TD:Thermodynamique1
Exercice 1 : Pression d’un pneu Exercice5 : Compression isotherme d’un gaz parfait
En hiver, pour une température extérieure de T1 = −10 ◦C, un automobiliste règle la pression de ses pneus à P1 = 2,0 bar, pres- On place dans un cylindre de section S un volume V1 d’un gaz parfait à la pression P1 et à la température T1 . Le cylindre est
sion préconisée par le constructeur. L’air est assimilé à un gaz parfait et le volume du pneu reste constant. fermé par un piston mobile. On effectue une compression isotherme du gaz en appliquant une pression extérieure Pe sur le piston.
On considère que la transformation est quasi-statique, c’est à dire qu’à chaque instant la pression Pe est égale à la pression P du gaz.
1. L’automobiliste ayant roulé sur l’autoroute, la température de l’air dans le pneu atteint la valeur T2 = 50 ◦C. Exprimer puis
calculer la pression P2 de l’air dans le pneu. 1. En pratique, comment doit-on faire pour que la compression du gaz soit réellement isotherme ?
2. À ce moment, le conducteur vérifie la pression des pneus et, la trouvant excessive, la ramène à P1 = 2,0 bar, sans que l’air 2. On comprime le gaz jusqu’à un volume V2 , exprimer alors sa pression P2 .
n’ait eu le temps de se refroidir. Quelle sera la pression P10 des pneus quand la température sera revenue à T1 = −10 ◦C ?
3. Exprimer la pression du gaz en fonction de son volume, calculer le travail fourni au gaz par les forces de pression.
3. Si la pression maximale admissible dans le pneu est Pmax = 6 bar, à quelle température tmax risque-t-il d’exploser ?
4. On admet que lors de la compression adiabatique d’un gaz parfait, la quantité P V γ reste constante. Avec γ = 75 pour un gaz
Exercice 2 : Pompe à vide parfait diatomique (air). Déterminer le travail fourni par les forces de pression lorsque la compression est adiabatique.
Pour faire le vide dans une enceinte, contenant de l’air et de volume V , on utilise une pompe 5. En pratique, comment procède-t-on pour effectuer une compression adiabatique ?
à vide. Elle est composée d’un cylindre à l’intérieur duquel se déplace, sans frottement, un
6. Le travail fourni par les forces de pression sera-t-il plus important lors d’une compression adiabatique ou lors d’une compres-
piston. Le volume maximum d’air admissible dans le corps de pompe est V0 , lorsque le piston S1
V0 sion isotherme ? Justifier.
est tiré complètement vers la droite. Lorsqu’il est poussé complètement à gauche, le piston
peut atteindre le fond du cylindre. Deux soupapes, S1 et S2 permettent l’admission de l’air S2
venant de l’enceinte et son refoulement vers l’atmosphère extérieure dont la pression est P0 .
Un moteur électrique déplace le piston qui fait un aller et un retour quand le moteur a fait un Exercice6 : Travail des forces de pression
tour. On assimilera l’air à un gaz parfait dont la température T reste constante lors du fonc- V ,T
tionnement de la pompe. Au départ, la pression dans l’enceinte est P0 = 1 bar. On néglige le On a représenté ci-dessous les diagrammes de Watt de 5 transformations thermodynamiques (les deux dernières sont cycliques).
volume du tuyau reliant la pompe à l’enceinte. Pour chacune de ces transformations, indiquer si le travail des forces de pression reçu par le système est positif, négatif ou nul. Pour
1. On étudie le premier aller-retour du piston. Au départ, la pression dans l’enceinte est P0 , le piston est poussé vers la gauche. les transformations cycliques, on raisonnera sur un nombre entier de cycles.
Puis, S2 étant ouverte et S1 fermée, il est tiré complètement vers la droite. Lors du retour du piston, S1 est ouverte et S2 fer-
mée, l’air contenu dans le cylindre est refoulé vers l’extérieur. Déterminer la pression P1 à la fin de cette opération. P P P P P
B B B
2. En reprenant le raisonnement précédent, déterminer la pression P2 , dans l’enceinte, après le deuxième aller-retour.
3. En déduire la pression PN à l’intérieur de l’enceinte au bout de N aller-retours. A A A
4. La fréquence de rotation du moteur est de 300 tours/min. Déterminer le temps t pour obtenir une pression de 0,001 bar. On V V V V V
donne V = 10,0 L et V0 = 50,0 cm3 .
Exercice 3 : Pression dans une seringue
Une seringue est constituée d’un cylindre de section S = 1 cm2 dans lequel peut coulisser sans frottement un piston de même
section. L’extrémité de la seringue comporte une ouverture formée par un tube de section S 0 = 1 mm2 . La seringue a une longueur
L = 5 cm et contient initialement son volume d’air considéré comme un gaz parfait à la pression P0 = 1 bar. Une personne appuie
sur le piston avec une force F = 10 N tout en bouchant l’extrémité de la seringue. L’ensemble se trouve dans l’atmosphère à la pres-
sion P0 .
1. Déterminer la pression à l’intérieur de la seringue.
2. Déterminer la force exercée par l’air sur le doigt qui bouche la seringue, la comparer à F .
3. Déterminer la distance parcourue par le piston lors de la compression de l’air contenu dans la seringue.
Exercice 4 : Chauffage d’une pièce
La pièce d’une maison a un volume de 40 m3 . L’air est considéré comme un gaz parfait monoatomique et se trouve initialement
à la température T1 = 10 ◦C. La pression est constante égale à P0 = 1 bar.
1. Déterminer la valeur de l’énergie interne de l’air contenu dans la pièce.
2. Déterminer l’énergie interne de la même quantité d’air à T2 = 20 ◦C.
3. Combien de temps devrait-on laisser allumé un radiateur électrique d’une puissance de 2000 W pour qu’il réchauffe l’air de la
pièce de T1 à T2 ?
4. Comment change ce résultat si l’on considère que l’air est un gaz parfait diatomique ? Laquelle des deux hypothèses (mono-
atomique ou diatomique) est la plus adaptée ?
5. Pourquoi en pratique sera-t-il nécessaire d’allumer le radiateur plus longtemps pour réchauffer la pièce ?