Psychométrie et méthode des tests
:
Construire et utiliser un test psychologique :
le culte du cargo → phénomène religieux apparu dans les îles du pacifique au milieu de la seconde
guerre mondiale. Un porte avion américain débarque sur ces petites îles → les soldats se posent
tranquille et font leur vie et repartent 3 mois plus tard → les habitants de ces îles ont crées un culte
de cet avion qui apportait de la nourriture.
→ montre un phénomène humain : on comprend pas comment ça marche mais on tente de le
reproduire quand même → mais le résultat ne sera jamais le même (car pas compris
fondamentalement). On retrouve ce phénomène en psychométrie.
QCM à points positifs et points négatifs → 1h30 / questions abordées en cours
Les tests en psychologie :
I- Au commencement : la question du psychologue :
Alice, 6 ans et demi, a des problèmes avec sa famille : conflits récurrents ; à l’école :
décrochage scolaire ; dans ses loisirs : abandon des activités scolaires, etc.
Quel est le soucis ?
• TDAH ?
• Mal être suite au décès de sa grand-mère ?
• Trouble oppositionnel ?
• Psychose infantile ?
→ problème fondamental : les gens sont compliqués
Pour accompagner quelqu’un, il faut comprendre comment elle fonctionne (et dysfonctionne)
Psychologue : se pose des questions :
• des questions diagnostiques : dyslexie / dépression / autisme / → identification de
problème
• des questions de prises de décisions : hospitalisation ou non / sauter une classe / prendre
des médicament ou non / recruter ou non / →
Le psychologue utilise la démarche hypothético-déductive (4 étapes : intro / méthode / résultats /
déduction ou conclusion) → à savoir qu’elle est utilisée également en psychologie clinique.
Hypothèse Méthode Analyse Conclusion
pour répondre à cette collecter des synthétiser ces conclure et proposer
question informations informations une solution
La démarche de test est utile uniquement dans la partie méthode. On ne fait jamais un test en dehors
du contexte d’une demande très spécifique (hypothèse en l’occurrence) !
On ne teste jamais pour tester car un score n’a pas de sens en l’absence de question précise.
De plus, un test n’est jamais anodin pour le patient (stress , temps et argent). + passer des tests
inutiles augmente le risque de faux positif.
Si la question n’est pas précise / s’il n’y a pas de demande de la part du patient → aucun test n’est
envisageable étant donné que cela ne correspond pas à la démarche hypothético-déductive.
II- Approches qualitatives et quantitatives :
• Approche qualitative : se baser sur sa subjectivité pour se constituer sa propre opinion à
travers la discussion, l’observation, le sens critique, etc.
Avantage : Approche exhaustive → image très complète du
patient
Inconvénient : Approche subjective
• Approche quantitative : consiste à utiliser un test pour obtenir une mesure objective de ce
qu’on est en train d’analyser.
Avantage : Résultat objectif / mesure objective
Inconvénient : Approche très restrictive (uniquement la mesure
comme donnée)
Raison principale d’utiliser une approche quantitative : l’objectivité.
Idée fondamentale : on ne peut faire confiance à personne à son sens clinique. On ne peut faire
confiance aux impressions de son patient.
L’image du clinicien infaillible ne fonctionne pas du tout en pratique du fait de nombreux de biais
cognitifs.
= Mécanisme de pensée qui entraîne une perception déformée de la réalité et donc un
jugement irrationnel.
Les 7 biais principaux :
➢ biais affectifs (→ effet similar to me) – on juge plus positivement les personnes que l’on
aime bien et on juge plus négativement les personnes qu’on aime pas (c’est le cas des psy
avec leurs patients).
➢ Effet similar to me : on juge plus positivement les gens qui ont des choses en commun
avec nous
Je m’entend bien avec cette patiente, elle ressemble à ma grand-mère. Je juge qu’elle na pas de
maladie neurodégénérative.
➢ Effet de halo : on juge plus positivement une personne qui présente des caractéristiques
positives, même si ces caractéristiques n’ont rien à voir avec la question, et inversement. =
image sociale du patient.
Ce jeune homme est bien habillé et ses lunettes lui donne un air intelligent. J’ai plus tendance à le
recruter pour des postes à responsabilité.
➢ Biais attentionnel : certaines choses attirent plus notre attention et nous conduisent à
négliger le reste.
Ce patient a l’air bizarre. Je recherche une psychose en passant complètement à côté de sa
dépression.
➢ Biais mnésiques : on se souvient mieux des informations obtenues en premier (effet de
primauté) et en dernier (effet de récence).
Mon patient évoque un trouble de l’anxiété généralisé à la première séance et mentionne une
possible addiction à l’alcool à la seconde. Je ne me souviens que du trouble.
➢ Biais de confirmation : On fait plus attention aux éléments qui vont dans le sens de notre
hypothèse qu’aux éléments qui la contredisent.
➢ Effet Dunning-Kruger : les personnes peu compétentes ont tendance à surestimer leur
niveau, tandis que les personnes très compétentes ont tendance à sous-estimer leur niveau.
Un patient atteint d’un gros trouble aura tendance a ne pas s’en apercevoir.
➢ Effet placebo : une intervention même inefficace donne l’impression d’une amélioration
réelle, au patient lui-même mais aussi bien qu’au thérapeute.
Après 4 mois de rééducation intensive avec 17h, le patient est convaincu que son trouble
attentionnel s’est résorbé, ce que le thérapeute valide.
Une mesure objective montrera que sa performance a en réalité diminué de 15 %.
Connaître ces biais permet de s’en protéger partiellement. Une mesure objective est relativement
exempte de ces biais cognitifs.
Les tests sont un outils irremplaçable pour le psychologue. Mais un test ne remplace pas la collecte
informelle d’informations qualitatives !
• Ne répond pas forcément à la bonne question
• Un test échoué peut ne correspondre à aucune difficulté dans la vie quotidienne
• Un test réussi peut dissimuler des symptômes réels.
N’a pas de biais cognitif, or n’est pas fiable à 100 %.
Idée fondamentale : les approches qualitatives et quantitatives sont toujours complémentaires !
La psychologie ne met jamais les test au cœur de la pratique.
III- Les principaux tests et leurs applications :
Qui utilise les tests ?
• Médecins • enseignants, science de l’éducation
• orthophonistes • sociologues, enquêteurs
• psychomotriciens • ressources humaines
• ergothérapeutes
Il existe plusieurs milliers de tests psychologiques, certains sont extrêmement courants :
➔ échelles de Wechsler (intelligence→ diag Hpi / DI)
➔ RL/ RI-16 (mémoire à long terme → DTA)
➔ Alouette (lecture → diag dyslexie)
➔ MMS (dépistage de trouble cognitif → utilisé par les médecins)
certains tests sont marginaux, désuets ou extrêmement spécifiques.
Qu’est ce que ces tests ont en commun ?
Un test = instrument standardisé, ayant fait l’objet d’une validation psychométrique, qui
permet de collecter une mesure et de la comparer à un échantillon de référence. Voici les 3
propriétés :
1. standardisé (identique pour tous)
2. un test a fait l’objet d’une validation pour vérifier ses qualités (sensibilité, fidélité &
validité)
3. un test dispose d’un étalonnage (= échantillon de référence) auquel on peut comparer un
score pour l’interpréter.
1- Un test est standardisé -
C’est définir très précisément les conditions dans lesquelles un test sera réalisé.
La standardisation est un aspect crucial du test. C’est elle qui donne son caractère objectif à la
mesure.
Si on la respecte pas : on introduit des erreurs dans les scores / les scores ne sont plus comparables à
l’étalonnage.
5 grands types de tests en psychologie à connaître :
➢ Les épreuves d’aptitude
N’importe quelle tâche que l’on demande au patient et où l’on évalue son degré de réussite.
Deux grand type d’épreuves : épreuves de vitesse (pas dur mais limité dans le temps) & épreuves
ou tests de puissance (très dur mais pas de limite de temps)
➢ Les questionnaires
La personne répond directement à une liste de questions sur une thématique.
Deux grand questionnaires : auto-report (auto évaluation) & hétéro-report (hétéro-évaluation →
avec un membre de l’entourage)
➢ Les entretiens semi directifs (ou semi structurés)
On échange librement avec la personne de façon à collecter des informations sur une liste de thèmes
bien définie.
➢ Les grilles d’observation
On observe la personne dans une situation standardisée et on évalue son comportement.
➢ Tests projectifs
On interprète les réponses spontanées de la personne dans une situation ambiguë.
Certains testes se divisent en subtests qui mesurent des aspects différents de la même chose, ou bien
mesurent la même chose de façon différente. Un test est généralement composé d’items : un
participant fournit une réponse par item.
Échelle d’anxiété et de dépression (HAD) → deux subtests → échelle d’anxiété (7 items) et
celle de dépression (7 items).
IV- de la nécessité de la psychométrie
Un test n’est pas automatiquement plus fiable qu’un avis subjectif. Il existe des tests sans intérêts
car ils fonctionnent pas.
Les éditeurs de tests veulent avant tout se faire de l’argent → donc pas obligatoire d’être fiable tant
que ça rapporte.
Augmented personnality test (sur madoc) → 85 % des étudiants de psychologie sont convaincus
que cela fonctionne.
Il est impossible en regardant superficiellement un test, s’il est fiable ou non.
Effet Barnum ou effet forer = on a tous tendance à croire aux tests psychologiques. Un test est
toujours perçu comme ayant bien fonctionné, du moment que ses résultats paraissent cohérents.