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Logiciels CFD et méthodes numériques

Ce document décrit les composantes clés d'un logiciel de modélisation et de simulation numérique, notamment le préprocesseur, le processeur de calcul et le postprocesseur. Il explique également les principales méthodes numériques utilisées, telles que les différences finies, les éléments finis, les méthodes spectrales et les volumes finis.

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Logiciels CFD et méthodes numériques

Ce document décrit les composantes clés d'un logiciel de modélisation et de simulation numérique, notamment le préprocesseur, le processeur de calcul et le postprocesseur. Il explique également les principales méthodes numériques utilisées, telles que les différences finies, les éléments finis, les méthodes spectrales et les volumes finis.

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CFD et logiciels Master 2 Energétique Semestre : 3

Décembre 2020

Chapitre I et II (Rappels) : Les méthodes des différences finies et volumes finis


et les Logiciels de post traitement (intégré dans le code)

1. Les composantes d’un logiciel de modélisation et de simulation


numérique
La mise en œuvre d’une méthode numérique de calcul débouche inévitablement
sur un logiciel qui lui est associé. Si, lors des premières tentatives de calcul par des
méthodes numériques, on écrivait, pour chaque nouveau problème, un programme différent
tenant compte de sa géométrie particulière, de ses particularités physiques et de ses
conditions aux limites. Mais aujourd’hui, plusieurs logiciels généraux ont été réalisé dont
la structure informatique est adaptée au traitement d’un grand nombre de problème du
même type. Ces logiciels ont, pratiquement tous, trois composantes principales :
(1) un préprocesseur,
(2) un processeur de calcul (solver = résoluteur) et,
(3) un postprocesseur.

1.1. Le préprocesseur
Dans cette étape du calcul numérique les activités impliquées sont les suivantes :
• Description de la géométrie dans la région d’intérêt : définition du domaine de calcul;
• Génération du maillage – discrétisation du domaine de calcul en éléments finis ou
volumes de contrôle ;
• Choix du phénomène physique à modéliser ;
• Définition des propriétés physiques ;
• Spécification des conditions aux limites adéquates.

1. 2. Le processeur de calcul
Celui-ci peut être réalisé, en général, en utilisant quatre méthodes numériques
distinctes : la méthode des différences finies, la méthode des éléments finis, les
méthodes spectrales et la méthode des volumes finis.
La méthode numérique comporte trois pas distincts :
• L’approximation de la variable inconnue par différents types de fonctions simples;

• Discrétisation par la substitution de l’approximation dans les équations


différentielles et l’obtention d’un système d’équations algébriques ;

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CFD et logiciels Master 2 Energétique Semestre : 3
Décembre 2020

• Résolution du système d’équations algébriques.


La principale différence entre les quatre méthodes numériques consiste dans le type
d’approximation de la variable inconnue et dans le processus de discrétisation.

Méthode des différences finies

La variable inconnue Φ est décrite par plusieurs valeurs dans les points d’un maillage.
Le développement de l’inconnue en séries Taylor tronquées est utilisé pour approximer les
dérivées de l’inconnue, dans chaque point du maillage, par différences finies en utilisant les
inconnues voisines. En remplaçant les dérivées dans les équations différentielles par
différences finies on obtient un système d’équations algébriques pour les valeurs de
l’inconnue dans chaque point du maillage.

Méthode des éléments finis

Dans la méthode des éléments finis on utilise des fonctions linéaires ou quadratiques,
sur chaque élément, pour décrire la variation locale de l’inconnue Φ . Les équations
différentielles sont exactement vérifiées par la solution exacte. En remplaçant l’approximation
de Φ dans les équations différentielles, on constate que celles-ci ne vérifient pas exactement,
et un résidu est défini dans ce cas pour mesurer l’erreur. Le résidu est minimisé en le
multipliant par une fonction de pondération et en l’intégrant. Le résultat de l’intégration est un
set d’équations algébriques pour les coefficients des fonctions d’approximation.

Méthodes spectrales

L’inconnue est approchée par des séries Fourier tronquées ou par des séries de
polynomes Chébichev. Par rapport aux méthodes des différences finies et des éléments finis
l’approximation n’est pas locale mais elle est valide sur tout le domaine de calcul. On utilise
également le concept du résidu pondéré comme dans la méthode des éléments finis où en
imposant que l’approximation doive correspondre à la solution exacte pour les points du
maillage.

Méthode des volumes finis


Au début, la méthode a été développée comme une formulation spéciale de la méthode
des différences finies. L’algorithme numérique a les pas suivants :

2|P age
CFD et logiciels Master 2 Energétique Semestre : 3
Décembre 2020

• Le domaine d’analyse (de calcul) est divisé en volumes finis (génération du maillage) ;
• L’intégration formelle des équations sur tous les volumes de contrôle ;
• La discrétisation, qui implique la substitution des différentes approximations de type
différences finies pour les termes intégrés en représentant différents processus d’écoulement
comme la convection, la diffusion et le terme source. Le résultat est la conversion des
intégrales dans un système d’équations algébriques ;
• La résolution du système d’équations algébriques par l’utilisation d’une méthode itérative.
Le premier pas qui est l’intégration sur le volume de contrôle, fait la distinction entre
la méthode des volumes finis et tous les autres techniques numériques. Le résultat de
l’intégration exprime la conservation exacte de la grandeur physique, Φ , sur chaque volume
de contrôle. Cette relation claire entre l’algorithme numérique et le principe de conservation
physique détermine la principale attraction de la méthode des volumes finis et son concept
devient plus facile à comprendre que le concept de la méthode des éléments finis ou de la
méthode spectrale.

La conservation de la variable générale d’écoulement Φ , par exemple


une composante de la vitesse ou de l’enthalpie (la température), sur le volume de contrôle
peut être exprimée comme un bilan entre les différents processus qui tendent de
l’augmenter ou bien de la baisser, c’est-à-dire

[ le taux de changement, dans le temps, de Φ sur le volume de contrôle] =


[le flux net de Φ dû à la convection dans le volume de contrôle]
+ [le flux net de Φ dû à la diffusion dans le volume de contrôle]
+ [le taux net de création de Φ dans le volume de contrôle]

1. 3. Le postprocesseur

À l’intérieur de ce module, on présente les résultats à l’utilisateur sous une


forme adaptée à sa perception de la physique du problème. Par exemple, dans un
problème de conduction thermique, le tracé des isothermes est un résultat très utile,
surtout si le logiciel autorise la visualisation de courbes isothermes associées à des
valeurs choisies de la température.
Le postproceseur offre différentes facilités pour visualiser et interpreter les
résultats comprenant aussi :

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CFD et logiciels Master 2 Energétique Semestre : 3
Décembre 2020

• visualisation de la géométrie et du maillage ;


• visualisation des vecteurs de grandeurs calculées ;
• visualisation des iso-lignes de différentes grandeurs ;
• visualisation des surfaces 2D et 3D ;
• possibilités d’exporter les différentes grandeurs sous forme de fichieres ;
• facilités d’animation.

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