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Analyse des prix de cession interne à Stavanger-Oil

Ce document décrit trois divisions d'une société pétrolière norvégienne et compare trois méthodes de fixation des prix de cession interne entre les divisions. Bien que le résultat consolidé de la société soit le même avec les trois méthodes, les résultats au niveau de chaque division varient selon la méthode appliquée.

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Analyse des prix de cession interne à Stavanger-Oil

Ce document décrit trois divisions d'une société pétrolière norvégienne et compare trois méthodes de fixation des prix de cession interne entre les divisions. Bien que le résultat consolidé de la société soit le même avec les trois méthodes, les résultats au niveau de chaque division varient selon la méthode appliquée.

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Cas simple de PCI :

La société norvégienne Stavanger-Oïl comprend trois divisions qui sont organisées en centres
de profit. La division Production s’occupe de l’extraction du pétrole brut du secteur d’Oseberg
dans la mer du Nord. La division Transport exploite un oléoduc qui achemine le pétrole depuis
le secteur d’Oseberg jusqu’à la raffinerie de Bergen. La division Raffinage exploite une
raffinerie à Bergen qui transforme le pétrole brut en carburant. (Nous supposons que le
carburant est le seul produit du raffinage qui soit commercialisable et qu’il faut deux barils de
pétrole pour produire un baril de carburant.)
Les charges variables sont supposées proportionnelles à une seule unité d’œuvre dans chaque
division : le baril de pétrole brut extrait par la division Production, le baril de pétrole brut
transporté par la division Transport et le baril de carburant produit par la division Raffinage.
Les coûts fixes unitaires sont calculés par référence aux montants budgétés des productions
annuelles de pétrole brut et de carburant. La comptabilité de Stavanger-Oïl est tenue en euros.
• La division Production peut vendre le pétrole brut à d’autres sociétés opérant dans le secteur
d’Oseberg, au prix de 13 € le baril.
• La division Transport « achète » le pétrole brut à la division Production, le transporte à
Bergen et le « vend » à la division Raffinage. L’oléoduc d’Oseberg à Bergen a une capacité de
transport de 40 000 barils par jour.
• La division Raffinage a travaillé à sa pleine capacité de 30 000 barils de pétrole brut par jour,
en traitant le pétrole extrait par la division Production de Stavanger-Oil (une moyenne de 10
000 barils par jour) et du pétrole acheté à d’autres sociétés (une moyenne de 20 000 barils
par jour au prix de 18 € le baril rendu à la raffinerie).
• La division Raffinage vend sa production de carburant au prix de 52 € le baril.
La figure 1.2 résume les coûts d’unité d’œuvre variables et fixes de chaque division et les prix
de marché du pétrole brut et du carburant. En appliquant successivement les trois méthodes
de fixation des prix de cession interne, calculons les résultats d’exploitation des divisions. Les
méthodes sont appliquées à une série de transactions portant sur 100 barils de pétrole brut
extraits par la division Production (les coûts fixes unitaires ont été calculés pour cette
production de 100 barils) :
• Méthode A : prix de cession interne fixés par référence au marché.
• Méthode B : prix de cession interne égal à 110 % du coût complet de la division, ce coût
étant le cumul du coût du produit à l’entrée de la division et des coûts variables et fixes
spécifiques à la division.
• Méthode C : prix de cession interne négociés.
Les prix de cession interne, calculés selon chacune des méthodes, sont les suivants :
• Méthode A : prix de cession interne fixés par référence au marché
De la division Production à la division Transport : 13 €
De la division Transport à la division Raffinage : 18 €

• Méthode B : prix de cession interne fixés à 110 % du coût complet


De la division Production à la division Transport :
110 % × (2 € + 6 €) = 8,80 €
De la division Transport à la division Raffinage :
110 % × (8,80 € + 1 € + 3 €) = 14,08 €
• Méthode C : prix de cession interne négociés entre les divisions ; ils sont intermédiaires entre
les prix fixés par référence au marché et les prix fixés par référence aux coûts.
De la division Production à la division Transport : 10,00 €
De la division Transport à la division Raffinage : 16,75 €
Le tableau 1.2 présente les résultats d’exploitation des divisions pour 100 barils de pétrole
brut, selon les trois méthodes. Ce qui est une recette pour une division fournisseur est une
charge pour la division cliente. La charge et la recette sont éliminées quand on consolide les
résultats des divisions. Dans cet exemple, le résultat, au niveau de la société Stavanger-Oil, est
identique dans les trois méthodes (700 €). Par contre, au niveau des divisions, les résultats
dépendent de la méthode. Chaque division choisirait la méthode qui la favorise si le seul
critère était de maximiser son propre résultat. Il n’est pas surprenant que les responsables des
divisions soient très attentifs à l’établissement des prix de cession interne.
Le tableau 1.2 montre comment un gâteau de taille fixe (700 €) est partagé entre les divisions,
en fonction du prix de cession retenu. Nous allons voir maintenant que le choix du prix de
cession interne peut avoir une incidence sur les décisions prises dans les divisions, donc sur la
taille du gâteau.

Common questions

Alimenté par l’IA

The internal transfer pricing method affects divisional profits within Stavanger-Oil by determining how the fixed revenue of 700 € from 100 barrels of crude oil is divided among the divisions. Using different pricing methods—market-based prices, cost-plus pricing, or negotiated pricing—alters the revenue and cost records for each division. As such, each division's choice of transfer price affects its reported profit: divisions are incentivized to choose a method that maximizes their own profit, although the total company profit remains the same under each method .

Each internal transfer pricing method at Stavanger-Oil carries different implications for inter-divisional relationships. Market-based pricing might foster competitiveness, as prices align with external benchmarks. Cost-plus pricing could create inefficiencies, as divisions might inflate costs to maximize internal prices. Negotiated pricing necessitates discussions and compromise, potentially strengthening cooperation but also leading to conflicts if perceived as unfair. These dynamics influence decision-making and operational alignment within the company .

Negotiated internal transfer prices impact the profitability perception within Stavanger-Oil by influencing reported profits of each division. For example, the Production to Transport price is set at 10 €, and Transport to Refining at 16.75 €, which may be viewed as more equitable since it reflects a compromise between cost-based and market-based pricing. Divisions may perceive their performance more favorably under negotiated prices as they reflect collaborative input, potentially aligning divisional goals with overall corporate strategy and fostering a holistic evaluation of performance .

Transferring at full capacity necessitates different strategic choices for Production and Transport divisions. The Production division, supplying an average of 10,000 barrels while the maximum is 40,000 barrels, may focus on partnerships or investments to scale extraction capacities. In contrast, the Transport division, constrained by the pipeline’s 40,000-barrel capacity, might focus on ensuring operational efficiency to handle full loads, such as investing in maintenance and reducing downtime. Aligning strategies to utilize full capacity alters investments, operational priorities, and long-term planning for both divisions .

Using market prices for internal transfer pricing impacts the Transport division's strategic decisions by compelling it to maintain operational efficiencies that align with external benchmarks. At a set market price of 13 € from Production to Transport and 18 € from Transport to Refining, the division cannot afford inefficiencies that could erode margins. It must optimize its logistics strategy and operational capabilities to remain competitive, potentially investing in efficiency improvements or scaling operations to manage costs below these transfer prices .

The Refining division at Stavanger-Oil might strategically prefer control over its raw material sourcing to ensure competitive pricing and supply stability. By sourcing externally, this division can mitigate risks associated with production variabilities within its internal Production division, ensuring a steady supply of crude. Additionally, sourcing externally at a lower cost than internal transfer prices could lead to higher profitability. Such strategic sourcing enables the Refining division to respond swiftly to market demands and pricing cycles, maintaining competitiveness and operational flexibility .

Internal pricing strategies at Stavanger-Oil directly impact overall financial reporting at the corporate level by affecting the allocation of profits among divisions, which may distort performance insights if not consolidated correctly. Each method—market, cost-plus, and negotiated pricing—shifts profit amongst divisions without impacting consolidated results. However, these strategies influence managerial decisions that impact operational efficiency and interdivisional cooperation. Proper alignment ensures accurate reflection of divisional and overall performance, allowing for sound strategic planning and resource allocation .

Implementing cost-plus pricing for internal transfers within Stavanger-Oil's divisions has both risks and benefits. Benefits include simplified pricing by clearly adding a margin to the cost, ensuring that costs are covered, and potentially offering stability in pricing. The risks, however, include possible underestimation of market conditions leading to uncompetitive pricing and fostering inefficiencies as divisions might inflate costs knowing they will receive a fixed margin. Cost-plus pricing might also discourage cost-saving initiatives if divisions view elevated costs as beneficial for increasing their internal revenue .

Fixed cost allocation among divisions highly influences production decisions at Stavanger-Oil. Each division is responsible for its fixed costs based on its budgeted production levels. If fixed costs are significant, divisions might be incentivized to increase their production to lower the fixed cost per unit, enhancing competitiveness and profitability. Conversely, if allocated fixed costs are a burden, divisions might prioritize cost-cutting, affecting investment in capacity or quality improvements. Such cost considerations directly affect strategic decisions about scaling production or optimizing operations .

The fixed capacity of the Bergen pipeline, set at 40,000 barrels per day, dictates the Transport division's strategic pricing by establishing a cap on volume-related revenue generation and influencing cost management to optimize profits under this constraint. Investment decisions are likely focused on maintaining and possibly upgrading pipeline efficiency to prevent operational delays. If market demand exceeds capacity, strategic decisions might also involve assessing the financial feasibility of expanding capacity or optimizing existing usage, impacting long-term strategic positioning and cost structures .

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