FACULTE : Sciences et de la technologie
DEPARTEMENT : Génie micanique
Master 2 : construction micanique
Module: TP turbomachines
La turbine de Pelton
De la préparation : Encadr pa :
_ Begati Saber Dr. R Beicha
_ Badriani Ahmed
_ Lechkhab Mohamed
2022/2023
1 Introduction
Les turbines sont des appareils tournants conçus par l’homme afin de favoriser le
déplacement de tous types de fluides en transformant leur énergie. L’évolution des
turbines de Pelton depuis une cinquantaine d’années est caractérisée par l’amélioration
des tracés hydrauliques qui a permis une augmentation des vitesses et puissances
spécifiques, ainsi que des rendements, afin de répondre à la demande de la
consommation convenable d’électricité. .
.2 Généralités sur la turbine de Pelton
2.1 Historique
La turbine Pelton porte le nom de son inventeur l'américain Lester Pelton qui l'a mise au
point en 1880. Le brevet pour la toute première roue Pelton fut déposé par Lester
Pelton en 1878. Ce brevet décrit la forme de l’auget ainsi que les différentes manières de
le fixer sur la roue. Le nom de Pelton a traversé les âges, mais rendons justice à un autre
acteur important dans l’histoire de cette turbine : W. Abna Doble. Doble est en réalité
l’inventeur de la conception de l’auget moderne en 1899. Il a également imaginé
l’injecteur constitué d’un pointeau.
2.2 Composants d’une turbine de Pelton
Une turbine Pelton comporte de façon générale : le distributeur, la roue et le tout est
entouré d'une bâche en tôle d'acier destinée à protéger la roue et à évacuer l'eau [8].
.2.2.1 Distributeur
Le distributeur d'une turbine Pelton est formé d'un ou de plusieurs injecteurs avec leurs
accessoires ; on distingue ainsi les turbines à un jet et les turbines à jets multiples.
L’injecteur est constitué d'une tuyère appelée buse dont la section de passage est
réglable parle déplacement d'un pointeau ou aiguille d'injection. Un déflecteur coiffe
l'extrémité de la buse d'un nez demi-cylindrique qui enveloppe et affleure le jet sortant
de l'injecteur.
Injecteur
L’injecteur est un organe phare de la turbine Pelton. Cet organe a deux fonctions
principales : opérer la transformation d’énergie de pression en énergie cinétique en
créant un jet homogène et réguler avec précision le débit en introduisant peu de pertes
de charges.
L’injecteur est composé :
- D’un corps, se terminant du côté de la sortie d'eau par un trou d’ajutage appelé « buse
», - D’une aiguille, se déplaçant dans le corps et servant au réglage du débit d’eau, - D’un
vérin hydraulique de manœuvre.
Le corps ressemble à un tube, monté en bout de la conduite forcée. Fabriqué en acier
coulé, il est rectiligne ou coudé. À la sortie du corps, la buse est soumise à une forte
érosion de l’eau et comporte une partie démontable appelée « bec de buse ». Cette pièce
réalisée en acier inoxydable peut être donc remplacée suivant son usure
Pointeau
Il permet de réguler le débit et aussi de l’annuler complètement. L’actionnement des
pointeaux se fait par l’intermédiaire de vérins hydrauliques. Le choix de vérins
hydrauliques et non électriques est motivé par la sécurité de fonctionnement de la
machine. En cas de dysfonctionnement de la turbine (par exemple un emballement de la
roue), il faut pouvoir fermer les injecteurs indépendamment de tout problème
électrique. Cette fermeture est régie par un ressort qui tend à pousser le pointeau vers le
bout de l’injecteur et un étrangleur sur le circuit hydraulique qui évite une fermeture
trop brusque afin de ne pas engendrer un coup de bélier dans les conduites.
Déflecteur
Le déflecteur est un organe de sécurité, il est chargé de dévier le jet hors de la roue
Pelton en cas d’emballement de la turbine. Il fonctionne donc de pair avec le pointeau,
mais a l’avantage de pouvoir être actionné très rapidement sans aucun risque de coup de
bélier et ainsi permettre au pointeau de se refermer doucement par la suite.
Le déflecteur est composé :
- D’un étrier en acier, pivotant perpendiculairement devant la sortie du jet d’eau de
l’injecteur, - D’un vérin hydraulique de manœuvre.
Après une manœuvre du déflecteur, la roue n’est plus entraînée par le jet, et ce dernier
peut être diminué lentement par l’injecteur sans risque. L’efficacité du déflecteur est
assurée par sa position tangente au jet d’eau en position normale. Le déflecteur est une
pièce le plus souvent forgée, à cause des contraintes importantes qu’il subit.
2.2.2 Roue à augets
Les turbines Pelton utilisent la roue dite « à augets ». Cette roue ressemble à un disque
équipé d’augets ressemblant à des demi-coquilles de noix, placés en circonférence.
L’axe du jet sortant d'un injecteur est tangente à la circonférence de la roue dont le
diamètre est par définition le diamètre nominal de la machine. L’eau frappe les demi-
augets symétriquement par rapport à l'arête qui les sépares, elle sort de l'injecteur à une
vitesse à peu près double de la vitesse tangentielle moyenne des augets : la forme de
l'échancrure et le nombre d'augets sont déterminés de telle sorte que la totalité du débit
travaille dans les augets sans perte.
La forme de ces augets est très évoluée et permet au jet d’eau qui les frappe de se
séparer en 2 jets déviés sur les côtés de la roue.
L'axe de la roue est habituellement horizontal. L'alternateur peut être commandé par
une ou deux roues, avec les dispositions suivantes :
Une roue : l'alternateur et la roue sont placés côte à côte.
Deux roues : l'alternateur est placé entre les deux roues.
2.2.3 Bâche
La bâche est la partie enveloppant la roue, contenant ainsi la terre d’eau (valable
uniquement pour les turbines à axe horizontal), cette bâche est composée :
- D’un bâti fixe en partie basse, ancré dans le béton, - D’une capote démontable,
permettant l’accès à la roue pour les contrôles et réparations.
Le plan de joint entre le bâti et la capote est donc horizontal et passe par l’axe de
rotation de la roue. Après chaque démontage, l’étanchéité de ce plan de joint est refaite,
par application de pâte d’étanchéité ou par remplacement du joint torique placé dans
une gorge du bâti.
D’autre part, des boucliers métalliques appelés « renvois d’eau » sont fixés dans la partie
inférieure du bâti. Ces pièces permettent de récolter l’eau projetée et de la guider vers la
fosse d’évacuation.
Bâti
Il s’agit d’un élément crucial ayant pour rôle de canaliser l’eau vers la sortie de la
machine. Il existe donc des règles de bonne pratique concernant les dimensions
minimales du bâti, comme par exemple le diamètre intérieur, ou encore l’espace entre la
roue et le sommet du bâti, qui garantissent la bonne évacuation de l’eau. Dans le cas de
figure où le bâti ne remplit pas correctement sa fonction, des pertes de rendement
seront observées au niveau de la turbine. En effet, après que la veine de fluide soit
passée dans un auget de la roue, elle ne contient plus d’énergie. Si elle vient à entrer à
nouveau en intersection avec la roue, cela engendre des pertes significatives (cela peut
également altérer la qualité du courant électrique produit) [8].
2.3 Caractéristiques de la turbine de Pelton
Les turbines de Pelton sont simples par eux-mêmes, on peut noter toutefois certaines
caractéristiques :
La turbine Pelton est une machine à action, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de différence de
pression entre l’entrée (la sortie de l’injecteur) et la sortie de la roue. En réalité, la
pression à l’intérieur du bâti est la pression atmosphérique
Elles ont de plus un bon rendement pour les petites et moyennes puissances (de
quelques centaines de watts à quelques centaines de kilowatts), ce qui est souvent le cas
des applications dans les pays en voie de développement. Enfin, elles sont relativement
faciles à réaliser localement.
Les turbines de Pelton sont adaptées aux chutes supérieures à 100 mètres et de
puissance maximale possible de 300 mégawatts ;
.2.4 Différents types de turbine Pelton
Ils existent des turbines à roue d'axe vertical et à roue d’axe horizontal.
Pour les turbines à axe vertical, le nombre de jets peut être plus élevé. On construit des
machines comportant jusqu’à six injecteurs. C’est la solution retenue pour les grosses
machines.
Pour les turbines à axe horizontal, afin de limiter l’encombrement de l’amenée, le
nombre de jets est pratiquement limité à deux, l’angle entre ces deux jets variant entre
75° et 90°.
Il existe aussi des turbines Pelton dites à contre pression, où la pression dans le bâti est
choisie par l’utilisateur. Ces turbines sont très utilisées dans les réseaux de distribution
d’eau par exemple [8].
4 Modélisation de la turbine Pelton
II.3.1 Schéma de modélisation et théorème de Bernoulli Ce schéma représente une vue
d’ensemble d’un barrage avec quelques paramètres où l’on peut utiliser le théorème de
Bernoulli afin de pouvoir retrouvés quelques formules de calculs.
Appliquons le théorème de Bernoulli entre le point haut du barrage ou bassin (Point 0
ou début de chute) et le point bas situé à la sortie de l’injecteur (point 1), on obtient :
On considère que :
- ρ1 etρ0 sont égaux (liquide incompressible),
- P1 et P0 sont égaux (pression atmosphérique)
- H0 = altitude niveau bassin supérieur
- H1 = altitude niveau pointeau
- H = hauteur de chute =H0-H1
II.3.2 La vitesse à la sortie Le diagramme des vitesses sur les augets de la turbine de
Pelton se présente comme suit
Elle est déterminée depuis l’équation de Bernoulli :
𝐶0= 0 = vitesse eau à l’entrée de la conduite.
La simplification de l’équation de Bernoulli permet de déduire la vitesse à la sortie de la
conduite :
A l’entrée de l’auget, les vitesses absolues 𝐶1 et d’entrainement 𝑈1 ont même direction
et sens.
𝑊1= 𝐶1 - 𝑈1 et C𝑢1 =𝐶1 .
W2 2 + 𝑈2 – 2 ∗ 𝑊2 ∗ U ∗ cos𝛽2 = C2 2
En fait, l’angle ß1 de la face de l’auget ne peut être rigoureusement nul et il se produit
une composante de choc que nous négligeons. A la sortie, la direction de la vitesse
relative W2 est définie par l’angle ß2.
II.3.3 La vitesse d’emballement La vitesse d’emballement est la vitesse maximale que
peut atteindre la turbine lorsqu’elle n’a aucun moyen de dissiper l’énergie qu’elle
produit. Ce cas de figure se produit quand la charge sur le générateur devient nulle suite
à un dysfonctionnement quelconque dans l’installation électrique
𝑁𝑚𝑎𝑥 = (1.5 − 3.5) ∗ N [10]
La vitesse d’emballement moyenne est définie comme étant 1,8 ×𝑁𝑛𝑜𝑚𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒. Une telle
vitesse est susceptible d’endommager la turbine mais surtout le générateur dont les
bobinages risquent de céder sous l’effet de la vitesse angulaire élevée. C’est pourquoi la
sécurité est généralement enclenchée pour une vitesse 1,25 fois supérieure à la vitesse
nominale.
II.3.4 Diamètre du jet A partir de la section contractée du jet sortant d'un injecteur
Pelton, on observe une modification d'aspect. Au lieu de rester cylindrique, ainsi que le
voudraient les lois de l'hydrodynamique théorique, le jet change de structure, après une
section de diamètre minimal ou section contractée, le jet s’élargit en fonction de la
distance. En effet, le jet est constitué d’une zone centrale convergente ne renfermant que
de l’eau et une zone de section annulaire croissante renfermant une émulsion d’eau et
d’air.
Pour assurer la bonne qualité du jet, c’est-à-dire dispersion et ovalisation minimales, on
a certaines conditions dans le tracée de l’injecteur.
Afin de déterminer le débit d’un injecteur (qi), le débit principal (Q) est divisé par le
nombre de jets :
qi = Q zi
Avec 𝑧𝑖 le nombre de jet.
En ayant le débit et la vitesse ainsi que le nombre d’injecteurs, l’expression du diamètre
est la suivante [4] :
Il est aussi important de définir le rapport 2R/d entre le rayon de la roue R et le
diamètre du jet d qui est utile pour que le rendement soit convenable. Cette relation est
de la forme [10]
3.5 Diamètre de la buse d’injecteur
L’injecteur a pour rôle d’alimenter la roue en eau et de permettre le réglage du débit.
L’eau pénètre dans l’injecteur à faible vitesse et en sort à grande vitesse. Il y a donc dans
l’injecteur une transformation de l’énergie de pression en énergie cinétique.
A débit maximale Q, le jet sortant de l’injecteur a la forme d’un cylindre de diamètre𝑑𝑗𝑒𝑡.
Mais le diamètre de l’orifice à la sortie de la buse doit avoir une valeur 𝑑𝑏 supérieur à
𝑑𝑗𝑒𝑡 en raison de la contraction subie par la veine liquide s’échappant de l’injecteur [4].
On a:
db = adjet
Avec
a = 1 𝐶𝑐
Cc : coefficient de contraction.
En partant de l’équation de Bernoulli :
Avec P1 la pression avant l’orifice, P2 celle après l’orifice, V1 et Vjet respectivement les
vitesses d’un côté et de l’autre.
En admettant que les hauteurs H1 et H2 sont identiques, la différence entre le carré des
vitesses est donnée selon :
Vjet 2 − V1 2 = 2 ρ ( P1 − P2 )
Le coefficient de contraction 𝐶𝑐 est défini de la manière suivante
Le nombre d’augets répond à une formule issue de l’expérience des constructeurs, soit :
Z=15+D/2d
Avec Z = nombre d’augets, D = Ø primitif, d = Ø du jet d’eau.
Leur nombre varie de 15 à 25 en pratique.
3.6 Vitesse spécifique
La vitesse de rotation spécifique est le principal nombre caractéristique des turbines
hydrauliques. Elle mesure le rapport entre la vitesse de l’eau et la vitesse de rotation.
Elle est indispensable dans le choix des turbines hydrauliques en fonction des données
de départ et constitue la première étape avant tout calcul des performances de la
turbine et même on peut recourir à la vérification de ce paramètre après les calculs.
Sur la base de cette vitesse spécifique, on distingue les turbines lentes, pour lesquelles la
vitesse de l’eau est nettement supérieure à la vitesse périphérique, et les turbines
rapides, pour lesquelles c’est le contraire [5].
Par ailleurs, on définit un certain nombre de vitesses spécifiques :
Vitesse spécifique en fonction de la puissance
Nous rappellerons d'abord que la théorie de la similitude des turbines hydrauliques
conduit à envisager un nombre appelé " vitesse spécifique " et dont la valeur est donnée
par :
Cette formule a pour inconvénient que le rendement de la turbine est inclus dans la
puissance P.
N est le nombre de tours par minute ;
P puissance en CV ;
H la chute en mètres.
La valeur de Ns permet de préciser le type de turbine à employer, pour un débit et sous
une chute donnée, et même d'évaluer le rendement hydraulique maximum qu'on peut
atteindre [4].
Vitesse spécifique en fonction du débit
En pratique, H et Q étant donnés, et N imposé, le type de turbine à utiliser est
immédiatement déduit de la valeur de Ns.
Si cette valeur correspond à un mauvais rendement ou à une zone d'utilisation
incertaine, on fractionne le débit en augmentant le nombre de groupes prévus dans
l'installation envisagée ; en d'autres termes, on change Q, ce qui donne pour Ns une
nouvelle valeur. Enfin, on pourrait influer aussi sur la valeur de la vitesse de rotation N.
Prenons N = 1000 tours par minute, et supposons H constant. La courbe représentative
des variations de Nsen fonction de Q a pour équation
Formule que nous considérerons désormais [4].
Vitesse spécifique 𝒏𝒒
Vitesse de rotation, en t/min, d’une turbine travaillant sous une chute de 1 m avec un
débit de 1m3/s [5]
Conversion ∶ 𝑁𝒔 = 3,13.√𝜂.𝒏𝒒 ≅ 3,0 𝒏𝒒 (II.17)
Vitesse spécifique 𝝂
𝝂 est un chiffre équivalent à 𝒏𝒒, mais sans dimensions
.3.7 Puissance hydraulique 𝑷𝒉𝒚𝒅
La puissance hydraulique est la puissance fournie à la turbine par l’eau qui l’alimente.
Elle est donnée par le produit de l’énergie hydraulique (𝑔𝐻) avec le débit massique
(débit volumique par masse spécifique) [5] :
𝑃ℎ𝑦𝑑 = 𝜌.𝑄.𝑔.𝐻 (II.20)
3.8 Puissance mécanique 𝐏𝒎𝒆𝒄
De par les lois de la physique, la puissance mécanique est donnée par le produit du
couple par la vitesse de rotation [5]:
P𝑚𝑒𝑐 = ω · T
Ou encore
P𝑚𝑒𝑐 = ηt ∗ Pℎ𝑦𝑑
3.9 Puissance indiquée 𝐏𝐢
Elle sera calculée par la formule suivante [10] :
P i = AρQv(Nmax − N)N
A : Coefficient adimensionnel,
A = (2 ∗ 𝜋 ∗ 𝑅)2 ∗ (1 − cos𝛽2)
Nmax : vitesse d’emballement maximale,
Nmax = Vjet 2πR
(Vitesse de rotation maximale) (II.25)
Vjet = √2gH (Vitesse du jet);
3.10 Le couple
La formule suivante sert à calculer le couple [10] :
Ti = A′ρQv(Nmax − N)
3.11 Paramètres unitaire et adimensionnels
On mentionne que la chute H et le débit étaient habituellement convertis en chiffres
adimensionnels 𝜑 et , tenant compte des lois similitude [5]
Leur définition est la suivante :
/ Coefficient d’énergie (sans unité)
/Coefficient de débit (sans unité)
/ Débit unitaire
/Vitesse de rotation unitaire
/ Couple unitaire
3.12 Lois de similitude
Changement des caractéristiques de fonctionnement d’une turbine donnée
Une turbine de dimensions connues peut travailler sous une chute variable avec une
ouverture géométrique donnée, et dans ce cas, il faut recalculer certains paramètres. Les
relations entre les différents paramètres sont les suivantes [5] :
Changement des caractéristiques et de la taille d’une turbine :
Les lois de similitude de l’hydraulique permettent de démontrer que les turbines
peuvent être classées en fonction de leur forme géométrique, indépendamment de leur
taille. C’est ainsi qu’il est possible, à partir d’un modèle réduit, de connaître les
performances de toutes les turbines de forme géométriquement semblables au modèle
Les caractéristiques de fonctionnement sont directement dépendantes d’un diamètre
de référence mesuré sur la roue de la turbine.
Modèle : diamètre de référence 𝐷𝑚
Exécution : diamètre de référence 𝐷
3.13 Rendement de la turbine
Toute transformation d’énergie dans la machine donne lieu à des pertes. Il s’ensuit
que la puissance obtenue à l’arbre de la turbine, et qui sert à entrainer la génératrice, est
inférieure à la puissance hydraulique. Le rapport entre ces deux puissances est le
rendement qui est un paramètre définissant la qualité de la turbine [5].
Conclusion
L’énergie hydraulique est une énergie propre (elle ne produit pas de gaz à effet de serre
susceptibles de provoquer de profonds changements climatiques) et renouvelable (le
combustible est l'eau, eau qui n'est pas consommée lors du procédé de génération
d'électricité).
Ainsi, dans le domaine énergétique des turbines, l’étude d’une turbine Pelton nous a
permis de voir qu’avec son fonctionnement simple et la facilité de sa maintenance, il est
possible de subvenir à un besoin en puissance électrique pour une population locale
avec une turbine à petite dimension. Cette énergie renouvelable contribue au
développement économique et social des zones rurales.