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Séquence 3

Ce document présente le plan d'une séquence pédagogique sur l'œuvre théâtrale 'Les fausses confidences' de Marivaux. La séquence est composée de 4 séances dont la première consiste en une lecture analytique d'un extrait, la deuxième en l'identification des champs lexicaux, la troisième en un débat et la dernière en la rédaction d'une lettre.

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Séquence 3

Ce document présente le plan d'une séquence pédagogique sur l'œuvre théâtrale 'Les fausses confidences' de Marivaux. La séquence est composée de 4 séances dont la première consiste en une lecture analytique d'un extrait, la deuxième en l'identification des champs lexicaux, la troisième en un débat et la dernière en la rédaction d'une lettre.

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Un trouble révélateur

Objectifs de la séquence :
*Connaître le complot personnel d’une femme intelligente.
*connaitre les différents champs lexicaux ; plus précisément celui
de la souffrance.
*Débattre autour d’un sujet à dimension sociale.
*Rédiger une lettre personnelle en réutilisant le champ lexical de
l’empathie et du chagrin.

Séance/ Durée Support Contenu Objectifs visés

Activité

Séance 1: Une Extrait de l’Acte II, scène Lecture analytique *Connaître le complot personnel
heure 13 : d’une femme intelligente.
Activité de lecture
De ‘Il n’y en aura *élucider le ravage intérieur d’un
aucune……jusqu’à averti Dorante amoureux.
de rien.",  Les fausses
Confidences, Marivaux.

Séance 2: Une Extrait de l’Acte II, scène Les champs lexicaux *Identifier les différents champs
heure 13: De ‘Il n’y en aura lexicaux ; plus précisément celui de
Activité de langue
aucune……jusqu’à averti la souffrance (omniprésent dans
de rien.",   Les fausses l’extrait).
Confidences, Marivaux
+Exemples littéraires.

Séance 3: Une Débat Affranchie de l’autorité d’un *Débattre autour d’un sujet à
heure père et libérée de la tutelle d’un dimension sociale.
Activité orale
mari, la veuve subit pas mal
*Appuyez son point de vue par des
d’[Link] est le statut de
exemples de son entourage.
cette dernière au Maroc.

Séance 4 : Une Rédaction d’une lettre Sujet: Suite au décès de son *Rédiger une lettre en réutilisant le
heure personnelle. mari, rédigez une lettre (qui ne champ lexical de l’empathie et du
Production écrite
dépasse pas 15 lignes) à votre chagrin.
tante qui réside à l’étranger afin
de lui représenter vo sincères
condoléances et votre aide.

Activité : Lecture
Durée : 1h
Niveau : première année du baccalauréat
Support : Extrait de l’Acte II, scène 13 : De ‘Il n’y en aura aucune……jusqu’à averti de
rien.",  Les fausses Confidences, Marivaux.
Contenu : Lecture analytique
Objectifs visés : *Connaître le complot personnel d’une femme intelligente.
*Élucider le ravage intérieur d’un Dorante amoureux.

Déroulement de la séance
I. Phase d’identification  :

L’enseignant entame la séance en précisant qu’il s’agit d’une lecture analytique de:
l’extrait de l’Acte II, scène 13 : De ‘Il n’y en aura aucune……jusqu’à averti de rien.",  Les
fausses Confidences, Marivaux.

Support de la séance  :
ARAMINTE, d’un air délibéré. − Il n’y en aura aucune, ne vous embarrassez pas, et écrivez le billet que je
vais vous dicter ; il y a tout ce qu’il faut sur cette table.
DORANTE. − Et pour qui, Madame ?
ARAMINTE. − Pour le Comte, qui est sorti d’ici extrêmement inquiet, et que je vais surprendre bien
agréablement par le petit mot que vous allez lui écrire en mon nom. (Dorante reste rêveur, et par
distraction ne va point à la table.) Eh ! Vous n’allez pas à la table ? À quoi rêvez-vous ?
DORANTE, toujours distrait. − Oui, Madame.
ARAMINTE, à part, pendant qu’il se place. − Il ne sait ce qu’il fait ; voyons si cela continuera.
DORANTE, à part, cherchant du papier. − Ah ! Dubois m’a trompé !
ARAMINTE, poursuivant. − Êtes-vous prêt à écrire ?
DORANTE. − Madame, je ne trouve point de papier.
ARAMINTE, allant elle−même. − Vous n’en trouvez point ! En voilà devant vous.
DORANTE. − Il est vrai.
ARAMINTE. − Écrivez. Hâtez-vous de venir, Monsieur ; votre mariage est sûr… Avez-vous écrit ?
DORANTE. − Comment, Madame ?
ARAMINTE. − Vous ne m’écoutez donc pas ? Votre mariage est sûr ; Madame veut que je vous l’écrive,
et vous attend pour vous le dire. (À part.) Il souffre, mais il ne dit mot ; est-ce qu’il ne parlera pas ?
N’attribuez point cette résolution à la crainte que Madame pourrait avoir des suites d’un procès douteux.
DORANTE. − Je vous ai assuré que vous le gagneriez, Madame : douteux, il ne l’est point.
ARAMINTE. − N’importe, achevez. Non, Monsieur, je suis chargé de sa part de vous assurer que la seule
justice qu’elle rend à votre mérite la détermine.
DORANTE, à part. − Ciel ! Je suis perdu. (Haut.) Mais, Madame, vous n’aviez aucune inclination pour lui.
ARAMINTE. − Achevez, vous dis-je… Qu’elle rend à votre mérite la détermine… Je crois que la main
vous tremble ! Vous paraissez changé. Qu’est−ce que cela signifie ? Vous trouvez-vous mal ?
DORANTE. − Je ne me trouve pas bien, Madame.
ARAMINTE. − Quoi ! Si subitement ! Cela est singulier. Pliez la lettre et mettez : À Monsieur le Comte
Dorimont. Vous direz à Dubois qu’il la lui porte. (À part.) Le cœur me bat ! (À Dorante.) Voilà qui est écrit
tout de travers ! Cette adresse-là n’est presque pas lisible. (À part.) Il n’y a pas encore là de quoi le
convaincre.
DORANTE, à part. − Ne serait-ce point aussi pour m’éprouver ? Dubois ne m’a averti de rien.

Les mots difficiles  :


Délibéré  : Être résolu, décidé, déterminé, en parlant d'une action, d'une attitude.

Billet : Courte lettre.

Inclination : Mouvement affectif, spontané vers une chose, une personne ou une fin.

II. Situation de l’extrait  :

Afin de situer le passage, l’enseignant posera les questions suivantes :

Q1: Où se situe le passage étudié : au début, au milieu ou à la fin de la pièce ?

 Le passage se situe au milieu de la pièce.

Q2: Qui en est le dramaturge ?

 le dramaturge de cette pièce est Marivaux.

Q3 : Cette pièce de théâtre a été publiée en quelle année ?

 Cette pièce théâtrale a été publiée en 1737.

Q4 : Afin d’avérer l’amour de Dorante, Araminte a fait quoi ?

 Araminte met à l'épreuve Dorante en lui faisant rédiger une fausse lettre d'amour au comte.

L’enseignant demande aux élèves de formuler une situation de passage en se basant sur leurs
réponses et fait passer au tableau celui qui se porte volontaire.

Trace écrite :

Situation de passage :

Le passage étudié est un extrait de l’acte II scène 13 de la pièce théâtrale de Marivaux


intitulée  Les fausses confidences, publiée en 1737. Dans ce passage, Araminte met à
l'épreuve son jeune intendant, dont elle sait qu’il l’aime, mais qui ne lui a rien révélé sur les
conseils de Dubois en lui faisant rédiger une fausse lettre d'amour au comte.

Problématique :

Les élèves seront exhortés à répondre aux questions suivantes afin de formuler une problématique.

Q5 : Comment peut-on qualifier cette scène ?

 Cette scène est comique.

Q6 : Que fait Araminte dans cette scène ?

 Araminte fait une fausse confidence à Dorante.

Trace écrite :

Problématique :

Comment Marivaux parviendrait-il à véhiculer une critique de la société à travers une scène à la
fois comique et galante ?
L’enseignant accorde quelques minutes aux élèves pour noter la situation du passage et la
problématique en amont de l’analyse.

III. Axes de lecture:

I- Grace à son ordre social et à son fort caractère, Araminte se permet de donner des ordres  :

 a- Une autorité extrême


 b- Une actrice qui jouit de ce stratagème :

II- L’amour muet qui se marque par une souffrance de plus en plus énorme  :

 a- Etonnement qui entraîne le rire


 b- Une Souffrance harassante :

III) Un dispositif scénique efficace

 a- Un spectateur en position de supériorité


 b- Une réflexion sur la mascarade sociale

Pour amorcer l’explication du premier axe, l’enseignant s’engage à représenter une brève
introduction pour émaner le titre de ce dernier des élèves tout en posant des questions précises.

Dans cet extrait, Araminte met à l'épreuve son jeune intendant, dont elle sait qu’il l’aime, mais
qui ne lui a rien révélé sur les conseils de Dubois en lui faisant rédiger une fausse lettre d'amour au
comte, également épris d’elle. L’écriture de la lettre est donc au cœur de ce dialogue qui multiplie
fausses confidences et déceptions.

Q7 : Pourquoi Dorante été obligé d’écrire cette lettre ?

 Araminte lui a donné l’ordre d’écrire cette lette, et vu son ordre social, le pauvre n’a que l’écrire.

I- Grace à son ordre social et à son fort caractère, Araminte se permet de donner des ordres

Q8 : Qui joue le rôle du manipulateur dans cette scène ?

 Araminte était dans l’acte I scène 14 à la merci de Dubois et de sa fausse confidence. Toutefois,
elle initie une inversion des rôles, dans le passage qui fait l’objet de notre étude, puisqu’elle
devient celle qui manipule et qui manie l’art du mentir-vrai.

a-Une autorité extrême :


Q9 : Quand Araminte s’adresse à Dorante, elle utilise quel temps verbal ?
 Elle s’adresse à Dorante en utilisant l’impératif : « Écrivez. Hâtez-vous de venir, Monsieur ; »
Q10 : Ces ordres à l’impératif qu’elle adresse à son intendant sont témoins de quoi ?
 Ces ordres témoignent d’une relation professionnelle et hiérarchisée ente eux.
Q11 : Je vous renvoie vers les phrases : « Êtes-vous prêt à écrire ? », « Avez-vous écrit ? … ». Que
remarquez-vous ?
 Elle est celle qui mène la scène. Ses phrases interrogatives sonnent, elles aussi, comme des
ordres.
Q12 : Vous remarquez quoi à propos de la ponctuation ?
 Araminte tente de faire parler son intendant en ayant recourt à une intonation de voix
particulière, rendue visible à l’écrit par une ponctuation très expressive par exemple dans les
phrases suivantes : « à quoi rêvez-vous ? », « Vous ne m’écoutez donc pas ? », « Quoi ! Si
subitement ! Cela est singulier », alors, elle était très sévère à l’égard de Dorante.
 Dans les verbes suivants (« achevez; achevez ; Hâtez ; subitement » Araminte utilise quel champ
lexical ?
Elle utilise le champ lexical de la précipitation qui traduit aussi sa hâte excessive que sa cruauté
envers son intendant.
Q13 : Lisez bien cette réplique « Est-ce qu’il ne parlera pas ? » et dites-moi c’est qu’elle figure de
style et qu’elle en est l’effet recherché ?
 C’est une question rhétorique qui révèle sa peur de ne pas obtenir les aveux de Dorante. Elle a
conscience du trouble du jeune homme dès les premiers instants de leur échange : « Il change de
couleur », et pourtant elle décide de continuer son stratagème et sa sévérité, elle finit même
par s’amuser de voir l’égarement de Dorante.
b-une actrice qui jouit de ce stratagème  :

Q14 : Que remarquez-vous dans la réplique suivante : « Votre mariage est sûr; Madame veut que je
vous l’écrive, et vous attend pour vous le dire.» (A part.) Il souffre, mais il ne dit mot. Est-ce qu’il ne
parlera pas ? »

 Nous découvrons une Araminte sévère et implacable. Pourtant, elle a revêtu un masque et joue
un personnage qu’elle n’est pas. Lorsqu’elle dicte la lettre à Dorante, nous remarquons un
décalage entre la réplique dite à voix haute et celle prononcée à part. Ainsi, Les paroles
adressées à Dorante semblent être prononcées par une femme sûre d’elle et inflexible tandis
que les mots formulés à part traduisent ses doutes et ses incertitudes.

Q15 : « Je crois que la main vous tremble! Vous paraissez changé. Qu’est-ce que cela signifie ? Vous
trouvez-vous mal ? », Araminte s’amuse à presser Dorante, est-ce que sa stratégie a vraiment
marché ?

 Elle tente de faire parler son intendant en ayant recourt à ce stratagème, toutefois la fausse
confidence ne triomphe pas véritablement puisque Dorante laisse transparaître ses sentiments
par son comportement mais pas par la parole. Araminte exprime son regret par l’expression : « Il
n’y a pas encore là de quoi le convaincre. ».

Q16 : « Achevez, vous dis-je… » Araminte met en place une remarque hyper cruelle, qu’est-ce
qu’elle veut véhiculée par cela ?

 Araminte écarte cette remarque sèchement par l’impératif « achevez » qui joue sur un double
sens : Dorante doit achever la lettre, mais c’est le cœur de Dorante qu’Araminte achève.

Bilan du premier axe :


Araminte met à l'épreuve Dorante dont elle sait qu’il l’aime, mais qui ne lui a
rien révélé sur les conseils de Dubois en lui faisant rédiger une fausse lettre d'amour au
comte, également épris d’elle. L’écriture de la lettre est donc au cœur de ce dialogue qui
multiplie fausses confidences et déceptions. Cet accessoire permet ainsi la mise en
place d’un dispositif efficace, qui joue des illusions pour qu’éclate mieux la vérité. Tout
d'abord il conviendra de montrer comment Marivaux dote, en dramaturge habile, la lettre d'un
rôle dramatique important, pour ensuite s'interroger sur la portée comique de la scène.
Transition1 :

Le jeu d’Araminte peut plaire au lecteur ou au spectateur, qui apprécie sa façon de jouer la
comédie et de se jouer du naîf Dorante mais celui-ci cependant peut émouvoir.

II- L’amour muet qui se marque par une souffrance de plus en plus énorme  :

Face à la détermination d’Araminte, Dorante perd ses moyens et sa faiblesse est perceptible dans
l’usage qu’il va faire de la parole. 

a- Etonnement qui entraîne le rire :

Q17 : Quand Araminte à poser la question« A quoi rêvez-vous ? », Dorante répond totalement à


côté comme s’il s’agissait d’une question totale : « Oui, Madame. », C’est donc une preuve de
quoi ?

 Araminte pose une question partielle, Dorante répond totalement à côté comme s’il s’agissait
d’une question totale : Les réponses que le jeune homme apporte à Araminte sont inappropriées
c’est-à-dire, il n’a pas répondu pertinemment à la question qui nous est posée et cette infraction
est source d’humour lequel fait contrepoint au caractère pathétique de l’épreuve vécue par
Dorante.

Q18 : Comment elles sont les répliques de Dorante par rapport à celle d’Araminte ?

 les répliques d’ Araminte sont longues et développées et celles de Dorante sont brèves,
composées souvent de monosyllabes « Oui » et de marques de déférence « Madame » ; il ne
peut agir et se contente de répondre aux sollicitations de Madame. Ce dialogue conventionnel et
poli, que le spectateur sait faussé, prête à sourire. Le comique naît aussi de la situation. En effet,
les apartés sont nombreux et exhibent une discordance entre parole et cœur.

Q19 : « Ah ! Dubois m’a trompé ! ». Ici Dorante comment il se montre ?

 Il utilise des phrases exclamatives afin de mettre en exergue son déchirement intérieur. Tandis
que son cœur n'aspire pas, il n’a qu’à laisser éclater sa colère contre Dubois parce qu’il croit que
Dubois lui a trahi. Le spectateur rit donc du décalage entre dires et pensées. Le comique naît des
mots et le dispositif de la lettre permet à Marivaux de jouer sur des ambiguïtés sémantiques.

Q20 : L’expression «  votre mariage est sûr » est à cet égard révélatrice de quoi ?

 Le spectateur sait que « votre » renvoie au comte mais sait aussi que Dorante aimerait bien se
l’approprier. De plus, la reprise mécanique de termes « déterminée /Déterminée » prête à
sourire. On imagine aisément sur scène le jeune amant dépité et déconfit, répétant, incrédule,
les propos de son amante. Marivaux n’hésite pas à exploiter les différentes ressources du
comique pour amener le spectateur à rire.

b- Une Souffrance harassante :

Face à la détermination d’Araminte, Dorante perd ses moyens et sa faiblesse est perceptible et
concevable.

Q21 : « Ciel ! Je suis perdu. », dans cette réplique, quel temps verbal utilise Dorante ? Quel en est
l’effet recherché ?

 Il a utilisé le passé composé qui exprime une action résolue tout en soulignant sa désillusion et sa
mélancolie
Q22 : Que remarquez-vous dans ces phrases « Déterminée, Madame », « Quelle différence pour
moi, Madame. », « Et pour qui Madame ? » ?

 Il est observable qu’un bon nombre de ses phrases sont averbales, sa maîtrise du langage n’est
plus, et on peut donc dire que ce changement flagrant dans ses parole et du au choc qu’il a subi.

Q23 : Je vous renvoie vers la réplique de Dorante «Mais, Madame, vous n’aviez aucune inclination
pour lui. »Qu’est-ce qu’il veut montrer par l’utilisation de la conjonction de coordination « mais » ?

 Dorante semble faible. Il émet une timide opposition à cette improbable union entre Araminte et
le comte, néanmoins il ne le fait pas par force et conviction, il le dit inconsciemment.

Q24 : Par quel registre littéraire on peut qualifier les répliques de Dorante ?

 La scène peut sembler pathétique. Selon le choix de mise en scène, elle peut pencher soit en
direction de l’humour soit en direction du pathos. La faiblesse qu’il manifeste dans les dernières
répliques : « Je ne me trouve pas bien » suscite la pitié du public et l’interjection : « ciel » :
« Ciel ! je suis perdu. » révèle un désespoir certain qui attriste le public. 

Les signes de malaise de Dorante ne cessent de se multiplier et de s’intensifier au fil de la scène.


C’est d'abord sa voix « d'un ton ému » qui le trahit, puis son esprit « toujours distrait » et enfin sa
main « la main vous tremble ». Face à ces signes physiques du trouble, le spectateur attend que la
parole se libère. On imagine aisément sur scène le jeune amant dépité et déconfit, répétant,
incrédule, les propos de son amante.

Bilan du deuxième axe :


Dans cette scène, c’est Araminte qui manipule et qui manie l’art du mentir-vrai : mentir car elle
fait croire qu’elle va épouser le comte, vrai car elle fait naître le mensonge espérant que la
vérité, à savoir que Dorante l’aime, voit le jour, la comédie se fait un peu plus sombre. Marivaux
nous montre que la fausse confidence peut être source de tourment. Cependant, la comédie est
au rendez-vous et nous rions de la faiblesse de Dorante. Marivaux, amoureux des jeux de
masques, en place un sur le visage d’Araminte qui excelle dans l’art de la cruauté.

Transition2 :

La souffrance de Dorante, preuve de sa sincérité, le submerge un moment et donne une tonalité


pathétique à la scène mais sa dernière réplique montre son peu d’audace et résout cette tension, qui
croît au cours de l’écriture de la lettre qui apparaît comme le procédé dramatique essentiel dans
cette scène.

III) Un dispositif scénique efficace :

Marivaux se montre roué et expérimenté dramaturge. Grâce au dispositif de la lettre, il parvient à


construire une scène à l'efficacité dramaturgique indéniable.

a-Un spectateur en position de supériorité :

Le dispositif de la lettre est efficace car il place le spectateur en position de supériorité. En effet, ce
dernier en sait plus que les personnages. Il en sait plus que Dorante qui ignore qu'Araminte entend le
mettre à l'épreuve. De même, ce dernier reçoit les confidences de Dorante en apartés ?

Q25 : Relevez les répliques qui le montrent.

 « Comment, Madame ? » : Dorante questionne tandis que le spectateur sait.


 « Ciel ! Je suis perdu » : Le public l’entend tandis qu'Araminte qui les attend ne les entend pas et
se trouve condamnée à susciter de manière pressante l'aveu sans l'obtenir.
 Le spectateur observe, en surplomb, la scène. Il est en avance par rapport aux personnages
grâce à la double énonciation c’est à dire la parole d’un personnage dépend de deux
énonciateurs : le personnage s’adresse à un autre personnage ou à plusieurs autres personnages
et, dans le même temps, il s’adresse au public.

Q26 : Les impératifs « Hâtez-vous» ainsi que la modalité interrogative « Qu'est-ce que cela
signifie ? », soulignent quoi ?

 Ces procédés mettent en valeur l'impatience et l'impuissance d'Araminte. Doté d’une place de
choix, le spectateur jouit de sa supériorité.

Le dispositif de la lettre est spectaculaire. La scène repose en son centre sur des dires, retenus de
surcroît, non sur des gestes. Le silence pourrait menacer d’envahir l'espace scénique. Or Marivaux
parvient parfaitement à conjurer ce jeu par le jeu de la lettre. Cette dernière permet d'exprimer les
sentiments des personnages.
Q27 : Ainsi, le corps de Dorante le trahit, qu’est ce qui le montre dans l’extrait ?
 Le « tremblement » de sa main signifie son dépit, son écriture exprime son trouble.
Q28 : De même Araminte, a fait appel à des détails matériels pour mieux concrétiser la scène et la
rendre plus véritable, quels sont ces matériels ?
Araminte a multiplié les détails matériels « Vous n'allez pas à la table ? » ; « En voilà devant vous »
ne fait que manifester l'impatience de son cœur.
Le dispositif de la lettre permet donc à des sentiments qui veulent encore rester cachés de se
dévoiler.
b-Une réflexion sur la mascarade sociale :

L’inscription générique des Fausses Confidences ne fait aucun doute : Marivaux a entrepris de
rédiger une comédie pour divertir le spectateur : cependant, il faut s'interroger ce rire afin de mettre
en évidence que Marivaux invite plus profondément à une réflexion profonde sur le masque social et
son contraire, la sincérité.
Q29 : Le dramaturge a choisi de faire s'affronter un couple. Comment il est ce dernier ?
 Ce couple est déséquilibré socialement : Araminte est la maîtresse de maison, qui garantit à
Dorante un emploi.
Comment vous trouvez la façon de parler de Dorante ?
 Si les répliques d’Araminte sont longues et développées, celles de Dorante sont brèves,
composées souvent de monosyllabes « Oui » et de marques de déférence « Madame »; il ne
peut agir et se contente de répondre aux sollicitations de Madame. En effet, La scène 13 de l’acte
III est tout entière placée sous le signe de la dualité, du déchirement. L’antithèse entre le masque
social et le « moi » intime est flagrant et l’extrait regorge de marques de déférences « Madame/
Monsieur le comte Dorimont » et de titres « Monsieur le comte », signes des rapports humains
médiatisés par les conventions sociales.
Q30 : Sur quoi portent leurs discussions ?
 Dorante et Araminte usent d'un respectueux vouvoiement et parlent de choses administratives
« Procès » alors que leur cœur « battent » à l’unisson et aspireraient à murmurer un « tu » plus
intime. De même, Araminte compose un personnage : elle n'est qu'un masque qui se donne.
Ce décalage se lit dans les fonctions du langage qui apparaissent dans l'extrait. Quand les
personnages communiquent, la fonction phatique domine ; quand les personnages se livrent en
apartés, la fonction lyrique du langage l’emporte, C’est donc au triomphe d'un langage
transparent que Marivaux invite. La distorsion entre geste et parole souligne cette faillite du
discours social. Le corps « Dorante reste rêveur, et par distraction ne va point à la table » trahit
ce que le langage cherche encore à contrôler. C’est Araminte elle-même qui voit le masque de
Dorante tomber.
Q31 : Dans l’expression « le petit mot », on a quelle figure de style ? Quel en est l’effet ?
 C’est une litote cruelle, car cette lettre ravage ultérieurement Dorante. Cette comédie légère
repose donc sur des procédés sadiques. La fausse confidence peut engendrer des blessures
flagrantes.
Bilan du troisième axe :
Le véritable gagnant de cette scène est indéniablement le spectateur qui savoure, assis sur la
même rangée de sièges que l’auteur, cette scène est tout d'abord marquée par l'efficacité. Grâce
au dispositif de la lettre, Marivaux parvient à bâtir un dialogue dont la tension dramatique tient
le spectateur en haleine. Au-delà de l'efficacité dramaturgique, c'est une apologie de la sincérité
qui résonne dans cette scène. Derrière les rouages comiques et légers, du moins sérieux, sur la
lourdeur des masques sociaux et des conventions, sur tromperie et la fausseté. Pour Marivaux, il
faut que les masques tombent afin que l’amour puisse triompher.
IV. Synthèse:

L’enseignant donne aux élèves le temps de rédiger les bilans sur leurs cahiers, pour ensuite formuler
une synthèse collective.

Le stratagème échoue, Araminte n’a pas réussi à faire parler Dorante, la preuve qu’il est
amoureux d’elle n’est donc pas établie. La lettre, qui devait pouvoir amener un
dénouement rapide, si Dorante avait "avoué», est ainsi pour le lecteur, une simple étape
de l’action : désormais Araminte est sûre d’être aimée mais Dorante n’est pas prêt à se
déclarer : il compte encore, comme un benêt, sur Dubois. La tonalité de cette scène au
cours de laquelle le lecteur est sollicité constamment pas les apartés, s’intéresse aux
personnages et voit mieux leurs caractères et leurs sentiments, cette tonalité n’est pas
strictement comique, il y entre des éléments de pathétique. L’évanouissement surjoué de
Dorante provoque cependant les rires du public : tout peut dépendre de l’interprétation
du public. En outre, La lettre apparaît comme le procédé dramatique essentiel dans cette
scène. Ce stratagème de la lettre mensongère destinée à rendre l’autre jaloux représente
un enjeu crucial pour les deux personnages : leur bonheur ou leur malheur! Marivaux Nous
présente ainsi une pièce ou la vérité nait du mensonge, dans une société ou les inégalités
sociales et les mœurs entrave l’expression honnête de la passion.
Niveau : 2ème année Baccalauréat.
Activité : Langue.
Durée : une heure.
Support Extrait de l’Acte I, scène 14 :
De ‘ Qu’est-ce que c’est donc ……à …car je l’ai rencontré.",   « Les fausses Confidences", Marivaux. + Exemples
littéraires.

Contenu : les champs lexicaux.


Objectifs visés : *Identifier les différents champs lexicaux; plus précisément celui de la souffrance
(omniprésent dans l’extrait).

Déroulement de la séance
I. Phase d’observation et conceptualisation :
L’enseignant commence par la phase d’observation, il note les exemples sur le tableau, et
à travers des questions précises, il présente le cours à ses élèves.

Support n°1 : (pour la définition)


Il existe plusieurs variétés d’arbres et d’arbustes. Leurs feuilles et leurs troncs n’ont ni la
même forme, ni la même taille, ni la même couleur.
Les feuillus, comme les peupliers, le platane ou le bouleau, ont de larges feuilles plates qui
tombent en hiver.
Le pin, le sapin et le mélèze sont des conifères.
Laure Cambournac, Ma première encyclopédie, éditions Larousse, 2005

Question : Quels mots du texte vous font penser au mot ‘arbre’ ?

Arbustes Peupliers
Feuilles Platane
Arbre
Troncs Bouleau
Feuillus Pin
Mélèze Sapin
Conifères

Question : Quelle remarque faites-vous à partir des mots relevés sur le tableau ?
͢ « Arbre » englobe tous les autres mots avec lesquels il entretient un lien étroit.
Question : Comment appelle-t-on cet ensemble de mots ?
͢ Cet ensemble de mots forme ce qu’on appelle un champ lexical du mot ‘arbre’.
Autrement dit, l’ensemble de mots qui font penser au même thème, à la même
idée, s’appelle un champ lexical.

Question : Que veut-on dire par ‘un champ’ et ‘lexical’?

͢
Champ lexical

͢ Comment peut-on définir un champ ? Et lexical ?

Un champ est :un terrain, un espace pour une activité. Dérivé de lexique : Ensemble des mots (d'une


langue).

Un champ lexical
Un ensemble des mots d'un texte ayant un thème commun.

Support n°2 : (pour la construction.)


DUBOIS. − Oui, il est timbré, mais timbré comme cent.
ARAMINTE. − Dorante ! il m’a paru de très bon sens. Quelle preuve as-tu de sa folie ?
DUBOIS. − Quelle preuve ? Il y a six mois qu’il est tombé fou ; il y a six mois qu’il extravague
d’amour, qu’il en a la cervelle brûlée, qu’il en est comme un perdu ; je dois bien le savoir, car
j’étais à lui, je le servais ; et c’est ce qui m’a obligé de le quitter, et c’est ce qui me force de m’en
aller encore, ôtez cela, c’est un homme incomparable.
ARAMINTE, un peu boudant. − Oh bien ! il fera ce qu’il voudra ; mais je ne le garderai pas : on
a bien affaire d’un esprit renversé ; et peut-être encore, je gage, pour quelque objet qui n’en
vaut pas la peine ; car les hommes ont des fantaisies…
DUBOIS. − Ah ! vous m’excuserez ; pour ce qui est de l’objet, il n’y a rien à dire. Malepeste ! sa
folie est de bon goût.
ARAMINTE. − N’importe, je veux le congédier. Est-ce que tu la connais, cette personne ?
DUBOIS. − J’ai l’honneur de la voir tous les jours ; c’est vous, Madame.
ARAMINTE. − Moi, dis-tu ?
DUBOIS. − Il vous adore ; il y a six mois qu’il n’en vit point, qu’il donnerait sa vie pour avoir le
plaisir de vous contempler un instant. Vous avez dû voir qu’il a l’air enchanté, quand il vous
parle.
ARAMINTE. − Il y a bien en effet quelque petite chose qui m’a paru extraordinaire. Eh ! juste
ciel ! le pauvre garçon, de quoi s’avise-t-il ?
DUBOIS. − Vous ne croiriez pas jusqu’où va sa démence ; elle le ruine, elle lui coupe la gorge. Il
est bien fait, d’une figure passable, bien élevé et de bonne famille ; mais il n’est pas riche ; et
vous saurez qu’il n’a tenu qu’à lui d’épouser des femmes qui l’étaient, et de fort aimables, ma
foi, qui offraient de lui faire sa fortune et qui auraient mérité qu’on la leur fît à elles-mêmes : il y
en a une qui n’en saurait revenir, et qui le poursuit encore tous les jours ; je le sais, car je l’ai
rencontrée.
Extrait de l’Acte I, scène 14, « Les fausses Confidences", Marivaux.

L’enseignant fera un rappel de ce qu’il a vu en séance de lecture avec ses élèves en leurs
posant les questions suivantes ;

Question : Pour arriver à ses grands desseins, comment est-ce que Dubois va brosser le
portrait de Dorante ?
͢ L’ancien valet utilise tout ce qui va lui venir en aide à réaliser son complot. Pour y
arriver, il brosse le portrait d’un Dorante qui est fou d’amour.

Question : Quel a été le champ lexical dominant dans les répliques du valet ?

͢ Pour accentuer l’amour de Dorante, Dubois a employé tout un champ lexical de la


folie.
Question : Relevez-moi les termes ou expressions qui se rapportent à ce champ lexical.
* Timbré …
* Tomber fou…
*Extravague d’amour…
La folie * La cervelle brûlée…
*Comme un perdu…
*Sa démence…
Question : Quelle est la catégorie grammaticale des mots rattachés à ce champ ?
͢ La catégorie grammaticale diffère d’un mot à une expression, car on a des noms,
des verbes, des adjectifs. À savoir, qu’on peut retrouver des synonymes (démence….) et
des figures d’analogie (comme un perdu).
Question : Quels sont les mots ou expressions qu’on peut utiliser lors d’une rédaction
pour un champ lexical ?
͢ Toutes les substitutions (ou remplacements par un autre mot) possibles dans une
phrase assurant une cohérence textuelle peuvent être utilisées.
Nb :
Les mots d’un champ lexical peuvent appartenir à une même famille (lire, livre, lecture) ou
référer à un même domaine (page, couverture, préface, titre, imprimer, etc.). Il ne faut pas
croire que tous les mots d’un champ lexical soient des synonymes, bien qu’on puisse en
rencontrer certains.

Support n°3 : (pour la fonction)

« Elle souffrait sans cesse, se sentant née pour toutes les délicatesses et tous les
luxes. Elle souffrait de la pauvreté de son logement, de la misère des murs,
de l'usure des sièges, de la laideur des étoffes. Toutes ces choses, dont une
autre femme de sa caste ne se serait même pas aperçue, la torturaient et
l'indignaient. La vue de la petite Bretonne qui faisait son humble ménage éveillait en
elle des regrets désolés et des rêves éperdus. Elle songeait aux antichambres
muettes, capitonnées avec des tentures orientales, éclairées par de hautes
torchères de bronze, et aux deux grands valets en culotte courte qui dorment
dans les larges fauteuils, assoupis par la chaleur lourde du calorifère. Elle
songeait aux grands salons vêtus de soie ancienne, aux meubles
fins portant des bibelots inestimables, et aux petits salons coquets, parfumés,
faits pour la causerie de cinq heures avec les amis les plus intimes, les hommes
connus et recherchés dont toutes les femmes envient et désirent l'attention. »
Maupassant, « La Parure », Contes du jour et de la nuit.

Question : Que fait Maupassant dans cet extrait ?

͢ Maupassant brosse le portrait de l’héroïne.


Question : Combien de champs lexicaux a-t-on dans ce passage ?
͢ Le narrateur met en opposition deux champs lexicaux, celui de la richesse (qui
apparaît en bleu dans le texte) et celui de la pauvreté (en rouge).
Question : Pour quelle raison Maupassant a utilisé ces deux champs opposés?
͢ Pour mettre en évidence la duplicité du caractère de Madame Loisel, le dilemme
dans lequel elle se trouve, le désarroi qu'elle vit (issue d'une famille modeste, elle ne rêve
qu'aux agréments de la noblesse).
Nb: Question : Pourquoi a-t-on besoin de ces derniers dans nos écrits ?

͢ Exploiter un champ lexical permet de caractériser un personnage, un lieu ou un


objet en apportant des indications précises ou des impressions diverses. Quand on rédige
un texte, développer des champs lexicaux de qualité avec des termes variés et riches
permet aussi de créer une cohérence et donner accès à une meilleure compréhension du
texte, car relever un champ lexical permet d’en déterminer les thèmes principaux .

L’enseignant accorde aux élèves le temps de recopier tout ce qui est noté sur le tableau
avant de passer à l’application.

III- Phase d’application :


Après avoir expliqué la leçon et pour s’assurer que ses élèves ont bien assimilé le cours, le
professeur propose un exercice d’application.
Exercice d’application :

Dans les passages ci-dessous, Identifiez et relevez le champ lexical associé au thème principal de
chaque extrait :

Support1 :

Le narrateur rentre chez lui après une soirée au théâtre.

Il faisait noir, noir, mais noir au point que je distinguais à peine la grande route, et que je faillis,
plusieurs fois, culbuter dans le fossé. […] J’aperçus au loin la masse sombre de mon jardin, et je ne
sais d’où me vint une sorte de malaise à l’idée d’entrer là-dedans. Je ralentis le pas. Il faisait très
doux. Le gros tas d’arbres avait l’air d’un tombeau où ma maison était ensevelie. J’ouvris ma
barrière et je pénétrai dans la longue allée de sycomores1, qui s’en allait vers le logis, arquée en
voûte comme un haut tunnel, traversant des massifs opaques et contournant des gazons où les
corbeilles de fleurs plaquaient, sous les ténèbres pâlies, des taches ovales aux nuances indistinctes.

Guy de Maupassant, Qui sait?, 1890.

1. sycomores: arbres

Support2 :

La narratrice s’est déguisée en garçon pour s’enrôler dans l’armée.

J’aime beaucoup marcher seule la nuit dans la forêt ou dans les champs ; hier, j’ai poussé jusque
très loin d’ici, et il était déjà minuit passé quand j’ai fait demi-tour pour rentrer chez moi. Tout
entière livrée à mes pensées, selon mon habitude, je marchais rapidement sans rien voir de
l’endroit où j’étais; soudain un gémissement étouffé qui paraissait sortir de terre a rompu le
silence en même temps que le cours de mes rêveries: je me suis arrêtée pour regarder autour de
moi, attentive à chaque bruit, j’ai entendu de nouveau la plainte et je me suis vue à une dizaine de
pas d’un cimetière: le gémissement venait de là.
Nadejda Dourova, Cavalière du tsar, 1836, trad. P. Lequesne, © Éd. Viviane Hamy, 1995.

Corrigé de l’exercice :

Champ lexical Termes ou expressions associés


er
1 extrait : L’obscurité Noir-culbuter-fossé-sombre-tombeau-voûte-
opaques-nuances distinctes...

2ème extrait : La nuit Minuit-le silence-rêveries-bruit-cimetière…

Niveau : 2ème année Baccalauréat.


Activité : Activité orale.
Durée : une heure.
Support Extrait de l’Acte I, scène 14 :
De ‘ Qu’est-ce que c’est donc ……à …car je l’ai rencontré.",   « Les fausses Confidences", Marivaux.

Contenu : Affranchie de l’autorité d’un père et libérée de la tutelle d’un mari, la veuve subit pas
mal d’[Link] est le statut de cette dernière au Maroc ?

Objectifs visés : *Débattre autour d’un sujet à dimension sociale.


*Appuyez son point de vue par des exemples de son entourage.

Déroulement de la séance
I. Phases d’identification et d’explication  :
L’enseignant entame la séance et note le sujet sur le tableau.
Sujet:

Affranchie de l’autorité d’un père et libérée de la tutelle d’un mari, la veuve


subit pas mal d’[Link] est le statut de cette dernière au Maroc ?

Afin d’expliquer le sujet,


L’enseignant commence sa séance par un rappel de l’extrait étudié en classe lors de la
séance de lecture, en posant aux élèves les questions suivantes :
Question : En quoi la mention du veuvage d’Araminte était si importante chez Marivaux ?

͢  La mention de son veuvage était importante, car, compte tenu du statut social des
femmes au XVIIIème siècle, il lui offre une liberté précieuse, qu’elle répugnera peut-être à
perdre puisque sa richesse, précisée ensuite, « plus de cinquante mille livres de rente », lui
assure une totale indépendance.
Question : Est-ce que la veuve marocaine jouit de ce statut vraiment?
L’enseignant laisse le débat ouvert entre ceux qui estiment que la veuve marocaine jouit
de cette liberté et autres qui pensent que la veuve subit pas mal d’entraves sur tous les
niveaux.
I. Phase d’exécution :
Un tableau illustrant les différents points de vue  :

La femme marocaine jouit d’une liberté en ce qui Au contraire, celle-ci se trouve accablée par une société
concerne la gestion de sa vie. rétrograde.
Elle a une liberté excessive, elle peut faire ce qu’elle On vit dans une société où les mentalités n’évoluent
veut de sa vie. pas.

Elle est respectée et défendue par la société, son La pitié et la compassion peuvent se voir comme étant
entourage notamment. un mépris à sa place.

La veuve peut manager ses affaires comme elle En dépit de son veuvage, son père opprime sa liberté
veut. qu’elle veuille ou pas.

Personne ne donne importance à son veuvage, au Ce statut ne fait qu’accroitre les obstacles,
contraire, c’est une autre manière pour prouver son difficile de refaire une autre vie.
rôle dans la direction familiale.
Synthèse

Être veuve ne doit guère ressortir de la veuve son arrogance ou


bien de l’outrecuidance car, cédée sans le vouloir, la gestion des
affaires gérée par son mari auparavant doit être conçue comme
responsabilité à prendre ou à laisser. Outre cela, l’aide de son père
ou de son entourage se tiendra comme une aide à celle-ci. Donc, on
en parlera dans une perspective où les mentalités des membres de
la société seront en perpétuelle évolution soutenant la veuve en
allégeant son affliction.

Niveau : 2ème année Baccalauréat.


Activité : Production écrite.
Durée : une heure.
Support : Rédaction d’une lettre personnelle.
Contenu : Sujet: Suite au décès de son mari, rédigez une lettre (qui ne dépasse pas
15 lignes) à votre tante qui réside à l’étranger afin de lui représenter vos sincères
condoléances et votre aide.
Objectifs visés : *Rédiger une lettre en réutilisant le champ lexical de l’empathie et
du chagrin.

Déroulement de la séance
I. Phase d’observation :
L’enseignant entame la séance et note le sujet sur le tableau.

• Sujet : Suite au décès de son mari, rédigez une lettre (qui ne dépasse pas 15 lignes) à
votre tante qui réside à l’étranger afin de lui représenter vos sincères condoléances et
votre aide.

• Consigne : Utilisez le champ lexical de l’empathie et du chagrin.


Après avoir noté le sujet et la consigne, l’enseignant précise que dans cette séance, il s’agit
d’une activité de production écrite.
I. Phase d’explication :
Afin d’expliquer le sujet et la consigne, l’enseignant demande à deux élèves de les lire, en
s’assurant que tout le reste prête attention au tableau.
Il demande ensuite aux élèves de repérer les mots-clés du sujet.
Les mots-clés du sujet  : Décès- une lettre-condoléances-aide.
Après, il pose des questions pour vérifier la compréhension du sujet par les élèves :
Question : Qu’est-ce qui vous est demandé dans le sujet ?
͢ Nous devons rédiger une lettre qui ne dépasse pas 15 lignes dans laquelle on présentera
nos sincères condoléances.
Question : De quel type de lettre s’agira-t-il dans vos rédactions ?
͢ Il s’agira d’une lettre personnelle.
Question : En général, quelles sont les composantes de la lettre personnelle?
͢ La lettre personnelle va généralement s'organiser en deux ou trois parties comme ceci :

- l'entête : il doit comporter le lieu et le titre.

- l'introduction : déclarez votre invitation, vos remerciements, condoléances...

- la partie facultative : Il ne faut pas que cela fasse plus d'une phrase. On peut y rajouter une
formule de politesse selon votre convenance.

I. Phase d’exécution :
a- Rédaction individuelle:

L’enseignant consacre 20 minutes aux élèves pour qu’ils rédigent leurs productions
écrites. Il fait le tour de la classe pour vérifier que les élèves écrivent.
b- Rédaction collective :
Les 20 minutes écoulées, l’enseignant désigne quelques élèves pour qu’ils lisent leurs
rédactions et vise une production moyenne qui sera rédigée au tableau et qui fera le
sujet de la correction collective.

Exemple de rédaction :

Fès, Le 03/05/2021

Chère tante,
L’événement inattendu qui vient d’arriver m’émeut très profondément. Sachez que je suis de tout
cœur avec vous, partage votre chagrin et pense bien à vous.
Votre mari était un être très important à mes yeux, et j’ai du mal à imaginer ce que sera la vie sans
sa présence.
Je me souviens de ses sourires lorsqu'il vous regardait. Quand il parlait de vous, même après
plusieurs décennies de mariage, il rayonnait. Il était votre moitié, mais vous, ma tante, vous étiez
pour lui ce qu'il y avait de plus beau et de plus précieux.

Je ne suis pas sûr que ces quelques mots puissent apaiser votre peine, mais quand le chagrin
s'estompera, seuls les meilleurs moments resteront.

Moi, je garderai en mémoire sa joie de vivre, sa passion pour les fleurs et les vacances
géniales que je passais chez vous petite.

J’espère vous revoir très bientôt pour évoquer tous les moments heureux passés en sa compagnie
et je vous souhaite de trouver le courage et la tranquillité et puisse l'âme de votre mari reposer en
paix, c'était une belle personne que j'ai eu la chance de côtoyer et qui va terriblement nous
manquer.
Affectueusement,

Votre nièce Lamia.

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