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Correction Épreuve Mathématiques PC 2017

Ce document présente la correction d'un exercice de mathématiques portant sur l'étude d'une fonction et d'une suite récurrente associée. La fonction est étudiée en termes de continuité, dérivabilité et variations. La suite récurrente est montrée convergente vers le seul point fixe de la fonction.

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Lycée St Joseph Lundi 25 septembre 2017

Classe de PC

Épreuve de Mathématiques 2

Correction

Exercice 1 (E3A 2007, PC, partiel, et EMLyon 2009)


A. Étude de la fonction f
1) Étude de f en 0.
x2 x3
a) ex − 1 = x + + + o(x3 ) donc
2 3!
 2
x 1 x x2 x x x2
x
= x x2
=1− − + + o(x2 ) = 1 − + + o(x2 )
e −1 1+ 2 + 6 + o(x2 ) 2 6 2 2 12
.
x x x2
b) • Pour tout x 6= 0, f (x) − f (0) = − 1 = − + + o(x2 ) = o(1).
ex − 1 2 12
Donc f est continue en 0.
x x x2 1
• Pour tout x 6= 0, f (x) − f (0) = −1=− + + o(x2 ) = − x + o(x).
−1 ex 2 12 2
1
Donc f est dérivable en 0 et f 0 (0) = − .
2
1
 
• On ne peut rien déduire de plus : la fonction x 7→ x3 sin admet un DL à l’ordre 2 en 0
x2
mais n’est pas C 1 .
c) La fonction f est de classe C 1 sur R∗ car composée de fonction de classe C 1 sur R∗ . Pour tout
x 6= 0,
x2
0 ex − 1 − xex 1+x+ + o(x2 ) − 1 − x − x2 − 12 x2 1
f (x) = x 2
= 2
x 2
∼ 2
= − = f 0 (0)
(e − 1) (e − 1) x 2
Donc f 0 est continue en 0, et f est C 1 sur R.
1
d) Équation de la tangente T à (C) au point d’abscisse 0 : y = 1 − x.
2
1 1 2 2
D’après la question A.1)a), f (x) = 1 − x + x + o(x ).
2 12
1 2
Puisque x > 0 pour tout x dans un voisinage de 0, la courbe est au-dessus de la tangente.
12
2) Variations de f .
a) Pour tout x ∈ R, g 0 (x) = ex + xex − ex = xex . Donc g 0 est du signe de x et il vient
x −∞ 0 +∞

g 0 (x) − 0 +
1 +∞
g
0
signe
+ 0 +
de g(x)

1
DST 2

g(x)
b) D’après le calcul de la question A.1)c), f 0 (x) = − . Donc f 0 est du signe de −g sur R∗ .
(ex − 1)2
De plus, d’après A.1)b), f 0 (0) < 0. En conclusion, f 0 < 0 sur R et f strictement décroissante.
x
c) Au voisinage de +∞ : f (x) ∼ x → 0 et f > 0 donc (C) admet une asymptote d’équation y = 0
e
et est au-dessus de celle-ci.
Au voisinage de −∞ : u = ex → 0 lorsque x → −∞ donc

1
 
f (x) = −x = −x − xex + o(xex )
1 − ex
Ainsi lim f = +∞, de plus (C) admet une asymptote d’équation y = −x et est au-dessus de
−∞
celle-ci (car −xex > 0).
f (x)
d)

−4 −3 −2 −1 O 1 2 3 4 5 x

B. Étude d’une suite récurrente associée à la fonction f .

1) Cherchons les α ∈ R tels que f (α) = α.


α
f (0) = 1 6= 0 donc α 6= 0, et f (α) = α .
e −1
1
f (α) = α ⇐⇒ = 1 ⇐⇒ eα = 2 ⇐⇒ α = ln(2)
eα −1
La fonction f admet don un unique point fixe, α = ln(2).
2) a) Pour tout x ∈ [0, +∞[, posons ϕ(x) = e2x − 2xex − 1.
La fonction ϕ est C ∞ et ϕ0 (x) = 2e2x −2ex −2xex = 2(ex −1−x)ex . En dérivant x 7→ ex −1−x on
montre que cette fonction est strictement croissante sur R+ et donc que ex − 1 − x > e0 − 1 − 0 = 0
pour tout x ∈ R+ .
Ainsi ϕ0 > 0 et ϕ est croissante, donc ϕ(x) > ϕ(0) = 0 pour tout x ∈ R+ :

∀x ∈ [0, +∞[ e2x − 2xex − 1 > 0

(on peut aussi astucieusement factoriser par ex , et l’expression s’étudie beaucoup plus rapidement)
b) Soit x ∈]0, +∞[, d’après la question précédente

1 e2x − 2xex − 1
f 0 (x) + = >0
2 2(ex − 1)2

1
c) f 0 (0) = − ∈ [−1/2, 0[. D’après A.2)a), f 0 < 0, et d’après la question précédente, f 0 > −1/2 sur
2
R∗+ . En conclusion
1
∀x ∈ [0, +∞[ − 6 f 0 (x) < 0
2

2
DST 2

d) Soit n ∈ N. La fonction f est continue et dérivable entre un et α, donc l’inégalité des accroisse-
ments finis s’écrit
|f (un ) − f (α)| 6 (sup |f 0 (x)|)|un − α|
x∈I
1
Où I est l’intervalle de bornes un et α. Puisque sup |f 0 (x)| 6 sup |f 0 (x)| = d’après c),
x∈I x∈R+ 2
1
∀n ∈ N |un+1 − α| = |f (un ) − f (α)| 6 |un − α|
2
3) Montrons que la propriété :
1
H(n) : |un − α| 6 |1 − α|
2n
est vraie pour tout n > 0.
• H0 est vraie par hypothèse.
• Hn =⇒ Hn+1 : Supposons H(n) vraie. Donc, d’après la question précédente, il vient

1 1
|un+1 − α| 6 |un − α| 6 n+1 |1 − α|
2 2
Et H(n + 1) est vraie.
1
• Conclusion : ∀n > 0 |un − α| 6 |1 − α|
2n
1
4) lim = 0 donc lim |un − α| = 0 et la suite (un ) converge vers α = ln 2.
n→+∞ 2n n→+∞

Exercice 2 (D’après CCP TSI 2015)


Partie 1 (Préliminaires)
1 − q n+1
1) Cours. Si q = 1, la somme vaut n + 1, sinon .
1−q
Idée : « Une barre de fraction : Est-ce que le dénominateur peut s’annuler ? »
2) L’ensemble de définition de arctangente est DArctan = R, elle est partout dérivable, et
1
∀x ∈ R Arctan 0 (x) =
1 + x2

x −∞ +∞

Arctan 0 (x) +
π
2
Arctan π

2

Partie 2 (Étude de la série)


1 1 X1
1) |un | = ∼ , et est une série de Riemann divergente (α = 1 6 1, série harmonique).
2n + 1 2n n
Ainsi, par équivalence,

La série de terme général un n’est pas absolument convergente

1
2) un = (−1)n an , avec (an ) une suite positive, décroissante (car x 7→ l’est sur R∗+ ) de limite nulle.
x
Donc le critère des séries alternées s’applique :
X
La série un converge

3
DST 2

+∞
X
Si on note Rn = uk le reste d’ordre n, le critère des séries alternées nous dit aussi que
k=n+1

1
∀n ∈ N |Rn | 6 |un+1 | =
2n + 3
" #1
t2k+1
Z 1
2k 1
3) I2k = t dt = = .
0 2k + 1 0
2k + 1
4) D’après la question précédente, uk = (−1)k I2k . Ainsi, pour tout n ∈ N,
n
X
Un = uk
k=0
Xn
= (−1)k I2k (d’après la question précédente)
k=0
Z 1Xn
= (−1)k t2k dt (linéarité de l’intégrale)
0 k=0

n n
X
k 2k
X 1 − (−t2 )n+1
2
Or, comme −t 6= 1 pour tout t ∈ [0, 1], (−1) t = (−t2 )k = , et
k=0 k=0
1 + t2

1 − (−t2 )n+1
Z 1 Z 1 Z 1 2n+2
dt t
Un = dt = + (−1)n dt
0 1 + t2 0 1 + t2 0 1 + t2

5) Toujours la même idée : négliger ce qui gêne (pour le calcul : la fraction – les fractions, c’est pénible de toute
façon), et garder ce qui sert (pour la majoration voulue : ici du n)
t2n+2
Pour tout t ∈ [0, 1], 1 + t2 > 1, donc 0 6 6 t2n+2 , puis par croissance de l’intégrale,
1 + t2
Z 1 2n+2
t 1
06 dt 6
0 1+ t2 2n + 3
6) D’après 4),
Z 1 Z 1 2n+2
dt t
Un = + (−1)n dt
0 1 + t2 0 1 + t2
Z 1
dt π
Or 2
= [Arctan t]10 = , d’où
0 1+t 4
Z 1 2n+2
π t
Un − = (−1)n dt
4 0 1 + t2
Z 1 2n+2

n t 1
Or d’après 5), (−1) dt 6 −−−−−→ 0. Donc, par majoration,

2
0 1+t 2n + 3 n→+∞

π
lim Un =
n→+∞ 4

Partie 3 (Un procédé élémentaire d’approximation de π)


1) D’après la question précédente, pour tout n ∈ N,
Z 1 2n+2
π
Un − = (−1)n
t 1
dt 6

2
4 0 1+t 2n + 3

4
D’où, |4Un − π| 6
2n + 3

4
DST 2

4 4000 − 3
2) 4Un approche π à 10−3 près lorsque 6 10−3 , c’est-à-dire 6 n. Donc n = 1999
2n + 3 2
convient :
1999
X (−1)n
π=
n=0
2n + 1

On remarquera que la série alternée converge lentement : pour avoir 3 chiffres significatifs, il faut près de 2000
termes...

Partie 4 (Un autre procédé d’approximation de π)


Z t0 1 sin(π/6) 1/2 1
1) 2
dt = [Arctan t]t00 = Arctan (t0 ). Or tan(π/6) = =√ =√ .
0 1+t cos(π/6) 3/2 3
Il n’est pas interdit de faire un cercle trigonométrique. J’insiste. Vous ne le saviez peut-être pas lors du premier
DS, mais désormais vous le savez. Donc vous avez tous su faire cette question, évidemment.

Z t0
1 π
2
dt =
0 1+t 6

2) Sur le modèle de la partie précédente, pour tout n ∈ N et tout t ∈ [0, t0 ], −t2 6= 1 donc
n 2n+2
1 n+1 t
X
k 2k
= (−1) t + (−1)
1 + t2 k=0 1 + t2

Puis en intégrant entre 0 et t0 ,


n
t2k+1
Z t0 2n+2
π X t
= (−1)k 0 + (−1)n+1 dt
6 k=0 2k + 1 0 1 + t2

Sur le modèle de la majoration du 6),


Z t0 2n+2 Z t0
t 1 1
06 dt 6 t2n+2 dt = 2n+3 =
√ −−−−−→ 0
0 1+ t2 0 (2n + 3)t0 (2n + 3)3n+1 3 n→+∞
Z t0 2n+2
n+1 t
Donc, par majoration, lim (−1) dt = 0.
n→+∞ 0 1 + t2
t2n+1 (−1)n π
Ainsi, la série de terme général (−1)n 0
= n
√ converge, et a pour somme . En
2n + 1 (2n + 1)3 3 6
multipliant par 6 il vient

√ +∞
X (−1)n
π=4 3
n=0
(2n + 1)3n

3) D’après la question précédente, le reste est majoré par



4 3
(2n + 3)3n+1

En admettant le résultat de la question précédente, comme la série vérifie le critère des séries alternées, on peut
retrouver immédiatement cette majoration

4 3 4×2
4) 6 termes suffisent : < < 10−3 .
13 × 9 × 81 12 × 9 × 81
La convergence de cette série est géométrique.

Exercice 3 (E3A PC 2015)

5
DST 2

Partie 1 nπ o sin(x + π) − sin(x) sin(x)


1) ∀x ∈ R − + kπ | k ∈ Z tan(x + π) = = = = tan(x)
2 cos(x + π) − cos(x) cos(x)
Ainsi, La fonction tan est π-périodique
2) La fonction tan est strictement croissante (tan0 = 1 + tan2 > 1 > 0) et impaire. De plus lim tan = +∞
π/2
d’où une asymptote verticale en x = π/2.

f (x)

π O π x
2 2

3) Montrons par récurrence que la propriété :


i π πh
Hn : il existe un polynôme Tn ∈ R[X] tel que ∀x ∈ − , , tan(n) (x) = Tn (tan(x))
2 2
est vraie pour tout n > 0.
• H0 est vraie, avec T0 = X.
• Hn =⇒ Hn+1 : Supposons Hn vraie :
i π πh
∀x ∈ − , , tan(n) (x) = Tn (tan(x))
2 2
En dérivant, il vient
i π πh
∀x ∈ − , , tan(n+1) (x) = (1 + tan2 (x))Tn0 (tan(x))
2 2
Donc, en posant Tn+1 (X) = (1 + X 2 )Tn0 (X) ∈ R[X], on a
i π πh
∀x ∈ − , , tan(n+1) (x) = Tn+1 (tan(x))
2 2
Donc Hn+1 est vraie.
• Conclusion : ∀n > 0 Hn est vraie.
Conclusion : La suite de polynômes (Tn ) voulue existe
De plus, par construction de Tn+1 , ∀n ∈ N Tn+1 (X) = (1 + X 2 )Tn0 (X)
4)
T1 = (1 + X 2 )T00 = 1 + X 2
T2 = (1 + X 2 )T10 = 2X + 2X 3
T3 = (1 + X 2 )T20 = 2 + 8X 2 + 6X 4

6
DST 2

5) Montrons par récurrence que la propriété :

Hn : « Les coefficients du polynôme Tn sont des entiers naturels » et deg Tn = n + 1

est vraie pour tout n > 0.


• H0 : T0 = X donc H0 est vraie.
• Hn =⇒ Hn+1 : Supposons Hn vraie :

n+1
X
Tn = ak X k , avec ∀k ∈ J0, n + 1K ak ∈ N et an+1 6= 0
k=0

D’après 3), Tn+1 (X) = (1 + X 2 )Tn0 (X) donc


n+1
X n+1
X n+1
X
Tn+1 = (1 + X 2 ) kak X k−1 = kak X k−1 + kak X k+1
k=1 k=1 k=1
n
!
X  k
= a1 + 2a2 X + (k + 1)ak+1 + (k − 1)ak−1 X + nan X n+1 + (n + 1)an+1 X n+2
k=2

Toujours vérifier ses calculs, par exemple avec T1 , T2 et T3 ci-dessus.


Les coefficients de Tn+1 étant des combinaisons linéaires à coefficients entiers positifs des ak ∈ N,
ce sont aussi des entiers naturels.
De plus, comme an+1 6= 0, (n + 1)an+1 6= 0 donc deg Tn+1 = n + 2.
Donc Hn+1 est vraie.
• Conclusion :

∀n > 0 « Les coefficients du polynôme Tn sont des entiers naturels » et deg Tn = n + 1

6) Soit n ∈ N. Soit f : I → R de classe C n+1 , où I est un intervalle contenant 0. La formule de Taylor


avec reste intégral s’écrit, en 0 :
n
f (k) (0) k
Z x (n+1)
X f (t)
∀x ∈ I f (x) = x − (x − t)n dt
k=0
k! 0 n!

On l’applique à la fonction tangente, de classe C ∞ donc C 2n+2 , au rang 2n + 1, ce qui s’écrit :


2n+1
tan(k) (0) k tan(2n+2) (t)
X Z x
∀x ∈ I f (x) = x − (x − t)2n+1 dt
k=0
k! 0 (2n + 1)!

Or tangente est impaire, donc il ne reste que les termes impairs dans la formule de Taylor : (changement
d’indice dans la somme)
n
tan(2k+1) (0) 2k+1 tan(2n+2) (t)
X Z x
∀x ∈ I f (x) = x − (x − t)2n+1 dt
k=0
(2k + 1)! 0 (2n + 1)!

De plus, par construction de Tk , on trouve :


n Z x
X T2k+1 (tan(0)) 2k+1 T2n+2 (tan(t))
∀x ∈ I f (x) = x − (x − t)2n+1 dt
k=0
(2k + 1)! 0 (2n + 1)!

Donc en posant ∀k ∈ N, tk = T2k+1 (0) (tan(0) = 0),

n
(x − t)2n+1
Z x
∗ π πh
i X tk
∀n ∈ N ∀x ∈ − , , tan(x) = x2k+1 + T2n+2 (tan(t)) dt
2 2 k=0
(2k + 1)! 0 (2n + 1)!

7
DST 2

Partie 2
1) Soit n ∈ N∗ . Comme f est C ∞ , on peut effectuer une intégration par parties :
1 xZ
Rn (x) = f (n) (t)(x − t)n−1 dt
(n − 1)! 0
−(x − t)n x −(x − t)n
Z x
1
  
(n) (n+1)
= f (t) − f (t) dt
(n − 1)! n 0 0 n
f (n) (0) n f (n) (0) n
Z x
1
= x + f (n+1) (t)(x − t)n dt = x + Rn+1 (x)
n! n! 0 n!

f (n) (0) n
Ainsi, Rn (x) = x + Rn+1 (x)
n!
2) Soit b ∈ I tel que b > 0.
a) Soit n ∈ N∗ . Puisque f (n) ≥ 0 et b > 0 (donc b − t > 0 sur [0, b]), la suite (Rn (b)) est positive.
bn
De plus, d’après 1), Rn+1 (b) = Rn (b) − f (n) (0) 6 Rn (b).
n!
Ainsi, la suite est décroissante et minorée par 0. Par conséquent, La suite (Rn (b)) est convergente
b) Soient x ∈ [0, b] et n ∈ N∗ .
i) En effectuant le changement de variable défini par t = ux on obtient :

(x − ux)n−1 (n) xn
Z 1 Z 1
Rn (x) = f (ux)x du = (1 − t)n−1 f (n) (tx) dt
0 (n − 1)! (n − 1)! 0

ii) D’après les calculs du 2)a), comme x > 0, Rn (x) > 0.


De plus, f (n+1) > 0 sur I ∩ R+ , donc f (n) croissante sur cet intervalle. En particulier, pour
tout t ∈ [0, 1], 0 6 tx 6 tb entraîne f (n) (tx) 6 f (n) (tb). Ainsi
xn xn
Z 1 Z 1
Rn (x) = |Rn (x)| 6 |f (n) (tx)||1 − t|n−1 dt 6 f (n) (tb)(1 − t)n−1 dt
(n − 1)! 0 (n − 1)! 0

xn
Z 1
Conclusion : 0 6 Rn (x) 6 f (n) (tb)(1 − t)n−1 dt
(n − 1)! 0

bn
Z 1
iii) D’après 2)b)i) avec x = b, on a Rn (b) = (1 − t)n−1 f (n) (tb) dt. D’où 2)b)ii) s’écrit
(n − 1)! 0
(b 6= 0) :
 n
x
0 6 Rn (x) 6 Rn (b)
b
c) Soit x ∈ [0, b[. Toujours citer les questions utilisées, précisément.
x
D’après 2)a) la suite (Rn (b)) est convergente. De plus, par construction, 0 6 < 1, donc
 n  n b
x x
lim = 0. Ainsi, lim Rn (b) = 0.
n→+∞ b n→+∞ b
Donc, par encadrement, 2)b)iii) entraîne lim Rn (x) = 0.
n→+∞
La formule de Taylor avec reste intégral à l’ordre n pour la fonction f sur l’intervalle [0, x] (avec
x > 0) s’écrit.
n
X xk (k)
f (x) = f (0) + Rn+1 (x)
k=0
k!
+∞
X f (n) (0) n
Donc, en passant à la limite pour n → +∞, f (x) = x .
n=0
n!
Puisque f est impaire, les f (2n) (0) sont nuls et l’égalité s’étend donc aux x dans ] − b, 0[ par
imparité des deux membres de l’égalité.
+∞
X f (n) (0) n
Conclusion : ∀x ∈] − b, b[, f (x) = x
n=0
n!

8
DST 2

π π
 
3) La fonction tan vérifie les conditions demandées pour f : elle est de classe C ∞ sur − , et pour
2 2
π
 
x ∈ 0, , tan(n) (x) = Tn (tan(x)) > 0 puisque Tn est à coefficients dans N et tan(x) > 0.
2
π π
   
Pour tout x ∈ 0, on peut trouver un b ∈ x, et le résultat du 2)c) s’applique. Avec tan(2n) (0) = 0
2 2
et en posant tn = tan(2n+1) (0) comme au I)6), on obtient

+∞
i π πh X tk
∀x ∈ − , , tan(x) = x2k+1
2 2 k=0
(2k + 1)!

FIN DE L’ÉPREUVE

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