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Rôle du maître d'ouvrage en construction

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Rôle du maître d'ouvrage en construction

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Chapitre 1 

: intervenants dans la construction


La création du projet
Le maître d’ouvrage

Qu’est-ce qu’un maître d’ouvrage ? Définition

Le maître d’ouvrage (MOA), à ne pas confondre avec le maître d’œuvre (MOE), est une
personne physique ou morale soit de droit privé (promoteur, entreprise immobilière) soit de droit
public (l’État, une collectivité...) pour laquelle le projet de construction est réalisé. En d’autres
termes, c’est le commanditaire du projet. Il peut également demander l'arrêt d'un chantier, dans
le cas d'un manquement de l'artisan.

Quels sont les rôles et les missions du maître d’ouvrage ?

Le maître d’ouvrage possède plusieurs rôles importants au sein du projet. En effet, celui-ci doit
apporter le financement nécessaire aux opérations et définir le programme de construction en
fixant ses objectifs en matière de besoins, de budget et de délai. Il peut aussi trouver des appels
d'offres et y répondre. Pour cela, le maître d’ouvrage transmet aux intervenants, tous les éléments
nécessaires à l’élaboration du projet comme par exemple un cahier des charges. Il est également
garant des délais de construction sur le chantier.

De plus, le maître d’ouvrage a également pour mission de valider chaque étape de la conception
et de la production du projet.

Le maître d’ouvrage doit respecter quelques obligations soumises par l’État. A titre d’exemple, la
souscription à l’assurance dommages-ouvrage est obligatoire. Elle permet de garantir le
remboursement de tous les travaux de réparation relevant de la garantie décennale.

À la fin du projet, le maître d’ouvrage assure la réception des travaux.

À lire aussi :
Tout savoir sur la retenue de garantie

Le maître d’ouvrage délégué

Le maître d’ouvrage a la possibilité de déléguer ses différentes missions, par manque


d’expérience ou de compétence, à un tiers qu’on appelle le maître d’ouvrage délégué (MOD).
On parle alors d’assistance à maître d’ouvrage (AMO). Le maître d’ouvrage délégué exerce les
différentes tâches administratives et techniques au nom du commanditaire du projet.

Celui-ci doit donc conseiller, accompagner ainsi qu’aider le maître d’ouvrage à définir clairement
le projet et à le réaliser. Ce mandataire fait également office d’interface entre le maître d’ouvrage
et maître d’œuvre afin de savoir si le projet est « techniquement » réalisable.
Le maître d’ouvrage dans le marché public

Lorsque le maître d’ouvrage est exercé par une personne morale de droit public (état,
communes…), les responsabilités et missions sont définies par la loi nᵒ 85-704 du 12 juillet 1985,
dite loi « MOP ». Le maître d’ouvrage public doit respecter quelques obligations légales comme
la rédaction d’un document appelé « programme ». Ce document a un double rôle.

D’une part, de définir les objectifs et les besoins du projet de construction, et d’autre part, de
préciser l’ensemble des contraintes et des exigences liées à l’environnement.

Cette loi explique également les relations contractuelles entre le maître d’ouvrage public et le
maître d’œuvre privée.
La conception du projet
Le maître d’œuvre

Qui est le maître d’œuvre ?

Le maître d’œuvre (MOE), choisi par le maître d’ouvrage, a un rôle essentiel dans un projet de
construction. Cette fonction, qui est occupée par une personne physique (architecte, technicien…)
ou morale (entreprise…), est en charge de la mise en place du projet et de la conception du
bâtiment.
Plus précisément, le maître d’œuvre en bâtiment a plusieurs missions au niveau technique,
architectural et économique :

 Concevoir, décrire et évaluer les ouvrages.


 Diriger les travaux.
 S’assurer de la faisabilité du projet.
 Sélectionner et coordonner les différents intervenants.
 Contrôler la conformité de l’ouvrage.
 Respecter le budget et le délai.
 Fixer les choix techniques et s’assurer que le chantier répond aux normes en vigueur.

La présence d’un maître d’œuvre est ainsi primordiale dans un projet de construction puisqu’il est
présent de la conception à la réception du bâtiment.

Les assurances du maître d’oeuvre

En tant que responsable des travaux, le maître d’œuvre est souvent mis en cause. Ainsi, pour se
protéger d’éventuels problèmes, il doit souscrire à l’assurance de responsabilité civile
professionnelle. Cette assurance permet au maître d’oeuvre de se protéger pendant le chantier
ainsi qu’à la garantie décennale.

L’architecte

Pourquoi faire appel à un architecte ?

L’architecte est obligatoire lors d’un projet de construction et il est généralement le premier
interlocuteur du maître d’ouvrage. Sa principale mission est de concevoir et de dessiner la future
construction, tout en respectant le cahier des charges. L’architecte peut très bien avoir plusieurs
rôles notamment :

 Administratif (rédaction du cahier des clauses administratives générales ou du cahier des


clauses techniques générales …).
 Juridique (audit des contrats de marché, vérification des qualifications des sous-
traitants...).
 Technique (constructibilité du sol, matériaux à utiliser, gestion de l’espace…).

Par ailleurs, en amont de la phase construction, l’architecte doit réaliser différentes études et
diagnostics afin de pouvoir commencer les travaux :

 Études d’esquisse (ESQ) : cette étape permet à l’architecte d’avoir une première
visualisation du projet. Les études d’esquisse permettent de vérifier la faisabilité du projet
en fonction des exigences du maître d’ouvrage et des différents paramètres liés au terrain.
Ces études prennent également en compte les coûts prévisionnels, les délais de livraison
et les règles d’urbanisme.
 Études avant-projet (AVP) : celles-ci sont regroupées sous deux catégories :
o Avant-projet sommaire (APS) qui a pour but de définir les dimensions générales
du bien immobilier, l’estimation des coûts et la durée des travaux.
o Avant-projet définitif (APD) permettant d’aboutir au projet final en fixant les
surfaces finales, en précisant les matériaux et installations techniques choisis et en
établissant un chiffrage précis des travaux. Cette étape est importante puisqu'elle
aura un impact sur le diagnostic de performance énergétique.
 Dossier de demande de permis de conduire (DPC) : l’architecte doit obligatoirement
réaliser une demande de permis de conduire à la commune afin de pouvoir commencer les
travaux
 Études de projet (PRO) : celles-ci permettent de préciser les plans détaillés du bâtiment
avec la nature et les caractéristiques des matériaux, les différents éléments de
construction…
 Études et plans d’exécution (EXE) : ces études ont pour objectif d’établir les notes de
calcul, tous les plans d’exécution et spécifications à l’usage du chantier.
 Assistance aux contrats de travaux (ACT) : cette étape est primordiale puisqu’elle
permet de sélectionner, consulter et d’analyser les différentes entreprises capables
d’intervenir sur le chantier. En cas de besoin, des négociations peuvent avoir lieu.

Après avoir réalisé les différentes études, l’architecte doit s’assurer que les différentes entreprises
respectent le plan, le délai et leur engagement durant le chantier. Pourquoi ? Il supervise le
paiement des intervenants ainsi que la bonne commande des matériaux.

De plus, le professionnel a également une mission d’ordonnancement, de planification et de


coordination du chantier (OPC). L’objectif de cette fonction est de planifier les actions des
différents intervenants dans le temps afin de respecter les délais.

Enfin, l’assistance aux opérations de réception (AOR) est aussi réalisée par l’architecte.

Ces multiples missions peuvent également être assurées par le maître d’œuvre.

En résumé, l’architecte est le véritable bras droit du maître d’ouvrage puisqu’il peut le conseiller
et le guider sur les différentes décisions.

Trouver un architecte

Le bureau d’études techniques

Généralement sollicité pour les travaux de grande ampleur, le bureau d’études techniques en
bâtiment (BET) est composé d’ingénieurs et de techniciens experts dans leur domaine. Cette
entreprise publique ou privée permet de réaliser des études pour orienter, conseiller ou
confirmer les choix techniques d’un projet. Plus précisément, les BET ont trois rôles :

 Émettre des recommandations en s’appuyant sur des analyses,


 Proposer des solutions techniques
 Suggérer d’éventuelles modifications au maître d’ouvrage ou maître d’œuvre pour
garantir la faisabilité du projet.
Les bureaux d’études techniques peuvent être soit généralistes ou spécialisés (BET thermique,
BET structure, BET fluide…).

Le bureau de contrôle

Afin de vérifier si les normes de construction sont respectées avant et pendant les travaux, le
maître d’ouvrage peut faire appel à un bureau de contrôle. De manière plus concrète, cette
entreprise de droit privée vérifie la solidité de la structure et que la construction parasismique est
en norme. Dans certains cas, comme pour les logements sociaux, le bureau contrôle si le bâtiment
est accessible aux personnes handicapées.

Ces spécialistes vont donc conseiller et émettre des avis sur les différents éléments du bien
immobilier.

Avoir recours à un bureau de contrôle n’est obligatoire que dans certaines situations, qui sont
mentionnées dans les articles L111-23, L111-26 et R111-38 du Code de la construction et de
l’habitation. Comme par exemple, si le bâtiment dépasse une certaine hauteur.

Les techniciens spécialisés

Des experts peuvent mettre à profit leur savoir-faire et leurs compétences dans un projet de
construction. Par exemple, un économiste qui a pour mission de chiffrer l’ensemble des coûts ou
encore un géotechnicien qui permet de déterminer la qualité et la résistance du sol.

Les services publics

Les services publics interviennent également dans un projet de construction. Ils sont en charge
des études relatives aux problèmes d’urbanisme et sont fournisseurs ainsi que gestionnaires des
réseaux. À noter qu’il est obligatoire de demander des autorisations d’urbanisme comme le
certificat ou le permis de construire afin de pouvoir commencer les opérations.

Les acteurs du chantier


Les entreprises du bâtiment

Les entreprises de BTP ont pour mission de réaliser des travaux en mettant en œuvre les
moyens personnels et matériaux nécessaires, tout en respectant les délais, un planning de chantier
et le cahier des charges. Cela peut-être une entreprise générale ou une entreprise titulaire d’un
seul lot.

Les entreprises du bâtiment peuvent également faire appel à des sous-traitants comme pour les
travaux d’électricité, de carrelage ou encore de peinture. Dans ce cas-là, les sous-traitants sont
sous la responsabilité de l’entreprise, et non du maître d’œuvre.
Les entreprises du bâtiment interviennent avec des produits spécifiques conçus pour répondre aux
normes en vigueur. Pour cela, elles se fournissent auprès de fournisseurs spécialisés, comme
Würth, qui est reconnu pour la qualité de ses produits de fixations et de sa gamme de mastics.
CHAPITRE 2 : PLAN D’INSTALLATION ET INSTALLATION DE CHANTIER

I. Installation de chantier

1 - G ENERALITES

Un plan d’installation de chantier (P.I.C.) est généralement établi à partir d’un plan masse et
définit les matériels «
fixes » nécessaires à l a réalisation des ouvrages et l es cantonnements pour accueillir le
personnel du chantier. Il sert aussi à obtenir:
- les autorisations d’installations de grues, de survol des grues sur les terrains ou les bâtiments
voisins, de travaux sur la voie publique, de déviation de voie, etc., émanant des services
techniques des mairies ou des préfectures de police,
- les autorisations d’installer le chantier suivant les règles d’hygiène et de sécurité des services
de l’inspection du travail.

2 – ROLE DE L’INSTALLATION DE CHANTIER


2. 1. – ORGA N I SER LE DEROULE MENT DU CHA N TI ER
• à étudier lors de la préparation au bureau des méthodes,
• prévoir les différentes phases de réalisation en déplaçant le moins possibles les hommes,
Les matériels, les matériaux (y compris lors du repliement du chantier),
• faciliter la cohabitation et le dialogue entre les différents corps d’états,
• utiliser au mieux possible l’espace disponible notamment en chantier urbain

2. 2. – ORDONNER LE CHANTI ER
• gain de temps : diminue les temps unitaires (T.U.),
• évite les pertes (matériaux) et double emplois (matériels),
• améliore la sécurité : humaine + matériel (clôture + gardiennage + alarme),
• améliore la qualité (réussir du premier coup au moindre coût),
• « vitrine » pour la maîtrise d’œuvre et les entreprises.

2. 3. – POSITIONNER LES ELEMENTS


• humains : rendez-vous, accident,
• matériels : livraison, déplacements,
• réseaux : fuites, pannes, raccordements
utilisation de grillages avertisseurs et tubes de couleurs normalisées
3 - LOCALISATION ET FONC TIONS DES DIFFERENTS POSTES
Un plan d’installation de chantier doit faire apparaître en plus des postes principaux définis ci-
dessus, la position :
• des obstacles naturels (végétation, roche) et industriels (poteaux, regards),
• du panneau de chantier (N° permis de construire, noms des maître d’œuvre et d’ouvrage, noms
et qualités des entreprises, délais, coûts…),
• des accès et des voies de circulation,
• de la benne à gravas
• du poste de lavage éventuel des camions...

Nota : le Plan d’Installation de Chantier doit être complet mais doit surtout rester
l i sible (penser aux ti rages de plans en noir et blanc)

4 - METHODOLOGIE D’ELABORATION D’UN PLAN D’INSTALLATION DE


CHANTIER

4- 1- P RELI MI N A I RES :
4- 2- ELA BORA TI ON DU P LA N D’INSTALLATION DE CHA N TI ER ( P . I . C. ) :
CHAPITRE IV : LES RESPONSABLES DE CHANTIERS

I. Coordination en cours d'exécution des travaux

c'est lier, agencer des éléments séparés pour atteindre un objectif


déterminé.

Fayol : prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler.

La coordination doit être pensée, étudiée, préparée, prévue et organisée à la fois


au stade de la préparation du chantier qu'à celui de l'exécution de la commande.

Le coordinateur aura une double mission :

- prévoir l'ordonnancement optimal des opérations.


Les responsables de chantier supervisent le processus de construction et sont responsables de
toutes les activités de construction en respectant les lignes directrices sur la conception, le budget
et l'ordonnancement. Les fonctions peuvent inclure la planification, l'ordonnancement,
l'organisation, la direction et le contrôle des activités sur le chantier de construction.

II. LE CHEF DE CHANTIER

1. Description du poste

Le chef de chantier est responsable du bon déroulement des travaux, Il dirige ses équipes sur le
terrain, et résout les problèmes susceptibles d’interférer avec les délais. Le chef de chantier gère et
supervise les projets liés aux constructions de bâtiments et aux travaux publics. Il peut avoir l’entière
responsabilité d’un chantier ou non. Il participe aux décisions propres à l’organisation, et encadre les
équipes d’ouvriers sur le terrain. Il est essentiel de bien faire la différence entre un chef de chantier
et un conducteur de travaux. En effet, ce dernier est son supérieur hiérarchique. Il gère
simultanément plusieurs chantiers, tandis que le chef de chantier se concentre sur un unique projet.

2. Responsabilité du chef de chantier

Un chef de chantier se voit confier de nombreuses missions. Dans un premier temps, il doit
étudier les plans, et participer aux réunions préparatoires avec les autres corps de métier. Sa
profession est étroitement liée à celle du conducteur de travaux, auquel il réfère l’état
d’avancement et les particularités de chaque projet. Lors de la mise en œuvre des travaux, il est
responsable des tâches suivantes :

 L’installation des équipements de chantier ;


 L’encadrement et le respect des normes de sécurité ;
 La coordination des équipes suivant leurs domaines de compétences ;
 L’application du cahier des charges par rapport aux exigences du client.

Il doit également gérer la partie administrative qui sous-tend le versement des salaires,
l’approvisionnement des matières premières et le respect du budget.
3. Formation et évolution professionnelle

On peut devenir chef de chantier avec un CAP, un bac professionnel ou un BTS Bâtiment / DUT
génie civil et quelques années d'expérience. Un chef de chantier peut évoluer vers des postes à
plus grandes responsabilités. Ses principales perspectives d’évolution sont les suivantes :

 Conducteur de travaux ;
 Directeur des travaux.

III. CONDUCTEUR DE TRAVAUX

Le conducteur de travaux est celui qui planifie et contrôle les travaux de construction, ou
d'aménagements. Il encadre une équipe de techniciens et d'ouvriers avec l'aide d'un ou
plusieurs chefs de chantier .

1. Description du poste

Le conducteur de travaux organise et suit les différents moyens techniques, humains et


financiers nécessaires à la réalisation d'un chantier de construction, de la phase projet jusqu’à la
livraison, en respectant les délais et les règles de sécurité.
Le travail du conducteur de travaux à un aspect plus administratif que celui du chef de
chantier, qui est une personne de terrain. Ses activités varient beaucoup selon la taille du chantier
et la structure de l'entreprise. Il est responsable de la qualité des travaux effectués, de la tenue des
délais et du respect du budget. Il contrôle toutes les étapes du chantier, depuis l'étude du dossier
technique jusqu'à la réception des travaux. Il dépend directement du chef d'entreprise ou du
Directeur Technique. Il fait le lien entre tous les intervenants, décideurs ou exécutants. On peut
dire que c'est lui qui a la vision la plus globale d'un chantier.

2. Responsabilités du poste

Le conducteur de travaux exerce un poste à hautes responsabilités. En effet, il signe généralement


une délégation de pouvoir avec son directeur. Celle-ci a pour effet de faire descendre à son
niveau les responsabilités incombant normalement à son supérieur. En cas d'accident ou de décès
d'un salarié ou d'un tiers, occasionné du fait de l' activité d'un de ses chantiers, le conducteur de
travaux sera en première ligne sur le banc des accusés et devra porter la responsabilité directe et
quasi-exclusive des faits. Le conducteur de travaux est
responsable du chantier.
Le conducteur de travaux a donc pour
responsabilité de définir :
 le planning d'exécution,
 les moyens matériels et humains nécessaires,
 les principes d'exécution et modes opératoires,
 les phases provisoires de chantier,
 la conception de matériel spécifique (coffrage, matériel de sécurité),
 les moyens de levage et l'installation du chantier,

3. formation

On peut devenir conducteur de travaux par promotion interne, en gravissant tous les échelons
hiérarchiques de l'entreprise (ouvriers, chef de file, chef d'équipe, chef de chantier, aide-
conducteur puis conducteur) ou directement à la sor tie d'une école d'ingénieur , d'un master
génie civil ou même d'un DUT ou d'un BTS Bâtiment .

IV. LE DIRECTEUR TECHNIQUE

1. Description

Le directeur technique assure la gestion de l'ensemble des activités et des ressources


techniques d'une entreprise et accompagne les projets de production à savoir la relation
client, la gestion des équipes projet, l'organisation, la production et le contrôle de la qualité
des livrables des projets sur les sites concernés. Il intervient également dans les phases de
prospection et de réponse aux appels d'offres en estimant le coût et la faisabilité technique
d'un projet. Durant la phase de travaux, il appuie les équipes au quotidien : ajustement des
plans, suivi des dossiers techniques...

2. Responsabilités

Participer à la définition de la stratégie de l’entreprise


- Superviser la production d'études dans les phases d’avant-projet et d'exécution
- Assurer le montage des dossiers de soumissions des appels d’offres
- Assurer la conception des budgets de chaque chantier
- Optimisation des études et des chantiers en termes de planning et de rentabilité
- Participer aux réunions techniques et participer à la sélection des sous-traitants
- Contrôler et valider la réalisation des différents plans et documents
- Former les personnes sous sa responsabilité aux meilleurs pratiques et techniques
d’études et d’exécution des chantiers
- Accompagner les équipes, les aider à structurer les méthodes et les process
- Recruter, encadrer et animer les équipes
- Veiller à l’application des normes de qualité et de sécurité

3. Formation

Cet emploi/métier est accessible aux responsables méthodes justifiant d’une expérience à
l’interne ou à l’externe. Il est également accessible aux personnes justifiant d’une formation
professionnelle de niveau Master ou ingénieur BTP/ Génie Civil.
CHAPITRE V : Suivi du chantier

Le contexte de concurrence qui prévaut au sein du BTP, entraîne une exigence de rigueur
dans la maîtrise des coûts sur le site de production qu’est le chantier. Une culture de rigueur
doit donc être adoptée par tous les niveaux de responsabilités ; et celle-ci s’articule sur trois
points clés :
 Le contrôle de l’avancement physique du chantier ;
 Le contrôle des dépenses par rapport au budget ;
 Le contrôle du résultat au stade et du résultat à fin d’affaire.
Il est donc primordial que l’encadrement du chantier mette en place le système de gestion dès
la préparation du chantier et instaure au démarrage du chantier un système rigoureux de suivi
budgétaire.

I. ETUDE DE PRIX

1. Le cout de revient

 Les déboursés secs (DS) : Ces charges sont consommées à l’avancement et ne sont
affectées d’aucun coefficient de majoration, d’où le terme de « secs ». Ce sont des frais
directs (y figurent : la main d’œuvre horaire, le matériel, les fournitures et
consommables).

 Les frais de chantier (FC) : ce sont des dépenses complémentaires imputables sur
l’ensemble du chantier et sans lesquels celui-ci ne pourrait se faire. Ce sont donc des
dépenses induites par des ressources qu’il n’est pas possible d’affecter à une tâche unitaire
mais qui sont à l’usage général. On distingue donc : Les installations ; La main d’œuvre
d’encadrement ; La main d’œuvre frais de chantier (ex. : Mécaniciens) ; Certains
matériels ; Les charges d’exploitation (frais de gestion, hébergement, consommables non
inclus dans la production, etc…). Ce sont des frais indirects.

 Les frais généraux (FG) : ce sont des frais imputables au chantier mais qu’il n’est pas
possible de ventiler sur une production précise. On distingue: frais de siège, assurances,
frais de direction, frais commerciaux, impôts et contributions, les charges exceptionnelles,
etc…

 frais d’opération(Fop) : frais d’études, de contrôle.

EXERCICES
2. Le prix de vente
Le prix de vente doit comporter toutes les dépenses que l’entreprise va engager (les couts) et une
part supplémentaire destinée à couvrir les aléas et à dégager un bénéfice. On distingue le PV HT
du PV TTC. Lors que rien n’est précise il s’agit du PV HT. PV TTC= PV HT + TVA

PV HT= CR+B&A
CR= CD + FG
PVHT= DS+FC+FOP+FG+B&A

3. Le coefficient de prix de vente

Le coefficient du prix de vente note Kpv permet de calculer directement le PV HT a partir du


DS. IL est calcule pour chaque ouvrage.
PV HT= Kpv x DS.

Kpv est un outil pratique qui permet de finaliser rapidement les études de prix en utilisant
uniquement par les debourses sec.

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