Turbines à vapeur et
Centrales
Thermiques à Flamme
Cycle de Rankine
Le cycle idéal correspondant à une centrale thermique élémentaire à vapeur est le cycle de
Rankine. Les composantes essentielles de cette installation sont : la chaudière, la turbine, le
condenseur et la pompe.
Les évolutions qui composent le cycle sont
1-2 : un pompage adiabatique réversible effectué par la pompe
2-3 : un échange de chaleur à pression constante dans la chaudière (évaporation)
3-4 : une détente adiabatique réversible dans la turbine
4-1 : un échange de chaleur à pression constante dans le condenseur (condensation de l’eau)
Bilan d’énergie dans l’installation :
On applique le premier principe sur chaque organe de l’installation :
Exemple d’une centrale thermique à flamme fonctionnant au fioul. Pour une tranche de 250
MWélec. :
• Débit fioul : 50 t/h
• Débit air de combustion : 500 t/h
• Température entrée chaudière : 25 °C
• Débit vapeur : 700 t/h = 200 kg/s
• Température entrée turbine : 565 °C
• Pression entrée turbine : 163 b
• Température condenseur : 30 °C
• Pression eau condenseur : 0,034 b
• Vitesse de rotation rotor alternateur : 3000 T/min
• Rendement : 38%
Influence des gouttelettes liquide dans turbine :
Impact grosses gouttes surface détériorée corrosion réduction de durée de
vie des aubes des turbines
Gouttelettes ne participent pas au mouvement des aubes
Détente limitée : titre de la vapeur 80< x <85% Rankine : rendement « faible »
Solution : surchauffer la vapeur avant la détente dans la turbine. C’est le cycle de Hirn.
Cycle à vapeur surchauffée : Cycle de HIRN
Le cycle de Hirn permet de remédier à ces problèmes. Les centrales thermiques modernes
fonctionnent selon le principe du cycle de Hirn.
Dans ce type d’installations les chaudières sont équipées de surchauffeurs. La surchauffe de la
vapeur augmente le rendement du cycle de Rankine pour se rapprocher au rendement de cycle
de Carnot 𝜂𝑐𝑎𝑟𝑛𝑜𝑡 = 1 − 𝑇𝐹 ⁄𝑇𝐶 .
Amélioration 1 : surchauffe « Cycle de Hirn »
Amélioration 1 : Cycles à resurchauffes
Le problème de dégradation du titre de la vapeur dans les étages à basse pression dans la turbine
peut être évité en utilisant les cycles à resurchauffes, ce procédé consiste à surchauffer la vapeur
d’eau entre les étages de la turbine, cette opération permet aussi d’améliorer le rendement de
l’installation.
Cycles à soutirage
Dans un cycle à soutirage, le réchauffage de l’eau de T2 à T2’ n’est pas réalisé entièrement dans
la chaudière, mais au moyen de la chaleur qui lui est cédée par prélèvement de vapeur effectué
en différents étages de la turbine.
Principe de fonctionnement d’un cycle à soutirage
Une fraction y de vapeur est prélevée en cours de détente dans la turbine, à la pression P’ et à
la température T’, le reste de la vapeur poursuit sa détente jusqu’à la pression P 1 dans la
deuxième étage de la turbine. Dans le réchauffeur la vapeur soutirée se condense et réchauffe
l’eau liquide revenant du condenseur (préalablement comprimé par une pompe jusqu’à la
pression P’) à laquelle elle se mélange.
Dans les cycles de puissance à vapeur, le travail de la pompe peut être négligé devant le
travail fourni par la turbine.
Bilan d’énergie dans la surchauffeur :
Chaleur dépensée :
Rendement thermique :
D’où :