SYSTEME POLITIQUE CONTEMPOREIN
Introduction :
Tout état est forcément un ordre juridique. Celui-ci tire sa force de la constitution (la loi
fondamentale), le mot Etat vient du thème latin statue (c-à-d debout et stable).
Définition de Machiavel : Il définit l’état comme : un cadre dans lequel diverses formes de
pouvoir (exécutif, législatif, judiciaire) sont exercées, le pouvoir central souverain qui soustrait
l’action politique des considérations morales et religieuses.
En Europe, le mot Etat est relativement récent, il a commencé à éclore qu’à partir la naissance.
Au 20ème siècle, les états modernes revêtent toute une variété de modèle institutionnelle et
politique, chacun définissant sa forme de gouvernement (fédéral, unitaire, présidentiel,
parlementaire, constitutionnel, démocrate, dictatorial).
La théorie divine de l’Etat :
C’est une conception religieuse en vertu de laquelle l’état procède de Dieu qui confit aux
Hommes l’exercice de pouvoir. Le roi est une figure divine, le roi prise son autorité de Dieu.
Cette conception religieuse est d’ailleurs investie de crédo chrétien (aussi musulman), toute
puissance vient de Dieu. Il appartient aux Hommes de choisir l’élu des Dieux, ce qui implique
selon cette théorie “Les Dieux rois ou semi –Dieux".
Loin d’être un homme ordinaire, le roi se veut un roi par la grâce du dieu. La conséquence
immédiate de cette approche est le rouget de toute opposition : on ne résiste pas à l’autorité
divine. Ainsi celui qui s’oppose au roi ou bien au pouvoir résiste à l’ordre voulu par Dieu.
Autrement dit, le bon citoyen devra se soumettre aux abus du souverain. Les sujets (les
personnes) n’ont le droit de s’opposer à la violence des princes, de cette théorie éclose les
régimes autoritaires. C’est pour cela que pour les philosophes de lumière et les révolutionnaires,
le régime du pouvoir l’état n’est plus Dieu, mais la nation ou le peuple.
La théorie du contrat social :
Le contrat social est une solution proposée au problème de la justification de la société civile,
c’est une réflexion politique et philosophique, postulant que l’individu se trouve au centre de la
société et de l’Etat. Ces derniers naissent de l’accord volontaire entre les individus libres et
égaux. Les penseurs politiques se sont tournés vers le concept juridique d’accord contractuel
fondé sur le consentement mutuel. Avant que les hommes et les femmes décident de s’unir pour
attribuer à une seule personne le pouvoir, ils vivaient dans un état de nature.
Ce contrat de soumission est l’abandon volontaire et complet de la souveraineté individuelle aux
mains du gouvernants qui s’engagent de leurs côtés à veiller sur la sécurité et l’utilité commune,
c’est un contrat des Hommes avec un maitre.
Thomas Hobbes, John Luke et Jean-Jacques Rousseau s’accordent sur les éléments suivants :
L’existence de l’état de nature avant la formation de l’Etat ;
Une opération du caractère contractuel entre les individus ;
Un sentiment entre les individus pour s’organiser.
La théorie du Thomas Hobbes :
L’état de nature selon Hobbes : est un état d’insécurité et de guerre, la cause de cet horrible état
est l’égoïsme de l’Homme qui ne cherche que sa satisfaction individuelle “l’Homme est un loup
pour l’Homme” dit-il. D'après Hobbes, il faut donc préserver l’Homme contre ses propres
défauts en organisant la société dans laquelle il est obligé de vivre, pour cela il faut donc confier
le pouvoir à une autorité puissante qui seul pourra maintenir l’ordre.
Une décision volontaire : les Hommes abandonnent leurs libertés et remettent la protection de
leurs intérêts à cette autorité qui ne peut être que l’Etat.
Pour Hobbes, l’Etat est le moindre mal. Mieux vaut la souveraineté absolue de l’Etat que le
risque d’anarchie qu’engendre la liberté individuelle et l’égoïsme.
Cette convention (contrat) est formulée comme suit : “J’autorise cet homme (le prince) …. Et je
lui abandonne mon droit de me gouverner …”.
Les deux caractéristiques du contrat selon Hobbes sont :
Le totalitarisme : dont la soumission est le produit ;
L’absolutisme : le prince n’est pas lié par ce contrat aléatoire, c-à-d que son pouvoir est
absolu.
Hobbes a en réalité pour but de justifier l’absolutisme monarchique en Angleterre à l’époque.
La théorie de John Luke :
L’état de nature selon Luke : est un état de paix de bonne volonté d’harmonie et de liberté
raisonnable. Comment se fait donc le passage de l’état de nature à l’état de société ? La réponse
est par consentement mutuel. Selon Luke, les Hommes confèrent à cette autorité (Etat) le pouvoir
nécessaire à la poursuite de ses objectifs : le bien commun et la protection des droits naturels.
Pour ce penseur, le peuple peut se révolter lorsque le pouvoir n’est pas exercé conformément au
contrat.
Loin d’être un acte d’aliénation, le contrat social est un compromis.
Luke, au contraire est l’un des premiers penseurs de libéralisme, c’est le premier avant
Montesquieu qui a conçu la séparation des pouvoirs entre le législatif, exécutif et judiciaire,
considérés par les libéraux comme la meilleure garantie contre l’abus du pouvoir.
La théorie Marxiste :
Selon cette théorie, l’Etat est un appareil de violence et de pression. La conception marxiste
ayant pour but l’instauration d’une société plus juste, appréhende le capitalisme pour un moyen
d’exploitation des travailleurs. Le socialisme constitue donc une réaction contre la propriété
accordée par le libéralisme et opte pour la propriété collective des moyens de production pour
arriver à la disparition de l’Etat.
Pour Lénine l’Etat tel qu’il est en Europe occidental au 19ème siècle est un appareil par lequel
une classe exerce sa contrainte sur une autre classe.
Pour la doctrine marxiste l’Etat donne le système capitaliste, optimise le maintien des rapports
d’exploitation, c’est un appareil de violence et de pression.
Néanmoins, l'effondrement des régimes socialistes à partir de 1989 et la transition des pays de
l’Europe de l’Est et des pays issus de l’union soviétique vers des régimes de type occidental
(capitalisme) a effectué un travail de sape à la théorie marxiste.
Chapitre1 : Les éléments constitutifs de l’Etat
Sans doute, l’Etat est le cadre est le cadre seyant de l’épanouissement et du déploiement du droit
constitutionnel classique.
Comment donc pourrait exister et fonctionner un pouvoir politique eu sens moderne sans
Etat ?
En étant en présence d’un Etat au sens du droit constitutionnel et du droit international que
lorsque sont réunis trois éléments nécessaires à savoir, un élément personnel (population ou
nation), un élément matériel (le territoire), un élément formel (l’autorité politique ou le
gouvernement), et cela sur le plan interne. Sur le plan externe, s'ajoute la souveraineté. Malberg
définit l’Etat comme : “Une communauté d’Hommes fixée sur un territoire propre possédant une
organisation d’où résulte pour le groupe envisagé dans des rapports avec ses membres une
puissance suprême d’actions, de commandement et de coercition (sanction).
Brièvement, l’Etat n’existe que si les trois conditions sont réunies :
Section1 : Le territoire
L'état se caractérise par le fait que le groupe humain sur lequel s'exerce l'autorité politique est
implanté sur un territoire. Donc il faut d'abord un territoire qui situe l'Etat dans l'espace et
délimite la sphère d'exercice de ses compétences. Bien entendu, une partie du ressortissant de
l'état ne réside pas sur le territoire mais à l'étranger, malgré cela l'Etat conserve des pouvoirs à
leur égards. En revanche, on trouve sur le territoire des étrangers qui sont soumis à l'autorité de
l'Etat de leur nationalité. Le territoire de l'Etat est un espace à trois dimensions, il comprend à la
fois un élément terrestre, des prolongements maritimes et l'espace aérien.
a. Les frontières terrestres :
Sur terre, les limites de l'Etat sont définies par les frontières, ligne qui sépare 2 pays. Les
frontières demeurent de réelles barrières juridiques, notamment en matière pénale et monétaire
(une exception de l’UE avec l'Euro), la frontière constitue la limite au-delà de laquelle l'Etat perd
la quasi-totalité de ses compétences. En règle générale, les frontières entre deux Etats ont l'objet
d'une reconnaissance internationale et d'un accord de délimitation.
b. Les frontières maritimes :
Elles désignent une bande suivant de tracer les cotes et dont la largeur varie selon les Etats
désormais la largeur de la mer territoriale est à douze milles marins.
Concernant la haute mer, elle est ouverte à tous.
c. Les frontières aériennes :
Elles renvoient la couche d’air atmosphérique surmontant le territoire terrestre et maritime.
L’Etat peut en réglementer le vol. La navigation aérienne est régie par la convention de Chicago
1944. Cette convention autorise le vol en temps de paix du territoire nationale par des aéronefs
civiles et étrangers.
Section2 : La population
L'Etat ne peut exister que s'il dispose d’une population sur laquelle il exerce son autorité, ainsi,
l'Etat suppose-t-il un minimum de peuplement humain. Un territoire vide d'habitant tel le
continent antarctique si immense soit-il ne serait jamais constituer un État. On distingue 3
catégories d'habitants : les nationaux, les étrangers et les apatrides (sans nationalité).
Le national est l'individu qui est rattaché à l'Etat par un lien juridique (le lien de la
nationalité) ;
L'étranger est le national d'un Etat autre que celui du territoire sur lequel il réside ;
L'apatride est l'individu qui pour des motifs variés se trouve privé de nationalité.
L'Etat doit correspondre à un groupe humain culturellement et ethniquement cohérent : la nation.
En effet, la nation est un groupement humain dont lequel les individus se sentent unis les uns aux
autres par des liens de solidarité matérielle et spirituelle marquant leur authenticité identitaire. Il
est possible que les hommes qui font partie de la population ne possèdent aucune caractéristique
commune que d'être soumis à un certain ordre juridique. Cela augure cependant d'un
disfonctionnement de l'Etat.
Toutefois, la conscience d'appartenir à un même peuple ayant les mêmes caractéristiques
linguistique, religieuse, culturelle ne peut que renforcer l'Etat. En cas de disparité, linguistique,
religieuse, culturelle et ethnique, à ce moment-là on n'est pas devant une nation mais seulement
devant une population qui est une condition de L'Etat.
Section3 : L'autorité politique (ou le pouvoir juridique ou le gouvernement)
La réunion d'une population vivant sur un territoire ne suffit pourtant pas à former un Etat. Des
tribus et des nomades ne constituent pas un État. L'Etat a pour particularité de détenir un pouvoir
juridique. Ce pouvoir est investi d'une part pour satisfaire l'intérêt général et d’autre part pour
déjouer certains défis tel que le risque d’invasion et des agressions extérieurs pour maintenir de
l'ordre. Ce pouvoir s'exerce sur une population située sur un territoire à l'aide d'organe ou
d'institutions spécifiques. En somme, l'Etat ne peut exercer sa puissance que par le simple usage
de la force.
Chapitre2 : Les formes de l’Etat
L’Etat n’évolue pas en épousant une forme univoque, il revêt diverses formes. En général l’Etat
se présente juridiquement sous deux aspects principaux : l’Etat simple ou unitaire (comme le
Maroc, France, Italie…) et L’Etat composé ou fédéral (comme US, Canada, Allemagne...).
La distinction fondamentale entre l’Etat unitaire et l’Etat fédéral provient de la répartition des
pouvoirs entre la base et le sommet, et le centre et le périphérique. En d’autres termes, l’Etat
conserve le pouvoir politique et il peut réduire le degré d’autonomie collectivités territoriales.
Section1 : L'Etat simple ou unitaire
Unitaire est l’Etat dont les organes centraux ont l’apanage de toutes les attributions étatiques.
Autrement dit, la totalité la souveraineté interne et externe appartient à l’Etat central, aucun
partage de compétences ne s’effectue entre l’Etat et les autres collectivités. L’Etat unitaire est le
type le plus répondu, mais son organisation administrative peut être organiser de diverses
façons : l’Etat unitaire centralisé et l’Etat unitaire décentralisé.
Pargraphe1 : La centralisation : les décisions politiques et administratives sont prises au
niveau du pouvoir central
La plupart des Etats unitaires ont ressenti la nécessité d’instituer un pouvoir central fort de telle
manière que le gouvernement peut promouvoir une seule et même politique pour l’ensemble du
territoire et de la population et contrôler l’application par des agents régionaux centraux et
locaux. L’Etat unitaire est centralisé lorsque toutes les décisions politiques et administratives
sont prises au niveau du pouvoir central, ici on distingue entre la centralisation et la
déconcentration.
Le pouvoir est dit centralisé ou concentré si ses agents locaux exécutent ses directives sans que
leur soit délégué une marge importante de libres décisions sans aucun partage possible de
compétences. Il n’existe aucune autre organisation qui puisse la rivaliser sur le même territoire et
sur la même population.
La déconcentration consiste à augmenter les pouvoirs ou les attributions des représentants locaux
de pouvoir central, en d’autres termes la déconcentration consiste en l’octroi d’un pouvoir de
décision à des agents locaux nommés par le pouvoir central soumis à cette autorité hiérarchique
et responsable devant lui, l'Ouali au Maroc en est un exemple édifiant.
La déconcentration ne diminue en rien, le caractère centralisé de l’Etat c’est toujours le même
marteau qui frappe, on a seulement raccourci le manque. C’est donc toujours l’Etat qui agit mais
pour être plus performent, elle rapproche certaines de ses autorités à ses administrés.
Pargraphe2 : La décentralisation : reconnaissance de certaines autonomies sous la tutelle
Les Etats ont dû constater qu’ils n’étaient ni optimale ni sanitaire de tout gouverner et de tout
décider à partir des organes centraux et de la capitale.
Ils s’avèrent congru toute en laissant aux organes centraux la responsabilité de toutes les
décisions importantes, de confier à leurs agents régionaux et locaux beaucoup plus proches de
réalités politiques, économiques et sociales, le soin de prendre des décisions qui ne mettent pas
en cause les intérêts supérieurs, sauf de la nation.
En effet, ceux sont des personnes juridiques distinctes de l’Etat qui sont créés : les collectivités
territoriales. Ces dernières disposent autant que tel d’un patrimoine, de la capacité d’accomplir
des actes juridiques et de la possibilité d’ester en justice.
Les organes des collectivités territoriales gèrent par leur délibération leurs affaires propres. Bref,
ils sont compétents pour prendre en charge les intérêts de la population concernée.
Pargraphe3 : La régionalisation : mettra-t-elle unité de Maroc en cause ?
Nombreux sont les pays qui ont poussé très loin la décentralisation en attribuant une large
autonomie à leurs régions. Le Maroc lui aussi a fait montrer de bonnes volontés en souscrivant à
cette fois la régionalisation « l’article 135 de la constitution marocaine ». Dans une interview de
Hassan II, a affirmé que : « On doit voir chaque région porté le sceau de ses propres spécificités
sans pour autant mettre en cause l’unité nationale ».
Voulant rationnaliser et promouvoir cette entreprise, le roi Med 6 alloue à la région de plus
grandes prérogatives locales. Certains analystes avaient affirmé que les modèles des autonomies
espagnoles constituaient un bon exemple dont le Maroc pourrait s’inspirer pour développer son
système de régionalisation. Alors, le système Länder Allemand le meilleur exemple.
Section2 : L'Etat fédéral ou composé
La démarche de l’Etat fédéral est distincte. L’objectif se confine à ne confier aux organes
centraux que les responsabilités les plus faibles et laisser la responsabilité maximale aux entités
locales, par exemple les « states » aux Etats Unis et « land » en Allemagne et la « caltons » en
Suisse ou les provinces en Belgique (devenu fédéral en 1993). Parmi les autres Etats fédéraux
qui existent actuellement, il y a l’Inde, l’Australie, le Brésil…
Le fédéralisme peut résulter d’autant un processus d’intégration ou d’association, c-à-d le
rapprochement entre plusieurs Etats ainsi le cas des Etats Unis en 1990 d’un Etat unitaire tant
lieu d’un processus de dissociation d’un Etat unitaire lorsque certaines provinces revendiquent
leurs autonomies pour des raisons ethnique, religieuse, politique, c’est le cas de l’union
soviétique 1991.
Qu’elles sont les critères de fédéralisme ?
1er critère :
L’Etat fédéral se distingue de l’Etat unitaire par la coexistence de plusieurs ordres juridiques,
pour être plus précis, les Etats fédérés disposent de leurs propres constitutions et de ses propres
institutions politiques.
Marcel Prélot qui définit l’Etat fédéral comme « Une association d’Etat qui se soumet en parties
à un pouvoir central à avoir un pouvoir central unique (Etat fédéral) et qui en partie consiste une
large autonomie constitutionnelle administrative juridictionnelle ».
L’Etat fédéral est donc « l’Etat des Etats ». Il est organisé constitutionnellement par deux
principes.
1. Principe de l’autonomie
Qui garantit la libre organisation des Etats fédéraux. En effet, il implique que chaque Etat fédéré
à des compétences propres et il les exerce sans ingérence de l’autorité fédéral, cela implique que
si la constitution fédérale énumère de façon vigoureuse les compétences de l’Etat fédéral, elle
laisse ouvert le domaine d’action des Etat fédérés qui pourra donc s’élargir avec le temps, c’est
là que se situe la différence entre les Etats fédérés et les Etats unitaires décentralisés.
2. Principe de participation
Qui associe les Etats fédérés à la décision fédérale. Cette participation s’opère par le biais de
leurs représentants au sein des instances fédérales (comme le parlement fédéral canadien)
chargées d’élaborer cette politique, cela conduit généralement à un bicaméralisme (chambre1 et
chambre2), exemple des Etats Unis (SENA)
3. Principe de superposition
Il existe dans toute fédération deux niveaux de compétences superposées. Le pouvoir fédéral
produit ses propres normes et l’en est de même pour les Etats fédérés qui produisent leurs
propres règles et ont leur propre système juridictionnel coiffé d’une cour suprême (comme celle
de Canada). Elle reste que le pouvoir fédéral supérieur à celui des Etats fédérés, cela implique
notamment que ses décisions s’appliquent directement dans l’ordre juridique interne des Etats
fédérés, il y a donc primauté du droit fédéral sur le droit fédéré (exemple de la charte canadienne
des droits et libertés est supérieure à la charte québécoise).
2ème critère :
Unité sur le plan international et la diversité sur le plan interne, le droit international ne reconnait
que l’Etat fédéral et méconnait l’Etat fédéré. Il arrive parfois que les Etats fédérés disposent de
certaines compétences internationales limitées, est prévu par la constitution fédéral.
Notant que l’Etat fédéré dispose de manière symbolique d’un drapeau et d’un hymne, outre ceux
de la fédération.