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Module Pédagogique sur Candide

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SECTION DE LA FORMATION DES ENSEIGNANTS DU CYCLE SECONDAIRE QUALIFIANT

Spécialité : langue française.

Préparé par:
 ACHACH SAMIA  ESSOUFI SALIMA

 ZOHARI SAFAA  ADIATAR MARIAM

 BOUAZZA SOUAD  ZINELABIDIN ABDELLAH

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nu.

Sommaire
Introduction……………………………………………………………………………………………………………………..1

Compétences visées……………………………………………………………………......................................2

Séquence 1……………………………………………………………………………………………………………………….3

Séquence 2………………………………………………………………………………………………………………………4

Séquence 3………………………………………………………………………………………………………………………5

Séquence 4………………………………………………………………………………………………………………………6

Séquence 5………………………………………………………………………………………………………………………7

Séquence 6……………………………………………………………………………………………………………………...8

Séquence de la poésie………………………………………………………………………………………………………9

Fiches détaillées de la séquence 1……………………………………………………………………………………10

Fiches détaillée de la séquence 4…………………………………………………………………………………….21

Fiche détaillée d’un poème libre……………………………………………………………………………………..31

Référentiel des compétences visées dans CANDIDE » de Voltaire……………………………………35

Référentiel des valeurs véhiculées dans « CANDIDE » de Voltaire…………………………………..37

Annexes………………………………………………………………………………………………………………………….39

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nu.

Introduction 

Elaborer un module à partir d’une œuvre littéraire s’avère une tâche d’une
importance grandiose, dans la mesure où le cheminement qui y conduit nécessite
un savoir qui combine la théorie et la pratique.

Certes, pour échafauder le module de Candide, il nous a été nécessaire de


faire recours à de nombreux documents parmi lesquels on cite les orientations
pédagogiques ainsi que d’autres références et surtout ceux en rapport avec le
texte littéraire et sa relation avec les autres activités, en passant par les cours de
didactique au centre de formation, qui nous ont été très utiles voire fructueux.

De ce fait, nous pouvons dire que ce parcours nous a octroyé la possibilité


d’acquérir une conception personnelle, qui est d’ailleurs obligatoire, sans
laquelle la pluralité dans ce domaine n’aura pas lieu.

Ainsi, avons-nous élaboré ce module, lequel module se subdivise en


séquences de façon à ce que chacune prépare l’autre, c'est-à-dire selon un tissage
serré. Par la suite, on a détaillé ces séquences en fiches didactiques selon le
principe de décloisonnement qui consiste à rattacher les activités aux textes
littéraires.

Il est à signaler que des fiches didactiques accompagnent le lecteur pour


appréhender le module et ses composantes.

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Compétences visées

Macro-compétence :

 Produire un conte philosophique en pastichant voltaire.

Les sous-compétences :
 Produire un texte à tonalité ironique/satirique.

 Produire un texte argumentatif.

 Produire un texte en y imbriquant des éléments du merveilleux.

 Produire un texte à partir d’une étude comparative.

 Produire des écrits de réflexions : un récit à visée persuasive.

 Produire un conte philosophique en y intégrant les ressources


déjà acquises.

 Etudier et produire un poème libre.

 Etudier un poème en prose.

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MODULE : CANDIDE OU L’OPTIMISME de Voltaire

Séquence nº 1 : entrée et introduction à l’œuvre.

Sous-compétence : Produire un texte à tonalité ironique.

Support : Chapitre premier. L’incipit

« Il y avait en Westphalie………….des châteaux possibles ». p : 13-15

Séance Durée Activités Supports et capacités


contenus
Chapitre 1 pp : 13- -s’initier à la
15. Recherches et recherche et à la
documentations : documentation.
Travaux La biographie, les -étudier les
1 2H encadrés
personnages, le
conte
caractéristiques
du conte
philosophique, le philosophique.
paratexte (coll :
Al-Ouma)
Lecture -repérer et
méthodique : analyser les axes
2 1H chapitre 1. Pp : 13- de lecture.
Lecture 15. -étudier les
caractéristiques
du conte
philosophique.
Langue Le registre -étudier et
3 1H ironique et ses
procédés.
employer les
procédés du
registre ironique.
En se basant sur -produire un
des faits réels ou texte à tonalité
4 1H Production imaginaires ironique.
écrite rédigez un texte à
tonalité ironique.

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nu.

MODULE : CANDIDE OU L’OPTIMISME de Voltaire

Séquence nº 2 : La critique de la guerre.

Sous-compétence : Produire un texte argumentatif.

Support : Chapitre3. PP : 19-20.

« Rien n’était si beau ………….les beaux yeux de Cunégonde».

Séance Durée Activités Supports et Capacités


contenus
Lecture -repérer et
méthodique analyser les axes
Chapitre3. PP : de lecture.
19-20.
« Rien n’était si
1 1H Lecture beau
………….les
beaux yeux de
Cunégonde».

L’argumentation -étudier et
2 1H Langue employer les
procédés de
l’argumentation.
Activités Débat : le thème -prendre la
3 1H de la guerre parole en
argumentant son
Orales point de vue.
Rédiger un texte -produire un
Production dénonçant la texte en
guerre s’exprimant à
4 1H écrite
(exemples de
guerres
propos de la
guerre.
récentes)

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MODULE : CANDIDE OU L’OPTIMISME de Voltaire

Séquence nº 3 : La rencontre avec la bien aimée Cunégonde.

Sous-compétence : Produire un court récit à partir d’une étude comparative.

Support : Chapitre VIII. PP : 34-35.

« J’étais dans mon lit ………….mais sa vertu s’en affermit ».

Séance Durée Activités Supports et Capacités


contenus
Lecture -repérer les
analytique différentes
Chapitre VIII. parties de sens
PP : 34-35. dans l’extrait et
1 1H Lecture « J’étais dans
mon lit
les analyser.

………….mais
sa vertu s’en
affermit ».

Les temps du -étudier et


2 1H Langue récit utiliser les
temps du récit
dans un énoncé.
Discussion : la -discuter à
condition de la propos de la
3 1H Activités femme condition de la
marocaine : femme.
orales évolution et
contraintes.
Rédaction d’un -produire un

1H Production texte : texte en faisant


4 comparaison
entre la situation
une étude
comparative.
écrite de la femme
marocaine
d’autre fois et
celle
d’aujourd’hui.

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incon
nu.

MODULE : CANDIDE OU L’OPTIMISME de Voltaire

Séance Durée Activités Supports et Capacités


contenus
Lecture -repérer et
méthodique analyser les axes
Chapitre XVIII. de lecture.
PP : 72-73.
1 1H Lecture « Ils passèrent un
mois dans cet
hospice
………….et
grand bien vous
fasse »

Le registre -étudier et
merveilleux. employer les
2 1H Langue procédés du
registre
merveilleux.
Activités Discussion : -prendre la parole
l’argent et le en argumentant
3 1H orales bonheur : réalité son point de vue.
et utopie.
Production L’argent fait-il le -produire un texte
bonheur ? en s’appuyant sur
4 1H écrite des arguments.

Séquence nº 4 : Le merveilleux dans CANDIDE (l’Eldorado)

Sous-compétence : Produire un texte en y imbriquant les éléments du merveilleux.

Support : Chapitre XVIII. PP : 72-73.

« Ils passèrent un mois dans cet hospice ………….et grand bien vous fasse ».

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teur
MODULE : CANDIDE OU L’OPTIMISME de Voltaire
incon
nu.
Séquence nº 5 : Candide et Martin (le pessimisme)

Sous-compétence : Produire des écrits de réflexions : un récit à visée persuasive.

Support : Chapitre XX. PP : 80-81.

« Mais vous, monsieur Martin ………….mais je ne le connais pas ».

Séance Durée Activités Supports et Capacités


contenus
Lecture -repérer et
méthodique analyser les axes
Chapitre XX. de lecture.
PP : 80-81. -étudier les
« Mais vous, champs lexicaux
1 1H Lecture monsieur Martin qui participent à
…….mais je ne la construction du
le connais pas ». sens.

Le registre -reconnaître et
polémique. employer les
2 1H Langue procédés du
registre
polémique.
Activités Discussion :
partagez-vous la
-discuter à propos
d’un thème
3 1H orales vision du monde philosophique.
de Martin ?
Production Rédaction d’un
dialogue.
-convaincre par
écrit son
4 1H écrite (convaincre une interlocuteur.
personne
pessimiste.)

MODULE : CANDIDE OU L’OPTIMISME de Voltaire

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Séquence nº 6 : Candide : l’aboutissement à la sagesse.
incon
nu.
Sous-compétence : Produire un conte philosophique en y intégrant les ressources déjà
acquises.

Support : Chapitre XXVII. Pp : 112-113. « Le fidèle Cacambo……c’est bien dommage
qu’elle soit devenue si laide »

Chapitre XXX. Pp : 124-125. « Candide, en retournant…..il faut cultiver notre jardin »

Séance Durée Activités Supports et contenus Capacités


Lecture sélective -repérer et analyser
-Chapitre XXVII. Pp : 112- les axes de lecture.
113. « Le fidèle
Cacambo……c’est bien
1 1H Lecture dommage qu’elle soit
devenue si laide »

-Chapitre XXX. Pp : 124-125.


« Candide, en retournant…..il
faut cultiver notre jardin »

Le discours et le récit. -identifier et


2 1H Langue
utiliser les
caractéristiques du
récit et du discours.
Recherches et -raconter oralement
documentations des élèves un conte et en
3 1H Activités concernant le conte : discuter son
orales présenter oralement quelques intérêt.
contes.
Rédaction d’un conte en y -produire un conte
imbriquant quelques éléments en pastichant
4 1H Production du conte philosophique. Voltaire.
écrite

5 2H Evaluation : compréhension et production écrite (extrait de


CANDIDE de Voltaire, chapitre XVI)

Séquence de poésie

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Séance Durée Activités Supports/contenus Capacités
Le poème en vers libres et Se
le poème en prose : documenter
1 2H Travaux sur le poème
 Définitions.
encadrés en vers libre
 Origines.
et le poème
en prose.

Lecture méthodique d’un -Repérer et


poème : analyser les
axes de
*Outils posés sur une table
de Jean Tardieu, "Poèmes pour la
lecture.
2 2H Lecture main droite" Formerie
-Reconnaître
la
construction
d’un poème
en vers
libres.

-étudier et
Les figures de style :
utiliser le
3 1H Langue Le chiasme. chiasme.

4 1H Production Sujet : écrire un poème en -écrire un


prose ou en vers libre. texte
écrite
descriptif en
usant de la
poétique du
langage.

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Module : Candide ou l’optimisme de Voltaire

Séquence : Entrée et introduction à l’œuvre.

Niveau : 2ème année bac

Séance : 1

Durée : 2H

Activité : Travaux encadrés.

Capacité : - S’initier à la documentation et à la recherche.

-Etudier les caractéristiques du conte philosophique.

Supports : chapitre I pages 13-15

Déroulement de la leçon

Les élèves seront répartis en groupe. Ils exposeront leurs recherches concernant les points
suivants :

 La biographie de Voltaire

 Les personnages dans le roman de Candide.

 Les caractéristiques du roman philosophique.

 Etude du paratexte du roman de Candide (Collection Poche Al-Ouma).

Méthodologie du travail :

Chaque point doit être présenté par le rapporteur de chaque groupe. Et le prof note au tableau
la bonne recherche concernant chaque point :

Tâche1 : la biographie.

Les critères que les groupes devront respectés :

Nom complet : François Marie Arouet, dit Voltaire

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nu.
Dates et lieux de naissances et de décès. né le 21 novembre 16942 à Paris où il meurt le
30 mai 1778

Courant littéraire : Symbole des Lumières, chef de file du parti philosophique

Evénements qui ont marqué sa vie :

Dans ce contexte, son grand ennemi est la religion chrétienne et l’Église catholique de son
temps/ Ses adversaires l’accuseront de saper les bases de la religion et par là même de la
monarchie et de favoriser la dépravation des mœurs/ exilé loin de Paris dans son château de
Ferney/ il prend, seul, la défense des victimes de l’intolérance religieuse.

Autres œuvres littéraires :

Œdipe, 1718/ La Ligue ou Henry le grand, poème épique, 1723 / Mariamne (ou Hérode et
Mariamne), 1724/ La Henriade, 1728 /Histoire de Charles XII, 1730 /Brutus, 1730 /Zaïre,
1732 /Le temple du goût, 1733/ Epître à Uranie, 1733 /Lettres anglaises ou Lettres
philosophiques, 1734.

Tâche2 : Les caractéristiques du roman philosophique :

Le conte philosophique est un genre littéraire apparu au XVIIIe siècle. Un conte


philosophique est une histoire fictive, produite par l’auteur dans le but de peindre une critique
de la société,

Il a recours au récit imaginaire véhiculé par le conte pour transmettre des idées et des
concepts à portée philosophique.

Le contexte historique de Candide :

À cette époque, Voltaire vit dans la propriété des Délices à Genève, véritable « palais d’un
philosophe avec les jardins d’Épicure »[1]. Deux événements l’ont récemment bouleversé : le
tremblement de terre de Lisbonne du 1er novembre 1755 et le début de la guerre de Sept Ans
(1756) qui lui inspirent cette réflexion : « Presque toute l’histoire est une suite d’atrocités
inutiles » (Essai sur l’histoire générale, 1756).

Ayant envoyé son Poème sur le désastre de Lisbonne à Jean-Jacques Rousseau, celui-ci lui
répond par une lettre dans laquelle il cherche à justifier la divine providence, dont Voltaire

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doute fortement après ces évènements. Il prétend, dans le neuvième livre de ses Confessions,
incon
que le roman philosophique Candide serait la nu.
réponse à cette lettre, réponse que Voltaire avait
promise tout en l’ajournant

Tâche 3 : Les personnages dans Candide :

Candide : Héros doué, généreux sensible, mais naïf.

Pangloss : Il professe la philosophie optimiste de Leibniz.

Cunégonde : Jeune baronne belle, aimée de Candide.

Martin : Philosophe pessimiste.

Cacambo : Valet de Candide.

La vielle : princesse devenue servante.

Tâche 4 : Etude du paratexte (Collection Poche Al-ouma).

 La première page de la couverture :

 Le nom de l’écrivain : écrit en rouge.

 Le titre du conte philosophique.

 Une image : présentant plusieurs femmes et hommes de l’époque de Voltaire, qui


regarde tous un homme debout sur une chaise et indique quelque chose avec sa main.

 La maison d’édition : Collection Poche Al-Ouma.

 La quatrième page de la couverture :

A nouveau le nom de l’écrivain et le titre du conte philosophique.

Un petit texte qui présente le conte.

Le nom de la maison d’édition, son adresse, numéro de téléphone, e-mail.

La forme du conte philosophique :

La préface : de la page 7 à la page 9.

Le conte est subdivisé en 30 chapitres.

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Module : Candide ou l’optimisme de Voltaire

Séquence : Entrée et introduction à l’œuvre.

Niveau : 2ème année bac

Séance : 2

Durée : 1H

Activité : Lecture méthodique.

Capacité : -Repérer et analyser les axes de lecture.

-Etudier les caractéristiques du conte philosophique.

Support : chapitre I pages 13-15

Déroulement de la leçon

Méthode pédagogique : Travail en groupes.

Les élèves ont déjà été informé de lire chez-eux chapitre 1.

Méthodologie de travail :

Les groupe sont formés, le professeur leurs donne des tâches à accomplir. Après 5 minutes, le
professeur arrête les discussions et fait lire les productions de chaque groupe :

Tâche 1 :

I. Lecture découverte :
a) Situation du passage :
Candide, dont le précepteur était le philosophe Pangloss, vivait dans le château du
baron en Westphalie.

b) Identification du texte :
Genre : Conte philosophique.

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Argu
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Type : Narratif.
incon
nu.

II. Hypothèse de lecture :


Les thèmes qu’on peut étudier dans cet extrait :
 La présentation et la description des personnages.
 L’univers du château.
 Critique de la noblesse et de l’optimisme.

III. Les axes de lecture :

1. La présentation des personnages :


Les personnages sont présentés selon l’ordre d’entrée en scène. Tout d’abord,
Candide (esprit simple, un enfant naturel, naïf, incapable de duplication…). Le
baron (puissant, a du pouvoir, riche..). la baronne (grosse, maitresse de
maison…). Pangloss (enseignant de plusieurs disciplines). Cunégonde (une
belle fille).
2. Critique de la noblesse et de l’optimisme :
Le narrateur adopte une attitude subjective. En recourant à l’ironie, il ridiculise
les personnages nobles. Par exemples :
« Mr le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car son
château avait une porte et des fenêtres. »
« Mme la baronne, qui pesait environ trois cent cinquante livres, s’attirait
par là une très grande considération. »
«Disait-il (Pangloss), que les choses ne peuvent être autrement : car tout était
pour une fin……..les nez ont été faits pour porter des lunettes….les
jambes sont visiblement instituées pour être chaussées.)

3. Les caractéristiques du conte philosophique :


Ce qui montre qu’il s’agit d’un conte philosophique :
La description du lieu : Le château : un endroit merveilleux et coupé du monde
du réel.
Westphalie : Un lieu imprécis, un pays peu connu.

Thunder-Ten-tronckh : sonorités abruptes relevant de l’imagination.

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Argu
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com
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teur
Le lecteur est entraîné dans un univers merveilleux.
incon
nu.

IV. Synthèse :
Dans ce passage, l’auteur présente le cadre spatial et temporel où se
dérouleront les événements de son conte. Voltaire ridiculise ses personnages
nobles dont la puissance est basée sur des apparences tout en caricaturant la
philosophie optimiste représentée par Pangloss.

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Module : Candide ou l’optimisme de Voltaire
incon
nu.
Séquence : Entrée et introduction à l’œuvre.

Niveau : 2ème année bac

Séance : 3

Durée : 1H

Activité : de langue. Le registre ironique et ses procédés.

Capacité : Etudier et employer les procédés du registre ironique.

Supports : chapitre I pages 13-15

Déroulement de la leçon

Parmi les axes de lectures, qu’on a développés lors de la séance précédente de lecture, est
celui de l’ironie comme moyen de satire chez Voltaire. Cette séance d’activité de langue a
pour objectif l’étude des figures de style qui sont au servie de l’ironie.

I. Phase d’observation :

Ecrire au tableau les phrases suivantes : (tirées du châpitre1)

1. « Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car


son château avait une porte et des fenêtres.»
2. «les trompettes, les fifres, les tambours, les canons formaient une harmonie.»
3. « Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux
armées. »
4. « Pangloss est le plus grand philosophe de la Province et par conséquence de
toute la terre. 
5. «Candide se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque. »
6. «Les canons renversaient six mille hommes … »  (renversaient remplace
tuaient pour euphémisme).

Tâches à accomplir par les élèves :


 Lire les phrases.
 Déterminer les figures du style représentées par chaque phrase.

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 Préciser l’intention du narrateur à travers ces phrases.
incon
II. Phase de conceptualisation : nu.
Les élèves sont amenés à dire ce qu’ils ont observé.
Phrase1 : Faux rapport logique : Un mot de liaison établie une relation de cause à effet
entre deux notions qui n’ont a de liens véritables entre elle.

Phrase2 : Antithèse : Elle met en construction syntaxique parallèle des éléments


antonymes pour mettre en valeur ce qui les opposent.
Phrase3 : Antiphrase : Elle consiste à dire le contraire de ce que l’on veut faire
comprendre.
Phrase4 : Hyperbole : C’est une forme d’exagération qui aboutit à déprécier le sens des
mots.
Phrase5 : Oxymore : C’est l’alliance de deux mots contradictoires.
Phrase6 : La périphrase satirique consiste à remplacer un mot précis par une expression
équivalente, ici dévalorisante.
Voltaire utilise ces figures du style pour exprimer l’ironie, pour ridiculiser ces
personnages nobles.

III. Phase d’appropriation :


Lire oralement ces phrases et demander aux élèves de préciser la figure de style qui
exprime l’ironie.
 « Madame la baronne qui pesait environ 350 livres s’attirait par là une très grande
considération. »
 Il m’a fermé la porte au nez, charmant !
 Hier, j’ai visité la ville du détroit.
 Il est léger comme un éléphant.
 J’ai passé une nuit blanche en me réjouissant de tes exploits scandaleux.
 Il t’aime tant qu’il t’a oubliée facilement. En une semaine, il s’est marié avec une
autre.
IV. Phase d’application :
Exercice 1 :
Faites le relevé des figures de style et leur fonction dans les phrases suivantes :
- J’aime la saison des parfums et des roses. (printemps)
- « Les nez ont été faits pour porter des lunettes. »

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Argu
ment
com
muta
teur
- Un responsable s’adressant à l’équipe qui vient de perdre le match (4\0) : «  Quelle belle
incon
victoire ! » nu.
- En plus du mensonge, elle a d’autres belles qualités.
- Un parc et des allées fort calmes, où les uns ne font que passer et d’autres se reposent
longtemps. (cimetière)
- Elle s’est mariée avec un nègre blanc comme neige.
Exrecice2 :
Demander aux élèves de produire des phrases exprimant l’ironie.

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Module : Candide ou l’optimisme de Voltaire
incon
nu.
Séquence : Entrée et introduction à l’œuvre

Niveau : 2ème année bac

Séance : 4

Durée : 1H

Activité : Production écrite

Capacité : Produire un texte à tonalité ironique.

Déroulement de la leçon

Sujet :

Rédiger un texte dans lequel vous critiquez, en utilisant les procédés de l’ironie, quelques
défauts dans notre société. Exemples : rapports conflictuels, le chômage, la corruption, les
inégalités sociales….etc.

I. Présentation et explication du sujet :


1. Lecture du sujet :
Lecture individuelle des apprenants.
2. Souligner les mots clés :
 Amener les élèves à souligner les mots clés du sujet :
Critiquez, les procédés de l’ironie, défauts, rapports conflictuels, le
chômage, corruption, les inégalités sociales.
3. Définir les concepts clés :

Les procédés de l’ironie : Antithèse, antiphrase, hyperbole, oxymore et la périphrase.

Rapports conflictuels : Crise relationnelle, conflit de générations, lutte des classes.

Corruption : acceptation d’un don illicite, incitation à agir contre le devoir.

II. Elaboration du plan :


Travail en groupe.
Tâche  1 :

2Erre
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teur
Les élèves proposent les idées qui doivent figurer dans les trois étapes de leurs
incon
productions : introduction, développement
nu. et conclusion

III. Phase de rédaction :


Tâche 2 :
Les élèves développent leurs réflexions à l’aide du plan élaboré.
L’enseignant incite les élèves à :
 Utiliser des connecteurs logiques.
 Donner des phrases simples et claires.
L’enseignant note la meilleure production sur le tableau.
IV. Phase d’affinement :

Tâche3 :
Les élèves affinent le texte obtenu en évitant les répétitions et les imperfections de
syntaxe.

V. Trace écrite :
Les élèves recopient le texte obtenu sur leurs cahiers.

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Module : CANDIDE, de Voltaire.
incon
nu.
Séquence nº 4 : Le merveilleux dans CANDIDE (l’Eldorado).

Niveau : 2ème année BAC.

Séance : 1

Durée : 1H

Activité : Lecture méthodique.

Capacités : Repérer et analyser les axes de lecture.

-Reconnaître quelques caractéristiques du merveilleux.

Support : Chapitre XVIII, pp : 72-73.

« Ils passèrent un moi dans cet hospice……….et grand bien vous fasse »

Déroulement de la leçon :

I. Situation du passage :

 Amener les élèves à situer le passage dans l’œuvre.

Ce passage se situe au chapitre XVIII, qui forme avec le chapitre précédent, au centre du
conte, une parenthèse dans la description du monde rongé par le mal. Il évoque le monde
extraordinaire et utopique de l’Eldorado.

II. Identification du passage :

 Amener les élèves à identifier le genre et le type du passage.

Genre : extrait d’un conte philosophique.

Type : narratif/descriptif.

III. Hypothèses de lecture :

 Amener les élèves à émettre des hypothèses de lecture.

 Un monde merveilleux.

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 Un monde imaginaire.
incon
nu.
 Un monde parfait et luxueux.

IV. Axes de lecture :

 Amener les élèves à analyser les axes de lecture.

Axe nº 1 : Un monde imaginaire.

L’Eldorado est un univers associé à la grandeur, à la démesure : utilisation du procédé


de l’hyperbole.

Dimension colossale : exagération des chiffres, « dix mille pieds de hauteur », « un
espace de plus de dix lieues ».

Cet univers apparait donc, véritablement comme merveilleux : la carrosse de Candide et


Cacambo est tirée par des moutons qui volent.

Axe nº 2 : Un monde parfait et luxueux.

De nombreux termes élogieux, mélioratifs soulignent la perfection du pays et font de lui


le meilleur des mondes, un monde parfait et luxueux :

« Hospice », « cailloux », « tous les hommes sont libres », « mœurs », « vœu », « vivres »,
« boue ».

V. Synthèse :

Voltaire présente dans ce passage un univers luxueux et parfait qui correspond bien à la
définition de l’utopie, c’est-à-dire un monde imaginaire et idéal qui se présente comme un
modèle.

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Module : CANDIDE, de Voltaire.
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nu.
Séquence nº 4 : Le merveilleux dans CANDIDE (l’Eldorado).

Niveau : 2ème année BAC.

Séance : 1

Durée : 1H

Activité : Langue.

Capacités : étudier et employer le registre merveilleux.

Support : chapitre XVII et chapitre XVIII.

Déroulement de la leçon :

I. Observation :

Demander aux élèves de lire silencieusement et de repérer le registre merveilleux.

 Les élèves doivent dégager de cet extrait du chapitre XVII les passages dans lesquels
on séduit c'est-à-dire là où l’écrivain nous plonge dans un univers de l’imaginaire et du
rêve.

 « le pays était cultivé pour le plaisir comme pour le besoin ; partout l’utile était
agréable…….. »

 « Quel est donc ce pays, disaient-ils l’un et l’autre, inconnu à tout le reste de la
terre… »

 Le merveilleux séduit le lecteur.

 Il plonge dans le domaine de l’imaginaire.

 La narration : indices non réels.

 L’imagination est associée à une volonté de morale.

 Une réflexion éthique et politique (la morale) (rencontre de Candide avec le


vieillard et le roi de l’Eldorado.)

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Argu
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com
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 Inventions des univers et des êtres qui relève de l’utopie.
incon
nu.

II. Conceptualisation :

Le merveilleux séduit le lecteur en le faisant entrer dans le domaine de l'imaginaire et du


rêve. Très repérable dans le conte traditionnel, le merveilleux met en scène des personnages
aux grandes qualités (bravoure, ruse ...) confrontés à des êtres maléfiques, imaginaires ou non
(une sorcière, un dragon, un vilain comte ...) et réussissant à écarter le danger après de
multiples péripéties.

La narration est marquée par des indices qui dégagent de tout réel comme « Il était une
fois… » ou encore « Ils se marièrent et vécurent heureux » en laissant libre cours à
l'imagination. Le conte dépassant de très loin le lectorat enfantin, l'imaginaire est malgré tout
souvent associé à une volonté de morale rejoignant le genre de la fable .

Le genre du conte philosophique revendique d'ailleurs une réflexion éthique ou


politique qu'illustre de manière exemplaire Candide de Voltaire.

III. Appropriation :

Demander aux élèves de proposer des énoncés en les baignant dans le registre merveilleux.

IV. Application :

Demander aux élèves de distinguer les procédés du registre merveilleux dans le chapitre
XVIII en y relevant des exemples.

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Module : CANDIDE, de Voltaire.
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nu.
Séquence nº 4 : Le merveilleux dans CANDIDE (l’Eldorado).

Niveau : 2ème année BAC

Séance : 3

Durée : 1H

Activité : Orale (discussion)

Capacités : -Prendre la parole en argumentant son point de vue.

-Discuter à propos du thème de l’argent et du bonheur.

Support : sujet (argent et bonheur).

Démarche : table ronde.

Déroulement de la leçon :

Sujet :

Argent et bonheur. Quelle relation ?

Dites votre point de vue en l’étayant de quelques arguments pertinents.

I-Présentation du sujet :

 Lecture du sujet.
 Amener les élèves à relever les mots clés du sujet.

 Argent.

 Bonheur.

 Arguments.

II-Définir les concepts clés :

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 Argent : monnaie d’échange qui permet de payer. Il renvoie à la fortune et à la
incon
richesse. nu.
 Bonheur : sentiment interne de joie, de satisfaction en soi et de liberté.

Le sujet contient deux idées à débattre :

 L’argent peut amener l’individu au bonheur.


 Notre bonheur ne dépend pas de l’argent.

 Amener les élèves à prendre position et exprimer leurs points de vue sur le sujet.

1. L’argent peut amener l’individu au bonheur :

 L’argent est nécessaire seulement pour pouvoir disposer d’un minimum de confort : il
n’est pas toujours source de joie.

 L’argent est juste un moyen d’échange entre les hommes, alors que le bonheur est un
objectif sublime de toute l’humanité.

 L’argent est un moyen et n’est pas une fin.

2. Notre bonheur ne dépend pas de l’argent :

 Le bonheur n’a pas de prix :


Des grandes personnalités qui ont possédé la fortune, ont fini leur vie par se suicider.
 Le bonheur est un état d’esprit :
On peut se sentir heureux et joyeux sans posséder beaucoup d’argent.

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Ce qui peut être acheté Ce qui n’a pas de prix
incon
Un lit [Link] sommeil

La nourriture L’appétit

Bijoux Santé

Tranquillisants La paix

Le lux La joie, la tendresse.

III-Synthèse :

Les élèves auront à donner chacun une synthèse qui conforme à leurs points de vue.

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Module : CANDIDE, de Voltaire.
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nu.
Séquence : le merveilleux dans CANDIDE. (L’Eldorado)

Niveau : 1ère Année Bac

Séance : 4

Durée : 1H

Activité : Production écrite

Capacités : Rédiger un texte argumentatif.

Déroulement de la leçon :

Sujet :
L’argent fait-il le bonheur ?
À partir de cette question, rédigez un texte dans lequel vous exprimez votre point de
vue sur le sujet en vous appuyant sur des arguments.

I-Phase d’explication :
4. Lecture du sujet :
 Lecture individuelle des apprenants.
5. Souligner les mots clés :
 Amener les élèves à souligner les mots clés du sujet :
 L’argent
 Le bonheur
 Arguments
6. Définir les concepts clés :
 L’argent : monnaie d’échange qui permet de payer. Il renvoie à la fortune
et à la richesse.
 Le bonheur : sentiment interne de joie, de satisfaction en soi et de liberté.
II-Elaboration du plan :
1. Introduction :
Amener les élèves à :
 Présenter le sujet.

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 Annoncer les idées à développer.
incon
nu.
2. Développement :

 Amener les élèves à exprimer leur point de vue sur le sujet en s’appuyant sur
des arguments.
 Le bonheur n’a pas de prix :
Argument : des grandes personnalités qui ont possédé la fortune, ont fini
leur vie par se suicider.
 Le bonheur est un état d’esprit :
Argument : on peut se sentir heureux et joyeux sans posséder beaucoup
d’argent.
 L’argent est un moyen et n’est pas une fin :
Argument : l’argent est juste un moyen d’échange entre les hommes,
alors que le bonheur est un objectif sublime de toute l’humanité.
 L’argent est nécessaire seulement pour pouvoir disposer d’un minimum
de confort :
Argument : il n’est pas toujours source de joie.
3. Conclusion :
Amener les élèves à :
 Faire une synthèse.
 Faire une ouverture.
III-Phase de rédaction :
 Demander aux élèves de développer leurs réflexions à l’aide du plan élaboré.
(rédactions individuelles en quelques phrases.)
 Inciter les élèves à :
 Utiliser des connecteurs logiques.
 Donner des phrases simples et claires.
 Noter la meilleure proposition sur le tableau.
IV-Phase d’affinement :
 Inviter les élèves à affiner le texte obtenu en évitant les répétitions et les
imperfections de syntaxe.
V-Trace écrite :
 Demander aux élèves de recopier le texte obtenu sur leurs cahiers.
 Exemple de texte à produire :

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incon
« L’argent fait-il le bonheur ? » est nu.
une question emplie de sagesse. Surtout que
beaucoup de gens cherchent à vivre sereinement et en joie, mais ils ne savent pas
comment y arriver. Ne faut-il donc pas arrêter de croire les pensées qui affirment haut et
fort que seule l’accumulation d’argent est le seul moyen de connaitre le bonheur absolu ?
Certes, l’argent est nécessaire pour pouvoir disposer d’un minimum de confort et
de ne pas avoir souci du lendemain. Mais, il n’est pas toujours source de joie. Ainsi, le
bonheur n’a pas de prix. Et le cas de quelques personnalités qui ont possédé la fortune et
ont fini leur vie par se suicider en est un bon exemple. En plus, le bonheur est un état
d’esprit car on peut se sentir heureux et joyeux sans posséder beaucoup d’argent. En
effet, les gens dont les seuls buts sont d’avoir plus d’argent, de maisons, de voitures…
sont ceux qui jugent leur vie la moins satisfaisante. En conséquence, ils souffriraient
plus souvent d’anxiété et de dépression.
En conclusion, le bonheur ne s’achète pas car il est caché en nous, il faut donc le
chercher. N’est-il donc pas le temps de repenser la valeur de l’argent dans ce siècle dit
matérialiste ?

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Module : Poésie en prose et poésie libre.

Séquence : 1

Niveau : 2ème année bac

Séance : 1

Durée : 2H

Activité : Lecture méthodique.

Capacité : -Analyser un poème de manière méthodique.

Support : Poèmes pour la main droite,  « Outils posés sur une table »

Déroulement de la leçon :

I Introduction

Poème en vers libres écrit par Jean Tardieu, fils d'un artiste-peintre et d'une musicienne (sa
mère était harpiste). Ainsi le titre de la section " Poèmes pour la main droite " rappelle le "
concerto pour la main gauche " de Ravel ; et le titre " Objets posés sur une table " évoque
certains titres de natures mortes en peinture : Chardin, Braque ou Picasso (" Verre, bouteille et
pipe sur une table ", " Carte, verre, bouteille sur un guéridon, " Compotier sur une table ", "
Pain et compotier aux fruits sur une table ")
La poésie est donc pour Tardieu un art de synthèse réunissant musique et peinture : le poète
est un musicien du langage, mais n'oublie pas la dimension plastique du texte.

II Identification du passage :

Genre : poésie.

Type : poème libre.

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nu.
III Hypothèses de lecture :

Les élèves émettent des hypothèses de lecture.

L’enseignant transcrit au tableau les axes de lecture après les avoir choisi et affiné.

 1ère strophe : le poète, artisan du langage


 2ème strophe : les pouvoirs du langage

 Clausule : l'autonomie du poème

 IV Axes de lecture :

Les élèves analysent le poème strophe par strophe.

Ier axe : le poète, artisan du langage

Le titre " Objets posés sur une table " annonce deux horizons d'attente :
1) On attend l'évocation d'un atelier. On pense à une poésie simple, concrète : connotation
prosaïque du mot " outils "
2) Ce titre rappelle aussi des titres de " natures mortes " et s'inscrit dans une tradition
picturale.

Strophe 1 :

Ambiguïté des premiers vers : " artisan, je les prends " : le poète se présente comme un
simple artisan du langage. Tradition qui remonte à Boileau : " vingt fois sur le métier remettez
votre ouvrage ". Jean Tardieu utilise la stratégie de la fausse piste.
Mise en scène de l'écriture : le poète s'adresse à ses lecteurs et présente sa boîte à outils : "
mes outils ", " vous ", " je les prends devant vous ".
Enumération des outils linguistiques qu'il utilise : "verbes, adverbes, participes, pronoms,
substantifs, adjectifs". Mais paradoxalement, il ne mentionne pas ce qu'on appelle
habituellement les mots-outils : conjonctions de coordination, de subordination
Effet de sens : ce sera précisément au lecteur d'assembler les mots du texte, de créer le sens.
Etude de la métaphore : " mes outils d'artisan " = désigne les outils linguistiques utilisés par le

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poète. Son travail sur les objets est d'abord un travail sur le langage. L'atelier devient la page
incon
blanche où s'inscrit le poème. nu.

IIème axe : les pouvoirs du langage

Strophe 2 :

Après avoir précisé la nature des outils linguistiques utilisés, Tardieu définit dans cette
strophe leurs fonctions :

" éloigner " : ex : v.1 # v.2 : le poète crée une distance entre le sujet "Mes outils d'artisan" et le
verbe "sont" rejeté au vers suivant. Le texte mime son propos.
" rapprocher " : v.5 et v.6 : suppression de la ponctuation qui rapproche "verbes adverbes
participes" (v.5) et "Pronoms substantifs adjectifs" au v.6.
v.11 et 12 : construction en chiasme de ces deux vers: Eloigner / rapprocher

réunir/ séparer.

Effet de symétrie inversée. Là aussi, le poème mime le sens.


v.13 et suivants : le poète fait exister les objets en les nommant. Il est le poète par excellence
<poiein = créer d'après l'étymologie grecque du verbe. Le poète est le créateur qui fait surgir
les objets en les nommant.

IIIè axe : la pirouette finale du poète

A la clausule (distique), nous avons un changement de registre, une rupture de tonalité.


Celle-ci est plus fantaisiste et tranche avec la complexité de la strophe précédente.
La fin du poème coïncide avec la fin du travail du poète. Celui-ci pose ses outils. Nous avons
ici une mise en scène ludique de l'écriture. Le poète ne se prend pas au sérieux.
" je les pose " fait écho à " Outils posés " du titre
" je les (cod) pose ", " ils (sujet) parlent tout seuls". Autonomie du texte poétique

Le poète se regarde écrire, il prend du recul par rapport à son texte. Il se retire sur la pointe
des pieds : " je m'en vais "

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Mais le texte continue à vivre grâce au pouvoir des mots et grâce à la médiation du lecteur qui
incon
les fait vivre nu.

V Synthèse :

Les élèves proposent une synthèse au poème étudié.

Glissement de l'évocation de l'objet vers le langage lui-même. Ce dernier devient l'objet sur
lequel le poète médite. Evocation des outils linguistiques utilisés par le poète. De plus, Jean
Follain insiste sur l'autonomie du poème qui continue à vivre une fois créé.
Ceci rappelle l'anecdote racontée par Paul Valéry dans Variétés : l'auteur se promène dans la
rue et un passant lui demande du feu. Il sort alors son briquet, donne un peu de feu à son
interlocuteur. Mais reprenant sa route, la phrase " avez-vous du feu ? " continue de résonner
en en lui ; et le mot feu évoque alors d'autres feux (rôle des connotations). Nous sommes là,
dit Valéry, au bord de l'état de poésie.

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nu.

Progression de la deuxième année du cycle du baccalauréat

Discipline Compétences Activités Contenu


-Contexte de l’œuvre :
Activités  Relever, identifier le champ
lexical de la guerre. -Observation et le Siècle des
lumières, l’Encyclopédie,
de  Étudier la description qui met en
valeur l’atrocité de la guerre.
analyse de
document. la guerre
des sept ans, le
lecture  Insister sur l’opinion de Voltaire
sur la guerre : « ni vainqueur, ni -lecture hors de tremblement
vaincu. », «  la guerre ne sert à la classe. de la terre de Lisbonne.
rien. »
-lecture -La composition d’un récit :
 Reconnaitre les caractéristiques
analytique. rythme,
du conte philosophique :
structure, actions, temps,
 La composition du récit : lieux,
-lecture
rythme et structure. méthodique. points de vue.
 La vraisemblance et le
merveilleux : -lecture -les procédés d’écriture :
personnages, temps, sélective. la satire, l’ironie, l’humour,
lieux, actions. la dérision,
 Les procédés d’écriture : -Groupement le comique…
point de vue, registres, de textes.
énonciation. -la vraisemblance et le
merveilleux.
-La dimension
philosophique
(raisonnement et
problématique
l’optimisme, le bien et le
mal).

 Repérer et identifier les indices


de l’argumentation. Pratique -Le lexique du
Activités  Reconnaitre le lexique du intégrée de la raisonnement.
raisonnement langue à partir -La reformulation- l
Établir un schéma narratif et de la réception e lexique thématique.
de langue actanciel et de la
production de
-Les figures de style selon
leur concurrence
Distinguer la différence entre
ces trois figures de style. l’oral et de dans les extraits étudiés.
l’écrit. -Les registres de langue
 L’accumulation
(satirique, ironique,
 L’hyperbole
polémique, polémique, etc.)
 La métamorphose

Étudier le registre pathétique et sa


tonalité.

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nu.
Activités
orales et
-Développer les compétences -présentations -Thèmes et dossiers en
communicatives. orales. rapport avec l’œuvre
travaux -Jeux de rôle. étudiée (ex le bonheur,
encadrés -Développer la compétence de discourir -Simulations. la guerre
et d’argumenter et raisonner. -Discussions. l’optimisme,
-Débats. la condition de la femme,
-Compte rendu etc.)
de film. -la prise de notes. L’exposé.
-Recherche
documentaire.
-Elaboration de
dossiers.

-Production de -Texte de réflexion.


Activités de  Connaitre le plan d’un texte textes en -Récit à structure complexe.
production argumentatif fonction de -Résumé.
 Utiliser les procédés consignes et du -Compte rendu de lecture.
écrite argumentatifs projet
 développer l’aptitude de pédagogique.
l’imagination chez l’apprenant
- Résumer un texte en le
schématisant.
- Écrire un texte à partir
d’un schéma.

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*Référentiel des valeurs dans Candide ou


l’Optimisme, de Voltaire.

Valeurs Citations Chapitres Pages

L’optimisme « ce meilleur des 1 14


mondes
possibles »« tout est
au mieux »

L’égalité « Les biens de la 10 40


terre sont communs
à tous les hommes. »
« que chacun y a un
droit égal »

La générosité et la « Candide…donna à 4 22
consolation d’autrui cet épouvantable
gueux les deux
florins qu’il avait
reçus de son
honnête anabaptiste
Jacques. »

Combattre la « [l’auto-da-fé] le 6 29
superstition et les spectacle de
pensées quelques personnes
irrationnelles brûlées à petit feu,
en grande
=
cérémonie, est un
La raison secret infaillible pour
empêcher la terre de
trembler. »

Le courage « je profitais de cette 12 49


aventure ; je
m’enfuis ; je
traversais toute la

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Russie »
incon
L’amour « c’est l’amour ; nu. 4 23
l’amour, le
consolateur du genre
humain, le
conservateur de
l’univers »

La beauté « nos simples 11 45


femmes de
chambres » « pour
moi j’étais ravissante
j’étais la beauté » 

La pitié « Candide fut touché 16 61


de pitié »

La sagesse « un vieillard retiré 18 69


de la cour, qui est le
plus savant homme
du royaume et le
plus communicatif »

La liberté « tous les hommes 18 75


sont libres »

« Etonnée et ravie 12 47
d’entendre la langue
de ma patrie »
La citoyenneté

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Supports des séquences détaillées :

CHAPITRE PREMIER : (PP 13/15) Collection Poche Al-Ouma

Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune


garçon à qui la nature avait donné les mœurs les plus douces. Sa physionomie annonçait son
âme. Il avait le jugement assez droit, avec l'esprit le plus simple ; c'est, je crois, pour cette
raison qu'on le nommait Candide. Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu'il
était fils de la sœur de monsieur le baron et d'un bon et honnête gentilhomme du voisinage,
que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu'il n'avait pu prouver que soixante et
onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogique avait été perdu par l'injure du temps.

Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car son château avait
une porte et des fenêtres. Sa grande salle même était ornée d'une tapisserie. Tous les chiens de
ses basses-cours composaient une meute dans le besoin ; ses palefreniers étaient ses piqueurs ;
le vicaire du village était son grand aumônier. Ils l'appelaient tous monseigneur, et ils riaient
quand il faisait des contes.

Madame la baronne, qui pesait environ trois cent cinquante livres, s'attirait par là une très
grande considération, et faisait les honneurs de la maison avec une dignité qui la rendait
encore plus respectable. Sa fille Cunégonde, âgée de dix-sept ans, était haute en couleur,
fraîche, grasse, appétissante. Le fils du baron paraissait en tout digne de son père. Le
précepteur Pangloss était l'oracle de la maison, et le petit Candide écoutait ses leçons avec
toute la bonne foi de son âge et de son caractère.

Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. Il prouvait admirablement


qu'il n'y a point d'effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château
de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux et madame la meilleure des baronnes
possibles.

« Il est démontré, disait-il, que les choses ne peuvent être autrement : car, tout étant fait pour
une fin, tout est nécessairement pour la meilleure fin. Remarquez bien que les nez ont été faits
pour porter des lunettes, aussi avons-nous des lunettes. Les jambes sont visiblement instituées
pour être chaussées, et nous avons des chausses. Les pierres ont été formées pour être taillées,
et pour en faire des châteaux, aussi monseigneur a un très beau château ; le plus grand baron

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de la province doit être le mieux logé ; et, les cochons étant faits pour être mangés, nous
incon
mangeons du porc toute l'année : par conséquent,
nu. ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit
une sottise ; il fallait dire que tout est au mieux. »

Candide écoutait attentivement, et croyait innocemment ; car il trouvait Mlle Cunégonde


extrêmement belle, quoiqu'il ne prît jamais la hardiesse de le lui dire. Il concluait qu'après le
bonheur d'être né baron de Thunder-ten-tronckh, le second degré de bonheur était d'être Mlle
Cunégonde ; le troisième, de la voir tous les jours ; et le quatrième, d'entendre maître
Pangloss, le plus grand philosophe de la province, et par conséquent de toute la terre.

Un jour, Cunégonde, en se promenant auprès du château, dans le petit bois qu'on appelait
parc, vit entre des broussailles le docteur Pangloss qui donnait une leçon de physique
expérimentale à la femme de chambre de sa mère, petite brune très jolie et très docile. Comme
Mlle Cunégonde avait beaucoup de dispositions pour les sciences, elle observa, sans souffler,
les expériences réitérées dont elle fut témoin ; elle vit clairement la raison suffisante du
docteur, les effets et les causes, et s'en retourna tout agitée, toute pensive, toute remplie du
désir d'être savante, songeant qu'elle pourrait bien être la raison suffisante du jeune Candide,
qui pouvait aussi être la sienne.

Elle rencontra Candide en revenant au château, et rougit ; Candide rougit aussi ; elle lui dit
bonjour d'une voix entrecoupée, et Candide lui parla sans savoir ce qu'il disait. Le lendemain
après le dîner, comme on sortait de table, Cunégonde et Candide se trouvèrent derrière un
paravent ; Cunégonde laissa tomber son mouchoir, Candide le ramassa, elle lui prit
innocemment la main, le jeune homme baisa innocemment la main de la jeune demoiselle
avec une vivacité, une sensibilité, une grâce toute particulière ; leurs bouches se rencontrèrent,
leurs yeux s'enflammèrent, leurs genoux tremblèrent, leurs mains s'égarèrent. M. le baron de
Thunder-ten-tronckh passa auprès du paravent, et voyant cette cause et cet effet, chassa
Candide du château à grands coups de pied dans le derrière ; Cunégonde s'évanouit ; elle fut
souffletée par madame la baronne dès qu'elle fut revenue à elle-même ; et tout fut consterné
dans le plus beau et le plus agréable des châteaux possibles.

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CHAPITRE DIX-HUITIÈME (PP 72/73) Collection Poche Al-Ouma

Ils passèrent un mois dans cet hospice. Candide ne cessait de dire à Cacambo : « Il est vrai,
mon ami, encore une fois, que le château où je suis né ne vaut pas le pays où nous sommes ;
mais enfin Mlle Cunégonde n'y est pas, et vous avez sans doute quelque maîtresse en Europe.
Si nous restons ici, nous n'y serons que comme les autres ; au lieu que si nous retournons dans
notre monde seulement avec douze moutons chargés de cailloux d'Eldorado, nous serons plus
riches que tous les rois ensemble, nous n'aurons plus d'inquisiteurs à craindre, et nous
pourrons aisément reprendre Mlle Cunégonde. »

Ce discours plut à Cacambo : on aime tant à courir, à se faire valoir chez les siens, à faire
parade de ce qu'on a vu dans ses voyages, que les deux heureux résolurent de ne plus l'être et
de demander leur congé à Sa Majesté.

« Vous faites une sottise, leur dit le roi ; je sais bien que mon pays est peu de chose ; mais,
quand on est passablement quelque part, il faut y rester ; je n'ai pas assurément le droit de
retenir des étrangers ; c'est une tyrannie qui n'est ni dans nos mœurs, ni dans nos lois : tous les
hommes sont libres ; partez quand vous voudrez, mais la sortie est bien difficile. Il est
impossible de remonter la rivière rapide sur laquelle vous êtes arrivés par miracle, et qui court
sous des voûtes de rochers. Les montagnes qui entourent tout mon royaume ont dix mille
pieds de hauteur, et sont droites comme des murailles ; elles occupent chacune en largeur un
espace de plus de dix lieues ; on ne peut en descendre que par des précipices. Cependant,
puisque vous voulez absolument partir, je vais donner ordre aux intendants des machines d'en
faire une qui puisse vous transporter commodément. Quand on vous aura conduits au revers
des montagnes, personne ne pourra vous accompagner ; car mes sujets ont fait vœu de ne
jamais sortir de leur enceinte, et ils sont trop sages pour rompre leur vœu. Demandez-moi
d'ailleurs tout ce qu'il vous plaira. -- Nous ne demandons à Votre Majesté, dit Cacambo, que
quelques moutons chargés de vivres, de cailloux, et de la boue du pays. » Le roi rit. « Je ne
conçois pas, dit-il, quel goût vos gens d'Europe ont pour notre boue jaune ; mais emportez-en
tant que vous voudrez, et grand bien vous fasse. »

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Support séquence poésie nu.

Outils posés sur une table


Mes outils d'artisan
sont vieux comme le monde
vous les connaissez
je les prends devant vous :
verbes adverbes participes
pronoms substantifs adjectifs.
Ils ont su ils savent toujours
peser sur les choses
sur les volontés
éloigner ou rapprocher
réunir séparer
fondre ce qui est pour qu'en transparence
dans cette épaisseur
soient espérés ou redoutés
ce qui n'est pas, ce qui n'est pas encore,
ce qui est tout, ce qui n'est rien,
ce qui n'est plus.
Je les pose sur la table
ils parlent tout seuls je m'en vais.

Jean Tardieu, "Poèmes pour la main droite" Formeries

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Exposé sur

Les techniques
d’animation en classe
de langue

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Plan
incon
nu.

Introduction
I. Les trois fonctions de l’animation de groupes
II. Les techniques d’animation
1-Le tour de table
2-Le Brainstorming
3-L’étude de cas
4-Le phillips 6 /6
5-les jeux de rôle
6-La simulation
7-Le photolangage
8-Les questions-réponses.

Conclusion

Introduction
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L’activité de l’apprenant, le feed-back,
incon la motivation, la connaissance des
nu.
objectifs, la maîtrise des pré-requis constituent des facteurs d’apprentissage. Les
méthodes et techniques utilisées en formation doivent en tenir compte. Le choix
d’une méthode ou d’une technique ne dépend pas seulement de la prise en
compte des principes d’apprentissage. Il dépend aussi du contenu de la
formation, des conditions et contraintes que la méthode impose au formateur. De
plus, les objectifs visés, le public à former, les contraintes liées à l’organisation
de la formation sont autant d’autres éléments qui déterminent la pertinence des
choix qui seront effectués. Il est donc important de pouvoir identifier les
principales méthodes et techniques, d’évaluer leurs avantages et leurs
inconvénients pour effectuer le meilleur choix compte tenu des objectifs, des
circonstances et des contraintes.
L’animation de groupe
Selon le dictionnaire, "ANIMER" du latin animare («donner de la vie»),
de anima («souffle, vie») est : donner du mouvement, de la vie à, donner de
l'entrain, du dynamisme, de la vivacité à, pousser à agir, être l'animateur de …

Animer un groupe, c’est faciliter sa progression, son évolution positive,


l’amener à prendre conscience d’un problème et à le résoudre par lui-même,
l’éveiller, l’éduquer, le sensibiliser, l’informer et le former.

L’animation de groupe se caractérise par la singularité des situations,


amenant le formateur à adapter continuellement ses outils, ses méthodes et ses
postures afin de choisir celle qui lui semble la meilleure dans un contexte donné,
et à décoder et à agir sur les processus intra groupaux afin de rendre son
intervention plus efficace.

I. Les trois fonctions de l’animation de groupes


Dans une animation de groupe, trois principales fonctions sont présentes :

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1. La production
incon
nu.
 Cette fonction correspond au fait qu’il s’agit de produire un résultat, de
trouver une solution ou des éléments de solution. Il s’agit de développer
une stratégie qui permette d’atteindre les objectifs fixés.
 La production concerne tout ce qui participe directement à exécuter la
tâche du groupe.

2. La facilitation ou la gestion
 Procédures et interventions visant à favoriser l'expression, les
échanges et l'avancée du travail : Cette fonction correspond à tout ce qui
doit être réalisé pour que la production soit maximale. Il s’agit
essentiellement des méthodes utilisées. Par exemple : maintenir le groupe
face à un problème, déterminer un plan de travail, trouver une nouvelle
approche pour sortir d’une difficulté.
 La facilitation est la mise en œuvre de moyens pour atteindre le
but fixé. Elle assure la mise en commun la plus appropriée des ressources
des participants et résout les difficultés pouvant apparaître dans cette mise
en commun : elle est surtout l'œuvre de l’animateur.
 La facilitation consiste également à organiser et à clarifier le
travail du groupe 

3. La régulation

 Cette fonction concerne les relations entre les participants. Elle tend
à maintenir le groupe uni dans un climat détendu; elle vise à éviter ou
résoudre les conflits. à élucider les blocages, ou autres phénomènes de
groupe qui peuvent empêcher le groupe de progresser : elle est
essentiellement de la responsabilité de l'animateur et requiert une
expertise spécifique en matière de dynamique de groupe.

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II. Les techniques d’animation incon
nu.

Les techniques d’animation sont des modalités de travail qui ne


remplacent ni le savoir-faire, ni le savoir-être de l’animateur. Le choix d’une
technique d’animation est lié aux objectifs de la séquence de travail.
L’animateur doit se sentir à l’aise avec la technique qu’il propose. Chaque
technique peut être adaptée aux besoins spécifiques du groupe et au thème
abordé.
1) Le Brainstorming :

La créativité, loin d’être un luxe ou l’apanage d’un bureau d’études


hautement spécialisé, devient un besoin important et pressant à tous les
niveaux d’activités.
S’il est bon de s’entrainer soi-même à manipuler et à combiner des
idées, il est nécessaire de rechercher des idées autour de soi et d’entraîner
les autres à en produire.
Traditionnellement, lorsqu’on considère le développement
méthodique de la pensée, on s’accorde à observer trois moments
logiques : Tous d’abord une position du problème ensuite une analyse des
faits conduisant à leur discussion, en fin le choix d’une solution
permettant de faire la synthèse finale ouvrant sur une utilisation pratique.
L’homme seul ou en groupe procède donc à une démarche
dialectique : Il suscite des idées, les confronte, les critique ou combine sur
le mode du dialogue.
Le Brainstorming est un mot anglais signifiant ‘’remue-méninges ‘’
ou ‘’tempête de cerveau’’ (ou d’idées) conçu par le publicitaire américain
Alex Faicknay Osborn et la né en 1940 pour promouvoir avec succès son
agence. Il dévoile la recette et les quatre règles de base en 1948 dans son
livre : ‘’Your creative power. How to use imagination to brighten life, to
get a head’’. Il désigne une technique participative de résolution de
problèmes s’appuyant sur la créativité spontanée des participants.
Elle permet de trouver en groupe le maximum de nouvelles et pertinentes
à une question posée puisqu’elle repose sur le postulat : « Ensemble, nous
sommes plus forts ! Mieux réfléchir à dix plutôt que seul dans le coin »
La technique du Brainstorming ne prétend pas se substituer ou s’opposer
aux techniques classiques de réflexion. Elle cherche simplement à

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préserver le part habituellementincon
trop petite
de l’imagination créatrice. Elle
a pour principal avantage de nu. favoriser la fluidité de la pensée des
individus et du groupe. En effet, elle permet de préserver le flux (flow) et
d’éviter de détruire les idées des autres.
« Le capital imagination d’une société est la sommez des imaginations
individuelles mises à contribution et coordonnées dans le but d’activer la
recherche, d’améliorer la technique, d’augmenter la productivité »…
propose A. Virenque.
Principe du Brainstorming :

Le Brainstorming propose que chacun se laisse aller à ses associations


libres, sans leur appliquer une quelconque censure et accueillant les productions
tout aussi spontanées de ses voisins comme le bien commun de tous sur lequel il
peut, sans façons, continuer d’associer. L’esprit de critique vis-à-vis de soi-
même ou vis-à-vis des autres doit nécessairement être totalement banni.

Les spécialistes de la création divisent la recherche d’idées en deux temps


qui correspondent à deux modes de pensées : (Obstorn A. 1942) 

 1er temps : la pensée divergente ou pensée créative.

C’est le temps d’ouverture aux idées qui permet de :

 Faire place d'abord à l'imagination en différant le jugement ou la critique;


 Prendre un minimum de temps grâce à la spontanéité et à la stimulation
du groupe;
 Trouver beaucoup d'idées dans un temps limité;
 Multiplier le pouvoir d’association des idées de chacun des membres;
 Améliorer les idées émises en surfant sur les idées des autres;
 Cumuler plus d’idées et envisager ainsi plus d’alternatives.

 2ème temps : la pensée convergente ou la pensée critique

C’est le temps de sélection des idées qui permet de :

 Trouver plus d'idées susceptibles de fournir de meilleures options;


 Prendre plus de temps pour transformer les idées en solutions afin de
respecter les différents critères;
 Fournir des solutions nouvelles, réalistes, réalisables et perfectibles
susceptibles de rencontrer les exigences de la situation ou du problème.

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Les méthodes du Brainstorming :
incon
I- La méthode d’Osborn nu.

Elle se propose de travailler en 3 temps :

1. Un premier temps d’analyse et de préparation :


La méthode d’Osborn préconise de décomposer le problème en
autant de parties que nécessaire. On s’efforce de n’aborder qu’une
seule question à la fois qui sera posée au groupe de la façon la plus
ouverte possible.
2. Un second temps de recherche en commun effectuée par le groupe
avec l’animation d’un spécialiste.
C’est la phase proprement dite du Brainstorming.
 Le temps final de dépouillement et de sélection des idées.

L’efficacité de cette méthode est subordonnée à une série d’aspects


matériels à savoir :

- Le lieu
- Le moment
- L’équipement
- Le choix du groupe

Grâce à 4 règles simples, la méthode d’Osborn empêche les participants


d’interrompre la séance par des objections continuelles aux suggestions
émises.

♦ Critiquer les idées des autres est interdit.

♦ La pensée débridée est la bienvenue.

♦ La quantité est demandée.

♦ La combinaison des idées entre elles et leur amélioration est


recherchée.

I- La méthode de Gordon :

L’originalité de cette méthode consiste principalement dans la façon de


poser la question inductrice sur laquelle le groupe va fonctionner.

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En effet, l’animation proposeincon
au groupe un thème beaucoup plus vaste
que le problème réel pour lequel est réalisé
nu. la séance du Brainstorming ce qui
pousse l’imagination à travailler sur les fondements mêmes du problème.

N.B : Aux Etat-unis, on procède souvent à l’association simultanée par


deux groupes ou successive pour le même groupe des méthodes d’Osborn et de
Gordon.
II- Les méthodes d’association forcée :

Dans cette méthode, on propose au départ un élément restreint et bien


localisé à partir duquel il faudra faire jaillir toutes les formes possibles
d’associations.
Les quatre phases pour animer une séance de Brainstorming  :

1- Phase de constitution et de réunion du groupe.


2- Phase de cadrage et de définition de la question de départ.
3- Phase du Brainstorming proprement dite : la collecte des idées.
4- Phase de la sélection des solutions qui seront mises en route.
Le rôle de l’animateur :

- Il initie et pilote le processus.


- Il fixe, le chiffre minimum d’idées (pour stimuler)
- Il fixe la durée de la séance.
- Il ne produit pas d’idées.

N.B : la prise en note des idées sur paper-board est effectuée soit par
l’animateur, soit par un ou deux secrétaires.
Le Brainstorming, un outil destiné aux enseignants

Certes, A. Osborn était publicitaire et il est vrai qu’il a eu l’intuition de


départ du Brainstorming en animant des groupes de travail dans son agence mais
ses réflexions sur le Brainstorming sont le fruit d’un travail approfondi avec le
Dr. Sydney Parnes de l’université de Buffalo (d’une durée de 15ans).

Non seulement le Brainstorming n’est pas selon lui une méthode


destinée exclusivement à la publicité, mais plutôt à l’éducation.

Première phrase de son livre :

« Le présent ouvrage a été écrit en vue d’accélérer la tendance vers une
éducation plus créative »

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« Notre principal objectif estinconde contribuer à ce que l’éducation
épanouisse. Mieux la capacité créative et
[Link] efforts vont dans trois directions :

- Réaliser la fondation de cours spécifiquement créatifs.


- Promouvoir les principes créatifs dans les autres cours.
- Préconiser une forme plus créative d’enseignement.»

En gros, le Brainstorming se présente en premier lieu comme une forme


de pédagogie de la créativité destinée aux enseignants.
Les limites du Brainstorming :

- Dans les groupes physiques, les participants sont portés à se dissimuler


derrière les autres et à se fier sur leurs idées pour alimenter la
discusion.
- De peur d’être ridiculisés ou rejetés par les autres, les participants
hésitent à exprimer leurs idées.

George Prince (1970) dans The Practice of creativity, a observéà travers


ces réunions, les participants avaient deux objectifs spécifiques :

Protéger leur image et gagner un concours.

- Le fait que les participants doivent attendre d’obtenir la parole avant


d’exprimer leurs idées est une autre contrainte dans la mesure où ils
risquent de l’oublier.

2- La méthode des cas :


La méthode des cas est née aux Etats –Unis aux alentours de 1920, à la business
school d’Harvard. C’est une méthode pédagogique active qui a été créée pour
donner aux étudiants de cette école une connaissance plus concrète des réalités
de la vie économique.

Qu’est-ce qu’un cas ?

Un cas est une situation concrète problématique .C’est l’exposé d’une situation
observée dans la vie quotidienne ou professionnelle et qui réclame une
résolution ou une décision. Il peut être relaté par un document ou tiré de
l’expérience du groupe lui-même (pourquoi on ne comprend pas en maths…)

Le cas est soumis à chaque participant qui l’étudie, ensuite, en groupe de 3 à 6


personnes, il s’agira

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 De préciser les différents
inconaspects
du problème.
 De proposer des solutions.
nu.
 D’examiner et de confronter les diverses solutions.
 D’en retenir une et de la formuler clairement.

Ensuite chaque groupe expose une synthèse à l’ensemble du groupe et on essaie


de dégager les solutions à mettre en œuvre par ordre d’efficacité.

-Cette méthode a le mérite de favoriser, chez les apprenants, une participation


active, car ce sont eux qui font le cours .chacun a le devoir de participer à la
discussion, de donner son opinion.

-cette technique, de plus, entraîne ceux qui s’y soumettent, à la pratique de la


discussion et du travail en groupe.

-enfin, la méthode des cas est un entraînement à l’analyse d’un problème et à la


prise de décision.

Elle vise à mettre l’apprenant le plus possible en face de la réalité concrète, à lui
faire envisager tout un éventail de solutions possibles que seul il n’aurait pu
inventorier, et à l’obliger à prendre une décision.

Cette méthode permet aux apprenants de participer activement et


personnellement à la recherche des solutions aux problèmes qu’on leur soumet
et elle présente l’avantage d’être moins scolaire et moins rébarbative.

3-La méthode de discussion en Phillips 6l6 :


Méthode inventé en 1948 par l’américain Donald [Link], pour faire participer
un auditoire d’une centaine à une discussion.

a-Déroulement :

-l’animateur expose un problème précis et délimité, qui doit être soigneusement


énoncé.

-les participants sont invités à se fragmenter en groupe de six personnes.

-chaque groupe désigne son rapporteur et un président qui assure la participation


de chacun sans exception.

-Le groupe discute le problème énoncé pendant 6 minutes, chaque participant


exprime d’abord son opinion. Puis le groupe discute de la valeur des opinions ou
suggestions émises et retient celles qui lui paraissent les meilleures.

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-Après l’arrêt des discussions, chaque incon
rapporteur vient présenter les résultats de
son groupe devant les autres. nu.

-l’animateur fait une synthèse.

-le deuxième problème est abordé par chaque groupe de la même manière, après
changement éventuel du rapporteur.

A la fin de la séance l’animateur fait une synthèse finale en insistant sur les
points essentiels.

b- Limites :

L’animateur général est sous-employé :

-les questions complexes ne peuvent être ainsi abordées.

-le niveau des opinions recueillies est conscient et superficiel ; les sentiments,
les craintes profondes, par exemple ne s’expriment point par cette méthode, pas
plus que les suggestions vraiment originales ; là, la discussion non directive en
petit groupe ou le brainstorming sont plus efficaces, mais requièrent plus de
temps et moins de participants.

4) Technique de la panel-discussion

DESCRIPTION BRÈVE

Le principe de cette technique est d’utiliser un groupe restreint d’individus


compétents et/ou représentatifs, le panel (= échantillon), en vue d’étudier un
problème, tandis qu’un auditoire en écoute intervient par des messages écrits.
- Nombre de participants : une demi-douzaine pour le panel ; un auditoire de
grandeur variable ; un animateur et un injecteur de messages.
- Temps : une heure et demie à trois heures,
OBJECTIFS

1. Organiser un réseau de communication dans un grand groupe, assurant un


nombre maximum d’interventions et une implication de tous les participants.
2. Substituer aux discours ou monologues des personnes une discussion moins
formelle, voire plus « dramatisée », permettant d’étudier un thème par

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l’échange d’informations contrastées ou par l’élaboration d’idées nouvelles,
incon tout
en établissant une régulation constante nu.
des communications.
3. Amener chacun à mieux situer son point de vue par rapport à d’autres, plus ou
moins distincts, exprimés dans le panel ou dans l’auditoire.
4. Faire apparaitre les aspects émotionnels d’une problématique.
DÉROULEMENT
Phase d’organisation

Cinq ou six personnes, choisies pour leur compétence, leur représentativité ou


toute autre raison, constituent le panel en s’installant autour d’une table, sous la
présidence d’un animateur.
Les autres participants de placent en demi-cercle autour du panel pour former
l’auditoire. La taille de cet auditoire est variable mais se trouve limitée par les
possibilités matérielles d’écoute et d’intervention que des installations
techniques peuvent accroitre.
Les membres de l’auditoire reçoivent de petits papiers (éventuellement de
couleurs différentes : une couleur pour des questions, une autre pour
l’expression des sentiments, une troisième pour les compléments d’information
etc.) qui leur servent à adresser des messages.
À côté de l’animateur se trouve l’injecteur de messages chargé précisément
« d’injecter » les messages de l’auditoire à l’intérieur du panel, à des moments
fixés (au bout de chaque demi-heure, par exemple, ou bien à son initiative
suivant l’opportunité du débat dans le panel).
L’animateur présente les membres du panel ou les laisse se présenter, à tour de
rôle, et expose brièvement, avec eux, le but et le thème de la discussion.
Phase de discussion dans le panel
Les membres de l’auditoire peuvent envoyer des messages écrits à tout moment
en utilisant les papiers qu’on leur a distribués pour poser des questions, donner
leurs impressions, émettre des suggestions, apporter des informations
complémentaires, manifester leur désaccord, etc.
L’injecteur des messages classe ces différents papiers pour les « injecter » dans
le panel à des temps dits ou selon leur opportunité. Il est préférable de ne pas
communiquer les messages au fur et à mesure qu’ils arrivent pour ne pas
bloquer le déroulement de la discussion, mais de prévoir plusieurs temps de
lecture afin d’éviter les sentiments de frustration dans l’auditoire. Toutefois,

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lorsqu’une intervention semble particulièrement
incon importante, l’injecteur de
messages peut la transmettre à l’animateur
nu. qui agira en conséquence.
Après chaque lecture, le panel reprend la discussion en essayant ou non de
répondre aux différentes interventions et l’auditoire continue à envoyer des
messages.
A la fin, l’animateur essaie de faire une synthèse des points acquis et des
préoccupations, avec les membres du panel.
Phase de discussion généralisée

La discussion peut ensuite se généraliser au cours d’une séance plénière, les


membres de l’auditoire intervenant alors directement et oralement, comme ceux
du panel, sous la conduite de l’animateur.
Il est possible encore de réserver un temps d’observation pour voir comment
l’exercice a été vécu par les deux groupes et réfléchir à certains aspects
méthodologiques.
L’expérience montre que les membres du groupe en écoute silencieuse ont
tendance à produire des messages agressifs, écrits ou ensuite oraux, à l’égard des
membres du panel. L’animateur aura souvent à analyser cette situation
d’impatience et de revanche contre la censure imposée par la structure de la
panel-discussion. Il pourra distinguer les tensions réelles des conflits
superficiels.
VARIANTES
Panel avec thème improvisé

Cette panel-discussion se déroule normalement mais le thème de réflexion est


choisi par les participants, en début de réunion, au lieu d’être déterminé à
l’avance.
Le panel est constitué par des volontaires ou des personnes qui semblent avoir
une certaine compétence en la matière.
Panel avec animateurs-témoins

Cette panel-discussion est précédée d’une discussion en sous-groupes où les


participants abordent le thème proposé, sous la conduite d’un animateur, la
constitution de ces sous-groupes peut se faire de façon hétérogène (suivant les
différences de sexe, d’origine, de fonction, de niveau hiérarchique, etc.), ce qui
entraine une confrontation de points de vue, souvent très enrichissante.
Les sous-groupes se réunissent ensuite pour la panel-discussion. Chaque
animateur vient dans le panel expliquer la façon dont il a perçu la discussion, au

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niveau du contenu et de la forme, à incon
l’intérieur de son groupe, comme témoin
d’une certaine expérience. En dehors nu.
du rôle d’animateur-témoin, la panel se
déroule normalement.
L’expérience montre, toutefois, qu’il se produit souvent un phénomène de
lassitude dans l’auditoire, au cours de cette panel-discussion, si les animateurs
des sous-groupes se limitent à un rôle de rapporteurs. En général, les sous-
groupes ont pour objectif d’explorer la diversité des situations ou des points de
vue. La panel-discussion qui suit doit se donner clairement un objectif propre
d’orientation des travaux ultérieurs ou de préparation de décisions, par exemple.

5-JEUX DE ROLES
A-Définition

« Le jeu de rôle est une activité où chaque étudiant est appelé à jouer un rôle
dans une situation hypothétique qui lui permet de mieux comprendre les
réactions ou motivations justifiant les comportements de la personne qu'il
incarne (Chamberland, Lavoie et Marquis, 2000).

Le jeu de rôle consiste à demander aux participants d’interpréter le rôle d’un


personnage en situation hypothé[Link] permet soit de comprendre la situation
de l’intérieur, soit d’analyser et d’améliorer les attitudes et les comportements
d’un apprenant dans des situations analogues.
B-OBJECTIFS

-Apprentissage de résolution de problèmes liés à l’exercice d’un métier et de


comportements sociaux.

-Amélioration de la connaissance de soi.

-Développer les attitudes favorisant la communication et la créativité.


C-LA PROCEDURE DE JEUX DE RôLE

PHASE 1 :L’enseignant explique les objectifs et le déroulement, il fait appel


aux participants ou les désigne, il distribue la situation générale, la liste des rôles
aux participants et aux observateurs et la fiche individuelle de rôle à chaque
participant.

PHASE 2 :L’enseignant donne les consignes aux observateurs pendant que les
participants prennent connaissance de leur rôle. Durant cette phase les
participants gardent le silence.
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PHASE 3 : Jeu de rôles. incon
nu.
PHASE 4 :L’enseignant distribue le questionnaire aux participants qui le
remplissent pendant que les observateurs complètent leurs notes. Cette phase de
travail individuel est silencieuse.

PHASE 5 :l’enseignant donne la parole aux observateurs puis aux participants. Il


conduit ensuite le travail en vue d’atteindre les objectifs de l’exercice.

6-LA SIMULATION
a-DEFINITION

La simulation se définit comme « une reproduction d'une situation constituant


un modèle simplifié mais juste d'une réalité » (Chamberland, Lavoie et Marquis,
2000, p. 81

La simulation est une situation concrète reconstituée selon un modèle et


reproduisant les caractéristiques essentielles d’une situation réelle : scénarios
conduisant les participants à réagir à une situation intimidante ou difficile .En
générale, l’individu joue un rôle très proche de celui qu’il peut être amené à
tenir dans la réalité.

Il faut un animateur qui n’intervient pas sur le fond mais organise et stimule et
des observateurs qui notent ce qui se passe et permettront d’analyser.

EXP : Téléphoner à un organisme pour des renseignements, pour des


réclamations,…
b-OBJECTIFS

-Entraîner et analyser des situations complexes et à prendre des décisions.

-Concrétiser les décisions,

-Faire prendre conscience de l’importance de l’environnement.

-De mieux se connaître.

-D’oser plus facilement aller discuter dans la réalité.


c-DES ELEMENTS A CONSIDERER PAR L’ENSEIGNANT

 Le choix de la situation

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L'enseignant doit tenir compte
incon du degré de réalisme de l'activité.
Une simulation trop réaliste risque
nu. de fournir trop de variables aux
étudiants et de les éloigner de l'objectif à atteindre. À l'opposé, une
situation simplifiée à l'extrême pourrait diminuer le niveau de difficulté et
se révéler au-dessous des attentes de l'enseignant. L’apprenant devrait
pouvoir évoluer dans un environnement fictif mais suffisamment près de
la réalité pour lui permettre de réutiliser les connaissances assimilées,
d'acquérir de nouvelles habiletés ou d'en améliorer d'autres.

 Buts
o Quel objectif d'apprentissage est visé par cette activité?

o Quelle compétence sera approfondie ou évaluée?

o Quelles connaissances doivent être utilisées?

 Temps disponible

o Un cours (incluant l'explication, l'exécution et le retour en groupe)

o Plusieurs cours

 Matériel nécessaire

o Simple : fiches pour les personnages et la situation, grille


d'évaluation

o Complexe : matériel didactique, matériel vidéo ou audio

7- le photo langage
La méthode du Photolangage a été créée dans les années 60 par des
psychologues afin de faciliter l’expression d’adolescents qui rencontraient des
difficultés à parler en groupe de certaines expériences, parfois douloureuses.
Elle est utilisée dans de nombreux cadres comme l’animation, la formation,
le coaching ou la psychothérapie, pour les enfants et adolescents mais aussi
pour les adultes. A chaque fois, le but est le même : libérer l’expression en
utilisant l’image, qui permet de faire un pont entre le ressenti et les mots.
Le photo langage permet de faciliter le dialogue. De ce fait, il doit
permettre de favoriser les échanges mais aussi l'imaginaire, le respect des

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opinions d'autrui et la recherche de incon
centres d'intérêts communs. Il s'agit de
nu.
laisser parler librement les participants, sans les forcer et sans qu'aucun
jugement ne soit émis par quiconque. Cet outil suscite une réflexion critique
personnelle qui, à plus ou moins long terme, peut tendre à une prise de
conscience qui pourra avoir des répercussions sur le comportement. Pour ce
faire, il s'agit d'amener les participants à identifier et expliquer leurs choix et de
les amener à se positionner par rapport à ceux-ci. Chaque participant a la
possibilité de s'exprimer verbalement par rapport à une image qu'il rattachera à
une situation dont il a envie de parler. Il ne s'agit pas de décrire la photo mais
d'exprimer ce que la photo suscite en soi, ce qu'elle révèle d'elle-même à la
personne à partir d'une situation concrète

a-démarche :

Cette méthode d’animation permet de s’exprimer par le biais


d’images. Comment elle fonctionne ? 
 Présentation du contexte et du travail (objectif, déroulement).
L’animateur explique au groupe les questions posées et affiche les
photos que chaque participant peut observer. Il est important de ne
pas changer, en cours de route, la (les) consigne(s) choisie(s) au
départ: « Choisis une photo à propos de laquelle tu as envie de dire
quelque chose ». « Choisis une photo qui est associée à ton
quotidien, à tes rêves, à tes passions, à tes énervements… » « Quelle
est la photo ou les photos que tu n'aimes pas ? Pourquoi ? » « Quelle
est la photo qui parle le mieux de toi ? »
 Choix individuel de la photo et formulation d’un commentaire
personnel. Chaque participant choisit une image qui évoque pour lui
une réponse à la question. Il écrit ses impressions qu’il va ensuite
partager avec les autres.

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 un travail de groupe sur
incon chacun de ces choix (raison du
choix,...).Table ronde où nu.
1chaque participant s’exprime. Il montre la
photo choisie, explique son choix et la place sur la grande feuille
blanche.
 l'analyse globale des résultats obtenus par chacun des groupes.
Conclusion par un animateur qui éventuellement fait des liens entre
les différentes photos.
 Le travail sur des représentations photographiques facilite l'expression
de sentiments ou l'analyse de notre représentation du monde.

b-Objectifs de l’activité :

 Le photolangage est un outil pour faire travailler un groupe. L'objectif ici


n'est pas l'information à transmettre, mais le changement que le travail
pédagogique peut susciter chez les participants.
 Cet outil est particulièrement adapté pour des objectifs permettant aux
personnes de se construire en prenant la parole en groupe à partir d'une
réflexion personnelle, tels que : prendre sa place et s'intégrer dans un
groupe, se positionner par rapport à un thème, s'ouvrir à un nouveau
champ de pensée, prendre conscience de son point de vue personnel, de
celui des autres. En somme il  encourage les échanges entre les
participants à partir d’une série de photos et d’images pour permettre un
travail sur les représentations de chacun.
 Chaque participant est invité à réfléchir et à choisir une ou quelques
photographies. Le fait de prendre conscience de ses propres expériences et
représentations et de pouvoir en discuter dans un groupe peut amener une
mobilisation personnelle, un élargissement du champ de la conscience, un
regard plus discernant sur les événements et la mise en place de repères
pour se construire en augmentant l'estime et la confiance en soi.
 La méthode exclut les objectifs où la parole et le positionnement des
participants ne seraient pas pris en compte.
 Le photo-langage permet de développer des relations plus profondes entre
les individus en faisant appel à l’affectif en plus de faire appel à la raison,
il est basé sur l’expérience des participants : il permet donc de partir de

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leur savoir plutôt que du savoir incon
de la personne responsable de l’animation
du groupe. nu.

c-Les points forts de la méthode :


-simple à mettre en œuvre et peu coûteux

-adaptable à des nombreux objectifs

- facilite l'expression personnelle et l'écoute

- dynamise les échanges

- se fonde sur un langage moderne

 Le participant sera capable de s'exprimer en dépassant la


standardisation des messages classiques pour introduire les éléments
symboliques et affectifs : il n'y a pas de bonne ou de mauvaise
réponse.

d-Les limites :
Alors que le photolangage peut favoriser le travail de groupe, il peut aussi
susciter des difficultés liées à la liberté de parole. En fait, tout dépend de la
capacité de l'animateur à faire respecter la consigne et l'équilibre de l'échange.

Utiliser certaines images peut parfois faire émerger des émotions ou des
souffrances personnelles, qui vont dramatiser l'échange. Donc le choix des
images est à adapter au thème, voire au groupe.

8-les questions-réponses :
L’animateur propose un sujet général. Les participants par groupes de 2 à 5
écrivent toutes les questions qui leur paraissent intéressantes sur le sujet puis en
sélectionnent 2 ou 3 qu’ils écrivent sur un papier. Tous les papiers sont recueillis
dans une boîte.
Dans un 2ème temps, les groupes (remélangés ou non) tirent au sort un
papier dans la boîte, et travaillent à trouver des réponses et des solutions aux
questions.

2Erre
ur !
Argu
ment
com
muta
teur
Dans un 3ème temps, une personne incon par groupe expose à l’ensemble les
questions tirées et les résultats de son groupe.
nu.
Il incombera alors à l'animateur d'effectuer la synthèse et la conclusion du
travail effectué.

a-Objectifs :

Faire émerger des questions importantes sur un thème et de commencer à y


apporter des réponses.

Stimuler les questions d’un groupe de moyenne importance et apporter des


réponses collectives.

L’objectif n'est pas de répondre aux questions mais d'essayer d'exprimer


comment on comprend la question, les problématiques que cela nous évoque.
Les autres écoutent. Si un participant trouve que ce qui vient d'être exprimé
rejoint la question qu'il a pioché, il prend la parole et à son tour exprime
comment elle/il comprend sa question. Et ainsi de suite jusqu'à épuisement des
questions.

2Erre
ur !
Argu
ment
com
muta
teur
incon
nu.

Conclusion
Les techniques d’animation sont indispensables à l’animateur, elles lui
permettent d’adapter son style d’animation en fonction de la situation et de
l’objectif recherché.

Il n’y a pas une méthode meilleure qu’une autre, Il existe différentes


techniques d’animation que l’animateur peut proposer pour aider le groupe à
avancer : le choix doit être fait en fonction d’un certain nombre de
paramètres qui sont: Le profil des apprenants (leur niveau, leurs attentes), la
complexité des savoirs à acquérir, les moyens logistiques dont on dispose
(temps, espace, vidéo etc.) et les convictions de l’enseignant.

2Erre
ur !
Argu
ment
com
muta
teur
incon
nu.

Bibliographie

 Le guide des techniques d'animation de François


Laure
 Animer un groupe : Leadership, communication et
résolution de conflits de Christophe Carré

 La dynamique des groupes : Processus d'influence et


de changement dans la vie affective des groupes de Roger
Mucchielli

Webographie

 [Link]
Plan_ANI2536_A2011.pdf
 [Link]
[Link]

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teur
incon
nu.

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