres frauduleuses.
Les modalités de conclusion dudit accord et ses effets sont fixés par arrêté du
ministre chargé des finances12.
10 Cette section est ajoutée par l’article 33 de la loi n°20i8-56 du 27 décembre 2018, portant loi de finances
pour l’année 2019.
11 Conformément aux dispositions du numéro 11 de l’article 35 de la loi n°20i8-56 du 27 décembre 2018,
portant loi de finances pour l’année 2019 les dispositions de l’article 35 bis du code des droits et procédures
fiscaux s’appliquent aux exercices ouverts à partir du 1er janvier 2020.
12 arrêté du ministre des finances du 06 août 2019
33
CHAPITRE II. - PROCEDURES DE LA VÉRIFICATION FISCALE
Article 36
La vérification fiscale prend la forme d’une vérification préliminaire des
déclarations, actes et écrits détenus par l’administration fiscale ou d’une vérification
approfondie ou d’une vérification ponctuelle. (article modifié par l’article 48 du
décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de finances pour l’année
2022)
SECTION I. - VÉRIFICATION PRÉLIMINAIRE DES DÉCLARATIONS, ACTES
ET ÉCRITS
Article 37
La vérification préliminaire des déclarations, actes et écrits détenus par
l’administration fiscale s’effectue sur la base des éléments y figurant et de tous
documents et renseignements dont dispose l’administration, et notamment ceux
contenus dans les déclarations et documents déposés par les tiers en application de la
législation fiscale en vigueur ou communiqués à l’administration fiscale dans le cadre
de l’application des dispositions des articles 16 et 18 du présent code. La demande
d’informations dans le cadre de l’article 16 précité doit être générale et ne pas viser
spécialement une ou plusieurs personnes. (Complété par l’article 48 de la loi n°
2009-71 du 21 décembre 2009 portant loi de finances pour l’année 2010)
L’administration fiscale demande par écrit, dans le cadre des opérations de
vérification fiscale préliminaire, les renseignements, éclaircissements ou justifications
concernant l’opération de vérification ; elle peut également demander par écrit, le cas
échéant, aux personnes physiques des états détaillés de leurs patrimoines et des
éléments de leurs train de vie. Le contribuable doit, dans les deux cas, répondre par
écrit, dans un délai maximum de vingt jours à compter de la date de la notification de
la demande. (Ajouté par l’article 48 de la loi n° 2009-71 du 21 décembre 2009
portant loi de finances pour l’année 2010 et modifié par l’article 31 de la loi n°
2014-59 du 26 décembre 2014 portant loi de finances pour l’année 2015, par
l'article 40 de la loi n°2016-78 du 17 décembre 2016 portant loi de finances
pour l'année 2017 et par l’article 33 de la loi n° 2019-78 du 23 décembre 2019
portant loi de finances pour l’année 2020 )
Les services de l’administration fiscale peuvent exercer le droit de
communication prévu par l’article 17 du présent code dans le cadre d’une vérification
fiscale préliminaire. (Ajouté par l'article 39 de la loi n°2016-78 du 17 décembre
2016 portant loi de finances pour l'année 2017)
L’administration fiscale peut également utiliser, dans le cadre de la vérification
préliminaire des déclarations, actes et écrits, les résultats des visites,
perquisitions et constatations matérielles réalisées conformément aux dispositions de
l’article 8 du présent code et ce:
34
- pour vérifier la situation fiscale des personnes physiques soumises à
l’impôt sur le revenu selon le régime forfaitaire, visées par l’article 44 bis du code de
l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés,
- pour contrôler les avantages, dégrèvements et régimes privilégiés en
matière fiscale accordés aux personnes morales ou aux personnes physiques.
(Ajouté par l’article 48 de la loi n° 2009-71 du 21 décembre 2009 portant loi
de finances pour l’année 2010 et modifié par l’article 37 de la loi n° 2010-58
du 17 décembre 2010 portant loi de finances pour l’année 2011 et par l’article
33 de la loi n° 2019-78 du 23 décembre 2019 portant loi de finances pour
l’année 2020 )
Les services de l’administration fiscale peuvent utiliser les méthodes
d’évaluation forfaitaire des revenus des contribuables prévues par les articles 42 et 43
du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les
sociétés. (Ajouté par l'article 40 de la loi n°2016-78 du 17 décembre 2016
portant loi de finances pour l'année 2017)
La vérification préliminaire n'est pas subordonnée à la notification d'un avis
préalable et ne fait pas obstacle à la vérification approfondie de la situation fiscale ou
à la vérification ponctuelle. (paragraphe modifié par l’article 48 du décret-loi n°
2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
(Paragraphe ajouté par l’article 59 de la loi n° 2012-27 du 29 décembre
2012 portant loi de finances pour l’année 2013 et abrogés par l’article 48 du
décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de finances pour l’année
2022)
Les services fiscaux doivent notifier au contribuable les résultats de l’opération
de vérification préliminaire de ses déclarations, actes ou écrits dans un délai ne
dépassant pas 90 jours à compter de la date de l’expiration du délai qui lui a été
imparti par la loi pour présenter sa réponse prévu par le deuxième paragraphe du
présent article. L’administration fiscale peut proroger ce délai d’une période
maximale de cent quatre-vingt jours, en cas de demande de renseignements auprès
des autorités compétentes des Etats liés avec la Tunisie par des conventions
d'échange de renseignements et d'assistance administrative en matière fiscale.
L’administration fiscale est tenue d’informer le contribuable de la prorogation, avant
l’expiration de délai de quatre-vingt-dix jours. (Ajouté par l’article 31 de la loi n°
2014-59 du 26 décembre 2014 portant loi de finances pour l’année 2015 et
modifié par l’article 55 de la loi n°2018-56 du 27 décembre 2018 portant loi de
finances pour l’année 2019 )
35
SECTION II. - VÉRIFICATION APPROFONDIE DE LA SITUATION
FISCALE
Article 38
La vérification approfondie de la situation fiscale porte sur tout ou partie de la
situation fiscale du contribuable ; elle s’effectue sur la base de la comptabilité pour le
contribuable soumis à l’obligation de tenue de comptabilité et dans tous les cas sur la
base de renseignements, de documents ou de présomptions de fait ou de droit. La
comptabilité exigée conformément à la législation fiscale n’est pas admise, en cas de
défaut de sa présentation aux services de l’administration fiscale dans le délai de
trente jours de la date de la notification adressée au contribuable par les moyens
prévus par l’article 10 du présent code et l’établissement d’un procès verbal
conformément aux dispositions des articles 70 à 72 du même code. Cette disposition
n’est pas applicable dans les cas où la comptabilité est déposée auprès des tribunaux,
du ministère public, des organismes de contrôle publics, des experts chargés
conformément à la loi ou en présence d’un autre empêchement légal ainsi que pour
les cas de force majeure. (Complété par l’article 62 de la loi n° 2004-90 du 31
décembre 2004 portant loi de finances pour l’année 2005)
L’administration fiscale ne peut procéder à une nouvelle vérification
approfondie du même impôt et pour la même période que lorsqu’elle dispose de
renseignements touchant à l’assiette et à la liquidation de l’impôt et dont elle n’a pas
eu connaissance précédemment.
Egalement, les services de l’administration fiscale ne peuvent
procéder après une vérification approfondie à une vérification
préliminaire ou une vérification ponctuelle du même impôt et pour la
même période. (Paragraphe ajouté par l’article 59 de la loi n° 2012-27 du 29
décembre 2012, portant loi de finances pour l’année 2013 et modifié par
l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de
finances pour l’année 2022)
Article 38 bis 13
Les entreprises, dont le chiffre d’affaires annuel hors taxes est supérieur ou égal
à 200 millions de dinars et qui réalisent des transactions dont leur montant annuel
hors taxes est supérieur ou égal pour chaque catégorie à 100 mille dinars et ce avec
une ou plusieurs entreprises résidentes ou établies hors de la Tunisie et avec
lesquelles elles ont des liens de dépendance ou de contrôle, au sens de l’article 48
septies du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les
sociétés, sont tenues de présenter aux agents de l’administration fiscale, à la date du
commencement de la vérification fiscale approfondie de leurs situations fiscales, les
documents justifiant la politique de prix de transfert appliquée à ses
13 Conformément aux dispositions du numéro 7 de l’article 15 de la loi n°2020-46 du 23 décembre 2020,
portant loi de finances pour l’année 2021, les dispositions dudit article s’appliquent aux exercice ouverts à
partir du 1er janvier 2020 et ayant fait l’objet d'un avis préalable à partir du 1er janvier 2021.
36
transactions avec lesdites entreprises. Le contenu de ces documents est fixé par arrêté
du ministre chargé des finances14.
Les informations devant être présentées dans le fichier local sont
limitées aux transactions dont le montant annuel hors taxes est
supérieur ou égal pour chaque catégorie à 100 mille dinars. (Les
dispositions du premier paragraphe sont abrogées et remplacées par les
dispositions du paragraphe 6 de l’article 15 de la loi n°2020-46 du 23
décembre 2020, portant loi de finances pour l’année 2021 )
Ces documents ne se substituent pas aux justificatifs afférents à chaque
transaction.
Lorsque les documents requis ne sont pas présentés aux agents de
l’administration fiscale, à la date du commencement de la vérification fiscale
approfondie, ou leur sont présentés d’une manière incomplète, l’administration
fiscale procède à la notification à l’entreprise concernée une mise en demeure de les
produire ou de les compléter dans un délai de quarante jours de la date de la mise en
demeure, et ce conformément aux procédures prévues par l’article 10 du présent
code, tout en précisant la nature des documents concernés.
(Article ajouté par l’article 31 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre 2018,
portant loi de finances pour l’année 2019)
Article 39
Les opérations de vérification approfondie de la situation fiscale font
obligatoirement l'objet d'une notification d'un avis préalable. L'avis est notifié au
contribuable, et ce, conformément aux procédures prévues par l'article 10 du présent
code. (Modifié par l’article 60 de la loi n° 2012-27 du 29 décembre 2012 portant
loi de finances pour l’année 2013)
L'avis de vérification approfondie doit comporter, en sus des indications
relatives au service chargé de la vérification et de son cachet, la mention expresse du
droit du contribuable de se faire assister durant le déroulement de la vérification et la
discussion de ses résultats par une personne de son choix ou de se faire représenter à
cet effet par un mandataire conformément à la loi. L'avis doit préciser, en outre, les
impôts et la période concernés par la vérification, l'agent ou les agents qui en sont
chargés ainsi que la date du commencement de la vérification qui doit s’écarter de
quinze jours au moins de la date de la notification de l’avis. Le délai de 15 jours sus-
indiqué ne s’applique pas dans les cas prévus au deuxième paragraphe de l’article 32
du présent code. (Complété par l’article 33 de la loi n° 2009-71 du 21 décembre
2009 portant loi de finances pour l’année 2010)
L'administration fiscale peut différer, à son initiative ou à la demande écrite du
contribuable, le commencement de la vérification pour une durée ne dépassant pas
soixante jours.
14 arrêté du ministre des finances du 16 octobre 2019
37
Article 40
La vérification approfondie de la situation fiscale se déroule dans les locaux de
l'entreprise. La vérification peut avoir lieu dans les bureaux de l’administration fiscale
sur demande écrite de l’entreprise ou à l’initiative de l’administration fiscale en cas de
nécessité, dans ce cas, les échanges des registres et documents se font contre
récépissés.
La durée effective maximale de la vérification approfondie de la situation fiscale
est fixée à six mois lorsque la vérification s'effectue sur la base d'une comptabilité
tenue conformément à la législation en vigueur et à une année dans les autres cas.
La durée de la vérification approfondie est calculée à compter de la date de son
commencement mentionnée dans l'avis de la vérification jusqu'à la notification des
résultats de la vérification prévue par l'article 43 du présent code.
Toutefois, lorsque la vérification est différée, son commencement effectif est
constaté par un procès-verbal établi conformément aux modalités prévues par les
articles 71 et 72 du présent code.
Ne sont pas prises en compte pour le calcul de cette durée, les interruptions de
la vérification intervenues pour des motifs attribués au contribuable ou à
l'administration et ayant fait l’objet de correspondances sans que la durée totale de
ces interruptions puisse excéder soixante jours. Le retard constaté dans la
présentation de la compatibilité après la mise en demeure prévue par le premier
paragraphe de l'article 38 du présent code n’est pas également pris en compte, sans
que ce retard puisse dépasser 30 jours ; n’est pas également pris en compte le retard
constaté dans la présentation de la documentation justifiant les prix de transfert
après la mise en demeure prévue par l’article 38 bis du présent code sans que le
retard non pris en compte excède 40 jours. (Modifié par l'article 47 de la loi
n°20i6-78 du 17 décembre 2016 portant loi de finances pour l'année 2017 et par
l’article 35 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre 2018, portant loi de finances
pour l’année 2019)
Dans le but d’obtenir des renseignements auprès des autorités compétentes des
Etats liés avec la Tunisie par des conventions d'échange de renseignements et
d'assistance administrative en matière fiscale, l’administration fiscale est habilitée, le
cas échéant, à proroger la durée de la vérification approfondie de la situation fiscale
d’une période maximale de cent quatre-vingt jours. Cette prorogation n’est pas prise
en compte pour le calcul de la durée effective maximale de la vérification approfondie
et pour le calcul de la durée totale de l’interruption de la vérification prévue par le
cinquième paragraphe du présent article. L’administration fiscale est tenue
d’informer le contribuable, de la prorogation avant l’expiration de la durée effective
maximale de la vérification ; elle peut, le cas échéant, demander au contribuable de
remettre sa comptabilité à la disposition des vérificateurs au cours de la durée de la
prorogation, et ce conformément aux procédures prévues par l’article 10 du présent
38
code. (Paragraphe ajouté par l’article 55 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre
2018, portant loi de finances pour l’année 2019)
Article 41
L'administration fiscale peut demander des renseignements, éclaircissements
ou justifications en rapport avec la vérification. Lorsque la demande est écrite, le
contribuable doit y répondre par écrit, dans un délai ne dépassant pas vingt jours à
compter de la date de la notification ou de la remise directe de la demande de
l'administration fiscale ; le retard dans la réponse aux demandes de l'administration
fiscale n'est pas pris en compte pour le calcul de la durée de la vérification
approfondie de la situation fiscale. (Modifié par l’article 31 de la loi n° 2014-59 du
26 décembre 2014 portant loi de finances pour l’année 2015)
SECTION II BIS : VÉRIFICATION PONCTUELLE15
Article 41 bis
La vérification ponctuelle porte sur la situation fiscale du contribuable au titre
d’une période n’excédant pas l’année et non prescrite. Cette vérification peut
concerner tous les impôts exigibles au titre de ladite période ou une partie de ces
impôts ou quelques opérations ou données relatives à l’établissement de ces impôts ;
les prix de transfert sont exclus du champ d'application de la vérification ponctuelle.
Les dispositions du précédent paragraphe ne font pas obstacle à la vérification
des périodes non couvertes par la vérification ponctuelle lorsqu’elles ont des effets sur
la période concernée par cette vérification sans que cela puisse aboutir à la
réclamation d'un impôt supplémentaire au titre desdites périodes.
La vérification ponctuelle est soumise à toutes les règles et procédures relatives
à la vérification approfondie de la situation fiscale lorsqu’elles ne sont pas contraires
aux dispositions particulières y afférentes.
L’avis préalable relatif à la vérification ponctuelle doit mentionner
expressément, son type et, le cas échéant, les opérations et les données concernées
par la vérification et ce, en sus des mentions prévues par l’article 39 du présent code.
La date du commencement effectif de la vérification ponctuelle doit s’écarter de
quinze jours au moins de la date de la notification de l’avis préalable y afférent.
Toutefois, l’administration fiscale peut différer, à son initiative ou à la demande écrite
du contribuable, le commencement de la vérification ponctuelle pour une durée ne
dépassant pas sept jours.
Lorsque la comptabilité n’est pas présentée aux agents de l’administration
15 Section ajoutée par les dispositions de l’article 47 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021
portant loi de finances pour l’année 2022
39
fiscale habilités à procéder à l’opération de la vérification ponctuelle à la date fixée
pour son commencement effectif, une mise en demeure est notifiée au contribuable
par les moyens prévus par l’article 10 ou par l’article 10 bis du présent code pour la
présenter dans un délai n’excédant pas sept jours de la date de la notification de la
mise en demeure.
La vérification ponctuelle ne peut être effectuée plus qu’une fois durant une
année sauf sur demande du contribuable.
L’administration fiscale ne peut procéder à une vérification ponctuelle
concernant des impôts exigibles au titre d’une période déterminée ou des opérations
ou données ayant fait l’objet d’une vérification ponctuelle ou approfondie que
lorsqu’elle dispose de renseignements touchant à l’assiette et à la liquidation de
l’impôt et dont elle n’a pas eu connaissance précédemment.
Article 41 ter
La vérification ponctuelle est soumise aux délais spéciaux ci-après :
a) Trente jours pour la durée effective maximale de la vérification visée par
l’article 40 du présent code, et ce, lorsque la vérification ponctuelle est
effectuée sur la base d’une comptabilité conforme à la législation fiscale
et soixante jours dans les autres cas.
Ne sont pas prises en compte pour le calcul de cette durée :
- la période de retard dans la présentation de la compatibilité après la mise
en demeure du contribuable concerné prévue par l’article 41 bis du
présent code,
- et la période de retard dans la réponse écrite aux demandes de
l'administration fiscale de renseignements, éclaircissements ou
justifications relatifs à l’opération de la vérification ponctuelle,
- et les interruptions de la vérification ponctuelle intervenues pour des
motifs indépendants de la volonté du contribuable, à la demande de
celui-ci ou à l’initiative de l’administration fiscale et qui ont fait l’objet de
correspondances, sans que la durée totale de l’interruption de la
vérification ponctuelle puisse excéder quinze jours aussi bien lorsque
cette interruption a eu lieu à la demande du contribuable que lorsqu’elle
a eu lieu à l’initiative de l’administration fiscale.
b) Sept jours pour le délai relatif à la réponse du contribuable aux
demandes de l’administration fiscale de renseignements,
éclaircissements ou justifications relatifs à l’opération de la vérification
fiscale tel que prévu par l’article 41 du présent code.
40
c) Dix jours pour le délai relatif à la réponse par écrit du contribuable aux
résultats de la vérification fiscale tel que prévu par l’article 44 du présent
code.
d) Dix jours pour le délai relatif à la réponse de l’administration fiscale par
écrit à l’opposition du contribuable aux résultats de la vérification fiscale
tel que prévu par l’article 44 bis du présent code.
e) Sept jours pour le délai fixé au contribuable pour formuler par écrit, ses
observations, oppositions et réserves à la réponse de l’administration
fiscale sur ses oppositions aux résultats de la vérification fiscale tel que
prévu par l’article 44 bis du présent code.
f) Sept jours pour le délai fixé au contribuable pour s’opposer à la
notification des rectifications apportées par l’administration fiscale aux
résultats de la vérification fiscale au vu de l’avis de la commission de
conciliation tel que prévu par l’article 124 du présent code.
g) Douze mois pour le délai maximum fixé pour la notification de l’arrêté de
taxation d’office au contribuable tel que prévu par l’article 51 bis du
présent code.
Les dispositions du sixième paragraphe de l’article 40 du présent code relatif à
la prorogation de la durée de la vérification approfondie pour obtenir des
renseignements auprès des autorités compétentes des Etats liés avec la Tunisie par
des conventions d'échange de renseignements et d'assistance administrative en
matière fiscale, ne sont pas applicables à la vérification ponctuelle.
41
SECTION III. - DISPOSITIONS COMMUNES
Article 42
Le contribuable peut se faire assister, durant le déroulement de la vérification
fiscale et la discussion de ses résultats, par une personne de son choix ou se faire
représenter à cet effet, par un mandataire conformément à la loi.
Article 43
L'administration fiscale notifie au contribuable, par écrit, les redressements
relatifs à sa situation fiscale. La notification s’effectue conformément aux procédures
prévues par l’article 10 du présent code.
La notification comporte notamment :
- la nature de la vérification fiscale dont a fait l’objet le contribuable ;
- les chefs de redressements et la méthode retenue pour l’établissement des
nouvelles bases d’imposition ;
- le montant de l’impôt exigible ou les rectifications du crédit d’impôt, du report
déficitaire et des amortissements régulièrement différés ;
- les pénalités exigibles ;
- l’invitation du contribuable à formuler ses observations, oppositions et réserves
relatives aux résultats de la vérification, dans le délai fixé selon le cas, à quarante-cinq
jours de la date de la notification des résultats de la vérification pour la vérification
fiscale préliminaire ou la vérification fiscale approfondie et à dix jours de la même
date pour la vérification ponctuelle.(tiret modifié par l’article 48 du décret-loi
n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
Article 44
Le contribuable doit répondre par écrit aux résultats de la vérification fiscale,
dans un délai de quarante cinq jours à compter de la date de la notification. (Modifié
par l’article 31 de la loi n° 2014-59 du 26 décembre 2014 portant loi de finances
pour l’année 2015)
Article 44 bis
Lorsque le contribuable formule son opposition aux résultats de la vérification
fiscale dans les délais prévus par l’article 44 du présent code, l’administration fiscale
doit répondre par écrit à l’opposition du contribuable dans un délai ne dépassant pas
quatre-vingt-dix jours à compter de la date de ladite
42
opposition 16- Le rejet partiel ou total par l’administration fiscale de l’opposition
du contribuable doit être motivé. Cette réponse est notifiée
conformément aux procédures prévues par l’article 10 du présent code.
(Modifié par l’article 30 de la loi n° 2014-59 du 26 décembre 2014 portant loi
de finances pour l’année 2015 et par l’article 30 de la loi n°2020-46 du 23
décembre 2020, portant loi de finances pour l’année 2021)
Est accordé au contribuable un délai de quinze jours à compter de la date de la
notification de la réponse de l’administration fiscale, pour formuler par écrit ses
observations, oppositions et réserves relatives à cette réponse. (Ajouté par l’article
57 de la loi n° 2006-85 du 25 décembre 2006 portant loi de finances pour
l’année 2007)
Article 45
L’acquiescement du contribuable à tout ou partie des résultats de la vérification
fiscale s’effectue par la souscription d’une déclaration rectificative et d’une
reconnaissance de dette.
Article 46
L'administration fiscale peut procéder à une réduction ou à un rehaussement
des résultats de la vérification fiscale, et ce, pour réparer les erreurs matérielles
relatives à l’imposition ou lorsqu’elle dispose de renseignements touchant à l'assiette
ou à la liquidation de l'impôt et dont elle n'a pas eu connaissance précédemment.
La demande de réduction des résultats de la vérification fiscale est présentée
selon le cas au tribunal de première instance ou à la cour d’appel chargée de l’affaire
tant qu’un jugement définitif la concernant n’est pas prononcé.
La demande de rehaussement des résultats de la vérification fiscale est
présentée au tribunal de première instance chargé de l’affaire tant qu’un jugement de
première instance la concernant n’est pas prononcé.
Le rehaussement des résultats de la vérification fiscale s’effectue, après le
prononcé du jugement de première instance, par arrêté de taxation d’office tout en
observant les procédures prévues par les articles 43 et 44 du présent code.
16 Conforment aux dispositions du numéro 2 de l’article 30 de la loi n° 2020-46 du 23 decembre 2020
portant loi de finances pour l’année 2021, Le delai de quatre vingt dix jours s’applique aux réponses écrites du
contribuable relatives aux résultats de la vérification fiscale effectuées à partir du 1 er janvier 2021. Les réponses
effectuées avant le 1er janvier 2021 demeurent soumises au précident delai de 6 mois.
43
CHAPITRE III. - TAXATION D’OFFICE
Article 47
- La taxation est établie d’office en cas de désaccord entre l'administration fiscale
et le contribuable sur les résultats de la vérification fiscale préliminaire ou
approfondie prévue par l’article 36 du présent code, ou lorsque le contribuable ne
répond pas par écrit à la notification des résultats de la vérification fiscale ou à la
réponse de l’administration fiscale à son opposition à ces résultats dans les délais
fixés à cet effet par les dispositions du présent code . (Paragraphe modifié par
l’article 58 de la loi n° 2006-85 du 25 décembre 2006 portant loi de finances
pour l’année 2007 et par l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre
2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
La taxation est également établie d’office, en cas de défaut de dépôt par le
contribuable, des déclarations fiscales et des actes prescrits par la loi pour
l’établissement de l’impôt, et ce, dans un délai maximum de trente jours à compter de
la date de sa mise en demeure, conformément aux procédures prévues par l’article 10
du présent code.
La taxation au titre des amendes fiscales administratives prévues par les
articles 84 ter et 84 sexies du présent code est établie lorsque le contribuable ne
procède pas à la régularisation de sa situation dans un délai de 30 jours à compter de
la date de sa mise en demeure et dans un délai de 40 jours de la date de sa mise en
demeure pour l’amende fiscale administrative prévue par l’article 84 undecies de ce
même code conformément aux procédures prévues par l’article 10 du présent code. La
mise en demeure n’est pas exigée en cas de taxation au titre des amendes fiscales
administratives prévues par les articles 84 bis, 84 quater, 84 quinquies,84 septies, 84
nonies, 84 decies, 84 duodecies et 85 du présent code. ( Paragraphe modifié par
l’article 32 de la loi n° 2014-59 du 26 décembre 2014 portant loi de finances
pour l’année 2015, par l'article 54 de la loi n° 2016-78 du 17 décembre 2016
portant loi de finances pour l’année 2017, par les articles 35 et 45 de la loi n°
2018-56 du 27 décembre 2018, portant loi de finances pour l’année 2019 et par
l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de
finances pour l’année 2022)
L’amende prévue par le premier paragraphe de l’article 84 octies du présent
code est appliquée sans mise en demeure de la personne concernée. Cependant,
l’amende prévue par le deuxième paragraphe du même article est appliquée lorsque la
personne concernée n’a pas rendu l’attestation de bénéfice de l’avantage fiscal et les
bons de commande visés par le même article, dans un délai de 10 jours de la date de
sa mise en demeure, conformément aux dispositions de l’article 10 du présent code.
(Ajouté par l’article 30 de la loi n° 2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de
finances pour l’année 2018)
4
4
Article 48
La taxation est établie d’office dans le cas prévu par le deuxième paragraphe de
l'article 47 du présent code, sur la base de présomptions de droit ou de fait ou sur la
base des éléments de l’imposition portés sur la dernière déclaration déposée à
l’exception du crédit d’impôt, des déficits et des amortissements différés provenant
des périodes antérieures à la période concernée par la déclaration ainsi que des
dégrèvements fiscaux au titre des revenus et bénéfices réinvestis, et ce, avec un
minimum d’impôt non susceptible de restitution, perçu par déclaration nonobstant le
nombre des impôts exigibles concernés fixé sous réserve du minimum d’impôt prévu
par les articles 44 et 49 du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et
de l’impôt sur les sociétés comme suit: (Complété par l’article 44 de la loi n° 2012-
27 du 29 décembre 2012, portant loi de finances pour l’année 2013 et modifié
par l’article 17 de la loi n°2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances
pour l’année 2016 )
- 200 dinars pour les personnes morales,
- 100 dinars pour les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu selon
le régime réel ou soumises à l’impôt sur le revenu selon le régime forfaitaire au titre
des bénéfices des professions non commerciales,
- 50 dinars pour les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu au
titre des bénéfices industriels et commerciaux selon le régime forfaitaire,
- 25 dinars dans les autres cas.
Dans ce cas, la taxation d'office ne fait pas obstacle à la
vérification approfondie de la situation fiscale ou à la vérification
ponctuelle . (paragraphe modifié par l’article 61 de la loi n°2007-70 du 27
décembre 2007 portant loi de finances pour l’année 2008 et par l’article 48 du
décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de finances pour l’année
2022)
Article 49
Dans les cas prévus aux deuxième, troisième et quatrième
paragraphes de l’article 47 du présent code, la taxation est établie
nonobstant les procédures prévues par les articles 41 ter, 43, 44 et 44 bis
et par l’article 122 et suivants relatifs aux commissions de conciliation
du présent code. (article modifié par l’article 43 de la loi n°2013-54 du 30
décembre 2013 portant loi de finances pour l’année 2014 et par l'article 30 de
loi n°2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de finances pour l’année 2018 et
par l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de
finances pour l’année 2022)
45
Article 50
La taxation d’office prévue par l’article 47 du présent code, est établie au moyen
d'un arrêté motivé du directeur général des impôts, du chef de l’unité du
46
contrôle national et des enquêtes fiscales, du directeur des grandes
entreprises, du directeur des moyennes entreprises ou du chef du centre
régional de contrôle des impôts, et ce, sur la base des résultats de la
vérification fiscale et de la réponse y afférente du contribuable si elle
existe. (Modifié par l’article 38 de la loi n° 2012-1 du 16 mai 2012 portant loi de
finances complémentaire pour l’année 2012, par l’article 42 de la loi n°20i3-54
du 30 décembre 2013 portant loi de finances pour l’année 2014 et par l’article
66 de la loi n°2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de finances pour l’année
2018 )
L'arrêté de taxation d'office comporte les indications suivantes :
- les services de l’administration fiscale ayant procédé à la vérification fiscale ;
- la méthode d’imposition retenue ;
- les fondements juridiques de l’arrêté ;
- les noms, prénoms et grade des vérificateurs ;
- la date du commencement de la vérification approfondie ou de la vérification
ponctuelle et de son achèvement ainsi que le lieu de son déroulement ; (tiret
modifié par l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021
portant loi de finances pour l’année 2022)
- les années et les impôts concernés par la vérification fiscale ;
- le montant de l’impôt exigible et des pénalités y afférentes ou les rectifications
du crédit d’impôt, les pénalités y afférentes, ainsi que les rectifications du report
déficitaire et des amortissements régulièrement différés ; ( Modifié par l'article
35 de la loi n°2016-78 du 17 décembre 2016 portant loi de finances pour
l'année 2017)
- la recette des finances auprès de laquelle seront constatées les sommes
exigibles ;
- l’information du contribuable de son droit de s’opposer à l’arrêté de taxation
d’office devant le tribunal de première instance territorialement compétent et le
délai imparti pour cette action ;
- l’information du contribuable de la possibilité de suspendre l’exécution de
l’arrêté de taxation d’office conformément aux dispositions de l’article 52 du
présent code.
47
L’arrêté de taxation d’office portant sur les amendes fiscales administratives
prévues par le troisième et le quatrième paragraphes de l’article 47 du présent code
comporte les mentions suivantes. (Modifié par l’article 30 de la loi n°20i7- 66 du
18 décembre 2017 portant loi de finances pour l’année 2018)
- les services de l’administration fiscale ayant procédé à l’opération de contrôle ou
de vérification ;
- la nature de l’infraction constatée ;
- la méthode retenue pour l’application de l’amende exigible au titre de l’infraction
;
- le fondement juridique de l’arrêté ;
- les noms, prénoms et grades des vérificateurs ;
- la période concernée par l’application des amendes ;
- le montant de l’amende taxée ;
- la recette des finances auprès de laquelle seront constatées les sommes
exigibles ;
- l’information du contribuable de son droit de s’opposer à l’arrêté de taxation
d’office devant le tribunal de première instance territorialement compétent et le
délai imparti pour cette action. (Ajouté par l’article 42 de la loi n° 2014-59 du
26 décembre 2014 portant loi de finances pour l’année 2015)
Article 51
L’arrêté de taxation d’office est notifié au contribuable conformément aux
procédures prévues par l’article 10 du présent code. Le contribuable peut s’opposer à
cet arrêté conformément aux dispositions de l’article 55 du présent code.
48
Article 51 bis (17)
- L'arrêté de taxation d’office est notifié au contribuable, dans les cas visés au premier
paragraphe de l’article 47 du présent code, dans un délai ne dépassant pas trente mois
de la date de la notification des résultats de la vérification fiscale. N’est pas prise en
compte pour le calcul de ce délai, la période de prise en charge des dossiers de
vérification fiscale par les commissions de conciliation correspondant à la période de
suspension des délais de prescription telle qu’elle est prévue par l’article 125 du présent
code (18).(Paragraphe modifié par l’article 69 du décret-loi n° 2021-21 du 28
décembre 2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
L'arrêté de taxation d’office est notifié au contribuable, dans les cas visés aux
deuxième, troisième et quatrième paragraphes du même article et qui exigent une
mise en demeure, dans un délai ne dépassant pas douze mois de la date de sa mise en
demeure. (Article ajouté par l’article 49 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre
2018 portant loi de finances pour l’année 2019)
Article 52
L'arrêté de taxation d'office est exécutoire nonobstant les actions en oppositions
y afférentes. L’exécution de l’arrêté est suspendue par le paiement de 10% du montant
de l'impôt en principal exigible ou par la production d’une caution bancaire de 15% du
même montant, et ce, dans un délai de soixante jours à compter de la date de la
notification. La suspension d’exécution prend effet jusqu’à la date de la notification du
jugement de première instance. 17 18
17 Numéro 2 de l’article 49 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre 2018, portant loi de finances pour l’année
2019 :
Nonobstant, les dispositions du premier et deuxième paragraphes de l’article 51 bis du code des droits et
procédures fiscaux, les arrêtés de taxation d’office sont notifiés dans un délai ne dépassant pas:
- 31 décembre 2022, pour les résultats de la vérification fiscale notifiés avant le 1 er janvier
2019 (article modifié par l’article 69 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de finances pour
l’année 2022)
- le 31 décembre 2019, pour les mises en demeure visées aux deuxième, troisième et quatrième paragraphes
de l’article 47 du code des droits et procédures fiscaux et notifiées avant le 1 er janvier 2019.
18 Les dispositions du numéro 7 de l’article 69 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de
finances pour l’année 2022 s’appliquent aux dossiers de vérification fiscale, pour lesquels le délai maximum de
notification d’arrêtés de taxation d’office prévu par l’article 51 bis du code des droits et procédures fiscaux, n’est
pas expiré à la date de l’entrée en vigueur de ces dispositions y compris les dossiers de vérification fiscale sur
lesquels les commissions de conciliation ont statué avant cette date.
49
Le montant de l’impôt objet de la caution bancaire est recouvrable auprès de
l’établissement de crédit ayant la qualité de banque à l’expiration d’une année à
compter de la date de la notification de l’arrêté de taxation. Toutefois, et en cas de
prononciation du jugement de première instance et sa notification avant l’expiration
dudit délai, le recouvrement sera limité au montant prononcé en première instance.
A l’expiration du délai visé par le paragraphe précédent, l’établissement de
crédit ne peut, ni s’opposé au recouvrement, ni opposer aux services du recouvrement
la poursuite des biens du contribuable. (Les dispositions du 1er et 2ème paragraphe
sont abrogées par l’article 61 de la loi n°20i5-53 du 25 décembre 2015 portant loi
de finances pour l’année 2016)
Par dérogation aux dispositions du premier paragraphe du présent article,
l’exécution des arrêtés de taxation d’office établis conformément aux dispositions du
deuxième paragraphe de l’article 47 du présent code est suspendue par le paiement de
20 % du montant de l’impôt en principal exigible. (Ajouté par l’article 32 de la loi
^2019-78 du 23 décembre 2019 portant loi de finances pour l’année 2020)
- Sont exclus de la suspension de l’exécution, l’impôt en principal et les
pénalités administratives exigibles en matière de retenue de l’impôt à
la source et les amendes fiscales administratives prévues par les
articles 83, 83 bis et de 84 bis à 85 du présent code. (Complété par
l’article 43 de la loi ^2013-54 du 30 décembre 2013 portant loi de finances
pour l’année 2014 et modifié par l’article 61 de la loi n°2015-53 du 25
décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016 et par l’article 69
du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de finances pour
l’année 2022)
Il est statué sur les recours portant opposition contre les arrêtés de taxation
d’office ayant fait l’objet d’un sursis à exécution dans un délai ne dépassant pas six mois
de la date de l’enrôlement de l’affaire devant le tribunal de première instance.
(Ajouté par l’article 3 de la loi n°2002-1 du 8 janvier 2002 portant
assouplissement des procédures fiscales)
50
TITRE II. - DROITS DE RECOURS
JURIDICTIONNELS EN MATIÈRE FISCALE
CHAPITRE PREMIER. - CONTENTIEUX DE L’ASSIETTE DE L’IMPOT
SECTION I. - PROCEDURES DEVANT LES TRIBUNAUX DE PREMIÈRE
INSTANCE
Article 53
Le contentieux de l’assiette couvre les recours visés à l’article 54 du
présent code et relatifs à l’impôt en principal et aux pénalités prévues
par l’article 32 et les articles 81 à 86 du présent code. ( Modifié par l’article
42 de la loi n° 2014-59 du 26 décembre 2014 portant loi de finances pour l’année
2015 et par l'article 35 de la loi n°2016-78 du 17 décembre 2016 portant loi de
finances pour l'année 2017)
Article 54
Les tribunaux de première instance sont compétents pour statuer, en premier
ressort, sur les recours portant oppositions contre les arrêtés de taxation d’office ou
relatifs à la restitution de l’impôt.
Ces tribunaux sont également compétents pour statuer sur les oppositions
relatives aux actes de notification, ajournements, significations et autres procédures
ayant trait à la taxation d’office ou à la restitution de l’impôt et ce, dans le cadre des
recours visés au paragraphe premier du présent article. (Ajouté par l’article 60 de la
loi n°2007-70 du 27 décembre 2007 portant loi de finances pour l’année 2008)
Article 55
Le recours, formé contre les services de l’administration fiscale, est porté devant
le tribunal de première instance dans la circonscription de laquelle se trouve le service
de l’administration fiscale en charge du dossier, et ce, dans un délai ne dépassant pas
soixante jours à compter de la date de la notification de l’arrêté de taxation d’office ou
de l’expiration du délai imparti pour donner suite à la demande en restitution, et ce, au
moyen d’une requête écrite, établie par le contribuable ou par un mandataire désigné à
cet effet, conformément à la loi et comportant les mentions prévues par le code de
procédure civile et commerciale ; une copie de cette requête, accompagnée des pièces
justificatives, est signifiée aux services de l’administration fiscale.
51
Article 56
Les dispositions du code de procédure civile et commerciale sont applicables
aux recours visés à l’article 54 du présent code lorsqu’elles ne sont pas contraires aux
dispositions particulières du présent code.
Article 57
Le ministère d’avocat est obligatoire lorsque le montant de la taxation d’office
ou celui relatif à la demande en restitution est supérieur à vingt cinq mille dinars.
L’administration est représentée à l’instance par ses agents à ce
habilités, sans besoin de pouvoir spécial à cet effet. (Modifié par l’article
premier de la loi n° 2006-11 du 6 mars 2006 portant modification de certaines
dispositions du code des droits et procédures fiscaux)
Article 58
L’administration fiscale peut notifier les ajournements et
significations relatifs aux recours prévus par l’article 54 du présent code
ainsi que les jugements et arrêts y afférents par ses agents, par les
huissiers du Trésor ou par les huissiers notaires. (L’expression « officiers
des services financiers » est remplacée par l’expression «« huissiers du Trésor
», par l’article 6 de la loi n°20i2-18 du 25 septembre 2012 portant amendement
de certains articles du code de la comptabilité publique pour la création du
corps particulier des huissiers du Trésor relevant du ministère des finances)
Article 59
Le délai de comparution à l’audience fixé pour l’affaire ne doit pas être inférieur
à trente j ours à compter de la date de la signification à l’administration d’une copie de
la requête introductive d’instance.
Article 60
(Abrogé par l'article 46 de la loi n°2016-78 du 17 décembre 2016 portant
loi de finances pour l'année 2017)
Article 61
(Abrogé par l'article 46 de la loi n°2016-78 du 17 décembre 2016 portant
loi de finances pour l'année 2017)
Article 62
Dans les litiges relatifs aux droits d’enregistrement ou à l’impôt sur le revenu au
titre de la plus-value immobilière, le tribunal ordonne d’office une expertise
52
pour évaluer
Articlela 64
valeur vénale des immeubles, des droits immobiliers et des fonds de
commerce cédés.
Le tribunal peut, en dehors des cas sus- indiqués, ordonner le recours à
l’expertise pour les affaires litigieuses qui lui sont soumises conformément aux
dispositions du code de procédure civile et commerciale. (Ajouté par l’article 49 de
la loi n° 2009-71 du 21 décembre 2009 portant loi de finances pour l’année
2010)
Les experts sont tenus de déposer les rapports auprès du greffe du tribunal et
de délivrer directement, contre récépissé ou par huissiers notaires, copies de ces
rapports aux services fiscaux en charge du dossier et au contribuable et ce durant les
quarante huit heures à compter de la date du dépôt. ( Ajouté par l’article 49 de la loi
n° 2009-71 du 21 décembre 2009 portant loi de finances pour l’année 2010)
Le tribunal accorde aux services fiscaux et au contribuable un délai minimum
de 15 jours à compter de la date de la réception, pour formuler leurs observations,
réserves et oppositions concernant les rapports de l’expertise.
(Ajouté par l’article 49 de la loi n° 2009-71 du 21 décembre 2009 portant loi de
finances pour l’année 2010)
L’expertise prévue par le présent article ne couvre pas l’opération de liquidation
à nouveau des montants de des impôts et des amendes dus ou restituables qui
demeure soumise aux dispositions de l’article 66 du présent code. (Ajouté par
l’article 49 de la loi n° 2009-71 du 21 décembre 2009 portant loi de finances
pour l’année 2010 et modifié par l’article 42 de la loi n° 2014-59 du 26 décembre
2014 portant loi de finances pour l’année 2015)
Article 63
Les audiences sont publiques sauf si le tribunal chargé de l’affaire décide de les
tenir à huit clos sur demande motivée du contribuable ou de son mandataire désigné à
cet effet conformément à la loi.
L’administration fiscale ne peut joindre au dossier de l’affaire des documents
comportant des renseignements précis sur les activités des personnes non parties au
procès. Toutefois, elle peut joindre au dossier des renseignements les concernant, sous
forme de moyennes de chiffres d'affaires, de revenus ou de bénéfices sans révéler leurs
identités.
L'interdiction prévue au deuxième paragraphe du présent article ne s'applique
pas aux renseignements dont la publication est autorisée par la loi.
53
Les moyens de preuve prévus par les numéros 3 et 5 de l'article 427 du code des
obligations et des contrats ne peuvent être admis par le tribunal pour prouver les
allégations des parties relatives à l’affaire.
Article 65
Le contribuable taxé d'office ne peut obtenir la décharge ou la réduction de
l'impôt porté à sa charge qu'en apportant la preuve de la sincérité de ses déclarations,
de ses ressources réelles ou du caractère exagéré de son imposition.
Article 65 bis
L’affaire est classée à la phase de première instance et de l’appel sur
présentation par l’une des parties des justificatifs de la conclusion de la transaction
entre l’administration et le contribuable. (Article ajouté par l’article 37 de la loi n°
2014-54 du 19 août 2014 portant loi de finances complémentaire pour l’année
2014)
Article 66
En cas d’introduction de modifications nécessitant une nouvelle liquidation des
sommes à payer ou restituables, le tribunal peut se faire assister par l'administration
fiscale pour établir cette nouvelle liquidation ou désigner, à la demande du
contribuable, un expert à cet effet.
Article 66 bis
Sous réserve des dispositions de l’article 123 du code de procédure civile et
commerciale, les jugements prononcés par les tribunaux dans les recours portant
opposition contre les arrêtés de taxation d’office doivent contenir, en plus des
montants prononcés au titre du principal des droits et des pénalités, les rectifications
relatives au crédit d’impôt, aux reports déficitaires et aux amortissements différés.
(Ajouté par l’article 61 de la loi n° 2012-27 du 29 décembre 2012 portant loi de
finances pour l’année 2013)
SECTION II - DE L’APPEL
Article 67
Les jugements du tribunal de première instance rendus dans les recours prévus
par l'article 54 du présent code, sont susceptibles d’appel devant la cour d'appel
territorialement compétente, dans un délai de trente jours à compter de la date de la
signification du jugement.
L'appel est interjeté au moyen d'une requête écrite rédigée par l'appelant ou par
un mandataire désigné à cet effet conformément à la loi.
54
L’appel interjeté
Article 64 contre les jugements de première instance rendus dans les
recours relatifs à la taxation d’office n’est pas suspensif de l’exécution de ces
jugements. Toutefois, les sommes recouvrées dans le cadre de l’exécution de l’arrêté de
taxation d’office ne peuvent être restituées qu’en vertu de jugements passés en la force
de la chose jugée.
Le ministère d’avocat est obligatoire lorsque le montant de la taxation d’office
ou celui relatif à la demande en restitution est supérieur à vingt cinq mille dinars. Il
appartient à l’administration d’interjeter appel et de suivre le déroulement de
l’instance en appel par ses agents à ce habilités, sans besoin de pouvoir spécial à cet
effet. (Ajouté par l’article 2 de la loi n° 2006-11 du 6 mars 2006 portant
modification de certaines dispositions du code des droits et procédures fiscaux)
Article 68
Les dispositions des articles 56, 57, 58 et 63 à 66 bis du présent code
sont applicables à l’appel. (Modifié par l’article 61 de la loi n° 2012-27 du 29
décembre 2012 portant loi de finances pour l’année 2013)
La cour d’appel statue sur les oppositions relatives aux actes de notification des
ajournements et significations portant sur les jugements prononcés en matière de
taxation d’office ou en matière de restitution de l’impôt dans le cadre de l’examen du
recours en appel de ces jugements. (Ajouté par l’article 60 de la loi n° 2007-70 du
27 décembre 2007 portant loi de finances pour l’année 2008 et modifié par
l'article 42 de la loi n° 2014-59 du 26 décembre 2014 portant loi de finances
pour l’année 2015)
SECTION III. - DE LA CASSATION
Article 69
Le recours en cassation contre les arrêts des cours d’appel, rendus dans les
recours prévus par l’article 54 du présent code, s’effectue conformément aux
procédures prévues par la loi organique relative au Tribunal administratif et par les
lois qui l’ont modifiées ou complétées.
L’administration fiscale peut notifier les documents et mémoires
relatifs aux procédures de cassation dans les recours prévus à l’article 54
du présent code et signifier les arrêts de cassation y afférents et autres
documents, par ses agents, par les huissiers du Trésor ou par les
huissiers de justice. (Ajoutépar l’article 36 de la loi n° 2008-77 du 22
décembre 2008 portant loi de finances pour l’année 2009 et modifié par
l’article 6 de la loi n° 2012-18 du 25 septembre 2012 portant amendement de
certains articles du code de la comptabilité publique pour la création du corps
particulier des huissiers du trésor relevant du ministère des finances)
55
Article 73
CHAPITRE II. - CONTENTIEUX FISCAL PENAL
SECTION I. - CONSTATATION DES INFRACTIONS FISCALES PENALES
Article 70
Les infractions à la législation fiscale autres que celles prévues aux articles 81 à
85 et à l’article 88 du présent code, sont constatées par des procès-verbaux établis par
les agents de l’administration fiscale et autres agents habilités à verbaliser en matière
des infractions fiscales pénales. Ces agents sont également habilités à constater les
infractions visées par les articles 180 et 181 du code pénal et relatives à la contrefaçon
des timbres, sceaux ou marques fiscaux ou à leur réutilisation.
Article 71
Les procès-verbaux relatifs aux infractions fiscales pénales sont établis par deux
agents assermentés ayant constaté personnellement et directement les faits qui
constituent l’infraction, ces procès-verbaux font foi jusqu’à preuve du contraire.
Article 72
Le procès-verbal constatant l’infraction doit mentionner les indications
suivantes :
1. la date, l’heure et le lieu du procès-verbal ;
2. la nature de l’infraction commise ;
3. les noms, prénoms et profession du contrevenant lorsque celui-ci est une
personne physique ou la raison sociale et l’adresse lorsque le contrevenant est une
personne morale ;
4. les procédures afférentes aux saisies opérées avec description des documents,
marchandises et objets saisis ;
5. la signature du contrevenant ou de son représentant ayant assisté à
l’établissement du procès-verbal ou la mention, selon le cas, de son absence ou de son
refus de signer ;
6. le cachet du service dont relèvent les agents verbalisateurs et les noms,
prénoms et signature de ces agents.
56
Les procès-verbaux constatant les infractions fiscales pénales sont inscrits, dans
un ordre numérique ininterrompu, sur des registres spéciaux ouverts à cet effet par
l’administration fiscale. Cette inscription doit mentionner pour chaque procès-verbal,
en sus des indications prévues par l’article 72 du présent code, les procédures
contentieuses ou transactionnelles observées et leur issue.
SECTION II. - POURSUITE ET TRANSACTION DES INFRACTIONS FISCALES
PENALES
Article 74
Le directeur général des impôts, le chef de l’unité du contrôle national et des
enquêtes fiscales, le directeur des grandes entreprises, le directeur des moyennes
entreprises ou le chef du centre régional de contrôle des impôts met en mouvement
l’action publique et transmet les procès-verbaux dûment établis au procureur de la
république auprès du tribunal de première instance dans la circonscription de laquelle
se trouve le service de l’administration fiscale qui a constaté ou en charge de
l’infraction, et ce, pour les infractions fiscales pénales non passibles d’une peine
corporelle. (Modifié par l'article 75 de la loi n°20i6-78 du 17 décembre 2016
portant loi de finances pour l'année 2017 et par l’article 66 de la loi n° 2017-66
du 18 décembre 2017 portant loi de finances pour l’année 2018)
Pour les infractions fiscales pénales passibles d’une peine corporelle, l’action
publique est mise en mouvement auprès du tribunal de première instance dans la
circonscription de laquelle se trouve le service de l’administration fiscale qui a
constaté l’infraction ou qui est en charge par le ministre des finances ou par le
directeur général des impôts par délégation du ministre des finances après avis d’une
commission dont la composition, les attributions et les modalités de fonctionnement
sont fixées par décret^). (Modifié par l’article 42 de la loi n° 2013-54 du 30
décembre 2013 portant loi de finances pour l’année 2014 et par l’article 36 de la
loi n° 2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de finances pour l’année 2018 )
Le ministre chargé des finances, le directeur général des impôts, le chef de l’unité
du contrôle national et des enquêtes fiscales, le directeur des grandes entreprises, le
directeur des moyennes entreprises ou les chefs des centres régionaux du contrôle des
impôts, exercent chacun dans son domaine de compétence, le recours d’appel et le
pourvoi en cassation contre les jugements et arrêts rendus en matière des infractions
fiscales pénales ou en chargent à cet effet, 19
19 decret n° 2001-1721 du 24 juillet 2001
57
leurs Article
représentants,
73 conformément à la règlementation en vigueur.
(Ajouté par l’article 36 de la loi n° 2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de
finances pour l’année 2018 et modifié par l’article 66 de la loi n° 2017-66 du 18
décembre 2017 portant loi de finances pour l’année 2018 )
Le mémoire indiquant les moyens du pourvoi en cassation doit être présenté au
greffe de la cour de cassation, dans un délai n’excédant pas 30 jours de la date de la
réception d’une copie de l’arrêt attaqué du greffe de la cour qui l’a rendu, et ce par les
agents de l’administration fiscale, sans besoin de pouvoir spécial à cet effet. (Ajouté
par l’article 36 de la loi n° 2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de finances
pour l’année 2018)
Article 75
Les agents de l’administration fiscale peuvent suivre devant les
tribunaux, sans pouvoir spécial, les affaires pénales dépendant des
services fiscaux dont ils relèvent ; ils peuvent aussi, accomplir tout acte
relevant habituellement des attributions des huissiers-notaires ou
recourir à cet effet, aux services des huissiers du Trésor. (L’expression «
officiers des services financiers » est remplacée par l’expression « huissiers du
Trésor », par l’article 6 de la loi n°2012-18 du 25 septembre 2012 portant
amendement de certains articles du code de la comptabilité publique pour la
création du corps particulier des huissiers du Trésor relevant du ministère des
finances)
Article 76
Sous réserve des dispositions de l’article 25 du présent code, la poursuite des
infractions fiscales pénales se prescrit après trois ans à compter de la date de
l’infraction pour les infractions passibles d’une amende pécuniaire et après cinq ans à
compter de la date de l’infraction pour les infractions passibles d’une amende
pécuniaire et d’une peine corporelle. (Modifié par l’article 38 de la loi n° 2012-27
du 29 décembre 2012, portant loi de finances pour l’année 2013)
La prescription est interrompue, pour les infractions fiscales pénales, par la
notification du procès-verbal constatant l’infraction.
Article 77
Les tribunaux de première instance sont compétents pour statuer, en premier
ressort, sur toutes les affaires relatives aux infractions fiscales pénales prévues par le
présent code.
Article 78
L’administration fiscale peut transiger pour les infractions fiscales pénales dont
la constatation ou la poursuite lui incombe, avant qu’un jugement définitif y afférent
ne soit prononcé, et ce, à l’exclusion des infractions visées à l’article 102 du présent
code et aux articles 180 et 181 du code pénal.
58
Article 79
La transaction prévue par l'article 78 du présent code, s'effectue sur la base d'un
tarif fixé par arrêté du ministre des finances 20 et après la régularisation, par le
contrevenant, de sa situation fiscale.
Article 80
La poursuite des infractions fiscales pénales se prescrit et l'action publique y
afférente s’éteint par la transaction.
SECTION III. - BRIGADE DES INVESTIGATIONS ET DE LA LUTTE CONTRE
L’EVASION FISCALE21
Article 80 bis
Est créé, à la direction générale des impôts, un corps spécial dénommé "brigade
des investigations et de la lutte contre l’évasion fiscale” exerçant ses attributions sous
l’autorité des procureurs généraux près des cours d’appel. Est attribué aux agents de la
brigade des investigations et de la lutte contre l’évasion fiscale le droit de s'autosaisir
des investigations sur les délits fiscaux.
Le statut de ce corps est fixé par décret gouvernemental.
Article 80 ter
Sans préjudice des prérogatives attribuées aux services fiscaux dans la
constatation et la poursuite des infractions fiscales pénales, les agents de la brigade
des investigations et de la lutte contre l’évasion fiscale procèdent à la recherche des
infractions fiscales pénales et à la collecte de ses preuves sur tout le territoire tunisien,
tant qu’une décision d’ouvrir une information n’est pas encore prise.
Les agents de la brigade des investigations et de la lutte contre l’évasion fiscale
établissent également des rapports sur les infractions fiscales pénales pour lesquelles
les procureurs de la république ont ouvert une information et exécutent les actes
d’instruction requis par les juges d’instruction.
Article 80 quater
Les agents de la brigade des investigations et de la lutte contre l’évasion fiscale
reçoivent, en cas de besoin, les déclarations des personnes suspectées d’avoir commis
des infractions fiscales pénales, ainsi que les déclarations de
20 arrêté du ministre des finances du 08 janvier 2002
21(21 ) Section ajoutée par l'article 33 de la loi n°2016-78 du 17 décembre 2016 portant loi de finances pour
l'année 2017.
59
quiconque qu’ils jugent utile d'auditionner, et en dressent procès-verbaux. La
personne poursuivie a le droit d’obtenir une copie légale du procès-verbal dans un
délai maximum de 10 jours à compter de sa date.
Les opérations de vérification préliminaire, approfondie ou ponctuelle de la
situation fiscale du contribuable engagées par les services de l’administration fiscale
ne font pas obstacle à l’intervention des agents de la brigade des investigations et de la
lutte contre l’évasion fiscale, pendant la vérification, en vue de procéder aux
investigations dont ils se sont saisis ou dont ils ont été chargés par les autorités
concernées.( paragraphe modifié par l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28
décembre 2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
Article 80 quinquies
Les agents de la brigade des investigations et de la lutte contre l’évasion fiscale,
munis de leurs cartes professionnelles, ont le droit de contrôler les marchandises
transportées sur la voie publique, de fouiller les véhicules utilisés dans leur transport
et de vérifier les pièces d’identité des personnes qui sont à leur bord et de leurs effets.
Les conducteurs de ces véhicules sont tenus d’obéir à leurs injonctions.
Article 80 sexies
Nonobstant les dispositions de l’article 74 du présent code, les procureurs de la
république peuvent procéder à des enquêtes portant sur les plaintes qui leur
parviennent à propos des infractions fiscales pénales commises et charger les agents
de la brigade des investigations et de la lutte contre l’évasion fiscale de faire certains
actes relevant de leur compétence.
Les juges d’instruction peuvent également constater les infractions fiscales
pénales qu'ils ont pu découvrir au cours des actes d’instruction qu’ils font et d'en
dresser des procès-verbaux, dont une copie est transmise, sans délai, aux services
fiscaux compétents.
Article 80 septies
Les juges d’instruction peuvent charger les agents de la brigade des
investigations et de la lutte contre l’évasion fiscale de réaliser les actes d'instruction
portant sur des infractions fiscales pénales passibles d’une peine corporelle et ce, par
voie de commissions rogatoires.
60
TITRE III - SANCTIONS FISCALES
CHAPITRE PREMIER. - SANCTIONS FISCALES ADMINISTRATIVES
Article 81 22 23 24
Tout retard dans le paiement de tout ou partie de l’impôt entraîne l’application
d’une pénalité de retard liquidée au taux de 0,75% du montant de l’impôt par mois ou
fraction de mois de retard, lorsque l’impôt exigible est acquitté spontanément et sans
l’intervention préalable des services du contrôle fiscal. (Le taux de la pénalité est
modifié par l’article 46 de la loi n° 2006-85 du 25 décembre 2006 portant loi de
finances pour l’année 2007 et par l’article 51 de la loi n°2018-56 du 27 décembre
2018 portant loi de finances pour l’année 2019)
La pénalité de retard prévu par le premier paragraphe du présent article est
majorée d’une pénalité fixe liquidée au taux de :
- 1,25% du montant de l’impôt exigible, lorsque le retard dans le paiement de
l’impôt ne dépasse pas 60 jours,
- 2,5% du montant de l’impôt exigible, lorsque le retard dans le paiement de
l’impôt dépasse 60 jours.
(Paragraphe ajouté par l’article 51 de la loi n°20i8-56 du 27 décembre
2018 portant loi de finances pour l’année 2019)
Article 81 bis (23) (24)
Sous réserve des dispositions de l'article 81 du présent code, est perçue au titre de
chaque déclaration fiscale entrainant un paiement de l'impôt déposée
nonobstant la législation en vigueur relative à la souscription et au dépôt des
déclarations fiscales par les moyens électroniques fiables à distance, une amende au
taux de 0.1 % du montant du principal de l'impôt exigible avec un minimum de 200
22 Conformément aux dispositions du numéro 6 de l’article 51 de la loi n°2018-56 du 27 décembre 2018
portant loi de finances pour l’année 2019, le taux de pénalité de retard fixé à 0,5 % du montant de l’impôt par
mois ou fraction de mois de retard s’applique aux montants portés sur les déclarations fiscales déposées
spontanément jusqu’au 31 mars 2019.
23 Conformément aux dispositions de premier et deuxième paragraphe de l’article 70 de la loi n°2004-90 du
31 décembre 2004 portant loi de finances pour l'année 2005, le paiement de l’impôt ainsi que les pénalités y
afférentes s’effectue par la procédure du prélèvement postal ou bancaire ou par toute autre procédure utilisée par
le secteur postal ou bancaire. En cas de retard dans le paiement de l’impôt suite à une erreur commise par le
service de la poste ou par l’établissement de crédit qui a le caractère d’une banque, la partie responsable de
l’erreur est solidaire avec le contribuable dans le paiement des pénalités de retard.
24 Conformément aux dispositions du numéro 6 de l’article 51 de la loi n°2018-56 du 27 décembre 2018
portant loi de finances pour l’année 2019, le taux de pénalité de retard fixé à 1,25% du montant de l’impôt par
mois ou fraction de mois de retard et à 0,625% en cas de paiement des montants exigibles au comptant au sens
du troisième paragraphe du présent code s’applique aux notifications des résultats des vérification fiscales
effectuées jusqu’au 31 mars 2019.
61
dinars et un maximum de 2000 dinars. (Ajouté par l’article 33 de la loi n° 2014-59
du 26 décembre 2014 portant loi de finances pour l’année 2015, et modifié par
l'article 43 de la loi n°2016-78 du 17 décembre 2016, portant loi de finances pour
l'année 2017)
Article 82 25
Le taux de la pénalité du retard prévue par le premier paragraphe de l’article 81
dudit code est porté à 1.25% lorsque le retard dans le paiement de l’impôt est constaté
suite à l’intervention des services du contrôle fiscal. La pénalité de retard est calculée
pour les revenus déterminés selon les dépenses personnelles ostensibles et notoires et
selon l’accroissement du patrimoine prévus par l’article 36 du code de l’impôt sur le
revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés à partir du 1 er janvier de
l’année suivant celle de l’accroissement du patrimoine. ( Complété par l’article 19 de
la loi n° 2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016
et modifié par l’article 51 de la loi n°2018-56 du 27 décembre 2018 portant loi de
finances pour l’année 2019)
La pénalité de retard prévu par le premier paragraphe du présent article est
majorée d’une pénalité fixe liquidée au taux de :
- 1,25% du montant de l’impôt exigible, lorsque le retard dans le paiement de
l’impôt ne dépasse pas 60 jours,
- 2,5% du montant de l’impôt exigible, lorsque le retard dans le paiement de
l’impôt dépasse 60 jours.
(Paragraphe ajouté par l’article 51 de la loi n°2018-56 du 27 décembre
2018 portant loi de finances pour l’année 2019)
la pénalité de retard prévue par le premier paragraphe du présent article est
réduite de 20% lorsque l'impôt exigible est acquitté dans un délai maximum de trente
jours à compter de la date de la reconnaissance de dette prévue par l’article 45 du
présent code et à condition que la reconnaissance de dette intervienne avant
l’expiration du délai du recours prévu par l’article 55 du présent code. (Modifié par
l’article 48 de la loi n° 2006-85 du 25 décembre 2006 portant loi de finances
pour l’année 2007, par l'article 46 de la loi n°2016-78 du 17 décembre 2016
portant loi de finances pour l'année 2017 et par l’article 51 de la loi n°2018-56
du 27 décembre 2018 portant loi de finances pour l’année 2019)
La pénalité prévue au présent article ne s’applique pas aux montants de l’impôt
exigible suite à une vérification fiscale approfondie ou à une vérification ponctuelle et
ce dans la limite du crédit d’impôt confirmé dans le cadre de la même opération de
vérification par les services fiscaux ou par les tribunaux en vertu de jugements ayant
acquis la force de la chose jugée. (Paragraphe ajouté par l’article 23 de la loi n°
25 Conformément aux dispositions du numéro 2 de l'article 43 de la loi n°2016-78 du 17 décembre 2016 portant
loi de finances pour l'année 2017, l’amende prévue à l’article 81 bis s’applique aux déclarations déposées à partir
du 1er janvier 2017.
62
2008-77 du 22 décembre 2008 portant loi de finances pour l’année 2009 et
modifié par l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi
de finances pour l’année 2022)
Article 83
Est punie d’une pénalité égale au montant des retenues non effectuées ou
insuffisamment effectuées, toute personne qui n'a pas retenu l'impôt à la source
conformément à la législation fiscale en vigueur ou qui l'a retenu d'une manière
insuffisante.
Cette pénalité est doublée en cas de récidive dans une période de deux ans.
Article 83 bis
Toute personne n’ayant pas facturé l’avance prévue par l’article 51 quater du
code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés ou
l’ayant facturé d’une manière insuffisante, est punie d’une amende égale au double des
montants facturés ou facturés d’une manière insuffisante. (article ajouté par l’article
51 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de finances pour
l’année 2022)
Article 84
Le défaut d’acquittement du droit de timbre payable selon un mode de paiement
autre que le paiement sur déclaration ou son acquittement d'une manière insuffisante,
donne lieu à l’application d’une pénalité égale à 50% du droit non acquitté en sus du
paiement du droit en principal exigible.
Le droit de timbre payable sur déclaration est soumis aux pénalités de retard
prévues par les articles 81 et 82 du présent code. (Modifiépar l’article 49 de la loi n°
2006-85 du 25 décembre 2006 portant loi de finances pour l’année 2007)
Article 84 bis
Les établissements qui procèdent à des opérations de transfert de revenus ou
bénéfices sans observer les conditions prévues par l’article 112 du présent code sont
punis d’une amende fiscale administrative de :
- 20% des revenus ou bénéfices transférés, s’il s’agit de transfert de revenus ou
bénéfices soumis à l’impôt en Tunisie,
- 1% des revenus ou bénéfices transférés, s’il s’agit de transfert de revenus ou
bénéfices non soumis à l’impôt en Tunisie. (Ajouté par l’article 39 de la loi n° 2012-
1 du 16 mai 2012 portant loi de finances complémentaire pour l’année
2012)
63
Article 84 ter
Tout bénéficiaire du régime de suspension de la TVA qui n’aura pas procédé à
l’apurement des bons de commande visés par les services du contrôle fiscal
conformément à la réglementation en vigueur est puni d’une amende fiscale
administrative d’un montant de 2000 dinars au titre de chaque bon de commande non
apuré ou non présenté, et ce, pour les cinq premiers bons de commande. Pour le
reliquat des bons de commande, l’amende est relevée à 5000 dinars au titre de chaque
bon de commande non apuré ou non présenté. (Ajouté par l’article 62 de la loi n°
2012-27 du 29 décembre 2012 portant loi de finances pour l’année
2013)
Article 84 quater
Le non-respect des dispositions du paragraphe IV de l’article 55 du code de
l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés entraîne
l’application d’une amende fiscale administrative au taux de 8% de la valeur des
montants recouvrés. (Ajouté par l’article 35 de la loi n° 2013-54 du 30 décembre
2013 portant loi de finances pour l’année 2014)
Article 84 quinquies
Est appliquée une amende fiscale administrative au taux de 50% du montant de
la taxe sur la valeur ajoutée déduite, dans le cas mentionné au paragraphe 3 du
paragraphe I de l’article 9 du code de la taxe sur la valeur ajoutée. (Ajouté par
l’article 40 de la loi n° 2013-54 du 30 décembre 2013 portant loi de finances
pour l’année 2014)
Article 84 sexies
Est puni d’une amende fiscale administrative égale à 50% du montant de la taxe
et du droit objet de la suspension, tout assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée ayant
effectué des ventes en suspension de la taxe sur la valeur ajoutée et des droits et taxes
dus sur le chiffre d’affaires sur la base des attestations générales et sans qu’il dispose
des originaux des bons de commande devant être présentés par le bénéficiaire du
régime suspensif de la taxe sur la valeur ajoutée. (Ajouté par l’article 41 de la loi n°
2013-54 du 30 décembre 2013 portant loi de finances pour l’année 2014)
64
Article 84 septies
Est appliquée aux entreprises d’assurance et aux intermédiaires en assurance
qui délivrent les attestations d’assurance sans l’observation des dispositions du
deuxième paragraphe de l’article 109 bis du présent code, une amende fiscale
administrative égale au quintuple du montant des taxes de circulation exigibles et non
payées. (Ajouté par l’article 56 de la loi n° 2015-53 du 25 décembre 2015 portant
loi de finances pour l’année 2016)
Article 84 octies
Est punie d’une amende égale à 1000 dinars, toute personne qui manque aux
dispositions du premier paragraphe de l’article 19 quater du code de la taxe sur la
valeur ajoutée.
Sans préjudice des dispositions du précédent paragraphe, est punie d’une
amende égale à 1000 dinars par jour de retard avec un maximum fixé à 30.000 dinars,
toute personne qui n’a pas rendu, dans le délai prévu par le quatrième paragraphe de
l’article 47 du présent code, l’attestation de bénéfice de l’avantage fiscal prévu par
l’article 19 quater du code de la taxe sur la valeur ajoutée et, le cas échéant, les bons de
commande visés et non utilisés, sauf cas de force majeur dûment établi. (Ajouté par
l’article 30 de la loi n° 2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de finances
pour l’année 2018)
Article 84 nonies
Est punie d’une amende fiscale administrative égale à 10.000 dinars, toute
entreprise n’ayant pas déposé, dans le délai imparti, la déclaration annuelle sur les
prix de transfert, prévue par le paragraphe II bis de l’article 59 du code de l’impôt sur
le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés.
Tout renseignement non fourni dans la déclaration visée au précèdent
paragraphe ou fourni d’une manière incomplète ou inexacte donne lieu à l’application
d’une amende égale à 50 dinars par renseignement, sans que cette amende excède
5.000 dinars.
(Article ajouté par l’article 34 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre 2018
portant loi de finances pour l’année 2019)
Article 84 decies
Est punie d’une amende fiscale administrative égale à 50.000 dinars, toute
entreprise n’ayant pas déposé, dans le délai imparti, la déclaration pays par pays
prévue par l’article 17 ter du présent code.
Tout renseignement non fourni dans la déclaration visée au précèdent
paragraphe ou fourni d’une manière incomplète ou inexacte, donne lieu à
65
l’application
Articled’une
86 amende égale à 100 dinars par renseignement, sans que cette
amende excède 10.000 dinars.
(Article ajouté par l’article 34 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre 2018
portant loi de finances pour l’année 2019)
Article 84 undecies
Toute entreprise n’ayant pas présenté à l’administration fiscale les documents
justifiant la politique de prix de transfert, prévus par l’article 38 bis du présent code ou
l’ayant présenté d’une manière incomplète ou inexacte, dans un délai de 40 jours de la
date de la notification de la mise en demeure prévue par le même article, est punie
d’une amende fiscale administrative égale à 0,5% du montant des transactions
concernées par les documents non présentés ou présentés d’une manière incomplète
ou inexacte avec un minimum de 50.000 dinars par exercice concerné par la
vérification.
(Article ajouté par l’article 34 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre 2018
portant loi de finances pour l’année 2019)
Article 84 duodecies
Toute personne ayant sciemment mentionné dans les contrats prévus par le
premier paragraphe du numéro 1 de l’article 45 de la loi n°2018-56 du 27 décembre
2018 portant loi de finances pour l’année 2019, des références de paiement bancaires
ou postales erronées ou usé des manœuvres, et payé la totalité ou partie du prix en
espèces dont le montant dépasse 5.000 dinars, est punie d’une amende égale à 20% du
montant payé en espèces sans que cette amende soit inférieure à 1.000 dinars par
mutation.
(Article ajouté par l’article 45 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre 2018
portant loi de finances pour l’année 2019)
Article 85
Le défaut de déclaration, dans les délais impartis, des revenus et bénéfices
exonérés de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés ou soumis à une retenue
à la source libératoire de l’impôt, donne lieu à l’application d’une pénalité au taux de
1% des revenus et bénéfices concernés.
Cette pénalité s’applique, pour les entreprises bénéficiaires du régime fiscal de
l’exportation totale, à compter du premier jour du quatrième mois suivant celui au
cours duquel prend fin le délai imparti pour la déclaration des revenus et bénéfices.
(Modifié par l’article 55 de la loi n° 2006- 85 du 25 décembre 2006 portant loi
de finances pour l’année 2007)
6
6
Le minimum de pénalités prévues par les articles 81, 82 et 85 du présent code
est fixé à cinq dinars. Ce minimum est dû même en l’absence du montant d’impôt
exigible. (Modifié par l’article 51 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre 2018
portant loi de finances pour l’année 2019)
Article 87
Le retard dans le paiement de l’impôt est calculé à partir du premier jour suivant
l’expiration du délai légal imparti pour le paiement et jusqu’à la fin du mois au cours
duquel est intervenu le paiement de l’impôt, la reconnaissance de dette ou la
notification des résultats de la vérification fiscale.
Ne sont pas prises en compte pour le calcul de la période de retard, les périodes
de report, d’interruption ou de prorogation des opérations de la vérification fiscale
préliminaire ou approfondie ou ponctuelle à l’initiative de l’administration fiscale.
(Paragraphe ajouté par l’article 55 de la loi n°2018-56 du 27 décembre 2018
portant loi de finances pour l’année 2019 et modifié par l’article 48 du décret-
loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
Toutefois, le retard dans le paiement des droits d’enregistrement dus sur les
jugements et arrêts est calculé, à compter du premier jour du deuxième mois suivant
celui au cours duquel les parties au procès ont reçu la notification par le receveur des
finances du montant des droits exigibles sur le jugement ou l’arrêt.
Article 88
Toute créance fiscale constatée dans les écritures du receveur des finances,
donne lieu à l’application d’une pénalité de retard liquidée au taux de 0.75% par mois
ou fraction de mois de retard du montant de la créance en principal. (Le taux de la
pénalité est réduit de 1% à 0,75% par l’article 51 de la loi n° 2006-85 du 25
décembre 2006 portant loi de finances pour l’année 2007)
Le retard est calculé à partir du premier jour qui suit l’expiration d’un délai de
quatre-vingt-dix jours à compter de la date de la signature par le contribuable de la
reconnaissance de dette ou de la notification de l’arrêté de taxation d’office ou d’un
jugement ou d’un arrêt de justice et jusqu’à la fin du mois au cours duquel est
intervenu le paiement de l’impôt.
Le taux des pénalités est réduit à 0.5 % pour les sommes payées dans un délai
ne dépassant pas une année à partir de l’expiration du délai de quatre vingt dix jours
prévu au paragraphe deux du présent article. (Ajouté par l’article 52 de la loi n°
2009-71 du 21 décembre 2009 portant loi de finances pour l’année 2010)
67
Sont préservées
Article 86 les actions de poursuite et d’exécution engagées
pour le recouvrement de la créance. (Ajouté par l’article 52 de la loi n° 2009-
71 du 21 décembre 2009 portant loi de finances pour l’année 2010)
La pénalité de retard prévue par ledit article ne doit pas excéder le
montant de la créance en principal. (Paragraphe ajouté par l’article 68 du
décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de finances pour l’année
2022)
CHAPITRE II. - SANCTIONS FISCALES PENALES
SECTION I. - SANCTIONS FISCALES PENALES EN MATIERE DE
DECLARATION ET DE PAIEMENT DE L’IMPOT
Article 89
Est punie d’une amende de 100 dinars à 10000 dinars, en sus des pénalités
prévues par les articles 81 à 86 du présent code, toute personne qui ne dépose pas une
déclaration ou ne produit pas un acte ou un document dans les délais prescrits par la
législation fiscale.
Est sanctionné d’une amende entre 1000 Dinars et 50000 Dinars toute
personne n’ayant pas déposé la déclaration d’existence prévue par l’article 56 du code
de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés.
(Ajouté par l’article 52 de la loi n° 2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de
finances pour l’année 2016)
Cette amende n’est pas applicable lorsque le contribuable régularise sa situation
avant l’intervention des services de l’administration fiscale.
Article 89 bis
(Abrogé par l’article 33 de la loi n° 2014-59 du 26 décembre 2014 portant
loi de finances pour l’année 2015)
Article 90
Sous réserve des dispositions de l’article 92 du présent code, est punie, en cas de
récidive dans une période de cinq ans, d’une amende de 1000 dinars à 50000 dinars,
toute personne qui ne produit pas à l’administration fiscale, dans un délai de soixante
jours à compter de sa mise en demeure, les déclarations, actes et documents dont la
production est prescrite par la législation fiscale, et ce, en sus des pénalités prévues par
les articles 81 à 86 du présent code.
6
8
Article 91 (26)
Tout renseignement non fourni dans les déclarations, actes et documents visés
à l’article 89 du présent code ou fourni d’une manière incomplète ou inexacte donne
lieu à l’application d’une amende de 10 dinars par renseignement.
Article 92
Est punie d’un emprisonnement de seize jours à trois ans et d’une amende de
1000 dinars à 50000 dinars, toute personne qui, ayant facturé la taxe sur la valeur
ajoutée, le droit de consommation ou autres impôts indirects dus sur le chiffre
d'affaires y compris les droits de timbre payables sur déclaration ou ayant retenu
l’impôt à la source ou ayant facturé l’avance prévue par l’article 51 quater du code de
l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés n’a pas
procédé au paiement des sommes dues au trésor dans un délai de six mois à compter
du premier jour qui suit l’expiration du délai imparti pour leur paiement, et ce, en sus
du paiement de l’impôt en principal et des pénalités prévues par les articles 81 à 86 du
présent code. (Article modifié par les articles 51 et 54 du décret-loi n° 2021-21 du
28 décembre 2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
Article 93
Est punie d’une amende égale à 200% du montant de l’impôt exigible toute
personne qui s’est abstenue de payer les impôts dus sur les moyens de transport
routier.
En outre, le non collement sur le pare-brise des véhicules automobiles de la
partie adhésive de la marque relative au paiement de la taxe de circulation ou la non
présentation de la partie cartonnée de la marque y afférente, donne lieu à l’application
d’une amende de 20 dinars.
Les papiers du véhicule au titre duquel l’infraction a été commise, peuvent être
saisis en garantie de paiement des droits et pénalités exigibles ; la mainlevée de la
saisie est donnée après paiement des sommes exigibles, consignation de ces sommes
auprès d’un comptable public ou sur production d’une caution bancaire à ce titre.
(26 ) Le manquement aux dispositions du 1 er paragraphe de l’article 32 de la loi n° 2016-78 du 17 décembre 2016
portant loi de finances pour l’année 2017 relatives à l’obligation portée à la charge des rédacteurs d’actes portant
mutation d’immeubles ou des fonds de commerce d’informer l’administration fiscale des actes qu’ils rédigent est
passible de l’application de la sanction prévue par l’article 91 du code des droits et procédures fiscaux.
69
SECTION II. - SANCTIONS FISCALES PENALES EN MATIERE DE FACTURES
ET DE TITRES DE MOUVEMENT
Article 94
Est punie d’un emprisonnement de seize jours à trois ans et d’une amende de
1000 dinars à 50000 dinars :
- toute personne tenue, en vertu de la législation fiscale, d’établir des factures ou
des notes d’honoraires au titre des ventes ou des prestations de services qui s’abstient
d’établir des factures ou des notes d’honoraires ou qui établit des factures ou des notes
d’honoraires comportant des montants insuffisants. Dans ce cas, la même sanction est
applicable à l’acheteur lorsqu’il est légalement tenu d’établir des factures ou des notes
d’honoraires au titre de ses ventes ou de ses prestations de services ; (Modifié par
l’article 22 de la loi n° 2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances
pour l’année 2016)
- toute personne qui établit ou utilise des factures ou des notes
d’honoraires comportant des montants exagérés dans les cas prévus par l’article 48
septies du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les
sociétés ; (Ajouté par l’article 38 de la loi n° 2013-54 du 30 décembre 2013
portant loi de finances pour l’année 2014)
- toute personne qui établit ou utilise des factures ou des notes
d’honoraires portant sur des ventes ou des prestations de services fictives, dans le but
de se soustraire totalement ou partiellement au paiement de l’impôt ou de bénéficier
d'avantages fiscaux ou de restitution d'impôt; (Modifié par l’article 22 de la loi n°
2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016)
- toute personne qui manque aux dispositions de l’article 59 ter du code de
l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés ou qui
introduit des modifications à la caisse enregistreuse ou qui détruit ou falsifie les
informations qui y sont enregistrées. (Ajouté par l’article 48 de la loi n° 2015-53 du
25 décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016)
Article 95
Est punie d’une amende de 250 dinars à 10000 dinars toute personne qui
établit des factures ou des notes d’honoraires sans l’observation des dispositions du
paragraphe II de l’article 18 du code de la taxe sur la valeur ajoutée. Cette amende
s’applique par infraction constatée, et ce, indépendamment du nombre de factures ou
des notes d’honoraires objet de l’infraction. (Modifié par l’article 22 de la loi n°
2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016)
L’amende prévue par le paragraphe premier au présent article s’applique à
toute personne qui ne déclare pas au bureau de contrôle des impôts compétent,
70
l’identité et adresses de ses fournisseurs en factures ou en notes d’honoraires et à toute
personne ne respectant pas les dispositions du troisième paragraphe du paragraphe II
bis de l’article 18 du code de la taxe sur la valeur ajoutée. (Modifié par l’article 22 de
la loi n° 2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016
et par l'article 31 de la loi n°2016-78 du 17 décembre 2016 portant loi de
finances pour l'année 2017)
Est punie d’une amende égale à 20% de la valeur des marchandises
transportées toute personne qui transporte des marchandises non accompagnées des
factures ou des documents en tenant lieu, au sens de l’article 18 du code de la TVA, ou
non accompagnées des titres de mouvement prescrits par la législation fiscale, avec un
minimum de 500 dinars.
Le moyen de transport et les marchandises transportées seront saisis jusqu’à
justification de paiement de l’amende. La saisie est limitée à la carte grise pour les
moyens de transports transportant des marchandises périssables ou des marchandises
destinées à l’exportation, et ce sur justificatif. (Modifié par l’article 23 de la loi n°
2014-54 du 19 août 2014 portant loi de finances complémentaire pour l’année
2014)
Les amendes prévues au présent article sont doublées en cas de récidive dans
une période de deux ans.
Article 96
Est punie d’une amende de 1000 dinars à 50000 dinars, toute personne qui
procède à l’impression de factures ou des notes d’honoraires ou non numérotées ou
numérotées dans une série irrégulière ou interrompue. (Modifié par l’article 22 de
la loi n° 2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016)
Est punie d’une amende de 50 dinars à 1000 dinars par facture ou note
d’honoraires, toute personne qui utilise des factures non numérotées ou numérotées
dans une série irrégulière ou interrompue. (Modifié par l’article 22 de la loi n°
2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016)
Les amendes visées au présent article sont doublées en cas de récidive dans une
période de deux ans.
71
SECTION III - SANCTIONS FISCALES PENALES EN MATIERE DE
COMPTABILITE ET DE COMMUNICATION DE RENSEIGNEMENTS A
L’ADMINISTRATION FISCALE
Article 97
Est punie d’une amende de 100 dinars à 10000 dinars, toute personne qui ne
tient pas de comptabilité, registres ou répertoires prescrits par la législation fiscale ou
qui refuse de les communiquer aux agents de l’administration fiscale ou qui les détruits
avant l’expiration de la durée légale impartie pour leur conservation.
En cas de récidive dans une période de cinq ans, le contrevenant soumis à l’impôt
selon le régime réel est puni d’un emprisonnement de seize jours à trois ans et d’une
amende de 1000 dinars à 50000 dinars.
La sanction visée au premier paragraphe du présent article est appliquée en cas
de non présentation des programmes, systèmes, applications informatiques visées au
premier paragraphe de l’article 9 du présent code, et les données et informations
nécessaires pour leur exploitation et l’enregistrement et les traitements en découlant
aux agents de l’administration fiscale sur supports magnétiques ou en cas de refus de
leur permettre d’y accéder ou au cas où les services fiscaux n’ont pas été autorisés à
accéder aux programmes, systèmes, applications informatiques auxiliaires, fichiers et
bases de données visés au deuxième paragraphe de l’article 9 du présent code ainsi que
les enregistrements et les traitements y afférents. (Ajouté par l’article 37 de la loi n°
2013-54 du 30 décembre 2013 portant loi de finances pour l’année 2014 et
modifié par l’article 51 de la loi n° 2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de
finances pour l’année 2016)
Est appliquée une amende de 1000 Dinars à toute personne qui ne respecte pas
les dispositions du dernier paragraphe de l’article 9 du présent code. (Ajouté par
l’article 51 de la loi n° 2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances pour
l’année 2016)
Article 98
Est punie d’un emprisonnement de seize jours à trois ans et d’une amende de
1000 dinars à 50000 dinars, toute personne qui tient une double comptabilité ou utilise
des documents comptables, registres ou répertoires falsifiés, dans le but de se soustraire
totalement ou partiellement au paiement de l’impôt ou de bénéficier d'avantages fiscaux
ou de restitution d'impôt.
Article 99
Sont punis d’un emprisonnement de seize jours à trois ans et d’une amende de
1000 dinars à 50000 dinars, en sus du retrait de l’autorisation d’exercer, les agents
d’affaires, conseils fiscaux, experts et toutes autres personnes qui font profession
indépendante de tenir ou d'aider à la tenue de comptabilité et qui ont sciemment établi
72
ou aidé à établir de faux comptes ou de faux documents comptables dans le but de
minorer l’assiette de l’impôt ou l’impôt lui-même. Ces personnes sont, en outre, tenues
solidairement avec leurs clients du paiement du principal de l’impôt et des pénalités y
afférentes éludés par leurs agissements.
La même peine est applicable aux personnes chargées de réaliser ou de mettre en
place les systèmes ou applications informatiques relatifs à la tenue de comptabilité ou à
l’établissement des déclarations fiscales au cas où elles accomplissent les faits prévus au
paragraphe premier du présent article.
Article 100
Quiconque manque aux dispositions de l’article 16 du présent code, est puni
d’une amende de 100 dinars à 1000 dinars majorée d’une amende de 10 dinars par
renseignement non communiqué ou communiqué d’une manière inexacte ou
incomplète. (Modifié par l’article 14 de la loi n° 2014-54 du 19 août 2014 portant
loi de finances complémentaire pour l’année 2014)
L’infraction peut être constatée par intervalle de quatre vingt dix jours à compter
de la précédente constatation et donne lieu à l’application de la même amende.
Article 100 bis
Quiconque manque aux dispositions des articles 17 et 17 bis du présent code, est
puni d’une amende allant de 1.000 dinars à 20.000 dinars majorée d’une amende de
100 dinars par renseignement non communiqué ou communiqué d’une manière
inexacte ou incomplète. (Modifié par l’article 63 de la loi n° 2017-66 du 18
décembre 2017 portant loi de finances pour l’année 2018)
L’infraction peut être constatée par intervalle de trente jours à compter de la
précédente constatation. La pénalité est doublée à compter de la deuxième
constatation. (Ajouté par l’article 15 de la loi n° 2014-54 du 19 août 2014 portant
loi de finances complémentaire pour l’année 2014)
SECTION IV - SANCTIONS FISCALES PENALES
EN MATIERE DE FRAUDE FISCALE
Article 101
Est punie d’un emprisonnement de seize jours à trois ans et d’une amende de
1000 dinars à 50000 dinars toute personne qui a :
- simulé des situations juridiques, produit des documents ou factures ou notes
d’honoraires falsifiés ou dissimulé la véritable nature juridique d’un acte ou d’une
convention dans le but de bénéficier d’avantages fiscaux, de la minoration de l’impôt
exigible ou de sa restitution; (Modifié par l’article 53 de la loi n° 2015-53 du 25
décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016)
73
- accompli des opérations emportant transmission de biens à autrui dans le but de
ne pas acquitter les dettes fiscales ;
- majoré un crédit de taxe sur la valeur ajoutée ou de droit de consommation ou
minoré le chiffre d’affaires dans le but de se soustraire au paiement de ladite taxe ou
dudit droit ou de bénéficier de la restitution de la taxe ou du droit. La sanction
s’applique dans les cas où la minoration ou la majoration excède 30% du chiffre
d’affaires ou du crédit d’impôt déclaré.
SECTION V. - SANCTIONS FISCALES PENALES DIVERSES
Article 102
Les sanctions prévues par l’article 254 du code pénal s’appliquent à tout
contrevenant à l’obligation du respect du secret professionnel prévu par l’article 15 du
présent code.
La sanction est multipliée par cinq, en cas de divulgation
d’informations obtenues dans le cadre des articles 17,17 bis et 17 ter du
présent code. (Ajouté par l’article 49 de la loi n° 2015-53 du 25 décembre 2015
portant loi de finances pour l’année 2016 et modifié par l’article 63 de la loi n°
2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de finances pour l’année 2018 et par
l’article 35 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre 2018, portant loi de finances pour
l’année 2019)
Article 103
Est puni d’une amende de 100 dinars à 1000 dinars tout contrevenant aux
obligations prévues par les articles 85, 98 et 99, par le paragraphe premier de l’article
100, et par les articles 101 et 135 du code des droits d’enregistrement et de timbre. Le
contrevenant est, dans ces cas, personnellement responsable du paiement des droits et
pénalités exigibles.
Est puni d’une amende de 100 dinars à 1000 dinars, tout contrevenant aux
dispositions des articles 96 et 97 du code des droits d’enregistrement et de timbre.
Article 104
Est punie d’une amende de 1000 dinars à 50000 dinars toute personne qui a
commis l’un des faits ci-après relatifs à la fiscalité des produits figurant aux numéros
22-03 à 22-08 du tarif des droits de douane :
- la fabrication de ces produits et leur conditionnement dans le même local en
contravention à la législation fiscale ;
- l’exploitation des locaux pour l'entreposage de ces produits sans l’obtention de
l’autorisation préalable ou sans la production de la caution bancaire ou en cas de
production d’une caution bancaire insuffisante, et ce, en contravention à la législation
fiscale ;
74
- l’utilisation de machines pour la fabrication de ces produits par distillation, non
fermés ou non scellés par les services de l’administration fiscale ou leur utilisation en
cas d’impossibilité de leur scellement ou de leur fermeture pour des raisons
techniques, sans la présence des agents de l’administration fiscale à ces habilités ;
- l’extraction de ces produits et leur dénaturation sans la présence des agents de
l'administration fiscale à ce habilités, et ce, en contravention à la législation fiscale.
L’amende est doublée en cas de récidive dans une période de deux ans.
Article 105
Toute personne qui s’abstient de délivrer une attestation des montants qu’elle a
retenus à la source est passible d’une amende égale à 200% de ces montants sans que le
montant de l’amende ne soit inférieur à 100 D ou ne dépasse 5000 D. (Abrogé et
remplacé par l’article 63 de la loi n° 2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de
finances pour l’année 2016)
Toute personne ayant délivré une attestation au titre d’un montant retenu à la
source sans respecter l’obligation de l’établir en usant la plateforme électronique
établie à cet effet par le ministère des finances, telle que prévue par l’article 55 du
code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés et
par les dispositions des articles 19 et 19 bis du code de la taxe sur la valeur ajoutée, est
punie d’une amende égale à 30% du montant de l’impôt retenu à la source objet de
l’infraction sans que le montant de l’amende puisse être inférieur à 50 dinars par
attestation. (paragraphe ajouté par l’article 41 du décret-loi n° 2021-21 du 28
décembre 2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
Est punie d'une amende de 50 dinars toute personne qui a :
- procédé à la vente des timbres et marques fiscaux sans y être autorisée. Dans ce
cas, les timbres et marques objet de la contravention sont saisis ;
- manqué à l’obligation de présenter au receveur des finances les registres,
prescrits aux notaires et aux huissiers-notaires, dans le délai prévu par l’article 88 du
code des droits d’enregistrement et de timbre ;
- manqué à l’obligation de port par le véhicule utilisant le gaz du pétrole liquide, de
la marque prescrite par la législation fiscale.
Article 105 bis
Est punie d’une amende pécuniaire de 10.000 dinars à 100.000 dinars, toute
personne qui utilise l’attestation de bénéfice de l’avantage fiscal prévu par l’article 19
quater du code de la taxe sur la valeur ajoutée ou les bons de commande visés et ce
après sa mise en demeure par l’administration fiscale, conformément aux dispositions
du quatrième paragraphe de l’article 47 du présent code. (Ajouté par l’article 30 de la
loi n° 2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de finances pour l’année 2018)
75
Article 106
Les tribunaux peuvent ordonner la publication intégrale ou par extraits des
jugements et arrêts prononcés en matière fiscale à l’encontre des personnes ayant fait
l’objet durant les cinq années antérieures à leur prononcé, de jugements ou d’arrêts
similaires, et ce, dans le Journal Officiel de la République tunisienne et dans un
quotidien désigné par le président du tribunal, ainsi que l’affichage intégral ou par
extraits de ces jugements ou arrêts pour une période de trente jours sur la partie
extérieure de l’entrée du local professionnel principal du contrevenant ainsi que des
locaux qui en dépendent. La publication s’effectue en vertu d’un jugement ou arrêt
passé en la force de la chose jugée et aux frais du contribuable.
Constituent des jugements et arrêts similaires :
- les jugements et arrêts prononcés en matière d’assiette de l’impôt par suite d’un
arrêté de taxation d’office comportant des motifs de redressement ayant été confirmés
par un jugement ou un arrêt antérieur ;
- les jugements et arrêts prononcés en matière d’infractions fiscales pénales à
l’encontre d’une personne précédemment condamnée par un jugement ou par un arrêt
pour une infraction fiscale pénale.
SECTION VI. - APPLICATION DES SANCTIONS ET CHARGE DE LA PREUVE
Article 107
Les peines d’emprisonnement, prévues par les articles 92, 94, 97, 98, 99 et 101
du présent code, s’appliquent pour les personnes morales, personnellement à leurs
présidents, mandataires, directeurs ou toute autre personne ayant qualité de
représenter l’être moral ou ayant assuré de façon effective sa direction et dont la
responsabilité dans les faits commis est établie. (Modifié par l’article 54 de la loi n°
2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016)
Article 108
La charge de la preuve incombe à l'administration pour les infractions prévues
par les articles 94, 98, 99 et 101 du présent code.
CHAPITRE III. - MESURES POUR AMELIORER LE
RECOUVREMENT DE L’IMPOT
Article 109
La délivrance des permis de construire et des certificats d’immatriculation des
véhicules automobiles de toutes catégories ainsi que l’enregistrement des contrats de
location des immeubles sont subordonnés à la production d’une copie de la quittance de
dépôt de la dernière déclaration due au titre de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur
76
les sociétés.
L’enregistrement des contrats de transfert de propriété des immeubles ou des
droits y relatifs et des contrats de transfert de propriété des fonds de commerce ou de
leur location, est subordonné au dépôt des déclarations fiscales exigibles au titre des
trois dernières années. (Modifié par l’article 11 de la loi n° 2014-54 du 19 août 2014
portant loi de finances complémentaire pour l’année
2014)
Article 109 bis
En cas de transfert de propriété des véhicules soumis à la taxe de circulation, à
l’impôt additionnel annuel sur les véhicules utilisant le gaz de pétrole liquide et à la taxe
annuelle sur les véhicules de tourisme à moteurs à l’huile lourde, la délivrance de la
carte d’immatriculation desdits véhicules est subordonnée à la présentation aux
services compétents du ministère du transport d’une quittance justifiant le paiement
des impôts et taxes susvisés exigibles au titre de la dernière année. (Ajouté par
l’article 34 de la loi n° 2008-77 du 22 décembre 2008 portant loi de finances
pour l’année 2009)
La délivrance des attestations d’assurance par les entreprises d’assurance et les
intermédiaires en assurance est subordonnée à la présentation d’une copie de la
quittance de paiement des taxes de circulation au titre de la période dont le délai de
recouvrement est échu à la date de délivrance desdites attestations. (Ajouté par
l’article 56 de la loi n° 2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances pour
l’année 2016)
Article 109 ter
Le paiement des taxes de circulation pour les personnes physiques et les
personnes morales soumises à l’obligation du dépôt de la déclaration d’existence
77
est subordonné au dépôt de la dernière déclaration exigible au titre de l’impôt sur
le revenu ou de l’impôt sur les sociétés.
(Article ajouté par l’article 31 de la loi n°2020-46 du 23 décembre 2020,
portant loi de finances pour l’année 2021)
Article 110
La participation aux marchés, concessions et enchères publiques de l’Etat, des
collectivités locales, des établissements et entreprises publics et organismes soumis au
contrôle de l’Etat est exclusivement réservée aux personnes ayant déposé toutes leurs
déclarations fiscales non prescrites et échues avant vingt jours, au moins, de la date
limite fixée pour la présentation des offres, en cas d’appel à la concurrence, ou de la
date de présentation de l’offre, en cas de procédure de consultation ou de négociation
directe, ou de la date fixée pour les enchères.
La participation aux appels d’offres relatifs à l’octroi des contrats de partenariat
public privé est également, exclusivement réservée aux personnes ayant déposé toutes
leurs déclarations fiscales non prescrites et échues avant vingt jours, au moins, de la
date limite fixée pour la présentation des offres. (Modifié par l’article 32 de la loi
n°2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de finances pour l’année 2018)
Article 110 bis
Le paiement par l’Etat, les collectivités locales, les établissements publics à
caractère administratif et les entreprises publiques des montants égaux ou supérieurs à
1000 dinars y compris la taxe sur la valeur ajoutée revenant à leur fournisseur de
marchandises, de services, de travaux et de biens, est subordonné à la présentation
d’une attestation délivrée par les services fiscaux attestant que le fournisseur en
question a déposé toutes les déclarations fiscales échues et non prescrites à la date de
l’ordonnancement du paiement desdits montants ou à la présentation, le cas échéant,
des justificatifs prouvant l’établissement d’un calendrier de recouvrement par le
receveur de finances au titre des créances fiscales constatées à leur charge à la date de
l’ordonnancement du paiement desdits montants. (Ajouté par l’article 62 de la loi n°
2013-54 du 30 décembre 2013, portant loi de finances pour l’année 2014)
Article 111
Les avantages fiscaux ne peuvent être octroyés qu’aux personnes qui ont déposé
toutes leurs déclarations fiscales échues et non prescrites ou à celles qui sont redevables
de dettes fiscales au profit de l’Etat ayant fait l’objet d’échéancier de recouvrement par
le receveur des finances.
Le retrait de l’avantage aux personnes qui n’ont pas respecté l’échéancier susvisé
s’effectue par décision du Ministre des Finances ou de la personne déléguée par le
ministre des finances à cet effet.
78
Les avantages fiscaux au titre des bénéfices d’exploitation et au titre des
bénéfices réinvestis ne sont pas accordés également aux personnes visées au
paragraphe III ter de l’article 62 du code de l’impôt sur le revenu des personnes
physiques et de l’impôt sur les sociétés. (Ajouté par l’article 18 de la loi n° 201553 du
25 décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016)
Article 112
Les personnes physiques non résidentes , les personnes morales non résidentes
et non établies , les personnes exerçants dans le cadre d’un établissement stable situé en
Tunisie ainsi que les étrangers résidents qui changent leur lieu de résidence hors de la
Tunisie doivent présenter une attestation prouvant la régularisation de leur situation
fiscale au titre de tous les droits et taxes exigibles délivrée par les services des impôts
compétents , et ce , sur la base d’une demande selon un modèle établi par
l’administration comportant notamment la catégorie des revenus objet de l’attestation
et ce, lors :
- de la demande de certificat de changement de résidence,
- du rapatriement d’effets personnels ou d’équipements,
- du transfert des revenus ou bénéfices soumis à l’impôt conformément à la
législation en vigueur.
Les personnes établies en Tunisie débitrices des revenus soumis à une retenue à
la source libératoire de l’impôt doivent présenter l’attestation de situation fiscale visée
au premier paragraphe du présent article à l’occasion du transfert desdits revenus au
profit de personnes non résidentes et non établies.
Toutefois, la production de l’attestation prévue par le précédent paragraphe n’est
pas exigée en cas de transfert de revenus ou bénéfices :
- exonérés de l’impôt en vertu de la législation en vigueur ou en vertu de
conventions particulières à condition d’indiquer sur la demande de transfert la
catégorie des revenus ou bénéfices objet du transfert et le fondement juridique de leur
exonération,
- se trouvant hors champ d’application de l’impôt à condition de mentionner sur la
demande de transfert le support légal y relatif,
- ayant fait l’objet de retenue à la source conformément à la législation en vigueur à
condition de produire une attestation justifiant la liquidation de la retenue à la source
au titre des revenus ou bénéfices objet du transfert sur la base des taux prévus par le
code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés,
- par les non résidents au sens de la loi de change et ce, à condition que la Banque
Centrale de Tunisie ou les intermédiaires agréés fournissent aux services des impôts
79
dont ils relèvent un état mensuel détaillé comportant l’identité des non résidents
demandeurs des opérations de transfert à l’étranger, l’identité des bénéficiaires des
sommes transférées, les pays de leur résidence, les sommes objet du transfert et la
retenue à la source effectuée au titre de l’impôt exigible en Tunisie.
Les modalités d’application du présent article sont fixées par
décret26. (Ajouté par l’article 59 de la loi n° 2007-70 du 27 décembre 2007
portant loi de finances pour l’année 2008 et modifié par l’article 41 de la loi n°
2012-27 du 29 décembre 2012 portant loi de finances pour l’année 2013)
Titre IV — Procédures d’encadrement de
l’action de l’administration fiscale et de
l’administration du recouvrement27
CHAPITRE PREMIER - LE MEDIATEUR FISCAL
Article 113
il est créé auprès du ministre des finances un médiateur fiscal.
Le médiateur fiscal examine les requêtes individuelles des personnes physiques
et des personnes morales relatives aux difficultés qu’elles rencontrent dans leurs
relations avec l’administration fiscale ou avec l’administration du recouvrement et fait
de son mieux pour aplanir ces difficultés et ce à l’exception des requêtes relatives à
l’imposition ou au titre desquelles une décision juridictionnelle est prononcée.
Le médiateur fiscal exerce sa mission en toute indépendance à l’égard de
l’administration fiscale et de l’administration du recouvrement.
Les requêtes présentées au médiateur fiscal doivent être précédées des
démarches administratives préalables ; ces requêtes doivent être motivées et appuyées
des pièces justificatives des doléances.
Article 114
Le médiateur fiscal est nommé par décret pour une période de trois ans
renouvelable.
Le médiateur fiscal peut avoir des représentants dans les régions.
La nomination des représentants régionaux du médiateur fiscal et la délimitation
de leur compétence territoriale sont faites par décret.
26(27 ) decret n° 2008-1858 du 13 mai 2008
27 Titre ajouté par l’article 30 de la loi n02010-58 du 17 décembre 2010 portant loi de finances pour l’année 2011.
80
L’organisation et les modalités de fonctionnement des services du médiateur
fiscal sont fixées par décret.
Article 115
Le médiateur fiscal peut recourir à l’administration fiscale et à l’administration
du recouvrement pour instruire les requêtes qui lui sont présentées comme il peut
demander, à ces administrations, des éclaircissements à cet effet ; ces administrations
doivent lui prêter aide et assistance avec la diligence requise.
Lorsqu’ une requête présentée au médiateur fiscal lui paraît fondée, celui-ci peut
formuler des recommandations à l’administration concernée pour traiter la question
posée par la requête. Cette administration doit l’informer des suites réservées à ses
démarches.
Lorsque l’administration entend maintenir sa position portée à la connaissance
du requérant, le médiateur fiscal peut porter l’affaire, à l’appréciation du ministre des
finances, munie de ses propositions.
Article 116
Le médiateur fiscal remet au ministre des finances un rapport annuel sur son
activité dans lequel il consigne ses propositions et recommandations pour promouvoir
la qualité des prestations de l’administration fiscale et de l’administration du
recouvrement et renforcer la conciliation avec les contribuables.
81
CHAPITRE II - COMMISSIONS DE
CONCILIATION^)
Article 117
Il est créé, auprès de l'administration fiscale, une ou plusieurs commissions
désignée(s) par « commission nationale de conciliation » chargée d’émettre son avis
sur les dossiers de vérifications fiscales préliminaires ou approfondies ou ponctuelles
qui lui sont soumis et ce avant l’établissement de l’arrêté de taxation d’office.
(Paragraphe modifié par l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre
2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
La commission nationale de conciliation est compétente pour les dossiers pour
lesquels les commissions régionales de conciliation visées à l’article 119 du présent
code ne sont pas compétentes.
Article 118
La commission nationale de conciliation est composée comme suit :
- le médiateur fiscal ou son représentant : président;
- deux fonctionnaires de la direction générale des impôts ayant, au moins, la
fonction de directeur d’administration centrale ou une fonction équivalente : membres
;
- un fonctionnaire de la direction générale des études et de la législation fiscale
ayant, au moins, la fonction de directeur d’administration centrale ou une fonction
équivalente : membre ;
- deux représentants du contribuable, en qualité de membres, désignés par le
médiateur fiscal à l’occasion de chaque réunion et au titre de chaque dossier, et ce à
partir d’une liste comportant les représentants, des organisations et ordres
professionnels représentés au conseil national de la fiscalité ,fixée par arrêté du
ministre des finances ,sur proposition de ces organisations et ordres (29 ) Les dispositions
de ce chapitre ont été abrogées par les dispositions de l’article 57 de la loi n°20i2-1 du 16 mai 2012 portant loi de
finances complémentaire pour l’année 2012, puis ont été ajoutées par l’article 45 de la loi n°2016-78 du 17
décembre 2016 portant loi de finances pour l’année 2017.
82
professionnels, pour une période de trois ans renouvelable une seule
fois.1(30)(tiret modifié par l’article 69 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre
2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
- Un fonctionnaire de la direction générale des impôts, ayant au moins, le grade
d’inspecteur des services financiers assure la fonction de rapporteur de la commission,
sans avoir le droit au vote.
La présence du chargé de la vérification du dossier est obligatoire, sans avoir le
droit au vote.
Le contribuable est convoqué pour se présenter devant la commission,
conformément aux dispositions de l’article 10 du présent code ou se faire représenter
par un mandataire conformément à la loi et il peut également se faire assister par une
personne de son choix sans que son absence entraine des conséquences sur l’instance
du dossier.
Le président de la commission peut inviter toute personne dont il juge sa
présence utile pour prendre part aux travaux de la commission, sans assister ni à la
délibération ni au vote.
Article 119
Il est créé, au niveau de chaque centre régional de contrôle des impôts, une ou
plusieurs commissions désignée(s) par « commission régionale de conciliation »
chargée d’émettre son avis sur les dossiers des vérifications fiscales préliminaires ou
approfondies ou ponctuelles et ce avant l’établissement de l’arrêté de taxation d’office.
(Article modifié par l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021
portant loi de finances pour l’année 2022)
Article 120
La commission régionale de conciliation est composée comme suit :
- le représentant régional du médiateur fiscal ou, à défaut, le chef du centre
régional de contrôle des impôts ou son représentant : président,
- un vérificateur n’ayant pas participé aux vérifications relatives aux dossiers
soumis à la commission : membre,
- le chef de la structure chargée d’encadrement des bureaux : membre,
- deux représentants du contribuable, en qualité de membres désignés par le
représentant du médiateur régional du médiateur fiscal ou le chef du centre régional
de contrôle des impôts, à l’occasion de chaque réunion et au titre de chaque dossier, et
ce à partir d’une liste comportant les représentants, des organisations et ordres
professionnels représentés au conseil national de la fiscalité fixée par arrêté du
ministre des finances ,sur proposition de ces organisations et ordres professionnels,
pour une période de trois ans renouvelable une seule fois (3l) ; (tiret modifié par
l’article 69 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de finances
pour l’année 2022) 28 29
- Un fonctionnaire du centre régional du contrôle des impôts, ayant au moins, le
28 (31) L’arrêté du ministre des finances du 31 juillet 2018 portant désignation des représentants du
contribuable à la
29commission nationale de conciliation et aux commissions régionales de conciliation demeurent en application
jusqu’à la publication des arrêtés sisvisés au Journal Officiel de la République Tunisienne et leurs entrées en
vigueur.
83
grade d’inspecteur des services financiers assure la fonction de rapporteur de la
commission, sans avoir le droit au vote.
La présence du chargé du dossier est obligatoire, sans avoir le droit au vote.
Le contribuable est convoqué pour se présenter devant la commission,
conformément aux dispositions de l’article 10 du présent code, ou se faire représenter
par un mandataire conformément à la loi et il peut également se faire assister par une
personne de son choix sans que son absence entraine des conséquences sur l’instance
du dossier.
Le président de la commission peut inviter toute personne dont il juge sa
présence utile à prendre part aux travaux de la commission.
Article 121
Chaque membre qui se trouve lié avec les contribuables concernés par les
dossiers soumis à la commission par un lien de parenté, une alliance, des intérêts
économiques ou toute autre lien de nature à affecter son indépendance en sa dite
qualité, doit en informer le président de la commission et s’abstenir de participer aux
travaux de la commission relatifs aux dossiers concernés.
Article 122
Les commissions de conciliation sont chargées des dossiers des vérifications
fiscales préliminaires ou approfondies, à l’initiative du service de l’administration
fiscale, après l’achèvement des procédures prévues par les articles 41 ter, 44 et 44 bis
du présent code ou à la demande écrite et motivée, présentée par le contribuable au
service compétent de l’administration fiscale, contre décharge, ou par lettre
recommandée avec accusé de réception et ce dans un délai n’excédant pas le délai fixé
par l’article 41 ter ou par le deuxième paragraphe de l’article 44 bis du présent code
lorsqu’il envisage d’enrôler devant la commission pour statuer sur les résultats de la
vérification fiscale qu’il conteste en indiquant sur la même demande sa volonté de se
présenter à la commission ou de se faire représenter conformément à la loi.
(Paragraphe modifié par l’article 48 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre
2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
Les modalités de fonctionnement des commissions de conciliation sont fixées
par arrêté du ministre chargé des finances30.
Article 123
Tout dossier soumis à la commission de conciliation doit comporter la
notification des résultats de la vérification, l’opposition du contribuable sur ces
résultats et les échanges de courriers y afférents avec l’administration fiscale.
Les commissions de conciliation statuent sur les dossiers dont elles sont
30 arrêté du ministre des finances du 16 octobre 2017
84
chargées sur la base des documents qui leur sont soumis par le service de
l’administration fiscale en charge du dossier, les justificatifs et les argumentaires qui
leur sont communiqués par les deux parties. Les commissions n’ont ni le droit
d’interpréter la loi, à l’occasion de l’examen des dossiers précités, ni de se référer à la
comptabilité qui n'a pas été communiquée par le contribuable dans le délai prévu,
selon le cas, par l’article 38 ou par l’article 41 bis du présent code sous réserve des cas
prévus par le même article. (Paragraphe modifié par l’article 48 du décret-loi n°
2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de finances pour l’année 2022)
Les avis des commissions de conciliation revêtent un caractère consultatif et
sont notifiés aux contribuables conformément aux procédures prévues par l'article 10
du présent code.
Article 124
L’administration fiscale peut rectifier, partiellement ou totalement, les résultats
de la vérification fiscale sur la base de l’avis de la commission sans que cela entraine le
rehaussement des sommes exigibles portées sur la notification des résultats de la
vérification, sauf pour réparation d’erreurs matérielles.
Le contribuable doit être obligatoirement informé par l’administration
fiscale des rectifications des résultats de la vérification fiscale, en application du
premier paragraphe du présent article, et ce conformément aux procédures prévues
par l’article 10 et ou l’article 10 bis du présent code.( Les dispositions du premier et
du deuxième paragraphe de présent article sont abrogées et remplacées par les
dispositions de l’article 69 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021
portant loi de finances pour l’année 2022)
Dans ce cas, le contribuable peut s’opposer à la notification précitée auprès du
service compétent de l'administration fiscale et ce dans un délai maximum de 30 jours
à compter de la date de la notification. A l’expiration du délai précité, le service de
l’administration fiscale peut établir un arrêté de taxation d’office.
Article 125
Les délais de prescription sont suspendus à partir de la date de la présentation
par le contribuable de la demande écrite prévue par l’article 122 du présent code ou de
la date de la convocation du contribuable par la commission de conciliation lorsque le
dossier est enrôlé devant la commission à l’initiative de l’administration fiscale avant
toute demande antérieure du contribuable et jusqu’à la notification de son avis.(
Article modifié par l’article 69 du décret-loi n° 202121 du 28 décembre 2021
portant loi de finances pour l’année 2022)
Article 126
Les membres des commissions de conciliation sont tenus au respect du secret
professionnel au titre des renseignements et des données dont ils ont pris
85
connaissance à l’occasion de l’examen des dossiers soumis à la commission et ils sont,
à cet effet, tenus des mêmes obligations mises à la charge des agents de
l’administration fiscale.
CHAPITRE III - COMMISSION DE REEXAMEN DES ARRETES DE
TAXATION D’OFFICE
Article 127
Est créé auprès du ministre des finances une commission consultative désignée
par « commission de réexamen des arrêtés de taxation d’office ».
La commission de réexamen des arrêtés de taxation d’office émet son avis sur
les requêtes des contribuables par lesquelles ils demandent le réexamen des arrêtés de
taxation d’office pour lesquels aucun jugement statuant sur le fond n’est prononcé, en
raison de l’expiration du délai de recours prévus par l’article 55 du présent code ou en
raison du rejet du recours pour un motif de forme, et ce à condition que la requête de
réexamen soit présentée avant l’expiration de la cinquième année suivant celle au
cours de laquelle l’arrêté est notifié au contribuable.
L’administration fiscale peut, à son initiative, saisir la commission des arrêtés
de taxation d’office visés par le présent article.
Article 128
La commission de réexamen des arrêtés de taxation d’office est composée
comme suit :
- un conseiller du Tribunal administratif : président,
- le conseiller juridique du ministère des finances,
- deux fonctionnaires du ministère des finances ayant au moins la fonction de
directeur d’administration centrale ou une fonction équivalente,
- deux représentants de l’Ordre des experts comptables de Tunisie.
Un fonctionnaire du ministère des finances assurera la fonction de rapporteur
de la commission.
Les membres de la commission sont désignés par arrêté du ministre des
finances. La désignation des experts comptables est faite pour une période de trois ans
non renouvelable.
Le président de la commission peut inviter toute personne dont il juge sa
présence utile, à prendre part aux travaux de la commission, à titre consultatif.
Les modalités de fonctionnement de la commission de réexamen des arrêtés de
86
taxation d’office sont fixées par décret.
Article 129
Les requêtes relatives au réexamen des arrêtés de taxation d’office visées à
l’article 127 du présent code sont présentées au ministre des finances au moyen d’une
demande écrite motivée et accompagnée des moyens de preuve et des justifications
appuyant la requête.
Article 130
La commission de réexamen des arrêtés de taxation d’office peut convoquer le
contribuable pour audition. Le contribuable peut se faire assister par une personne de
son choix ou se faire représenter, à cet effet, par un mandataire conformément à la loi.
Cette commission peut également demander à l’administration fiscale des
éclaircissements ou renseignements au titre des dossiers dont elle est chargée.
Article 131
Le ministre des finances ou le directeur général des impôts, par délégation du
ministre des finances, peut prononcer la révision ou le retrait de l’arrêté de taxation
d’office au moyen d’une décision et ce sur avis de la commission de réexamen des
arrêtés de taxation d’office.
Dans ce cas, le contribuable en est informé.
Article 132
Les avis de la commission de réexamen des arrêtés de taxation d’office ne
peuvent être présentés pour s’en prévaloir devant les autorités administratives ou
juridictionnelles.
Les décisions de retrait ou de révision des arrêtés de taxation d’office prévues
par l’article 131 du présent code ne peuvent faire l’objet ni d’opposition ni de recours.
CHAPITRE IV 31
COMITE GENERAL DE LA FISCALITE, DE LA COMPTABILITE
PUBLIQUE ET DU RECOUVREMENT
31 Chapitre ajouté par l’article 66 de la loi n°2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de finances pour l’année
2018.
87
Article 133
Est créé au ministère des finances un comité nommé " Comité général de la
fiscalité, de la comptabilité publique et du recouvrement" ; les agents du comité sont
notamment chargés d'assurer la maîtrise du tissu fiscal, de renforcer la conformité
fiscale, d'améliorer le recouvrement des ressources publiques et de lutter contre la
fraude et l'évasion fiscales selon un processus complet et intégré. A cet effet, sont
accordées, au profit de ses agents, les garanties juridiques nécessaires à
l'accomplissement de leurs missions.
L'organisation dudit comité et le statut particulier de ses agents sont fixés par
décret gouvernemental.
88
DEUXIÈME PARTIE
TEXTES D’APPLICATION DU CODE DES
DROITS ET PROCÉDURES FISCAUX
SOMMAIR
E
Composition et modalités de fonctionnement du Conseil national de la fiscalité....90
Composition, attributions et modalités de fonctionnement de la commission prévue par
l’article 74 du code des droits et procédures fiscaux..................................................95
Champ d’application et conditions d’intervention de la direction des grandes entreprises
relevant de la Direction générale des impôts.............................................................99
Modalités d’application de l’article 112 du code des droits et procédures fiscaux relatif à la
subordination du transfert des revenus imposables par les étrangers à la régularisation de
leur situation fiscale....................................................................................................105
Modalités de fonctionnement de la commission de réexamen des arrêtés de taxation
d’office..........................................................................................................................114
Le champ et les conditions d’intervention de la direction des moyennes entreprises
relevant de la direction générale des impôts...............................................................117
Modalites de statuer sur les demandes de restitution des sommes perçues en trop 121
Fixation du tarif de transaction en matière d’infractions fiscales pénales................126
Modalites de fonctionnement des commissions de conciliation...............................143
Modalités de conclusion des accords préalables relatifs à la méthode de détermination des
prix des transactions entre les entreprises liées et leurs effets..................................148
Fixation du contenu de la déclaration pays par pays.................................................153
Fixation du contenu des documents justifiant la politique des prix de transfert .... 160
89
COMPOSITION ET MODALITES DE
FONCTIONNEMENT DU CONSEIL
NATIONAL DE LA FISCALITE
Décret n°200i-i250 du 28 mai 2001 fixant la composition et les
modalités de fonctionnement du conseil national de la fiscalité
Le Président de la République,
Sur proposition du ministre des finances,
Vu le code des droits et procédures fiscaux promulgué par la loi n°2000-82 du
9 août 2000 et notamment son article 4,
Vu le décret n° 75-316 du 30 mai 1975, fixant les attributions du ministère des
finances,
Vu le décret n°91-556 du 23 avril 1991, portant organisation du ministère des
finances, tel qu’il a été modifié et complété par les textes subséquents et notamment le
décret n°2000-326 du 7 février 2000,
Vu l’avis du Tribunal administratif.
Décrète :
Article premier
Le conseil national de la fiscalité est composé des membres suivants :
- le ministre des finances : président,
- Le secrétaire d’Etat auprès du ministre des finances chargé de la fiscalité : vice-
président.
1. Représentants des ministères et organismes publics :
- un représentant du premier ministère,
- un représentant du ministère de la justice,
- un représentant du ministère du développement économique,
- 3 représentants du ministère des finances,
un représentant du ministère de l’industrie,
91
- un représentant du ministère du commerce,
- un représentant du ministère du transport,
- un représentant du ministère de l’agriculture,
- un représentant du ministère du tourisme, des loisirs et de l’artisanat,
- un représentant du comité du marché financier,
- un représentant du centre des études juridiques et judiciaires.
2. Représentants des organisations et ordres professionnels :
- un représentant de l’union tunisienne de l’industrie, du commerce et de
l’artisanat,
- un représentant de l’union tunisienne de l’agriculture et de la pêche,
- un représentant de l’union générale des travailleurs tunisiens,
- un représentant de l’union nationale des femmes tunisiennes,
- un représentant de l’association professionnelle des banques,
- un représentant de la fédération tunisienne de l’hôtellerie,
- un représentant de l’ordre des experts comptables de Tunisie,
- un représentant de l’ordre des avocats,
- un représentant de l’organisation professionnelle des comptables,
- un représentant de l’organisation professionnelle des conseils fiscaux.
3. Personnalités connues pour leurs compétences dans des domaines ayant trait à la
fiscalité :
3 personnalités connues pour leurs compétences en sciences juridiques,
92
économiques ou sociales et désignées par le ministre des finances.
Le président du conseil national de la fiscalité peut convoquer toute personne
dont il juge la présence utile pour enrichir les travaux du conseil, et ce, en fonction de la
nature des thèmes inscrits à son ordre du jour.
Article 2
Les membres du conseil national de la fiscalité sont désignés par arrêté du
ministre des finances, sur proposition des parties concernées, et ce, pour une période
de trois ans.
Article 3
Des commissions peuvent être créées auprès du conseil national de la fiscalité
dans le but d’étudier des questions sectorielles ou particulières liées aux attributions du
conseil.
Ces commissions sont constituées par des membres choisis pour leur compétence
dans le domaine objet de l’étude soit parmi les membres du conseil national de la
fiscalité ou en dehors de celui-ci.
Article 4
Le conseil national de la fiscalité se réunit sur convocation de son président, au
moins une fois par an et autant de fois qu’il est nécessaire.
Le conseil se réunit également à l’occasion de l’élaboration du plan de
développement économique et social pour donner son avis sur les orientations de la
politique fiscale proposée dans le plan.
Article 5
Les convocations à la réunion du conseil national de la fiscalité doivent être
adressées dix jours, au moins, avant la date de sa tenue accompagnée de l’ordre du
jour.
Les travaux du conseil national de la fiscalité sont consignés dans des procès-
verbaux notifiés à tous les membres participants à ses travaux.
93
Article 6
La direction générale chargée de la législation fiscale assure le secrétariat du conseil
national de la fiscalité et établit un rapport annuel sur ses travaux.
Les dépenses de fonctionnement du conseil national de la fiscalité sont imputées
sur le budget de l’Etat au chapitre consacré au ministère des finances.
Article 7
Les dispositions du présent décret sont mises en application à partir du 1 er janvier
2002.
Article 8
Le Premier ministre et les ministres concernés sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Journal Officiel de la
République Tunisienne.
Tunis, le 28 mai 2001.
Zine El Abidine Ben Ali
94
COMPOSITION, ATTRIBUTIONS ET
MODALITÉS DE FONCTIONNEMENT DE LA
COMMISSION PRÉVUE PAR L’ARTICLE 74
DU CODE DES DROITS ET PROCÉDURES
FISCAUX
Décret n° 2001-1721 du 24 juillet 2001 fixant la composition, les
attributions et les modalités de fonctionnement de la commission prévue
par l’article 74 du code des droits et procédures fiscaux
Le Président de la République,
Sur proposition du ministre des finances,
Vu le code des droits et procédures fiscaux, promulgué par la loi n°2000-82 du
9 août 2000 et notamment son article 74,
Vu le décret n°75-316 du 30 mai 1975, fixant les attributions du ministère des
finances,
Vu le décret n°91-556 du 23 avril 1991, portant organisation du ministère des
finances, tel que modifié et complété par les textes subséquents et notamment le
décret n°2000-326 du 7 février 2000,
Vu l’avis des ministres de la justice et des domaines de l’Etat et des affaires
foncières,
Vu l’avis du Tribunal administratif.
Décrète :
Article premier
La commission prévue par l’article 74 du code des droits et procédures fiscaux
donne son avis sur les dossiers relatifs aux infractions fiscales pénales passibles d’une
peine corporelle qui lui son transmis par le ministre des finances ou par la personne
déléguée par le ministre des finances pour mettre en mouvement l’action publique
relative à ces infractions, et ce, notamment en ce qui concerne :
- l’existence de tous les éléments constitutifs de l’infraction,
- la régularité des procédures de constatation de l’infraction,
- l’adéquation de la sanction proposée avec la gravité de l’infraction
commise.
Article 2 (Modifié par le décret n°2005-2495 du 12 septembre 2005)
La commission visée par l’article premier précité est composée comme suit :
96
- le ministre des finances ou son représentant : président,
- un juge, conseiller auprès du Tribunal administratif,
- 2 juges auprès du tribunal de première instance,
- 2 juges auprès de la cour d’appel,
- un conseiller auprès de la cour des comptes,
- le chef du contentieux de l’Etat,
- un représentant des services du conseiller juridique et de législation du
gouvernement,
- le directeur général du contrôle fiscal,
- le directeur général des études et de la législation fiscales,
- le chef du contrôle général des finances.
Article 3
Le secrétariat de la commission est assuré par la direction générale du contrôle
fiscal.
Article 4
La commission se réunit sur convocation de son président, chaque fois qu’il est
nécessaire, celui-ci fixe la date de ses réunions et son ordre du jour.
Les convocations aux réunions de la commission sont accompagnées de l’ordre
du jour et des copies des dossiers qui y sont inscrits.
Article 5 (Modifiépar le décret 0^2005-2495 du 12 septembre 2005)
Les avis de la commission sont émis à la majorité des voix des membres
présents, et en cas de partage, la voix du président est prépondérante.
La commission ne peut délibérer légalement qu’en présence de sept membres
au moins dont le président.
Lorsque le quorum n’est pas atteint, la commission est convoquée pour une
deuxième réunion dans un délai n’excédant pas 10 jours de la date fixée pour la
première réunion. Dans ce cas, la commission peut légalement délibérer, nonobstant
97
le nombre des membres présents.
Article 6
Les travaux de la commission sont consignés dans des procès-verbaux établis
par le rapporteur de la commission qui est désigné par le directeur général du contrôle
fiscal. Ces procès-verbaux sont signés par tous les membres présents.
Les procès-verbaux de la commission sont transmis au ministre des finances ou
à la personne déléguée par le ministre des finances pour mettre en mouvement
l’action publique.
Article 7
Les dispositions du présent décret sont mises en application à partir du premier
janvier 2002.
Article 8
Les ministres de la justice, des finances et des domaines de l’Etat et des affaires
foncières sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret
qui sera publié au Journal Officiel de la République Tunisienne.
Tunis, le 24 juillet 2001.
Zine El Abidine Ben Ali
98
CHAMP D’APPLICATION ET CONDITIONS D’INTERVENTION DE
LA DIRECTION DES
GRANDES ENTREPRISES RELEVANT DE LA
DIRECTION GENERALE DES IMPÔTS
Décret n° 2008-201 du 29 janvier 2008, fixant le champ et les
conditions d’intervention de la direction des grandes entreprises
relevant de la direction générale des impôts
Le Président de la République,
Sur proposition du ministre des finances,
Vu le code des droits et procédures fiscaux promulgué par la loi n° 2000-82 du
9 août 2000 et notamment son article 3,
Vu le décret n° 75-316 du 30 mai 1975, fixant les attributions du ministère des
finances,
Vu le décret n° 91-556 du 23 avril 1991, portant organisation du ministère des
finances, ensemble les textes qui l’ont modifié ou complété et notamment le décret
^2007-1198 du 14 mai 2007,
Vu le décret n° 2008-94 du 16 janvier 2008, portant organisation et
attributions des services extérieurs de la direction générale des impôts et notamment
son article 2,
Vu l’avis du Tribunal administratif.
Décrète :
Article premier
Sont considérées grandes entreprises, relevant de la direction des grandes
entreprises :
1. Les entreprises suivantes indépendamment de la date de leur création et du
montant du chiffre d’affaires réalisé :
- les entreprises bancaires résidentes et non résidentes conformément à la
loi n° 2016-48 du 11 juillet 2016, relative aux banques et aux
établissements financiers, (ce tiret est modifié par le premier article du
décret gouvernemental n°2017-1157 modifiant et complétant le décret n°
2008-201 du 29 janvier 2008, fixant le champ et les conditions
d’intervention de la direction des grandes entreprises relevant de la
direction générale des impôts)
- (ce tiret est abrogé par l’article 6 du décret gouvernemental
n°2017-1157 modifiant et complétant le décret n° 2008-201 du
29 janvier 2008, fixant le champ et les conditions
d’intervention de la direction des grandes entreprises relevant
de la direction générale des impôts,)
100
- Les compagnies d’assurance et de réassurance exerçant conformément aux
dispositions du code des assurances promulgué par la loi n° 92-24 du 9
mars 1992 tel que modifié et complété par les textes subséquents et
notamment par la loi n° 2005-86 du 15 août 2005,
- (ce tiret est abrogé par l’article 6 du décret gouvernemental
n°20i7-ii57 modifiant et complétant le décret n° 2008-201 du 29
janvier 2008, fixant le champ et les conditions d’intervention
de la direction des grandes entreprises relevant de la direction
générale des impôts,)
- (ce tiret est abrogé par l’article 6 du décret gouvernemental
n°2017-1157 modifiant et complétant le décret n° 2008-201 du
29 janvier 2008, fixant le champ et les conditions
d’intervention de la direction des grandes entreprises relevant
de la direction générale des impôts,)
- Les opérateurs de réseaux des télécommunications prévues par le code de
télécommunications promulgués par la loi n° 2001-01 du 15 janvier 2001,
tel que modifié et complété par les textes subséquents et notamment par
la loi n° 2008-01du 8 janvier 2008,
- (ce tiret est abrogé par l’article 6 du décret gouvernemental
n°2017-1157 modifiant et complétant le décret n° 2008-201 du
29 janvier 2008, fixant le champ et les conditions
d’intervention de la direction des grandes entreprises relevant
de la direction générale des impôts,)
- (ce tiret est abrogé par l’article 6 du décret gouvernemental
n°2017-1157 modifiant et complétant le décret n° 2008-201 du
29 janvier 2008, fixant le champ et les conditions
d’intervention de la direction des grandes entreprises relevant
de la direction générale des impôts,)
- (ce tiret est abrogé par l’article 6 du décret gouvernemental
n°2017-1157 modifiant et complétant le décret n° 2008-201 du
29 janvier 2008, fixant le champ et les conditions
d’intervention de la direction des grandes entreprises relevant
de la direction générale des impôts,)
101
- (ce tiret est abrogé par l’article 6 du décret gouvernemental
n°20i7-ii57 modifiant et complétant le décret n° 2008-201 du
29 janvier 2008, fixant le champ et les conditions
d’intervention de la direction des grandes entreprises relevant
de la direction générale des impôts,)
2. Les sociétés autres que celles visées au numéro 1 du présent article
et qui ont réalisé au titre de l’année 2015 un chiffre d’affaires brut égal ou
supérieur à 20 millions de dinars et dont le siège social se situe sur tout le
territoire de la République. (Ce numéro est modifié par les articles 4 et 5 du
décret gouvernemental ^2017-1157 modifiant et complétant le décret n° 2008-
201 du 29 janvier 2008, fixant le champ et les conditions d’intervention de la
direction des grandes entreprises relevant de la direction générale des impôts)
Article 2
Est rattachée à la direction des grandes entreprises, toute société autre que
celles visées au numéro 2 de l’article premier du présent décret qui réalise à partir du
premier janvier 2016 un chiffre d’affaires annuel brut égal ou supérieur à 20 millions
de dinars et dont le siège social se situe sur tout le territoire de la République. (Article
modifié par les articles 4 et 5 du décret gouvernemental n°2017-1157 modifiant
et complétant le décret n° 2008-201 du 29 janvier 2008, fixant le champ et les
conditions d’intervention de la direction des grandes entreprises relevant de la
direction générale des impôts)
Ce rattachement prend effet à partir du premier janvier de la deuxième année
suivant celle de réalisation dudit chiffre d’affaires.
Article 3 (nouveau)
Est mis fin au rattachement à la direction des grandes entreprises, à l’initiative
de l’administration, et ce, en cas de baisse égale ou supérieure à 20% du chiffre
d’affaires visé au présent décret gouvernemental, et ce, pour une période de trois
années successives. Le rattachement de nouveau à la direction des grandes entreprises
se fait conformément à l’article 2 du présent décret gouvernemental. (Article abrogé
et remplacé par l’article 2 du décret gouvernemental n°2017- 1157 modifiant et
complétant le décret n° 2008-201 du 29 janvier 2008, fixant le champ et les
conditions d’intervention de la direction des grandes entreprises relevant de la
direction générale des impôts)
102
Article 3 (bis)
Est mis fin au rattachement à la direction des grandes entreprises
des sociétés qui ne répondent plus aux conditions prévues par les articles
premier et 2 du décret n° 2008-201 du 29 janvier 2008 susvisé, à compter
du 1er janvier 2018. (Article ajouté par l’article 3 du décret gouvernemental
^2017-1157 modifiant et complétant le décret n° 2008-201 du 29 janvier 2008,
fixant le champ et les conditions d’intervention de la direction des grandes
entreprises relevant de la direction générale des impôts)
Article 3 (ter)
La direction des grandes entreprises assurera la prise en charge des dossiers de
contrôle ou de vérification des entreprises visées par l’article 3 (bis) du présent décret
gouvernemental, ayant fait l’objet, avant le 1 er janvier 2018, de l’une des procédures
prévues par les articles 39, 43 et les paragraphes deux et trois de l’article 47 du code
des droits et procédures fiscaux. Les centres régionaux de contrôle des impôts
assureront la prise en charge des dossiers de contrôle ou de vérification des entreprises
qui seront rattachées à la direction des grandes entreprises conformément aux
dispositions du présent décret gouvernemental, ayant fait l’objet par ces centres de
l’une des procédures sus-indiquées, avant l’entrée du présent décret gouvernemental
en vigueur. (Article ajouté par l’article 3 du décret gouvernemental n°2017-1157
modifiant et complétant le décret n° 2008-201 du 29 janvier 2008, fixant le
champ et les conditions d’intervention de la direction des grandes entreprises
relevant de la direction générale des impôts)
Article 4
Les entreprises autres que celles visées par l’article premier et l’article 2 du
présent décret peuvent, sur demande écrite présentée à la direction des grandes
entreprises, opter pour le rattachement au champ d’intervention de cette direction, et
ce, à condition de réaliser un chiffre d’affaires brut égal ou supérieur à 10 millions de
dinars au titre des deux années antérieures à l’année de l’option pour le rattachement.
Le rattachement a lieu après accord de la direction des grandes entreprises.
L’option prend effet à partir du premier janvier de l’année qui suit l’année de
l’approbation et ce, jusqu’au 31 décembre de la troisième année qui suit celle au cours
de laquelle elle a pris effet. Cette option est renouvelable par tacite reconduction par
périodes de trois ans.
103
L’abandon de l’option peut être formulé par demande écrite
présentée à la
direction des grandes entreprises dans un délai de trois mois au
moinsArticle
avant 5
l’expiration de chaque période.
Les dispositions du présent décret sont applicables dans un délai de soixante
jours à partir de son entrée en vigueur.
Article 6
Le ministre des finances est chargé de l’exécution du présent décret qui sera
publié au Journal Officiel de la République Tunisienne.
Tunis, le 29 janvier 2008.
Zine El Abidine Ben Ali
104
MODALITES D’APPLICATION DE
L'ARTICLE 112 DU CODE DES DROITS ET
PROCEDURES FISCAUX RELATIF A LA
SUBORDINATION DU TRANSFERT DES
REVENUS IMPOSABLES PAR LES
ETRANGERS A LA REGULARISATION DE
LEUR SITUATION FISCALE
Décret n° 2008-1858 du 13 mai 2008 fixant les modalités
d’application de l’article 112 du code des droits et procédures fiscaux
relatif à la subordination du transfert des revenus imposables par les
étrangers à la régularisation de leur situation fiscale
Le Président de la République,
Sur proposition du ministre des finances,
Vu la loi n°2007-70 du 27 décembre 2007, portant loi de finances pour l’année
2008,
Vu le code des droits et procédures fiscaux promulgué par la loi n°2000-82 du 9
août 2000 et notamment son article 112,
Vu le code du travail promulgué par la loi n°66-27 du 30 avril 1966 et tous les
textes qui l’ont modifié ou complété dont le dernier est la loi n°2007-19 du 2 avril 2007
et notamment l’article 258 et suivants du code,
Vu le décret n°75-316 du 30 mai 1975 fixant les attributions du ministère des
finances,
Vu le décret n°91-556 du 32 avril 1991 relatif à l’organisation du ministère des
finances tel que modifié et complété par les textes subséquents dont le dernier est le
décret ^2007-1198 du 14 mai 2007,
Vu le décret n°93-1880 du 13 septembre 1993, relatif au système d’information
et de communication administrative,
Vu le décret n°95-826 du 2 mai 1995, fixant la liste des attestations
administratives qui peuvent être octroyées aux usagers par les services du ministère de
la formation professionnelle et de l’emploi et les établissements publics et entreprises
publiques sous tutelle,
Vu le décret n°96-262 du 14 février 1996, fixant la liste des attestations
administratives pouvant être délivrées aux usagers par les services du ministère des
finances et les établissements et entreprises publics sous tutelle,
106
Vu le décret n°98-2i09 du 2 novembre 1998, fixant les
conditions et les
modalités de délivrance du quitus fiscal pour départ définitif
aux étrangers
résidents ou exerçant une activité en Tunisie,
Vu l’avis du ministre de l’intérieur et du développement local,
Vu l’avis du ministre de l’emploi et de l’insertion professionnelle des jeunes,
Vu l’avis du gouverneur de la banque centrale de Tunisie,
Vu l’avis du Tribunal administratif,
Décrète :
Article premier
Les personnes physiques et les personnes morales citées à l’article 112 du code des droits et
procédures fiscaux sont tenues de présenter une attestation de régularisation de la situation fiscale au titre
de tous les droits et taxes exigibles ou une attestation d’exonération des revenus ou bénéfices prévue au
même article auprès :
- des services du ministère de l’intérieur et du développement local lors de la demande du
certificat de changement de résidence,
- des services des douanes lors du rapatriement d’effets personnels ou de matériels,
- des services de la banque centrale de Tunisie ou des intermédiaires agrées lors du transfert des
revenus ou bénéfices vers l’étranger.
La présentation de l’attestation d’exonération précitée n’est pas exigée lorsqu’il s’agit de revenus ou
bénéfices situés en dehors du champ d’application de l’impôt ou qui en sont exonérés en vertu de la
législation fiscale en vigueur à condition de mentionner au sein de la demande de transfert la catégorie des
revenus ou bénéfices précités et le support légal de leur exonération.
L’attestation de régularisation de la situation fiscale ou l’attestation d’exonération des revenus ou
bénéfices dont la catégorie et le support légal de leur exonération ne sont pas portés sur la demande de
transfert, est délivrée sur demande rédigée selon un modèle établi par l’administration et déposée auprès
du service de contrôle des impôts compétent.
La demande doit être présentée en ce qui concerne :
107
Article 2
- les étrangers résidents qui changent leur lieu de résidence hors de la Tunisie et les personnes
non résidentes et établies en Tunisie par la personne concernée ou la personne mandatée
conformément à la loi,
- les personnes non résidentes et non établies qui réalisent des revenus de source tunisienne
soumis à une retenue à la source libératoire ou exonérés d’impôt par les personnes établies en
Tunisie débitrices des montants payés à ce titre,
- les titulaires de pensions ou de rentes viagères de source tunisienne par les débiteurs des
pensions ou des rentes.
Ladite demande doit être accompagnée :
- des copies des quittances de dépôt des déclarations et de paiement des taxes et droits exigibles,
- d’une copie de l’attestation de retenue à la source libératoire au titre de l’impôt sur le revenu ou
de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée pour les revenus qui y sont
soumis.
Les salariés doivent, en outre, joindre à leurs demandes :
- une fiche d’identification rédigée et signée par l’employeur comportant notamment l’identité du
salarié, sa nationalité, sa situation familiale, son lieu de résidence, le montant des salaires,
traitements, rétributions, primes et la valeur des avantages en nature perçus en Tunisie et de
l’étranger selon un modèle établi par l’administration. Dans le cas où il n’a bénéficié d’aucune
rétribution ou d’aucun
108
avantage de l’étranger en contrepartie de son travail en Tunisie, la fiche
doit en faire mention,
- une copie du contrat de location du lieu de résidence dûment enregistré à
la recette des finances ou tout document indiquant le lieu de résidence en
Tunisie,
- une copie de la carte de séjour,
- une copie du visa du contrat de travail ou une attestation de non
soumission au visa du contrat de travail délivrée par les services du
ministère de l’emploi et de l’insertion professionnelle des jeunes.
Article 3
Les établissements de crédit peuvent demander une attestation de
régularisation de la situation fiscale ou une attestation d’exonération des revenus au
titre du montant global des intérêts ou des revenus de capitaux mobiliers objet du
transfert revenant aux non résidents et non établis pour chaque opération de transfert
nonobstant le nombre des bénéficiaires des revenus.
Dans ce cas, ils doivent joindre à la demande un état détaillé comportant
notamment :
- l’identité des bénéficiaires des intérêts ou des revenus des capitaux
mobiliers et l’Etat de leur résidence,
- le montant total brut des intérêts ou des revenus de capitaux mobiliers,
- le taux de la retenue à la source appliqué et le montant de la retenue à la
source opérée,
- le montant total net des intérêts et revenus de capitaux mobiliers objet du
transfert.
109
Article 4
Les débiteurs de pensions et de rentes viagères au profit des non résidents
peuvent demander une attestation de régularisation de la situation fiscale ou une
attestation d’exonération des pensions ou des rentes viagères au titre de chaque année
nonobstant le nombre des opérations de transfert effectuées au cours de l’année
concernée.
Dans ce cas ils sont tenus de joindre à leur demande un état détaillé comportant
notamment :
- l’identité des bénéficiaires des pensions ou des rentes viagères et l’Etat de
leur résidence,
- le montant total brut des pensions et des rentes viagères,
- le montant de la retenue à la source opérée,
- le montant total net des pensions ou des rentes viagères objet du
transfert.
Article 5
Le service de contrôle des impôts compétent est tenu de délivrer l’attestation de
régularisation de la situation fiscale ou l’attestation d’exonération des revenus ou
bénéfices objet du transfert dans un délai maximum de cinq jours à compter de la date
du dépôt de la demande accompagnée des documents visés aux articles 2, 3 et 4 du
présent décret.
Article 6
En cas de refus de la demande, le service de contrôle des impôts compétent est
tenu d’en informer le demandeur par écrit et d’indiquer les motifs du refus. Le défaut
de réponse à la demande dans les délais prévus par l’article 5 du présent décret vaut
refus tacite de la demande.
Le refus de la demande fait état de la possibilité d’introduire une requête devant
une commission chargée du réexamen des demandes relatives aux attestations de
régularisation de la situation fiscale et aux attestations d’exonération des revenus ou
bénéfices.
110
Article 7
La requête de réexamen des demandes relatives à l’attestation de régularisation
de la situation fiscale ou à l’attestation d’exonération des revenus ou bénéfices est
introduite par l’intéressé auprès du service de contrôle des impôts compétent qui est
chargé de la transmettre à son tour à la commission visée à l’article 6 du présent
décret.
Les intéressés peuvent également introduire la requête directement devant la
commission précitée.
Article 8
La commission visée à l’article 6 du présent décret est rattachée à la direction
générale des impôts, elle est chargée de statuer sur les requêtes de réexamen des
demandes d’obtention d’une attestation de régularisation de la situation fiscale ou
d’une attestation d’exonération des revenus ou bénéfices.
Ladite commission est composée :
- du directeur général des impôts ou de son représentant : président,
- d’un représentant de l’unité du contentieux fiscal et de conciliation
juridictionnelle : membre,
- d’un représentant de l’unité de la programmation, de la coordination et de
la conciliation administrative : membre,
- d’un représentant de l’unité de l’inspection des services fiscaux : membre,
- d’un représentant de la direction générale des études et de la législation
fiscales : membre,
- d’un représentant de la direction générale de la comptabilité publique et du
recouvrement : membre.
Les réunions de la commission se déroulent au siège de la direction générale
des impôts autant de fois qu’il est nécessaire en présence obligatoirement de son
président et de deux membres au moins.
111
Article 9
La Direction Générale des Impôts est chargée du secrétariat de la commission ;
il est tenu à cet effet un registre comportant toutes les requêtes présentées pour le
réexamen des demandes d’obtention de l’attestation de régularisation de la situation
fiscale ou de l’attestation d’exonération des revenus ou bénéfices.
Article 10
Les décisions de la commission sont prises à la majorité des voix, et en cas de
partage, la voix du président est prépondérante.
Un procès-verbal est établi, dans lequel est consignée la décision de la
commission relative à chaque requête ; ledit procès-verbal doit être signé par le
président et le secrétaire de la commission.
Les décisions de la commission sont notifiées par le directeur général des
impôts au moyen des agents de la direction générale des impôts ou par lettre
recommandée avec accusé de réception.
Article 11
La commission visée à l’article 6 du présent décret est tenue de statuer sur la
requête dont elle a été saisie dans un délai maximum de quinze jours à compter de la
date du dépôt de la requête de réexamen auprès du service du contrôle des impôts
compétent ou de la date de sa saisine directe. Elle doit notifier au demandeur de
l’attestation de régularisation de la situation fiscale ou de l’attestation d’exonération
des revenus ou bénéfices la suite réservée à sa demande dans le même délai ; en cas de
refus, sa décision doit être motivée.
Article 12
Sont abrogées toutes les dispositions contraires au présent décret et notamment
les dispositions du décret n°98-2109 du 2 novembre 1998, fixant les
112
conditions et les modalités de délivrance du quitus fiscal aux étrangers résidents ou
exerçant une activité en Tunisie.
Article 13
Le ministre des finances, le ministre de l’intérieur et du développement local, le
ministre de l’emploi et de l’insertion professionnelle des jeunes et le gouverneur de la
banque centrale de Tunisie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution
du présent décret qui sera publié au Journal Officiel de la République Tunisienne.
Tunis, le 13 mai 2008.
Zine El Abidine Ben Ali
113
MODALITÉS DE FONCTIONNEMENT DE LA
COMMISSION DE RÉEXAMEN DES ARRETÉS
DE TAXATION D’OFFICE
Décret n° 2011-2470 du 29 septembre 2011 fixant les modalités de
fonctionnement de la commission de réexamen des arrêtés de taxation
d’office
Le Président de la République par intérim,
Sur proposition du ministre des finances,
Vu le code des droits et procédures fiscaux, promulgué par la loi n°2000-82 du
9 août 2000, tel que modifié et complété par les textes subséquents et notamment la
loi n°2010-58 du 17 décembre 2010, portant loi de finances pour l’année 2011,
Vu le décret-loi n° 14-2011 du 23 mars 2011, portant organisation provisoire des
pouvoirs publics,
Vu le décret n°69-400 du 7 novembre 1969, portant création d’un Premier
Ministère et fixant les attributions du Premier Ministère,
Vu le décret n°75-316 du 30 mai 1975, fixant les attributions du ministère des
finances,
Vu le décret n°91-556 du 23 avril 1991, portant organisation du ministère des
finances, tel que modifié et complété par les textes subséquents et notamment le
décret ^2007-1198 du 14 mai 2007,
Vu l’avis du Tribunal administratif.
Décrète :
Article premier
La commission de réexamen des arrêtés de taxation d’office se réunit, au moins
une fois par semaine et chaque fois qu’il est nécessaire, et ce sur convocation de son
président qui fixe la date et l’ordre du jour de ses réunions.
Les convocations aux réunions de la commission sont notifiées trois jours, au
moins, avant la date de la réunion.
Article 2
La commission émet ses avis à la majorité des voix des membres présents ; en
cas de partage des voix, la voix du président est prépondérante.
115
La commission ne peut régulièrement délibérer qu’en présence de
quatre
membres, au moins, dont le président, un représentant du ministère
des finances
et un Lorsque le quorum n’est pas atteint, la commission est convoquée pour une
expert comptable.
deuxième réunion ; dans ce cas, ses délibérations sont régulières nonobstant le
nombre des membres présents.
Article 3
Les travaux de la commission sont consignés dans des procès verbaux rédigés
par le rapporteur de la commission et signés par tous les membres présents.
Le président de la commission présente les procès verbaux dûment établis au
ministre des finances.
Article 4
Chaque membre qui se trouve lié avec les contribuables concernés par les
dossiers soumis à la commission par un lien de parenté, une alliance, un intérêt
économique ou toute autre relation de nature à affecter son indépendance, doit en
informer le président de la commission et s’abstenir de participer aux travaux de la
commission relatifs aux dossiers concernés.
Article 5
La commission est dotée d’un secrétariat permanent chargé d’aider son
président à organiser et à conduire ses travaux et à conserver ses documents.
Article 6
Le premier ministre et le ministre des finances sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Journal Officiel de la
République Tunisienne.
Tunis, le 29 septembre 2011.
Le président de la République
par intérim
Fouad Mebazaâ
116
LE CHAMP ET LES CONDITIONS
D'INTERVENTION DE LA DIRECTION DES
MOYENNES ENTREPRISES RELEVANT DE
LA DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS
Décret gouvernemental n° 2017-1158 du 27 octobre 2017, fixant le
champ et les conditions d’intervention de la direction des moyennes
entreprises relevant de la direction générale des impôts.
Le chef du gouvernement,
Sur proposition du ministre des finances,
Vu la constitution,
Vu le code des droits et procédures fiscaux promulgué par la loi n° 2000-82 du
9 août 2000, ensemble les textes qui l’ont modifié ou complété et notamment la loi n°
2017-8 du 14 février 2017 portant refonte du dispositif des avantages fiscaux,
Vu le décret n° 75-316 du 30 mai 1975, fixant les attributions du ministère des
finances,
Vu le décret n° 91-556 du 23 avril 1991, portant organisation du ministère des
finances, ensemble les textes qui l’ont modifié ou complété et notamment le décret
gouvernemental n° 2016-1141 du 26 août 2016,
Vu le décret n° 2008-94 du 16 janvier 2008, portant organisation et attributions
des services extérieurs de la direction générale des impôts au ministère des finances,
ensemble les textes qui l’ont modifié ou complété et notamment le décret n° 2017-1156
du 27 octobre 2017,
Vu le décret n° 2008-201 du 29 janvier 2008, fixant le champ et les conditions
d’intervention de la direction des grandes entreprises relevant de la direction générale
des impôts, tel que modifié et complété par le décret n° 20171157 du 27 octobre 2017,
Vu le décret Présidentiel n° 2016-107 du 27 août 2016, portant nomination du
chef du gouvernement et de ses membres,
Vu le décret Présidentiel n° 2017-124 du 12 septembre 2017, portant nomination
de membres du gouvernement,
Vu l’avis du tribunal administratif,
Après la délibération du conseil des ministres.
Prend le décret gouvernemental dont la teneur suit :
118
Article premier
Sont considérées moyennes entreprises, relevant de la direction des moyennes
entreprises, les entreprises qui ont réalisé au titre de l’année 2015 et les années qui
suivent, un chiffre d’affaires brut égal ou supérieur à deux (2) millions de dinars et
inférieure à vingt (20) millions de dinars et dont le siège social se situe dans les
gouvernorats de Tunis, de l’Ariana, de Ben Arous et de la Manouba.
Ce rattachement prend effet à compter du 1 er octobre 2018, pour les
entreprises qui ont réalisé le chiffre d’affaire sus-indiqué au titre de
l’année 2015. Et à compter du 1er janvier de la deuxième année suivant
l’année de réalisation dudit chiffre d’affaires pour les autres entreprises.
(Article modifié par l’article premier du décret gouvernemental n° 2018-41 du
16 janvier 2018, modifiant le décret gouvernemental n° 2017-1158 du 27 octobre
2017, fixant le champ et les conditions d'intervention de la direction des
moyennes entreprises relevant de la direction générale des impôts)
Article 2
Est mis fin au rattachement à la direction des moyennes entreprises, à
l’initiative de l’administration, et ce, en cas de baisse égale ou supérieur à 20% du
chiffre d’affaires visé au présent décret gouvernemental, et ce, pour une période de
trois années successives. Le rattachement de nouveau à la direction des moyennes
entreprises se fait conformément à l’article premier du présent décret
gouvernemental.
Article 3
Les centres régionaux de contrôle des impôts assureront la prise en charge des
dossiers de contrôle ou de vérification des entreprises qui seront rattachées à la
direction des moyennes entreprises conformément aux dispositions du présent décret
gouvernemental, ayant fait l’objet avant le 1er octobre 2018 de l’une des procédures
prévues par les articles 39, 43 et les paragraphes deux et trois de l’article 47 du code
des droits et procédures fiscaux. (Article modifié par l’article premier du décret
gouvernemental n° 2018-41 du 16 janvier 2018, modifiant le décret
gouvernemental n° 2017-1158 du 27 octobre 2017, fixant le champ et les
conditions d'intervention de la direction des moyennes entreprises relevant de
la direction générale des impôts)
Article 4
Les dispositions du présent décret gouvernemental sont applicables à compter
du 1 janvier 2018.
er
119
Article 5
Le ministre des finances est chargé de l’exécution du présent décret
gouvernemental qui sera publié au Journal Officiel de la République Tunisienne.
Tunis, le 27 octobre 2017.
Pour Contreseing
Le ministre des finances Le Chef du Gouvernement
Mouhamed Ridha Chalghoum Youssef Chahed
120
MODALITES DE STATUER SUR LES
DEMANDES DE RESTITUTION DES
SOMMES PERÇUES EN TROP
Arrêté du ministre des finances du 8 janvier 2002, fixant les
modalités de statuer sur les demandes de restitution des sommes
perçues en trop
Le ministre des finances,
Vu le code des droits et procédures fiscaux promulgué par la loi n°2000-82 du 9
août 2000 et notamment son article 30,
Vu le décret n° 91-556 du 23 avril 1991, portant organisation du ministère des
finances, tel qu’il a été modifié ou complété par les textes subséquents et notamment le
décret n°2000-326 du 7 février 2000,
Vu le décret n°9i-i0i6 du 1 er juillet 1991, portant organisation et attributions des
services extérieurs de la direction générale du contrôle fiscal au ministère des finances
tel qu’il a été modifié ou complété par les textes subséquents et notamment le décret n°
2001-585 du 26 février 2001,
Vu le décret n°99-630 du 22 mars 1999, portant réorganisation des postes
comptables publics relevant du ministère des finances.
Arrête :
Article premier
L’action en restitution de l’impôt indûment perçu ou devenu restituable
conformément à la législation fiscale, ainsi que des pénalités y afférentes s’exerce par
la présentation d’une demande écrite adressée au directeur de la direction des grandes
entreprises ou au chef du centre régional de contrôle des impôts dont relève le lieu
d’imposition au sens de l’article 3 du code des droits et procédures fiscaux. (Modifié
par l’article premier de l’arrêté du ministre des finances du 7 juillet
2008)
Article 2
La demande de restitution doit comporter notamment ce qui suit :
- les nom et prénoms ou raison sociale du contribuable,
- l’adresse du contribuable,
- la profession du contribuable ou la nature de son activité,
- le matricule fiscal du contribuable ou à défaut le numéro de sa carte
d’identité nationale ou tout autre document en tenant lieu avec indication
de la date de sa délivrance et de l’autorité qui l’a délivrée,
122
- les montants concernés par la restitution,
- les motifs de la demande de restitution et les justifications y afférentes,
- la signature manuscrite du contribuable ou de son représentant dûment
habilité,
- le numéro du compte courant postal ou bancaire du demandeur.
Article 3 (Modifié par l’article 2 de l’arrêté du ministre des finances
du 7 juillet 2008)
Les demandes de restitution sont inscrites sur un registre côté et paraphé par le
directeur de la direction des grandes entreprises ou par le chef du centre régional de
contrôle des impôts, tenu, à cet effet, à la direction des grandes entreprises et dans
chaque centre régional de contrôle des impôts, cette inscription comporte :
- la date de la présentation de la demande de restitution,
- l’identification du contribuable,
- les impôts concernés par la restitution et leurs montants en principal et
pénalités,
- les raisons sur lesquelles se fondent la demande de restitution et de leurs
justifications le cas échéant,
- le service de l’administration fiscale chargé de l’instruction de la demande
de restitution,
- les procédures accomplies au titre de la demande de restitution.
Article 4 (Modifié par l’article 3 de l’arrêté du ministre des finances
du 7 juillet 2008)
L’agent chargé de l’instruction de la demande de restitution procède à l’étude de
la demande du point de vue de la satisfaction de toutes les conditions légales de forme
et de fond requises pour la restitution y compris la vérification de la régularité, de la
situation fiscale du contribuable et de sa sincérité et la détection des omissions et
erreurs qu’elle pouvait comporter.
Le vérificateur procède à l’établissement d’un rapport sur ses travaux qui sera
présenté à la commission de restitution prévue par l’article 5 du présent arrêté.
123
Article 5 (Modifié par Varticle 4 de l’arrêté du ministre
des
finances du 7 juillet 2008)
Il est statué sur la demande de restitution par une commission composée par
- le directeur de la direction des grandes entreprises ou le chef du centre
régional de contrôle des impôts : président,
- le chef d’équipe ou le chef de bureau de contrôle des impôts dont relève le
lieu d’imposition : membre,
- le trésorier régional des finances ou son représentant : membre.
Article 6 (Modifié par l’article 5 de l’arrêté du ministre des finances
du 7 juillet 2008)
Un fonctionnaire de la direction des grandes entreprises ou du centre régional
de contrôle des impôts assure les fonctions de rapporteur de la commission, conserve
les documents de celle-ci et tient le registre prévu par l’article 3 du présent arrêté.
Article 7 (Modifié par l’article 6 de l’arrêté du ministre des finances
du 7 juillet 2008)
La commission de restitution se réunit sur convocation de son président, au
moins une fois tous les 15 jours et autant de fois qu’il est nécessaire. Elle prend ses
décisions à l’unanimité. Les questions objet de divergence sont transmises à la
direction générale des impôts pour y statuer.
Article 8 (Modifié par l’article 7 de l’arrêté du ministre des finances
du 7 juillet 2008)
Le directeur de la direction des grandes entreprises ou le chef du centre régional
de contrôle des impôts compétent prend les mesures nécessaires pour mettre en
exécution les décisions prises concernant la demande de restitution et notifie au
contribuable la réponse de l’administration dans le délai légal imparti, et ce,
conformément aux procédures de notification en vigueur.
Article 9 (Modifié par l’article 8 de l’arrêté du ministre des finances
du 7 juillet 2008)
En ce qui concerne la restitution du crédit de la taxe sur la valeur ajoutée prévu
par l’article 32 du code des droits et procédures fiscaux, le directeur de la direction des
grandes entreprises ou le chef du centre régional de contrôle des impôts appose son
visa sur la demande de restitution dans le délai prévu à cet effet
par le même article dudit code, et ce, après s’être assuré de la satisfaction des
12
4
conditions légales requises pour la restitution du crédit d’impôt.
Il sera procédé, à posteriori, à la poursuite de l’instruction du dossier puis à sa
transmission à la commission de restitution prévue par l’article 5 du présent arrêté
pour y statuer dans un délai maximum de six mois de la date de la présentation de la
demande, et ce, conformément aux procédures prévues par le présent arrêté.
Article 10
Le présent arrêté sera publié au Journal Officiel de la République Tunisienne.
Tunis, le 8 janvier 2002.
Vu
Le Premier Ministre Le Ministre des finances
Mohamed Ghannouchi Taoufik Baccar
125
FIXATION DU TARIF DE TRANSACTION EN
MATIERE D'INFRACTIONS FISCALES
PENALES
Arrêté du ministre des finances du 8 janvier 2002 portant
fixation du tarif de transaction en matière d’infractions
fiscales
pénales
Le ministre des finances,
Vu le code des droits et procédures fiscaux promulgué par la loi n°2000-82 du 9
août 2000 et notamment ses articles 78, 79 et de 89 à 105,
Arrête :
Article premier
En application des dispositions de l’article 79 du code des droits et procédures
fiscaux, le tarif de transaction en matière d’infractions fiscales pénales est fixé au
tableau annexé au présent arrêté.
Article 2
Le tarif de transaction, fixé au tableau annexé au présent arrêté et relatif aux
infractions fiscales pénales prévues par les articles 89 et 90 du code des droits et
procédures fiscaux, s’applique à toute déclaration, acte ou document non déposé ou
non produit. Toutefois, et pour les déclarations fiscales devant être déposées dans le
même délai et souscrites sur le même imprimé administratif, le tarif de transaction
exigible en cas de constatation du défaut de dépôt de deux ou plusieurs déclarations est
fixé au double du tarif de transaction fixé pour une seule déclaration.
Article 3
Le tarif de transaction fixé au tableau annexé au présent arrêté et relatif aux
infractions fiscales pénales prévues par l’article 90 du code des droits et procédures
fiscaux s’applique aux cas de récidives relatifs au même impôt.
127
Article 4
Le tarif de transaction en matière d’infractions fiscales pénales fixé au tableau
annexé au présent arrêté est majoré de :
- 15% lorsque la transaction a lieu après la mise en mouvement de l’action
publique et avant le prononcé du jugement de première instance ;
- 25% lorsque la transaction a lieu après le prononcé du jugement de
première instance et avant le prononcé d’un jugement définitif au titre de
l’infraction commise.
Article 5
Les dispositions du présent arrêté entrent en vigueur à compter du 1 er janvier
2002.
Article 6
Le présent arrêté sera publié au Journal Officiel de la République Tunisienne.
TUNIS, LE 8 JANVIER 2002.
VU
LE PREMIER MINISTRE LE MINISTRE DES FINANCES
MOHAMED GHANNOUCHI Taoufik Baccar
128
ANNEXE
TARIF DE TRANSACTION EN MATIERE DES INFRACTIONS FISCALES PENALES
I. Les infractions fiscales pénales en matière de déclaration et de paiement
de l'impôt
129
Article 4
L’article L'infraction La sanction Le tarif de transaction
Article 89 1. Le non dépôt d’une déclaration ou le non
100 dinars à
L’article production L'infraction
d’un Ladesanction
acte ou d’un document dans les Une amende Le tarif de transaction
délais prévus par la législation fiscale. 10.000 dinars.
- Pour les contribuables exerçant une activité Cette amende n’est pas applicable 100 dinars par acompte.
industrielle, commerciale ou une profession non lorsque le contribuable régularise sa
commerciale et dont le chiffre d’affaires annuel brut situation avant l’intervention des
est égal ou supérieur à un million de dinars. services de l’administration fiscale.
1.1. Les déclarations, actes et documents relatifs
-à Pour les contribuables
la liquidation exerçant deunel'impôt
et au paiement activité
à 50 dinars par acompte.
industrielle,
l'exception commerciale
de ceux ou une
relatifs profession
aux non
droits
commerciale et dont
d'enregistrement ou leau
chiffre d’affaires
paiement desannuel brut
acomptes
est compris
[Link] 30.000 dinars et un million de
dinars.
500 dinars par déclaration, acte ou
par50 dinars par mois ou
- Pour les contribuables exerçant une activité
-industrielle
Pour les autres cas.
ou commerciale ou une profession non 10 dinars
document majorés de acompte.
fraction de mois de retard, et ce, compte non tenu des
commerciale et dont le chiffre d'affaires annuel brut
trente premiers jours de retard et sans que le montant
est égal ou supérieur à un million de dinars.
1. 3. Les déclarations, actes et écrits soumis de l'amende n'excède 1.000 dinars .
obligatoirement à la formalité de l’enregistrement.
-- Les
Pour les contribuables
déclarations, exerçant
actes et écrits une
soumis à unactivité
droit 100
100 dinarsparpar
dinars déclaration,
déclaration, acte ou
acte document
industrielle, commerciale
d’enregistrement ou une
proportionnel profession non
ou progressif.
commerciale et dont le chiffre d'affaires annuel brut
document 10 dinars
majorés demajorés de 10 dinars par
par mois
mois ou ou fraction
fraction
de mois de retard, et ce, compte non tenu des trente
de
mois de retard, et ce, compte non tenu des trente
est compris entre 30000 dinars et un million de premiers jours de
de retard
retard et
et sans
sans que
que le
le montant
montant de
de
premier jours
dinars. l'amende n'excède
l’amende n’excède 200
200 dinars
dinars .
.
- Pour les autres cas.
- Les déclarations, actes et écrits soumis à un droit 25
20 dinars
dinars par déclaration, acte ou document,
majorés de 5 dinars par mois ou fraction de
par déclaration, acte ou écrit.
fixe d’enregistrement.
mois de retard, et ce, compte non tenu des trente
- Les déclarations, actes et écrits exonérés des droits 10 dinars
premiers jours de par déclaration,
retard, sans queacteleoumontant
écrit. de
d’enregistrement. l'amende n'excède 50 dinars .
1. 4. Les déclarations, actes et documents non
1. 2.
relatifs à Les acomptes provisionnels
la liquidation et au paiement de l’impôt.
250 dinars par déclaration, acte ou
- Pour les contribuables exerçant une activité document majorés de 25 dinars par mois ou
industrielle ou commerciale ou une profession non fraction de mois de retard, et ce, compte non tenu des
commerciale et dont le chiffre d’affaires annuel brut trente premiers jours de retard, sans que le montant
est égal ou supérieur à un million de dinars. de l’amende n’excède 500 dinars .
- Pour les contribuables exerçant une activité 50 dinars par déclaration, acte ou document
ANNEXE
L’article L'infraction La sanction Le tarif de transaction
industrielle, commerciale ou une du profession non majorés de 5 dinars par mois ou fraction de
du premier jour
commerciale
pour
qui suit l’expiration
leur paiement.
délai imparti
et dont le chiffre d’affaires annuel brut
10.0 dinars.
mois de retard, et ce, compte non tenu des trente
est compris entre 30000 dinars et un million de 10%jours
-premiers des desommes
retard, non payées
sans que en cas de
le montant de
dinars. l'amende n'excède 100 dinars.
régularisation de la situation fiscale après
l'intervention des services du contrôle fiscal, sans que
- Pour les autres cas. 10montant
le dinars par déclaration,
de l’amende acte
exigible ne soitouinférieur
document à
5 dinars
200 dinars ou supérieur à
majorés de par mois ou fraction de
50.0
mois de dinars
retard, et ce,. compte non tenu des 30
premiers jours de retard, sans que le montant de
Article 93 5. Le défaut de paiement des impôts dus sur les
moyens de transport routier. Une amende de - 50%n'excède
200% du l'amende 25 dinars
du montant de l'impôt. exigible si la
Article 89 Abrogé par l’article 33 de montant de l’impôt avec la possibilité période de retard ne dépasse pas 6 mois ;
la loi n° 201459 du 26 de saisir les papiers du moyen de - 100% du montant de l'impôt exigible si la
bis décembre 2014 portant loi transport.
(ajouté de finances pour l’année Une amende de 20 dinars période de retard dépasse 6 mois.
Article par
93 2015 avec la possibilité de saisir les papiers
20 dinars.
l’arrêté du 6. Le défaut de collement sur le pare-brise des du moyen de transport.
ministre véhicules automobiles de la partie adhésive de la
des
Article 90 2. 1.000 Le double du tarif de transaction relatif aux
vignette relativede au
Le défaut paiement
dépôt de la taxeou de
d'une déclaration le Une amende de
circulation ou la non présentation
défaut de production d’un acte ou d’un la partie dinars
de document à 50.000 infractions prévues par l'article 89 du code des droits
cartonnée de la prévus
dans les délais vignettepar la législation fiscale et ce dinars.
y afférente. et procédures fiscaux.
en cas de récidive dans une période de cinq ans et de
non régularisation, par le contribuable, de sa
situation dans un délai de 60 jours à compter de la
date de sa mise en demeure.
Article 91 3. Le défaut de production d'un renseignement ou Une amende de 10 dinars par 5 dinars par renseignement non produit ou
sa production d'une manière incomplète ou inexacte renseignement non produit ou produit produit d'une manière incomplète ou inexacte.
dans les déclarations, actes et documents visés à d'une manière incomplète ou inexacte.
l'article 89 du code.
Article 92 4. La facturation de la taxe sur la valeur ajoutée, Une
du droit de consommation ou des autres impôts dinars
amende
à
de 1.000 - 5% des
50.000 régularisation
sommes non payées en cas de
de la situation fiscale avant
indirects dus sur le chiffre d'affaires ou la retenue de dinars et un l'intervention des services du contrôle fiscal, sans que
l'impôt à la source sans procéder au paiement des emprisonnement de 16 jours à 3 ans. le montant de l'amende exigible ne soit inférieur à
sommes dues au Trésor dans un délai de 6 mois à 131 100 dinars ou supérieur à
compter
Article 4
II. Les infractions fiscales pénales relatives aux factures et aux titres de mouvement
L’artic L'infraction La sanction Le tarif de transaction
le
Article 1.000 5% du montant des ventes pour lesquelles des
L’artic 7. Le manquement
Une amende de
L'infraction
à l'obligation d'établir des factures
dinars La sanction
à 50.000 Le
factures tarif
n'ont pas étéde transaction
établies, sans que le montant de
94 dinars les factures établies ou utilisées, et lesdinars
100
au titre des ventes ou des prestations de services ou
le
Article comportant
l'établissementdes de
montants
facturesexagérés dans les
comportant des cas prévus 50.000 dinars et un
montants
et un emprisonnement l'amende
supérieur
ne
à
soit
50.000
inférieur à
dinars .
ou
montants réels
par l'article 48 septiesl'établissement
du code de l'impôt de 16 jours à 3 ans.
insuffisants lorsque des sur le revenu
factures est emprisonnement de 16 jours à 3 ans. des opérations d'achat ou de vente sans que le montant
94 des personnes physiques et de
requis par la législation fiscale. l'impôt sur les sociétés. de l'amende ne soit inférieur à 100 dinars ou
supérieur à 50.000 dinars.
Article comportant des montants insuffisants par les personnes Une amende de 1.000 5%
8. L'achat sans factures ou avec des factures du montant des achats pour lesquelles des
94 dinars amende à de 50.000 1.000 5%
factures n'ont pas été établies, sans que le montant de
à 100 dinars
Article physiques ou morales tenues légalement d'établir des Une
9. dinars
dinars 50.000
l'amendedu nemontant des factures
soit inférieur établies ou utilisées,
ou
supérieur à 50.000 dinars.
L'établissement ou l'utilisation de factures portant et un
à emprisonnement sans que le montant de l'amende ne soit inférieur à
factures au titre de leurs ventes ou de leurs prestations de
94 sur des ventes ou des prestations de services fictives dans de
services. dinars
16 jours à 3 et un emprisonnement 100 dinars ou supérieur à
ans.
1.000 50.000 dinars.
le but de se soustraire totalement ou partiellement au de 16 jours à 3 ans.
8 [Link]'établissement
paiement ou l'utilisation
l'impôt ou de bénéficier fiscaux Une
de factures
d'avantages amende de 5% de la différence entre les montants portés sur
ou de restitution d'impôt. dinars à
Article 10. L'établissement de factures non conformes aux Une amende de 250 dinars
dispositions du paragraphe II de l'article 18 du code de la à 10.000 dinars -10 dinars au titre de chaque facture objet de
95 taxe sur la valeur ajoutée. doublée en cas de récidive dans deux
l'infraction sans que le montant de l'amende exigible ne
soit inférieur à 250 dinars ou supérieur à
ans.
10.000 dinars.
-20 dinars au titre de chaque facture objet de
Cette sanction s'applique à chaque
infraction constatée, et ce,
l'infraction en cas de récidive dans deux ans, sans que le
montant de l'amende exigible ne soit inférieur à 500
indépendamment du nombre de
factures objet de l'infraction.
dinars ou supérieur à 20.000
dinars.
Article 11. Le défaut de déclaration au bureau de contrôle des Une amende de 250 dinars 250 dinars au titre de chaque infraction,
impôts compétent, de l'identité et adresses des à 10000 dinars doublée
doublée en cas de récidive dans deux ans.
95 fournisseurs en factures. en cas de récidive dans deux ans.
Article 12. Le transport de marchandises non accompagnées Une amende égale à 250 250 dinars au titre de chaque infraction,
de factures ou de documents en tenant lieu au sens de dinars, doublée en cas de doublée en cas de récidive dans deux ans.
95 l'article 18 du code de la taxe sur la valeur ajoutée ou non récidive dans deux ans.
accompagnées de titres de mouvement prescrits par la
législation fiscale.
ANNEXE
L’artic L'infraction La sanction Le tarif de transaction
le
Article 13. L’impression de factures non numérotées ou Une amende de 1.000 -10 dinars par facture non numérotée sans
numérotées dans une série irrégulière ou interrompue. dinars à 50.000 que le montant de l'amende exigible ne soit inférieur
96 dinars, doublée en cas de à 250 dinars ou supérieur à 50.000
récidive dans deux ans. dinars.
Cette amende est doublée en cas de récidive dans deux
ans.
-50 dinars par interruption ou irrégularité
dans la numérotation des factures, sans que le montant
de
250 dinars
l'amende ne soit inférieur à ou
supérieur à50.000 dinars.
Cette amende est doublée en cas de récidive dans deux
Article 14. 50 dinars 50 dinars
ans.
L'utilisation de factures non numérotées ou Une amende de à- par facture non numérotée sans
numérotées dans une série irrégulière ou interrompue 1.000 dinars 250
par facture, que le montant de l'amende ne soit inférieur à
96 doublée en cas de récidive dans deux dinars ou supérieur à 50.000
ans dinars .
Cette amende est doublée en cas de récidive dans deux
ans.
- 50 dinars par interruption ou irrégularité
dans la numérotation des factures, sans que le montant
250 dinars
de l'amende ne soit inférieur à ou
supérieur à50.000 dinars .
Cette amende est doublée en cas de récidive dans deux
ans.
133
Article 4
L’article L'infraction La sanction Le tarif de transaction
Article 97 15. Le défaut de tenue de comptabilité, registres ou Une amende de 100
dinars à 10.000
prescrits par la législation fiscale ou le refus dinars.
(premier répertoires
de les communiquer aux agents de l’administration
paragraph fiscale ou leur destruction avant l’expiration de la
e) durée légale impartie pour leur conservation.
15. 1. Les obligations comptables prévues par
l’article 62 du code de l’impôt sur le revenu des
personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés.
- Pour les personnes morales et les personnes 5.000 dinars.
physiques dont le chiffre d’affaires annuel brut est égal Cette amende est doublée en cas de refus de
ou supérieur à un million de dinars. communiquer la comptabilité, les registres et les
répertoires prescrits par la législation fiscale aux agents
de l’administration dans le cadre d’une vérification
approfondie de la situation fiscale.
1.000 dinars .
- Pour les personnes morales et les personnes Cette amende est doublée en cas de refus de
physiques dont le chiffre d’affaires annuel brut est communiquer la comptabilité, les registres et les
inférieur à un million de dinars et qui sont soumises à répertoires prescrits par la législation fiscale aux agents
l’obligation de tenir une comptabilité conformément à de l’administration dans le cadre d’une vérification
la législation comptable des entreprises. approfondie de la situation fiscale.
- Pour les personnes physiques bénéficiant du régime 500 dinars.
réel simplifié au titre des bénéfices industriels ou Cette amende est doublée en cas de refus de
commerciaux ou du régime forfaitaire au titre des communiquer la comptabilité, les registres et les
bénéfices des professions non commerciales répertoires prescrits par la législation fiscale aux agents
de l’administration dans le cadre d’une vérification
approfondie de la situation fiscale.
- Pour les autres cas.
100 dinars.
Cette amende est doublée en cas de refus de
communiquer la comptabilité, les registres et les
ANNEXE
135
Article 4
L’article L'infraction La sanction Le tarif de transaction
répertoires prescrits par la législation aux agents de
l'administration fiscale dans le cadre d'une vérification
approfondie de la situation fiscale.
15. 2. Les autres registres et répertoires prescrits
100 dinars au titre de chaque registre ou
par la législation fiscale.
répertoire.
Cette amende est doublée en cas de refus de
communiquer les registres et les répertoires prescrits
par la législation fiscale aux agents de l'administration
dans le cadre d'une vérification approfondie de la
situation fiscale.
Article 97 Une amende de 1000 dinars
(deuxième 16. La récidive de l'infraction prévue au paragraphe à 50.000 dinars et
paragraph premier de l'article 97 du code des droits et procédures un
e) fiscaux, si les deux éléments suivants sont réunis : emprisonnement de 16 jours à 3
- la récidive dans cinq ans ; ans.
- le contrevenant est soumis à l'impôt selon le régime
réel.
16. 1. Les obligations comptables prévues par
l'article 62 du code de l'impôt sur le revenu des
personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés.
- Pour les personnes morales et les personnes
physiques dont le chiffre d'affaires annuel brut est égal
ou supérieur à un million de dinars.
10.000 dinars.
Cette amende est doublée en cas de récidive de refus de
communiquer la comptabilité, les registres et les
répertoires prescrits par la législation fiscale aux agents
de l'administration dans le cadre d'une vérification
approfondie de la situation fiscale.
- Pour les personnes morales et les personnes
physiques dont le chiffre d'affaires annuel brut est 2.000 dinars.
inférieur à un million de dinars et qui sont soumises Cette amende est doublée en cas de récidive de
légalement à la tenue d'une
ANNEXE
L’article L'infraction La sanction Le tarif de transaction
comptabilité conformément à la législation comptable refus de communiquer la comptabilité
des entreprises.
les registres et les répertoires prescrits par la
législation fiscale aux agents de l'administration dans le
cadre d'une vérification approfondie de la situation
fiscale.
- Pour les personnes physiques bénéficiant du régime
réel simplifié au titre des bénéfices industriels ou
commerciaux.
1.000 dinars.
Cette amende est doublée en cas de récidive de refus de
communiquer la comptabilité, les registres et les
répertoires prescrits par la législation fiscale aux agents
de l'administration dans le cadre d'une vérification
approfondie de la situation fiscale
- Pour les autres cas.
200 dinars.
Cette amende est doublée en cas de récidive de refus de
communiquer la comptabilité, les registres et les
répertoires prescrits par la législation fiscale aux agents
de l'administration dans le cadre d'une vérification
approfondie de la situation fiscale.
16. 2. Les autres registres et répertoires prescrits 200 dinars au titre de chaque registre ou
répertoire.
par la législation fiscale.
Cette amende est doublée en cas de récidive de refus de
communiquer les registres et les répertoires prescrits
par la législation fiscale aux agents de l'administration
dans le cadre d'une vérification approfondie de la
situation fiscale.
Article 98 17. 1.000
50.000 50%
La tenue d'une double comptabilité ou Une amende de
l'utilisation de documents comptables, registres ou dinars à
du montant du principal de l'impôt éludé sans
répertoires falsifiés, dans le but de se soustraire dinars
137 et
que le montant de l'amende exigible ne soit inférieur à
500 dinars ou supérieur à 50.000
totalement ou partiellement au un emprisonnement de 16
Article 4
L’article L'infraction La sanction Le tarif de transaction
paiement de l’impôt ou de bénéficier d’avantages jours à 3 ans.
fiscaux ou de restitution d’impôt.
dinars.
Article 99 18. L’établissement ou l’aide à l’établissement d’une
Une amende de 1.000 50% du montant du principal de l’impôt éludé sans
manière intentionnelle de faux comptes ou documents
dinars à 50.000 500 dinars ou supérieur à 50.000
que le montant de l’amende exigible ne soit inférieur à
dinars
comptables dans le but de minorer l’assiette de l’impôt
ou l’impôt lui- même par les agents d’affaires, conseils dinars.
avec le retrait de
fiscaux, experts et toutes autres personnes qui exercent
l’autorisation d’exercer et un Le contrevenant demeure solidaire avec ses clients pour
une profession libérale de tenir ou d’aider à la tenue de
emprisonnement de 16 jours à 3 le paiement du principal de l’impôt et des pénalités y
comptabilité ainsi que les personnes chargées de
ans. afférentes éludés par leurs agissements.
réaliser ou de mettre en place les systèmes ou
applications informatiques relatifs à la tenue de
Le contrevenant est, en outre, tenu
comptabilité ou à l’établissement des déclarations
solidairement avec ses clients au
fiscales.
paiement du principal de l’impôt et
des pénalités y afférentes éludés
par leurs agissements.
ANNEXE
IV. Les infractions fiscales pénales relatives au droit de communication
L’artic Le tarif de
L'infraction La sanction
le transaction
19.
Article des droits et procédures fiscaux relatives au droit de Une amende de 100 dinars à
Le manquement aux dispositions de l’article 16 du code
100 communication. (L’expression « des 1.000 dinars majorée d’une
articles 16 et 17 » est remplacée amende de 10 dinars par
L’artic par l’expression « de l’article 16 renseignement non communiqué ou
» en vertuL'infraction de l’article 14 de la communiqué Le tarif de
Lad’une
sanction
manière inexacte ou
le loi n° 2014 - 54 du 19 aout 2014 incomplète. transaction
portant loi de finances
19. 1. En cas de manquement total
complémentaire pour l’année
à l'une des obligations L’infraction peut être constatée par
2014)
prévues par ces deux articles. intervalle de 90 jours à compter de la
précédente constatation et donne lieu à
l’application de la même amende.
500 dinars majorés de 5
- Pour les personnes morales et les personnes physiques dont dinars
le chiffre d'affaires annuel brut est égal ou supérieur à un par renseignement non communiqué ou
million de dinars. communiqué d'une manière incomplète ou
inexacte.
- Pour les personnes morales et les personnes physiques dont 250 dinars majorés de 5
le chiffre d'affaires annuel brut est inférieur à un million de dinars
dinars et qui sont légalement soumises à la tenue d'une par renseignement non communiqué ou
comptabilité conformément à la législation comptable des communiqué d'une manière incomplète ou
entreprises. inexacte.
- Pour les autres cas.
100 dinars majorés de 5
dinars
par renseignement non communiqué ou
communiqué d'une manière incomplète ou
inexacte.
5 dinars par renseignement non
communiqué ou communiqué d'une
19. 2. En cas de manquement partiel à l'une des manière incomplète ou inexacte.
obligations prévues par ces deux articles, et ce, par la non
communication des renseignements demandés ou leur 139
communication d'une manière incomplète ou inexacte.
Article 4
L’artic L'infraction La sanction Le tarif de transaction
le
Article 20. La simulation des situations juridiques fictives, la Une amende de 1.000 50% du montant du principal de l'impôt éludé,
production des documents falsifiés ou la dissimulation de la dinars à 50.000
101 véritable nature juridique d'un acte ou d'une convention dans le dinars
sans que le montant de l'amende exigible ne soit
inférieur à 500 dinars ou supérieur à
but de bénéficier d'avantages fiscaux, de la minoration de et un emprisonnement de 16
l'impôt exigible ou de sa restitution. jours à 3 ans.
50.000 dinars.
Article 21. L'accomplissement d'opérations emportant transmission Une amende de 1.000
de biens à autrui dans le but de ne pas acquitter les dettes dinars à 50.000
50% du montant du principal de la dette dont
101 fiscales. dinars le recouvrement est entravé par les opérations
commises sans que le montant de l'amende exigible
ne soit inférieur à 500 dinars ou
et un emprisonnement de 16
supérieur à 50000 dinars.
jours à 3 ans.
Article 22. La majoration du crédit de la taxe sur la valeur ajoutée ou Une amende de 1.000 50% du montant du principal d'impôt éludé
du droit de consommation ou la minoration du chiffre d'affaires dinars à 50.000 sans que le montant de l'amende exigible ne soit
101 dans le but de se soustraire au paiement de ladite taxe ou dudit dinars inférieur à 500 dinars ou supérieur à
droit ou pour bénéficier de la restitution de ladite taxe ou dudit et un emprisonnement de 16 50.000 dinars.
droit ; la sanction s'applique dans les cas où la minoration ou la jours à 3 ans.
majoration est égale ou supérieure à 30% du chiffre d'affaires ou
du crédit d'impôt déclaré.
ANNEXE
L’articl L'infraction La sanction Le tarif de transaction
e
Article 23. Le manquement aux obligations prévues par les
Une amende de 100 250 dinars par infraction, doublée en cas
articles 85, 98, 99, par le paragraphe premier de l’article 100
103 et par les articles 101 et 135 du code des droits dinars à 1.000 de récidive dans deux ans.
d’enregistrement et de timbre.
dinars. Le contrevenant demeure tenu
Le contrevenant est tenu personnellement au paiement des droits et pénalités
personnellement au exigibles.
paiement des droits et pénalités
Article 24. Le non-respect des dispositions des articles 96 et 97 du Une amende de100 250 dinars par infraction, doublée en cas
103 code des droits d’enregistrement et de timbre. dinars à 1000 de récidive dans deux ans.
Article dinars .
Une amende de 1.000 10.000 dinars, doublée en cas de
dinars à 50.000 récidive dans deux ans.
104 25. L’accomplissement des faits ci-après relatifs à la
dinars
doublée en cas de récidive dans
fiscalité des produits figurant aux numéros 22-03 à 22-08 du
deux ans.
tarif des droits de douane :
- La fabrication de ces produits et leur conditionnement
dans le même local en contravention à la législation fiscale,
- L’exploitation des locaux pour l’entreposage de ces produits
sans l’obtention de l’autorisation préalable ou sans la
production de la caution bancaire ou en cas de production
d’une caution bancaire insuffisante, et ce, en contravention à
la législation fiscale,
- L’utilisation de machines pour la fabrication de ces produits
par distillation, non fermées ou non scellées par les services
de l’administration fiscale ou leur utilisation en cas
d’impossibilité de leur scellement ou de leur fermeture pour
des raisons techniques, sans la présence des agents de
l’administration fiscale à ce habilités,
- L’extraction de ces produits et leur dénaturation sans la
présence des agents de l’administration fiscale à ce
141
Article 4
L’articl L'infraction La sanction Le tarif de transaction
e habilités, et ce, en contravention à la législation fiscale.
Article 26. Le refus de délivrer une attestation au titre
sommes retenues à la source.
des
100
Une amende de
Une amende égale aux montants retenus et qui n'ont
pas fait l'objet de délivrance d'une attestation de
105 dinars à 5.000 retenue à la source, sans que le montant de l'amende
dinars. exigible ne soit inférieur
à 100 dinars ou supérieur à 5.000
dinars.
Article 27. Vente de timbres et marques fiscaux sans autorisation. Une amende égale à 50 25 dinars doublée en cas de récidive dans
dinars avec la saisie des deux ans.
105 timbres et marques.
Article 28. La non présentation au receveur des finances des Une amende égale à 50 25 dinars doublée en cas de récidive dans
deux ans.
105 registres prescrits aux notaires et aux huissiers- notaires, dans
le délai prévu par l'article 88 du code des droits
dinars.
d'enregistrement et de timbre.
Article 29. Le manquement à l'obligation de port par le véhicule Une amende égale à 50 25 dinars doublée en cas de récidive dans
deux ans.
105 utilisant le gaz du pétrole liquide de la marque prescrite par la
législation fiscale.
dinars.
MODALITES DE
FONCTIONNEMENT DES
COMMISSIONS DE CONCILIATION
Arrêté du ministre des finances du 16 octobre 2017, fixant les
modalités de fonctionnement des commissions de conciliation.
Le ministre des finances,
Vu la constitution,
Vu la loi n° 2000-82 du 9 août 2000, portant promulgation du code des droits et
procédures fiscaux, telle que modifiée et complétée par la loi n° 2016-78 du 17
décembre 2016, portant promulgation de la loi de finances de l’année 2017 et
notamment ses articles du 117 au 126,
Vu la loi n° 2010-58 du 17 décembre 2010, portant promulgation de la loi de finances
de l’année 2011 et notamment son article 30,
Vu le décret n° 75-316 du 30 mai 1975, fixant les attributions du ministère des
finances,
Vu le décret n° 91-556 du 23 avril 1991, portant organisation du ministère des
finances, tel que modifié et complété par les textes subséquents et notamment par le
décret gouvernemental n° 2016-1141 du 26 août 2016,
Vu le décret n° 2008-94 du 16 janvier 2008, portant organisation et attributions des
services extérieurs de la direction générale des impôts au ministère des finances, tel
que modifié et complété par les textes subséquents et notamment par le décret n°
2012-470 du 29 mai 2012,
Vu le décret n° 2014-3485 du 17 septembre 2014, fixant l’organisation et les modalités
de fonctionnement des services du médiateur fiscal,
Vu le décret Présidentiel n° 2016-107 du 27 août 2016, portant nomination du chef du
gouvernement et de ses membres,
Vu le décret Présidentiel n° 2017-124 du 12 septembre 2017, portant nomination de
membres du gouvernement.
Arrête :
Article premier
Le présent arrêté fixe les modalités de fonctionnement de la commission
nationale et des commissions régionales qui seront désignées comme suit
144
«commission de conciliation ».
Article 2
La commission de conciliation se réunit, sur convocation de son président, au
moins une fois par semaine et chaque fois qu’il est nécessaire, pour délibérer des
questions prévues dans l’ordre du jour qui est transmis aux membres de la
commission sept jours au moins avant la date de la réunion, et ce, par tout moyen
laissant une trace écrite.
Article 3
Le service compétent de l’administration fiscale doit transmettre la demande du
contribuable au secrétariat de la commission de conciliation, accompagnée d’une copie
de la notification des résultats de la vérification fiscale, de l’opposition du contribuable
à ces résultats, des échanges de courrier y afférents avec l’administration fiscale ainsi
que des moyens de preuve et des justifications appuyant la demande, le tout contre un
accusé de réception. Et ce, dans un délai ne dépassant pas sept jours à compter de la
date de réception de la demande du contribuable.
Article 4
Le service compétent de l’administration fiscale, lorsqu’il décide de saisir la
commission de conciliation, prépare un rapport justifié et le dépose au secrétariat de
la commission accompagné d’une copie de la notification des résultats de la
vérification fiscale, de l’opposition du contribuable à ces résultats, des échanges de
courrier y afférents avec l’administration fiscale ainsi que des moyens de preuve et des
justifications appuyant le rapport, le tout contre un accusé de réception.
Article 5
Les demandes et les rapports des dossiers des vérifications fiscales qui seront
examinés par la commission de conciliation doivent être inscrits dans un registre
ouvert à cet effet.
Ledit registre doit comprendre, notamment, les données suivantes :
- la date de la prise en charge de la demande du contribuable ou du rapport du
service compétent de l’administration fiscale par le secrétariat de la commission,
et les références de l’accusé de réception cité aux articles 3 et 4 du présent arrêté,
- l’identité du contribuable et son adresse,
- toutes les procédures et les étapes qu’a suivies le dossier de vérification fiscale
devant la commission de conciliation,
145
- l’avis de la commission de conciliation,
- la signature du président de la commission et du rapporteur,
- la date de notification de l’avis de la commission de conciliation au contribuable
et au service compétent de l’administration fiscale.
Article 6
Les travaux de la commission sont consignés par le rapporteur dans le registre
cité à ’article 5 du présent arrêté. Le rapporteur se charge de l’envoi des convocations à
tous les membres de la commission et de l’envoi de l’avis de la commission au service
compétent de l’administration fiscale et au contribuable.
Le rapporteur doit préparer un rapport pour chaque dossier de vérification
fiscale qui sera enrôlé devant la commission qui doit comporter tous les chefs de
redressement et ses fondements, les problèmes soulevés ainsi que les motifs et les
justifications de deux parties.
Une copie du rapport doit être notifiée à tous les membres de la commission avec
la convocation, avant la première audience de chaque dossier.
Article 7
La commission doit se prononcer sur le dossier dans un délai ne dépassant pas
trois mois à compter de la date de la première réunion consacrée au dossier.
Article 8
La commission de conciliation émet ses avis à la majorité des voix des membres
présents, et en cas de partage des voix, la voix du président est prépondérante.
Les délibérations de la commission ne sont valables qu’en présence de son
président et de :
- trois membres au moins et un représentant du contribuable des organismes
professionnels les plus représentés, pour la commission nationale de conciliation,
146
- deux membres au moins et un représentant du contribuable des organismes
professionnels les plus représentés, pour la commission régionale de conciliation.
Lorsque le quorum n’est pas atteint, la commission est convoquée pour une
deuxième réunion dans un délai de sept jours, dans ce cas, ses délibérations sont
valables nonobstant le nombre des membres présents.
Article 9
Les travaux de la commission de conciliation sont consignés par le rapporteur
dans des procès-verbaux, un procès-verbal par dossier et doivent être signés par tous
les membres présents, président compris.
Article 10
Le président de la commission de conciliation doit notifier l’avis de la
commission au contribuable et du service compétent de l’administration fiscale,
conformément au procès-verbal de la réunion statuant sur le dossier et à ce qui a été
consigné dans le registre cité à l’article 5 du présent arrêté dans un délai ne dépassant
pas les dix jours de la date de la réunion.
Article 11
Le présent arrêté sera publié au Journal Officiel de la République Tunisienne.
Tunis, le 16 octobre 2017.
Vu
Le ministre des finances
Le Chef du Gouvernement
Mohamed Ridha Chalghoum
Youssef Chahed
147
MODALITÉS DE CONCLUSION DES
ACCORDS PRÉALABLES RELATIFS À LA
MÉTHODE DE DÉTERMINATION DES PRIX
DES TRANSACTIONS ENTRE LES
ENTREPRISES LIÉES ET LEURS EFFETS
Arrêté du Ministre des Finances du 6 Août 2019 fixant les modalités
de conclusion des accords préalables relatifs à la méthode de
détermination des prix des transactions entre les entreprises liées et leurs
effets
Le Ministre des Finances,
Vu la Constitution,
Vu le code des droits et procédures fiscaux promulgué par la loi n° 2000-82 du 9
août 2000, tel que modifié et complété par les textes subséquents dont le dernier en
date la loi n°2018-56 du 27 décembre 2018, portant loi de finances pour l’année 2019
et notamment son article 35 bis,
Vu le décret n° 91-556 du 23 avril 1991, portant organisation du ministère des
finances, ensemble les textes qui l’ont modifié ou complété et notamment le décret
gouvernemental n°2019-491 du 10 juin 2019,
Vu le décret présidentiel n° 2016-107 du 27 août 2016, portant nomination du
chef du gouvernement et de ses membres,
Vu le décret présidentiel n° 2017-124 du 12 septembre 2017, portant nomination
de membres du gouvernement,
Arrête :
Article premier
Les entreprises visées par l’article 35 bis du code des droits et procédures fiscaux
peuvent demander à l’administration fiscale la conclusion d’un accord préalable sur la
méthode de détermination des prix de leurs transactions futures avec les entreprises
avec lesquelles elles ont des liens de dépendance ou de contrôle au sens du paragraphe
quatre de l’article 48 septies du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques
et de l’impôt sur les sociétés et qui sont établies hors de Tunisie dénommés dans le
présent arrêté « prix de transfert » et ce au moyen d’une demande écrite à cet effet
devant être présentée à la direction générale des impôts six mois au moins avant
l’ouverture du premier exercice concerné par la demande.
149
Article 2
La demande visée par l’article premier du présent arrêté doit être motivée et
justifiée par les documents nécessaires et doit préciser clairement l’objet de la
demande, la durée de l’accord et la méthode de détermination des prix de transfert
proposée.
Les arguments invoqués et les documents produits par l’entreprise en appui à sa
demande doivent permettre d’adopter une méthode des prix de transfert qui respecte
le principe de la pleine concurrence.
Article 3
L’entreprise désirant conclure un accord préalable en matière de prix de transfert
peut, préalablement au dépôt de sa demande, tenir avec l’administration fiscale
compétente, des réunions préliminaires nécessaires pour préparer la formulation de la
demande et convenir des justificatifs nécessaires.
Article 4
L’entreprise ayant demandé la conclusion d’un accord préalable en matière de
prix de transfert doit produire à l’administration fiscale compétente tous documents et
informations qui lui sont demandés pour statuer sur sa demande ;
Ces documents et informations concernent notamment :
- les organigrammes illustrant l’organisation du groupe d’entreprises auquel
appartient l’entreprise et les informations relatives aux liens juridiques, commerciaux,
économiques et financiers entre lesdites entreprises,
- les documents et informations sur les activités et les attributions du groupe
d’entreprises,
- un document résumant les opérations financières et commerciales pertinentes
réalisées avec les entreprises avec lesquelles elle a des liens de dépendance ou de
contrôle au sens de l’article 48 septies du code de l’impôt sur le revenu des personnes
150
physiques et de l’impôt sur les sociétés ainsi que les méthodes de détermination des
prix de transfert relatives à ces opérations et ce au titre de la période précédant la date
du dépôt de la demande qui ne doit pas être inférieure à vingt-quatre mois, sauf pour
les entreprises nouvellement créées.
- les documents et informations sur les opérations réalisées avec les entreprises
avec lesquelles elle tient des liens de dépendance ou de contrôle au sens de l’article 48
septies du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les
sociétés qui ont fait objet d’accord préalable en matière de prix de transfert conclu
entre l’entreprise concernée par l’opération et les autorités fiscales compétentes dans
d’autres pays ou ont fait l’objet de prises de position par lesdites autorités.
Article 5
L’accord préalable peut porter sur l’ensemble des transactions de l’entreprise ou
sur un segment d’activités ou d’attributions ou sur un seul produit ou une seule
transaction.
Article 6
Chaque accord préalable en matière de prix de transfert doit comporter
notamment :
- la liste détaillée des transactions concernées par l’accord,
- une description détaillée de la méthode de détermination des prix de
transfert,
- les hypothèses convenues pour la révision ou l’annulation de l’accord,
- la durée de l’accord et les exercices qu’il couvre ainsi que la date de son
entrée en vigueur,
- le mécanisme du suivi périodique de l’accord et les renseignements et
informations devant être portés dans le rapport annuel prévu par l’article
7 du présent arrêté.
151
Article 7
Toute entreprise ayant conclu un accord préalable en matière de prix de transfert
doit produire à l’administration fiscale compétente durant le premier semestre de
l’exercice suivant chaque exercice couvert par l’accord, un rapport annuel relatant
l’ensemble de ses transactions effectuées durant l’exercice précédent ainsi que toutes
les informations relatives aux changements intervenus qui sont de nature à entrainer
des modifications sur les hypothèses convenues.
Article 8
Le présent arrêté sera publié au Journal Officiel de la République Tunisienne.
Tunis, le 6 Août 2019
Vu
Le chef du gouvernement Le ministre des finances
Youssef Chahed Mohamed Ridha Chalghoum
152
FIXATION DU CONTENU DE LA
DÉCLARATION PAYS PAR PAYS
Arrêté de la ministre des finances du 29 avril 2022, portant fixation du
contenu de la déclaration pays par pays.
La ministre des finances,
Vu la Constitution,
Vu le décret Présidentiel n° 2021-117 du 22 septembre 2021, relatif aux mesures
exceptionnelles,
Vu la loi organique n° 2013-8 du 1eravril 2013, portant ratification de la
Convention concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale adoptée
par le Conseil de l’Europe et l’Organisation de Coopération et de Développement
Economiques,
Vu le code des droits et procédures fiscaux promulgué par la loi n° 2000-82 du 9
août 2000, tel que modifié et complété par les textes subséquents dont le dernier en
date le décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de finances pour l’année
2022 et notamment son article 17 ter,
Vu le décret n° 75-316 du 30 mai 1975, fixant les attributions du ministère des
finances,
Vu le décret n° 91-556 du 23 avril 1991, portant organisation du ministère des
finances, ensemble les textes qui l’ont modifié ou complété et notamment le décret
gouvernemental n° 2019-491 du 10 juin 2019,
Vu le décret Présidentiel n° 2021-137 du 11 octobre 2021, portant nomination de
la Cheffe du Gouvernement,
Vu le décret Présidentiel n° 2021-138 du 11 octobre 2021, portant nomination des
membres du Gouvernement.
Arrête :
Article premier - Le présent arrêté a pour objet de fixer le contenu de la
déclaration pays par pays prévue par l’article 17 ter du code des droits et procédures
fiscaux.
Art. 2 - La déclaration pays par pays prévue par l’article 17 ter du code des droits
et procédures fiscaux doit être établie, au choix de l’entité déclarante, en français ou en
anglais, selon le modèle annexé au présent arrêté.
Art. 3 - Les termes et expressions relatifs à la déclaration pays par pays prévue
par l’article 17 ter du code des droits et procédures fiscaux ont le sens défini ci-après :
154
Exercice fiscal : période comptable annuelle pour laquelle l’entité mère ultime
du groupe d’entreprises multinationales établit ses états financiers.
Exercice fiscal déclarable : exercice fiscal dont les résultats financiers et
opérationnels sont reflétés dans la déclaration pays par pays.
Entité déclarante : entité constitutive d’un groupe d’entreprises
multinationales tenue, en vertu de l’article 17 ter du code des droits et procédures
fiscaux, de déposer la déclaration pays par pays. Elle peut être l’entité mère ultime ou
toute entité du groupe d’entreprises multinationales.
Entité constitutive :
a. toute unité opérationnelle distincte d’un groupe d’entreprises multinationales
qui est intégrée dans les états financiers consolidés du groupe d’entreprises
multinationales à des fins d’information financière, ou qui le serait si des participations
dans cette unité opérationnelle d’un groupe d’entreprises multinationales étaient
cotées en bourse ;
b. toute unité opérationnelle qui est exclue des états financiers consolidés du
groupe d’entreprises multinationales uniquement pour des raisons de taille ou
d’importance relative, et
c. tout établissement stable d’une unité opérationnelle distincte du groupe
d’entreprises multinationales appartenant aux catégories (a) ou (b) supra sous réserve
que l’unité opérationnelle établisse un état financier distinct pour cet établissement
stable à des fins réglementaires, fiscales, d’information financière, ou de gestion
interne.
Entité mère ultime : entité constitutive d’un groupe d’entreprises
multinationales remplissant les conditions prévues par le premier paragraphe de
l’article 17 ter du code des droits et procédures fiscaux.
Groupe : ensemble d’entreprises liées en vertu de la structure de propriété ou de
contrôle, tenu à ce titre d’établir des états financiers consolidés conformes aux
principes comptables applicables à des fins d’information financière, ou qui serait tenu
de le faire si des participations dans l’une ou l’autre de ces entreprises étaient cotées en
bourse.
Groupe d’entreprises multinationales : groupe qui comprend :
- deux entreprises ou plus, dont la résidence fiscale se trouve dans des
juridictions différentes ; ou
- une entreprise résidente dans une juridiction à des fins fiscales mais qui est
155
soumise à l’impôt dans une autre juridiction au titre des activités exercées par
l’intermédiaire d’un établissement stable.
Etats financiers consolidés : états financiers d’un groupe d’entreprises
multinationales dans lesquels les actifs, les passifs, les recettes, les dépenses et les flux
de trésorerie de l’entité mère ultime et des entités constitutives sont présentés comme
étant ceux d’une seule entité économique.
Juridiction fiscale : Etat ou territoire autonome sur le plan fiscal dans lequel
les entités constitutives du groupe d’entreprises multinationales ont leur résidence
fiscale.
Accord autorisant l’échange automatique des déclarations pays par
pays : accord conclu entre des représentants autorisés des juridictions qui sont parties
à un accord international et qui prévoit l’échange automatique des déclarations pays
par pays entre les juridictions parties.
Accord international : la convention multilatérale concernant l’assistance
administrative mutuelle en matière fiscale, toute convention fiscale bilatérale ou
multilatérale, ou tout accord d’échange de renseignements fiscaux auquel la Tunisie est
partie, et dont les dispositions confèrent le pouvoir juridique d’échanger des
renseignements fiscaux entre juridictions, y compris de façon automatique.
Défaillance systémique au regard d’une juridiction : une juridiction a
conclu un accord autorisant l’échange automatique des déclarations pays par pays avec
la Tunisie, mais a suspendu cet échange pour des raisons autres que celles prévues par
les dispositions de cet accord ou a négligé de façon persistante de transmettre
automatiquement à la Tunisie les déclarations pays par pays en sa possession relatives
à des groupes d’entreprises multinationales qui ont des entités constitutives en Tunisie.
Chiffre d’affaires : somme des chiffres d’affaires de toutes les entités
constitutives du groupe d’entreprises multinationales dans les juridictions fiscales
concernées résultant de transactions réalisées avec des parties liées et des parties
indépendantes.
Le chiffre d’affaires doit inclure les recettes provenant des ventes de
marchandises en stock et de biens immobiliers, de services, de redevances
d’intérêts, de primes et tout autre montant pertinent. Il doit également inclure les
produits exceptionnels et les gains générés par des activités d’investissement.
Les recettes doivent exclure les paiements reçus d’autres entités constitutives qui
sont considérés comme des dividendes dans la juridiction fiscale du payeur.
Partie indépendante : entreprise n’ayant, au sens de l’article 48 septies du
156
code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés,
aucun lien de dépendance ou de contrôle avec une entité constitutive du groupe
d’entreprises multinationales.
Partie liée : entreprise ayant, au sens de l’article 48 septies du code de l’impôt
sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés, des liens de
dépendance ou de contrôle avec une entité constitutive du groupe d’entreprises
multinationales.
Bénéfice (perte) avant impôts : somme des bénéfices (pertes) avant impôts
de toutes les entités constitutives du groupe d’entreprises multinationales résidentes à
des fins fiscales dans la juridiction concernée. Le bénéfice ou la perte avant impôts doit
inclure tous les produits et charges exceptionnels.
Impôts sur les bénéfices acquittés (sur la base des règlements
effectifs) : montant total des impôts sur les bénéfices effectivement payés au cours de
l’exercice déclarable par l’ensemble des entités constitutives résidentes à des fins
fiscales dans la juridiction fiscale concernée.
Les impôts acquittés doivent inclure :
- les impôts décaissés par l’entité constitutive ayant été versés à la juridiction
fiscale de résidence et à toutes les autres juridictions fiscales ;
- les retenues à la source payées par d’autres entités (entreprises associées et
entreprises indépendantes) concernant des paiements reçus par l’entité constitutive.
Impôts sur les bénéfices dus (année en cours) : somme des charges
d’impôts exigibles sur les bénéfices ou pertes imposables de l’année de déclaration de
toutes les entités constitutives résidentes à des fins fiscales dans la juridiction fiscale
considérée. Les charges d’impôts exigibles doivent correspondre uniquement aux
opérations de l’année en cours et ne doivent pas inclure les impôts différés, ni les
provisions constituées au titre de charges fiscales incertaines.
Capital social : somme des capitaux sociaux de toutes les entités constitutives
résidentes à des fins fiscales dans les juridictions fiscales concernées. S’agissant des
établissements stables, leur capital social doit être déclaré par l’entité juridique dont ils
constituent un établissement stable, sauf si l’établissement stable considéré est soumis
à des prescriptions réglementaires en matière de capital social dans sa juridiction
fiscale.
Bénéfices non distribués : somme de tous les bénéfices non distribués de
l’ensemble des entités constitutives résidentes à des fins fiscales dans la juridiction
fiscale concernée à la fin de l’année. S’agissant des établissements stables, leurs
bénéfices non distribués doivent être déclarés par l’entité juridique dont il constitue un
157
établissement stable.
Nombre d’employés : nombre total des employés en équivalent temps plein
(ETP) de l’ensemble des entités constitutives résidentes à des fins fiscales dans la
juridiction fiscale concernée. Le nombre d’employés peut être déclaré à la fin de
l’année, sur la base des niveaux moyens d’effectifs de l’année, ou sur toute autre base
appliquée de manière cohérente dans les différentes juridictions fiscales et d’une année
à l’autre. A cette fin, les travailleurs indépendants participant aux activités
d’exploitation ordinaires de l’entité constitutive peuvent être déclarés comme
employés. Il est permis de fournir un arrondi ou une approximation raisonnable du
nombre d’employés, à condition que cet arrondi ou cette approximation ne fausse pas
de manière importante la répartition des employés en termes relatifs entre les
différentes juridictions fiscales. Des approches cohérentes doivent être appliquées
d’une année à l’autre et d’une entité à l’autre.
Actifs corporels hors trésorerie et équivalents de trésorerie :
somme des valeurs comptables nettes des actifs corporels de l’ensemble des entités
constitutives résidentes à des fins fiscales dans la juridiction fiscale concernée.
S’agissant des établissements stables, leurs actifs doivent être déclarés en fonction de la
juridiction fiscale dans laquelle l’établissement stable considéré se trouve. A cette fin,
les actifs corporels n’incluent pas la trésorerie et les équivalents de trésorerie, les actifs
incorporels, ni les actifs financiers.
Art. 4 - La déclaration pays par pays doit comporter, outre les renseignements
relatifs à l’identification et à la qualité de l’entité déclarante, les informations
suivantes :
- la répartition, par juridiction fiscale, du chiffre d’affaires, du bénéfice (perte)
avant impôts, des impôts sur les bénéfices acquittés (sur la base des règlements
effectifs), des impôts sur les bénéfices dus (année en cours),du capital social, des
bénéfices non distribués, du nombre d’employés, des actifs corporels hors trésorerie et
équivalents de trésorerie du groupe d’entreprises multinationales, conformément au
tableau I du modèle de déclaration pays par pays annexé au présent arrêté.
Tous les montants doivent être exprimés dans la même unité monétaire qui peut
être, au choix de l’entité déclarante, le dinar tunisien ou toute autre devise convertible.
- la liste de toutes les entités constitutives du groupe d’entreprises
multinationales réparties par juridiction fiscale ainsi que les principales activités
exercées par chaque entité, conformément au tableau II du modèle de déclaration pays
par pays annexé au présent arrêté.
- tous autres renseignements complémentaires jugés nécessaires pour faciliter la
158
compréhension et l’utilisation des renseignements obligatoires fournis dans la
déclaration, conformément au tableau III du modèle de déclaration pays par pays
annexé au présent arrêté.
Art. 5 - Sont abrogées les dispositions de l’arrêté du ministre des finances du 16
octobre 2019 portant fixation du contenu de la déclaration pays par pays.
Art. 6 - Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République
tunisienne.
Tunis, le 29 avril 2022.
La ministre des finances
Sihem Boughdiri Nemsia
Vu
La Cheffe du Gouvernement
Najla Bouden Romdhane
159
FIXATION DU CONTENU
DES DOCUMENTS JUSTIFIANT LA
POLITIQUE DES PRIX DE TRANSFERT
Arrêté du Ministre des Finances du 16 octobre 2019 portant fixation du
contenu des documents justifiant la politique des prix de transfert
Le Ministre des Finances,
Vu la Constitution,
Vu le code des droits et procédures fiscaux promulgué par la loi n° 2000-82 du 9 août
2000, tel que modifié et complété par les textes subséquents dont le dernier en date la
loi n°2018-56 du 27 décembre 2018, portant loi de finances pour l’année 2019 et
notamment son article 38 bis,
Vu le décret n° 91-556 du 23 avril 1991, portant organisation du ministère des
finances, ensemble les textes qui l'ont modifié ou complété et notamment le décret
gouvernemental n°2019-491 du 10 juin 2019,
Vu le décret présidentiel n° 2016-107 du 27 août 2016, portant nomination du chef du
gouvernement et de ses membres,
Vu le décret présidentiel n° 2017-124 du 12 septembre 2017, portant nomination de
membres du gouvernement.
Arrête :
Article premier
Le présent arrêté a pour objet la fixation du contenu des documents justifiant la
politique des prix de transfert prévus par l’article 38 bis du code des droits et
procédures fiscaux.
Article 2
Les documents justifiant la politique des prix de transfert visés par l’article
premier du présent arrêté comportent les documents relatifs au groupe d’entreprises
auquel appartient l’entreprise faisant l’objet de la vérification approfondie (fichier
principal) et les documents relatifs à cette dernière (fichier local).
161
Article 3
Le fichier principal doit comporter les renseignements ci-après :
1. Structure organisationnelle
Un schéma illustrant la structure juridique et capitalistique du groupe
d’entreprises ainsi que la localisation géographique des entités opérationnelles.
2. Domaines d’activités
a) les sources importantes des bénéfices du groupe d’entreprises ;
b) une description de la chaine d’approvisionnement des cinq principaux biens et
services offerts par les entreprises du groupe ainsi que de tout autre bien ou
service représentant plus de 5 % du chiffre d’affaires du groupe ;
c) une liste et une description des accords importants de prestation de services
entre les entreprises membres du groupe, à l’exclusion des accords afférents à
des services de recherche et développement. Ces informations incluent une
description des capacités des principaux sites fournissant des services
importants et des politiques appliquées en matière des prix de transfert pour
répartir les coûts des services et déterminer les prix facturés pour les services
intra-groupe ;
d) une description des principaux marchés géographiques sur lesquels les biens et
services du groupe sont vendus ;
e) une analyse fonctionnelle décrivant les principales contributions des différentes
entreprises du groupe à la création de valeur, c’est-à-dire les fonctions clés
exercées, les risques importants assumés et les actifs importants utilisés ;
f) une description des opérations importantes de réorganisation d’entreprise ainsi
que d’acquisitions et de cessions d’éléments d’actifs intervenues au cours de
l’exercice.
162
3. Actifs incorporels
a) une description générale de la stratégie du groupe d’entreprises en matière de
mise au point, de propriété et d’exploitation des actifs incorporels. Cette
description comporte notamment la localisation des principales installations
de recherche et développement et celle de la direction des activités de
recherche et développement ;
b) une liste des actifs incorporels ou des catégories d’actifs incorporels qui sont
importants pour l’établissement des prix de transfert, ainsi que des entreprises
qui en sont légalement propriétaires ;
c) une liste des accords importants conclus entre entreprises liées et relatifs aux
actifs incorporels, y compris les accords de répartition des coûts, les principaux
accords de services de recherche et les accords de licence ;
d) une description générale des éventuels transferts importants de parts d’actifs
incorporels entre entreprises liées, mentionnant les pays et les rémunérations
correspondantes.
4. Activités financières interentreprises du groupe
a) une description générale de la façon dont le groupe est financé, y compris une
description des accords de financement importants conclus avec des prêteurs
indépendants du groupe ;
b) l’identification de toutes les entreprises du groupe exerçant une fonction de
centrale de financement pour le groupe, précisant le pays de constitution des
entreprises considérées et de leur siège de direction effective ;
c) une description générale des politiques du groupe d’entreprises en matière des
prix de transfert relatives aux accords de financement entre entreprises liées.
5. Situations financière et fiscale
a) les états financiers consolidés annuels du groupe d’entreprises pour l’exercice
fiscal considéré, s’ils sont préparés par ailleurs à des fins d’information
financière, règlementaires, de gestion interne, fiscales ou autres ;
b) une liste et une description des accords préalables en matière des prix de
163
transfert unilatéraux conclus par le groupe et autres décisions des autorités
fiscales concernant la répartition des bénéfices entre pays.
Article 4
Le fichier local doit comporter les renseignements ci-après :
1. Entité locale
a) une description de la structure de gestion et un organigramme de l’entreprise ;
b) une description précise des activités effectuées et de la stratégie d’entreprise
mise en œuvre, en indiquant notamment si l’entreprise a été impliquée ou
affectée par des réorganisations d’entreprises ou des transferts d’actifs
incorporels pendant l’exercice ou l’exercice précédent et en expliquant les
aspects de ces opérations qui affectent l’entreprise ;
c) les principaux concurrents.
2. les transactions contrôlées
a) une description des transactions intra-groupes avec des entreprises liées et des
conditions dans lesquelles elles sont réalisées. Cette description porte
notamment sur les achats de services de fabrication, les acquisitions de biens, la
fourniture de services, les prêts, les garanties financières et garanties de bonne
exécution, la concession de licences portant des actifs incorporels ;
b) les montants des paiements et recettes intra-groupes pour chaque catégorie de
transactions impliquant l’entreprise ainsi que des paiements et recettes ventilés
en fonction de la juridiction fiscale (Etat ou territoire) du payeur ou du
bénéficiaire étranger ;
c) une identification des entreprises liées impliquées dans chaque catégorie de
transactions intra-groupe et des relations qu’elles entretiennent avec
l’entreprise vérifiée ;
d) une copie de tous les accords intra-groupes importants conclus par l’entreprise
avec des entreprises liées ;
e) une analyse de comparabilité et une analyse fonctionnelle détaillées de
164
l’entreprise vérifiée et des entreprises liées pour chaque catégorie de
transactions intra-groupes, y compris les éventuels changements par rapport
aux exercices précédents ;
f) une indication de la méthode de détermination des prix de transfert la plus
adaptée pour chacune des transactions et des raisons pour lesquelles cette
méthode a été choisie ;
g) une indication de l’entreprise liée qui a été choisie comme partie testée, le cas
échéant, et une explication des raisons de ce choix ;
h) une synthèse des hypothèses importantes qui ont été posées pour appliquer la
méthode de détermination des prix de transfert retenue ;
i) le cas échéant, une explication des raisons pour lesquelles une analyse
pluriannuelle des méthodes des prix de transfert a été appliquée ;
j) une liste et une description des transactions comparables sur le marché libre et
des indicateurs financiers relatifs à des entreprises indépendantes utilisés dans
le cadre de l’analyse des prix de transfert, y compris une description de la
méthode de recherche de données comparables avec l’indication de la source de
ces informations ;
k) une description des éventuels ajustements effectués en indiquant si ces
ajustements ont été apportés aux résultats de la partie testée, aux transactions
comparables sur le marché libre, ou aux deux ;
l) une description des raisons pour lesquelles il a été conclu que les prix des
transactions établis en application de la méthode des prix de transfert retenue
sont conformes au principe de pleine concurrence ;
m) une synthèse des hypothèses financières utilisées pour appliquer la méthode
de détermination des prix de transfert ;
n) une copie des accords de détermination des prix de transfert unilatéraux,
bilatéraux ou multilatéraux existants ainsi que les décisions d’autres autorités
fiscales auxquelles la Tunisie n’est pas partie et qui sont liés à des transactions
intra-groupes décrites ci-avant.
165
3. Informations financières
a) les états financiers annuels de l’entreprise pour l’exercice considéré ;
b) les informations nécessaires pour la compréhension des liens des données
financières utilisées pour appliquer la méthode de détermination des prix de
transfert retenue aux états financiers annuels ;
c) des tableaux synthétiques des données financières se rapportant aux
comparables utilisés dans le cadre de l’analyse, et des sources dont ces données
sont tirées.
Article 5
Le présent arrêté sera publié au Journal Officiel de la République Tunisienne.
Tunis, le 16 Octobre 2019
Vu
Le chef du gouvernement Le ministre des finances
Youssef Chahed Mohamed Ridha Chalghoum
166
TROISIÈME PARTIE TEXTES
CONNEXES
Sommaire
Institution parmi les obligations fiscales de la souscription, du dépôt des déclarations
fiscales et du paiement de l’impôt et des pénalités y afférentes par des moyens
électroniques fiables à distance..................................................................................169
Fixation d’un minimum de perception pour Les déclarations mensuelles et
trimestrielles................................................................................................................171
Opposabilité à l’administration de la doctrine administrative objet des notes
communes émanant d’elle...........................................................................................173
Facilitation de l’obtention par les mandataires des justices, les administrateurs judiciaires
et les autres auxiliaires de justice, désignés pour assurer la gestion des biens immeubles et
meubles ayant été confisqué de copies d’actes enregistrés relatifs à ces
biens............................................................................................................................175
Maîtrise du recouvrement de l’impôt exigible par les professions libérales.............177
Restitution du droit d’enregistrement proportionnel payé au titre des contrats de mutation
de propriété des terres agricoles destinées à la réalisation d’investissement
dans le secteur agricole..............................................................................................180
Mesures pour faciliter le recouvrement des créances fiscales...................................182
Mesures de rationalisation du paiement en espèces.................................................193
Mesures fiscales exceptionnelles pour atténuer les répercussions de la calamité du
Coronavirus « Covid-19 »...........................................................................................197
Textes juridiques en matière de prix de transfert......................................................215
INSTITUTION PARMI LES OBLIGATIONS
FISCALES DE LA SOUSCRIPTION, DU
DEPOT DES DECLARATIONS FISCALES ET
DU PAIEMENT DE L’IMPOT ET DES
PENALITES Y AFFERENTES PAR DES
MOYENS ELECTRONIQUES FIABLES A
DISTANCE
Article 70 de la Loi n° 2004-90 du 31 décembre 2004, portant loi
de finances pour l’année 2005
ARTICLE 70
Est supprimé le deuxième paragraphe de l’article 57 de la loi n° 2000-98 du 25
décembre 2000 relative à la loi de finances pour l’année 2001 et remplacé par ce qui
suit :
La souscription et le dépôt des déclarations fiscales ainsi que l’échange des
données et documents utilisés pour l’établissement de l’impôt ou destinés à
l’administration fiscale ou aux services de recouvrement de l’impôt par des moyens
électroniques fiables sont obligatoires pour les contribuables dont le chiffre d’affaires
annuel brut dépasse un montant qui sera fixé par arrêté du ministre des finances.
Le paiement de l’impôt ainsi que les pénalités y afférentes s’effectue par la
procédure du prélèvement postal ou bancaire ou par toute autre procédure utilisée par
le secteur postal ou bancaire.
En cas de retard dans le paiement de l’impôt suite à une erreur commise par le service
de la poste ou par l’établissement de crédit qui a le caractère d’une banque, la partie
responsable de l’erreur est solidaire avec le contribuable dans le paiement des
pénalités de retard.
La souscription, le dépôt des déclarations fiscales ainsi que l’échange des données
et documents utilisés pour l’établissement de l’impôt ou destinés à l’administration
fiscale ou aux services de recouvrement de l’impôt par les moyens prévus par le
présent article libère le contribuable de toute autre obligation ayant le même objet.
Les modalités et le champ d’application de cette mesure sont fixés par décret.
170
FIXATION D’UN MINIMUM DE
PERCEPTION POUR LES DECLARATIONS
MENSUELLES ET TRIMESTRIELLES
Article 49 de la Loi n° 2005-106 du 19 décembre 2005, portant
loi
de finances pour l’année 2006
Article 49
Le montant d’impôt en principal, perçu sur chaque déclaration mensuelle ou
trimestrielle au titre de l’ensemble des impôts, taxes et droits exigibles, à l’exception
des déclarations fiscales relatives au paiement des acomptes provisionnels, ne peut
être inférieur à un minimum fixé comme suit :
- 5 dinars pour les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu selon le
régime forfaitaire,
- 10 dinars pour les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu selon le
régime réel,
- 15 dinars pour les personnes morales.
172
OPPOSABILITÉ À L’ADMINISTRATION DE
LA DOCTRINE ADMINISTRATIVE OBJET
DES NOTES COMMUNES ÉMANANT D’ELLE
Article 54 de la loi n° 2012-1 du 16 mai 2012 portant loi de finances
complémentaire pour l’année 2012
Article 54
Est opposable aux services de l’administration fiscale et du recouvrement la
doctrine administrative en vigueur objet des notes communes émanant d’elle ayant
fait l’objet de publication et relatives aux législations en vigueur.
174
FACILITATION DE L’OBTENTION PAR LES
MANDATAIRES DES JUSTICES, LES
ADMINISTRATEURS JUDICIAIRES ET LES
AUTRES AUXILIAIRES DE JUSTICE,
DÉSIGNÉS POUR ASSURER LA GESTION
DES BIENS IMMEUBLES ET MEUBLES
AYANT ÉTÉ CONFISQUÉ DE COPIES
D’ACTES ENREGISTRÉS RELATIFS À CES
BIENS
Article 43 de la loi n° 2011-7 du 31 décembre 2011 portant loi
de
finances pour l’année 2012
Article 43
Par dérogation aux dispositions du dernier paragraphe de l'article 15 du code
des droits et procédures fiscaux, les mandataires de justice, les administrateurs
judiciaires et autres auxiliaires de justice, désignés pour assurer la gestion des biens
immeubles et meubles ayant été confisqués en application du décret-loi n° 2011-13 du
14 mars 2011, sont dispensés de l'obligation de produire une ordonnance du juge
compétent al' effet de se faire délivrer des copies certifiées conformes aux originaux
des contrats enregistrés auprès des recettes des finances, ou des extraits des registres
réservés à la formalité de l'enregistrement, et relatifs à ces biens.
176
MAÎTRISE DU RECOUVREMENT DE
L’IMPÔT EXIGIBLE PAR LES PROFESSIONS
LIBÉRALES
Articles 31 et 32 de la loi n° 2016-78 du 17 décembre 2016, portant
loi de finances pour l’année 2017
Article 31
1. Est ajouté après le deuxième paragraphe du paragraphe II bis de l’article 18 du
code de la taxe sur la valeur ajoutée ce qui suit :
Les personnes visées au présent paragraphe sont tenues de mentionner leur
matricule fiscal dans tous les documents relatifs à l’exercice de leurs activités, nonobstant
la partie émettrice de ces documents. Les documents relatifs à l’exercice des activités
desdites personnes ne comportant pas le matricule fiscal ne sont pas retenus à l’exclusion
des ordonnances médicales. Les dispositions du présent paragraphe s’appliquent à partir
du 1er avril 2017.
2. Est ajouté au deuxième paragraphe de l’article 95 du code des droits et procédures
fiscaux ce qui suit :
et à toute personne ne respectant pas les dispositions du troisième paragraphe du
paragraphe II bis de l’article 18 du code de la taxe sur la valeur ajoutée.
3. Sous réserve des dispositions prévues par l’article 18 du code de la taxe sur la
valeur ajoutée les établissements sanitaires et hospitaliers sont tenus de mentionner dans
les factures qu’ils établissent toutes les opérations relatives aux services sanitaires
médicaux et paramédicaux rendus par eux ou par les intervenants auprès d’eux, pour la
prestation de ces services.
Les dispositions en vigueur relatives à la retenue à la source en matière d’impôt sur
le revenu des personnes physiques et d’impôt sur les sociétés et à la taxe sur la valeur
ajoutée ainsi que les dispositions relatives aux obligations et sanctions prévues par la
législation fiscale en vigueur s’appliquent dans ce cas.
4. Est ajouté au deuxième paragraphe de l’article 16 du code des droits et procédures
fiscaux ce qui suit :
178
Ils sont également tenus de faire parvenir, dans les quinze premiers jours de
chaque semestre de l’année civile, aux services fiscaux compétents, une liste
nominative selon un modèle établi par l’administration relative aux personnes
exerçant une profession libérale ayant traitée avec eux qui comporte leur identité, leur
matricule fiscale et la nature de leurs affaires et leurs montants, et ce, au titre du
précédent semestre.
Article 32
Les rédacteurs d'actes portant mutation d'immeubles et des fonds de commerce
sont tenus d'informer le centre régional du contrôle des impôts compétent dans un
délai ne dépassant pas les quinze premiers jours de chaque trimestre civile des
opérations de cession qu’ils ont rédigé selon un modèle établi par l'administration
comportant notamment l'identité des contractants, leur matricule fiscale et à défaut le
numéro de la carte d'identité nationale, le prix, l’adresse et le numéro du titre foncier
s’il existe.
Le manquement à ces dispositions entraine l'application des dispositions de
l’article 91 du code des droits et procédures fiscaux.
179
RESTITUTION DU DROIT
D'ENREGISTREMENT PROPORTIONNEL
PAYE AU TITRE DES CONTRATS DE
MUTATION DE PROPRIETE DES TERRES
AGRICOLES DESTINEES A LA
REALISATION D’INVESTISSEMENT
DANS LE SECTEUR AGRICOLE
180
Article 6 de la loi n°20i7-i8 du 14 février 2017 portant refonte du dispositif des
avantages fiscaux
ARTICLE 6
2) Est ajouté à l’article 74 du code des droits d’enregistrement et de timbre, un paragraphe V libellé comme
suit :
V. Le droit d’enregistrement proportionnel payé au titre des contrats de mutation de propriété des
terres agricoles destinées à la réalisation d’investissement dans le secteur agricole au sens de la loi de
l’investissement est restitué sur la base d’une demande présentée par l’acheteur dans un délai ne
dépassant pas trois ans de la date du contrat et ce, à condition du dépôt d’une déclaration d’investissement
auprès des services concernés.
La restitution est subordonnée à la présentation d’une attestation justifiant l’entrée en exécution
effective. La restitution est soumise aux dispositions du code des droits et procédures fiscaux.
181
MESURES POUR FACILITER LE
RECOUVREMENT DES CREANCES
FISCALES
Articles de 65 à 68 de la loi n° 2015-53 du 25 décembre
2015
portant loi de finances pour l’année 2016
Article 65
Sont abrogées les dispositions du troisième paragraphe de l’article 25 du code
de la comptabilité publique et remplacées par ce qui suit :
Toutefois, le ministre chargé des finances ou toute autre personne déléguée par
le ministre chargé des finances à cet effet peut accorder, sur la base d’une demande
écrite du débiteur des créances publiques, un abattement total ou partiel du montant
des pénalités de retard de recouvrement et des frais de poursuite prévus par l’article
88 du code des droits et procédures fiscaux, les articles 26 bis et 72 bis du code de la
comptabilité publique et le premier paragraphe de l’article 19 du code de la fiscalité
locale, sous réserve du dépôt par le débiteur des déclarations fiscales échues à la date
de dépôt de la demande de l’abattement.
L’abattement du montant des pénalités de retard de recouvrement et des frais
de poursuite est accordé selon les critères suivants :
Un abattement total en cas de paiement du principal de la créance et des
pénalités de contrôle au plus tard dans un délai de 3 mois à partir de la date de la
première opération de poursuite qui suit la notification du titre exécutoire.
Un abattement dans la limite de 80% en cas de paiement du principal de la
créance et des pénalités de contrôle au plus tard dans un délai de 6 mois à partir de la
date de la première opération de poursuite qui suit la notification du titre exécutoire.
Un abattement dans la limite de 60% en cas de paiement du principal de la
créance et des pénalités de contrôle au plus tard dans un délai de 9 mois à partir de la
date de la première opération de poursuite qui suit la notification du titre exécutoire.
Un abattement dans la limite de 50% en cas de paiement du principal de la
créance et des pénalités de contrôle au plus tard dans un délai d’une année à partir de
la date de la première opération de poursuite qui suit la notification du titre
exécutoire.
L’abattement du montant des pénalités de contrôle constatées et du montant
des pénalités de retard de recouvrement et des frais de poursuite est accordé avant le
183
Article 66
1er janvier 2016 selon les mêmes taux prévus par l’article 65 de la présente loi sous
réserve du dépôt d’une demande écrite à cet effet auprès du receveur des finances
compétent avant le 1er juillet 2017. Pour le calcul des taux des abattements prévus par
l’article 65 de la présente loi, il est tenu compte de la date de dépôt de la demande.
Les dispositions du présent article s’appliquent au montant des pénalités de
contrôle objet d’une notification des résultats de vérification fiscale émise avant le 1 er
janvier 2016. (Modifié par l'article 77 de la loi n020i6-y8 du 17 décembre 2016,
portant loi de finances pour l'année 2017)
Article 67
Est accordé, un abattement du montant des pénalités douanières objet de
procès-verbaux dans des affaires douanières avant le 1er janvier.
L’abattement s’applique comme suit :
- 90% du montant des pénalités n’excédant pas 1 million de Dinars.
- 95% du montant des pénalités excédant 1 million de Dinars.
Le reliquat des pénalités doit être réglé au plus tard le 31 décembre 2016. Le
règlement du montant exigible peut avoir lieu au moyen de caution bancaire présentée
pour paiement à l’expiration de 9 mois à compter de sa date.
Article 68
L’application des dispositions des articles de 65 à 67 de la présente loi, ne peut
entrainer la restitution des montants au profit du débiteur ou la révision de
l’inscription comptable des montants payés à l’exception des cas ayant fait l’objet d’un
jugement définitif.
184
Article 51 de la Loi n° 2017-66 du 18 décembre 2017, portant loi
de
finances pour l’année 2018.
Article 51
1) Est ajouté au code de la comptabilité publique un article 80 bis libellé comme
suit :
Pour le paiement des créances publiques constatées, les redevables peuvent présenter
des obligations dûment cautionnées ou des billets à ordre auprès des comptables
publics selon les conditions et les procédures qui sont fixées par arrêté du ministre
chargé des finances.
2) Sont abandonnées les pénalités de retard de recouvrement relatives aux
créances publiques constatées avant le 1 er janvier 2018 à condition de payer la totalité
des montants restant dûs, ou de régler une avance de 20% sur ces montants et la
présentation des obligations cautionnées pour le reliquat et ce, avant le 1 er avril 2018.
185
Article 73 de la Loi n° 2018-56 du 27 décembre20i8, portant loi de
finances pour l’année 2019.
Article 73
1) Sont abandonnés, les pénalités de contrôle et les pénalités de retard de
recouvrement et les frais de poursuite relatifs aux créances fiscales revenant à l’Etat
à condition de souscrire un calendrier de paiement avant le 1 er avril 2019 et de payer
les montants dus par tranches trimestrielles sur une période qui ne peut excéder
cinq ans dont la première tranche est payée avant la date susvisée. Le calendrier de
paiement est fixé à l’intérieur de la durée maximale susvisée par arrêté du ministre
des finances selon l’importance des montants.
Les dispositions d’abandon des pénalités et des frais de poursuites s’appliquent
aux:
- créances fiscales constatées dans les écritures des receveurs des finances avant
le 1er janvier 2019,
- créances fiscales qui ont fait l’objet d’une reconnaissance de dette avant le 1 er
janvier 2019 ou l’objet d’une notification des résultats de vérification fiscale ou
d’une notification d’arrêté de taxation d’office avant le 1 er janvier 2019,
- créances fiscales exigibles en vertu de jugements prononcés avant le 1 er avril
2019 et relatifs à des arrêtés de taxation d’office notifiés avant le 1 er janvier
2019.
Les dispositions du présent paragraphe s’appliquent aux créances constatées au
titre de la taxe sur les établissements à caractère industriel, commercial ou
professionnel, à la taxe hôtelière et au droit de licence.
Les dispositions de ce paragraphe s’appliquent également aux dossiers qui ont fait
l’objet d’avis de vérification fiscale émis avant le 1 er janvier 2019 à condition de
souscrire un calendrier de paiement et de payer la première tranche avant la fin du
mois d’avril 2019.
2) Sont abandonnés, 50% du montant des amendes et condamnations pécuniaires
restant dû à la date du 31 décembre 2018 pour chaque amende ainsi que les frais de
poursuites y afférents à condition de souscrire un calendrier de paiement avant le 1 er
avril 2019 et de payer les montants dus par tranches
186
trimestrielles sur une période qui ne peut excéder cinq ans dont la première tranche
est payée avant la date susvisée.
Les procédures d’abandon prévues par le présent paragraphe sont applicables aux:
- amendes et condamnations pécuniaires constatées dans les écritures des
receveurs des finances avant le 1er janvier 2019,
- amendes et condamnations pécuniaires objet d’un jugement prononcé avant le 1 er
janvier 2019,
- pénalités relatives aux infractions fiscales administratives constatées dans les
écritures des receveurs des finances avant le 1er janvier 2019.
Les dispositions du présent paragraphe ne s’appliquent pas aux amendes et
condamnations pécuniaires relatives aux chèques sans provision.
3) Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2 du présent article, peut être
accordée la prorogation des calendriers de paiement sans excéder la période maximale
fixée à cinq ans et ce, au vu d’une demande motivée du débiteur adressée au receveur
des finances compétent.
Sont suspendues les procédures de poursuites pour chaque débiteur qui
s’engage à payer les tranches exigibles à leurs échéances. Le non paiement d’une
tranche échue entraine la reprise des poursuites légales en vue de son recouvrement.
Sur chaque tranche non payée au titre des créances fiscales revenant à l’Etat ainsi que
les créances revenant aux collectivités locales dans les délais fixés, est applicable une
pénalité de retard au taux de 0,5% par mois ou fraction de mois, calculée à partir de
l’expiration du délai de paiement.
Ne sont plus éligibles au bénéfice des dispositions d’abandon prévues aux
paragraphes 1 et 2 du présent article les montants non payés dans un délai de 60 jours
de l’expiration du délai de paiement de la dernière tranche fixé par le calendrier de
paiement ; les montants non payés restent exigibles en principal et pénalités sans
déduction.
Nonobstant le calendrier prévu aux paragraphes précédents du présent article,
les dispositions de l’article 33 du code des droits et procédures fiscaux sont applicables
pour les montants des impôts qui ont fait l’objet de décisions de restitution.
4) Est accordé, un abattement sur le montant des amendes douanières objet de
187
procès-verbaux ou de jugements prononcés en matière douanière avant le 1 er janvier
2019 à condition de payer la totalité du montant des droits et taxes et le reste des
amendes avant le 1er janvier 2020 ou souscrire un calendrier de paiement avant le 1 er
juillet 2019 et payer les montants dus par tranches trimestrielles sur une période qui
ne peut excéder cinq ans dont la première tranche est payée lors de la souscription du
calendrier.
L’abattement s’applique comme suit :
- 90% du montant des amendes n’excédant pas 1 million de dinars.
- 95% du montant des amendes excédant 1 million de dinars.
5) Les contribuables peuvent déposer leurs déclarations non déposées et présenter
à l’enregistrement les contrats et les actes échus et non prescrits avant 31 octobre 2018
et bénéficier de l’abandon des pénalités administratives prévues par les articles 81,82
et 83 du code des droits et procédures fiscaux à condition de les déposer dans un délai
qui ne peut excéder le 30 avril 2019 et payer le principal de l’impôt dû lors du dépôt ou
de l’enregistrement.
Les dispositions du présent paragraphe s’appliquent aux déclarations rectificatives.
6) L’application des procédures d’abandon prévues par le présent article ne peut
pas entrainer la restitution de montants au profit du débiteur ou la révision de
l’inscription comptable des montants payés à l’exception des cas ayant fait l’objet d’un
jugement définitif.
188
Article 66 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021
portant
loi de finances pour l’année 2022)
Article 66
Les personnes physiques disposant de sommes d’argent provenant d’activités
soumises à l’impôt et non déclarées et qui déposent ces sommes, dans un délai
n’excédant pas fin juin 2022, dans un compte bancaire ou postal, sont libérées
fiscalement dans la limite des sommes déposées et ce moyennant le paiement d’un
impôt libératoire liquidé au taux de 10% desdites sommes.
Le bénéfice de l’avantage prévu par les dispositions du présent article est
subordonné au dépôt par la personne concernée d’une demande auprès de la banque
ou l’Office National des Postes dépositaire des sommes susvisées.
La banque ou l’Office National des Postes auprès desquels est ouvert le compte
bancaire ou postal dans lequel sont déposées les sommes susvisées effectue la retenue
de l’impôt fixé à 10% et prévu au premier paragraphe du présent article, et son
reversement au trésor public sur la base d’une déclaration, selon un modèle établi par
l’administration, comportant les renseignements relatifs aux déposants, les sommes
d’argent déposées et le montant de l’impôt libératoire retenu ,et ce dans un délai ne
dépassant pas les vingt-huitième premiers jours du mois suivant le mois durant lequel
a eu lieu le dépôt des sommes bénéficiant de la mesure.
Le manquement à l’obligation d’fectuer la retenue de l’impôt et son
reversement au trésor public prévue par le troisième paragraphe du présent article,
entraîne l’application des mêmes sanctions applicables en matière de retenue de
l’impôt à la source.
L’impôt payé conformément aux dispositions du présent article est libératoire
de tous les impôts, droits et taxes et les amendes et pénalités dus conformément à la
législation fiscale en vigueur sur les revenus et les bénéfices déclarés conformément
aux dispositions du présent article et réalisés jusqu’à la date du dépôt des sommes
susvisées dans le compte bancaire ou postal.
Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas aux contribuables
auxquels un avis préalable de vérification fiscale a été notifié avant fin juin 2022.
Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas également aux sommes
provenant d’une source illicite ou liées à un fait punissable par la loi organique n° 2015
-26 du 7 août 2015 relative à la lutte contre le terrorisme et la répression du
blanchiment d’argent telle que modifiée par la loi organique n° 2019-9 du 23 janvier
2019.
189
Article 67 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021 portant loi de
finances pour l’année 2022 tel que modifié par le décret-loi n° 2022-23 du
29 avril 2022, portant prorogation des délais de régularisation de la
situation au titre des créances fiscales constatées, des amendes et
condamnations pécuniaires, des déclarations fiscales non déposées ou
minorées.
Article 67
1) Régularisation des créances fiscales
Sont abandonnés, les pénalités de retard dans le paiement des impôts revenant à l’Etat
ainsi que les pénalités de recouvrement et les frais de poursuite relatifs à ces impôts et
ce par la souscription d’un calendrier de paiement dans un délai maximum ne
dépassant pas le 30 juin 2022 et le paiement des montants dus par tranches
trimestrielles sur une période n’excédant pas cinq ans et ce pour:
- les créances fiscales constatées dans les écritures des receveurs des finances avant
le 1er janvier 2022,
- les créances fiscales non constatées dans les écritures des receveurs des finances
avant le 1er janvier 2022, ayant fait l’objet d’une reconnaissance de dette avant le 1 er
juillet 2022 ou ayant fait l’objet d’une notification d’arrêtés de taxation d’office avant
cette même date,
- les créances fiscales exigibles en vertu de jugements prononcés en matière de
contentieux de l’assiette de l’impôt et constatées avant le 1 er juillet 2022.
Ladite mesure s’applique à la taxe sur les établissements à caractère industriel,
commercial ou professionnel, à la taxe hôtelière et au droit de licence.
2) Régularisation des amendes et condamnations pécuniaires et des amendes
fiscales administratives
Sont abandonnés, 50% du montant des amendes et condamnations pécuniaires
et des amendes relatives aux infractions fiscales administratives constatées avant le 25
juin 2022 ainsi que les frais de poursuites y afférents, et ce par la souscription d’un
calendrier de paiement dans un délai maximum ne dépassant pas le 30 juin 2022 et le
paiement des montants restants par tranches trimestrielles sur une période n’excédant
pas cinq ans.
Les dispositions du présent paragraphe ne s’appliquent pas aux amendes et
condamnations pécuniaires prononcées en matière de chèques sans provision.
3) Régularisation des infractions et délits douaniers objet de procès-verbaux ou de
jugements
190
Est accordé, un abattement sur le montant des amendes douanières dues en
vertu de procès-verbaux ou de jugements prononcés en matière douanière avant le 1 er
janvier 2022 et ce selon l’une des deux modalités suivantes:
- le paiement de la totalité du montant des droits et taxes exigibles et du reste des
amendes avant le 1er janvier 2023, à condition de déposer une demande à cet
effet auprès de la direction générale des douanes avant le 1er novembre 2022, ou
- la souscription d’un calendrier de paiement de la totalité du montant des droits
et taxes exigibles et du reste des amendes, avant le 1 er juillet 2022, par tranches
trimestrielles sur une période n’excédant pas cinq ans dont la première tranche
doit être payée lors de la souscription du calendrier.
L’abattement s’applique comme suit :
- 90% du montant des amendes n’excédant pas 1 million de dinars.
- 95% du montant des amendes excédant 1 million de dinars.
Les personnes bénéficiant d’une transaction en cours, sont éligibles audit
abattement.
4) Régularisation des déclarations fiscales non déposées et dépôt de déclarations
fiscales rectificatives
Sont abandonnées, les pénalités exigibles en vertu des dispositions des articles
81,82 et 85 du code des droits et procédures fiscaux et ce pour les déclarations
fiscales, y compris les actes, écrits et déclarations relatifs aux droits d’enregistrement,
échues avant le 31 octobre 2021, non prescrites et déposées à partir du 1 er janvier 2022
au 30 juin 2022 à condition de payer le principal de l’impôt exigible, selon le cas, lors
du dépôt de la déclaration ou lors de l’accomplissement de la formalité de
l’enregistrement. Cette mesure s’applique aux déclarations en défaut ainsi qu’aux
déclarations rectificatives même déposées après l’intervention de l’administration
fiscale ou après la notification des résultats d’une vérification fiscale.
5) Dispositions communes
a) Le calendrier de paiement prévu par les numéros 1,2 et 3 du présent
article est fixé par arrêté du ministre des finances selon la qualité du
débiteur, le montant de la créance fiscale en principal ou des amendes
douanières restant à recouvrir, les délais limites et le nombre des
tranches trimestrielles de paiement.
b) Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les
calendriers de paiement peuvent être prorogés sur demande motivée du
191
contribuable adressée au receveur des finances ou au receveur des
douanes compétent sans que la prorogation excède la période maximale
fixée à cinq ans.
c) Sont suspendues les procédures de poursuites pour chaque débiteur qui
s’engage à payer les tranches exigibles à leurs échéances. Le non-
paiement d’une tranche échue entraine la reprise des poursuites légales
de son recouvrement.
d) Est applicable sur chaque tranche non payée dans le délai fixé par les
calendriers souscrits, une pénalité de retard au taux de 0,75% par mois
ou fraction de mois, calculée à partir de l’expiration de ce délai.
e) L’avantage de l’abandon prévu par le présent article est déchu après 180
jours de l’expiration du délai fixé par le calendrier pour le paiement de
l’une des tranches de la créance objet de ce calendrier ; les sommes non
payées deviennent exigibles en principal et en pénalités sans aucune
déduction.
f) Nonobstant le calendrier prévu aux paragraphes précédents du présent
article, les dispositions de l’article 33 du code des droits et procédures
fiscaux sont applicables pour les montants de l’impôt qui ont fait l’objet
de décisions de restitution.
g) L’application des procédures de l’abandon prévues par le présent article
ne peut entrainer la restitution des montants au profit du débiteur ou la
révision de l’inscription comptable des montants payés sauf en vertu d’un
jugement passé en la force de la chose jugée.
h) Le bénéfice des précédentes dispositions du présent article ne fait pas
obstacle à l’exercice par le contribuable de son droit au recours
juridictionnels et à la restitution des sommes perçues en trop.
192
MESURES DE RATIONALISATION DU
PAIEMENT EN ESPECES
Article 45 de la loi n° 2018-56 du 27 décembre 2018 portant loi
de
finances pour l’année 2019
Article 45
1) Les autorités municipales compétentes ne peuvent pas légaliser les signatures
des parties aux contrats portant cession à titre onéreux d’immeubles, de fonds de
commerce ou de moyens de transport dont le prix est payé en espèces. Ne peuvent pas
également recevoir la formalité de l’enregistrement et l’inscription de ces contrats
auprès des recettes des finances et auprès des services et organismes publics
compétents pour inscrire les biens objet de cession.
Les notaires ne peuvent pas rédiger les contrats visés au précédent paragraphe
du présent article dont le prix est payé en espèces.
Ne sont pas concernés par cette mesure :
- les contrats dont le paiement en espèces ne dépasse pas 5.000 dinars,
- les contrats rédigés en exécution de contrats de promesses de vente comportant
des paiements en espèces effectués avant le 1er juin 2019 et ayant acquis date
certaine, avant cette date, et ce, dans la limite de ces paiements,
- les paiements en nature ou par tout autre moyen autre que le paiement en
espèces effectués au titre des contrats prévus par le premier alinéa du présent
paragraphe,
- les ventes par facilité à condition de mentionner expressément ce mode de
paiement dans les contrats y afférents ainsi que les références des lettres de
change relatives au règlement de la partie du prix dont le paiement est fractionné
; ces lettres de change doivent être domiciliées ou avalisées par un établissement
bancaire ou postal,
- les cas de force majeure empêchant les parties de refaire leurs contrats
conformément aux dispositions du présent article.
2) Est ajouté au code des droits et procédures fiscaux l’article 84 duodecies ainsi
libellé:
Article 84 duodecies
Toute personne ayant sciemment mentionné dans les contrats prévus par le
premier paragraphe du numéro 1 de l’article 45 de la loi n°20i8-56 du 27
194
décembre 2018 portant loi de finances pour l’année 2019, des références de paiement
bancaires ou postales erronées ou usé des manœuvres, et payé la totalité ou partie du
prix en espèces dont le montant dépasse 5.000 dinars, est punie d’une amende égale à
20% du montant payé en espèces sans que cette amende soit inférieure à 1.000 dinars
par mutation.
3) Est ajouté au troisième paragraphe de l’article 47 du code des droits et
procédures fiscaux après l’expression « 84 decies » l’expression « ,84 duodecies »
Les dispositions du présent article sont applicables aux contrats conclus à partir
du 1er juin 2019.
195
Article 45 de la loi n° 2021-21 du 28 décembre 2022 portant loi de
finances pour l’année 2022
Article 45
1) Est ajouté aux dispositions de l’article 78 du code de la comptabil ité publique, ce
qui suit :
Est interdit aux comptables publics de livrer les produits monopolisés si leur prix n’est
pas payé par un moyen de paiement bancaire ou postal ou un moyen de paiement
électronique.
Si le paiement est effectué par chèque, celui-ci doit être certifié par la banque tirée.
2) Est ajouté au code de la comptabilité publique, l’article 76 bis ainsi libellé :
Article 76 bis :
Est appliqué au profit du trésor public, un droit de 5% sur tout montant dépassant
3.000 dinars payé en espèces auprès des comptables publics.
3) sont abrogées les dispositions de l’article 44 de la loi n°2014-59 du 26 décembre
2014 portant loi de finances pour l’année 2015.
196
MESURES FISCALES EXCEPTIONNELLES POUR
ATTENUER LES REPERCUSSIONS DE LA
CALAMITE DU CORONAVIRUS « COVID-19 »
Décret-loi du Chef du Gouvernement n° 2020-6 du 16 avril 2020,
prescrivant des mesures fiscales et financières pour atténuer les
répercussions de la propagation du Coronavirus « Covid-19 ».
Le Chef du Gouvernement,
Sur proposition du ministre des finances,
Vu la Constitution, notamment son article 65 et le second alinéa de son article 70,
Vu le Code de la comptabilité publique promulgué par la loi n° 73-81 du 31 décembre
1973, ensemble les textes qui l’ont modifié ou complété, notamment la loi n° 2018-65
du 27 décembre 2018 portant loi de finances pour l’année 2019,
Vu le Code de la taxe sur la valeur ajoutée promulgué par la loi n° 88-61 du 2 juin
1988, tel que modifié et complété par les textes subséquents et notamment la loi n°
2019-78 du 23 décembre 2019, portant loi de finances pour l’année 2020,
Vu la loi n° 83-113 du 30 décembre 1983, portant loi de finances pour l’année 1984
telle que modifiée et complétée par les textes subséquents et notamment la loi n°
2016-78 du 17 décembre 2016 portant loi de finances pour l’année 2017,
Vu le Code de l’impôt sur le revenu de personnes physiques et de l’impôt sur les
sociétés, promulgué par la loi n° 89-114 du 30 décembre 1989, tel que modifié et
complété par les textes subséquents et notamment la loi n° 2019-78 du 23 décembre
2019, portant loi de finances pour l’année 2020,
Vu la loi n° 92-81 du 3 août 1992, portant création des parcs d’activités économiques,
telle que modifiée et complétée par les textes subséquents et notamment la loi n°
2017-8 du 14 février 2017, portant refonte du dispositif des avantages fiscaux,
Vu la loi n° 94-42 du 7 mars 1994, fixant le régime applicable à l’exercice des activités
des sociétés de commerce international, telle que modifiée et complétée par les textes
subséquents et notamment la loi n° 2017-8 du 14 février 2017, portant refonte du
dispositif des avantages fiscaux,
Vu le Code de la fiscalité locale promulgué par la loi n° 97-11 du 3 février 1997,
l’ensemble des textes qui l’ont modifié ou complété, et notamment la loi n° 201553 du
25 décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016,
Vu la loi n° 99-71 du 26 juillet 1999, portant promulgation du code de la route,
notamment son article 114,
198
Vu le Code des droits et procédures fiscaux promulgué par la loi n° 2000-82 du 9
août 2000, tel que modifié et complété par les textes subséquents et notamment la loi
n° 2019-78 du 23 décembre 2019, portant loi de finances pour l’année 2020,
Vu la loi n° 2001-123 du 28 décembre 2001, portant loi de finances pour l’année
2002, notamment son article 68, telle que modifiée et complétée par les textes
subséquents et notamment la loi n° 2019-78 du 23 décembre 2019, portant loi de
finances pour l’année 2020,
Vu la loi n° 2017-8 du 14 février 2017, portant refonte du dispositif des avantages
fiscaux telle que modifiée et complétée par les textes subséquents et notamment la loi
n° 2019-47 du 29 mai 2019, relative à l’amélioration du climat de l’investissement,
Vu la loi n° 2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de finances pour l’année 2018,
Vu la loi n° 2020-19 du 12 avril 2020 habilitant le Chef du Gouvernement à prendre
des décrets-lois dans l’objectif de faire face aux répercussions de la propagation du
Coronavirus « Covid-19 »,
Après la délibération du Conseil des ministres.
Prend le décret-loi dont la teneur suit :
Chapitre premier
Report du paiement de l’impôt sur les sociétés jusqu’au 31 mai 2020
Article premier
Est prorogé jusqu’au 31 mai 2020, le délai maximal pour le dépôt de la
déclaration de l’impôt sur les sociétés dû sur les résultats réalisés au titre de l’exercice
2019.
Les dispositions du présent article s’appliquent à l’avance prévue par l’article 51 bis
du Code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés,
dues par les sociétés et les groupements visés à l’article 4 du même Code. Les
dispositions du présent article s’appliquent également à la contribution
sociale de solidarité prévue par l’article 53 de la loi n° 2017-66 du 18 décembre 2017
portant loi de finances pour l’année 2018, telle que modifiée et complétée par la loi n°
2019-78 du 23 décembre 2019 portant loi de finances pour l’année 2020, et à l’impôt
au titre des revenus distribués mentionnés à l’alinéa « c bis » du paragraphe I de
l’article 52 du Code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur
les sociétés.
199
Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas aux sociétés prévues au
paragraphe 3 du quatrième paragraphe du paragraphe I de l’article 49 du Code de
l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés, aux
entreprises pétrolières et aux groupements constitués entre des entreprises pétrolières
ainsi qu’aux entreprises exerçant dans le secteur des mines dans le cadre de
conventions particulières.
Chapitre II
Suspension de l’application des pénalités de retard pour le paiement de
l’impôt pour une période de 3 mois
Article 2
Nonobstant les délais prévus par la législation en vigueur, est suspendue
l’application des pénalités de retard pour le paiement de l’impôt mentionnées à
l’article 81 du Code des droits et procédures fiscaux durant la période allant du 1 er avril
2020 jusqu’au 30 juin 2020, et ce, pour les entreprises dont l’activité est affectée par
les répercussions de la propagation du Coronavirus « Covid -19 ».
Chapitre III
Assouplissement des procédures de restitution du crédit de la taxe sur
la valeur ajoutée provenant de l’exploitation
Article 3
Nonobstant les dispositions du numéro 3 du paragraphe II de l’article 15 du Code
de la taxe sur la valeur ajoutée, les entreprises dont l’activité est affectée par la
propagation du Coronavirus « Covid-19 » peuvent prétendre à la restitution du crédit
de la taxe provenant de l’exploitation dégagé par la dernière déclaration déposée au
titre des mois de février à septembre 2020 sans exiger sa constatation pour une durée
de 6 mois consécutifs.
Cette mesure s’applique aux demandes de restitution déposées avant le 31
décembre 2020.
200
Chapitre IV
Exonération des SMS destinés à la collecte des dons au profit du compte
de prévention et de lutte contre les calamités sanitaires de la taxe sur la
valeur ajoutée et de la redevance de télécommunications
Article 4
1- Est ajoutée l’expression « au profit du compte de prévention et de lutte contre les
calamités sanitaires et » après l’expression « à la collecte de dons » prévue par le
deuxième paragraphe du numéro 5 du paragraphe IV de l’article 9 du code de la taxe
sur la valeur ajoutée.
2- Est ajoutée à la fin du cinquième paragraphe de l’article 68 de la loi n° 2001-123 du
28 décembre 2001 portant loi de finances pour l’année 2002 telle que modifiée et
complétée par les textes subséquents, l’expression « et au profit du compte de
prévention et de lutte contre les calamités sanitaires ».
Chapitre V
Prorogation des délais de paiement des taxes de circulation
Article 5
Est prorogé jusqu’au 30 avril 2020, le délai de paiement des taxes de circulation
pour les véhicules automobiles portant des numéros d’immatriculation impairs
appartenant à des personnes physiques, ainsi que pour les motocycles, et de la taxe
unique de compensation de transports routiers, dont le délai de paiement est échu
respectivement le 5 et le 10 avril 2020.
Est suspendue l’application de la taxe unique de compensation de transports
routiers exigible pour les véhicules soumis à la suspension de ladite taxe durant la
période allant du 1er avril au 30 avril 2020.
201
Chapitre VI
Suspension des délais de prescription et des pénalités de retard en
matière de recouvrement des créances publiques constatées
Article 6
Sont suspendus, pour la période allant du 23 mars 2020 à la fin du quinzième
jour de la date de la levée des mesures de mise en confinement total, les délais de
prescription applicable en matière de recouvrement des créances publiques revenant
aux organismes soumis aux dispositions du code de la comptabilité publique et
constatées ou consignées dans les écritures des comptables publics.
Sont insaisissables par les comptables publics, les indemnités accordées, à titre
d'aides sociales, aux débiteurs publics durant la période allant du 23 mars 2020
jusqu' à la fin du quinzième jour de la date de la levée des mesures de mise en
confinement total.
Les pénalités de retard de recouvrement sur les créances constatées prévues à
l’article 88 du code des droits et procédures fiscaux, à l’article 72 bis du code de la
comptabilité publique ainsi qu’à l’article 19 du code de la fiscalité locale, ne sont pas
exigées pour les sommes exigibles durant la période allant du premier avril 2020
jusqu’ à la fin du quinzième jour de la date de la levée des mesures de mise en
confinement total.
L’application des dispositions du présent article ne peut entraîner la restitution
des montants au profit des créanciers ou la révision de l’imputation comptable des
montants payés à l’exception des cas de prononcé d’un jugement irrévocable.
Chapitre VII
(...)
Chapitre VIII
Prorogation du délai de dépôt des déclarations fiscales
Article 8
Est prorogé jusqu’au 19 mars 2020, le délai de dépôt des déclarations
mensuelles des impôts soumis aux dispositions du code des droits et procédures
fiscaux échues à la date du 15 mars 2020.
Est également suspendue jusqu’à la fin du mois d’avril 2020 l’application des
pénalités de retard, et ce, au titre des déclarations fiscales des contribuables non
202
adhérents au système de la télé-déclaration et du télépaiement, échues durant la
période allant du 23 mars jusqu’au 30 avril 2020.
Chapitre IX
Suspension des délais de prescription
et des délais de vérification fiscale
Article 9
Sont suspendus les délais de prescription et tous les délais relatifs aux
procédures de vérification fiscale et de taxation d’office, y compris les délais
d’opposition accordés au contribuable prévus au code des droits et procédures
fiscaux, et ce, durant la période allant du 23 mars 2020 jusqu’à la fin du quinzième
jour de la date de la levée du confinement total32.
Chapitre X
Octroi aux entreprises totalement exportatrices au cours de l’année
2020 la possibilité d’augmenter le pourcentage de vente sur le marché
local de leur chiffre d’affaires à l’export
Article 10
1. Nonobstant les dispositions contraires prévues à l’article 14 de la loi n° 2017-8 du
14 février 2017, portant refonte du dispositif des avantages fiscaux et à l’article 21 de
la loi n° 92-81 du 3 août 1992 relative à la création des parcs d’activités économiques
et à l’article 7 bis de la loi n° 94-42 du 7 mars 1994 fixant le régime applicable à
l’exercice des activités des sociétés de commerce international, les entreprises
industrielles totalement exportatrices exerçant dans les secteurs des industries
alimentaires et de l’industrie des produits médicaux et paramédicaux, sont autorisées
à augmenter au cours de l’année 2020, le taux d’écoulement sur le marché local de
leurs produits à 100% de leur chiffre d’affaires à l’export réalisé au cours de l’année
2019.
Les autres entreprises totalement exportatrices sont autorisées également à
augmenter, au cours de l’année 2020, le taux d’écoulement de leurs produits ou
services sur le marché local, selon le cas, à 50% de leur chiffre d’affaires à l’export
réalisé durant l’année 2019.
32 Décret gouvernemental n° 2020-411 du 3 juillet 2020, relatif à la levée du confinement total
203
Pour les nouvelles entreprises le taux de 50% ou de 100% est déterminé sur la
base de leur chiffre d’affaires à l’export réalisé à partir de l’entrée en activité effective.
2. Les ventes des entreprises susmentionnées sont soumises, lors de leur mise à la
consommation, au paiement des droits et taxes dus selon la nature et l’état des
marchandises, constatés lors de leur mise sous le régime totalement exportateur et
sur la base des quantités de ces marchandises entrant dans la fabrication des produits
compensateurs lors de leur mise à la consommation.
Toutefois, les services des douanes peuvent autoriser à soumettre les produits
compensateurs, lors de leur mise à la consommation, au paiement des droits et taxes
dus sur la base des éléments d’imposition qui leur sont appropriés à la date
d’enregistrement de la déclaration de mise à la consommation, et ce, dans les deux
cas suivants :
^ Lorsque le produit transformé est soumis, lors de sa mise à la consommation, à
des droits et taxes à des taux inférieurs à ceux applicables aux matières importées
entrant dans sa production,
^ Lorsque le destinataire du produit fabriqué bénéficie d’une exonération totale
ou partielle des droits et taxes dus.
3. Les ventes sur le marché local des entreprises prévues au présent article, sont
soumises aux impôts, droits et taxes applicables au chiffre d’affaires réalisé sur le
marché local conformément à la législation fiscale en vigueur.
Chapitre XI
(...)
Chapitre XII
(...)
Chapitre XIII
Dispositions diverses
Article 13
1. Sont fixés par décret gouvernemental, les critères de définition des entreprises
dont l’activité est affectée et les conditions de leur bénéfice des dispositions prévues
aux articles 2, 3, 11 et 12 du présent décret-loi.
2. Les délais prévus à l’article premier et aux articles 2, 5 et 8 du présent décret-loi
ainsi que le délai de paiement de la taxe de circulation échu le 5 mai 2020, peuvent
204
être prorogés par arrêté du ministre des finances.
Article 14
Le présent décret-loi sera publié au Journal officiel de la République tunisienne
et entrera en vigueur à compter de la date de sa publication.
Tunis, le 16 avril 2020
Le Chef du Gouvernement Elyes Fakhfakh
205
Décret-loi du Chef du Gouvernement n° 2020-8 du 17 avril 2020,
portant suspension des procédures et délais
Le Chef du Gouvernement,
Sur proposition de la ministre de la justice,
Vu la Constitution, notamment son article 65 et le second alinéa de son article 70,
Vu la loi n° 72-40 du 1er juin 1972 relative au Tribunal administratif, ensemble les textes qui
l’ont modifiée et complétée, notamment la loi organique n° 2011-2 du 3 janvier 2011,
Vu la loi organique n° 2015-26 du 7 août 2015, relative à la lutte contre le terrorisme et la
répression du blanchiment d’argent, ensemble les textes qui l’ont modifiée et complétée,
notamment la loi organique n° 2019-9 du 23 janvier 2019,
Vu la loi organique n° 2016-22 du 24 mars 2016, relative au droit d’accès à l’information,
Vu la loi organique n° 2016-61 du 3 août 2016, relative à la prévention et la lutte contre la
traite des personnes,
Vu la loi organique n° 2018-9 du 30 janvier2018 portant organisation de la profession des
huissiers de justice,
Vu la loi organique n° 2019-41 du 30 avril 2019 relative à la Cour des comptes,
Vu le code des obligations et des contrats, promulgué par le décret du 15 décembre 1906,
ensemble les textes qui l’ont modifié et complété, notamment la loi n° 2016-36 du 28 avril
2016,
Vu le code du statut personnel promulgué par le décret beylical du 13 août 1956, ensemble
les textes qui l’ont modifié et complété, notamment la loi n° 2010-50 du 1 er novembre2010,
Vu le code de justice militaire promulgué par le décret beylical du 10 janvier 1957, ensemble
les textes qui l’ont modifié et complété, notamment le décret-loi n° 2011-69 du 29 juillet
2011,
Vu la loi n° 57-3 du 1 er août 1957 réglementant l'état civil, ensemble les textes qui l'ont
modifiée ou complétée, dont le dernier en date la loi n° 2010-39 du 26 juillet 2010,
Vu le code de commerce promulgué par la loi n° 59-129 du 5 octobre 1959, ensemble les
textes qui l’ont modifié et complété, notamment la loi n° 2019-47 du 29 mai 2019,
Vu le code de commerce maritime promulgué par la loi n° 62-13 du 24 avril 1962, ensemble
les textes qui l’ont modifié ou complété, notamment la loin° 2004-3 du 20 janvier 2004,
Vu le code des droits réels promulgué par la loi n° 65-5 du 12 février 1965, ensemble les
textes qui l’ont modifié et complété, notamment la loi n° 2016-36 du 28 avril 2016,
206
Vu le code de procédure civile et commerciale promulgué par la loi n° 59-
130 du 5
octobre 1959, ensemble les textes qui l’ont modifié et complété et
notamment la loi n°
Vu le code du
2005-79 du travail
4 aoûtpromulgué
2005, par la loi n° 66-27 du 30 avril 1966, ensemble les textes qui
l’ont modifié et complété, notamment la loi n° 96-62 du 15 juillet 1996,
Vu le code de procédure pénale promulgué par la loi n° 68-23 du 24 juillet 1968, ensemble
les textes qui l’ont modifié et complété, notamment la loi n° 2016-5 du 16 février 2016,
Vu la loi n° 74-46 du 22 mai 1974 portant organisation de la profession d’architecte,
Vu la loi n° 75-40 du 14 mai 1975, relative aux passeports et aux documents de voyage,
ensemble les textes qui l’ont modifiée et complétée, notamment la loi organique n° 2017-45
du 7 juin 2017,
Vu la loi n° 76-35 du 18 février 1976, relative aux rapports entre propriétaires et locataires
de locaux à usage d’habitation, de profession ou d’administration publique,
Vu la loi n° 77-37 du 25 mai 1977, réglant les rapports entre bailleurs et locataires en ce qui
concerne le renouvellement des baux d’immeubles ou de locaux à usage commercial,
industriel ou artisanal,
Vu le décret-loi n° 82-12 du 21 octobre 1982 portant création de l’Ordre des ingénieurs,
approuvé par la loi n° 82-58 du 2 décembre 1982 tel que modifié par la loi n° 97-41 du 9 juin
1997,
Vu la loi n° 88-13 du 7 mars 1988, relative à la représentation de l’Etat et des établissements
publics à caractère administratif et des entreprise soumises à la tutelle de l’Etat auprès des
tribunaux,
Vu la loi n° 91-21 du 13 mars 1991 relative à l’exercice et à l’organisation des professions de
médecin et de médecin-dentiste, telle que modifié et complété par la loi n° 2018-43 du 11
juillet 2018,
Vu le code des assurances promulgué par la loi n° 92-24 du 9 mars 1992, ensemble les textes
qui l’ont modifié et complété, notamment la loi n° 2014-47 du 24 juillet 2014,
Vu le code de l’arbitrage promulgué par la loi n° 93-42 du 26 avril 1993,
207
Vu la loi n° 93-61 du 23 juin 1993 relative aux experts judiciaires, telle que modifiée et
complétée par la loi n° 2010-33 du 21juin2010,
Vu la loi n° 94-28 du 21 février 1994, portant régime de réparation des préjudices résultant
des accidents du travail et des maladies professionnelles, telle que modifiée par la loi n° 95-
103 du 27 novembre 1995,
Vu la loi n° 94-64 du 23 mai 1994 portant organisation de la profession des notaires,
Vu la loi n° 94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier, telle
que modifiée et complétée par la loi n° 2005-96 du 18 octobre 2005,
Vu la loi n° 95-56 du 28 juin 1995, portant régime particulier de réparation des préjudices
résultant des accidents du travail et des maladies professionnelles dans le secteur public,
telle que modifiée et complétée par la loi n° 2000-19 du 7 février 2000,
Vu le code de la protection de l’enfant promulgué par la loi n° 95-92 du 9 novembre 1995,
ensemble les textes qui l’ont modifié et complété, notamment la loi n° 2010-41 du 26 juillet
2010,
Vu le code de la fiscalité locale promulgué par la loi n° 97-11 du 3 février 1997, ensemble les
textes qui l’ont modifié ou complété, dont le dernier en date la loi 2015-53 du 25 décembre
2015,
Vu la loi n° 97-71 du 11 novembre 1997 relative aux liquidateurs, mandataires de justice,
syndics et administrateurs judiciaires,
Vu le code des droits et procédures fiscaux promulgué par la loi n° 2000-82 du 9 août
2000, ensemble les textes qui l’ont modifié et complété et notamment la loi n° 2019-78 du
23 décembre 2019,
Vu le code des sociétés commerciales promulgué par la loi n° 2000-93 du 3 novembre
2000, ensemble les textes qui l’ont modifié et complété, notamment la loi n° 2019-47 du 29
mai 2019,
Vu le code des télécommunications promulgué par la loi n° 2001-1 du 15 janvier 2001,
ensemble les textes qui l’ont modifié ou complété, dont le dernier en date la loi n° 201310
du 12 avril 2013,
Vu la loi n° 2003-15 du 15 février 2003, portant création de l’institution du juge de la
sécurité sociale,
Vu la loi n° 2004-71 du 2 août 2004, portant institution d'un régime d'assurance maladie,
telle que modifiée et complétée par la loi n° 2017-47 du 15 juin 2017,
Vu le code des douanes promulgué par la loi n° 2008-34 du 2 juin 2008, ensemble les textes
qui l’ont modifié et complété, dont le dernier en date la loi n° 2019-78 du 23 décembre
2019,
208
Vu le décret-loi n° 2011-79 du 20 août 2011 portant organisation de la
profession
d’avocat,
Vu le décret-loi n° 2011-87 du 24 septembre 2011, portant organisation des partis
politiques,
Vu le décret-loi n° 2011-88 du 24 septembre 2011, portant organisation des associations,
Vu le décret-loi n° 2011-115 du 2 novembre 2011, relatif à la liberté de la presse, de
l’imprimerie et de l’édition,
Vu le décret-loi n° 2011-116 du 2 novembre 2011, relatif à la liberté de la communication
audiovisuelle et portant création d’une Haute Autorité Indépendante de la Communication
Audiovisuelle (HAICA),
Vu le décret-loi n° 2011-117 du 5 novembre 2011, portant organisation de l’activité des
institutions de micro finance,
Vu la loi n° 2013-50 du 19 décembre 2013, portant régime particulier de réparation des
dommages résultant aux agents des forces de sûreté intérieure, des accidents du travail et
des maladies professionnelles,
Vu la loi n° 2015-36 du 15 septembre 2015, relative à la réorganisation de la concurrence et
des prix,
Vu la loi n° 2018-52 du 29 octobre 2018, relative au registre national des entreprises,
Vu la loi n° 2020-19 du 12 avril 2020 habilitant le Chef du Gouvernement à prendre des
décrets-lois dans l’objectif de faire face aux répercussions de la propagation du Coronavirus
« Covid-19 »,
Après la délibération du Conseil des ministres.
Prend le décret-loi dont la teneur suit :
Article premier
Sont suspendus les délais et procédures prévus par les textes juridiques en
vigueur, notamment ceux relatifs à la saisine, à l’enrôlement, à l’assignation des
parties, à l’intervention forcée, à l’intervention volontaire, aux recours quelle que soit
leur nature, aux notifications, aux préavis, aux demandes, aux avis, aux mémoires de
recours et de défense, aux déclarations, à l’inscription, aux publications, aux mises à
jour, à l’exécution, à la prescription et à la déchéance.
209
Sont suspendus également les procédures et délais relatifs aux
obligations
conditionnelles ou à terme(35)-
Sont suspendus les délais et procédures de régularisation, de poursuite et d’exécution
relatifs aux chèques.
La suspension entraîne l’arrêt de tous les intérêts et pénalités de retard.
Article 2
La suspension visée à l’article premier du présent décret-loi s’applique à partir du 11
mars 2020. Les délais susvisés reprennent leur cours un mois après la date de
publication d’un décret gouvernemental à cet effet33 34.
Article 3
Les dispositions du présent décret-loi ne sont pas applicables aux délais de recours
relatifs aux actions des détenus, aux délais de garde à vue et de détention préventive
et aux procédures d’exécution concernant les personnes recherchées, ainsi qu’aux
délais de poursuite et de prescription des peines.
Article 4
Le présent décret-loi sera publié au Journal officiel de la République tunisienne et
entrera en vigueur à compter de la date de sa publication.
Tunis, le 17 avril 2020.
33 Ces dispositions couvrent en matières fiscales Le contentieux de l’assiette et les contentieux relatifs aux
infractions fiscales pénales.
34 Décret gouvernemental n° 2020-311 du 15 mai 2020, portant application des dispositions de l’article 2 du
décret-loi du Chef du Gouvernement n° 2020-8 du 17 avril 2020, portant suspension des procédures et
délais
210
Décret gouvernemental n° 2020-411 du 3 juillet 2020, relatif à la levée du
confinement total et à la cessation d’application de certaines dispositions
du décret gouvernemental n° 2020-156 du 22 mars 2020, portant fixation
des besoins essentiels et des exigences nécessaires en vue d’assurer la
continuité du fonctionnement des services vitaux, dans le cadre de la
mise en œuvre des mesures de mise en confinement total.
Le Chef du Gouvernement,
Vu la Constitution, notamment le dernier alinéa de son article 65 et le premier alinéa
de son article 94,
Vu le décret-loi du Chef du Gouvernement n° 2020-2 du 14 avril 2020, portant
suspension exceptionnelle et provisoire de certaines dispositions du code de travail,
notamment son article 5,
Vu le décret-loi du Chef du Gouvernement n° 2020-6 du 16 avril 2020, prescrivant
des mesures fiscales et financières pour atténuer les répercussions de la propagation
du Coronavirus « Covid-19 », notamment ses articles 6, 7 et 9,
Vu le décret Présidentiel n° 2020-19 du 27 février 2020, portant nomination du Chef
du Gouvernement et de ses membres,
Vu le décret gouvernemental n° 2020-156 du 22 mars 2020, portant fixation des
besoins essentiels et des exigences nécessaires en vue d’assurer la continuité du
fonctionnement des services vitaux, dans le cadre de la mise en œuvre des mesures de
mise en confinement total,
Vu le décret Présidentiel n° 2020-58 du 8 juin 2020, portant cessation de l’application
des deux décrets Présidentiels relatifs au couvre-feu et à l’organisation des
rassemblements ,
Vu l’avis du ministre des finances,
Vu l’avis du ministre des affaires sociales,
Vu l’avis du Tribunal administratif.
Prend le décret gouvernemental dont la teneur suit :
211
Article premier
Est levé le confinement total et cessent d’être applicables les mesures prévues à
l’article premier et aux articles 2 et 3 du décret gouvernemental n° 2020-156 du 22
mars 2020 susvisé.
Article 2
Le présent décret gouvernemental sera publié au Journal officiel de la République
tunisienne et entrera en vigueur à compter de la date de sa publication.
Tunis, le 3 juillet 2020.
Le Chef du Gouvernement Elyes Fakhfakh
212
Décret gouvernemental n°2020-3ii du 15 mai 2020, portant application
des dispositions de l’article 2 du décret-loi du Chef du Gouvernement n°
2020-8 du 17 avril 2020, portant suspension des procédures et délais.
Le Chef du Gouvernement,
Sur proposition de la ministre de la justice,
Vu la Constitution,
Vu la loi n° 2020-19 du 12 avril 2020, habilitant le Chef du Gouvernement à prendre
des décrets-lois dans l’objectif de faire face aux répercussions de la propagation du
Coronavirus «Covid-19»,
Vu le décret-loi du Chef du Gouvernement n° 2020-8 du 17 avril 2020, portant
suspension des procédures et délais, notamment son article 2,
Vu le décret Présidentiel n° 2020-19 du 27 février 2020, portant nomination du Chef
du Gouvernement et de ses membres,
Vu le décret gouvernemental n° 2020-156 du 22 mars 2020, portant fixation des
besoins essentiels et des exigences nécessaires en vue d’assurer la continuité du
fonctionnement des services vitaux, dans le cadre de la mise en œuvre des mesures de
mise en confinement total,
Vu le décret gouvernemental n° 2020-208 du 2 mai 2020, portant fixation des
prescriptions de confinement ciblé, tel que modifié par le décret gouvernemental n°
2020-257 du 3 mai 2020,
Vu l’avis du Tribunal administratif.
Prend le décret gouvernemental dont la teneur suit :
Article premier
Le délai d’un mois mentionné à l’article 2 du décret-loi du Chef du Gouvernement n°
2020-8 du 17 avril 2020 susvisé, commence à courir à compter de la date de
publication du présent décret gouvernemental au Journal officiel de la République
tunisienne.
213
Article 2
La ministre de la justice est chargée de l’exécution du présent décret gouvernemental qui
sera publié au Journal officiel de la République tunisienne.
Tunis le 15 mai 2020.
Pour Contreseing
Le Chef du Gouvernement La ministre de la justice
Elyes Fakhfakh Thouraya Jeribi
214
TEXTES JURIDIQUES EN MATIERE
DE PRIX DE TRANSFERT
CONVENTION CONCERNANT L’ASSISTANCE ADMINISTRATIVE
MUTUELLE EN MATIÈRE FISCALE (37)
Texte amendé conformément aux dispositions du Protocole d’amendement à la Convention
concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale, entré en vigueur le 1 er juin 2011.
PRÉAMBULE
Les États membres du Conseil de l’Europe et les pays membres de l’Organisation de Coopération et
de Développement Economiques (OCDE), signataires de la présente Convention,
Considérant que le développement des mouvements internationaux de personnes, de capitaux, de
biens et de services - par ailleurs largement bénéfique - a accru les possibilités d’évasion et de fraude
fiscales, ce qui nécessite une coopération croissante entre les autorités fiscales ;
Prenant note avec satisfaction de tous les efforts déployés au cours des dernières années sur le plan
international, que ce soit à titre bilatéral ou multilatéral, pour lutter contre l’évasion et la fraude
215
fiscales ;
Considérant qu’une coordination des efforts est nécessaire entre les États pour encourager toutes les
formes d’assistance administrative en matière fiscale, pour les impôts de toute nature, tout en
assurant une protection appropriée des droits des contribuables ;
Reconnaissant que la coopération internationale peut jouer un rôle important en facilitant une
évaluation correcte des obligations fiscales et en aidant le contribuable à faire respecter ses droits ;
Considérant que les principes fondamentaux en vertu desquels toute personne peut, dans la
détermination de ses droits et obligations, prétendre à une procédure régulière doivent être
reconnus dans tous les États comme s’appliquant en matière fiscale et que les États devraient
s’efforcer de protéger les intérêts légitimes du contribuable, en lui accordant notamment une
protection appropriée contre la discrimination et la double imposition ;
(
37) La présente convention a été ratifiée par la loi n°2013-8 du 1er avril 2013, portant ratification de la convention
concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale adoptée par le conseil de l’Europe et l’Organisation de
Coopération et de Développement Economiques.
Convaincus dès lors que les États devraient prendre des mesures ou fournir des renseignements en
tenant compte de la nécessité de protéger la confidentialité des renseignements ainsi que des
instruments internationaux relatifs à la protection de la vie privée et au flux de données de caractère
personnel ;
Considérant qu’un nouveau cadre de coopération s’est mis en place et qu’il est souhaitable de
disposer d’un instrument multilatéral pour permettre au plus grand nombre d’États de bénéficier du
nouveau cadre de coopération et également d’appliquer les normes internationales de coopération
les plus élevées dans le domaine fiscal ;
Désireux de conclure une convention d’assistance administrative mutuelle en matière fiscale,
Sont convenus de ce qui suit :
CHAPITRE 1 - CHAMP D’APPLICATION DE LA CONVENTION
Article 1 - Objet de la Convention et personnes visées
1. Les Parties s’accordent mutuellement, sous réserve des dispositions du chapitre IV, une
assistance administrative en matière fiscale. Cette assistance couvre, le cas échéant, des actes
accomplis par des organes juridictionnels.
2. Cette assistance administrative comprend :
a. l’échange de renseignements, y compris les contrôles fiscaux simultanés et la participation à
216
des contrôles fiscaux menés à l’étranger ;
b. le recouvrement des créances fiscales y compris les mesures conservatoires ; et
c. la notification de documents.
3. Une Partie accordera son assistance administrative, que la personne affectée soit un résident
ou un ressortissant d’une Partie ou de tout autre État.
Article 2 - Impôts visés
1. La présente Convention s’applique :
a. aux impôts suivants :
i. impôts sur le revenu ou les bénéfices,
ii. impôts sur les gains en capital qui sont perçus séparément de l’impôt sur le revenu ou
les bénéfices, iii. impôts sur l’actif net, qui sont perçus pour le compte d’une Partie ; et
b. aux impôts suivants :
i. impôts sur le revenu, les bénéfices ou les gains en capital ou l’actif net qui sont perçus
pour le compte des subdivisions politiques ou des collectivités locales d’une Partie,
ii. cotisations de sécurité sociale obligatoires dues aux administrations publiques ou aux organismes
de sécurité sociale de droit public, et
[Link]ôts d’autres catégories, à l’exception des droits de douane, perçus pour le compte d’une
Partie, à savoir :
A. impôts sur les successions ou les donations,
B. impôts sur la propriété immobilière,
C. impôts généraux sur les biens et services, tels que taxes sur la valeur ajoutée ou impôts sur les
ventes,
D. impôts sur des biens et services déterminés, tels que droits d’accises,
E. impôts sur l’utilisation ou la propriété des véhicules à moteur,
F. impôts sur l’utilisation ou la propriété de biens mobiliers autres que les véhicules à moteur,
G. tout autre impôt ;
[Link]ôts des catégories visées à l’alinéa iii. ci-dessus, qui sont perçus pour le compte des
subdivisions politiques ou des collectivités locales d’une Partie.
2. Les impôts existants auxquels s’applique la présente Convention sont énumérés à l’annexe A
selon les catégories mentionnées au paragraphe
3. Les Parties communiquent au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe ou au Secrétaire
Général de l’OCDE (ci-après dénommés « Dépositaires ») toute modification devant être
217
apportée à l’annexe A et résultant d’une modification de la liste mentionnée au paragraphe 2.
Ladite modification prendra effet le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de
trois mois après la date de réception de la notification par le Dépositaire.
4. La présente Convention s’applique aussi, dès leur introduction, aux impôts de nature
identique ou analogue qui seraient établis dans une Partie après l’entrée en vigueur de la
Convention à son égard et qui s’ajouteraient aux impôts existants énumérés à l’annexe A, ou qui
les remplaceraient. Dans ce cas,
218
la Partie intéressée informera l’un des Dépositaires de l’introduction de ces impôts.
CHAPITRE II - DÉFINITIONS GÉNÉRALES
Article 3 - Définitions
1. Aux fins de la présente Convention, à moins que le contexte n’exige une
interprétation différente :
a. les expressions «État requérant» et «État requis» désignent respectivement
toute Partie qui demande assistance administrative en matière fiscale et
toute Partie à laquelle cette assistance est demandée ;
b. le terme « impôt » désigne tout impôt ou cotisation de sécurité sociale, visé par
la présente Convention conformément à l’article 2 ;
c. l’expression «créance fiscale» désigne tout montant d’impôt ainsi que les
intérêts, les amendes administratives et les frais de recouvrement y
afférents, qui sont dus et non encore acquittés ;
d. l’expression «autorité compétente », désigne les personnes et autorités
/ / / \ ij -n
énumérées à l annexe B ;
e. le terme «ressortissants», à l’égard d’une Partie, désigne :
i. toutes les personnes physiques qui possèdent la nationalité de cette
Partie, et
ii. toutes les personnes morales, sociétés de personnes, associations et
autres entités constituées conformément à la législation en vigueur
dans cette Partie.
Pour toute Partie qui fait une déclaration à cette fin, les termes utilisés ci- dessus
devront être entendus au sens des définitions contenues dans l’annexe C.
2. Pour l’application de la Convention par une Partie, toute expression qui n’y
est pas définie a le sens que lui attribue le droit de cette Partie concernant les
impôts visés par la Convention, à moins que le contexte n’exige une
interprétation différente.
3. Les Parties communiquent à l’un des Dépositaires toute modification devant
être apportée aux annexes B et C. Ladite modification prendra effet le premier
jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date de
réception de la notification par le Dépositaire.
4.
219
CHAPITRE III - FORMES D’ASSISTANCE
SECTION 1 - ÉCHANGE DE RENSEIGNEMENTS
Article 4 - Disposition générale
1. Les Parties échangent, notamment comme il est prévu dans la présente
section, les renseignements vraisemblablement pertinents pour l’administration
ou l’application de leurs législations internes relatives aux impôts visés par la
présente Convention.
2. Supprimé.
3. Une Partie peut, par une déclaration adressée à l’un des Dépositaires, indiquer
que, conformément à sa législation interne, ses autorités peuvent informer son
résident ou ressortissant avant de fournir des renseignements le concernant en
application des articles 5 et 7.
Article 5 - Échange de renseignements sur demande
1. À la demande de l’État requérant, l’État requis lui fournit tout renseignement
visé à l’article 4 concernant une personne ou une transaction déterminée.
2. Si les renseignements disponibles dans les dossiers fiscaux de l’État requis ne
lui permettent pas de donner suite à la demande de renseignements, il doit
prendre toutes les mesures nécessaires afin de fournir à l’État requérant les
renseignements demandés.
Article 6 - Échange automatique de renseignements
Pour des catégories de cas et selon les procédures qu’elles déterminent d’un
commun accord, deux ou plusieurs Parties échangent automatiquement les
renseignements visés à l’article 4.
Article 7 - Échange spontané de renseignements
1. Une Partie communique, sans demande préalable, à une autre Partie les
informations dont elle a connaissance dans les situations suivantes :
a. la première Partie a des raisons de présumer qu’il existe une réduction ou une
exonération anormales d’impôt dans l’autre Partie ;
b. un contribuable obtient, dans la première Partie, une réduction ou une
exonération d’impôt qui devrait entraîner pour lui une augmentation
d’impôt ou un assujettissement à l’impôt dans l’autre Partie ;
220
c. des affaires entre un contribuable d’une Partie et un contribuable d’une
autre Partie sont traitées par le biais d’un ou de plusieurs autres pays, de
manière telle qu’il peut en résulter une diminution d’impôt dans l’une ou
l’autre ou dans les deux ;
d. une Partie a des raisons de présumer qu’il existe une diminution d’impôt
résultant de transferts fictifs de bénéfices à l’intérieur de groupes
d’entreprises ;
e. à la suite d’informations communiquées à une Partie par une autre Partie,
la première Partie a pu recueillir des informations qui peuvent être utiles à
l’établissement de l’impôt dans l’autre Partie.
2. Chaque Partie prend les mesures et met en œuvre les procédures nécessaires
pour que les renseignements visés au paragraphe 1 lui parviennent en vue de leur
transmission à une autre Partie.
Article 8 - Contrôles fiscaux simultanés
1. À la demande de l’une d’entre elles, deux ou plusieurs Parties se consultent
pour déterminer les cas devant faire l’objet d’un contrôle fiscal simultané et les
procédures à suivre. Chaque Partie décide si elle souhaite ou non participer, dans
un cas déterminé, à un contrôle fiscal simultané.
2. Aux fins de la présente Convention, on entend par contrôle fiscal simultané un
contrôle entrepris en vertu d’un accord par lequel deux ou plusieurs Parties
conviennent de vérifier simultanément, chacune sur son territoire, la situation
fiscale d’une ou de plusieurs personnes qui présente pour elles un intérêt commun
ou complémentaire, en vue d’échanger les renseignements ainsi obtenus.
Article 9 - Contrôles fiscaux à l’étranger
1. À la demande de l’autorité compétente de l’État requérant l’autorité compétente
de l’État requis peut autoriser des représentants de l’autorité compétente de
l’État requérant à assister à la partie appropriée d’un contrôle fiscal dans l’État
requis.
2. Si la demande est acceptée, l’autorité compétente de l’État requis fait connaître
aussitôt que possible à l’autorité compétente de l’État requérant la date et le
lieu du contrôle, l’autorité ou le fonctionnaire chargé de ce contrôle, ainsi que
les procédures et conditions exigées par l’État requis pour la conduite du
contrôle. Toute décision relative à la conduite du contrôle fiscal est prise par
l’État requis.
3. Une Partie peut informer l’un des Dépositaires de son intention de ne pas
accepter, de façon générale, les demandes visées au paragraphe 1. Cette
déclaration peut être faite ou retirée à tout moment.
Article 10 - Renseignements contradictoires
221
Si une Partie reçoit d’une autre Partie des renseignements sur la situation
fiscale d’une personne qui lui paraissent en contradiction avec ceux dont elle dispose,
elle en avise la Partie qui a fourni les renseignements.
SECTION II - ASSISTANCE EN VUE DU RECOUVREMENT
Article 11 - Recouvrement des créances fiscales
1. À la demande de l’État requérant, l’État requis procède, sous réserve des
dispositions des articles 14 et 15, au recouvrement des créances fiscales du
premier État comme s’il s’agissait de ses propres créances fiscales.
2. Les dispositions du paragraphe 1 ne s’appliquent qu’aux créances fiscales qui
font l’objet d’un titre permettant d’en poursuivre le recouvrement dans l’État
requérant et qui, à moins que les Parties concernées n’en soient convenues
autrement, ne sont pas contestées.
Toutefois, si la créance concerne une personne qui n’a pas la qualité de résident
dans l’État requérant, le paragraphe 1 s’applique seulement lorsque la créance ne peut
plus être contestée, à moins que les Parties concernées n’en soient convenues
autrement.
3. L’obligation d’accorder une assistance en vue du recouvrement des créances
fiscales concernant une personne décédée ou sa succession est limitée à la
valeur de la succession ou des biens reçus par chacun des bénéficiaires de la
succession selon que la créance est à recouvrer sur la succession ou auprès des
bénéficiaires de celle-ci.
Article 12 - Mesures conservatoires
À la demande de l’État requérant, l’État requis prend des mesures
conservatoires en vue du recouvrement d’un montant d’impôt, même si la créance est
contestée ou si le titre exécutoire n’a pas encore été émis.
222
Article 13 - Documents accompagnant la
demande
1. La demande d’assistance administrative, présentée en vertu de la présente
section, est accompagnée :
a. d’une attestation précisant que la créance fiscale concerne un impôt visé par
la présente Convention et, en ce qui concerne le recouvrement, que, sous
réserve de l’article 11, paragraphe 2, elle n’est pas ou ne peut être contestée,
b. d’une copie officielle du titre permettant l’exécution dans l’État requérant,
et
c. de tout autre document exigé pour le recouvrement ou pour prendre les
mesures conservatoires.
2. Le titre permettant l’exécution dans l’État requérant est, s’il y a lieu et
conformément aux dispositions en vigueur dans l’État requis, admis,
homologué, complété ou remplacé dans les plus brefs délais suivant la date de
réception de la demande d’assistance par un titre permettant l’exécution dans
l’État requis.
Article 14 - Délais
1. Les questions concernant le délai au-delà duquel la créance fiscale ne peut être
exigée sont régies par la législation de l’État requérant. La demande
d’assistance contient des renseignements sur ce délai.
2. Les actes de recouvrement accomplis par l’État requis à la suite d’une demande
d’assistance et qui, suivant la législation de cet État, auraient pour effet de
suspendre ou d’interrompre le délai mentionné au paragraphe 1 ont le même
effet au regard de la législation de l’État requérant. L’État requis informe l’État
requérant des actes ainsi accomplis.
3. En tout état de cause, l’État requis n’est pas tenu de donner suite à une
demande d’assistance qui est présentée après une période de 15 ans à partir de
la date du titre exécutoire initial.
Article 15 - Privilèges
La créance fiscale pour le recouvrement de laquelle une assistance est accordée
ne jouit dans l’État requis d’aucun des privilèges spécialement attachés aux créances
fiscales de cet État même si la procédure de recouvrement utilisée est celle qui
s’applique à ses propres créances fiscales.
Si sa législation ou sa pratique administrative le permet dans des circonstances
223
Article 16 - Délais de paiement
analogues, l’État requis peut consentir un délai de paiement ou un paiement
échelonné, mais il en informe au préalable l’État requérant.
SECTION III - NOTIFICATION DE DOCUMENTS
Article 17 - Notification de documents
1. À la demande de l’État requérant, l’État requis notifie au destinataire les
documents, y compris ceux ayant trait à des décisions judiciaires, qui émanent
de l’État requérant et concernent un impôt visé par la présente Convention.
2. L’État requis procède à la notification :
a. selon les formes prescrites par sa législation interne pour la notification
de documents de nature identique ou analogue ;
b. dans la mesure du possible, selon la forme particulière demandée par
l’État requérant, ou la forme la plus approchante prévue par sa législation
interne.
3. Une Partie peut faire procéder directement par voie postale à la notification
d’un document à une personne se trouvant sur le territoire d’une autre Partie.
4. Aucune disposition de la Convention ne peut avoir pour effet d’entacher de
nullité une notification de documents effectuée par une Partie conformément à
sa législation.
5. Lorsqu’un document est notifié conformément au présent article, sa traduction
n’est pas exigée. Toutefois, lorsqu’il lui paraît établi que le destinataire ne
connaît pas la langue dans laquelle le document est libellé, l’État requis en fait
effectuer une traduction ou établir un résumé dans sa langue officielle ou l’une
de ses langues officielles. Il peut également demander à l’État requérant que le
document soit traduit ou accompagné d’un résumé dans l’une des langues
officielles de l’État requis, du Conseil de l’Europe ou de l’OCDE.
224
CHAPITRE IV - DISPOSITIONS COMMUNES AUX DIVERSES FORMES
D’ASSISTANCE
Article 18 - Renseignements à fournir par l’État requérant
1. La demande d’assistance précise, en tant que de besoin :
a. l’autorité ou le service qui est à l’origine de la demande présentée par
l’autorité compétente ;
b. le nom, l’adresse ou tous les autres détails permettant d’identifier la
personne au sujet de laquelle la demande est présentée ;
c. dans le cas d’une demande de renseignements, la forme sous laquelle l’État
requérant souhaite recevoir le renseignement pour répondre à ses besoins ;
d. dans le cas d’une demande d’assistance en vue d’un recouvrement ou de
mesures conservatoires, la nature de la créance fiscale, les éléments
constitutifs de cette créance et les biens sur lesquels elle peut être recouvrée ;
e. dans le cas d’une demande de notification, la nature et l’objet du document à
notifier ;
f. si la demande est conforme à la législation et à la pratique administrative de
l’État requérant et si elle est justifiée au regard de l’article 2i.2.g.
2. L’État requérant communique à l’État requis, dès qu’il en a connaissance, tous
les autres renseignements relatifs à la demande d’assistance.
Article 19 - Supprimé
Article 20 - Suite réservée à la demande d’assistance
1. S’il est donné suite à la demande d’assistance, l’État requis informe l’État
requérant, dans les plus brefs délais, des mesures prises ainsi que du résultat de
son assistance.
2. Si la demande est rejetée, l’État requis en informe l’État requérant dans les plus
brefs délais, en lui indiquant les motifs du rejet.
3. Si, dans le cas d’une demande de renseignement, l’État requérant a précisé la
forme sous laquelle il souhaite recevoir le renseignement et si l’État requis est
en mesure de le faire, ce dernier fournira le renseignement dans la forme
souhaitée.
Article 21 - Protection des personnes et limites de l’obligation
d’assistance
1. Aucune disposition de la présente Convention ne peut être interprétée comme
limitant les droits et garanties accordés aux personnes par la législation ou la
225
pratique administrative de I’État requis.
2. Sauf en ce qui concerne l’article 14, les dispositions de la présente Convention
ne peuvent être interprétées comme imposant à l’État requis l’obligation :
a. de prendre des mesures qui dérogent à sa législation ou à sa pratique
administrative, ou à la législation ou à la pratique administrative de l’État
requérant ;
b. de prendre des mesures qui seraient contraires à l’ordre public ;
c. de fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de
sa législation ou de sa pratique administrative, ou de la législation ou de la
pratique administrative de l’État requérant ;
d. de fournir des renseignements qui révéleraient un secret commercial,
industriel, professionnel ou un procédé commercial, ou des renseignements
dont la communication serait contraire à l’ordre public ;
e. d’accorder une assistance administrative si et dans la mesure où il estime
que l’imposition de l’État requérant est contraire aux principes d’imposition
généralement admis ou aux dispositions d’une convention en vue d’éviter la
double imposition ou de toute autre convention qu’il a conclue avec l’État
requérant ;
f. d’accorder une assistance administrative afin d’appliquer ou exécuter une
disposition de la législation fiscale de l’État requérant, ou de satisfaire une
obligation s’y rattachant, qui est discriminatoire à l’encontre d’un
ressortissant de l’État requis par rapport à un ressortissant de l’État
requérant qui se trouve dans les mêmes circonstances ;
g. d’accorder une assistance administrative si l’État requérant n’a pas épuisé
toutes les mesures raisonnables prévues par sa législation ou
sa pratique administrative, à moins que le recours à de telles mesures ne donne
lieu à des difficultés disproportionnées ;
h. d’accorder une assistance au recouvrement dans les cas où la charge
administrative qui en résulte pour cet État est nettement disproportionnée
par rapport aux avantages qui peuvent en être tirés par l’État requérant.
3. Si des renseignements sont demandés par l’État requérant conformément à la
présente Convention, l’État requis utilise les pouvoirs dont il dispose pour
obtenir les renseignements demandés, même s’il n’en a pas besoin à ses
propres fins fiscales. L’obligation qui figure dans la phrase précédente est
soumise aux limitations prévues par la présente Convention, sauf si ces
limitations, et en particulier celles des paragraphes 1 et 2, sont susceptibles
d’empêcher l’État requis de communiquer des renseignements uniquement
parce que ceux-ci ne présentent pas d’intérêt pour lui dans le cadre national.
4. En aucun cas les dispositions de cette Convention, et en particulier celles des
226
paragraphes 1 et 2, ne peuvent être interprétées comme permettant à un État
requis de refuser de communiquer des renseignements uniquement parce que
ceux-ci sont détenus par une banque, un autre établissement financier, un
mandataire ou une personne agissant en qualité d’agent ou de fiduciaire, ou
parce que ces renseignements se rattachent aux droits de propriété d’une
personne.
Article 22 - Secret
1. Les renseignements obtenus par une Partie en application de la présente
Convention sont tenus secrets et protégés dans les mêmes conditions que celles
prévues pour les renseignements obtenus en application de la législation de
cette Partie et, en tant que de besoin pour assurer le niveau nécessaire de
protection des données à caractère personnel, conformément aux garanties qui
peuvent être spécifiées par la Partie fournissant les renseignements comme
étant requises au titre de sa législation.
2. Ces renseignements ne sont communiqués en tout cas qu’aux personnes ou
autorités (y compris les tribunaux et les organes administratifs ou de
surveillance) concernées par l’établissement, la perception ou le recouvrement
des impôts de cette Partie, par les procédures ou les poursuites pénales
concernant ces impôts, ou par les décisions sur les recours se rapportant à ces
impôts ou par le contrôle de ce qui précède. Seules lesdites personnes ou
autorités peuvent utiliser ces renseignements et uniquement aux fins indiquées
ci-dessus. Elles peuvent, nonobstant les dispositions du paragraphe 1, en faire
état au cours d’audiences publiques de tribunaux ou dans des jugements
concernant lesdits impôts.
3. Lorsqu’une Partie a formulé une réserve prévue à l’article 30, paragraphe 1,
alinéa a., toute autre Partie qui obtient des renseignements de la première
Partie ne peut pas les utiliser pour un impôt inclus dans une catégorie qui a fait
l’objet de la réserve. De même, la Partie ayant formulé la réserve ne peut pas
utiliser, pour un impôt inclus dans la catégorie qui fait l’objet de la réserve, les
renseignements obtenus en vertu de la présente Convention.
4. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1, 2 et 3, les renseignements
obtenus par une Partie peuvent être utilisés à d’autres fins lorsque l’utilisation
de tels renseignements à de telles fins est possible selon la législation de la
Partie qui fournit les renseignements et que l’autorité compétente de cette
Partie consent à une telle utilisation. Les renseignements fournis par une Partie
à une autre Partie peuvent être transmis par celle-ci à une troisième Partie,
sous réserve de l’autorisation préalable de l’autorité compétente de la première
Partie.
227
Article 23 - Procédures
1. Les actions se rapportant aux mesures prises en vertu de la présente
Convention par l’État requis sont intentées exclusivement devant l’instance
appropriée dudit État.
2. Les actions se rapportant aux mesures prises par l’État requérant en vertu de la
présente Convention, en particulier celles qui, en matière de recouvrement,
concernent l’existence ou le montant de la créance fiscale ou le titre qui permet
d’en poursuivre l’exécution, sont intentées exclusivement devant l’instance
appropriée de ce même État. Si une telle action est exercée, l’État requérant en
informe immédiatement l’État requis et celui-ci suspend la procédure en
attendant la décision de l’instance saisie. Toutefois, si l’État requérant le lui
demande, il prend des mesures conservatoires en vue du recouvrement. L’État
requis peut aussi être informé d’une telle action par toute personne intéressée ;
dès réception de cette information, il consultera, s’il y a lieu, l’État requérant à
ce sujet.
3. Dès qu’il a été définitivement statué sur l’action intentée, l’État requis ou, selon
le cas, I’État requérant notifie à l’autre État la décision prise et ses effets sur la
demande d’assistance.
CHAPITRE V - DISPOSITIONS SPÉCIALES
Article 24 - Mise en œuvre de la Convention
1. Les Parties communiquent entre elles pour la mise en œuvre de la présente
Convention par l’intermédiaire de leurs autorités compétentes respectives ;
celles-ci peuvent communiquer directement entre elles à cet effet et peuvent
autoriser des autorités qui leur sont subordonnées à agir en leur nom. Les
autorités compétentes de deux ou plusieurs Parties peuvent fixer d’un commun
accord les modalités d’application de la Convention en ce qui les concerne.
2. Lorsque l’État requis estime que l’application de la présente Convention dans
un cas particulier pourrait avoir des conséquences indésirables graves,
les autorités compétentes de l’État requis et de l’État requérant se concertent et
s’efforcent de résoudre la situation par voie d’accord mutuel.
3. Un organe de coordination composé de représentants des autorités
compétentes des Parties suit, sous l’égide de l’OCDE, la mise en œuvre de la
Convention et ses développements. À cet effet, il recommande toute mesure
susceptible de contribuer à la réalisation des objectifs généraux de la
Convention. En particulier, il constitue un forum pour l’étude de méthodes et
procédures nouvelles tendant à accroître la coopération internationale en
matière fiscale et, s’il y a lieu, il recommande de réviser la Convention ou d’y
apporter des amendements. Les États qui ont signé mais n’ont pas encore
228
ratifié, accepté ou approuvé la Convention pourront se faire représenter aux
réunions de l’organe de coordination à titre d’observateur.
4. Toute Partie peut inviter l’organe de coordination à émettre un avis quant à
l’interprétation des dispositions de la Convention.
5. Si des difficultés ou des doutes surgissent entre deux ou plusieurs Parties quant
à la mise en œuvre ou à l’interprétation de la Convention, les autorités
compétentes desdites Parties s’efforcent de résoudre la question par voie
d’accord amiable. La décision est communiquée à l’organe de coordination.
6. Le Secrétaire Général de l’OCDE fait part aux Parties ainsi qu’aux États
signataires de la Convention qui ne l’ont pas encore ratifiée, acceptée ou
approuvée des avis émis par l’organe de coordination conformément aux
dispositions du paragraphe 4 ci-dessus et des accords amiables obtenus en
vertu du paragraphe 5 ci-dessus.
Article 25 - Langues
Les demandes d’assistance ainsi que les réponses sont rédigées dans l’une des
langues officielles de l’OCDE ou du Conseil de l’Europe ou dans toute autre langue
que les Parties concernées conviennent bilatéralement d’employer.
Article 26 - Frais
Sauf si les Parties concernées en conviennent autrement par voie bilatérale :
a. les frais ordinaires engagés pour fournir l’assistance sont à la charge de l’État
requis ;
b. les frais extraordinaires engagés pour fournir l’assistance sont à la charge de
l’État requérant.
229
CHAPITRE VI - DISPOSITIONS FINALES
Article 27 - Autres accords et arrangements internationaux
1. Les possibilités d’assistance prévues par la présente Convention ne limiteront
pas ni ne seront limitées par celles découlant de tous accords internationaux et
autres arrangements qui existent ou pourront exister entre les Parties
concernées ou de tous autres instruments qui se rapportent à la coopération en
matière fiscale.
2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les Parties qui sont États
membres de l’Union européenne, peuvent appliquer, dans leurs relations
mutuelles, les possibilités d’assistance prévues par la Convention, dans la
mesure où elles permettent une coopération plus large que celles offertes par
les règles applicables de l’Union européenne.
Article 28 - Signature et entrée en vigueur de la Convention
1. La présente Convention est ouverte à la signature des États membres du
Conseil de l’Europe et des pays membres de l’OCDE. Elle sera soumise à
ratification, acceptation ou approbation. Les instruments de ratification,
d’acceptation ou d’approbation seront déposés près de l’un des Dépositaires.
2. La Convention entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l’expiration
d’une période de trois mois après la date à laquelle cinq États auront exprimé
leur consentement à être liés par la Convention conformément aux dispositions
du paragraphe 1.
3. Pour tout État membre du Conseil de l’Europe ou pays membre de l’OCDE qui
exprimera ultérieurement son consentement à être lié par la Convention, celle-
ci entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période
de trois mois après la date du dépôt de l’instrument de ratification,
d’acceptation ou d’approbation.
4. Tout État membre du Conseil de l’Europe ou pays membre de l’OCDE qui
devient Partie à la Convention après l’entrée en vigueur du Protocole amendant
la présente Convention, ouvert à la signature le 27 mai 2010 (le « Protocole de
2010 »), sera Partie à la Convention telle qu’amendée par ce Protocole, sauf s’il
exprime une intention différente dans une notification écrite adressée à l’un
des Dépositaires.
5. Après l’entrée en vigueur du Protocole de 2010, tout État qui n’est pas membre
du Conseil de l’Europe ou de l’OCDE peut demander à être invité à signer et
ratifier la Convention telle qu’amendée par le Protocole de 2010. Toute
demande en ce sens devra être adressée à l’un des Dépositaires qui la
transmettra aux Parties. Le Dépositaire en informera également le Comité
230
des Ministres du Conseil de l’Europe et le Conseil de l’OCDE. La décision
d’inviter les États qui ont demandé à devenir Parties à la Convention sera prise
par consensus par les Parties à la Convention par l’intermédiaire de l’organe de
coordination. Pour tout État qui ratifiera la Convention telle qu’amendée par le
Protocole de 2010 conformément au présent paragraphe, la présente
Convention entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l’expiration
d’une période de trois mois après la date du dépôt de l’instrument de
ratification auprès de l’un des Dépositaires.
6. Les dispositions de la présente Convention, telle qu’amendée par le Protocole
de 2010, s’appliquent à l’assistance administrative couvrant les périodes
d’imposition qui débutent le 1er janvier, ou après le 1er janvier de l’année qui suit
celle durant laquelle la Convention, telle qu’amendée par le Protocole de 2010,
entrera en vigueur à l’égard d’une Partie ou, en l’absence de période
d’imposition, elles s’appliquent à l’assistance administrative portant sur des
obligations fiscales prenant naissance le 1er janvier, ou après le 1er janvier de
l’année qui suit celle durant laquelle la Convention, telle qu’amendée par le
Protocole de 2010, entrera en vigueur à l’égard d’une Partie. Deux Parties ou
plus peuvent convenir que la Convention, telle qu’amendée par le Protocole de
2010, prendra effet pour ce qui concerne l’assistance administrative portant sur
des périodes d’imposition ou obligations fiscales antérieures.
7. Nonobstant les dispositions du paragraphe 6, les dispositions de la présente
Convention, telle qu’amendée par le Protocole de 2010, prendront effet à
compter de sa date d’entrée en vigueur à l’égard d’une Partie, pour ce qui
concerne les affaires fiscales faisant intervenir un acte intentionnel passible de
poursuites en vertu du droit pénal de la Partie requérante portant sur des
périodes d’imposition ou obligations fiscales antérieures.
Article 29 - Application territoriale de la Convention
1. Au moment de la signature ou du dépôt de son instrument de ratification,
d’acceptation ou d’approbation, chaque État peut désigner le ou les territoires
auxquels s’appliquera la présente Convention.
2. Tout État peut, à tout autre moment par la suite, par une déclaration adressée à
l’un des Dépositaires, étendre l’application de la présente Convention à tout
autre territoire désigné dans la déclaration. La Convention entrera en vigueur à
l’égard de ce territoire le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une
période de trois mois après la date de réception de la déclaration par le
Dépositaire.
3. Toute déclaration faite en vertu de l’un des deux paragraphes précédents
pourra être retirée, en ce qui concerne tout territoire désigné dans cette
déclaration, par notification adressée à l’un des Dépositaires. Le retrait
prendra effet le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois
231
mois après la date de réception de la notification par le Dépositaire.
Article 30 - Réserves
1. Tout État peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son
instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation, déclarer qu’il se
réserve le droit :
a. de n’accorder aucune forme d’assistance pour les impôts des autres Parties
entrant dans l’une quelconque des catégories énumérées à l’article 2,
paragraphe 1, alinéa b. à condition que ladite Partie n’ait inclus dans
l’annexe A de la Convention aucun de ses propres impôts entrant dans cette
catégorie ;
b. de ne pas accorder d’assistance en matière de recouvrement de créances
fiscales quelconques, ou de recouvrement d’amendes administratives soit
pour tous les impôts soit seulement pour les impôts d’une ou plusieurs des
catégories énumérées à l’article 2, paragraphe 1 ;
c. de ne pas accorder d’assistance en rapport avec des créances fiscales qui
existent déjà à la date d’entrée en vigueur de la Convention pour cet État
ou, si une réserve a, au préalable, été faite en vertu de l’alinéa a. ou b. ci-
dessus, à la date du retrait d’une telle réserve au sujet des impôts de la
catégorie en question ;
d. de ne pas accorder d’assistance en matière de notification de documents soit
pour tous les impôts soit seulement pour les impôts d’une ou de plusieurs
des catégories énumérées à l’article 2, paragraphe 1 ;
e. de ne pas accepter les notifications par voie postale prévues à l’article 17,
paragraphe 3 ;
f. d’appliquer l’article 28 paragraphe 7 exclusivement pour l’assistance
administrative couvrant les périodes d’imposition qui débutent le 1 er janvier,
ou après le 1er janvier de la troisième année précédant celle où la
Convention, telle qu’amendée par le Protocole de 2010, est entrée en
vigueur à l’égard d’une Partie, ou en l’absence de période d’imposition, pour
l’assistance administrative portant sur des obligations fiscales prenant
naissance le 1er janvier ou après le 1er janvier de la troisième année
précédant celle où la Convention, telle qu’amendée par le Protocole de
2010, est entrée en vigueur à l’égard d’une Partie.
2. Aucune autre réserve n’est admise.
3. Toute Partie peut, après l’entrée en vigueur de la Convention à son égard,
formuler une ou plusieurs réserves visées au paragraphe 1 dont elle n’avait pas
fait usage lors de la ratification, acceptation ou approbation. De telles réserves
entreront en vigueur le premier jour du mois qui suit l’expiration
d’une période de trois mois après la date de réception de la réserve par l’un des
232
Dépositaires.
4. Toute Partie qui a formulé une réserve en vertu des paragraphes 1 et 3 peut la
retirer en tout ou en partie en adressant une notification à l’un des
Dépositaires. Le retrait prendra effet à la date de réception de la notification
par le Dépositaire.
5. La Partie qui a formulé une réserve au sujet d’une disposition de la présente
Convention ne peut prétendre à l’application de cette disposition par une autre
Partie ; toutefois, elle peut, si la réserve est partielle, prétendre à l’application
de cette disposition dans la mesure où elle l’a acceptée.
Article 31 - Dénonciation
1. Toute Partie peut, à tout moment, dénoncer la présente Convention en
adressant une notification à l’un des Dépositaires.
2. La dénonciation prendra effet le premier jour du mois qui suit l’expiration
d’une période de trois mois après la date de réception de la notification par le
Dépositaire.
3. La Partie qui dénonce la présente Convention reste liée par l’article 22 tant
qu’elle conserve en sa possession des informations, documents ou autres
renseignements obtenus en application de la Convention.
Article 32 - Dépositaires et leurs fonctions
1. Le Dépositaire auprès duquel un acte, une notification ou une communication
sera accompli notifiera aux États membres du Conseil de l’Europe et aux pays
membres de l’OCDE et à toute Partie à la présente Convention :
a. toute signature ;
b. le dépôt de tout instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation ;
c. toute date d’entrée en vigueur de la présente Convention conformément aux
dispositions des articles 28 et 29 ;
d. toute déclaration formulée en application des dispositions de l’article 4,
paragraphe 3 ou de l’article 9, paragraphe 3 et le retrait desdites déclarations ;
e. toute réserve formulée en application des dispositions de l’article 30 et le
retrait de toute réserve effectué en application des dispositions de l’article 30,
paragraphe 4 ;
f. toute notification reçue en application des dispositions de l’article 2,
paragraphes 3 ou 4, de l’article 3, paragraphe 3, de l’article 29 ou de l’article 31,
paragraphe 1 ;
g. tout autre acte, notification ou communication ayant trait à la présente
Convention.
233
2. Le Dépositaire qui reçoit une communication ou qui effectue une notification
conformément au paragraphe 1 en informera immédiatement l’autre
Dépositaire.
En foi de quoi, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la
présente Convention.
Etabli par les Dépositaires le 1er juin 2011 en vertu de l’article X.4 du Protocole
d’amendement à la Convention concernant l’assistance administrative mutuelle en
matière fiscale, en français et en anglais, les deux textes faisant également foi, en deux
exemplaires dont un sera déposé dans les archives de chaque Dépositaire. Les
Dépositaires en communiqueront copie certifiée conforme à chacune des Parties de la
Convention telle qu’amendée par le Protocole ainsi qu’à chacun des États ayant
qualité à devenir Partie.
234
ACCORD MULTILATÉRAL ENTRE AUTORITÉS COMPÉTENTES
PORTANT SUR L’ÉCHANGE DES DÉCLARATIONS PAYS PAR PAYS^s)
Considérant que les juridictions des signataires de l’Accord multilatéral entre
autorités compétentes concernant l’échange de déclarations pays par pays (l’« Accord
») sont des Parties à la Convention concernant l’assistance administrative mutuelle
en matière fiscale ou à cette même Convention concernant l’assistance administrative
mutuelle en matière fiscale telle qu’amendée par le Protocole (la « Convention »), ou
des territoires couverts par cette Convention, ou ont signé ou exprimé leur intention
de signer la Convention et reconnu que la Convention doit être en vigueur et avoir
pris effet à leur égard avant le début de l’échange automatique des déclarations pays
par pays ;
Considérant qu’un pays qui a signé ou exprimé son intention de signer la
Convention ne deviendra une Juridiction telle que définie à la section 1 du présent
Accord que lorsqu’il sera devenu Partie à la Convention ;
Considérant que les juridictions veulent accroître la transparence fiscale
internationale et améliorer l’accès de leurs administrations fiscales respectives aux
informations concernant la répartition mondiale des bénéfices, des impôts payés et
certains indicateurs de localisation de l’activité économique entre juridictions fiscales
dans lesquelles les groupes d’entreprises multinationales exercent leurs activités,
grâce à l’échange automatique de déclarations pays par pays annuelles, dans le but de
procéder à une évaluation générale des risques liés aux prix de transfert et d’autres
risques d’érosion de la base d’imposition et de transfert de bénéfices, y compris le cas
échéant à des fins d’analyse économique et statistique ;
Considérant que les lois des Juridictions respectives imposent ou devraient
imposer à l’entité déclarante d’un groupe d’entreprises multinationales de déposer
chaque année une déclaration pays par pays ;
Considérant que la déclaration pays par pays fera partie d’une structure à trois
niveaux, avec le fichier principal mondial et le fichier local, qui ensemble représentent
une approche standardisée de la documentation des prix de transfert et fourniront
aux administrations fiscales des informations fiables et pertinentes pour effectuer une
analyse efficace et robuste des risques liés aux prix de transfert;
Le présent accord a été conclu par le décret gouvernemental n°2020-90 du 19 février 2020, portant
(38)
conclusion d’un accord multilatéral entre autorités compétentes portant sur l’échange des déclarations pays par
pays, adopté à Paris le 27 janvier 2016.
235
Considérant que le chapitre III de la Convention autorise l’échange de
renseignements à des fins fiscales, y compris de manière automatique, et autorise les
autorités compétentes des Juridictions à définir la portée et les modalités de ces
échanges automatiques ;
Considérant que l’article 6 de la Convention prévoit que deux Parties ou plus
peuvent convenir mutuellement d’échanger automatiquement des renseignements
même si l’échange des renseignements proprement dit s’effectuera sur une base
bilatérale entre autorités compétentes ;
Considérant que les Juridictions ont mis en place ou devraient avoir en place
lors du premier échange des déclarations pays par pays (i) les protections adéquates
pour faire en sorte que les renseignements reçus conformément à cet Accord restent
confidentiels et soient utilisés dans le seul but de procéder à une évaluation générale
des risques liés aux prix de transfert et d’autres risques d’érosion de la base
d’imposition et de transfert de bénéfices, y compris le cas échéant à des fins d’analyse
économique et statistique, conformément à la section 5 du présent Accord, (ii) les
infrastructures nécessaires à un échange efficace (y compris les processus
garantissant un échange de renseignements en temps voulu, exact et confidentiel, des
communications efficaces et fiables, et les moyens permettant de résoudre
rapidement les questions et préoccupations relatives aux échanges ou aux demandes
d’échanges et d’appliquer les dispositions de la section 4 du présent Accord) et (iii) la
législation nécessaire pour imposer aux entités déclarantes de déposer une
déclaration pays par pays ;
Considérant que les Juridictions sont prêtes à dialoguer dans le but de résoudre
les cas de résultats économiques indésirables, y compris pour les entreprises en
particulier, conformément au paragraphe 2 de l’article 24 de la Convention et au
paragraphe 1 de la section 6 du présent Accord ;
Considérant que les procédures amiables, prévues par exemple par une
convention de double imposition conclue entre les juridictions des autorités
compétentes, restent applicables dans les cas où la déclaration pays par pays a été
échangée en vertu de cet Accord ;
Considérant que les autorités compétentes des juridictions ont l’intention de
conclure cet Accord, sans préjudice des procédures législatives nationales éventuelles,
et sous réserve de la confidentialité et des garanties prévues par la Convention, y
compris les dispositions qui limitent l’utilisation des renseignements échangés en
vertu de cet Accord ;
236
Les autorités compétentes sont dès lors convenues des
dispositions
suivantes :
SECTION 1
Définitions
1. Aux fins du présent Accord, les expressions et termes suivants ont le sens défini ci-
après :
a. Le terme « Juridiction » désigne un pays ou un territoire pour lequel la
Convention est en vigueur et a pris effet par ratification, acceptation ou
approbation conformément à l’article 28, ou par extension territoriale
conformément à l’article 29, et qui est signataire du présent Accord ;
b. L’expression « autorité compétente » désigne, pour chaque Juridiction
respective, les personnes et autorités énumérées à l’Annexe B de la
Convention ;
c. Le terme « groupe » désigne un ensemble d’entreprises liées en vertu de la
structure de propriété ou de contrôle, tenu à ce titre d’établir des états
financiers consolidés conformes aux principes comptables applicables à des
fins d’information financière, ou qui serait tenu de le faire si des
participations dans l’une ou l’autre de ces entreprises étaient cotées en
bourse ;
d. L’expression « groupe d’entreprises multinationales » désigne tout
groupe qui (i) comprend deux entreprises ou plus, dont la résidence fiscale se
trouve dans des juridictions différentes, ou qui comprend une entreprise
dont la résidence fiscale se trouve dans une juridiction mais qui est soumise
à l’impôt dans une autre juridiction au titre des activités exercées par le biais
d’un établissement stable, et (ii) qui n’est pas un groupe d’entreprises
multinationales exclu ;
e. L’expression « groupe d’entreprises multinationales exclu »
désigne un groupe qui n’est pas tenu de déposer une déclaration pays par
pays parce que son chiffre d’affaires annuel consolidé réalisé au cours de
l’exercice fiscal qui précède immédiatement l’exercice fiscal déclarable, ainsi
qu’il ressort de ses états financiers consolidés pour cet exercice fiscal
antérieur, est inférieur au seuil défini par la législation interne de la
237
Juridiction, conformément au rapport de 2015 tel qu’il peut être amendé à la
suite du réexamen en 2020 qui y est envisagé ;
f. L’expression « entité constitutive » désigne (i) toute unité opérationnelle
distincte d’un groupe d’entreprises multinationales qui est intégrée dans les
états financiers consolidés à des fins d’information financière, ou qui le serait
si des participations dans cette unité opérationnelle d’un groupe
d’entreprises multinationales étaient cotées en bourse ; (ii) toute unité
opérationnelle distincte qui est exclue des états financiers consolidés du
groupe d’entreprises multinationales uniquement pour des raisons de taille
ou d’importance relative ; et (iii) tout établissement stable d’une unité
opérationnelle distincte du groupe d’entreprises multinationales appartenant
aux catégories (i) ou (ii) ci- dessus sous réserve que l’unité opérationnelle
établisse un état financier distinct pour cet établissement stable à des fins
réglementaires, fiscales, d’information financière ou de gestion interne ;
g. L’expression « entité déclarante » désigne l’entité constitutive qui, en
application de la législation interne de sa juridiction de résidence fiscale,
dépose la déclaration pays par pays en sa qualité de représentant du groupe
d’entreprises multinationales ;
h. L’expression « déclaration pays par pays » désigne la déclaration pays
par pays que l’entité déclarante doit, conformément aux lois de sa juridiction
de résidence fiscale, déposer chaque année avec les informations devant être
déclarées selon ces lois comportant les éléments et reprenant la présentation
adoptés dans le rapport de 2015, tel qu’il pourrait être amendé à la suite du
réexamen en 2020 qui y est envisagé ;
i. L’expression « rapport de 2015 « désigne le rapport final intitulé »
Documentation des prix de transfert et déclarations pays par pays » établi au
titre de l’action 13 du plan d’action de l’OCDE et du G20 concernant l’érosion
de la base d’imposition et le transfert de bénéfices ;
j. L’expression « organe de coordination » désigne l’organe de
coordination de la Convention qui, conformément au paragraphe 3 de
l’article 24 de la Convention, est composé de représentants des autorités
compétentes des Parties à la Convention ;
k. L’expression « secrétariat de l’organe de coordination » désigne le
secrétariat de l’OCDE qui assiste l’organe de coordination ;
1. L’expression « accord qui a pris effet » signifie, pour deux autorités
238
compétentes quelles qu’elles soient, que les deux autorités compétentes ont
manifesté leur intention d’échanger automatiquement des renseignements
l’une avec l’autre et ont satisfait aux autres conditions prévues au paragraphe
2 de la section 8. La liste des autorités compétentes pour lesquelles le présent
Accord a pris effet sera publiée sur le site Internet de l’OCDE.
2. Pour l’application de cet Accord à un moment donné par une autorité
compétente d’une Juridiction, tout terme ou expression qui n’est pas défini dans le
présent Accord a, sauf si le contexte exige une interprétation différente ou si les
autorités compétentes s’entendent sur une signification commune (comme l’autorise
le droit national), le sens que lui attribue, à ce moment, le droit de la Juridiction qui
applique le présent Accord, toute définition figurant dans la législation fiscale
applicable de cette Juridiction l’emportant sur une définition contenue dans une
autre législation de la même Juridiction.
SECTION 2
Échange de renseignements concernant des groupes
d’entreprises multinationales
1. Conformément aux articles 6, 21 et 22 de la Convention, chaque autorité
compétente échangera chaque année, de manière automatique, la déclaration
pays par pays reçue de chaque entité déclarante résidente de sa juridiction à
des fins fiscales, avec toutes les autres autorités compétentes des Juridictions
pour lesquelles cet Accord a pris effet et dans lesquelles, sur la base des
informations contenues dans la déclaration pays par pays, une ou plusieurs
entités constitutives du groupe d’entreprises multinationales de l’entité
déclarante sont résidentes à des fins fiscales ou sont imposées au titre
d‘activités menées par l’intermédiaire d’un établissement stable.
2. Nonobstant le paragraphe précédent, les autorités compétentes des
Juridictions qui ont indiqué qu’elles doivent être inscrites sur la liste des
juridictions pour lesquelles il n’y a pas de réciprocité, en adressant la
notification prévue à l’alinéa 1 b) de la section 8, transmettront les déclarations
pays par pays prévues par le paragraphe 1, mais ne les recevront pas en vertu
de cet Accord. Les autorités compétentes des Juridictions qui ne figurent pas
dans la liste des juridictions pour lesquelles il n’y a pas de réciprocité
transmettront et recevront les informations visées au paragraphe
1. Toutefois, les autorités compétentes n’enverront pas ces renseignements aux
autorités compétentes des Juridictions énumérées dans la liste susmentionnée.
239
SECTION 3
Calendrier et modalités des échanges de renseignements
1. Aux fins de l’échange de renseignements prévu à la section 2, la devise
dans laquelle sont exprimés les montants contenus dans la déclaration
pays par pays doit être précisée.
2. S’agissant du paragraphe 1 de la section 2, une déclaration pays par pays
doit être échangée pour la première fois, concernant l’exercice fiscal du
groupe d’entreprises multinationales ouvert à la date indiquée par
l’autorité compétente dans la notification visée à l’alinéa 1 a) de la section
8 ou à une date ultérieure, le plus tôt possible, et au plus tard 18 mois
après le dernier jour de cet exercice. Nonobstant ce qui précède,
l’obligation d’échanger une déclaration pays par pays s’applique
seulement si cet Accord a pris effet entre les deux autorités compétentes
et si leurs Juridictions respectives sont dotées d’une législation qui
prévoit le dépôt des déclarations pays par pays pour l’exercice fiscal
couvert par la déclaration, et qui est conforme à la portée de l’échange
définie à la section 2.
3. Sous réserve du paragraphe 2, la déclaration pays par pays doit être
transmise le plus rapidement possible, et au plus tard 15 mois après le
dernier jour de l’exercice fiscal du groupe d’entreprises multinationales
qui fait l’objet de cette déclaration.
4. Les autorités compétentes échangeront automatiquement les
déclarations pays par pays selon un schéma commun en langage à balise
extensible (XML).
5. Les autorités compétentes œuvreront pour et s’accorderont sur une ou
plusieurs méthodes de transmission électronique de données, y compris
sur des normes de cryptage, en vue de renforcer autant que possible la
standardisation et de réduire la complexité et les coûts, et informeront le
secrétariat de l’organe de coordination des méthodes de transmission et
de cryptage standardisées retenues.
SECTION 4
Collaboration en matière d’application et de mise en œuvre de
l’Accord
240
Une autorité compétente informera l’autre autorité compétente lorsqu’elle a
des raisons de croire, s’agissant d’une entité déclarante résidente à des fins fiscales
dans la juridiction de l’autre autorité compétente, qu’une erreur peut avoir eu pour
conséquence la communication de renseignements erronés ou incomplets ou qu’une
entité déclarante ne respecte pas ses obligations de dépôt d’une déclaration pays par
pays. L’autorité compétente ainsi notifiée appliquera toutes les dispositions
appropriées de son droit interne pour corriger ces erreurs ou remédier aux
manquements décrits dans la notification.
SECTION 5
Confidentialité, protection et usage approprié des
données
1. Tous les renseignements échangés sont soumis aux obligations de
confidentialité et autres protections prévues par la Convention, y
compris aux dispositions qui limitent leur utilisation.
2. Outre les restrictions visées au paragraphe 1, l’utilisation des
renseignements sera limitée aux seules fins autorisées dans ce
paragraphe. En particulier, les renseignements figurant dans la
déclaration pays par pays seront utilisés pour procéder à une évaluation
générale des risques liés aux prix de transfert et aux pratiques d’érosion
de la base d’imposition et de transfert de bénéfices et, le cas échéant, à
des fins d’analyse économique et statistique. Les renseignements ne
seront pas utilisés en remplacement d’une analyse détaillée des prix de
transfert réalisée pour une transaction ou une rémunération particulière,
fondée sur une analyse fonctionnelle et une analyse de comparabilité
complètes. Il est entendu que les informations figurant dans la
déclaration pays par pays ne permettent pas en soi de déterminer de
manière concluante si les prix de transfert sont corrects ou non et, par
conséquent, elles ne doivent pas être utilisées pour fonder des
ajustements de prix de transfert. Les ajustements inadéquats effectués
par des administrations fiscales locales en violation de ce paragraphe
seront abandonnés dans toute procédure mise en œuvre par les autorités
compétentes. Nonobstant ce qui précède, il n’y a aucune restriction à
l’utilisation des renseignements figurant dans la déclaration pays par
pays comme point de départ à un examen plus approfondi des prix de
transfert établis par le groupe d’entreprises multinationales ou d’autres
questions fiscales lors d’un contrôle et, par conséquent, des ajustements
appropriés du bénéfice imposable d’une entité constitutive peuvent être
effectués.
241
3. Dans la mesure où sa législation le permet, une autorité compétente
notifiera immédiatement au secrétariat de l’organe de coordination toute
violation des paragraphes 1 et 2 de cette section, en y incluant les actions
correctives et toute autre mesure qui en résultent. Le secrétariat de
l’organe de coordination informera toutes les autorités compétentes pour
lesquelles le présent Accord constitue un Accord qui a pris effet avec la
première autorité compétente mentionnée.
SECTION 6
Consultations
1. Si un ajustement du bénéfice imposable d’une entité constitutive,
effectué à la suite d’investigations supplémentaires fondées sur les
données figurant dans la déclaration pays par pays, aboutit à des
résultats économiques indésirables, y compris pour une entreprise en
particulier, les autorités compétentes des Juridictions dans lesquelles les
entités constitutives concernées ont leur résidence fiscale doivent se
consulter et dialoguer en vue de résoudre ce cas.
2. En cas de difficulté dans l’application ou l’interprétation du présent
Accord, une autorité compétente peut solliciter des consultations avec
une ou plusieurs autorités compétentes en vue d’élaborer des mesures
appropriées pour garantir l’exécution du présent Accord. Une autorité
compétente doit, en particulier, consulter l’autre autorité compétente
avant de conclure à l’existence d’une défaillance systémique, de la part de
l’autre autorité compétente, concernant l’échange des déclarations pays
par pays. Si la première autorité compétente mentionnée conclut à
l’existence de cette défaillance, elle doit en informer le secrétariat de
l’organe de coordination qui, après en avoir informé l’autre autorité
compétente concernée, notifiera l’ensemble des autorités compétentes.
Dans la mesure où sa législation le permet, toute autorité compétente
peut, en passant par le secrétariat de l’organe de coordination si elle le
souhaite, associer d’autres autorités compétentes pour lesquelles cet
Accord a pris effet aux fins de recherche d’une solution acceptable au
problème.
3. L’autorité compétente qui a demandé les consultations
conformément au paragraphe 2 doit veiller, s’il y a lieu, à ce que le
secrétariat de l’organe de coordination soit informé des conclusions
adoptées et de toutes mesures ainsi définies, y compris l’absence de
conclusions ou de mesures, et le secrétariat de l’organe de coordination
informera l’ensemble des autorités compétentes, même celles qui n’ont
242
pas pris part aux consultations, de ces conclusions ou mesures. Les
renseignements spécifiques aux contribuables, y compris ceux qui
révèlent l’identité du contribuable concerné, n’ont pas à être
communiqués.
SECTION 7
Modifications
Le présent Accord peut être modifié, par consensus, par accord écrit de toutes
les autorités compétentes pour lesquelles l’Accord a pris effet. Sauf disposition
contraire, une telle modification prend effet le premier jour du mois suivant
l’expiration d’une période d’un mois après la date de la dernière signature d’un tel
accord écrit.
SECTION 8
Durée de l’Accord
1. Une autorité compétente doit, au moment de la signature du présent Accord
ou le plus tôt possible par la suite, adresser une notification au secrétariat de
l’organe de coordination :
a. indiquant que sa Juridiction a mis en place les lois nécessaires pour
imposer aux entités déclarantes l’obligation de déposer une déclaration
pays par pays et que sa Juridiction exigera le dépôt de déclarations pays par
pays portant sur les exercices financiers d’entités déclarantes qui débutent
le jour indiqué dans la notification ou après ;
b. précisant si la Juridiction doit figurer dans la liste de celles pour
lesquelles il n’y a pas de réciprocité ;
c. précisant une ou plusieurs méthodes de transmission électronique des
données, y compris le cryptage ;
d. indiquant qu’elle a mis en place le cadre juridique et les infrastructures
nécessaires pour assurer la confidentialité requise et le respect des normes
de protection des données mentionnées à l’article 22 de la Convention et au
paragraphe 1 de la section 5 du présent Accord, ainsi que l’utilisation
appropriée des informations contenues dans les déclarations pays par pays
précisée au paragraphe 2 de la section 5 du présent Accord, en y joignant le
questionnaire rempli concernant la confidentialité et la protection des
données joint en Annexe au présent Accord ; et
e. comprenant (i) une liste des Juridictions des autorités compétentes à
243
l’égard desquelles elle a l’intention que le présent Accord prenne effet à
l’issue des procédures législatives nationales correspondantes le cas échéant
ou (ii) une déclaration de l’autorité compétente exprimant son intention
que le présent Accord prenne effet à l’égard de toutes les autres autorités
compétentes qui adressent une notification mentionnée à l’alinéa 1 e) de la
section 8.
Les autorités compétentes devront notifier rapidement au secrétariat de
l’organe de coordination toute modification ultérieure qu’elles comptent apporter aux
éléments de la notification mentionnés ci-dessus.
2. Le présent Accord prendra effet entre les deux autorités compétentes à la plus
tardive des dates suivantes : (i) la date à laquelle la seconde des deux autorités
compétentes a déposé au secrétariat de l’organe de coordination la notification
visée au paragraphe 1 qui mentionne la Juridiction de l’autre autorité
compétente, conformément à l’alinéa 1 (e), et (ii) la date à laquelle la Convention
est entrée en vigueur et a pris effet pour les deux Juridictions.
3. Le secrétariat de l’organe de coordination conservera et publiera sur le site
Internet de l’OCDE une liste des autorités compétentes qui ont signé l’Accord et
entre lesquelles le présent Accord constitue un accord qui a pris effet. En outre,
le secrétariat de l’organe de coordination publiera sur le site internet de l’OCDE
les informations fournies par les autorités compétentes au titre des alinéas 1 (a)
et (b).
4. Les informations fournies conformément aux alinéas 1 (c) à (e) seront mises à
la disposition des autres signataires sur demande écrite adressée au secrétariat
de l’organe de coordination.
5. Une autorité compétente peut suspendre temporairement l’échange de
renseignements visé par le présent Accord moyennant préavis écrit adressé à
l’autorité compétente de l’autre partie indiquant que cette dernière commet ou a
commis un manquement grave au présent Accord. Avant de prendre cette
décision, l’autorité compétente mentionnée en premier doit consulter l’autre
autorité compétente. Aux fins du présent paragraphe, l’expression «
manquement grave » désigne le non-respect des paragraphes 1 et 2 de la section
5 et du paragraphe 1 de la section 6 du présent Accord et/ou des dispositions
correspondantes de la Convention, ainsi que le fait pour l’autorité compétente de
ne pas communiquer des informations appropriées ou en temps voulu comme le
prévoit le présent Accord. Cette suspension est à effet immédiat et se poursuivra
jusqu’à ce que la deuxième autorité compétente mentionnée établisse d’une
façon satisfaisante pour les deux autorités compétentes qu’il n’y a pas eu de
manquement grave ou qu’elle a pris les mesures appropriées pour remédier au
244
manquement grave. Dans la mesure où sa législation l’y autorise, toute autorité
compétente peut, en passant par le secrétariat de l’organe de coordination si elle
le souhaite, associer d’autres autorités compétentes pour lesquelles cet Accord a
pris effet en vue de rechercher une solution acceptable au problème.
6. Une autorité compétente peut mettre fin à sa participation au présent Accord
ou vis-à-vis d’une autre autorité compétente moyennant un préavis écrit adressé
au secrétariat de l’organe de coordination. Cette dénonciation prend effet le
premier jour du mois suivant l’expiration d’un délai de douze mois à compter de
la date du préavis. En cas de dénonciation, toutes les informations déjà reçues au
titre du présent Accord restent confidentielles et soumises aux dispositions de la
Convention.
SECTION 9
Secrétariat de l’organe de coordination
Sauf disposition contraire contenue dans l’Accord, le secrétariat de l’organe de
coordination informera l’ensemble des autorités compétentes de toute notification
qu’il reçoit au titre du présent Accord et donnera notification à tous les signataires de
l’Accord de la signature de celui-ci par une nouvelle autorité compétente.
245