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Dégradation d'Erythrosine par photocatalyse

Ce travail étudie la dégradation d'un colorant appelé érythrosine dans des milieux homogène et hétérogène. En milieu homogène, la photolyse directe sous rayonnement solaire dégrade plus rapidement le colorant. En milieu hétérogène, la photocatalyse avec TiO2 sous UV ou soleil est plus efficace que la photolyse directe. L'étude cinétique montre que le processus suit le modèle de Langmuir-Hinshelwood. Le traitement combiné de photocatalyse et d'adsorption sur charbon actif améliore la dégradation.

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Dégradation d'Erythrosine par photocatalyse

Ce travail étudie la dégradation d'un colorant appelé érythrosine dans des milieux homogène et hétérogène. En milieu homogène, la photolyse directe sous rayonnement solaire dégrade plus rapidement le colorant. En milieu hétérogène, la photocatalyse avec TiO2 sous UV ou soleil est plus efficace que la photolyse directe. L'étude cinétique montre que le processus suit le modèle de Langmuir-Hinshelwood. Le traitement combiné de photocatalyse et d'adsorption sur charbon actif améliore la dégradation.

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UNIVERSITE ABDELHAMID IBN BADIS DE MOSTAGANEM

FACULTE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE

DEPARTMENT DE GENIE DES PROCEDES

N° D’ORDRE : M …./2011

MEMOIRE
Présenté pour obtenir

LE DIPLOME DE MAGISTER

SPECIALITE : CHIMIE

OPTION : EAUX ET DECHETS

Par

Melle. BESSAHA Hassiba

Dégradation de polluant organique par procédés


d’oxydation avancée combiné au rayonnement
solaire : investigations sur les systèmes couplés.

Soutenu le / / 2011 devant le jury composé de :

Président : Mr A. GHOMARI Professeur Université de Mostaganem

Examinateurs : Mr BOURAADA Maître de conférences Université de Mostaganem

Mr M R. GHEZZAR Maître de conférences Université de Mostaganem

Rapporteur : Melle F. ABDELMALEK Professeur Université de Mostaganem


REMERCIEMENTS
Cette modeste contribution a été réalisée au sein du laboratoire des

Sciences et Techniques de l’Environnement et de la Valorisation « STEVA » de

l’université de Mostaganem.

Je remercie vivement son directeur le professeur A. ADDOU de m’y avoir

accueilli et prodiguer enseignements et guidances indispensables et utiles à

l’accomplissement de cet objectif didactique et à mon introduction dans les

ramifications de ce vaste et inépuisable monde de la recherche.

Je tiens à témoigner de ma très grande gratitude au professeur F.

ABDELMALEK pour la confiance dont elle m’a gratifiée en me proposant à ce noble

thème et d’avoir à le diriger judicieusement et avec dextérité.

C’est aussi qu’avec vos précieux et inestimables conseils, j’ai pu fructifier

mon savoir et savoir-faire élémentaires et partant, je ne peux à votre égard

qu’estime et respect indestructibles.

Je suis très sensible à l’honneur que me fait Monsieur Mr A. GHOMARI

Professeur à l’Université de Mostaganem, en acceptant de présider le jury de

soutenance.

J’adresse, de même, mes sincères remerciements à Mr M R. GHEZZAR,

pour son aide précieuse, ses conseils et ses encouragements. Je le remercie

également d’avoir accepté de faire partie de ce jury.

Que Mr M. BOURAADA trouve ici l’expression de mes plus vifs

remerciements pour le temps qu’il a bien voulu me consacrer en acceptant de

prendre part au jury.


J’adresse également mes remerciements à tous les membres du laboratoire

STEVA pour leur sympathie qui a permis la réalisation de ce travail dans une

ambiance agréable.

En fin, je remercie ceux qui ont veillé sur moi depuis toujours, ceux qui m’ont

fait confiance, qui mon soutenu sans faille dans tous mes projets, Merci Mes

Parents.
Résumé

Ce travail a pour objectif d’étudier la dégradation d’un colorant xanthène appelé


« Erythrosine » (Er) dans des milieux homogène et hétérogène.
En milieu homogène, la décoloration et la dégradation de ce colorant a été effectuée par
photolyse directe à 254 nm, solaire et sous un temps nuageux. Il a été constaté que ce colorant
subit plus rapidement la photolyse sous les rayons solaires.
En milieu hétérogène, les expériences ont montré que l’adsorption d’Er sur TiO2 Degussa
P25 en l’absence du rayonnement UV a été négligeable. La décoloration et la dégradation par
photocatalyse hétérogène à 365 nm et sous les rayons solaires sont nettement plus élevées par
rapport à la photolyse directe dans les mêmes conditions.
Par ailleurs, une étude cinétique a révélé que le processus de décoloration suit le modèle
de Langmuir-Hinshelwood.
Nous avons également étudié l’influence de quelques paramètres tels que : l’addition du
H2O2, la variation de concentration initiale en polluant et du catalyseur.
Le traitement d’Er par couplage entre un procédé photochimique suivi d’adsorption sur
charbon actif a démontré que les taux en décoloration et en dégradation d’Er sont améliorés.
Mots clés : Erythrosine, photodégradation, photocatalyse hétérogène, TiO2, rayonnement
UV, adsorption, charbon actif, modèle L-H.
‫الملخص‬

‫هرا انؼًم يهدف ندزاسخ اخزصال صجغخ "اإلزيثسوشيٍ" في انجيئخ انًزجبَسخ وغيس‬
‫انًزجبَسخ‪.‬‬
‫في انىسظ انًزجبَس رى إشانخ هرِ انصجغخ ثىاسطخ انزفكك انضىئي انًجبشس ػُد ‪َ 452‬بَىيزس‪،‬‬
‫ورحذ ضىء انشًس وانغيىو‪ .‬وجد أٌ االخزصال كبٌ أسسع في ضىء انشًس‪.‬‬
‫أيب في انىسظ غيس انًزجبَس‪ ،‬أظهسد انزجبزة أٌ اديصبص اإلزيثسوشيٍ ػهى‬
‫ديغىسب ‪ P25 TiO2‬في غيبة األشؼخ فىق انجُفسجيخ يهًهخ‪ .‬في حيٍ اخزصال انصجغخ ثىاسطخ‬
‫األَظًخ ‪ solaire/ TiO2‬و‪ UV365 /TiO2‬كبٌ أسسع يقبزَخ يغ انزفكك انضىئي انًجبشس‬
‫رحذ َفس انشسوط انزجسيجيخ‪.‬‬
‫وػالوح ػهى ذنك‪ ،‬كشفذ اندزاسخ أٌ ػًهيخ انحسكيخ رُبست ًَىذج ‪- Hinshelwood‬‬
‫‪.Langmuir‬‬
‫كرنك رًذ دزاسخ ثؼض انؼىايم يثم‪ :‬إضبفخ ‪ ،H2O2‬انزسكيص االثزدائي نهًهىس و‬
‫انىسيظ انضىئي ‪.TiO2‬‬
‫كًب أرجثذ يؼبنجخ انصجغخ ثىاسطخ انجًغ ثيٍ ػًهيخ انضىئيخ رهيهب اإلديصبص ػهى‬
‫انفحى انًُشظ أٌ يسزىيبد االخزصال كبَذ يثبنيخ‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية ‪ :‬اإلزيثسوشيٍ‪ ،‬انزحهم انضىئي انًجبشس ‪ ،‬انزحهم انضىئي غيس انًزجبَسخ‬
‫‪،‬ثبَي أوكسيد انزيزبَيىو ‪ ،TiO2‬األشؼخ فىق انجُفسجيخ‪ ،‬اإلديصبص‪ ،‬انفحى انًُشظ‪ ،‬انًُىذج‬
‫‪.L-H‬‬
Abstract

The aim of this work is study the degradation of a xanthene dye called "Erythrosine" (Er)
in homogeneous and heterogeneous environments.
In a homogeneous medium, discoloration and degradation of Er was carried out by direct
photolysis at 254 nm, solar and in the clouds. It was found that this dye was photolyzed more
rapidly in sunlight.
In a heterogeneous medium, the experiments showed that the adsorption of Er on the
TiO2 Degussa P25 in the absence of UV radiation was negligible. Discoloration and degradation
by heterogeneous photocatalysis at 365 nm and in sunlight are significantly faster compared to
direct photolysis under the same conditions.
Moreover, a kinetic study revealed that the fading process follows the model of
Langmuir-Hinshelwood.
Thus the influence of some parameters such as: addition of H2O2, the initial concentration
of pollutant and the catalyst were also studied.
Erythrosine processing by coupling between a photochemical process followed by
powdered activated carbon adsorption showed that the levels of discoloration and degradation of
Er improved.
Keywords: Erythrosine, photodegradation, heterogeneous photocatalysis, TiO2, UV
radiation, adsorption, activated carbon, L-H model.
SOMMAIRE

Introduction générale…………………………………………………………………….…….1

Partie théorique

Partie I : La pollution des eaux par les matières colorantes


I.1 Introduction ………………………………………………………………………………...3
I.2 Définition d’un colorant ...…………………………………………………………………3
I.3 La couleur des colorants ...………………………………………………………………....4
I.4 Domaines d’utilisation des colorants ...………………………………………………........4
I.5 Classification des colorants ………………………………………………………………..5
I.5.1 Colorants azoïques..……………………………………………………………….....5
I.5.2 Colorants anthraquinoniques…..…………………….…………………………........5
I.5.3 Colorants triphénylméthane……….…………………….………………………......6
I.5.4 colorants indigoïdes……………..………………………….……………………….6
I.5.5 Colorants nitrés et nitrosés…………..………………………………………………7
I.5.6 Colorants xanthène……….……………………………………………………….....7
I.5.7 colorants phtalocyanines………………….……………………………………........8
I.6 Effets nocifs des colorants synthétiques………………………….…………………...........8
I.6.1 Sur l’environnement………………………………………………….………….......8
I.6.2 Sur la santé humaine……………………………………………………………..…..9
I.7 Méthodes conventionnelles de traitement des colorants …………………………………10
I.7.1 traitement biologique………………..……………………………………………...10
I.7.1.1 Traitement aérobie.…………………………………………………………..10
I.7.1.2 Traitement anaérobie………..……………………………………………….10
I.7.2 Coagulation-floculation……….……………………………………………………11
I.7.3 Séparation membranaire……...…………………………………………………….11
I.7.4Adsorption…………………..……………………………………………………....11
I.7.4.1 Définition………………………………………………………………….....11
I.7.4.2 Type d’adsorption……………………………………………………............12
 Adsorption chimique……………………………………...............................12
 Adsorption physique…………………………………………………..……..12
I.7.4.3 Facteurs influençant l’adsorption……………………………………….…..12
Partie II :La dégradation des colorants par les Procédés d’Oxydation Avancée « POA ».
II.1 Introduction…………………………………………………………………………........13
II.2 Les procédés non photochimiques…………………………………………………........14
II.2.1 Ozonation (O3)………………………………………………………………….....14
II.2.2 Péroxonation (O3/H2O2)…………………………………………………………...14
II.2.3 Fenton……………………………………………………………………………...14
II.3 Les procédés photochimiques homogènes…………………………………………….....15
II.3.1 photolyse directes……………………………………………………………….....15
II.3.2 photolyse d’Ozone………………………………………………………………....15
II.3.3 photolyse de peroxyde d’hydrogène ………………………………………….…...16
II.3.4 photolyse de péroxonation …………………………………………………….......16
II.3.5 photoFenton………………………………………………………………………..16
II.4 Les procédés photochimiques hétérogènes « la photocatalyse hétérogènes (TiO2) »
………………………………………………………………………………………………...16
II.4.1 Généralités………………………………………………………………………....16
II.4.2 Principe de la photocatalyse hétérogène ………………………………………….17
II.4.3 Choix du TiO2……………………………………………………………………..18
II.4.4 Facteurs influençant la photocatalyse ……………………………………………..20
II.4.4.1 Le potentiel d’hydrogène pH…..…………………………………………...20
II.4.4.2 Les accepteurs d’électron…………………………………………………...21
II.4.4.3 Le flux lumineux……………………………………………………………22
II.4.4.4 La concentration en photocatalyseur………………………………………..23
II.4.4.5 La concentration initiale en polluant …………………………………….…23

Partie expérimentale
Partie III : Méthodes de traitement et d’analyses
III.1 Introduction……………………………………………………………………………...26
III.2 Le polluant à dégrader…………………………………………………………………...26
III.2.1 Propriétés physiques et chimiques d’Er…………………………………………..27
III.2.2 Domaines d’utilisation d’Er……………………………………………………....27
III.2.3 Toxicité d’Erythrosine……………………………………………………..……..28
III.3 Photocatalyseur…………………………………………………………………….……28
III.4 Adsorption par le charbon actif ………………………………………………………....29
III.5 Dispositif d’irradiation…………………………………………………………….….....29
III.6 Méthodologie analytique………………………………………………………………...30
III.6.1 Mesure de la Demande Chimique en Oxygène « DCO » ………………………..30
III.6.1.1 Mode opératoire…………………………………………………….….…..30
III.6.1.2 Equations mises en jeu…………………………………………………......30
III.6.2 Principe de la spectrophotométrie UV/Visible …………………………………..31
III.6.2.1 Détermination de la longueur d’onde maximale d’Er…………………......32
III.6.2.2 Etablissement de la courbe d’étalonnage ……………………………….…32
Partie IV : Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».
IV.1 Introduction……………………………………………………………………………...34
IV.2 Effet du pH sur la longueur d’onde……………………………………………………..34
IV.3 traitement d’Erythrosine en utilisant une lampe UV……………………………………35
IV.3.1 Photolyse directe (UV254)………………………………………………………...35
IV.3.2 Application de la photocatalyse hétérogène sur l’Erythrosine (UV365/TiO2)
…………………………………………………………………………………………....36
IV.3.2.1 Détermination du temps d’équilibre d’adsorption………………………....36
IV.3.2.2 Optimisation de la masse du TiO2 …………………………………………37
IV.3.2.3 Décoloration et dégradation d’Er par la photocatalyse hétérogène (UV365
/TiO2) ……………………………………………………………………………….38
IV.3.3 Etude du traitement d’Er par le système UV/TiO2/H2O2……………………........40
IV.3.3.1 Influence de la photolyse par H2O2 sur la décoloration d’Er……………....40
IV.3.3.2 Optimisation de la concentration du H2O2 en présence du système UV365/ TiO2
…………………………………………………………………………….…...41
IV.3.3.3 Etude de la décoloration et de la dégradation d’Er par le système
UV365/TiO2/H2O2………………………………………………………………..…..42
IV.3.4 Etude du modèle cinétique Langmuir-Hinshelwood ………………………….....44
IV.3.4.1 Application du modèle L-H en présence du système UV365/TiO2…………45
IV.3.4.2 Application du modèle L-H sur l’Er traité par le système
UV365/TiO2/H2O2……………………………………………………………….…...47
IV.4 Traitement solaire d’Erythrosine………………………………………………………..49
IV.4.1 Photolyse solaire ………………………………………………………………....49
IV.4.2 Photocatalyse d’Er par le procédé TiO2/solaire……………………………….….51
IV.4.3 Photocatalyse solaire d’Er en présence TiO2 et H2O2………………………….....52
IV.4.4 Application du modèle cinétique de L-H sous le soleil……………………….….54
IV.4.4.1 Cinétique de L-H en présence du système solaire/TiO2……………..……54
IV.4.4.2 Application du modèle L-H au du système solaire/TiO2 / H2O2……………...55
IV.5 Etude comparative du traitement d’Er par UV et par le soleil…………………………..57
IV.5.1 Photolyse directe d’Er………………………………………………….…..……..57
IV.5.2 Photocatalyse hétérogène d’Er en présence du TiO2 seul…………………….…..58
IV.5.3 Photocatalyse hétérogène d’Er en présence du TiO2 et H2O2 ……….……….…..69
IV.5.4 comparaison de l’étude cinétique………………………………………………...60
IV.5.5 comparaison du modèle cinétique de L-H ……………………………..…….…..61
Partie V : Traitement d’Erythrosine par système couplé entre un procédé photochimique
et l’adsorption sur charbon actif.
V.1 Introduction………………………………………………………………………………62
V.2 Temps de contact……………………………………………………………………..…..62
V.3 Effet de la masse du charbon actif …………………………………………………........63
 Cinétique d’adsorption………………………………………………………….…65
V.4 Couplage entre un procédé photochimique et l’adsorption par charbon actif ………..….67
V.4.1 Procédé photochimique (UV)/Adsorption ……………………………….…..67
V.4.2 Procédé photochimique solaire /Adsorption……………………………..…...69
V.5. Etude comparative sur le traitement par couplage (procédé photochimique/adsorption) d’Er
…………………………………………………………………………………………...70
Conclusion générale ………………………………………………………………………….73
Bibliographie………………………………………………………………………………….75
Introduction générale

De nos jours, tout le monde s’accorde à dire que notre biosphère subit sans répit des actes
destructibles et irresponsables de l’homme entrainant par voie de conséquence un déséquilibre
naturel bouleversant substantiellement notre cadre de vie crée par le seigneur des univers.
Le développement industriel sans retenue, animé essentiellement par le profit immédiat a permis
d’atténuer énormément les conditions difficiles de la vie en permettant à la masse d’en profiter
des divers produits sans cesse améliorés. Mais le revers de la médaille de cette industrialisation,
qui a dépassé toute mesure, est l’effondrement progressif du cadre de vie dû aux émissions des
gaz toxiques (CO2, NOx, SOx,….). Ces derniers contribuent principalement au réchauffement
climatique en plus des déversements d’énormes quantités d’eaux riches en polluant organiques
synthétiques ( hydrocarbures, colorants, ….), peu ou non biodégradables, dans les lacs, les
cours d’eaux, la mer,… détruisant ainsi la faune et la flore.
Pour freiner un tant soit peu cette action dommageable, la réduction de la charge polluante par le
traitement approprié de ces rejets (gazeux ou liquides) s’impose avec acuité.
La présente étude est consacrée au traitement des eaux colorées eu égard que ce type de polluant
constitue l’une des plus grandes classe des composés organiques synthétiques et il se caractérise
par sa toxicité et par résistance à l’autoépuration. Notre approche se fond sur le choix d’un
colorant universel appartenant à la famille xanthène appelé « Erythrosine » que nous avons traité
par différentes techniques qui sont :
 La photolyse directe et la photocatalyse hétérogène à base du dioxyde de Titane qui sont
des techniques nouvelles destructives appartenant aux Procédés d’Oxydation Avancée
« POA ». Elles reposent sur la production, in situ, des radicaux hydroxyles hautement
réactifs, non sélectifs et susceptibles de décomposer des molécules réfractaires en
molécules biodégradables ou en composés minéraux.
 L’adsorption est un phénomène de surface, basée sur la fixation du polluant sur un support
appelé adsorbant. Ce type de traitement consiste à transférer les molécules du polluant
d’une phase liquide vers une autre solide.
Ce mémoire est constitué de deux parties distinctes :
La partie théorique qui concerne dans la partie I quelques données théoriques sur les colorants,
leurs familles, structures, leurs propriétés et leur toxicité. On y trouve également les méthodes
de traitement classiques employées pour l’élimination des colorants. En partie II, nous
retrouvons des informations de base sur les POA et plus particulièrement sur le procédé
photocatalytique à base de TiO2.

1
Introduction générale

La partie expérimentale où sont présentés en partie III les méthodes de traitement et d’analyse
utilisées au cours de nos expérimentations, et en partie IV et V les résultats expérimentaux
avec interprétations. Nos expériences ont consisté à traiter l’Erythrosine par rayonnement UV
(artificiel) et solaire en présence et en absence du photocatalyseur TiO2 et H2O2. Une étude
comparative a été effectuée pour mettre en exergue les résultats obtenus. La photolyse directe
et la photocatalyse avec TiO2 employées pour dégrader l’Erythrosine ont couplés à
l’adsorption sur le charbon actif.
Notre mémoire s’achève par une conclusion générale où sont récapitulés nos principaux
résultats.

2
Partie I: La pollution des eaux par les matières colorantes.

I.1 Introduction
Le premier écrit faisant référence à l'utilisation de teintures naturelles est daté de 2600
ans avant J.C. Ce n'est qu'en 1856 que William Henry Perkin, en essayant de synthétiser de la
quinine artificielle à partir d’allyltoluidine pour soigner la malaria, a découvert la première
matière colorante synthétique. Il l’appela "mauve", c’est l’aniline qui est un colorant basique.
L'industrie des colorants synthétiques était alors née [1].
Les colorants synthétiques représentent un groupe relativement large de composés chimiques
organiques rencontrés dans pratiquement toutes les sphères de notre vie quotidienne. La
production mondiale est estimée à 700 000 tonnes/ an, dont 140 000 sont rejetées dans les
effluents au cours des différentes étapes d’application et de confection [1]. Ce type de pollution
est caractérisé par une faible demande biochimique en oxygène (DBO) et une demande chimique
en oxygène élevée (DCO) [2].
Dans ce qui suit est donné un aperçu bibliographique sur les colorants, leur utilisation et la
classification des ces composés et sur les méthodes classiques de traitement de ce type de
pollution.
I.2 Définition d’un colorant
Les colorants sont des substances colorées, naturelles ou synthétiques, qui au contact
avec un support, se fixent sur lui de façon durable en lui communiquant une certaine couleur.
Actuellement la presque totalité des colorants employés sont des dérivés des hydrocarbures
aromatiques. Tous les hydrocarbures sont incolores, mais l’introduction d’atomes ou de groupes
d’atomes non saturés, appelés chromophores, fait apparaître la couleur en transformant
l’hydrocarbure en chromogène. Le chromogène se transforme en colorant par l’introduction d’un
groupement appelé auxochrome (figure I.1).
 Les chromophores sont des groupes cétoniques, nitrés ou azoïques ; c’est-à-dire, des
groupements contenant des liaisons π. L’intensité de la couleur augmente avec le nombre
de chromophores.
 Les auxochromes sont des radicaux salifiables : acides (COOH, SO3H) ou basiques (NH2,
NHR, NR2). Leur rôle est de fixer le colorant sur le support [3].

Chromophore Auxochrome

Hydrocarbures Chromogène Colorant

Figure I.1: transformation d’un hydrocarbure en colorant.


3
Partie I: La pollution des eaux par les matières colorantes.

I.3 La couleur des colorants


La couleur des colorants est due à l’absorption de la lumière de certaines parties du
spectre visible par un système étendu d’électrons π délocalisés dans la molécule de colorant.
L’excitation des électrons des molécules est responsable de l’absorption d’énergie dans les
régions ultraviolettes et visibles du spectre. En général, l’absorption dans cette région exige la
présence d’un système de liaisons multiples conjuguées dans les molécules; elle se produit à des
plus grandes longueurs d’onde lorsque le nombre de liaisons multiples conjuguées est élevé.
Les substances nous apparaissent colorées quand elles absorbent ou émettent de la lumière dans
le domaine de longueur d’onde entre 400 et 800nm. L’homme perçoit la couleur qui est
complémentaire au domaine de longueur d‘onde que la substance colorée absorbe. Par exemple,
si l’objet absorbe de la lumière entre 600 et 610 nm (orange), nous percevons alors la couleur
complémentaire bleue (figure I.2) [3].

400
Roug
Viole 800
e
430 t 650

Oran
Ble ge
490 580

Vert 560
Jaune
Figure I.2: Les différents colorants sont recensés à l’aide de numéros dans l’index
des couleurs : C.I. (colour index). Exemple : C.I. Acid black 1, 20470 [3].

I.4 Domaines d’utilisation des colorants


Les substances colorantes servent à apporter à nous même et à notre environnement toute
une panoplie de couleurs. Elles sont donc présentes tout autour de nous afin de stimuler et
satisfaire nos désirs [4]. Parmi les principaux domaines où les colorants sont largement employés
sont:
 Dans l’industrie textile de la fourrure, du cuir (textile à usage vestimentaire, de
décoration, de bâtiment, de transport, textile à usage médicale …).

4
Partie I: La pollution des eaux par les matières colorantes.

 Dans l’industrie de matières plastiques (pigments).


 Dans l’industrie du bâtiment : peintures (pigments).
 Dans l’industrie pharmaceutique (colorants)
 Dans l’industrie des cosmétiques.
 Dans l’industrie agroalimentaire (colorants alimentaires).
 Dans diverses industries utilisées pour des carburants et des huiles.
 Dans l’imprimerie (encre, papier).
I.5 Classification des colorants
Les principaux modes de classification des colorants reposent soit sur leur constitution
chimique, soit sur leurs méthodes d'application aux différents substrats que sont les fibres
textiles, le papier, le cuir, les matières plastiques, etc. Le classement ci-après est un classement
d'après la structure chimique s'appuie principalement sur la nature du chromophore, qui
constitue le squelette nécessaire à la coloration de la molécule [5].
I.5.1 Colorants azoïques
Cette catégorie de colorant est la plus couramment utilisée dans l’industrie textile. Elle
représente plus de 50% de la production mondiale en matière colorante. Selon leur appellation,
ces colorants sont caractérisés par la présence d’un groupement azoïque qui relie deux noyaux

benzénique [6]. Les colorants azotés sont résistants à la lumière, aux acides, aux bases
et à l’O2 qui font que leur utilisation dans l’industrie textile soit très répandue [7,8]. Le Méthyle
Orange est un exemple d’un colorant azoïque représenté dans la figure I.3.

FigureI.3 : formule développée du Méthyle Orange.


I.5.2 Colorants anthraquinoniques
Leur formule générale dérivée de l’anthracène dont le groupement chromophore est un
noyau quinonique sur lequel peuvent s’attacher des groupes hydroxyles ou amino. D’un point de
vue commercial, ils sont les plus importants après les colorants azoïques [7]. La figure I.4
représente le squelette anthraquinonique et un exemple d’un colorant anthraqiononique qui est
l’Acide Bleu 80.

5
Partie I: La pollution des eaux par les matières colorantes.

b
Figure I.4 : a : squelette anthraquinonique et b : structure moléculaire de l’Acide Bleu 80.
I.5.3 Colorants triphénylméthane

Les colorants triphénylméthanes dérivent du triphénylméthane, qui est un hydrocarbure


possédant trois cycles phényle liés à un carbone central. On retrouve cette structure de base dans
un grand nombre de composés organiques colorés. Les colorants triphénylméthanes et leurs
dérivés hétérocycliques constituent la plus ancienne classe de colorants synthétiques. Les
triphénylméthanes sont utilisés intensivement dans les industries papetières et textiles pour
teindre le nylon, la laine, la soie et le coton. Leur utilisation ne se limite pas à l’industrie. On les
retrouve également dans le domaine médical comme marqueur biologique et comme agent
antifongique chez les poissons et la volaille [1]. La figure I.5 représente la structure du
triphénylméthan et un exemple d’un colorant de cette classe « le Phénolphtaléine ».

a
b
Figure I.5 : a : squelette du triphénylméthane; b : formule développée du Phénolphtaléine.
I.5.4 Colorants indigoïdes
Tirent leur appellation de l’Indigo (figure I.6) dont ils dérivent. Ainsi, les homologues
sélénié, soufré et oxygéné du bleu indigo provoquent d’importants effets hypsochromes avec des
coloris pouvant aller de l’orange au turquoise [9].

6
Partie I: La pollution des eaux par les matières colorantes.

Figure I.6 structure de l’Indigo.


I.5.5 Colorants nitrés et nitrosés
Cette classe de colorants très est limitée en nombre et relativement ancienne. Ils sont
actuellement encore utilisés du fait de leur prix très modéré lié à la simplicité de leur structure
moléculaire (figure I.7), caractérisée par la présence d’un groupe nitro (  NO2 ) en position ortho
d’un groupement électrodonneur (hydroxyle ou groupes aminés) [7,9].

Figure I.7: squelette de nitrosés.


I.5.6 Colorants xanthène
Le xanthène est un composé organique tricyclique constitué d'un cycle de pyrane entouré
de deux cycles benzéniques.
Par extension, on appelle xanthènes les dérivés substitués du xanthène. Ces composés sont la
base d'une famille de colorants comme la fluorescéine, les éosines ou les rhodamines. Les
colorants de type xanthène ont tendance à être fluorescents, brillant et varient du jaune à rose
rouge-bleuté tout en passant par le rose [10]. Ils sont utilisés comme colorant dans le domaine
alimentaire, cosmétique, textile et impression [1].
Le squelette du xanthène et la formule chimique de l’Eosine Y (colorant xanthène) sont
présentés dans la figure I.8.

a
b
Figure I.8: a : squelette du xanthène ; b : formule développée de l’Eosine Y.

7
Partie I: La pollution des eaux par les matières colorantes.

I.5.7 colorants phtalocyanines


Les phtalocyanines ont une structure complexe possédant un atome métalique central.
Les colorants de ce groupe sont obtenus par réaction du dicyanobenzène en présence d’un
halogénure métallique (Cu, Ni, Co, Pt, etc.) [6]. Phtalocyanine de fer est un colorant apparteint à
cette famille qui est représenté dans la figure I.9.

Figure I.9: Phtalocyanine de fer.

I.6 Effets nocifs des colorants synthétiques


I.6.1 Sur l’environnement
La production mondiale des colorants est estimée à 700.000 tonnes / an, dont 140.000
sont rejetées dans les effluents au cours des différentes étapes d’application et de confection [11].
Ces rejets peuvent nuire considérablement aux espèces animales, végétales ainsi qu'aux divers
microorganismes vivant dans ces eaux. Cette toxicité, donc, pourrait être liée à la diminution de
l'oxygène dissout dans ces milieux. Par ailleurs, Leur très faible biodégradabilité, due à leur
poids moléculaire élevé et à leurs structures complexes, confère à ces composés un caractère
toxique pouvant être élevé ou faible. De ce fait, ils peuvent persister longtemps dans ce milieu,
engendrant ainsi des perturbations importantes dans les différents mécanismes naturels existant
dans la flore (pouvoir d’auto épuration des cours d’eau, inhibition de la croissance des végétaux
aquatiques…) et dans la faune (destruction d’une catégorie de poissons, de
microorganismes…)[12].
Dans ces conditions la dose létale (DL50) reste le meilleur paramètre pour évaluer les effets
toxiques causés par ces déversements. Ainsi, une DL50 signifie la mort de 50% des espèces
animales testées en expérimentation [12].
Les données bibliographiques ont mentionné que [12]:
- Les algues peuvent être inhibés (à 35%) ou stimulés (à 65%) par les rejets d'effluents dans les
industries textiles. Ces résultats ont été obtenus lors des prélèvements effectués sur la coté Est
des U.S.A.
8
Partie I: La pollution des eaux par les matières colorantes.

- Le colorant "noir de l'uxanthol G" est très nocif pour les jeunes guppies à la concentration de
5mg/l.
- La fuchsine inhibe la croissance des algues et des petits crustacés pour des concentrations
minimales de 1mg/l et 20mg/l respectivement.
- Le bleu de méthylène est toxique pour les algues et les petits crustacés à partir des
concentrations de 0,1 mg/l et 2 mg/l respectivement.
- Le bleu de victoria, le violet de méthyle, le noir anthracite BT et le vert diamant sont très
toxiques pour la faune et la flore à partir de concentrations de 1mg/l.
- Les colorants cationiques (ou basiques) sont généralement très toxiques et résistent à toute
oxydation. En effet, d'autres études ont montré que le colorant cationique (sandocryl orange) est
très toxique pour les micro-organismes. En effet, après un temps de contact de 5 jours, le taux
d'inhibition a été de l'ordre de 96,5%. Ce taux, est cependant plus faible avec le colorant acide, le
Lanasyn Black (32,8%) et pratiquement nul avec un autre colorant de cette même famille, le
sandolan.
Donc, le traitement des effluents chargés en colorants s'avère indispensable pour la sauvegarde
de l'environnement [12].
I.6.2 Sur la santé humaine

L’emploi des colorants dans l’industrie alimentaire, particulièrement les synthétiques, se


pose depuis plus d’un siècle. Cette activité a engendré des problèmes de santé à l'être l'humain, à
cause de la toxicité de ces composés. Les exemples qui vont être cités illustrent bien ce fait [12] :

LOCK (1959) a montré l'existence d’une réaction à la tartrazine. Quelques années plus tard,
JUHLIN (1972) a relevé des cas d'asthme et d'éruptions cutanées (urticaires) en présence de
tartrazine. GATELAIN(1977) a signalé des syndromes d'allergie digestive à la suite de la
consommation d'aliments contenus dans ce colorant.
Le Jaune AB et le Jaune OB utilisés dans la coloration du beurre et de la margarine sont assez
toxiques. Ils se manifestent par certains symptômes tels que :
- Irritation du tube digestif.
- Diminution de la croissance.
- Augmentation du poids des reins et du foie.
Les colorants cationiques qui peuvent également exercer des actions néfastes sur
l'organisme humain :
- Le bleu de méthylène peut entraîner des cas d'anémie après une absorption prolongée.

9
Partie I: La pollution des eaux par les matières colorantes.

- Les dérivés du triphénylméthane provoquent l'eczéma et des troubles gastriques


(diarrhées).
Une des plus graves conséquences de l'usage des colorants synthétiques réside en des effets
cancérigènes suite à leur ingestion répétée. Ainsi, beaucoup de ces dangereux composés ont été
mis en évidence après une expérimentation rigoureuse sur les animaux.
Nous citons quelques exemples [12]:
- Les colorants azoïques, le rouge écarlate, le soudan III, l'orange SS (orange gras TX),
l'amaranthe, le jaune AB, le jaune OB, le rouge ponceau, le soudan I, le rouge citrus etc.…
- Les dérivées du triphénylméthane tels que le vert lumière SF, le vert solide, le vert guinée, le
bleu patenté (V), le violet cristallisé etc. …
- Les dérivées du diphénylamine comme l'auramine.
- Les dérivées de la phtaléine comme l'éosine, la fluorescéine, la rhodamine B etc.
I.7 Méthodes conventionnelles de traitement des colorants
I.7.1 traitement biologique

Par épuration biologique des eaux, on entend la décomposition des polluants organiques
dans l’eau par les microorganismes. Les procédés biologiques se partagent en deux catégories :
les traitements aérobies en présence d'oxygène et anaérobies sans oxygène.

I.7.1.1Traitement aérobie
Dans une unité biologique constituée d’un bassin de boue activée, les polluants sont
décomposés par des bactéries aérobies et autres microorganismes en une boue qui sédimente.
Dans le cas idéal, les polluants organiques sont oxydés jusqu’au dioxyde de carbone. Après
épuration, la boue est séparée des eaux usées par sédimentation dans un décanteur, une partie est
recyclée et le surplus est évacué après pressage ou centrifugation.

Si ces techniques sont adaptées à un grand nombre de polluants organiques, elles ne sont pas
suffisamment efficaces pour les rejets textiles. De nombreuses classes de colorants telles que les
azoïques sont récalcitrants, et la diminution de coloration est essentiellement due à une
adsorption sur les boues, plutôt qu’à la dégradation de la molécule de colorant [13].
I.7.1.2 Traitement anaérobie
En absence de l’oxygène, la digestion anaérobie des composés organiques conduit à la
formation du dioxyde de carbone, du méthane et de l’eau. Ce procédé présente une efficacité
importante dans le traitement des effluents très chargés caractérisés par une DCO relativement
élevée. Ce procédé utilisé dans les stations d’épuration des eaux permet de produire des quantités

10
Partie I: La pollution des eaux par les matières colorantes.

importantes en méthane. Ce dernier est utilisé comme source d’énergie notamment pour le
chauffage ou pour l’éclairage. Des études ont montré que la réduction voire la disparition de la
couleur n’est pas accompagnée de la minéralisation des colorants. La formation de composés
intermédiaires plus toxiques, notamment des amines a été signalée dans la littérature. Venceslau
et al. ont estimé la réduction de coloration par les procédés biologiques à seulement 10-20 %.
Cette constatation laisse à présager d’autres techniques qui permettraient d’abaisser le degré de
rétractabilité de la charge polluante en association avec les méthodes biologiques [1].
I.7.2 Coagulation-floculation
La clarification par «coagulation-floculation-décantation » est un des procédés les plus
utilisés. Il permet l’élimination des matières en suspension. Les matières colloïdales sont
coagulées par un apport en sels minéraux (de fer ou d’aluminium). Il y a formation de flocs qui
entraînent les particules coagulées. Le mode d’action des coagulants a fait l’objet d’un grand
nombre de recherches destinées à améliorer le rendement d’élimination des composés organiques
[14,15, 16].
I.7.3 Séparation membranaire

Dans ce procédé, les polluants sont retenus par une membrane semi perméable dont le
diamètre des pores est inférieur à celui des molécules à éliminer. Cette technique est largement
utilisée dans le dessalement de l’eau de mer. Selon la qualité de l’eau désirée, on distingue la
microfiltration, l’ultrafiltration ou la nanofiltration ou encore l’osmose inverse.
La nanofiltration s’applique surtout au traitement des bains de teinture de colorants réactifs en
agissant comme un filtre moléculaire tandis que la microfiltration retient les matériaux
colloïdaux tels que les colorants dispersés ou de cuve grâce à une «membrane écran».
L’ultrafiltration ne s’applique qu’à la réduction de DCO et des solides en suspension, et ne se
montre réellement efficace qu’en combinaison avec la coagulation/floculation.
Actuellement, des recherches sont menées dont le but de mettre en œuvre des membranes
nouvelles à prix abordable. En effet, ces procédés restent très limités dans leurs applications car
ils nécessitent des investissements importants à cause en grande partie du prix des matériaux
utilisés [1].
I.7.4 Adsorption
I.7.4.1 Définition
L’adsorption est un phénomène dans lequel les molécules d’une phase liquide ou gazeuse
(adsorbat) se fixent à la surface d’un solide appelé « adsorbant ». Ils existent plusieurs

11
Partie I: La pollution des eaux par les matières colorantes.

adsorbants utilisés pour la fixation des colorants tel que : le charbon actif, les zéolithes, les
argiles activées,… [17].
I.7.4.2 Type d’adsorption

En générale, l’adsorption se rapporte toujours à l’étude des interfaces gaz-solide ou


liquide-solide. Selon le type de liaison entre l’adsorbant et l’adsorbat, on distingue deux types
d’adsorption.
 Adsorption physique
La physisorption ou adsorption physique est un processus caractérisé par des énergies
relativement peu importantes (force de Van Der Waals) entre la matrice solide et le substrat.
C'est aussi un processus réversible qui ne s'accompagne d'aucune modification de la molécule
adsorbée (son identité est conservée), qui se produit aux basses températures et pour des énergies
de l'ordre de 10 Kcal/mole tout au plus [18].
 Adsorption chimique
Met en jeu des forces de plus grandes intensités (du type liaisons covalentes) et qui
modifie la structure moléculaire du soluté. En général l’adsorption chimique est plus lente, très
sensible à la température, irréversible et s’accompagne d’une forte variation d’énergie. La
désorption est difficile, elle peut s’exercer à des températures très élevées [19].
I.7.4.3 Facteurs influençant l’adsorption
De nombreux facteurs peuvent influencer le phénomène d’adsorption ce qui rendent leur
étude beaucoup plus difficile à interpréter. Ces paramètres sont [17] :
La surface spécifique de l’adsorbant.
La concentration du soluté
La nature de l’adsorbant
La nature de l’adsorbat
La température
La vitesse d’agitation
Le pH
Le temps de contacts

12
Partie II : La dégradation des colorants par les Procédés d’Oxydation Avancés « POA ».

II.1 Introduction
La pollution de notre planète est entrain de détruire l’équilibre écologique. Ce problème
est dû à la présence d’une large gamme des composés organiques non biodégradable et toxique
pour les êtres vivants. Les colorants, par exemple, représentent une classe importante des ces
polluants. Ils sont principalement issus des industries textiles causant la contamination des eaux
de surfaces et des eaux souterraines [20].
Afin de réserver nos ressources naturelles, les effluents industriels chargés en matières colorantes
doivent d’être dépollués puis rejetés dans le milieu accepteur. Le traitement biologique de ces
rejets est devenu inefficace à cause de la stabilité chimique des colorants [1], ainsi que leur
traitement par les méthodes conventionnelles sert qu’à déplacer la pollution d’une phase à une
autre. La mise en œuvre de procédés capables de minéraliser ces colorants s’avère nécessaire.
Les techniques d’oxydation avancée « POA » sont des procédés de traitement des effluents aussi
bien liquides que gazeux. Elles sont basées sur la génération in situ des espèces radicalaires très
oxydantes dotées d’un pouvoir oxydant fort comme les radicaux hydroxyles °OH responsables
de la minéralisation des polluants organiques[6].
D’une manière générale, il existe différentes voies de production de ces entités : à partir de voies
non photochimiques et photochimiques [12]. Le tableau II.1 regroupe les principales techniques
des POA.
Tableau N°1 : les principales techniques des POA [6].
Nom du procédé produits mis en jeux
Ozonation O3
Procédés non photochimiques Péroxonation O3/H2O2
Fenton H2O2/ Fe2+
Photolyse directe UV
Photolyses de l'Ozone O3/UV
Photolyses de péroxyde
Procédés photochimiques
d'hydrogène H2O2/UV
homogènes
Photolyses de péroxonation O3/H2O2/UV
Photocatalyse homogène (Photo-
Fenton) H2O2/Fe2+/UV
TiO2/UV
Procédés photochimiques photocatalyse hétérogène TiO2/H2O2/UV
hétérogènes ZnO/UV
ZnO/H2O2/UV

13
Partie II : La dégradation des colorants par les Procédés d’Oxydation Avancés « POA ».

Dans cette partie, nous allons donner des notions fondamentales sur les techniques d’oxydation
avancée et présenter une étude détaillée sur la photocatalyse hétérogène en se basant sur des
travaux publiés dans le domaine.
II.2 Les procédés non photochimiques
II.2.1 Ozonation (O3)
Contrairement à l’oxygène, l'ozone est un oxydant puissant (E° (O3/O2) = 2.07 V). Il
réagit avec les substances organiques dissoutes soit par attaque électrophile très sélective sur les
liaisons insaturées des alcènes et des composés aromatiques soit par réaction indirecte des
radicaux libres produits au cours du processus chimique. Il est à noter que la minéralisation
totale n’est pas atteinte, malgré le pouvoir oxydant élevé de l’ozone. Certains métabolites
toxiques subsistent dans le mélange réactionnel. La généralisation de cette technique est limitée
d’une part par les coûts généraux que nécessite sa mise en œuvre et d’autre part la faible
solubilité de cet oxydant dans l’eau. Ainsi que son transfert de masse très faible [6].
II.2.2 Péroxonation (O3/H2O2)
Dans le but d’améliorer l’efficacité de l’oxydation par l’ozone, des études ont montré
qu’il est possible de lui associer le peroxyde d’hydrogène. C’est la peroxonation. L’interaction
entre le peroxyde d’hydrogène et l’ozone conduit à la formation des radicaux hydroxyles selon
l’équation ([Link].1) :

([Link].1)
Même si ce procédé est plus efficace que l'ozonation grâce aux radicaux hydroxyles, son
efficacité est limitée par la vitesse de réaction entre O3 et H2O2. Ce système est affecté par les
mêmes contraintes que l'ozonation à savoir la faible solubilité de O3, la forte consommation

énergétique, les réactions parasites consommant les HO et le type de polluant (Hernandez et al.,
2002). En revanche, l'ozonation et la peroxonation présentent l'avantage par rapport aux procédés
avec irradiation UV, de pouvoir fonctionner dans une eau à forte turbidité, car le système ne
dépend pas de la transmitivité des rayonnements dans l'effluent [21].

II.2.3 Fenton
Le système de Fenton classique consiste en un simple mélange de deux réactifs, le fer
ferreux et le peroxyde d’hydrogène. D’autres systèmes Fenton ont été développés ces dernières
années pour améliorer les performances de ce procédé, et réduire les coûts de fonctionnement
dans certains cas. Il s’agit des procédés photo-Fenton et électro-Fenton [21].

14
Partie II : La dégradation des colorants par les Procédés d’Oxydation Avancés « POA ».

La réaction principale, permettant la génération de radicaux hydroxyles dans le milieu aqueux


est présentée ci-dessous ([Link].2):
([Link].2)
Ce procédé est attractif car il a déjà prouvé son efficacité pour la dégradation et la minéralisation
de nombreux polluants. De plus, le fer et le peroxyde d’hydrogène sont des réactifs relativement
peu chers et non toxiques. Les inconvénients de ce procédé sont d’une part la génération de
boues ferrugineuses et d’autre part la nécessité de contrôler le pH de manière très stricte pour un
bon déroulement de la réaction [22].
II.3 Les procédés photochimiques homogènes
II.3.1 photolyse directes
Les polluants organiques peuvent être dissociés par excitation UV directe (< 250 nm).
Pour ce faire, les polluants doivent avoir une forte absorption pour la lumière d’excitation. Le
composé oxydé par la photoexcitation initiale ([Link].3) réagit avec le dioxygène dissous dans
l’eau avant d'être transformé en sous-produits ([Link].4 et II.5).

([Link].3)
([Link].4)

([Link].5)
Le traitement des organiques par photolyse directe a rapidement été abandonné pour de
nombreuses raisons incluant les coûts très élevés de fonctionnement, la faible fiabilité du
matériel et les problèmes de maintenance. Mais le principal facteur de ce déclin a été l’arrivée de
la chloration jugée plus efficace et plus rentable [13].
II.3.2 photolyse d’Ozone
L’ozonation combinée au rayonnement UV est un procédé utilisé depuis les années 1970.
Un processus en deux étapes a été proposé. Tout d’abord, il y a photolyse de l’ozone induite par
la lumière (λ ≤ 315 nm), pour donner un atome d’oxygène à l’état excité([Link].6):
O3 + hυ → O* + O2 ([Link].6)
Celui-ci réagit alors avec une molécule d’eau, en solution aqueuse, pour former du peroxyde
d’hydrogène ([Link].7 et II.1):
O* + H2O → H2O2 ([Link].7)
Les radicaux hydroxyles peuvent aussi être générés, soit par décomposition de l’ozone en
présence de HO2- ([Link].8), soit par photolyse de H2O2 ([Link].9) soit par la réaction directe entre
l’ozone et le peroxyde d’hydrogène ([Link].1) :
. .-
O3 + HO2- → OH + O2 + O2 ([Link].8)
15
Partie II : La dégradation des colorants par les Procédés d’Oxydation Avancés « POA ».

([Link].9)

Ce procédé reste limité à cause du prix élevé d’O3 et son inefficacité dans le traitement des
effluents possédant une turbidité élevée [21].
II.3.3 photolyse de peroxyde d’hydrogène
Sous irradiation Ultraviolette, le peroxyde d’hydrogène se photolyse pour conduire à la
formation des radicaux hydroxyles selon l’équation ([Link].9). Ce réactif est extrêmement instable
lorsqu'il est concentré et sa décomposition en eau et en oxygène est fortement exothermique
(98,6 kJ/mol). La production des radicaux hydroxyles est affectée par les conditions de milieu
telles que la température, pH, concentration en H2O2 et la présence de consommateurs de
radicaux (H2O2 lui-même en forte concentration) [1].
II.3.4 photolyse de péroxonation
L’objectif recherché dans tous les cas consiste à produire d’avantages des radicaux
hydroxyles. Ce procédé combine en effet plusieurs voies conduisant à la formation de ces
radicaux ([Link].1, II.6, II.7, II.8 et II.9) mais il faut noter que la faible solubilité d’O3 et sa lente
réactivité avec le H2O2 limite l’application de cette technique [21].
II.3.5 photoFenton
L’irradiation dans ce système permet d’augmenter la vitesse des réactions et des
taux de minéralisation par rapport à la réaction de Fenton. Ceci est dû à la régénération des ions
ferreux par la réduction de fer ferrique ([Link].10), sous l’effet d’irradiations UV, issus de la
réaction Fenton ([Link].2) [14, 23, 24 et 25].

([Link].10)
II.4 Les procédés photochimiques hétérogènes « la photocatalyse
hétérogènes (TiO2) »
II.4.1 Généralités
Les recherches relatives à la photocatalyse ont commencé au début des années 1970 et
dès 1975. Carey et al. proposèrent la nouvelle technique TiO2-UV pour déchlorer les
polychlorobiphényles. Actuellement, la minéralisation des composés organiques en phase
gazeuse ou en solution est possible, ce qui laisse entrevoir un grand champ d’applications. La
photocatalyse peut être utilisée dans le domaine du traitement de l’eau, du traitement de l’air et
de la désodorisation, mais aussi comme agent antibactérien.

16
Partie II : La dégradation des colorants par les Procédés d’Oxydation Avancés « POA ».

En ce qui concerne les applications dans le domaine du traitement des eaux, de nombreuses
études ont démontré l’efficacité de la méthode sur des familles de composés organiques très
différentes tels que les hydrocarbures saturés ou insaturés, les composés oxygénés, les pesticides,
les colorants, les acides aliphatiques, les tensioactifs et divers composés aromatiques [11].
II.4.2 Principe de la photocatalyse hétérogène
Elle repose sur l’irradiation d’un semi-conducteur (TiO2, ZnO, CeO2, BaTiO3, CdS, ZnS,
….etc ) par des photons d’énergie supérieure ou égale à celle de sa bande interdite. De cette
absorption résulte une activation du semi-conducteur. Cette dernière se traduit par le passage
d’un électron de la bande de valence à la bande de conduction, créant un site d’oxydation (un
trou h+) et un site de réduction (un électron e-) [12].
En prenant l’exemple du dioxyde de titane (TiO2), son excitation par un rayonnement lumineux
est caractérisé par une longueur d’onde inférieure ou égale à 365 nm (Bande Gap = 3,23 eV)
conduisant à la formation de radicaux très oxydants (comme les radicaux hydroxyles). Lors de
l’irradiation de ce semi conducteur un électron passe de la bande de valence (BV) à la bande de
conduction (BC), créant un site d’oxydation (une vacance cationique notée « h+ » (un trou h+),
en même temps un site de réduction (un électron noté e-) ([Link].11) [26].
TiO2 TiO2 + e-]BC + h+]BV ([Link].11)
La figure II.1 représente les différents phénomènes qui se déroulent lors de la réaction
photocatalytique sur une particule de TiO2.

Figure II.1: mécanisme réactionnel de la réaction photocatalyrique (TiO2) [27]

17
Partie II : La dégradation des colorants par les Procédés d’Oxydation Avancés « POA ».

Les trous h+ réagissent avec des donneurs d’électrons tels que l’eau, les anions OH- adsorbés et
les produits organiques R adsorbés à la surface du semi-conducteur (de l’[Link].12 à [Link].14) en
formant des radicaux hydroxyles et R°:

([Link].12)

([Link].13)

([Link].14)

Les électrons réagissent avec des accepteurs d’électrons tels que le dioxygène pour former des
radicaux superoxydes. Cette réaction limite la recombinaison é/h+ ([Link].15 et Eq II.16) :
([Link].15)
([Link].16)
En l’absence d’accepteur et de donneur d’électrons appropriés, on assiste à l’annihilation
trou/électron (réaction de recombinaison très rapide de l’ordre de la picoseconde) ([Link].17) :

([Link].17)

Cette dernière réaction explique l’importance de l’eau et de l’oxygène dans le processus


photocatalytique. La recombinaison trou/électron est un facteur qui limite l ’efficacité de cette
méthode car la probabilité de recombinaison est d’environ 99,9% [12].
II.4.3 Choix du TiO2
Le procédé de photocatalyse à base de semi-conducteurs, utilisé pour la purification de l’air
et de l'eau, s'est surtout développé autour du dioxyde de titane grâce aux avantages considérables
que présente ce composé [27] :
 il est stable, peu onéreux, non toxique (Sous forme de nanoparticules il est classé comme
matière Cancérigène Mutagène Reprotoxique , susceptible à provoquer le cancer du
poumon);
 c'est le photocatalyseur le plus efficace ;
 il favorise la photodégradation d’une large gamme de polluants à température ambiante ;
 l’utilisation d’additifs n’est pas nécessaire.
Le TiO2 cristallise sous l’une de ces trois formes connues : anatase (figure II.2), rutile (figure
II.3) ou brookite (figure II.4 ). Les structures cristallines anatase et rutile sont actives en
photocatalyse contrairement à la forme brookite.

18
Partie II : La dégradation des colorants par les Procédés d’Oxydation Avancés « POA ».

Figure II.2: structure cristallographique du rutile [12].

L’anatase est une structure tétraédrique allongée avec des octaèdres d’oxygène irréguliers, mais
les distances Ti-O (1,917 Ǻ de moyenne) sont sensiblement égales aux autres côtés et à celles du
rutile (figure II.3).

Figure II.3: structure cristallographique de l’anatase [12]


La brookite est orthorhombique avec une structure plus complexe, bien que les distances Ti-O
soient similaires aux autres structures (figure II.4).

Figure II.4 : structure cristallographique de brookite [12]

19
Partie II : La dégradation des colorants par les Procédés d’Oxydation Avancés « POA ».

II.4.4 Facteurs influençant la photocatalyse


Parmi les facteurs principaux qui influent sur la vitesse de la réaction photocatalytique
sont :

II.4.4.1 Le potentiel d’hydrogène pH


L’influence du pH sur la vitesse de dégradation de polluant pendant une réaction
photocatalytique est souvent difficile à interpréter vu les multiples rôles qu’il joue. En solution,
le pH agit significativement sur la distribution des charges à la surface du photocatalyseur et la
taille des agrégats formés quand il s’agit de photocatalyseurs en suspension. Le pH pour lequel la
charge de surface de l’oxyde est nulle s’appelle Point de Charge Zéro ou point isoélectrique
(pHPZC). Le point de charge zéro du TiO2 P25 est égal à 6.8. La surface de TiO2 est positivement
chargée dans des conditions acides (pH< 6.8), pendant qu’elle est négativement chargée en
milieu alcalin (pH > 6.8) [29].
Le pH de la solution conduit à l’ionisation de la surface de semi-conducteurs suivant les
réactions ci-après ([Link].18 et [Link].19) :

pH < 6.8 ([Link].18)

pH > 6.8 ([Link].19)

La modification de charges présentes à la surface du catalyseur joue sur l’adsorption des


molécules réactives au niveau de la surface de TiO2, étape importante pour que la réaction
photocatalytique ait lieu [29].
D’autre part, les radicaux ●OH peuvent être formés durant la réaction qui se produit entre les
trous et les ions hydroxyde. Les trous sont considérés comme les espèces oxydantes majoritaires
pour un pH acide, alors que les radicaux hydroxyles sont prédominants à pH basique. Ce constat
favorise logiquement l’efficacité du processus photocatalytique à pH élevé. Cependant, ceci n’est
pas toujours vrai, car il faut prendre en considération la nature ionique des molécules en réaction.
Le cas des colorants représente un bon exemple. Le bleu de méthylène, un colorant cationique,
voit sa dégradation largement favorisée à pH alcalin alors que la disparition de l’Orange G
(colorant anionique) à pH élevé ne bénéficie pas de l’importante concentration en radicaux ●OH.
L’Orange II (OII) se trouve sous différentes formes ioniques selon le pH de la solution (figure
II.5). À faible pH (domaine 2-9), la forme anionique, HL-, est prédominante en solution. À des
valeurs élevées du pH (pH > 10), la concentration de la forme ionique, L2-, devient l’espèce
prédominante [29].

20
Partie II : La dégradation des colorants par les Procédés d’Oxydation Avancés « POA ».

Figure II.5 : espèces ioniques de l’Orange II présentes en solution en fonction du pH (STY,


2003).
Le pH influe sur l’adsorption des colorants modifiant ainsi leur vitesse de dégradation. A pH
< 6, l’adsorption du colorant augmente au niveau de la surface de TiO2 comme le résultat de
l’attraction électrostatique entre la surface de TiO2 chargée positivement et le colorant. À pH >
6.8, le colorant est chargé négativement et ne s’adsorbe qu’en faible quantité au niveau de la
surface de TiO2 à cause de la répulsion électrostatique liée à l’augmentation de la densité des
groupements TiO- en surface [29].
II.4.4.2 Les accepteurs d’électron
Dans la réaction photocatalytique, la recombinaison électron/trou est un facteur très
important qui limite le processus de dégradation. A cet effet l’ajout d’accepteur d’électron dans
la solution à traiter permet d’empêcher cette recombinaison ce qui conduit à produire plus des
radicaux hydroxyles et par conséquence d’améliorer l’efficacité de la photocatalyse hétérogène.
Il existe plusieurs additifs utilisé dans ce type de traitement, parmi les quels :S2O82-, BrO3-, H2O2,
O2,….etc [30].
En prenant un exemple représenté dans la figure II.6. Ces résultats obtenus par M.
Muruganandham, M. Swaminathan lors du traitement du Réactif Jaune 14 (RY 14)
montrent que le taux de décoloration et la dégradation augmente proportionnellement en
fonction de la concentration du H2O2. Au-delà de cette concentration (optimum) la vitesse de
la décoloration et de la dégradation reste inchangeable.

21
Partie II : La dégradation des colorants par les Procédés d’Oxydation Avancés « POA ».

Figure II.6: effet du H2O2 sur la décoloration et la dégradation du RY14. (TiO2-P25 = 4 g/l,
[RY14] = 5×10−4 mol/l, pH 5.5±0.1, irradiation time = 20 min) [30].
II.4.4.3 Le flux lumineux
Plusieurs d’études ont conclus que le profil de la variation du taux dégradation en
fonction de l’intensité lumineuse est divisé en 03 parties [29, 31 et 32]:
1. Pour les faibles intensités, la vitesse de dégradation des molécules en solutions augmente
linéairement avec l’intensité de la lumière (premier ordre),
2. Pour des intensités intermédiaires, la vitesse évolue selon la racine carrée de l’éclairement,
3. pour des éclairements élevés, la vitesse de la réaction phototcatalytique devient
indépendante de l’éclairement
Le tracé représenté dans la figure II.7 est un exemple sur l’évolution de la décoloration et la
dégradation du RY14 en fonction de l’intensité des rayonnements UV.

Figure II.7: effet de l’intensité d’irradiation UV sur la décoloration et la dégradation du RY14.


([RY14] = 5×10−4 mol/l, pH 5.5±0.1, irradiation time = 20 min) [30].

22
Partie II : La dégradation des colorants par les Procédés d’Oxydation Avancés « POA ».

II.4.4.4 La concentration en photocatalyseur


Il est clairement que la photocatalyse hétérogène dépend étroitement du semi-conducteur
utilisé. La quantité de ce derniers, sa pureté et ses propriétés physiques comme : la cristallinité, la
taille des particules et la surface spécifique constituent un ensemble de paramètres modifiants la
vitesse de la réaction photocatalytique.
La figure II.8 montre que, pour les 02 cas (ZnO et TiO2), la décoloration augmente avec
l’augmentation de la masse du semi-conducteurs jusqu’à l’obtention d’un taux maximal. Au delà
de cette valeur, la décoloration diminue.
La première étape est expliquée par [33]:
1) une augmentation des sites d’adsorption du colorant ;
2) une absorption meilleure du flux photonique ;
3) une augmentation dans la concentration des radicaux hydroxyles responsable de la
dégradation.
Tandis que la deuxième étape, la diminution est due à la mauvaise pénétration des rayonnements
UV et le phénomène d’effet d’écran devient prédominant [33].

Figure II.8: effet de la quantité du photocatalyseur sur le taux de la décoloration d’Eryhthrosine


([ER ] =22.0μ mole; pH =6.0) [33].
II.4.4.5 La concentration initiale en polluant
Le modèle cinétique de Langmuir-Hinshelwood permet d’évaluer la vitesse de dégradation
d’un polluant organique à différentes concentrations. Il est largement admis pour décrire la
cinétique de réaction de l’oxydation photocatalytique des polluants organiques dont les
hypothèses fondamentales sont les suivantes [34,27]:

23
Partie II : La dégradation des colorants par les Procédés d’Oxydation Avancés « POA ».

- l’adsorption des molécules organiques obéit au modèle d’adsorption de Langmuir:


monocouche, surface homogène, aucune interaction entre les molécules adsorbées;
- les étapes d’adsorption et de désorption sont rapides par rapport à la réaction chimique, celle-ci
est donc limitante;
- la transformation chimique n’implique que des espèces adsorbées et des sites libres.
L’expression de la cinétique de dégradation des composés organiques du second ordre selon le
Modèle L-H est ([Link].20) :
([Link].20)
Avec :
V : la vitesse initiale de la dégradation ou la disparition du composé organique
k’ : la constante cinétique du second ordre.

: les fractions des sites occupés par les radicaux hydroxyles et par les

composés organiques respectivement [2].

L’équation précédente peut être écrite par une cinétique du pseudo premier ordre selon la
formule suivante ([Link].21) [34] :

([Link].21)
Où:
V: Vitesse de la réaction de dégradation du composé organique
C : Concentration du composé organique
t : Temps d’irradiation
kLH : Constante de vitesse spécifique pour l’oxydation du composé
Kads : Constante d’équilibre d’adsorption
Les constantes cinétiques du modèle de Langmuir-Hinshelwood sont déterminées par la
représentation graphique après la linéarisation de l’équation II.20 ([Link].22) :

([Link].22)

Où :
V0 et C0 : la vitesse de dégradation et la concentration initiale du composé organique
respectivement.
La figure II.9 représente les résultats de la décoloration du 2-Chlorophénol obtenus par S.
Chergu, Bouafia et R. Alloune. Ses résultats montrent que la décoloration est rapide pour les

24
Partie II : La dégradation des colorants par les Procédés d’Oxydation Avancés « POA ».

faibles concentrations et pour les premières minutes du traitement. Ceci peut être expliqué par le
fait que l’adsorption des molécules est rapide par suite de la disponibilité de sites actifs.

Figure II.9: Variation de la concentration de 2-chlorophénol au cours du temps d’irradiation


[34]
L’application du modèle cinétique linéaire du L-H sur les résultats du 2-chlorophénol est
schématisée dans la figure II.10. La bonne valeur du coefficient de détermination (R 2 = 0.998)
conforte les hypothèses faites et indique la validité du modèle pour type de réacteur utilisé [34].

Figure II.10: linéarisation du modèle de langmuir-Hinshelwood [35].

25
Partie II : La dégradation des colorants par les Procédés d’Oxydation Avancés « POA ».

26
Partie III : Méthodes de traitement et d’analyses.

III.1 Introduction
Dans cette partie, nous avons étudié les propriétés physico-chimiques d’un colorant
anionique qui est l’Erythrosine « Er », ainsi que les méthodes de traitement d’analyses utilisées
durant le traitement de notre polluant qui sont : la demande chimique en oxygène « DCO » et la
spectrophotométrie UV/Visible.

III.2 Le polluant à dégrader


Le polluant choisi est un colorant universel appelé « Erythrosine ». Ce dernier est un
colorant de synthèse porte 02 charges négatives (Er2-) et appartenant à la famille des colorants
xanthène. Il a une structure organique complexe qui est schématisée dans la figure III.1[36].

Figure III.1 : formule développée d’Erythrosine.

27
Partie III : Méthodes de traitement et d’analyses.

III.2.1 Propriétés physiques et chimiques d’Er


Le tableau III.1 regroupe les principales propriétés physiques et chimiques d’Er.
Tableau III.1 : Les propriétés physiques et chimiques d’Er.
Quelques synonymes 1. sel disodique de l'acide (tétraiodo-2,4,5,7-oxydo-
3-oxo-6-xanthényl-9)-2 benzoïque .
2. Colorant alimentaire rouge E127.
3. Acide rouge 51
Formule brute C20H6I4O5Na2
Masse moléculaire 879,86 g/mole
Etat solide

poudre
Couleur

rouge
Solubilité dans l’eau élevée
Odeur inodore

III.2.2 Domaines d’utilisation d’Er


Ce colorant est largement utilisé dans le monde et dans différents domaines.
Parmi ces derniers, on peut citer [37]:
 Industries textiles : pour la laine, la soie et nylon.
 Produits alimentaires : les fruits en conserves, biscuits, chocolats, crèmes
glacées, jus, chwing-gums,….etc.
 Domaines médicales.
 Produits cosmétiques.
 Encres d’impressions.

28
Partie III : Méthodes de traitement et d’analyses.

III.2.3 Toxicité d’Erythrosine


L’Er est couramment rencontré dans les rejets industriels et par conséquence
peut causer des menaces diverses chez l’être humains [37]. Il a été signalé que l’E 127 provoque
une hyperactivité dans quelques cas, en plus de son possible lien avec la mutabilité. Comme il
provoque également une augmentation à la photo sensitivité chez les personnes sensibles à la
lumière du soleil [38]. Ce colorant peut aussi affecter l’activité de la thyroïde à cause de la
présence des iodures dans sa molécule et à des faibles concentrations endommage l’ADN dans
les organes gastro-intestinaux [37].
Aux États-Unis, des études sérieuses et convaincantes commandées par la FDA (Food and Drug
Administration) en 1983 prouvent que ce colorant cause des tumeurs à la glande thyroïde des rats
de laboratoire. Cependant, la recommandation de la FDA au fait de bannir l'Érythrosine a été
rejetée par des pressions de la part du gouvernement de Ronald Reagan à l'époque[39].
Bien que couramment utilisée dans la plupart des pays du monde, l'érythrosine est moins utilisée
aux États-Unis (le Rouge Allura E129 la remplaçant généralement). La FDA a, en 1990, mis en
place une interdiction partielle de l'érythrosine, citant des recherches montrant que des doses
élevées ont causé le cancer chez le rat. En Juin 2008, le Centre Scientifique d'Intérêt Public
(CSPI) a demandé à la FDA une interdiction complète de l'érythrosine aux États-Unis" [39].
III.3 Photocatalyseur
Le photocatalyseur utilisé est du dioxyde de titane TiO2-P25, fourni par la société
Degussa (Frankfort, Allemagne), contenant 80% d’anatase et 20% de rutile (photographie
III.1). La taille des particules est de 30 nm, la surface spécifique de 50 m2/g.

Photographie III.1 : le dioxyde de titane TiO2-P25.

29
Partie III : Méthodes de traitement et d’analyses.

III.4 Adsorption par le charbon actif


Les expériences d’adsorption ont été réalisées dans un réacteur placé sous agitation figure
III.2).
L’adsorbant utilisé est un charbon activé à l’état poudre (photographie III.2) du marque sigma-
Aldrich.

Réacteur en verre

Barreau magnétique.

Agitateur

Figure III.2 : réacteur d’adsorption. Photographie III.2 : le charbon actif.


III.5 Dispositif d’irradiation
La photographie (III.3) représante le système d’irradiation utilisé dans notre travail. Il est
constitué par un réacteur en ‘pyrex’, une lampe UV assurant l’émission de deux longueurs
d’ondes : 254 et 365nm et un agitateur assurant l’homogénéité du milieu réactionnel. La surface
intérieure est recouverte par papier aluminium afin de refléter les rayons émis par la lampe. Le
photoréacteur solaire est constitué par le même réacteur, placé sous le soleil. L’homogénéité du
milieu réactionnel est assurée par une agitation magnétique.

Lampe UV.

Réacteur.

Agitateur.

Miroir

Photographie III.3 : le photoréacteur.

30
Partie III : Méthodes de traitement et d’analyses.

III.6 Méthodologie analytique


III.6.1 Mesure de la Demande Chimique en Oxygène « DCO »
La valeur de la DCO caractérise la quantité de substances chimiquement oxydables
présentes dans l’eau. C’est un des paramètres d’évaluation utilisé pour estimer les taxes de
pollution que doivent payer les entreprises productrices d'effluents polluants. Il s’agit de la
quantité d’oxygène nécessaire pour oxyder principalement les composés organiques présents
dans l’eau [13].
La détermination de la DCO se fait essentiellement par oxydation avec un excès de bichromate
de potassium (K2Cr2O7), en milieu acide (H2SO4), et à ébullition, en présence de sulfate d’argent
(Ag2SO4) (catalyseur pour faciliter l’oxydation de certains composés aliphatiques) et de sulfate
de mercure (HgSO4) (agent complexant des chlorures empêchant leur oxydation en Cl2 gazeux
par le bichromate).
L’excès de bichromate de potassium est dosé par une solution titrée de sulfate de fer et
d’ammonium (FeSO4 (NH4)2SO4.7H2O) sachant que la concentration de la solution de Fe(II)
n'étant pas stable (oxydation à l’air), il est indispensable de déterminer le titre de la solution
avant chaque dosage. La mesure de DCO doit être faite simultanément sur les échantillons et sur
l’eau pure qui est utilisée pour faire les différentes dilutions. Cette mesure constitue ce que l’on
appelle un ‘blanc’ [7].
Un essai à blanc sera réaliser où l’échantillon à analyser sera remplacer par de l’eau distillée.
III.6.1.1 Mode opératoire
5 ml de la solution de bichromate de potassium (0,24 N) sont additionnés à l’échantillon. Le
mélange est homogénéisé soigneusement puis mélangé à 15 ml d’acide sulfurique/sulfate
d’argent en refroidissant avec précaution sous l’eau courante pour éviter toute perte de
substances organiques volatiles. Puis la solution est soumise à une ébullition avec reflux pendant
2 heures sur une plaque chauffante. Après refroidissement. Le volume de l’échantillon est
complété à 75 ml avec de l’eau distillée en suite titrée avec sulfate de fer (II) et d’ammonium en
présence d’une ou deux gouttes de la solution ferroïne indicateur. La fin du dosage est détectée
par le virement de la couleur verte au rouge violacé [7].
III.6.1.2 Equations mises en jeu
- La réaction suivante (Eq III.1) représente l’oxydation des matières organiques par le
dichromate de potassium:
Red + Cr2O72- + 14 H+ Oxy + 2 Cr3+ +7 H2O ( Eq III.1)

31
Partie III : Méthodes de traitement et d’analyses.

- Les demi-réactions d’oxydoréductions (Eq III.2 et Eq III.3) entre l’excès des ions Cr2O72- et
les cations Fe2+ (sel de Mohr) sont :
Fe2+ Fe3+ + e- (Eq III.2)
Cr2O72- + 14 H+ + 6 e- 2 Cr3+ + 7 H2O (Eq III.3)
Réaction globale : Cr2O72- + 14 H+ + 6Fe2+ 2 Cr3+ + 7 H2O + 6Fe3. (Eq III.4)
La valeur de DCO est calculée à partir de la relation suivante (Eq III.5):
8000 * C * V1 V 2 
DCO(mgd ' O2 / l )  (Eq III.5)
V0
Où :
V2 : Volume en mL de sel de Mohr versé pour l’échantillon ;
V1 : Volume en mL de sels de Mohr pour l’essai à blanc ;
V0 : Volume de la prise d’essai (ml) ;
C : Titre de la solution de sel de Mohr versé pour l’échantillon (mole/l) ;
La DCO est le paramètre que nous avons utilisé pour calculer les taux de dégradation à
travers la formule suivante (Eq III.6):
(Eq III.6)

Avec :
DCO0 et DCOt : absorbances initiale et à l’instant t.
Remarque :
Dans le cas de l’étude d’adsorption, il est question de taux d’élimination et non pas la
dégradation.
III.6.2 Principe de la spectrophotométrie UV/Visible
La spectrophotométrie est une méthode analytique quantitative qui consiste à mesurer
l'absorbance ou la densité optique d'une substance chimique donnée en solution [40].
Lorsqu’une lumière monochromatique incidente d’intensité I0 traverse un échantillon, une partie
de celle-ci est absorbée par les solutés. L’intensité I de la lumière transmise est donc inférieure à
I0. [14].
D’après la loi de BEER-LAMBERT, l’absorbance d’une solution est proportionnelle à la
concentration des espèces de la solution et à la longueur du trajet optique (distance sur laquelle la
lumière traverse la solution). Ainsi pour une solution limpide contenant une seule espèce
absorbante [40] :

  logI 0 / I    .l.C (Eq III.7)

32
Partie III : Méthodes de traitement et d’analyses.

Où :
A : absorbance ;
ε : coefficient d’extinction molaire ;
C : concentration de l’échantillon ;
l : épaisseur de la cuve ;
Dans cette étude, le sui de la décoloration de nos échantillons a été effectué à l’aide d’un
spectrophotomètre UV/Visible ‘OPTIZEN 2021’ équipé de deux lampes : deutérium (190-350
nm) et halogène (350 – 1100 nm) et d’une cuve en quartz d’épaisseur égale à 1 mm [41].
La spectrophotométrie UV-Visible, nous a permis de suivre la décoloration des solutions lors des
différents traitements, la formule utilisée donnant les taux de décoloration est comme suit (Eq
III.8) :

(Eq III.8)

Avec :
Abs0 et Abst : absorbances initiale et à l’instant t.
III.6.2.1 Détermination de la longueur d’onde maximale d’Er
Nous avons effectué un balayage de longueur d’onde d’une solution d’Er à 223 mg/l. Le
spectre obtenu est représenté sur la figure III.2.
1,6
1,4
1,2
1
Abs

0,8
0,6
0,4
0,2
0
200 300 400 500 600
λ (nm)

Figure III.2: spectre UV-visible d’une solution d’Erythrosine à pH naturel (5,57).


D’après le graphe, il apparait que les pics d’absorption d’Er sont : 261, 306 et à 526 nm.
Les 02 premiers pics sont dus aux cycles aromatiques tandis que le pic à 526 nm est du au
groupement chromophore [33]. Cette valeur va être utilisée pour établir la courbe d’étalonnage.

33
Partie III : Méthodes de traitement et d’analyses.

III.6.2.2 Etablissement de la courbe d’étalonnage


Pour obtenir la courbe d’étalonnage, nous avons mesuré l’absorbance des solutions filles
de concentration allant de 25 à 300 mg/l, à λ = 526 nm. Les valeurs obtenues sont données dans
le tableau III.2 et représentées graphiquement dans la figure III.3.
Tableau III.2 : les valeurs d’absorbance des solutions filles d’Erythrosine.
C (mg/l) 0 25 50 100 200 300
Abs 0 0,17 0,31 0,62 1,22 1,79

350
C = 165,503 Abs
300
R² = 0,9993
250
C (mg/l)

200
150
100
50
0
0 0,5 1 1,5 2
Abs

Figure III.3 : la courbe d’étalonnage d’Er.

On remarque que la droite à un cœfficient de détermination égale à 0,999 ce qui indique


une bonne linéarisation. Dans la suite de notre étude, nous allons utiliser la formule ci-dessous
(Eq III.9) afin de déterminer les concentrations résiduelles de notre polluant.
[ ] (Eq III.9)

34
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

IV.1 Introduction
L’objectif de cette partie de travail est d’essayer de dégrader l’Erythrosine par la photocatalyse
TiO2 en utilisant l’UV généré artificiellement et l’irradiation solaire. Pour cela, nous allons
présenter les résultats d’optimisation de quelques paramètres (masse du photocatalyseur et la
concentration en peroxyde d’hydrogène), étudier les cinétiques de la décoloration et de la
dégradation lors du traitement de notre polluant par différentes techniques (UV/TiO2, UV/ TiO2/
H2O2, solaire/TiO2 et solaire/ TiO2/H2O2) et établir une étude comparative.
IV.2 Effet du pH sur la longueur d’onde
Dans le but de connaitre le comportement de l’Erythrosine dans différents milieux : acide, neutre
et basique. Nous avons préparé des solutions à 223 mg/l en ajustant le pH entre 2 et 11 par des
solutions de soude et d’acide chlorhydrique. La figure IV.I représente les spectres UV-visible de
ces solutions dans un domaine de longueur d’onde compris entre 200 et 600 nm.

2 2,05
1,8 3,05
1,6 4
1,4
5,57 (nat)
1,2
7,01
Abs

1
0,8 8,99
0,6 10,99
0,4
0,2
0
200 300 400 500 600 700
λ (nm)

Figure IV.1: variation de l’Abs d’Er en fonction de la longueur d’onde à


différents pH.
A partir des courbes obtenues, on remarque que l’effet du pH sur le comportement d’Er
principalement en milieu acide (pH< 4,9) où nous avons observé un précipité de couleur rouge et
l’atténuation de la couleur de solution. Les bandes d’adsorption à 261, 306 et 526 nm se
maintiennent à leurs longueurs d’onde caractéristiques mais leurs intensités diminuent en
fonction de l’acidité du milieu. La solution reste stable dans une gamme de pH comprise entre
4,9 à 11,6 [36].

35
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

Le comportement du colorant « Erythrosine » vis-à-vis le pH limite les choix le type de


traitement. Certains procédés seront inappropriés car ils fonctionnent à pH acide, nous citons
comme exemple le procédé Fenton qui nécessite un pH autour de 3 et la technique électrique
plasma Glidarc dont la propriété est d’acidifier les solutions cibles. Dans ces conditions, nous
avons porté notre choix sur la photocatalyse hétérogène avec TiO2.
IV.3 traitement d’Erythrosine en utilisant une lampe UV
IV.3.1 Photolyse directe (UV254)
Dans la perspective de montrer l’influence des rayons UV254 seuls sur la dégradation du
colorant, nous avons effectué une étude préliminaire d’irradiation directe [1]. Dans nos
expériences nous avons travaillé avec un volume de 200 ml d’Er à 223 mg/l dans le
photoréacteur. Les résultats enregistrés sont résumés dans le tableau IV.1 et représentés
graphiquement par les figures IV.2 et figure IV.3.
Tableau IV.1 : résultats de la dégradation et la décoloration par photolyse directe.

t(h) C (mg/l) %décoloration DCO (mg/l) %dégradation


0 207,4 0,0 148,8 0,0
1 194,6 6,1 144 3,2
2 188,7 9,0 134,4 9,7
4 170,0 18,0 115,2 22,6
6 157,1 24,3 115,2 22,6
8 143,0 31,0 112,8 24,2

250

200

150
C (mg/l)

100

50

0
0 2 4 6 8 10
t (h)

Figure IV.2 : évolution de la concentration résiduelle d’Er traité par photolyse directe.

36
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

160

DCO (mg/l) 120

80

40

0
0 2 4 6 8 10
t (h)

Figure IV.3: suivi de la dégradation d’Er traité par photolyse directe.


Les résultats obtenus montrent que les taux de décoloration et de dégradation de l’Er sont
faibles. Un traitement de 8 heurs donne seulement 31% de décoloration et 24% de dégradation.
Cette insuffisance nous conduit à catalyser la réaction des rayonnements UV sur la solution à
traiter. En tenant compte de l’influence du pH sur l’Erythrosine et l’impossibilité de travailler en
milieu acide, nous avons retenu donc : la photocatalyse hétérogène avec TiO2.
IV.3.2 Application de la photocatalyse hétérogène sur l’Erythrosine (UV365/TiO2)
IV.3.2.1 Détermination du temps d’équilibre d’adsorption
L’adsorption à la surface du catalyseur est l’étape initiale précédant l’acte photocatalytique. Elle
est le siège d’une interaction molécules à dégrader et la surface du catalyseur [6].
Cette étude permet de déterminer le temps nécessaire pour atteindre l’équilibre d’adsorption des
colorants. Les expériences réalisées à l’obscurité ont consisté à introduire une suspension
d’Erythrosine (223 mg/l) en présence de TiO2 à 1g/l. A des intervalles de temps régulier, on
effectue des prélèvements. Une fois centrifugé, l’échantillon est analysé par spectrophotométrie
UV/Visible. Les résultats obtenus sont regroupés dans le tableau IV.2 et illustrés dans la figure
IV.4.
Tableau IV.2: étude de l’équilibre d’adsorption du TiO2 sur le colorant.
t (min) 0 5 10 20 30 40 60 90
C (mg/l) 220,8 218,3 220,0 219,3 218,8 219,0 219,1 219,9

37
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

240

200

160
C (mg/l)

120

80

40

0
0 20 40 60 80 100
t (min)

Figure IV.4: évolution de l’adsorption d’Erythrosine sur le TiO2.


La courbe montre que la variation de la concentration d’Er en fonction du temps est négligeable,
cela indique une faible adsorption de notre colorant à la surface du TiO2 (aux environ de 0,1%).
Dans le reste de nos expérimentations nous avons fixé le temps d’équilibre à 30 min avant de
procéder à l’irradiation.
IV.3.2.2 Optimisation de la masse du TiO2
Dans le but d’obtenir de bons résultats lors du traitement photocatalytique d’Erythrosine, nous
avons déterminé le taux de décoloration à différentes concentrations en TiO2 (0.5, 1.0, 1.5, 2.0,
2.5, 3.0 et 4.0 g/l) en traitant un volume de 200 ml de notre colorant à 223 mg/l. Le mélange a
été maintenu sous agitation pendant 2h d’irradiation, après centrifugation, la lecture de
l’absorbance a été effectuée à 526 nm. Les résultats obtenus sont regroupés dans le tableau IV.3
et illustrés par la figure IV.5.
Tableau IV.3: optimisation de la masse du TiO2.
[TiO2] (g/l) 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 4
% décoloration 0 26,3 43,0 48,5 49,3 49,0 48,2 49,2

38
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

80
70
60
%décoloration 50
40
30
20
10
0
0 1 2 3 4 5
[TiO2] (g/l)

Figure IV.5: évolution du taux de décoloration en fonction de la masse du TiO2.


La courbe obtenue indique une augmentation rapide du taux de décoloration entre 0 et
1.5 g/l en TiO2. Au delà de cette valeur, la décoloration reste stable à cause de la mauvaise
pénétration des rayons UV, l’opacité de la solution donne lieu à l’effet écran. [33]. En se basant
sur ces résultats, nous avons choisi de travailler avec une concentration en TiO2 égale à 1,5 g/l,
comme dose optimale.
IV.3.2.3 Décoloration et dégradation d’Er par la photocatalyse hétérogène (UV365 /TiO2)
Dans cette expérience, nous avons suivi la décoloration et la dégradation du colorant
pendant 180 min en traitant l’Er en présence de 1,5g/l de TiO2. Les résultats sont rassemblés
dans le tableau IV.4 et illustrés dans la figure IV.6 et figure IV.7.
Tableau IV.4 : résultats de la décoloration et de la dégradation d’Er par le système UV365/TiO2.
t(min) C (mg/l) %décoloration DCO (mg/l) %dégradation
-30 217,0 0,0 148,8 0,0
0 218,6 0,0 148,8 0,0
10 214,5 1,1 - -
20 196,6 9,4 - -
30 164,8 24,0 129,6 12,9
60 143,3 33,9 115,2 22,6
90 131,7 39, 3 105,6 29,0
120 111,7 48,5 96 35,5
150 102,9 52,5 96 35,5
180 103,3 52,4 96 35,5

39
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

250

200 b

150
C(mg/l)

a
100

50

0
-60 -30 0 30 60 90 120 150 180
t(min)

Figure IV.6 : a : évolution de la décoloration d’Er par UV365/TiO2 ; b : cinétique de


décoloration de pseudo second ordre.
200
b
160
DCO (mg/l)

120

80
a
40

0
-50 0 50 100 150 200 250 300
t (min)

Figure IV.7 : a : variation de la dégradation d’Er en fonction du temps par UV365/TiO2 ; b :


cinétique de dégradation de pseudo premier ordre.
Les pourcentages de décoloration et de dégradation après 180 min d’irradiation, en présence du
photocatalyseur, sont respectivement 52,4 et 35,5%. Il apparait clairement que l’ajout du TiO2
améliore les taux de la décoloration et de la dégradation par rapport aux résultats enregistrés dans
la photolyse directe qui est nettement inferieur 20% pour les deux cas.
La décoloration de l’Er par photocatalyse avec TiO2 suit une cinétique de pseudo second ordre
(figure IV.6.b) avec une constante cinétique de 4,0 .10-5 [Link]-1, par contre la dégradation
suit la cinétique du pseudo premier ordre (figure IV.6.a) avec une constante cinétique de 3,6 .10-3
min-1.

40
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

IV.3.3 Etude du traitement d’Er par le système UV365/TiO2/H2O2


IV.3.3.1 Influence de la photolyse par H2O2 sur la décoloration d’Er
Le but de cette expérience est de connaitre l’effet de la photolyse du peroxyde d’hydrogène à
365 nm sur la décoloration du colorant. Théoriquement la réaction entre l’Er et le H2O2 qui
conduit à l’étape de la miniralisation est la suivante :
C20H6I4Na2O5 + 37 H2O2 20CO2 + 39 H2O+ 2 Na+ + 4I- + 2H+ (Eq IV.1)
Nous avons suivi la décoloration de la solution d’Er en fonction du temps à différentes
concentrations en H2O2 (4,7 – 23,5 – 73,3 – 489,5 mmole/l). Les résultats obtenus sont
représentés dans le tableau IV.5 et exprimés par la figure IV.8.
Tableau IV.5 : résultats de la décoloration d’Er par photolyse directe du H2O2.
[H2O2] (mmole/l) t (min) 0 5 20 30 60 90 120
C (mg/l) 211,2 212,7 211,2 211,5 210,3 - -
4,7
%décoloration 0,0 0,0 0,0 0,0 0,4 - -
C (mg/l) 217,1 214,8 210,8 211,0 210,7 - -
23,5
%décoloration 0,0 1,1 2,9 2,8 3,0 - -
[Er](mg/l) 217,1 218,0 214,5 213,5 213,2 - -
73,3
%décoloration 0 0 1,2 1,7 1,8 - -
[Er](mg/l) 212,8 189,7 183,9 179,6 165,0 147,9 130,9
489,5
%décoloration 0,0 10,9 13,6 15,6 22,5 30,5 38,5

250
4.7 mmole/l
23.5 mmole/l
200
73.3 mmole/l

150 488.5 mmole/l


C(mg/l)

100

50

0
0 50 100 150
t (min)

Figure IV.8 : évolution de la concentration d’Er traité par photolyse en présence du H2O2.
Les résultats montrent que le peroxyde d’hydrogène n’a aucun effet sur la décoloration
dans la gamme 4,7 jusqu’à 73,3 mmole/l. Par contre lorsqu’on utilise une concentration élevée
de 488,54 mmole/l nous avons obtenus un taux de 38,5% qui été de 9% en absence du H2O2.
IV.3.3.2 Optimisation de la concentration du H2O2 en présence du système UV365/ TiO2
41
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

L’addition du peroxyde d’hydrogène dans le système UV365/ TiO2 joue le rôle d’un
accepteur d’électron en empêchant la recombinaison é/h et par conséquence devrait améliorer la
dégradation de notre polluant. Nous avons traité l’Er en présence de 1,5 g/l en TiO2 et du
H2O2 à différentes concentrations : 4,7 - 9,4 – 18,7 – 28,1 et 47,0 mmole/l. Les valeurs
enregistrées sont regroupées dans le tableau IV.6 et exprimées graphiquement par la figure IV.9.

Tableau IV.6 : suivi de la décoloration d’Er traité par le système UV365/ TiO2/ H2O2.
[H2O2] (mmole/l) t (min) 0 30 60 120
C (mg/l) 221,4 172,1 116,5 67,8
4,7
%décoloration 0,0 22,3 47,4 69,4
C (mg/l) 222,9 190,5 102,8 61,7
9,4
%décoloration 0,0 14,5 53,9 72,3
C (mg/l) 221,4 166,3 88,7 21,5
18,7
%décoloration 0,0, 24,9 56,0 90,3
C (mg/l) 223,4 152,6 58,6 16,0
28,1
%décoloration 0,0 31,7 73,8 92,8
C (mg/l) 222,9 143,7 56,3 13,7
47,0
%décoloration 0,0 35,6 74,8 93,8
100

80
% décoloration

60

40

20

0
0 10 20 30 40 50
[H2O2] (mmole/l)

Figure IV.9 : taux de décoloration d’Er par le système UV365/ TiO2/ H2O2 après 2h
d’irradiation.
La figure montre que le taux de décoloration augmente proportionnellement avec la
concentration du H2O2 (de 4,7 jusqu’à 18,7 mmole/l).
Un traitement de 2h sans H2O2 donne 48,5% de décoloration. Ce taux passe 90,3% en présence
de 18,7 mmole/l de H2O2. Ces résultats sont expliqués par une série de réaction [30]:
(Eq IV.2)
(Eq IV.3)
42
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

(Eq IV.4)
Lorsque la concentration du peroxyde d’hydrogène est supérieure à 18,7 mmole/l, le taux de
décoloration reste stable. Ce palier est dû à la présence des réactions secondaires (Eq IV.5 à Eq
IV.7) qui consomment les radicaux hydroxyles :
(Eq IV.5)
(Eq IV.6)
(Eq IV.7)
IV.3.3.3 Etude de la décoloration et de la dégradation d’Er par le système
UV365/TiO2/H2O2
Cette expérience consiste à suivre l’évolution de la décoloration et de la dégradation d’Er
en présence du TiO2 (1,5 g/l) et de H2O2 (4,7 mmole/l). Nous avons effectué des prélèvements à
différents temps allant de 60 jusqu’à 210 minutes. Les résultats d’analyse en concentration
résiduelle et en DCO sont rassemblés dans le tableau IV.7 et exprimés graphiquement dans les
figures IV.10 et IV.11.
Notons qu’en utilisant une concentration de 18,7 mmol/l en H2O2, la mesure de la DCO a été
perturbée, les valeurs obtenues ont été supérieures à la valeur initiale. C’est pourquoi, nous avons
tenté l’expérience avec une concentration plus faible que celle utilisée dans l’étude de la
décoloration. Nous jugeons que la dégradation serait mieux appréciée avec une autre méthode
analytique que la DCO car parmi les interférences de cette méthode, la présence de réducteurs
qui réagissent avec le bichromate de potassium et fausse la valeur de la DCO.

Tableau IV.7 : taux de décoloration et de dégradation d’Er traité par le procédé


UV365/TiO2/H2O2.
t(min) C (mg/l) %décoloration DCO (mg/l) %dégradation
-30 224,3 0,0 158,4 0,0
0 223,3 0,4 158,4 0,0
60 126,6 43,5 158,4 0,0
90 101,8 54,6 115,2 27,3
120 66,4 70,4 96,0 39,4
150 61,4 72,6 100,8 36,4

43
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

180 25,6 88,6 96,0 39,4


210 18,9 91,6 96,0 39,4

250

200
C (mg/l)

150 b
a
100

50

0
-60 0 60 120 180
t (min)

Figure IV.10 : a : évolution de la concentration résiduelle d’Er traité par UV365/TiO2/H2O2 ; b :


cinétique de la décoloration de pseudo premier ordre.
240

200
b
160
DCO (mg/l)

120
a
80

40

0
-30 30 90 150 210 270
t (min)

Figure IV.11 : a : évolution de la dégradation d’Er traité par UV365/TiO2/H2O2; b:


cinétique de dégradation de pseudo premier ordre.
La figure IV.10.a montre une diminution de la concentration résiduelle d’Erythrosine. Le
traitement par cette technique a provoqué une chute de 91,59% après 3h d’irradiation.
La cinétique de décoloration est déterminée par le tracé du ln (C0/C) en fonction du temps de
traitement. La représentation graphique est donnée par la figure (IV.10.b), prouve que la réaction
est pseudo ordre 1 avec une constante de vitesse égale à 0,0122 min-1.
L’analyse de la figure IV.11.a montré que la DCO diminue progressivement jusqu’à atteindre
une valeur constante (39,4 %) même après prolongation du temps de traitement. La
44
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

représentation de la cinétique de dégradation (figure IV.11.b) montre que la réaction est de


pseudo premier ordre avec une constante égale à 0,0028 min-1.
En comparant avec celui obtenu lors du traitement par traité UV365/TiO2 sans H2O2 nous
remarquons une légère amélioration. Nous nous attendons à de meilleurs résultats, or le peroxyde
d’hydrogène semble interfère avec les réactifs de la méthode analytique DCO.
IV.3.4 Etude du modèle cinétique Langmuir-Hinshelwood
Le modèle cinétique de Langmuir-Hinshelwood est largement admis pour décrire la cinétique de
réaction de l'oxydation photocatalytique des polluants organiques. Le modèle permet d’évaluer la
vitesse de dégradation d'un polluant organique à différentes concentrations. L’expression de la
vitesse de la réaction s’écrit :

(Eq IV.8)

La linéarisation de la formule ci-dessus, nous donne :


(Eq IV.9)

Cette dernière équation nous permet de déterminer les constantes d’adsorption et de L-H en
traçant l’inverse de la vitesse initiale en fonction de l’inverse de la concentration initiale.
La réaction d’oxydation complète qui conduit à la minéralisation d’Erythrosine (Eq IV.10) est la
suivante :
(Eq IV.10)
L’équation ci-dessus permet de calculer la DCO théorique (en mg/l d’O2) selon la formule ci-
après :

(Eq IV.11)

Avec :
C : concentration massique du colorant en mg/l.
α et β: coefficients stœchiométriques de O2 et du colorant respectivement.
Mm : la masse moléculaire du colorant en g/mole.
Afin d’appliquer le modèle cinétique de LH sur l’Erythrosine nous avons choisi des
concentrations en se basant sur la DCO théorique. Ces concentrations sont rassemblées dans le
tableau IV.8.
Tableau IV.8 : les concentrations d’Er et ses correspondances en DCO théoriques.

DCOthéo (mg/l d’O2) C (mg/l)


25 37,2

45
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

50 74,3
100 148,6
150 223,0
200 297,3

IV.3.4.1 Application du modèle L-H sur l’Er traité par le système UV365/TiO2
Pour différentes concentrations en Er, nous avons déterminé l’évolution de la décoloration en
présence du photocatalyseur (1,5 g/l). Les résultats enregistrés pour chaque concentration sont
rassemblés dans le tableau IV.9 et représentés dans la figure IV.12.
Tableau IV.9 : étude de la décoloration de l’Er pour différentes concentrations.

C0 (mg/l) t (min) -30 0 10 20 30 60 90 120 150


C (mg/l) 37,1 40,0 24,5 15,7 9,1 4,1 3,1 2,3 0,8
37,2
%décoloration 0,0 0,0 34,0 57,6 75,4 88,8 91,5 93,7 97,8
C (mg/l) 80,4 78,4 75,1 62,4 58,9 44,7 34,4 24,5 20,4
74,3
%décoloration 0,0 0,0 6,6 22,4 26,7 44,4 57,2 69,5 74,7
C (mg/l) 143,8 145,3 139,0 123,6 116,0 106,2 97,3 74,5 69,7
148,6
%décoloration 0,0 0,0 3,3 14,0 19,3 26,1 32,3 48,2 51,5
C (mg/l) 220,9 219,4 214,5 196,6 184,5 145,3 131,7 111,7 102,9
223,0
%décoloration 0,0 0,0 2,9 11,0 16,5 34,2 40,4 49,4 53,4
C (mg/l) 291,6 293,6 285,2 277,2 271,7 245,6 215,5 173,9 138,2
297,3
%décoloration 0,0 0,0 2,2 4,9 6,8 15,8 26,1 40,3 52,6

400
37.2 mg/l

74,3 mg/l
300
148,6 mg/l
C(mg/l)

223 mg/l
200
297.3 mg/l

100

0
-30 0 30 60 90 120 150 180
t(min)

46
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

Figure IV.12 : évolution de la décoloration d’Er pour différentes concentrations.


L’efficacité du traitement photocatalytique diminue pour des solutions de colorant concentrées.
Ceci est probablement du : (i) à l’insuffisance des HO  générés par le plasma/TiO2 devant
l’augmentation du nombre de molécules de colorants à traiter ; (ii) les HO  produits à la surface
de TiO2 sont réduits à cause des molécules de colorants qui occupent les sites actifs de TiO2 (iii)
la forte concentration de la solution à traiter empêche une majeur partie d’UV de pénétrer les
particules de TiO2 ‘effet écran’. Ce phénomène contribuera à diminuer la concentration des HO 
[7].
En se basant sur ces résultats, nous avons tracé le modèle cinétique de L-H ainsi que la
détermination de ses constantes. Les valeurs de la vitesse initiale calculées à partir de la figure
IV.12 sont données dans le tableau IV.10 et représenté dans la figure IV.13.

Tableau IV.10 : variation de la vitesse initiale en fonction de la concentration initiale.

V0 (mg/[Link]) 1/V0 ([Link]/mg) C0 (mg/l) 1/C0 (l/mg)


0,0 0,0 0,0 0,0
0,713 1,403 75,304 0,013
1,073 0,932 155,242 0,006
1,226 0,816 220,947 0,005

1,6
V0-1 = 100,98xC0-1 + 0,1754
1,4 R² = 0,9132
1,2
1/V0 ([Link]/mg)

1
0,8
0,6
0,4
0,2
0
0 0,002 0,004 0,006 0,008 0,01 0,012 0,014
1/C0 (l/mg)

Figure IV.13: cinétique de décoloration selon le modèle L-H.

47
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

Le tracé représenté dans la figure IV.13 montre que la décoloration suit le modèle cinétique L-H
avec un coefficient de détermination égale à 0,[Link] constantes de ce modèle sont calculées à
partir de la pente et de l’ordonnée à l’origine de l’équation affichée dans la figure IV.13. Après
un simple calcul, on trouve que: kLH égale à 5,701 mg. [Link]-1 et Kads = 0,002 [Link]-1.
IV.3.4.2 Application du modèle L-H en présence du système UV365/TiO2/ H2O2
On suit le même protocole expérimental qu’avec le TiO2 seul, mais la différence est l’addition
sous agitation de H2O2 à une concentration de 18,84m mole/l. Les résultats sont rassemblés dans
le tableau IV.11 et présentés dans la figure IV.14.
Tableau IV.11 : suivi de la décoloration d’Er traité par le système UV365/TiO2/ H2O2
C0 (mg/l) t (min) -30 0 10 20 30 60 90 120 150

37,2 C (mg/l) 36,1 36,7 15,7 12,1 3,6 0,7 0,30 0,33 0,33
%décoloration 0,0 0,0 56,4 57,3 89,9 98,2 99,1 99,1 99,1
74,3 C (mg/l) 88,0 84,2 58,7 39,1 29,8 10,9 8,3 3,5 4,6
%décoloration 0,0 0,24 33,3 55,6 66,2 87,6 90,6 96,0 94,7
148,6 C (mg/l) 147,8 149,4 122,6 105,1 81,3 23,5 12,4 9,9 10,1
%décoloration 0,0 0,0 17,0 28,9 45,0 84,1 91,6 93,3 93,2
223,0 C (mg/l) 220,9 226,4 212,3 190,5 158,5 74,1 34,4 17,4 14,9
%décoloration 0,0 0,0 3,9 13,8 28,2 66,4 84,4 92,1 93,3
297,3 C (mg/l) 272,9 274,9 254,5 236,0 225,2 196,8 163,2 126,1 81,4
%décoloration 0,0 0,0 6,7 13,5 17,5 27,9 40,2 53,8 70,1

300 37.2 mg/l

250 74.3 mg/l


148.6 mg/l
200
223,0 mg/l
C(mg/l)

150 297.3 mg/l

100

50

0
-30 0 30 60 90 120 150 180
t(min)

Figure IV.14 : évolution de la décoloration d’Er à différentes concentrations traité par


UV365/TiO2/ H2O2.

48
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

On remarque que les taux de décoloration sont améliorés en présence du peroxyde


d’hydrogène cela est dû à une augmentation dans la formation des radicaux hydroxyles
responsables de la destruction du colorant.
La représentation du modèle cinétique du L-H à base de ces résultats est donnée dans le tableau
IV.12 et exprimée dans la figure IV.15.
Tableau IV.12 : variation de la vitesse initiale en fonction de la concentration initiale.

V0 (mg/[Link]) 1/V0 ([Link]/mg) C0 (mg/l) 1/C0 (l/mg)

0 0,0 0,0 0,0


0,604 1,656 36,080 0,028
1,448 0,691 88,048 0,011
2,068 0,484 147,794 0,007
2,689 0,372 220,947 0,005

1,8
V0-1 = 57,958xC0-1+ 0,0565
1,6
R² = 0,9949
1,4
1/V0 ([Link]/mg)

1,2
1
0,8
0,6
0,4
0,2
0
0 0,005 0,01 0,015 0,02 0,025 0,03
1/C0 (l/mg)

Figure IV.15 : cinétique de L-H appliquée sur l’Er traité par UV365/TiO2/ H2O2.
La droite obtenue a un coefficient de détermination de 0,995 ce qui confirme la validité de ce
modèle sur la décoloration du colorant. Les valeurs des constantes du modèle L-H sont : kLH =
17,86 mg/[Link] et Kads = 0,001 l/mg.

49
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

IV.4 Traitement solaire d’Erythrosine


L’ultraviolet est généralement la source lumineuse le plus employée dans les procédés
d’oxydation avancée [42]. Ce rayonnement est généré artificiellement par des lampes à mercure
ou à xénon qui sont chères, instables, et nécessitent une puissance électrique élevée [43]. Vu
que la lumière solaire se compose de rayonnement ultraviolet entre 3 et 5%, nous avons mis à
profit l’énergie solaire pour explorer l’aspect économique du traitement photocatalytique.
IV.4.1 Photolyse solaire
Cette expérience permet d’étudier l’efficacité des rayonnements solaires sur la
décoloration et la dégradation de l’Erythrosine. Nous avons traité une solution d’Er laissé sous
irradiations nuageux et solaires que nous avons placé à l’extérieur du laboratoire. Les résultats
d’analyse des échantillons prélevés sont rassemblés dans le tableau IV.13 et représentés
graphiquement par les figures IV.16 et IV.17.

Tableau IV.13 : évolution de la décoloration et de la dégradation d’Er traité par photolyse


(nuages et solaire).
Nuages Solaire
C DCO C DCO
t(h) (mg/l) %décoloration (mg/l) %dégradation (mg/l) %décoloration (mg/l) %dégradation
0 211,5 0,0 158,4 0,0 219,6 0,0 158,4 0,0
1 177,7 16,0 153,6 3,0 167,3 23,8 134,4 15,1
2 158, 25,3 134,4 15,1 91,0 58,5 129,6 18,2
4 91,8 56,6 120 24,2 15,6 92,9 124,8 21,2
6 29,3 86,2 110,4 30,3 9,9 95,5 115,2 27,3
7 12,9 93,9 110,4 30,3 - - - -
8 - - - - 9,3 95,8 100,8 36,4

50
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

250 Soleil Nuages

200

C(mg/l) 150

100

50

0
0 2 4 6 8 10
t (h)

Figure IV.16 : évolution de la concentration résiduelle d’Er lors du traitement par photolyse
(nuages et solaire)

Soleil Nuages

200

160
DCO (mg/l)

120

80

40

0
0 2 4 6 8 10
t (h)

Figure IV.17 : effet de la photolyse (nuages et solaire) sur la dégradation de l’Er.

D’après la figure IV.16, la décoloration d’Erythrosine est plus rapide sous le soleil que par temps
nuageux avec des taux de décoloration de 86,2 et 95,5% respectivement au bout de 6h de
traitement. En ce qui concerne la dégradation, les courbes obtenues montrent que les résultats de
la DCO sont presque identiques dans les 02 cas de traitement ne dépassant pas les 30% de
dégradation au bout de 7h d’irradiation.
IV.4.2 Photocatalyse d’Er par le procédé solaire/TiO2
Nous avons étudié le traitement de l’érythrosine à une concentration de 223 mg/l en
présence de 1,5 g/l du TiO2 et exposé à l’irradiation solaire. Les valeurs d’analyse obtenues sont
données dans le tableau IV.14 et exprimées par les figures IV.18 et IV.19.
Tableau IV.14 : traitement d’Er par le système solaire/TiO2.
51
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

t (min) C (mg/l) %décoloration DCO (mg/l) %dégradation


-30 224,3 0,0 158,4 0,0
0 224,3 0,0 158,4 0,0
10 197,8 11,8 - -
20 158,5 29,3 - -
30 135,7 39,5 120 24,2
60 81,3 63,8 105,6 33,3
90 42,9 80,9 91,2 42,4
120 25,5 88,6 62,4 60,6
150 11,4 94,9 28,8 81,8
180 9,3 95,9 28,8 81,8
210 7,5 96,7 28,8 81,8

250

200
b
150
C (mg/l)

100
a
50

0
-50 0 50 100 150 200 250

t (min)

Figure IV.18: a : évolution de la concentration d’Er en fonction du temps ; b:


cinétique de décoloration du pseudo premier ordre.

52
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

200

160
b
DCO (mg/l)
120

80
a
40

0
-50 0 50 100 150 200 250
t (min)

Figure IV.19 : a : évolution de la dégradation d’Er traité par solaire/TiO2, b : cinétique de


pseudo premier ordre de dégradation d’Er.
On remarque à partir de la figure IV.18.a qu’au bout de 150 minutes de traitement solaire, la
décoloration est presque totale atteignant 95%. L’étude cinétique (figure IV.18.b) montre que la
décoloration est de du pseudo premier ordre avec une constante égale : 0,0187 min-1.
La dégradation du colorant augmente progressivement avec le temps d’exposition au soleil
jusqu’à atteindre une valeur maximale de 81,8%. La cinétique de cette dégradation est de pseudo
premier ordre avec une constante égale à 0,0091 min-1.
IV.4.3 Photocatalyse solaire d’Er en présence TiO2 et H2O2
Dans le but d’obtenir de meilleurs résultats de la décoloration et de la dégradation, nous
avons traité le polluant en présence du TiO2 (1,5 g/l) et en présence d’un accepteur d’électrons
« H2O2 » (4,7 mmole/l). Le tableau IV.14 regroupe les différents résultats obtenus et qui sont
présentés graphiquement par la figure IV.20 et IV.21.
Tableau IV.14 : taux de décoloration et de dégradation d’Er traité par solaire/TiO2/H2O2.
t (min) C (mg/l) %décoloration DCO (mg/l) %dégradation
-30 222,6 0,0 158,4 0,0
0 223,3 0,0 158,4 0,0
60 41,4 81,4 124,8 21,2
90 7,8 96,5 105,6 33,3
120 4,2 98,1 91,2 42,4
150 3,0 98,7 57,6 63,6
180 2,5 98,9 52,8 66,7
210 3,1 98,6 48 69,7

53
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

250

200

b
C (mg/l)
150

100 a

50

0
-60 0 60 120 180
t (min)

Figure IV.20 : a : évolution de la décoloration d’Er traité par solaire/TiO2/H2O2; b:


cinétique de décoloration de l’Er traité par solaire/TiO2/H2O2

200

160
b
DCO (mg/)

120

80
a
40

0
-50 0 50 100 150 200 250
t (min)

Figure IV.21 : a : évolution de la DCO d’Er en fonction du temps ; b : cinétique de dégradation


de l’Er traité par solaire/TiO2/H2O2.
On constate que le taux de décoloration est amélioré atteignant 96,5%pendant 90 minutes de
traitement alors qu’il était de 80,9% lors du traitement par TiO2 /solaire. La figure IV.20.b
prouve que la décoloration suit la cinétique du pseudo premier ordre avec une constante égale à
0,0306 min-1.
Le profil de la dégradation d’Er (figure IV.21.a) montre qu’au début du traitement, la DCO
diminue rapidement et qu’après 150 minutes la dégradation est presque stable avec un taux égal
à 66,7%. Ce taux était de 81,8% pour le traitement TiO2/solaire nous confirmons les
interférences que provoque le peroxyde d’hydrogène vis-à-vis des réactifs de la DCO. L’étude de
la cinétique présentée dans la figure IV.21.b révèle que la dégradation de l’Er par photocatalyse

54
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

solaire TiO2/H2O2 suit une cinétique de pseudo premier ordre avec une constante cinétique de
0,0061 min-1.
IV.4.4 Application du modèle cinétique de L-H sous le soleil
IV.4.4.1 Cinétique de L-H en présence du système solaire/TiO2
Nous avons suivi les mêmes démarches que pour le traitement par UV365/TiO2 (partie IV.3.4)
sauf que le traitement a été effectué sous l’irradiation solaire. Le tableau IV.15 résume les
résultats enregistrés où ils sont présentés dans la figure IV.22.
Tableau IV.15 : suivi de la décoloration d’Er traité par solaire/TiO2.
C0
(mg/l) t (min) -30 0 10 20 30 60 90 120 150
C (mg/l) 37,1 37, 10,3 2,1 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
37,2
%décoloration 0,0 0,0 72,3 94,2 100 100 100 100 100
C (mg/l) 82,7 77,3 70,2 56,8 49,1 24,7 14,1 10,8 11,2
74,3
%décoloration 0,0 0,2 15,2 31,4 40,6 70,2 83,0 87,0 86,4
C (mg/l) 161,5 138,4 112,9 99,0 83,6 53,5 26,1 23,2 16,0
148,6
%décoloration 0,0 0,0 30,1 38,7 48,3 66,9 83,8 85,7 90,1
C (mg/l) 224,3 222,8 197,8 158,5 135,7 81,3 31,1 31,1 31,1
223,0
%décoloration 0,0 0,0 11,8 29,3 39,5 63,8 86,1 86,1 86,1
C (mg/l) 302,9 301,7 272,1 230,5 163,0 74,6 35,7 18,9 19,9
297,3
%décoloration 0,0 0,0 10,2 23,6 46,2 75,3 88,2 93,8 93,4

400
37.2 mg/l
74.3 mg/l
300
148.6 mg/l
223,0 mg/l
C(mg/l)

200 297.3 mg/l

100

0
-30 0 30 60 90 120 150 180
t(min)

Figure IV.22 : évolution de la concentration résiduelle d’Er traité par solaire/TiO2 à différentes
concentration initiales.

55
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

D’après les courbes obtenues, on remarque que la décoloration est rapide au début du
traitement (0 à 60 min pour les concentrations allant de 74,3 mg/l). En prolongeant le temps
d’irradiation, le profil de vitesse de la disparition du colorant ralentie jusqu’à sa stabilisation avec des
taux variant entre : 86,1 et 100% après 150 minutes d’exposition au soleil.

Les vitesses initiales calculées à partir de la figure IV.22 sont rapportées dans le tableau IV.16 et la
représentation du modèle cinétique de L-H est exprimée par la figure IV.23.
Tableau IV.16 : variation de la vitesse initiale en fonction de la concentration initiale.
V0 (mg/[Link]) 1/V0 ([Link]/mg) C0 (mg/l) 1/C0 (l/mg)
0,0 0,0 0,0 0,0
0,811 1,233 37,073 0,027
1,341 0,746 82,752 0,012
3,922 0,255 224,257 0,004
4,154 0,241 302,870 0,003

1,4 V0-1 = 45,134x C0-1+ 0,0723


1,2 R² = 0,9738
1/V0 ([Link]/mg)

1
0,8
0,6
0,4
0,2
0
0 0,005 0,01 0,015 0,02 0,025 0,03
1/C0 (l/mg)

Figure IV.23 : représentation linéaire du modèle cinétique de L-H sur l’Er traité par
solaire/TiO2.
L’équation affichée sur la figure IV.23 à un coefficient de détermination de 0,974, ce qui
nous renseigne sur la conformité do modèle par rapport à la décoloration avec une constante
d’adsorption égale à 0,002 [Link]-1 et une constante de L-H est de 13,831 mg.l-1 .min-1.
IV.4.4.2 Application du modèle L-H au du système solaire/TiO2 / H2O2
Nous avons appliqué le modèle cinétique L-H sur l’Er traité par le système
solaire/TiO2 / H2O2 dont les conditions sont : traitement à différentes concentrations (37,2 - 74,3
- 148,63 - 223 et 297,3 mg/l) en présence 1,5 g/l de TiO2 et 18,74 mmole/l de H2O2.

56
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

Les résultats d’analyse sont rassemblés dans tableau IV.17 et représentés graphiquement par la
figure IV.24.
Tableau IV.17 : suivi la décoloration d’Er traité par solaire/TiO2 / H2O2.
C0 (mg/l) t (min) -30 0 10 20 30 60 90 120 150
C (mg/l) 37,1 39,5 3,5 0,17 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
37,2
%décoloration 0,0 0,0 90,6 99,5 100 100 100 100 100
C (mg/l) 74,0 67,7 12,7 1,6 0,0 0,3 1,5 0,3 0,66
74,3
%décoloration 0,0 0,24 82,8 97,8 100 99,5 98,0 99,5 99,1
C (mg/l) 147,0 134,9 103,1 82,1 65,5 5,1 5,8 4,0 4,0
148,6
%décoloration 0,0 0,0 29,8 44,1 55,4 96,5 96,1 97,3 97,3
C (mg/l) 213,2 211,0 138,0 75,6 25,1 4,8 3,6 0,83 0,33
223,0
%décoloration 0,0 1,0 35,2 64,5 88,2 97,7 98,3 99,6 99,8
C (mg/l) 279,9 269,8 167,8 94,7 34,4 2,1 2,5 2,5 1,2
297,3
%décoloration 0,0 0,0 40,0 66,2 87,7 99,2 99,1 99,1 99,6

300

250 37.2mg/l
74.3mg/l
200
148.6mg/l
C(mg/l)

150 223mg/l
297.3mg/l
100

50

0
-80 -30 20 70 120 170
t(min)

Figure IV.24 : évolution de la concentration d’Er en fonction du temps.


D’après la figure, on constate que quelque soit la concentration initiale utilisée, la
décoloration du colorant est quasiment totale au bout 60 min de traitement sous les rayons
solaires. Les pourcentages de disparition d’Er varient entre 97,3 et 100% en fin du traitement
(150 min).
Le tableau IV.18 donne les valeurs de la vitesse initiale pour chaque concentration initiale, tandis
que la figure IV.25 représente le modèle linéaire de L-H.

57
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

Tableau IV.18 : variation de la vitesse initiale en fonction de la concentration initiale d’Er traité
par solaire/TiO2 /H2O2.
V0 (mg/[Link]) 1/V0 ([Link]/mg) C0 (mg/l) 1/C0 (l/mg)
0,0 0,0 0,0 0,0
3,608 0,277 37,073 0,027
5,495 0,182 73,980 0,014
10,195 0,098 279,866 0,004

0,35
V0-1 = 9,4777x C0-1 + 0,0349
0,3 R² = 0,9376
1/V0 ([Link]/mg)

0,25

0,2

0,15

0,1

0,05

0
0 0,005 0,01 0,015 0,02 0,025 0,03

1/C0 (l/mg)

Figure IV.25 : cinétique de décoloration d’Er traité par solaire/TiO2 / H2O2 selon le modèle L-
H.
La vitesse de la disparition d’Er traité par le système solaire/TiO2 / H2O2/ suit le modèle
cinétique L-H avec un coefficient de détermination égale à 0,938. A partir de la pente et de
l’ordonné à l’origine de l’équation obtenue, nous avons trouvé 0,004 [Link]-1 et 28,653 mg.l-1
.min-1 pour la constante d’adsorption et de L-H respectivement.
IV.5 Etude comparative du traitement d’Er par UV et par le soleil
Cette comparaison nous permet d’évoluer l’efficacité de chaque technique appliquée
précédemment dans le traitement de notre polluant. L’objectif est d’établir les différences qui
peuvent exister entre ces techniques.
IV.5.1 Photolyse directe d’Er
Nous avons présenté dans les figures IV.26 et IV.27 les variations en pourcentage de la
concentration résiduelle et de la dégradation de l’Er traité uniquement par photolyse direct sous
les 03 formes d’irradiations : UV (lampe), nuages et le soleil.

58
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

Nuages UV (254nm) Solaire

100

80
%décoloration

60

40

20

0
0 2 4 6 8 10
t (h)

Figure IV.26 : évolution du taux de décoloration d’Er traité par photolyse directe.

UV (254) Soleil Nuages

80
%dégradation

60

40

20

0
0 2 4 6 8 10
t(h)

Figure IV.27 : évolution de la dégradation d’Er en fonction du temps traité par photolyse
directe.
La figure IV.26 montre que la décoloration est meilleure pour le traitement sous des
rayons solaire, par contre elle est faible sous l’irradiation artificielle (UV). Les courbes de la
dégradation, pour les 03 sources d’irradiation, sont presque identiques et convergent vers un
point commun après 4h d’irradiation avec un taux d’environ 22%.
IV.5.2 Photocatalyse hétérogène d’Er en présence du TiO2 seul
La comparaison entre la décoloration et la dégradation d’Er traité par les systèmes
UV365/TiO2 et solaire/TiO2 est illustrée dans les figures IV.28 et IV.29.

59
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

UV (365nm) Solaire

100

80
%décoloration

60

40

20

0
0 1 2 3 4
t (h)

Figure IV.28 : la décoloration d’Er par photocatalyse hétérogène TiO2

UV (365nm) Solaire

100

80
%dégradation

60

40

20

0
0 1 2 3 4
t( (h)

Figure IV.29 : évolution de la dégradation d’Er par photocatalyse hétérogène TiO2.


L’analyse des figures IV.28 et IV.29 permette de conclure que les taux de la disparition
du colorant et sa destruction sont largement élevés, lorsqu’on utilise le soleil comme source
d’irradiation. Néanmoins, nous mettons en cause la puissance de la lampe UV dont nous
disposons.
IV.5.3 Photocatalyse hétérogène d’Er en présence du TiO2 et H2O2
Les résultats de la décoloration et de la dégradation d’Erythrosine par les systèmes UV365/
TiO2 /H2O2 et solaire/ TiO2/ H2O2 sont illustrés respectivement par les figures IV.30 et IV.31.

60
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

UV (365nm) Solaire
100

80
%décoloration

60

40

20

0
0 1 2 3 4
t (h)

Figure IV.30 : évolution de la décoloration d’Er traité par TiO2 et H2O2

UV (365 nm) Solaire

100

80
%dégradation

60

40

20

0
0 1 2 3 4

t (h)

Figure IV.31 : évolution de la dégradation d’Er traité par TiO2 et H2O2.


Les courbes de la décoloration et de la dégradation illustrées dans les figures IV.30 et
IV.31 confirment que le traitement solaire d’Er donne des résultats satisfaisants en présence du
couple TiO2 et H2O2.
IV.5.4 comparaison de l’étude cinétique
Nous avons procédé à la comparaison de la vitesse de la dégradation et de la décoloration
d’Erythrosine traité par des différents procédés (UV/TiO2, UV/TiO2/ H2O2, solaire/TiO2 et
TiO2/H2O2). Le tableau IV.19 regroupe les résultats cinétiques sur les réactions qui se sont
déroulées pendant le traitement du colorant.

61
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

Tableau IV.19: principaux résultat cinétique de décoloration et de dégradation d’Er.


Décoloration Dégradation
Ordre de la ordre de la K*103
3
Procédé réaction Equation K *10 réaction Equation (min-1)
UV365/TiO2 second y=4*10-5*t-0,0001 0,04 l. mg-1 min-1 premier y=0,0034*t+0,0188 3,6
UV365 /
TiO2/ H2O2 premier y=0,0122*t-0,1442 12,2 min-1 premier y=0,0028*t+0,0227 2,8
Solaire/TiO2 premier y=0,0187*t-0,0392 18,7 min-1 premier y=0,0091*t-0,0834 9,1
Solaire/
TiO2/H2O2 premier y=0,0306*t+0,0955 30,6 min-1 premier y=0,0061*t-0,0851 6,1

D’après les résultats affichés dans le tableau IV.19, on constate que l’addition du peroxyde
d’hydrogène augmente la vitesse de décoloration ce qui rend le traitement solaire est plus fiable
et économique.
La dégradation d’Er suit la cinétique du pseudo premier ordre pour les différentes techniques du
traitement. Les valeurs des constantes cinétiques diminuent lorsqu’on ajout du peroxyde
d’hydrogène à cause de ses interférences avec le bichromate utilisé dans l’analyse de la DCO.
IV.5.5 comparaison du modèle cinétique de L-H
Le tableau ci-après (IV.20) regroupe les constantes cinétiques d’adsorption et L-H obtenues
après traitement d’Er par les procédés cités précédemment.
Tableau IV.20: les constantes du modèle cinétique L-H.
Procédé Equation Kads ([Link]-1) kLH (mg.l-1 .min-1)
UV365/TiO2 =100,98* + 0,1754 0,002 5,701
UV365/ TiO2/ H2O2 =57,958* + 0,0565 0,001 17,857
Solaire/TiO2 = 45,134* + 0,0723 0,002 13,831
Solaire/ TiO2/H2O2 = 9,478* +0,0349 0,004 28,653

Les constantes d’adsorption prennent des faibles valeurs comprises entre 0,001 et 0,004 [Link]-1,
par contre les constantes de L-H sont d’un ordre plus élevé d’un procédé à un autre atteignant
une valeur maximale (28,653 mg.l-1 .min-1) dans le traitement d’Er par le système solaire/
TiO2/H2O2.

62
Partie IV: Dégradation d’Erythrosine par photocatalyse hétérogène à base de « TiO2 ».

63
Partie V: Traitement d’Erythrosine par système couplé entre un procédé photochimique
et l’adsorption sur charbon actif.

V.1 Introduction
L'efficacité de l'adsorption pour éliminer les colorants des rejets textiles a fait de cette technique
une alternative idéale aux méthodes d’oxydation. Elle est d’autant plus intéressante lorsque
l’adsorbant est abondant et peu coûteux. Or malgré son prix relativement élevé, le charbon actif
est resté depuis longtemps le solide qui a été le plus sollicité au vue de ses capacités d’adsorption
très importantes [1].
Dans cette partie nous sommes intéressés à un couplage entre une technique de POA
« photocatalyse hétérogène à base de TiO2 » et l’adsorption sur charbon actif. Nous envisageons
de dégrader le polluant d’abord par photocatalyse hétérogène et ensuite par adsorption, en
mode batch, avec un charbon actif en poudre.
V.2 Temps de contact
L’étude de l’adsorption d’Er sur charbon actif en poudre, implique de toute évidence la
détermination du temps de contact, temps qui correspond à l’équilibre d’adsorption ou à un état
de saturation du support par le substrat. La procédure expérimentale suivie est simple et consiste
à mettre en contact 223 ppm d’Er avec du charbon actif en poudre à 0,2 g/200 ml. Après
centrifugation, l’analyse par spectrophotomètre UV/Visible permettra de déterminer les
concentrations résiduelles, lors des prélèvements effectués à différents temps de réaction.
La quantité adsorbée par unité de masse d’adsorbant est déterminée par la relation suivante :

Avec :
Q : quantité de soluté adsorbée par unité de masse de l’adsorbant (mg/g).
Ci et Cr : concentration initiale et résiduelle du soluté respectivement (mg/l).
V : volume de la solution (l).
m : masse de l’adsorbant (g).
Le tableau V.1 résume les résultats obtenus et qui sont représentés par la figure V.1.

64
Partie V: Traitement d’Erythrosine par système couplé entre un procédé photochimique
et l’adsorption sur charbon actif.

Tableau V.1 : taux d’élimination d’Er par le charbon actif.


t (min) C(mg/l) Q (mg/l) % décoloration
0 217,6 0,0 0,0
10 129,4 17,6 40,5
20 112,7 21,0 48,2
30 109,9 21,5 49,5
60 97,6 24,0 55,1
90 93,3 24,9 57,1
120 84,2 26,7 61,3
150 80,9 27,3 62,8

30

25

20
Q (mg/l)

15

10

0
0 30 60 90 120 150
t (min)

Figure V.1 : cinétique de la fixation d’Er sur le charbon actif.


D’après la figure, l’allure de la cinétique d’élimination d’Er est caractérisée par une
montée rapide de la quantité adsorbée entre 0 à 30 min. Au-delà de 30 min, nous observons un
ralentissement. Le temps de contact est de 120 min et il correspond à une élimination de 61,3%.
V.3 Effet de la masse du charbon actif
Nous avons fait varier la masse de l’adsorbant tout en maintenant la concentration du
colorant afin d’obtenir la quantité optimale qui est, par la suite, utilisée pour éliminer l’Er et ses
sous produits issus de la photocatalyse hétérogène. L’expérience a consisté à introduire, dans une
série de bécher, des masses de charbon actif allant de 0,5 à 3 g/l dans un volume de 200 ml d’Er
de concentration égale à 223 ppm. Les résultats enregistrés sont rassemblés dans le tableau V.2
et représentés graphiquement dans la figure V.2.

65
Partie V: Traitement d’Erythrosine par système couplé entre un procédé photochimique
et l’adsorption sur charbon actif.

Tableau V.2 : évolution de la concentration d’Er en fonction du temps à différentes


concentrations en charbon actif.
CCharbon(g/l) t(min) 0 10 20 30 60 90 120
C(mg/l) 217,6 161,4 154,7 154,7 156,4 154,6 155,6
0,5 %décoloration 0,0 25,9 28,9 28,9 28,1 29,0 28,5
Q (mg/g) 0,0 22,5 25,1 25,2 24,5 25,2 24,8
C(mg/l) 217,6 129,4 112,7 109,9 97,6 93,3 84,2
1 %décoloration 0,0 40,5 48,2 49,5 55,1 57,1 61,3
Q (mg/g) 0,0 17,6 21,0 21,5 24,0 24,9 26,7
C(mg/l) 217,6 84,4 70,3 53,8 42,2 33,3 26,5
1,5 %décoloration 0,0 61,2 67,7 75,3 80,6 84,7 87,8
Q (mg/g) 0,0 17,8 19,6 21,8 23,4 24,6 25,5
C(mg/l) 217,6 56,1 36,6 22,5 11,6 9,6 6,6
2 %décoloration 0,0 74,2 83,2 89,7 94,7 95,6 97,0
Q (mg/g) 0,0 16,1 18,1 19,5 20,6 20,8 21,1
C(mg/l) 217,6 28,5 11,2 6,0 4,1 3,3 2,6
2,5 %décoloration 0,0 86,9 94,8 97,2 98,1 98,5 98,8
Q (mg/g) 0,0 15,1 16,5 16,9 17,1 17,1 17,2
C(mg/l) 217,6 4,3 2,8 3,3 2,1 2,0 2,0
3 %décoloration 0,0 98,0 98,7 98,5 99,0 99,1 99,1
Q (mg/g) 0,0 14,2 14,3 14,3 14,4 14,4 14,4

250
0.5(g/l)
200
1g/l

150 1.5g/l
C (mg/l)

2g/l
100 2.5g/l
3g/l
50

0
0 30 60 90 120 150
t(min)

Figure V.2 : évolution de la concentration résiduelle d’Er à différentes concentrations


d’adsorbant.

66
Partie V: Traitement d’Erythrosine par système couplé entre un procédé photochimique
et l’adsorption sur charbon actif.

La figure V.2 montre que, l’augmentation de la masse de l’adsorbant a entrainé un


accroissement du taux d’adsorption. Ce fait pourrait être attribué à l’augmentation de la surface
de contact et donc à une plus grande disponibilité de sites de fixation [18].
Après 2h de contact, nous avons mesuré la DCO pour chaque concentration en charbon actif. Les
résultats obtenus sont donnés dans le tableau V.3.
Tableau V.3 : taux de décoloration et d’adsorption après 2h de contact avec le charbon actif.
Ccharbon (g/l) C (mg/l) %décoloration DCO (mg/l) %d'élimination
0,0 221,9 0,0 148,8 0,0
0,5 155,6 29,9 100,8 32,3
1,0 84,2 62,0 52,8 64,5
1,5 26,6 88,0 19,2 87,1
2,0 6,6 97,0 14,4 90,3
2,5 2,6 98,8 4,8 96,8
3,0 2,0 99,1 0,0 100

A partir de ces résultats, nous avons choisi de travailler avec une concentration de 0,5 g/l en
charbon actif dans l’étude du couplage dont le but est d’améliorer le taux d’abattement de la
DCO.
 Cinétique d’adsorption
Plusieurs formalismes sont donnés dans la littérature pour décrire la cinétique d’adsorption. Nous
avant utilisé dans cette étude, les lois cinétiques du premier et du deuxième ordre.
L’équation du modèle cinétique du premier ordre est décrite par Lagergren donnée ci après sous
la forme linéaire (Eq V.1) [17]:
(Eq V.1)

L’équation du modèle cinétique de second ordre décrite par Mackay est exprimée ci-après sous
la forme linéaire (Eq V.2):

(Eq V.2)

Où:
Qt et Qe: quantité du colorant fixée par gramme de solide à l’instant t et à l’équilibre
respectivement (mg/l)
k1 et k2 : constantes de vitesse du premier et du second ordre respectivement.

67
Partie V: Traitement d’Erythrosine par système couplé entre un procédé photochimique
et l’adsorption sur charbon actif.

Ces équations sont appliquées aux résultats expérimentaux qui sont reportés dans le tableau V.4
et représenté dans la figure V.3
Tableau V.4: résultats des calculs de la cinétique d’adsorption.
C (mg/l) t (min) 0,0 10 20 30 60 90 120
Qt (mg/l) 0,0 22,5 25,1 25,2 24,5 25,2 24,8
0,5
t/Qt (min g /mg) 0,0 0,44 0,79 1,2 2,4 3,6 4,8
Qt (mg/l) 0,0 17,6 21,0 21,5 24,0 24,9 26,7
1,0
t/Qt (min g /mg) 0,0 0,6 0,95 1,4 2,5 3,6 4,5
Qt (mg/l) 0,0 17,8 19,6 21,8 23,4 24,6 25,5
1,5
t/Qt (min g /mg) 0,0 0,56 1,0 1,4 2,6 3,7 4,7
Qt (mg/l) 0,0 16,1 18,1 19,5 20,6 20,8 21,1
2,0
t/Qt (min g /mg) 0,0 0,6 1,1 1,5 2,9 4,3 5,7
Qt (mg/l) 0,0 15,1 16,5 16,9 17,1 17,1 17,2
2,5
t/Qt (min g /mg) 0,0 0,66 1,2 1,8 3,5 5,2 7,0
Qt (mg/l) 0,0 14,2 14,3 14,3 14,4 14,4 14,4
3,0
t/Qt (min g /mg) 0,0 0,70 1,4 2,1 4,2 6,3 8,3

0.5 g/l 1 g/l 1.5 g/l 2 g/l 2.5 g/l 3 g/l

10

8
t/Qt (min g/mg)

0
0 50 100 150

t(min)

Figure V.3 : cinétique d’adsorption d’Er du deuxième ordre.


Les droites tracées ci-dessus montrent que la cinétique d’adsorption d’Er suit le modèle
du pseudo second ordre. Les paramètres de l’équation du Mackay sont représentés dans le
tableau V.5.
Tableau V.5 : paramètres de la cinétique d’adsorption d’Er

68
Partie V: Traitement d’Erythrosine par système couplé entre un procédé photochimique
et l’adsorption sur charbon actif.

Ccharbon (mg/l) Equation R2 Qcal (mg/g) Qexp (mg/g) k2 (g/min mg)


0,5 y = 0,04x + 0,01 1,000 25,0 24,8 0,145
1 y = 0,04x + 0,18 0,995 27,0 26,7 0,008
1,5 y = 0,04x + 0,16 0,997 25,6 25,5 0,009
2 y = 0,05x + 0,11 0,999 21,3 21,1 0,020
2,5 y = 0,06x + 0,04 1,000 17,2 17,2 0,078
3 y = 0,07x + 0,007 1,000 14,3 14,4 0,700

A partir de ces donnés cinétiques, on constate l’existence d’un écart très faible (varie de 0 à
1,1%) entre les valeurs expérimentales et celles calculées par le modèle de Mackay par rapport à
la quantité adsorbée. Ceci justifie encore que l’adsorption d’Er peut être modélisée par le modèle
du pseudo second ordre.
V.4 Couplage entre un procédé photochimique et l’adsorption par charbon
actif
Cette partie présente une étude d’un traitement double entre un procédé photochimique
(photolyse directe et photocatalyse hétérogène : TiO2 et TiO2/H2O2) et l’adsorption sur charbon
actif en poudre.
V.4.1 Procédé photochimique (UV)/Adsorption
Dans cette expérience nous avons déterminé l’évolution de la décoloration et de la DCO
lors du traitement d’une solution d’Er à 223 mg/l par :
 Photolyse directe UV254 pendant 2h suivi d’une adsorption sur charbon actif en mode batch
qui a duré également 2 h.
 Photocatalyse hétérogène UV365 /TiO2 durant suivi d’une adsorption pendant 120 min.
 Photocatalyse hétérogène UV365 /TiO2/ H2O2, en appliquant les mêmes étapes citées ci-
dessus.
Le tableau V.6 rassemble les résultats obtenus qui sont représentés par les figures V.4 et V.5.
Tableau V.6 : résultats du traitement d’Er par le couplage procédé photochimique (UV)/ l’adsorption.
UV254 Adsorption
t(h) -0,5 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4
C(mg/l) - 207,4 202,4 194,6 192,3 188,7 127,1 124,9 123,3 124,0
%décoloration - 0,0 2,4 6,1 7,3 9,0 38,7 39,7 40,5 40,2
DCO (mg/l) - 148,8 146,4 144,0 139,2 134,4 - - - 91,2
%d’élimination - 0,0 1,6 3,3 6,4 9,7 - - - 38,7
UV365 /TiO2 Adsorption
C(mg/l) 217,0 218,6 164,8 143,3 131,7 111,7 90,2 89,0 85,1 81,4
%décoloration 0,0 0,0 24,0 33,9 39,3 48,5 58,4 59,0 60,8 62,5
69
Partie V: Traitement d’Erythrosine par système couplé entre un procédé photochimique
et l’adsorption sur charbon actif.

DCO (mg/l) 148,8 148,8 129,6 115,2 105,6 96,0 - - - 81,6


% d’élimination 0,0 0,0 12,9 22,6 29,0 35,5 - - - 45,2
UV365/TiO2/H2O2 Adsorption
C(mg/l) 224,3 223,3 179,2 126,6 101,8 66,4 20,5 15,6 13,2 12,7
%décoloration 0,0 0,44 20,1 43,5 54,6 70,4 90,9 93,1 94,1 94,3
DCO (mg/l) 158,4 158,4 177,6 158,4 115,2 96,0 - - - 57,6
% d’élimination 0,0 0,0 - 0,0 27,3 39,4 - - - 63,6
Procédé photochimique Adsorption

100 24,0

80
%décoloration

14,0
60

40 70,4
31,2 48,5
20
9,0
0
UV1254/ UV365
2 /Ti UV365
3 /TiO /
2
Adsorpti O2/ H2O2/
Figure V.4 : histogrammes représentant le taux de décoloration d’Er traité par UV254, UV365
/TiO2 et UV365 /TiO2/ H2O2 (2h) et par adsorption (2h).

Procédé photochimique Adsorption


% d'élimination

100

80

60
24,2
40 9,7
29,0
20 35,5 39,4
9,7
0
1 2 3
UV 254/ UV365 /Ti UV365 /TiO2/
Adsorpt O2/ H2O2/
Figure V.5 : histogrammes du pourcentage d’élimination de la DCO d’Er traité par couplage.

70
Partie V: Traitement d’Erythrosine par système couplé entre un procédé photochimique
et l’adsorption sur charbon actif.

L’adsorption permet d’éliminer une partie non négligeable du colorant. D’après les
résultats enregistrés, le couplage augmente le taux de décoloration jusqu’à 94,4% et améliore
l’abattement de la DCO à 63,6% pour le cas du système UV365 /TiO2/ H2O2/adsorption

V.4.2 Procédé photochimique solaire /Adsorption


En suivant le même protocole que précédemment (V.4.1) en remplaçant l’irradiation
artificielle (UV) par une autre gratuit : le soleil.
Les résultats sont regroupés dans le tableau V.7 et illustrés sous la forme des histogrammes dans
les figures V.6 et V.7.
Tableau V.7 : résultats du traitement d’Er par le couplage entre un procédé photochimique
(soleil) et l’adsorption sur charbon actif.
Solaire Adsorption
t(h) -0,5 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4
C(mg/l) - 219,6 178,0 167,3 102,9 91,0 48,8 46,2 43,0 46,2
%décoloration - 0,0 19,0 23,8 53,1 58,5 77,8 79,0 80,4 79,0
DCO (mg/l) - 158,4 144,0 134,4 129,6 129,6 - - - 81,6
%d’élimination - 0,0 9,1 15,1 18,2 18,2 - - - 48,5
Solaire/TiO2 Adsorption
C(mg/l) 224,3 224,3 135,7 81,3 42,9 25,5 3,14 1,82 0,33 0,33
%décoloration 0,0 0,0 39,5 63,8 80,9 88,6 98,6 99,2 99,8 99,8
DCO (mg/l) 158,4 158,4 120 105,6 91,2 62,4 - - - 57,6
%d’élimination 0,0 0,0 24,2 33,3 42,4 60,6 - - - 63,6
Solaire/TiO2/H2O2 Adsorption
C(mg/l) 222,6 223,3 82,42 41,4 7,8 4,1 0,17 0,17 0,0 0,0
%décoloration 0,0 0,0 63,0 81,4 96,5 98,1 99,9 99,9 100 100
DCO (mg/l) 158,4 158,4 134,4 124,8 105,6 91,2 - - - 28,8
% d’élimination 0,0 0,0 15,1 21,2 33,3 42,4 - - - 81,8

71
Partie V: Traitement d’Erythrosine par système couplé entre un procédé photochimique
et l’adsorption sur charbon actif.

Procédé photochimique Adsorption

1,9
100 11,2
80 20,5
% décoloration

60
88,6 98,1
40
58,5
20

0
1 2 3
Solaire/ Solaire/T Solaire/TiO 2
Adsorpt iO2/ /H2O2/
Figure V.6 : pourcentages de la décoloration d’Er traité par procédé photochimique (soleil) suivi
d’une adsorption sur charbon actif.
Procédé photochimique Adsorption

100
% d'élimination

80
3,0
39,4
60

40 30,3
60,6
42,4
20
18,2
0
1 2 3
Solaire/ Solaire/T Solaire/TiO 2/
Adsorpt iO2/ H2O2/

Figure V.7 : taux d’élimination de la DCO d’Er traité par les systèmes photolyse solaire, solaire
/TiO2 et solaire /TiO2/ H2O2 (2h) suivi par une adsorption successivement (2h).
D’après les histogrammes (figure V.6), le traitement d’Er par les rayons solaires suivi par
une adsorption sur charbon actif permet d’obtenir une décoloration totale dans les cas
solaire/TiO2 et solaire/TiO2/ H2O2 et avec un taux de 79% pour le système solaire/adsorption.

72
Partie V: Traitement d’Erythrosine par système couplé entre un procédé photochimique
et l’adsorption sur charbon actif.

Les taux d’abattement de la DCO (figure V.7) sont de: 48.5, 63.6 et 81,8% respectivement pour
les systèmes solaire/adsorption, solaire /TiO2 et solaire /TiO2/ H2O2.
V.5. Etude comparative sur le traitement par couplage (procédé
photochimique/adsorption) d’Er
Dans le but de présenter notre travail d’une manière claire et d’apprécier les écarts
existant entre les différents procédés appliqués sur notre polluant ; nous avons présenté nos
résultats dans les tableaux V.8 (% décoloration et % d’abattement de la DCO après 2h de
traitement photochimique et 2h d’adsorption) et sur les figures V.8 et V.9.

Tableau V.8 : comparaison entre les différents procédés appliqués sur l’Er (après 2h de
traitement par procédé photochimique et 2h d’adsorption sur charbon actif).

% décoloration % d'élimination
Par procédé Par Par procédé Par
photochimique adsorption photochimique adsorption
(2h) (2h) Total (2h) (2h) Total
UV254/Adsorption 9,0 31,2 40,2 9,7 29,0 38,7
Solaire/Adsorption 58,5 20,4 78,9 18,2 30,3 48,5
UV365 /TiO2/Adsorption 48,5 14,0 62,5 35,5 9,7 45,2
Solaire/TiO2//Adsorption 88,6 11,2 99,8 60,6 3,0 63,6
UV365 /TiO2/H2O2/Adsorption 70,4 24,0 94,4 39,4 24,2 63,6
Solaire/TiO2/H2O2/Adsorption 98,1 1,9 100 42,4 39,4 81,8

73
Partie V: Traitement d’Erythrosine par système couplé entre un procédé photochimique
et l’adsorption sur charbon actif.

100

80
% Décoloration

60
99,8 94,3 100
40 78,9
62,5
20 40,2

0
1 2 3 4 5 6 7 8

Figure V.8 : histogramme représentant la concentration d’Er éliminée par couplage procédé
photochimique (2h)/l’adsorption sur charbon actif (2h).

100
% d'élimination

80

60

40 81,8
63,6 63,6
48,5 45,2
20 38,7

0
1 2 3 4 5 6 7 8

Figure V.9: histogramme représentant la DCO éliminée par couplage (pendant 2h de traitement
par un procédé photochimique suivi par l’adsorption sur charbon actif durant 2h de contact).

74
Partie V: Traitement d’Erythrosine par système couplé entre un procédé photochimique
et l’adsorption sur charbon actif.

D’après les histogrammes présentés de la figure V.8, on constate que le taux de décoloration est
presque totale pour le traitement d’Er avec les systèmes : solaire /TiO2/adsorption, UV365 / TiO2/
H2O2/adsorption et solaire /TiO2/ H2O2. Dans le cas du taux d’abattement de la DCO, la figure
V.9 montre que le traitement d’Er par le système solaire /TiO2/ H2O2 donne la meilleure valeur
(81,8%) malgré les interférences existant dans le mode d’analyse appliqué. En ce qui concerne
les autres systèmes de traitement, ce taux varie entre 38,7 et 64,0 %.

75
Conclusion générale.

Ce travail avait pour objectif, l’étude de l’élimination d’un colorant synthétique qui est
l’Erythrosine par différents procédés. Ainsi notre recherche comporte 02 volets, le premier est
axé sur la dégradation du colorant sous l’effet d’irradiation lumineuse directe et phtocatalysée
par le dioxyde du titane (P25) et le peroxyde d’hydrogène (en utilisant les rayons solaire et les
rayons UV). Tandis que pour le deuxième, nous nous somme intéressés à un traitement par
couplage entre la photodégradation et l’adsorption, en mode batch, sur le charbon actif.

Dans la partie photochimique, l’Erythrosine a été traité par photolyse directe où nous
avons utilisé 03 types d’irradiations : sous UV254, sous soleil et sous nuage. Les taux de
dégradation obtenus lors de cette manipulation sont respectivement de 22.6, 27.3 et 30.3% après
un long temps d’irradiation (6h). Par ailleurs, le traitement par photocatalyse en milieu
hétérogène nous a permis de déduire que :

 L’adsorption de l’Eryhtrosine sur le TiO2 P25 est négligeable.


 La masse optimale du dioxyde du titane est de 1,5 g/l.
 La comparaison des performances du traitement par les systèmes UV365/TiO2 et
solaire/TiO2 a donné respectivement des taux de 52,4 et 95,9% en décoloration ; 35,5 et
81,2% en dégradation après 180 min d’irradiation.
 L’addition du peroxyde d’hydrogène, aux systèmes cités précédemment, a amélioré la
décoloration à 88,6 % pour le système UV365/TiO2/H2O2 et 98,9% pour le système
solaire/TiO2/H2O2 (pour la dégradation, les résultats sont affectés par les interférences
vis-à-vis des réactifs de l’analyse de la DCO).
 L’étude cinétique a été présentée suivant le modèle de Langmiur-Hinshelwood.
Dans la partie traitement par couplage, nous avons étudié, en premier lieu, la rétention de
notre polluant sur le charbon actif en batch où nos résultats ont prouvé que :

 L’Erythrosine fait preuve d’une forte affinité vis-à-vis du charbon actif.


 Le temps d’équilibre est de 120 min.
 La cinétique d’adsorption est du pseudo-second ordre.
Et en second lieu, nous nous sommes focalisés au couplage entre les procédés
photochimiques mentionnés ci-dessus et l’adsorption sur le charbon actif. Les résultats de ce
double traitement sont rassemblés dans le tableau ci-dessous pour 2 h d’irradiation et 2 h de
contact avec l’adsorbant.

76
Conclusion générale.

Traitement par % décoloration % d’élimination


UV254/Adsorption 40,2 38,7
Solaire/Adsorption 78,9 48,5
UV365/TiO2/Adsorption 62,5 45,2
Solaire/TiO2/Adsorption 99,8 63,6
UV365/TiO2/H2O2/Adsorption 94,3 63,6
Solaire/TiO2/H2O2/Adsorption 100 81,8

En se basant sur les résultats présentés dans ce tableau, la séquence obtenue est :

Solaire/TiO2/H2O2/Adsorption > Solaire/TiO2/Adsorption > UV365/TiO2/H2O2/Adsorption


> Solaire/Adsorption > UV365/TiO2/Adsorption > UV254/Adsorption.

Pour conclure, les Procédés d’Oxydations Avancés sont des techniques fiables et utiles du
point de vue de la dégradation des polluants toxiques et réfractaires en molécules
biodégradables. L’utilisation de l’énergie solaire gratuite comme une source lumineuse dans ces
procédés diminue substantiellement les coûts du traitement.

Nous avons noté l’efficacité du traitement par système couplé entre l’adsorption et la
photocatalyse en présence de peroxyde d’hydrogène. Ce travail nous a également permis
d’exploiter les modèles cinétiques appropriés à l’adsorption accompagnant ou non la
dégradation.

En perspectives, nous envisageons de poursuivre ce travail en utilisant des méthodes


analytiques qui n’auraient pas d’interférences vis-à-vis des réactifs que nous employons au cours
de nos traitements. Nous pensons également à travailler avec des lampes UV plus adaptées aux
conditions de nos expérimentations.

77
Bibliographie

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et par adsorption », mémoire de Magister, 2010, Université Mentouri Constantine.
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