ECO CONCEPTION : UNE DEMARCHE DE PROGRES
1. Qu’est ce que l’éco conception ?
L’éco conception est une vision globale de la chaîne de vie d’un packaging. C’est la prise en
compte et la réduction, dès la conception ou lors d’une re-conception de produits, de
l’impact sur l’environnement. Il faut prendre en considération touts les impacts
environnementaux du berceau à la tombe du packaging. (cf. Annexe 1 page 6 : Cycle de vie)
Définition de la norme « ISO 2002 »: « Intégrer l’environnement à toutes les phases (et le plus en
amont possible) du développement d’un produit (au même titre que les autres critères qualité / coût / délai,
sécurité…). »
Les motivations pour une démarche d’éco conception sont :
• Environnementales (réduction des impacts environnementaux)
• D’innovation (mettre en valeur les efforts entrepris pour les clients…)
• Réglementaires (Décret de réduction à la source, teneur en métaux lourds…)
• Economiques
L’éco conception s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue. (cf. Annexe 2 page 7 :
Roue de Deming)
2. Impacts environnementaux
Les impacts environnementaux des emballages sont à prendre en considération sur les points
suivants (cf. Annexe 3 page 7 : Sac Cabas) :
• Point N°1 : Consommation de ressources naturelles
Renouvelables (bois, mais, pommes de terre)
Non renouvelables (pétrole, charbon…)
Consommation d’énergie, d’eau
• Point N°2 : Pollution de l’air :
Effet de serre
Acidification de l’air
Emissions de composants volatils, de poussières
Appauvrissement de la couche d’ozone
• Point N°3 : Pollution de l’eau :
Eutrophisation
• Point N°4 : Emission de métaux :
Eau, air, sols
• Point N°5 : Production de déchets solides
LB- Eco conception 1
3. Quelle démarche adoptée pour faire de l’éco conception ?
Démarche d’éco conception : Recherche d’options de conception permettant de réduire
l’ampleur d’un ou plusieurs problèmes environnementaux préalablement identifiés.
Le premier stade dans la mise en pratique de l’éco conception consiste à identifier les étapes du cycle de vie d’un
produit et sons système d’emballage, puis à quantifier les impacts à chacune des étapes (voir schéma de principe ci-
dessous).
LB- Eco conception 2
Exemple : Eco Conception d’un packaging carton :
4. Exemples de questions à se poser sur le packaging en lui-même pour le
développement d’un emballage papier carton (cf. Annexe 4 page 8 : Comment intégrer
l’environnement dans la conception des emballages : vision globale des questions)
• Quels sont les éléments autres que papier carton non séparables ?
¾ Matière ?
¾ Poids relatif ?
¾ Etiquette ou puce RFID ?
• Quelles sont les incorporations dans le papier ?
¾ Paraffine ?
¾ Résistant à l’état humide ?
• Quelles sont les types de colles utilisées ?
¾ Colle cannelure pour carton ondulé, amidon de maïs ?
¾ Vinylique conventionnelle ?
¾ Hotmelt ?
Haut point de ramollissement ?
Bas point de ramollissement ?
LB- Eco conception 3
• Quels sont les adhésifs des étiquettes ?
¾ Acryliques conventionnels ?
¾ Base caoutchouc ?
¾ Acryliques hydrosolubles ?
• Quelles types d’encres d’imprimerie sont utilisées ?
¾ Offset ?
¾ Flexo ?
¾ Concentration en métaux lourds ?
NB : Il existe des encres à base végétale pour l’impression (cf. : IMPRIM’VERT)
• Quels sont les vernis utilisés ?
¾ Offset ?
¾ Acrylique ?
¾ UV ?
• Quelles est la matière carton utilisée ?
¾ Recyclée ?
¾ Vierge ?
NB : Il existe des papiers issus de forêt bien gérés qui possèdent des certificats de types FSC / PEFC
5. Critères d’une démarche d’éco conception ?
Différents axes de travail peuvent être possibles pour une démarche d’éco conception Il faut
prioriser les axes tout en veillant à ne pas pénaliser un autre axe (Cf. annexe 5 page 11 : Transfert de
pollution) :
• Axe 1 : Préservation des ressources
¾ Matériaux utilisés
Renouvelabilité de la ressource
Utilisation de matériau recyclé
¾ Gestion des chutes de production
¾ Réutilisation d’éléments d’emballage
¾ Réduction à la source
• Axe 2 : Energies utilisées sur le cycle de vie
¾ Renouvelabilité des ressources
¾ Matériaux à faible contenu énergétique
• Axe 3 : Réduction à la source
¾ Conception du produit :
Modification du produit qui entraînerait une modification des
packagings ?
Réduction du volume du produit ?
¾ Conception du système d’emballages :
LB- Eco conception 4
Une combinaison de fonctions pour réduire le nombre d’éléments ?
Réduction de poids ?
Augmentation du nombre d’unités de vente consommateur par emballage
de regroupement ?
Optimisation de la palettisation et du plan de chargement ?
Modification de la forme de l’emballage pour minimiser les chutes de
production ?
• Axe 4 : Conditionnement et livraison
¾ Réduction des vides ?
¾ Diminution du volume par compactage ?
• Axe 5 : Diminution des impacts des procédés industriels
¾ Production du matériau
¾ Fabrication de l’emballage
¾ Conditionnement
¾ Traitement en fin de vie
• Axe 6 : Diminution des impacts logistiques
¾ Temps logistiques
¾ Amélioration du remplissage
¾ Eviter le transport d’emballages vides
• Axe 7 : Conception pour le recyclage
¾ Consignes de tri
¾ Facilité de séparation des éléments packagings
¾ Facilité de mise à plat du packaging
¾ Etre le plus possible sur un packaging mono matériau
¾ Eviter l’emploi d’étiquettes anti-vol ou RFID
¾ Eviter les colles hydrosolubles
¾ Préférer les vernis et encres à l’eau. Eviter les vernis UV
Pour justifier des impacts auprès des consommateurs, il faut mesurer les progrès (Cf. Annexe 6
page 12 : Exemple LAFUMA Juin 2008). Le choix des indicateurs est libre (Cf. Annexe 7 page 15 :
Exemples d’indicateurs de suivi) :
• Poids d’emballage par produit.
• Quantités d’éléments perturbateurs pour le recyclage sur le poids total du packaging
• Volume du packaging
• Poids d’emballage secondaire ramené au poids de l’unité de vente
• Avis technique COTREP ou REVIPAC (Comité d’évaluation de la recyclabilité des
emballages papiers cartons)
• Impact environnement avec étiquetage carbone (Cf. Annexe 8 page 16 : Etiquette carbone
Casino)
LB- Eco conception 5
Annexe 1 : Cycle de vie
Un éco-produit est donc conçu de façon à limiter ses consommations de ressources naturelles,
optimiser ses impacts sur l’environnement et sur la santé humaine tout au long du cycle de vie
Une analyse multi étapes et
multicritères
Exemple cycle de vie packaging carton :
LB- Eco conception 6
Annexe 2 : Roue de Deming
Annexe 3 : Sac Cabas
De ces 4 types de sac, quel est celui qui a le moins d’impacts sur l’environnement ?
Le sac
biodégradable 27L Le sac de caisse PE 14L Le sac papier 20L Le cabas PE 37L
Réponse : Le sac cabas PE 37L
Même si les impacts environnementaux qu’il engendre sont forts lorsque le cabas est utilisé
moins de 3 fois, sa réutilisation en fait un sac à moindre impact si on le compare aux autres types
de sacs. Notons que le sac papier, qui paraît être le sac idéal pour l’environnement est en fait très
peu performant sur les indicateurs testés.
LB- Eco conception 7
Annexe 4 : Comment intégrer l’environnement dans la conception des emballages ? Vision globale des questions :
1 - Conception du système d’emballage
1.1 - Modification du produit
• Une modification du produit peut-elle permettre de réduire, simplifier ou supprimer un
des éléments du système d’emballage ?
• Le concept marketing peut-il évoluer afin de réduire les consommations de matériaux
d’emballage (allègement, simplification du produit, fonctionnalité du produit, …) ?
• Est-il possible de modifier le produit sans en altérer l’usage et la valeur, afin de réduire le
nombre de contraintes techniques imposées à l’emballage et donc de simplifier son cahier
des charges (protection contre les frottements, les rayures, les chocs, température
d’utilisation, résistance à l’écrasement...) ?
1.2 - Fabrication des matériaux : qualité des matériaux du système
• Est-il possible de favoriser les matériaux d’origine renouvelable (papier, carton,
biopolymère, fibres naturelles…) ?
• Est-il possible d’utiliser des matériaux d’origine recyclée (en totalité ou partiellement) sans
nuire aux caractéristiques techniques requises (sécurité, hygiène, acceptation par le
consommateur…) ?
• L’usage de matériaux régénérés (recyclage interne de déchets de process) est-il optimisé ?
• Les matériaux sont-ils écolabellisés ou présentent-ils des qualités environnementales
certifiées par un organisme tiers ?
• Le matériau présente-t-il d’autres qualités environnementales (faible contenu énergétique,
production propre…) ?
• Pour le système d’emballage complet a-t-on vérifié que la somme des concentrations de
métaux lourds ne dépasse pas 250 ppm en masse (fabrication après le 30 juin 1999) et 100
ppm en masse (fabrication après le 30 juin 2001) ?
• Les points critiques en vue de la réduction à la source des emballages ont-ils été définis
(optimisation des calages, des cartons, des découpes et des épaisseurs des parois,
simplification des éléments de décor, grade, densité des matériaux, modification du
design, suppression du suremballage, réduction des vides techniques…) ?
• Peut-on simplifier l’emballage en combinant les fonctions remplies par ses différents
éléments et composants (emballage et présentation en linéaire…) ?
• Le système d’emballage est-il conçu en vue de limiter l’impression (nombre de couleurs,
suppression des dorures, ajustement de la qualité…) ?
• Peut-on réduire le nombre de matériaux différents sans nuire aux fonctions de
manutention, de protection et d’usage ?
• Certains éléments de l’emballage secondaire (feuillard, housse, agrafes, calage…) peuvent-
ils être réduits ou simplifiés ?
• Peut-on augmenter le nombre d’unités de vente par emballage secondaire suite à un
meilleur ?
1.3 - Conditionnement
• Est-il possible de faire évoluer les techniques de remplissage, d’ensachage, de pliage, avec
un objectif de meilleure efficacité énergétique, de diminution d’émission de déchets, de
réduction des éléments de conditionnement ?
LB- Eco conception 8
1.4 - Logistique, stockage et transport
• A-t-on optimisé le plan de palettisation pour augmenter le nombre de produits
transportés ?
• Les systèmes de calage peuvent-ils être optimisés (mise en oeuvre d’éléments réutilisables,
de matériaux de meilleure qualité environnementale, optimisation des poids et des
volumes des systèmes…) ?
• Peut-on optimiser la logistique de livraison des produits finis (remplissage des camions,
optimisation des tournées, suppression des retours à vide, modes de transport alternatif
comme le rail ou la voie fluviale…) ?
• Est-il possible d’envisager d’utiliser des éléments des emballages secondaires et tertiaires
comme PLV ?
• Pour le système d’emballage complet, la définition de ses différentes composantes
permet-elle une optimisation des volumes transportés ?
1.5 - Consommation du produit
• L’emballage est-il facile à ouvrir ?
• Existe-t-il un moyen pour le consommateur d’obtenir des informations sur le produit
(numéro vert…) et est-il bien signalé sur l’emballage ?
• Dans le cas d’un emballage réutilisable, l’information destinée au consommateur est-elle
clairement formulée ?
1.6 - Collecte et valorisation des éléments du système d’emballage
• Les matériaux utilisés disposent-ils d’une filière de collecte, de tri et de recyclage
opérationnelle ?
• La nature des matériaux utilisés est-elle clairement identifiable sur les éléments du système
d’emballage afin de faciliter la collecte et le tri ?
• Les emballages sont-ils conçus de manière à minimiser le nombre de matériaux différents
?
• Les emballages sont-ils conçus de manière à favoriser la séparation des différents
matériaux ?
• A-t-on veillé à utiliser des matériaux identiques ou compatibles pour le recyclage ?
• Est-il possible d’éliminer ou de réduire la présence de substances ou de constituants
susceptibles de nuire au recyclage des éléments d’emballage ou de les remplacer
conformément aux recommandations des filières de valorisation (agrafes, vernis, colles,
traitements de surface…) ?
• L’emballage primaire, une fois vidé, peut-il être compacté, remis à plat par le
consommateur pour réduire son volume et faciliter la collecte sélective ?
• Les dimensions de l’emballage primaire sont-elles compatibles avec les équipements de
collecte sélective ?
• Les éléments du système d’emballage sont-ils biodégradables, valorisables par incinération
avec récupération d’énergie ?
• L’emballage primaire peut-il être conçu pour être réutilisé par le consommateur ou suite à
une collecte sélective ?
• Les emballages secondaires et tertiaires peuvent-ils être conçus de façon à être réutilisés ?
• Chaque élément d’emballage est-il au moins compatible avec un des modes de
valorisation (recyclage, compostage, biodégradation, valorisation énergétique,
réutilisation) ?
• Peut-on faciliter le geste de tri en informant le consommateur quand une filière de
recyclage existe ?
LB- Eco conception 9
• Un emballage sans filière de recyclage a-t-il été identifié explicitement pour éviter au
consommateur de le mélanger avec ceux qui se recyclent ?
• Les déclarations et marquages environnementaux portés sur l’emballage sont-ils
conformes aux normes en la matière (ISO série 14020) ?
• Les consommateurs ont-ils les informations nécessaires concernant les systèmes de
retour, de collecte et de valorisation, leur contribution à la réutilisation, à la valorisation
des emballages et déchets d’emballages ?
• 1.7 - Techniques d’impression (questions à poser aux fournisseurs)
• Existe-t-il un certificat indiquant le taux de métaux lourds pour chaque lot de pigments
arrivant dans l’imprimerie ?
• Les fiches de données de sécurité (FDS) de chaque composant sont-elles disponibles ?
• Les encres ont-elles un caractère écologique (encres à l’eau, à base d’huile végétale,
séchage et polymérisation par UV) ?
• La technique d’impression permet-elle de réaliser la forme imprimante directement à
partir de données numériques ?
• Les plaques utilisées sont-elles recyclables ?
• Le mécanisme de séchage prévient-il de l’émission de COV (hotte aspirante, encre à
réticulation UV…), les rejets gazeux dans l’atmosphère sont-ils traités ?
• Les rejets aqueux sont-ils traités au sein de l’imprimerie ?
• L’énergie utilisée pour le séchage est-elle issue de la combustion des déchets (totalement
ou partiellement) ?
• Une attention particulière a-t-elle été accordée aux éthers de glycol ?
• Les fûts ou containers de pigments et de résines sont-ils repris par les fournisseurs pour
être lavés et remplis ?
• Les films, les plaques utilisés sont-ils recyclés ?
• Les films et les plaques non recyclés sont-ils traités avec les déchets industriels spéciaux ?
• Pour le nettoyage, les chiffons utilisés sont-ils lavables ?
• Les solvants utilisés pour le nettoyage sont-ils récupérés et distillés ?
• Les déchets ultimes sous forme de boues sont-ils traités selon la législation ?
• Les chutes de support sont-elles intégrées à une filière de recyclage ?
• Les résidus d’encrier sont-ils traités ?
• Les agréments de l’ensemble des prestataires déchets, l’ensemble des BSDI (bordereaux
de suivi des déchets industriels) sont-ils disponibles ?
2 - Production et livraison du système d’emballage
• Pour un matériau donné, le recours à un autre procédé de transformation permet-il
d’obtenir un gain de matière (passage de l’injection au thermoformage…) ?
• Peut-on augmenter la quantité d’emballages produite par cycle (taille des outils…) ?
LB- Eco conception 10
Annexe 5 : Transfert de pollution
Il est nécessaire de faire attention à ne pas déplacer la pollution ailleurs dans le cycle de vie en diminuant l’impact
environnemental d’une de ses étapes.
Les impacts environnementaux produits tout
au long du cycle de vie sont représentés par
des histogrammes.
Plus l’impact sur l’environnement est fort plus
l’histogramme est important. On remarque que
dans la version 1 c’est la phase de fabrication
qui pose le plus de problèmes.
Si l’on re-conçoit le produit en substituant une
matière ou substance par une autre pour
diminuer la pollution due aux procédés,
comme dans le cas numéro 2 on aura
effectivement amélioré la performance
environnementale du site de production. Mais
par ailleurs peut être qu’on aura choisi un
matériau ou une substance très rare et
difficilement valorisable en fin de vie.
Finalement on aura un produit dont l’effet global sur environnement, c’est à dire sur le cycle de vie du produit et sur
l’ensemble de impacts environnementaux, sera aussi mauvais voir pire que la solution initiale.
LB- Eco conception 11
Annexe 6 : Exemple LAFUMA Juin 2008
Lafuma est une entreprise pionnière en terme éco conception : elle a
adopté une démarche structurée de développement durable, en
favorisant éco conception de ses produits, mais également en
développant une stratégie de communication et de partenariats. L’éco-
innovation et l’éco-communication de Lafuma crédibilise cette
démarche, remédiant ainsi au greenwashing (ou le polémique marketing
vert) et au scepticisme des consommateurs.
L’engagement de Lafuma est à la fois :
• Philosophique : La démarche RSE de Lafuma marque une volonté des dirigeants de
promouvoir l’évolution nécessaire de la société vers des modes de production et de
consommation éco-responsables.
• Stratégique/Technologique : éco conception, source d’innovation et de différentiation de
la conception du produit à sa livraison sur un marché très concurrentiel.
• Économique : Moins de matières, moins d’énergie, moins de déchets pour des produits
plus polyvalents, durables, plus sûrs et plus confortables améliore la productivité tout en
favorisant le bien être social.
En amont, la démarche d’éco conception de Lafuma s’articule autour des axes suivants :
• Evaluation environnementale d’un produit existant
• Identification des points noirs
• Cahier des Charges Fonctionnel & Environnemental, qui étaye l’ACV
• Sélection des pistes d’amélioration
• Conception, design et réalisation de prototypes
• Commercialisation et communication
Exemple de produit Lafuma
éco-conçu
LB- Eco conception 12
Lafuma a également mis en place un Système de Management Environnemental performant, qui
s’appuie sur :
• Une volonté de s’engager dans le développement durable, en s’entourant de différents
partenaires (France Nature Environnement FNE puis WWF)
• Une volonté pionnière émanant de la Direction d’intégrer le développement durable dans
la stratégie d’entreprise, sous la forme de :
o Soutien de cabinets spécialisés (O2 France, Ethicity)
o Analyses et développement en partenariat avec des sociétés expertes : CTC,
Ademe
o Mise en place d’une organisation interne adaptée
o Sensibilisation interne pour mobiliser l’ensemble des salariés
• L’éco-communication valorisant l’implication du personnel, des tiers et des clients afin de
favoriser la transparence de l’information et la participation collective à éco conception,
avec, entre autres, son label de développement durable « Pure Leaf Project », basé sur une
charte interne établissant des objectifs clairs pour sa politique de Développement Durable
Par ailleurs Lafuma veut faire preuve de crédibilité en associant le WWF à sa démarche de
développement durable dans son ensemble. Le partenariat Lafuma – WWF a pour vocation à
promouvoir et diffuser des produits partage : une gamme de sacs scolaires et bagagerie éco-
conçues aux couleurs du panda dont une partie du prix est reversée au WWF.
Un comité de pilotage est organisé tous les deux mois, composés de membres du WWF et de
représentants de tous les départements de Lafuma, pour animer six groupes de travail :
production, logistique, conception produits, ressources humaines, force de vente et
communication.
Au-delà du travail d’éco conception, la démarche de développement durable se généralise
progressivement à toute l’entreprise : rénovation de l’atelier peinture, mise en place d’une navette
pour les salariés, ouverture d’un éco-resto, réflexion énergétique, la « journée environnement »
pour l’ensemble des salariés pour échanger sur les enjeux de la protection de la planète.
Pour mener à bien ses projets, Lafuma a recours à une Analyse de cycle de Vie (ACV) et établit
un inventaire quantifié des consommations en énergie et matières premières, ainsi que les
productions de déchets et autres émissions polluantes. Pour le sac à dos de randonnée ECO 40
de LAFUMA, qui a remporté le 1er Prix éco conception ADEME de l’Observer du Design 2007,
les résultats de l’ACV ont montré que :
• 75% des impacts environnementaux sont liés à la phase de fabrication et au choix des
matériaux
• La phase de confection génère 15% des impacts environnementaux
• Les trois quarts des « impacts matières » négatifs sont liés au choix des textiles
synthétiques
Après un an de recherche et développement, les choix éco conception se sont portés vers la mise
au point d’une nouvelle matière textile : un mélange de fils de chanvre et de polyéthylène recyclé, et le TPE,
un élastomère thermoplastique. Par ailleurs « la plaque » en polymère pour le dos, non recyclable en fin de vie, a été
remplacée par une armature en acier beaucoup plus légère (100 g contre 300 g). De même, le filet en PVC a été
supprimé, et remplacé par deux pans de tissus renforcés. D’autres astuces éco conception permettent de
limiter le nombre de pièces et de coutures nécessaires, tout en réduisant fortement les impacts sur
LB- Eco conception 13
l’environnement: des poches sans « zip », un système pour l’ouverture et la fermeture du sac avec
une seule attache au lieu de deux, en acier plutôt qu’en plastique, un système d’attache …
Lafuma a ainsi développé un produit intégrant des critères éco conception, tout en conservant
l’originalité du design et l’esthétique de la marque.
Après les produits textiles éco-conçus, Lafuma s’est lancé dans le mobilier éco-conçu avec de
nombreuses innovations techniques, comme la conception de la table de camping Fidji Eco avec :
• un nouveau plateau en bois aggloméré sans colle permet de combiner les avantages d’un
plateau aggloméré (valorisation de déchets de bois) sans les inconvénients des impacts liés
à l’utilisation de colle
• un huilage de ce plateau avec de l’essence naturelle de bois permet d’éviter l’utilisation
d’un film pastique décoratif tout en protégeant le plateau de l’humidité
• le chargement des pièces en plastique à l’aide de copeaux de bois à hauteur de 30% évite
la consommation de matières plastiques sans pour autant nuire à la recyclabilité de ces
matériaux qui étaient déjà chargés par des fibres de verre.
LB- Eco conception 14
Annexe 7 : Exemples d’indicateurs de suivi "Emballage" (source O2 France)
1 - Qualité des matériaux
• Nombre d’éléments du système d’emballage
• Nombre de matériaux mis en oeuvre
• Aptitude à la séparation
• Contenu énergétique des matériaux
• Utilisation de matériaux recyclés (%)
• Teneur en métaux lourds par système d’emballage
2 - Quantité des matériaux et production
• Poids du système d’emballage par produit (g/UVC, g/l)
• Poids d’emballage par unité d’utilisation (g/utilisation)
• Encombrement de l’emballage/produit (cm3/unité)
• Volume des emballages vides transportés (approvisionnement en m3)
• Consommation en eau et/ou en énergie par système d’emballage
3 - Production du système d’emballage
• Indicateurs ISO 14001 (rejet d’effluents liquides et gazeux, quantité de déchets générés
sur le site, consommation en eau et en énergie du site)
4 - Conditionnement
• Ratio (maximum de contenu / minimum de contenant / minimum de vide)
• Quantité d’énergie utilisée
5 - Logistique, stockage et distribution
• Distance de transport des emballages vides et des produits finis
• Pourcentage de transport alternatif ou multimodal
• Retour à vide
6 - Collecte et valorisation des emballages secondaires et tertiaires
• Réutilisation : nombre de rotations (EN 13429)
• Valorisation énergétique : PCI et gain calorifique (EN 13431)
• Recyclage : filière existante (EN 13430)
• Compostage : aptitude au compostage (EN 13432)
7 - Information et usage du contenu de l’emballage primaire
• Nombre d’appels de clients reçus par produit
8 - Collecte et valorisation de l’emballage primaire
• Réutilisation : nombre de rotations (EN 13429)
• Valorisation énergétique : PCI et gain calorifique (EN 13431)
• Recyclage : filière existante (EN 13430)
• Compostage : aptitude au compostage (EN 13432)
LB- Eco conception 15
Annexe 8 : Etiquette carbone Casino
L'Indice Carbone Casino, le premier étiquetage environnemental complet en France
Casino poursuit son engagement en faveur du développement durable en lançant le premier
étiquetage environnemental indiquant la quantité de CO2 émise par un produit Casino lors des
principales étapes de son cycle de vie.
Il s'agit d'une démarche pionnière et globale du groupe Casino, soutenue par Jean-Louis Borloo,
ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de
l'Aménagement du territoire, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat, chargée de l'Ecologie
et Chantal Jouanno, Présidente de l'ADEME.
L'objectif de l'Indice Carbone Casino est double : fournir aux consommateurs une information
claire sur l'impact environnemental des produits consommés au quotidien et leur permettre de
faire leurs choix en toute connaissance de cause.
En place dès le mois de juin 2008 sur une première vague de produits alimentaires, cet étiquetage
concernera d'ici la fin de l'année plus d'une centaine de produits et sera étendu progressivement
sur tous les produits de marque Casino. Aux cours des 6 derniers mois, près de 1000
consommateurs ont été interrogés sur leurs perceptions et leurs attentes quant à la traduction et à
l’expression graphique de cette information.
L'Indice Carbone Casino indique la quantité de gaz à effet de serre émise par un produit lors des
5 étapes clés de son cycle de vie :
• Etapes agricoles
• Fabrication du produit
• Transport, depuis le champ jusqu'aux entrepôts Casino
• Emballages, depuis l'extraction des matières premières jusqu'au recyclage
• Distribution, depuis les entrepôts Casino jusqu'au domicile du consommateur
Il est exprimé en gramme équivalent CO2 pour 100g de produit fini.
Méthodologie de calcul de l'Indice Carbone Casino :
Casino a fait appel en 2006 à un organisme indépendant et reconnu, Bio Intelligence Service
(Cabinet spécialisé dans le développement durable) pour élaborer une méthodologie spécifique à
la grande distribution et utilisable par tous les industriels. Cette méthodologie a été validée par l'
ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), qui a apporté au projet son
expertise technique et son soutien financier.
L'innovation majeure de l'Indice Carbone Casino réside dans la prise en compte des cinq étapes
clés du cycle de vie du produit. Le souhait de Casino était en effet d'aller le plus loin possible afin
d'avoir la vision la plus globale et la plus juste de l'impact environnemental de ses produits.
La méthodologie de calcul extrêmement précise repose sur l'intégration de données spécifiques
aux produits Casino (sur les indicateurs emballage, transport et distribution). La collecte des
données environnementales a débuté en janvier 2007 et a permis d'étudier plus de 600 produits
auprès de 150 fournisseurs directs de Casino, afin de couvrir l'ensemble du cycle de vie des
produits, depuis les matières premières jusqu'au point de vente final.
LB- Eco conception 16
Concrètement, cette maîtrise des données permet par exemple à Casino de prendre en compte la
localisation du fournisseur dans le calcul de l'impact environnemental de ses produits :
=> Exemple pour une boite de conserve d'un produit identique :
• 225g de CO2 origine France avec transport par camion uniquement
• 235g de CO2 origine Inde avec transport par bateau et camion
• 305g de CO2 origine Europe (Ukraine) avec transport par camion uniquement
Les objectifs de l'étiquetage
• Offrir aux consommateurs une information claire et pertinente, pour leur permettre de
faire leurs choix en toute connaissance de cause.
• Permettre aux clients de devenir acteurs de leur consommation, en maîtrisant un
paramètre supplémentaire.
• Aider les consommateurs à agir au quotidien en faveur de l'environnement.
Le déploiement de l'Indice Carbone Casino
L'Indice Carbone Casino
Symbolisé par une feuille verte, ce pictogramme sera apposé
sur la face avant des emballages des produits Casino. L'Indice
Carbone Casino indique la quantité de gaz à effet de serre
émise pour 100g de produit.
La réglette
Lorsque la taille de l'emballage le permet, un complément
d'informations sera disponible au dos par le biais d'une réglette
verte. Cette dernière, dont les graduations ont été fixées avec
l'ADEME, permet de situer rapidement l'impact
environnemental du produit acheté.
Une information sur la recyclabilité
Pour encourager les consommateurs à trier correctement tous
les emballages afin de maximiser le taux de recyclabilité.
Une étiquette en 2 parties :
• Le côté vert clair indique quel pourcentage de l'emballage sera recyclé (compte tenu du tri
actuel des ménages),
• Le côté vert foncé indique le pourcentage qui pourrait être recyclé si tous les
consommateurs triaient correctement leurs déchets.
LB- Eco conception 17
La présentation complète des informations
Illustration produit Casino
LB- Eco conception 18
Les vecteurs d'informations pour le consommateur
Les nouvelles technologies et les engagements s'inscrivent au coeur de la politique d'information
et de communication du Groupe Casino. Dans ce contexte, Casino crée un nouvel espace
d'information sur le Site Internet de la marque [Link] , afin de présenter plus
en détail sa démarche d'étiquetage environnemental ses engagements en matière de
développement durable.
Casino met également à la disposition des consommateurs un outil innovant, apposé sur certains
produits qui porteront l'Indice Carbone Casino : le MOBILE TAG, un code barre contenant de
multiples informations cryptées. En prenant en photo ce code barre avec son téléphone mobile,
le consommateur sera automatiquement redirigé vers la page d'information d'un Site Wap , qui lui
donnera plus d'informations pour se familiariser avec l'étiquetage environnemental de Casino.
Le déploiement sera relayé en magasin avec la mise en place de PLV, de brochures d'information,
d'encarts dans les prospectus commerciaux qui présenteront l'Indice Carbone Casino à tous les
clients de l'enseigne.
Enfin, les clients pourront aussi contacter le service consommateurs Casino pour recevoir une
brochure d'information détaillée présentant l'étiquetage environnemental Casino.
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