Mécanique des milieux continus 2022/2023
Mécanique des milieux continus 2022/2023
Ahmed ROUABHI
Centre de Géosciences, MINES ParisTech
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Table des matières
Exercices du chapitre 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
Exercices du chapitre 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
Plan du chapitre I
1 La mécanique est partout 3
2 La mécanique des milieux continus 4
3 Hypothèse de la continuité du milieu 5
4 VER : l’exemple des géomatériaux 6
5 Évolution d’une structure 8
5.1 Système de références 9
5.2 Domaine 10
5.3 Grandeurs physiques 11
6 Objectifs du cours 12
7 Plan du cours 13
8 Organisation du cours 14
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (0) - Introduction Année 2022/2023 2/14
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1. La mécanique est partout
Source : meteo france
cs
hysi
ultip
sol m
com
Source : inserm
rce :
Sou
Structures géologiques
Structures industrielles
Structures osseuses
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3. Hypothèse de la continuité du milieu
La MMC se place à une échelle dite macroscopique, qui évite toute hypothèse
sur la constitution intime (souvent hétérogène et discontinue) du milieu.
Conséquences
Prise en compte des phénomènes physiques qui s’opèrent uniquement à cette
échelle.
Existence d’une longueur caractéristique de sorte que deux parties quel-
conques du milieu, de tailles supérieures ou égales à cette longueur, se com-
portent, sous la même sollicitation, d’une manière identique.
Longueur caractéristique
`
`2
`1
L h
Représentatifs
Pas représentatifs
Pas du tout représentatifs
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4. VER : l’exemple des géomatériaux
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t = t0 t = t1 t = t2
#—
x x( #— , t )
#— x #— , t )
#— x
x(
0 0 1 0 2
#—
e2
Repère spatial
#—
e3
O #—
e1 Temps et espace sont indépendants.
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5. Évolution d’une structure
5.1. Système de références
Repère temporel
t = t0 t = t1 t = t2
#—
x x( #— , t )
#— x #— , t )
#— x
x(
0 0 1 0 2
#—
e2
Repère spatial
O #—
e1
#—
e3
Ω
Domaine matériel D
O #—
e1
#—
e3
Domaine quelconque
Ω : domaine quelconque animé par un mouve-
ment propre indépendamment du mouvement
des particules.
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5. Évolution d’une structure
5.3. Grandeurs physiques
Point matériel Domaine matériel
Z
Volume δV Volume V = dV
ZD
Masse δM Masse M = #— t)dV
ρ( x,
D Z
#—( x, #—
Vitesse v #— t) Quantité de mvt Q = ρv#—dV
Z D
#— t)
Énergie interne massique u( x, Énergie interne U = #— t)dV
ρu( x,
Z D
#— t)
Entropie massique s( x, Entropie S = #— t)dV . . .
ρs( x,
D
Température T ( x,
#— t)
#— #—
Gradient thermique ∇T ( x, t) dV : élément de volume infinitésimal
#—
Déformations ε( x, t)
#— t)
Contraintes σ( x,
#— t), T ( x, #—( x, #— #—
ρ( x, #— t), u( x, #— t) sont des champs de scalaires. v
#— t) et s( x, #— t) et ∇T ( x, t) sont
des champs de vecteurs. ε( x, t) et σ( x, t) sont des champs de tenseurs.
#— #—
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6. Objectifs du cours
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7. Plan du cours
8. Organisation du cours
Les exercices et les supports des présentations orales seront disponibles à l’adresse :
[Link]
Cours + TD :
08 septembre 13 h 45 : 15 h 15 - 15 h 30 : 17 h Examen écrit : (01 décembre)
14 septembre 13 h 45 : 15 h 15 - 15 h 30 : 17 h
21 septembre 13 h 45 : 15 h 15 - 15 h 30 : 17 h Note finale :
28 septembre 13 h 45 : 15 h 15 - 15 h 30 : 17 h Note examen écrit +
05 octobre 13 h 45 : 15 h 15 - 15 h 30 : 17 h
Note restitution mini-projet +
12 octobre 13 h 45 : 15 h 15 - 15 h 30 : 17 h
19 octobre 13 h 45 : 15 h 15 - 15 h 30 : 17 h Note assiduité et participation
02 novembre 13 h 45 : 15 h 15 - 15 h 30 : 17 h
09 novembre 13 h 45 : 15 h 15 - 15 h 30 : 17 h
16 novembre 13 h 45 : 15 h 15 - 15 h 30 : 17 h
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Plan du cours
Plan du chapitre I
Partie I : Algèbre tensorielle
1 Vecteurs 6
1.1 Produit scalaire, norme euclidienne 8
1.2 Produit vectoriel 9
1.3 Produit mixte 11
1.4 Système de coordonnées 13
1.5 Bases vectorielles 14
1.6 Composantes dans une base 15
1.7 Bases orthonormées 18
1.8 Multiplication tensorielle 19
1.9 Produit tensoriel de deux vecteurs 22
1.10 Produit tensoriel de plusieurs vecteurs 25
2 Tenseurs 27
2.1 Tenseur d’ordre 1 28
2.2 Tenseur d’ordre p 29
3 Tenseurs d’ordre 2 31
3.1 Définition à retenir 32
3.2 Produit contracté de deux tenseurs 33
3.3 Produit doublement contracté de deux tenseurs 34
3.4 Base de l’espace produit tensoriel 35
3.5 Déterminant - trace 36
3.6 Inverse 38
3.7 Tenseur orthogonal 39
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Plan du chapitre II
3.8 Tenseur symétrique, tenseur antisymétrique 40
3.9 Vecteur axial associé à un tenseur antisymétrique 42
4 Tenseurs d’ordre 3 43
5 Tenseurs d’ordre 4 46
5.1 Définitions 46
5.2 Symétries 47
5.3 Produits tensoriels 48
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Partie I
Algèbre tensorielle
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1. Vecteurs
Un vecteur est un outil mathématique qui sert à représenter des objets de la
géométrie (couple de points), de l’algèbre (un n-uplet de Rn) ou de la physique
(force, vitesse, accélération. . . ). C’est un élément d’un ensemble d’objets que l’on
peut :
additionner entre eux ;
multiplier par des nombres,
avec toutes les propriétés naturelles de cette addition et de cette multiplication
(associativité, distributivité, élément neutre. . . )
#— = u
w #— + v
#—
#—w
#—
u #—
v =α
#— u
#—
u
#— #— = α u
w #— + β v
#—
v Combinaison linéaire de vecteurs
Addition de vecteurs Multiplication par un scalaire
(règle du parallélogramme)
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1. Vecteurs
#—
C’est un élément d’un espace vectoriel E , le triplet constitué d’un ensemble non
vide d’éléments quelconques ( u,
#— v #— . . .), d’une loi de composition interne +
#—, w
et d’une loi de composition externe ×.
#—
Un espace vectoriel E est souvent associé à un espace affine ou ponctuel E
constitué de points de sorte qu’à tout couple (A, B) de points de E on fasse
# — #—
correspondre un vecteur, noté AB, de E tel que :
# — # —
(1) AB = −BA
# — # — # —
(2) AB = AC + CB (relation de chasles)
#— ∈ E#—, ∃!P ∈ E tel que OP
(3) ∀O ∈ E , ∀ x
# —
= x#—
Notre espace physique ambiant est modélisé par un espace affine E de dimension
#— #—
n = 3 auquel on associe un espace vectoriel E (ou En).
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1. Vecteurs
1.1. Produit scalaire, norme euclidienne
#— #—
· : E × E −→ R
Produit scalaire : #— v #— 7−→ u· #— v
#—
u,
telle que ∀α ∈ R, ∀ u, #— v#—, w #— ∈ E#—3 :
#— v
u· #— = v #—· u
#—
#— v #— + w
#— = u· #— + u·
#— v #— w#—
u·
#— α v #—) = α u· #— v
#—
u·
#— u
u· #— ≥ 0, u· #— = 0 ⇒ u
#— u #— = #— 0
#—
E muni de ce produit scalaire devient un espace euclidien.
(
#—
: E −→ R+
Norme euclidienne induite par le produit scalaire : #— 7−→
#—
√
u
u
= u·
#— u
#—
#— v
telle que ∀ u, #— ∈ E#—2 :
#— #—
#—
#—
u· v
≤
u
v
#— #—
2
#—
2 #— +
#—
u ± v
=
u
± 2 u· #— v
v
2
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1. Vecteurs
1.2. Produit vectoriel
Pas d’extension immédiate à un espace de dimension quelconque.
#— #— #—
∧ : E × E −→ E
#— v
u, #— 7−→ u∧
#— v #—
αu #—∧ v #— = α u∧ #— v #— #—
w #—
v
#— v
u∧ #— = − v #—∧ u
#—
#— v #—∧w
#— = u· #— v
#— w #— − u· #— v #—w
#—
u∧
#— v
u∧ #—∧w #— + v#—∧ w∧ #— u #— + w∧#— u∧ #— v#— = 0
#—
(identité de Jacobi)
Dans une base orthonormée directe #—e i i=1,2,3, on utilise les déterminants d’ordre
deux:
u1 v1
#— = u , v#— = v , d’où : u∧ u v
#— = 2 2 #— u v
1 1 #—
u v
1 1 #—
u 2 2
#— v e − e +
u3 v3 1 u3 v3 2 u2 v2 e 3
u3 v3
⇒ u∧ #— = u v −u v #—
#— v e − u v −u v #—
e + u v −u v #—
e
2 3 3 2 1 1 3 3 1 2 1 2 2 1 3
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1. Vecteurs
1.2. Produit vectoriel
D C
#—
v
#—w =
#— #—
#—
#—
A
u∧ v
=
u
v
sin(θ)
#—u ∧
θ
#—v
#— #—
A =
u∧ v
A #— B
u
#—w =
θ= \
u, #— est l’angle non orienté entre u
#— v #— et v
#—.
#—v ∧
#—u
1
A : aire du triangle ABD.
2
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1. Vecteurs
1.3. Produit
mixte Pas d’extension immédiate à un espace de dimension quelconque.
#— #— #—
, , : E × E ×E −→ R
#— v
u, #—, w#— 7−→ u, #— v #— = u·
#—, w #— v #—
#—∧w
#— u∧
u· #— v#— = 0 #—
w #—
v
Dans une base orthonormée directe #— e i i=1,2,3 :
u1 v1 w1
#— #—
u = u2 , v = v2 , w = w2
#—
u3 v3 w3
u1 v1 w1
#— v
u· #—∧w
#— = v #—· w∧#— u
#— = w·#— u∧ #— v#— = u v w
2 2 2
u3 v3 w3
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1. Vecteurs
1.3. Produit mixte H G
#— #—
A =
u∧ v
#— v
u∧ #— E F
h = w· #— #—
#—
#—
w
u∧ v
#— D C
hv
V = w·
#— u∧ #—
#— v #— v
#—
u∧ A
#— #—
u∧v
h : hauteur du parallélépipède.
V : volume du parallélépipède.
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1. Vecteurs
1.4. Système de coordonnées
Un point de l’espace E est repéré par ses coordonnées dans un système de
coordonnées.
Un système de coordonnées peut être rectiligne (cartésien) ou curviligne, et
orthogonal ou non orthogonal.
Un système de coordonnées quelconque sera noté par ξ 1, ξ2, . . . , ξn ou simple-
ment ξ i. On note par xi un système de coordonnées cartésien.
λ)
y(
y =
y P
,
te P r P
yP C
=
x
y = Cte, x = x(λ) θP r = Cte, θ = θ(λ)
O
θ
=
xP x C
O te
, r
=
r(
λ)
1 2
Système de coordonnées rectilignes obliques (x = x, x = y) Système de coordonnées polaires (ξ = r, ξ 2 = θ) 1
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1. Vecteurs
1.5. Bases vectorielles
On peut associer à chaque système de coordonnées deux bases vectorielles :
en formant les vecteurs tangents aux lignes de coordonnées ;
en formant les vecteurs perpendiculaires aux hypersurfaces de coordonnées.
Ces deux bases sont dites réciproques. Par convention, c’est la deuxième qui est
généralement qualifiée de “base réciproque”.
#e—
3 #e—3 Bases réciproques : soit { #— ei }i=1,...,n une base quelconque de
3 #—
Hypersurface ξ 2 = Cte
ξ En . On appelle base réciproque de { #— ei }i=1,...,n l’unique base
)
ξ 3(λ
Hypersurface ξ 1 = Cte
#—i #—
e i=1,...,n de En telle que :
ξ3=
n
ej = 0 1 si i = j
rbe
e i · #—
#—
si i 6= j
Cou
#—2 #—
#e— e e2
1
Courbe ξ 2 = ξ 2(λ)
2
1 ξ #—
e1
ξ )
ξ(
1 λ
λ)
=
y(
1
eξ
=
urb )
Co x(λ
ey
x=
urb
#e— rbe
2 Cou
Co
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1. Vecteurs
1.6. Composantes dans une base
On peut avoir les coordonnées d’un vecteur dans une base quelconque en le pro-
jetant de deux façons :
parallèlement aux vecteurs de base : composantes contravariantes ;
perpendiculairement aux vecteurs de base : composantes covariantes.
n o #—
Composantes contravariantes et covariantes : soit e #—
i une base quelconque de En . On appelle composantes contra-
i=1,...,n
variantes d’un vecteur v#— dans cette base, les n scalaires v i tels que : v #— = Pn v i e #— . Si E#— est muni d’un produit scalaire ( E#— est
i=1 i n
un n
espace du vecteur v , les n scalaires vi = v
#
— #—· e #— = Pn v e
#— tels que : v #—i ,
o euclidien), on appelle composantes n covariantes
o i i=1 i
où e #—i est la base réciproque de e #— . De la définition v = v
i
#—· e
#— , on remarque que si le vecteur de base est
i i
i=1,...,n i=1,...,n
multiplié par un nombre, la composante correspondante sera également multiplié par ce nombre, d’où le sens de covariant.
v2
#—
v
v1 #—
u
#—
v
2 θ #—
w #— =
u
n
#—
v
#—
1
u
v
#— = v
w #— n
#—· n #—
#e—
2
#— est la projection de v
w #— sur u
#—
#e—2 #e—
1
#—
ei : base normée
i
#e— : base réciproque normée
#e—1
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1. Vecteurs
1.6. Composantes dans une base
Convention de l’indice muet
Lorsqu’un indice apparaît deux fois dans la même expression, on sous-entend la
sommation sur toutes les valeurs que peut prendre cet indice (convention de
sommation d’Einstein). Cet indice est dit muet.
n
X n
X
#— =
Avec cette convention, le vecteur v v i #—
ei = vi #—
i
e s’écrit simplement :
i=1 i=1
#— = v i #—
v e i = vj #—
e
j
Symbole de Kronecker
On introduit le symbole de Kronecker définit par :
(
1 si i = j
δij = δ ij = δ ij = δij =
0 si i 6= j
Si les coefficients δij sont rangés dans une matrice n×n, on obtient la matrice
unité.
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1. Vecteurs
1.6. Composantes dans une base
vi = v
#—· #—
e
i
#— = v i #—
v e i = vi #—
i
e avec #—
i
e j = δ ij et
e · #—
vi = v
#—· #—
ei
Posons : gij = #— e j , g ij = #—
e i· #—
i
e · #—
e
j
#— = v #— #—j #—j
= #— = #— = j e , il vient : e i = gij e .
j #—· #— #— #— #— #—j
v j e v e j e . Pour v e i e i · e
#— = v j #— j j
ej = v #— = #— e = #— e = g ij #—
#—· #— i i i
v e #— e j . Pour v e · #— e #— e j , il vient : #— ej.
e = g #— e = g ij #—e et g ik g = δ i , g g kj = δ j
#— j i
D’où : i e , #— ij j kj j ik i
Le passage des composantes contravariantes aux composantes covariantes ou in-
versement, se fait donc selon les relations suivantes :
v i = g ij vj , vi = gij v j
Remarques :
#— v
u· #— = uiv = u v i = g uiv j = g ij u v
i iq ij q i j
#—
p
v
= viv i = gij v iv j = g ij vivj
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1. Vecteurs
1.7. Bases orthonormées
Une base #—e i i=1,...,n est orthonormée ssi ses vecteurs sont normées et deux à
deux orthogonaux :
gij = g ij = δij
#—i
Dans ce cas, les deux bases #—
e i et e sont confondues. De même pour les
composantes contravariantes et covariantes des vecteurs.
#— #— nous
Par la suite, et sauf contexte particulier,
#— nous
#—limitons aux
bases orthonor-
mées et on notera par B = e 1, e 2, e 3 = e x, e y , e z la base cartésienne
#— #— #—
orthonormée de l’espace euclidien de dimension 3.
P
Repère #—
ez
#—
v
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1. Vecteurs
1.8. Multiplication tensorielle
u
#— = 1 , v
Soient u #— = v1 deux vecteurs de E#— dans la base #—
2 e i i=1,2.
u2 v2
u1v1
#— #— u1v2
Construisons un nouveau vecteur A de la façon suivante : A =
u2v1
u2v2
#— #— #—
Le vecteur A, un vecteur de E4, n’est pas un vecteur quelconque de E4 : il est formé
à partir du couple de vecteur ( u, #—) ∈ E#— × E#— .
#— v
2 2
Le symbole ⊗ est utilisé pour définir la manière avec laquelle les quantités uivj
ont été formées.
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1. Vecteurs
1.8. Multiplication tensorielle
Il vient : #—
A = u⊗ #— = u #—
#— v e
1 1 + u #—
e
2 2 ⊗ v1 1
#—
e + v #—
e
2 2
= u v e ⊗e + u v e ⊗e +
#—
1 1
#—
1
#—
1
#—
1 2 1 2
u2v1 #— e 1 + u2v2 #—
e 2⊗ #— e 2⊗ #—
e2
= u v #—
e ⊗ #—
i j e i j
avec
1 0 0 0
0 #— #— 1 #— #— 0 #— #— 0
#— e1 =
e 1⊗ #— 0 , e 1⊗ e 2 = 0 , e 2⊗ e 1 = 1 , e 2⊗ e 2 = 0
0 0 0 1
#—
Les vecteurs #—
e i⊗ #—
e j constitue une base de E4. Si on numérote les quantités uivj
#— v
selon la place qu’elles occupent dans l’expression de u⊗ #—, on obtient :
#— #— A = u v
k i j
A = Ak Ek , avec #— i, j = 1, 2 ; k = j + 2(i − 1)
E = #—
e ⊗ #—e
k i j
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1. Vecteurs
1.8. Multiplication tensorielle
La loi de composition ⊗ fait correspondre à tout couple ( u, #—) de deux espaces
#— v
#— #— #—
vectoriels En, Fm, de dimensions respectives n et m, un vecteur de Enm noté
#— v
u⊗ #—. Elle possède les propriétés suivantes :
elle est associative par rapport à la multiplication par un réel :
#—) ∈ E#— × F#—
m, ∀α ∈ R , α( u⊗ v ) = α u⊗ v = u⊗α v
#— v
∀( u, #— #— #— #— #— #—
n
1. Vecteurs
1.9. Produit tensoriel de deux vecteurs
#— #—
Soient En et Fm deux espaces vectoriels sur R, de dimensions respectives n et
m. Au couple de vecteur ( u,
#— v #—) ∈ E#— × F#—
n m, on fait correspondre le vecteur
#— #— #—
u⊗ v de l’espace vectoriel Enm tel que :
#— v #— = u v #— #—
u⊗ e ⊗f i j i j
#— #— #—
où les vecteurs #—
e i et f j constituent respectivement des bases de En et Fm.
La dyade u⊗#— v #— est appelé produit tensoriel ou produit dyadique des vec-
#— et v
teurs u #—.
#—
L’espace vectoriel Enm est doté d’une structure plus précise que celle d’un
simple espace vectoriel de dimension nm, il se distingue par le fait qu’il est
#— #—
muni d’une base formée par les produits tensoriels #— e i⊗ f j : on dit que Enm
est doté d’une structure de produit tensoriel. Pour rappeler cette structure,
#— #—
on note cet espace sous la forme En⊗Fm, et on l’appelle espace produit ten-
#— #—
soriel des espaces vectoriels En et Fm.
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1. Vecteurs
1.9. Produit tensoriel de deux vecteurs
Remarques
#— #—
Tous les éléments de l’espace En⊗Fm ne sont pas des produits tensoriels de deux
#— #— #— #— #—
vecteurs. Pour A ∈ En⊗Fm tel que A = Aij #— e i⊗ f j , il n’est pas possible de
#— ∈ E#— et un vecteur v #—
m tel que Aij = uivj :
toujours trouver un vecteur u #— ∈ F
n
il y a (n + m) inconnues ui et vj pour nm équations Aij = uivj .
#— #—
Tous les vecteurs de l’espace En⊗Fm peuvent s’écrire sous la forme :
#— #—
A = A #— e ⊗ f , i = 1, n ; j = 1, m
ij i j
#— ∈ E#— tels que u
En introduisant les m vecteurs u #— = A #—
j n j ij e i, il vient :
#— #—
A= u #— ⊗ f
j j
#— #—
Par conséquent, tous les éléments de de l’espace En⊗Fm peuvent s’écrire sous
la forme d’une somme d’au plus m produits tensoriels.
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1. Vecteurs
1.9. Produit tensoriel de deux vecteurs #— #—
Composante d’un vecteur de l’espace produit tensoriel En⊗ En
#—
Soit A = u⊗ #— v
#— le produit tensoriel entre deux vecteurs u #— de E#— . Par dé-
#— et v
#— #— n
finition, la composante Aij dans la base e i⊗ e j de l’espace produit tensoriel
#— #—
En⊗ En s’écrit : #—
Aij = uivj = A·( #— ej)
e i⊗ #—
Partant de cette définition, on obtient :
#—
u i vj = A·( #— ej)
e i⊗ #—
δik uk δjlvl = uk vl( #— e l)·( #—
e k ⊗ #— e i⊗ #—ej)
⇒ ( #—e i⊗ #—e j )·( #— e l) = δik δjl = #—
e k ⊗ #— e i· #—
e k #—e j · #—
el
#— #—
Produit scalaire entre deux vecteurs de l’espace produit tensoriel En⊗ En
#— #— #— #—
Soient A et B deux vecteurs de l’espace produit tensoriel En⊗ En :
#— #—
A·B = Aij Bkl( #— e j )·( #—
e i⊗ #— e l)
e k ⊗ #—
= Aij Bklδik δjl
= Aij Bij
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1. Vecteurs
1.10. Produit tensoriel de plusieurs vecteurs
#— v
Soient u, #— et w
#— trois vecteurs appartenant respectivement aux espaces vectoriels
#— #— #— #— n o
#—
En, Fm et G` de bases respectives e i i=1,...,n, f j et #—
g k k=1,...,`.
j=1,...,m
#— et v
D’un côté, construisons le produit tensoriel entre u #—, puis entre u⊗
#— v
#— et w
#— :
#— de l’espace E#— ⊗F #— #—
cela donne un vecteur x n m ⊗ G` tel que :
#— = u⊗
x #— v #—⊗w#— = u v w #— #—
e ⊗ f ⊗ #— g
i j k i j k
D’un autre côté, construisons le produit tensoriel entre v #— et w,#— puis entre u
#— et
#—⊗w#— : cela donne un vecteur y #— # — #—
#— de l’espace E ⊗ F ⊗G tel que :
v n m `
#— = u⊗
#— v #—⊗w
#— = u v w #— #—
y e ⊗ f ⊗ #—
i j g k i j k
Pour avoir l’égalité x#— = y #—, il suffit d’assurer l’associativité du produit tensoriel
des vecteurs de base, ce que nous imposons comme nouvelle propriété de la mul-
tiplication tensorielle : la multiplication tensorielle des vecteurs de plusieurs
espaces vectoriels est associative.
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1. Vecteurs
1.10. Produit tensoriel de plusieurs vecteurs
Du fait de l’associativité du produit tensoriel, le produit tensoriel de p vecteurs
#— , u
u #— appartenant à p espaces vectoriels E#— , E#— ,. . ., E#— est le vecteur
#— , . . ., u
1 2 p n1 n2 np
#— #— #—
de l’espace produit tensoriel En1 ⊗ En2 ⊗ . . . ⊗ Enp tel que :
#— ⊗ u #— ⊗ . . . ⊗ u #— = (u ) (u ) · · · (u ) #— #— #—
u 1 2 p 1 i1 2 i2 p ip e i1 ⊗ e i2 ⊗ · · · ⊗ e ip
avec i1 = 1, 2, . . . , n1 ; i2 = 1, 2, . . . , n2 ; . . . ; ip = 1, 2, . . . , np
#— #— #—
Les vecteurs de l’espace produit tensoriel En1 ⊗ En2 ⊗ . . . ⊗ Enp sont appelés des
tenseurs d’ordre p : une généralisation des notions de scalaires et de vecteurs.
En pratique, les p vecteurs appartiennent généralement au même espace vectoriel
#— #— (p) #— #— #—
En. Dans ce cas, on note En = En⊗ En⊗ . . . ⊗ En.
| {z }
p fois
Les vecteurs #— e i1 ⊗ #—
e i2 ⊗ · · · ⊗ #—
e ip constituent une base de l’espace produit ten-
#— (p) #—
soriel En , dans laquelle un vecteur A se décompose sous la forme :
#—
A=A i1i2...ip ( #—
e ⊗ #—
i1 e ⊗ · · · ⊗ #—
i2 e ) ip
20/143
2. Tenseurs
#— #— p
On appelle tenseur d’ordre p sur En toute forme p-linéaire de En sur R.
Par convention, un scalaire est un tenseur d’ordre 0.
Application linéaire
#— #— #— #— #—
Soient En et Fm deux espaces vectoriels sur R, de dimensions respectives n et m, et soit A une application de En dans Fm :
#— #— #—
A : En −→ Fm #—
#— 7−→ v
u #— = A( u) #—
#—2 n o
#— 2 #— #— #— #— #—
L’application A est linéaire si : ∀( u, v ) ∈ En , ∀(α, β) ∈ R , A(α u + β v
#— #— #— #—) = αA( u) + β A( v ). Soient e #—
i et
n #— o i=1,...,n
#— #— #— = u e #— #— #—
j j ∈ En , par linéarité on a : A( u) = uj A( ej ). Introduisons
fi des bases de En et Fm respectivement. Soit u #— #— #—
i=1,...,m n #— o
#— #— #— #— #— #— #— #—
les composantes Aij du vecteur A( ej ) ∈ Fm par rapport à la base f i : A( ej ) = Aij f i . On a alors v #— = A( u) =
i=1,...,m
#— #—
uj Aij f i . Par conséquent, l’application linéaire A est représentée par la substitution linéaire :
vi = Aij uj
#—
Les coefficients Aij constituent les composantes de la matrice représentative
n #— o de l’application linéaire A : c’est la matrice dont la
#— #—
j-ième colonne est formée des coordonnées de A( e ) dans la base f
j i . C’est un élément de M (R). m,n
i=1,...,m
forme linéaire
#—
Une forme linéaire a est une application linéaire qui à un vecteur de En associe un nombre de R, tel que :
#—2 2
∀( u, v ) ∈ E , ∀(α, β) ∈ R , a(α u + β v
#— #—
n
#— #—) = αa( u)
#— + βa( v#—)
Forme multilinéaire
#— p
Une forme a est dite multilinéaire (ou p−linéaire) sur En si elle est linéaire en chacune de ces variables, c’est-à-dire :
#— , . . . , u #— p
#— ) ∈ E , ∀k ∈ J1, pK, ∀(α, β) ∈ R2 , ∀ v #— ∈ E#—
∀( u 1 p n k n
a( u1 , . . . , α uk + β vk , . . . , up ) = αa( u1 , . . . , uk , . . . , up ) + βa( u
#— #— #— #— #— #
— #
— #— , . . . , v
1
#— )
#— , . . . , u
k p
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2. Tenseurs
2.1. Tenseur d’ordre 1
Suivant la définition générale, un tenseur d’ordre 1 est toute forme linéaire a de
#— #— = v #— #—
En sur R. Soit v i e i un vecteur de E n, par linéarité on a :
#—) = a(v #—
i e i) = via( e i) = v · e ia( e i)
a( v #— #— #— #—
#— le vecteur de E#— de composante a = a( #—
Soit a e i), il vient :
n i
#— ∈ E#— , a( v
∀v #—) = a#—· v
#—
n
Sachant que :
pour tout vecteur a#—, on peut trouver une et une seule forme linéaire a vérifiant :
#—
#— ∈ E , a #— = a( v
#—· v #—) ;
∀v n
#— vérifiant :
pour toute forme linéaire a, il existe un et un seul vecteur a
#—
#— ∈ E , a( v#—) = a #—· v
#—.
∀v n
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2. Tenseurs
2.2. Tenseur d’ordre p
Suivant la définition générale, un tenseur d’ordre p est toute forme p-linéaire a de
#— p #— = (u ) #— #— p
En sur R. Soient u i e
i j j , i ∈ J1, pK , p vecteurs de E n , par linéarité on a :
#— , u
a( u #— ) = (u ) (u ) · · · (u ) a( #—
#— , . . . , u e i1 , #— e ip )
e i2 , · · · , #—
1 2 p 1 i1 2 i2 p ip
= u #— ⊗ u #— ⊗ . . . ⊗ u
1 2
#— · #— e ⊗ #— e ⊗ · · · ⊗ #—
p i1 e A
i2 ip i1i2...ip
avec Ai1i2...ip = a( #— e i1 , #— e ip ).
e i2 , · · · , #—
#— #— (p)
Soit A le vecteur de l’espace produit tensoriel En de composantes Ai1i2...ip , il
vient :
#— , u
∀( u #— ) ∈ E#— p, a( u
#— , . . . , u #— , u #— , . . . , u #— #— #—
#— ) = A·( #— )
u ⊗u ⊗ . . . ⊗u
1 2 p n 1 2 p 1 2 p
On se retrouve avec la même définition qu’un tenseur d’ordre 1, sauf que cette fois-
#— (p)
ci le produit scalaire est entre deux vecteurs de l’espace produit tensoriel En .
Cela permet de confondre donc tenseur d’ordre p et vecteur de l’espace produit
#— (p) #—
tensoriel En : un tenseur a d’ordre p est remplacé par son vecteur A, et un vecteur
#— #— (p)
quelques A de En est appelé tenseur d’ordre p.
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2. Tenseurs
Contraction des indices entre deux tenseurs
La contraction des indices entre deux tenseurs est une opération qui consiste,
après avoir choisi deux indices, à les égaliser et à sommer par rapport à cet indice
deux fois répété.
Exemples
uivi = u·
#— v#— : contraction simple
#—
Produit scalaire entre deux vecteurs de En.
#— #—
Aij Bij = A·B : contraction double
#— (2)
Produit scalaire entre deux vecteurs de En .
Changement des notations
#—
Pour éviter toute confusion entre les vecteurs de En et ceux de l’espace produit
#— (p)
tensoriel En , dans ce cours et sauf indication contraire, les tenseurs d’ordre
p ≥ 2 seront désignés par une lettre soulignée par autant de barre que l’ordre
du tenseur.
Exemples : A : pour un tenseur d’ordre 2, A : pour un tenseur d’ordre 3, etc.
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3. Tenseurs d’ordre 2
Suivant la définition générale, un tenseur d’ordre 2 est toute forme bilinéaire a de
#— 2 #— = u #— #—
i e i et v = vj e j deux vecteurs de E n, par linéarité on a :
En sur R. Soient u #— #—
#— v
a( u, #—) = u v a( #— e ) = u v A = u A v = u·A
e , #— #— v #—
i j i j i j ij i ij j
wi = Aij vj
#— est le résultat d’une contraction simple. Nous dirons que w
Le vecteur w #— est le
produit contracté entre le tenseur A et le vecteur v #—.
Nous pouvons également écrire w #— = A· v #—, mais dans ce cours, nous gardons la
notation sans le point, w#— = A v#—, car un tenseur d’ordre 2 peut être aussi consi-
déré comme une application (opérateur) linéaire. En effet, partant de l’égalité
#—) = u A v , il vient : a( u, #—) = u·A #— = u· #— #— #— #—
#— v
a( u, i ij j
#— v #— v #— A( v ), où A( v ) = Av
#—
est l’application linéaire qui a pour matrice représentative la matrice de compo-
#—
santes Aij dans la base #— e i i=1,...,n de En.
Nous pouvons donc associer à un tenseur d’ordre 2 l’application linéaire qui trans-
#— #—
forme tout vecteur de En en un vecteur de En (endomorphisme).
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3. Tenseurs d’ordre 2
3.1. Définition à retenir
#— #—
Un tenseur A d’ordre 2 est une application linéaire de E dans E :
#— #—
A : E −→ E
u #— = A u
#— 7−→ v #—
#— = v A u = u AT v = u·A
#—·A u
v #— T v #—, A = AT .
i ij j j ji i ij ji
#—
Tenseur nul 0 : ∀ x,
#— 0 x=
#— 0 .
Tenseur identité 1 : ∀ x,
#— 1 x=
#— x #— ⇒ 1 x = x ⇒ 1 = δ .
ij j i ij ij
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3. Tenseurs d’ordre 2
3.2. Produit contracté de deux tenseurs
La composition de deux tenseurs A et B, appelée produit contracté de A et B,
est définie par :
#— #—, ∀ v
#— ∈ E#—
AB v = A Bv
n
n X n n n!
Si A B = B A, A+B = An−k B k , =
k k k!(n − k)!
k=0
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3. Tenseurs d’ordre 2
3.3. Produit doublement contracté de deux tenseurs
Le produit doublement contracté entre deux tenseurs du second ordre A et B,
de composantes respectives Aij et Bij relatives à une base de l’espace produit
#—(2)
tensoriel E , est défini par :
A B = B A = AT B T = Aij Bij
··
··
··
#—(2)
cours, car elle correspond au produit scalaire entre les vecteurs de l’espace produit tensoriel E .
Norme euclidienne
La norme euclidienne induite par le produit doublement contracté est définie par :
#—(2)
·
: E −→ R+
T
q q
A 7−→
A
=
A
= A A = A211 + ··· + A233
··
#—(2) #—(2)
telle que ∀ A, B ∈ E ×E :
#—
#—
#— #—
A v
≤
A
v
, ∀ v ∈ E
A B
≤
A
B
··
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3. Tenseurs d’ordre 2
3.4. Base de l’espace produit
tensoriel
Dans la suite on notera par B = #— e i⊗ #—
e j i,j=1,2,3 la base orthonormée de l’es-
#—(2)
pace produit tensoriel E . Les 9 dyades #— e i⊗ #—
e j vérifient :
#—
e ⊗ #—
e #—
e ⊗ #—e =δ δ
··
i j k l ik jl
3. Tenseurs d’ordre 2
3.5. Déterminant - trace
#— v
∀ u, #— ∈ E#—3
#—, w
#— #— #— #— #— #—
u, v , w det A = A u, A v , Aw
det1 = 1 tr1 = 3
det AT = det A trAT = trA
det A B = det A det B tr A B = tr B A
det αA = α3 det A tr αA = αtrA
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3. Tenseurs d’ordre 2
3.5. Déterminant - trace
Sachant que :
#— = ( u⊗
#— v
tr u⊗ #—) #—
#— v e 1, #—
e 2, #—
e 1, ( u⊗
e 3 + #— #—) #—
#— v e 2, #—
e 3 + #— e 2, ( u⊗
e 1, #— #—) #—
#— v e3
Il vient :
tr u⊗ #— = u·
#— v #— v
#—, ∀ u, #— ∈ E#—2
#— v
Par conséquent :
trA = tr Aij #— e j = Aij tr #—
e i⊗ #— e j = Aij δij = A 1 = Aii
e i⊗ #—
··
Ce qui permet de redéfinir le produit doublement contracté sous la forme suivante :
A B = tr AT B = tr A B T
··
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3. Tenseurs d’ordre 2
3.6. Inverse
On note A−1 le tenseur inverse du tenseur A, défini par :
Si det A 6= 0, ∃ A−1/ A A−1 = A−1A = 1
−1
A−1 =A
−1 1
αA = A−1
α
−1
AB = B −1A−1
1
det A−1 =
det A
−1 T
A−T := AT = A−1
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3. Tenseurs d’ordre 2
3.7. Tenseur orthogonal
Un tenseur A d’ordre 2 est orthogonal si :
A AT = AT A = 1
#—(2) #—(2) #— ∈ E#—2 :
#— v
tel que ∀ A, B ∈ E ×E orthogonaux, ∀ u,
A−1 = AT
#— u
A u·A #— =
#—
A u
2 = u·A #— =
#— T A u
u#—
2
det A = ±1
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3. Tenseurs d’ordre 2
3.8. Tenseur symétrique, tenseur antisymétrique
Tout tenseur A se décompose de façon unique en la somme d’un tenseur symé-
trique AS et d’un tenseur antisymétrique AA :
A = AS + AA
T 1 T 1
A S = AS := A + AT , AA = − AA := A − AT
2 2
A symétrique ⇔ A = AT ⇒ v #— = u·A
#—·A u #— v#—, ∀ u, #— ∈ E#—2
#— v
··
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3. Tenseurs d’ordre 2
3.8. Tenseur symétrique, tenseur antisymétrique
A symétrique ⇔ le nombre de composantes indépendantes est de 6 au lieu de 9 :
A = #— ije = #—
e ·A #— i e =A
e ·A #— j j i ji
Dans la base B :
A 11 A 12 A 13
A = A12 A22 A23
A13 A23 A33
A antisymétrique ⇔ le nombre de composantes indépendantes est de 3 au lieu
de 9 :
0 si i = j
Aij = e i·A e j = − e j ·A e i ⇒ Aij =
#— #— #— #—
Aij = −Aji si i 6= j
Dans la base B :
0 A 12 A 13
A = −A12 0 A23
−A13 −A23 0
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3. Tenseurs d’ordre 2
3.9. Vecteur axial associé à un tenseur antisymétrique
Un tenseur antisymétrique A peut être représenté par un vecteur A de R3 défini
#—
par :
Av
#— #—
#— = A∧ v, ∀v #— ∈ E#—
#— #—
Le vecteur A est le vecteur axial associé à A. Dans les bases B et B :
0 A 12 A 13 v1
A = −A12 0 A23, v = v2 #—
−A13 −A23 0 v3
0 A12 A13 v1 A12v2 + A13v3 −A23 v1
−A12 0 A23v2=−A12v1 + A23v3= A13 ∧v2
−A13 −A23 0 v3 −A13v1 − A23v2 −A12 v3
−A23
#—
⇒ A= A13
−A12
#—
Remarque : la i-ème composante de A s’exprime sous la forme : (−1)iAjk , i 6= j 6= k
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4. Tenseurs d’ordre 3
Les tenseurs d’ordre 3 en MMC sont rares. L’exemple type de ces tenseurs est le
“pseudo-tenseur” η, dit d’orientation, de permutation ou encore de Levi-Civita, qui
permet de définir le produit vectoriel à partir du produit doublement contracté et
du produit tensoriel :
∀ u, #— ∈ E#—2, u∧
#— v #— = η
#— v #—
#— v
u⊗
··
#—
Dans les base B :
#— = η u v
#— v
u∧ i ijk j k
#— = #—
En particulier, pour u #— = #—
ej, v e k , on a :
#— e k = ηijk #—
e j ∧ #— e i ⇒ #— e i, #— e k = ηijk
e j , #—
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4. Tenseurs d’ordre 3
Dans la base #—
e i⊗ #—
e j ⊗ #—
e k i,j,k=1,2,3, les composantes de η sont données par :
n
o
+1 si (i, j, k) ∈ (1, 2, 3), (2, 3, 1), (3, 1, 2)
n o
ηijk = −1 si (i, j, k) ∈ (3, 2, 1), (2, 1, 3), (1, 3, 2)
0 si deux indices sont égaux
i
1
= (i − j)(j − k)(k − i)
2 + −
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4. Tenseurs d’ordre 3
··
#—
A = −η A
Sachant que η η = 21, on obtient :
··
#— 1
A=− η A
··
2
Pour un tenseur S d’ordre 2 symétrique, on a :
#—
η S=0
··
··
··
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5. Tenseurs d’ordre 4
5.1. Définitions
#—(2) #—(2)
Un tenseur H ≡ H d’ordre 4 est une application linéaire de E dans E :
∼
#—(2) #—(2)
H : E −→ E
∼
A 7−→ B = H A
∼
Dans la base B : Bij = HijklAkl.
La composition de deux tenseurs d’ordre 4 est encore un tenseur d’ordre 4 :
#—(2)
G H A = GH A, ∀A ∈ E .
∼ ∼ ∼ ∼ #— #— #—
Dans la base #—e i⊗ e j ⊗ e k ⊗ e l i,j,k,l=1,2,3 : GH ijkl = Gijpq Hpqkl.
∼∼
T
Le tenseur transposé H est défini par :
∼
#—(2) #—(2)
A H B = B H T A, ∀ A, B ∈ E ×E .
··
··
∼ ∼
Le produit scalaire peut être défini par : H G := HijklGijkl.
····
∼ ∼
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30/143
5. Tenseurs d’ordre 4
5.2. Symétries
On distingue deux symétries : majeure et mineure.
H est dit à symétrie majeure si :
∼
H = HT
∼ ∼
n2(n2 + 1)
En termes de composantes, Hijkl = Hklij . Il y a composantes indé-
2
pendantes, soit 45 pour n = 3.
H est dit à symétrie mineure si :
∼
#—(2) #—(2)
A H B = AT H B = A H B T , ∀ A, B ∈ E ×E
··
··
··
∼ ∼ ∼
n2(n + 1)2
En termes de composantes, Hijkl = Hjikl = Hjilk . Il y a compo-
4
santes indépendantes, soit 36 pour n = 3.
Si H ne possède aucune symétrie, il a n4 composantes indépendantes, soit 81
∼
pour n = 3.
Si H possède les deux symétries mineure et majeure, il a
∼
n2(n + 1)2 + 2n(n + 1)
composantes indépendantes, soit 21 pour n = 3.
8
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5. Tenseurs d’ordre 4
5.3. Produits tensoriels
Pour construire un tenseur H d’ordre 4 à partir de deux tenseurs A et B d’ordre
∼
2, on peut définir les produits tensoriels suivants :
#—(2)
1 H=A ⊗ B, Hijkl=Aik Bjl , A ⊗ B X=A X B
T
∀X ∈ E
∼
2 H=A ⊗ B, Hijkl=Ail Bjk , A ⊗ B X=A X B
T T
∼
1
3 H=A ⊗ B = A ⊗ B + A ⊗ B , A ⊗ B X=A X S B T
∼ 2
1
4 H=A B = A ⊗ B − A ⊗ B , A B X=A X AB T
∼ 2
5 H=A⊗B, Hijkl=Aij Bkl , A⊗B X= X B A
··
∼
En particulier pour A = B = 1, on obtient :
1 ⊗1 X = X 1 ⊗1 X = X S 1⊗1 X = trX 1
1 ⊗1 X = X T 1 1 X = X A
1
On pose I := 1 ⊗1, l’identité symétrique d’ordre 4, Iijkl = δik δjl + δilδjk :
∼ 2
I H = H I = H , ∀H avec symétrie mineure
∼∼ ∼∼ ∼ ∼
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Partie II
Analyse tensorielle
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1. Objectif et notations
L’analyse tensorielle consiste à définir les opérateurs différentiels permettant de
calculer les variations d’une fonction à valeur tensorielle et d’arguments tensoriels.
On ne considère que des fonctions tensorielles suffisamment régulières.
Notations pour les dérivées partielles
En fonction du contexte, et en l’absence de toute confusion, plusieurs notations
peuvent être utilisées pour les dérivées partielles :
∂U ∂ 2U 2 ∂ 2U
i
:= ∂ξi U := U,i, 2 := ∂ξ i U := U,ii, i j
:= ∂ξ2iξj U := U,ij
∂ξ ∂ξ i ∂ξ ξ
Notations des opérateurs différentiels
#— # — #— #—
∇U := gradU, ∇U := gradU
#— #— #— #— #—
∇·U := divU , ∇· U := divU
#— #— # — #—
∇∧U := rotU
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2. Différentielle d’un tenseur
U(a #—) = U (a , a , a ) ⇒ dU = ∂ U da
1 2 3 ai i
#— #—
Un vecteur fonction d’un vecteur, U a :
#— #— #— #—
U a = Ui a e i = Ui a1, a2, a3 #—
ei
#—
⇒ dU = ∂aj Uidaj #—
ei
= ∂ U #—
e #— #—
e ·d a
aj i i j
#—
#—U = ∂aj Ui #—
On pose ∂ a e i⊗ #—
e j , il vient :
#— #— #—
dU = ∂ a #—U d a
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Un tenseur d’ordre 2 fonction d’un tenseur d’ordre 2, U A :
U A = Uij A #— e j = Uij A11, . . . , A33 #—
e i⊗ #— e i⊗ #—
ej
⇒ dU = ∂Akl Uij dAkl #— e j = ∂Akl Uij #—
e i⊗ #— e j ( #—
e i⊗ #— e l) dA
e k ⊗ #—
··
= ∂Akl Uij #— e i⊗ #—
e j ⊗ #— e l dA
e k ⊗ #—
On pose ∂AU = ∂Akl Uij #— e i⊗ #—
e j ⊗ #—
e k ⊗ #—
e l , il vient :
dU = ∂ A U dA
avec ∂AA = 1⊗1, car ∂Akl Aij = δik δjl.
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3. Champs de tenseurs
Un champ U est dit homogène sur Ω s’il prend la même valeur en tout point de
Ω : U = U (t).
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= lim
#—
∆λ→0 ∆λ
∆x #— ∆s ds #—
= lim = es
ξ (λ + ∆λ)
∆λ→0 ∆s ∆λ dλ λa λ λ+∆λ λb
#—
#— d #—
x Γ
( λ)
avec ∆s =
∆ x
, e s = e s
= 1
,
#—
ds
i
#—x ξ
#— i
# —
Remarque : la dérivée du vecteur position du point P est indépendante du choix de l’origine du repère. Pour un autre point fixe arbitraire Q (OQ constant), on a :
# — # — # — dx#— dy#—
x = OP = OQ + y avec y = QP ⇒
#— #— #— =
dλ dλ
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4. Différentielle du vecteur position d’un point
dx
#—
La différentielle de x est le vecteur, d x défini par : d x =
#— #— #— dλ, où dλ est la
dλ
différentielle de la fonction scalaire λ.
dx
#— #— dξi
∂x #—
∂x
= , dx =
#— dξ i
dλ ∂ξ dλ
i ∂ξ i
#—
∂x
Les vecteurs , tangents aux lignes de coordonnées, sont les vecteurs de la base
∂ξ i
naturelle #— e i i=1,2,3 :
∂x#—
ei =
#—
∂ξ i
#—
Le repère P, e i i=1,2,3 constitue un repère local mobile.
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y
#—
ey
#—
ex
#— s’écrit :
La différentielle de x #—
e 1 = #—
ex x
d x = e xdx + e y dy + e z dz ⇒
#— #— #— #— e2 = ey
#— #—
#—
e 3 = #—
ez
#—
La base naturelle e i i=1,2,3 est la même en tout point, confondue avec la base
#—
cartésienne orthonormée B.
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4. Différentielle du vecteur position d’un point
4.2. Différentielle en coordonnées cylindriques
Le système de coordonnées cylindriques est défini z
=
θ
la
base orthonormée B e
x y z , e , e , on a :
1
#—
x (r, θ, z) = r cos θ
#—
e x z #—
e r
x2(r, θ, z) = r sin θ
x3(r, θ, z) =
#—
e y
#—
z e
r
x
#— #—
e
=
ϕ
la base orthonormée B #—
e , #—
e , #—
e , on a :
x y z
1
#—
r cos θ
e y
#—
e x
rs
in
= r #—e r (θ, ϕ)
avec #—e r (θ, ϕ) = sin θ cos ϕ #— e x +sin ϕ #— e y +cos θ #— ez #—
e 1 = #— er
La différentielle de x s’écrit : d x = e r dr+r∂θ e r dθ+r∂ϕ e r dϕ ⇒ e 2 = r∂θ #—
#— #— #— #— #— #— er
#—
e θ = ∂θ #—
#— e r = cos θ cos ϕ #— e x +sin ϕ #— e y −sin θ #— ez e 3 = r∂ϕ #—er
On pose #— 1
e ϕ = e r =−sin ϕ #—
∂ϕ #— e x +cos ϕ #— ey
sin
θ
La base naturelle #— e i i=1,2,3 est orthogonale, mais elle est non normée et elle
change avec le point. La base #— e r (θ, ϕ), #— e θ (θ, ϕ), #—e ϕ(θ, ϕ) est une base locale
orthonormée colinéaire à la base naturelle.
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5. Opérateur nabla
Soit Ω un ensemble de points de l’espace affine E . Un champ de scalaires est une
application qui à tout point P ∈ Ω, de vecteur position x(ξ #— i), associe le scalaire
U ( x)
#— = U (ξi). La différentielle de U , s’écrit : dU = ∂ i U dξi. En introduisant
#—i #— ξ
la base réciproque e i=1,2,3 de la base naturelle e i i=1,2,3, il vient :
dx
#— = #—
e j dξ j ⇒ #— #— = #— e j dξ j = δ ij dξ j = dξ i
i i
e ·d x e · #—
dU = ∂ i U #—
i #—
D’où : e ·d x
ξ
Opérateur nabla
#—
On introduit l’opérateur différentiel vectoriel ∇, appelé nabla, tel que :
#— ∂ #—i
∇ := e
∂ξ i
#— ∂
e = g ij #—
e j , on a : ∇ = g ij i #—
i
Sachant que #— ej.
∂ξ
#—
En coordonnées cartésiennes, il s’écrit dans la base B sous la forme :
#— ∂ #— ∂ #— ∂ #—
∇= ex + ey + ez
∂x ∂y ∂z
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6. Gradient
1 Soit U ( x)
#— un champ de scalaires. Le gradient de U est le champ de vecteurs
#—
∇U défini par :
#—
dU = ∇U ·d x #—
dU #— #—
Remarque : en écrivant d x #— = ds #—e s, il vient = ∇U · #—
e s. La projection de ∇U sur la
ds
direction définie par #—
e , exprime le taux de variation de U suivant cette direction.
s
#— #— #—
2 Soit U ( x) un champ de vecteurs. Le gradient de U est le champ de tenseurs
#—
∇U d’ordre 2 défini par :
#— #— #—
dU = ∇ U d x
3 Soit U ( x)
#— un champ de tenseurs d’ordre 2. Le gradient de U est le champ de
tenseurs ∇ U d’ordre 3 défini par :
#—
dU = ∇ U d x
En coordonnées cartésiennes :
#— #—
∇U = ∂xi U #—
e i , ∇U = ∂xj Ui #— e j , ∇ U = ∂xk Uij #—
e i⊗ #— e i⊗ #—
e j ⊗ #—
ek
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7. Divergence
#— #— #—
1 Soit U ( x) un champ de vecteurs. La divergence de U est le champ de scalaires
#— #—
∇·U défini par :
#— #— #—
∇·U = ∇U 1
··
2 Soit U ( x)
#— un champ de tenseurs d’ordre 2. La divergence de U est le champ
#—
de vecteurs ∇· U défini par :
#—
∇·U = ∇ U 1
··
En coordonnées cartésiennes :
#— #— #—
∇·U = ∂xi Ui , ∇·U = ∂xj Uij #—
ei
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8. Laplacien
1 Soit U ( x)
#— un champ de scalaires. Le laplacien de U est le champ de scalaires
∆U défini par :
#— #—
∆U = ∇· ∇U
#— #— #—
2 Soit U ( x) un champ de vecteurs. Le laplacien de U est le champ de vecteurs
#— #—
∆U défini par :
#— #— #— #—
∆U = ∇· ∇U
3 Soit U ( x)
#— un champ de tenseurs d’ordre 2. Le laplacien de U est le champ de
tenseurs ∆ U d’ordre 2 défini par :
#—
∆ U = ∇· ∇ U
En coordonnées cartésiennes :
3
X #— #—
∆U = ∂xi ∂xi U = ∂x2i U , ∆U = ∆Ui #—
e i , ∆ U = ∆Uij #—
e i⊗ #—
ej
i=1
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9. Rotationnel
#— #— #—
1 Soit U ( x) un champ de vecteurs. Soit W le vecteur axial associé à la partie
#— #— #— #—
antisymétrique de ∇U . Le rotationnel de U est le champ de vecteurs ∇∧U
défini par :
#— #— #— #—
∇∧U = −η ∇U = 2W
··
2 Soit U ( x)
#— un champ de tenseurs d’ordre 2. Le rotationnel de U est le champ
#—
de tenseurs ∇∧U d’ordre 2 défini par :
#—
∇∧U = − ∇ U η
··
En coordonnées cartésiennes :
#— #— #—
∇∧U = −ηijk ∂xk Uj #— e i , ∇∧U = −∂xq Uipηpqj #—
e i⊗ #—
ej
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Élément de surface
#— 1, ξ2) :
Soit une surface A dont les points ont pour vecteur position x(ξ
x #— 1, ξ2) ⇒ d x
#— = x(ξ e 1dξ 1 + #—
#— = #— e 2dξ 2, #—e i = ∂ξi x
#—
L’élément de surface de A est défini par : dA =
#— e 2
dξ 1dξ 2
e 1∧ #—
Élément de volume
#— 1, ξ2, ξ3) :
Soit un volume V dont les points ont pour vecteur position x(ξ
#— 1, ξ2, ξ3) ⇒ d x
#— = x(ξ
x e 1dξ 1 + #—
#— = #— e 2dξ 2 + #—
e 3dξ 3, #—
e i = ∂ξi x
#—
#— #— #— 1 2 3
L’élément de volume de V est défini par : dV = e 1, e 2, e 3 dξ dξ dξ
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11. Théorème de la divergence (ou d’Ostrogradski)
#—
Soit Ω ⊂ E un domaine volumique fermé. On note par ∂Ω sa surface frontière
#— de la normale sortante en tout
sur laquelle peut être défini le vecteur unitaire n
point. Si le gradient et la divergence sont définies en tout point de Ω et de sa
frontière ∂Ω, on a :
1 Pour un champ de scalaires U ( x) :
#—
Z Z
#—
∇U dV = #— A
U nd
Ω ∂Ω
#— #—
2 Pour un champ de vecteurs U ( x) :
Z Z
#— #— #— #—
∇·U dV = U · nd A
Ω ∂Ω
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Partie III
Compléments d’algèbre et d’analyse
tensorielles
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1. Tenseur symétrique d’ordre 2 : bases et invariants
1.1. Base principale
Les coefficients Ii(A) sont les invariants principaux de A :
#— #— #— #— #— #— #— #— #—
A u, v , w + u, A v , w + u, v , Aw
I1(A)= := trA
[ #— v
u, #—, w]
#—
#— #— #— #— #— #— #— #— #—
u, A v , Aw + A u, v , Aw + A u, A v , w
I2(A) =
[ u,
#— v#—, w]
#—
I3(A):=det A
Ils s’exprimeent en fonction de (trA, trA2, trA3) ou de (a1, a2, a3) :
I1(A):= trA = a1 + a2 + a3
1
I2(A)= det AtrA−1 = 2
(trA)2 − trA2 = a1a2 + a2a3 + a3a1
1
I3(A):= det A = 6
(trA)3 − 3 trA trA2 + 2 trA3 = a1a2a3
Les triplets (I1(A), I2(A), I3(A)), (trA, trA2, trA3), (a1, a2, a3) forment
des ensembles équivalents d’invariants de A, indépendants de la base choisie. Le
choix d’un triplet est souvent guidé par la physique.
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3
Sachant que I A = A et que 1⊗1 A = trA 1, ces deux parties peuvent être
∼
redéfinies en introduisant les tenseurs J et K :
∼ ∼
1
K = 1⊗1, J = I − K
∼ 3 ∼ ∼ ∼
trA
K A = 1
avec J J = J , K K = K , J K = K J = 0 et ∼ 3
∼∼ ∼ ∼ ∼ ∼ ∼∼ ∼∼ ∼ J A =A0
∼
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1. Tenseur symétrique d’ordre 2 : bases et invariants
1.2. Bases sphérique-déviatorique
a
#— # — 1
Dans la base ni , A est représenté par le vecteur OP = a2 tel que :
a3
1
# —
# —
#— # —
#— 1
OP =
ON
i + N P , avec i = √ 1
# —
# — #— 3 1
1
Il vient
ON
= OP · i = √ trA, d’où : a3 N
0 3
a
# — 10
# —
θ
N P = a2 ,
N P
= A
0
P
3
#—
n
a
3
2=
0
a3
a
1=
# —
Les coordonnées du vecteur N P sont les valeurs #—
a
n 2 a2
0
propres du tenseur A , racines du polynôme #— O
caractéristique : n 1
θ(A) : angle de Lode
3 a1
p(a) = −a0 − I2(A0)a0 + I3(A0) = 0
3
A
3
D’où :
r
+
2π
2
0
3
trA
a10 = a1 − =
A
cos(θ)
θ
2π
!
2π
!
3 3
cos θ + cos θ − cos θ
3 3
r 2π
2
2π
−
3
trA
0
a2 = a2 −
0
=
A
cos θ−
3 r3
3
trA 2 2π
a30 = a3 −
0
=
A
cos θ+
3 3 3
a1 ≥ a2 ≥ a3
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1. Tenseur symétrique d’ordre 2 : bases et invariants
1.2. Bases sphérique-déviatorique
3
X
Partons de la décomposition spectrale : A = aini, et remplaçons les ai par
i=1
leurs expressions en fonction du triplet (trA,
A0
, θ), qui définit un triplet d’in-
variants équivalents aux autres triplets, on obtient :
trA
A = √ I +
A0
cos θJ 1 + sin θJ 2
3
avec
1 1 1
I = √ 1, J 1 = √ 3n1 − 1 , J 2 = √ n2 − n3
3 6 2
La base (I, J 1, J 2) est une base orthonormée pour les tenseurs symétriques ayant
#—
n comme base propre.
i
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··
K = − sin θJ 1 + cos θJ 2
1 √ √
2
K=p 2I − 6J + cos(3θ)J
1 − cos(3θ)
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1. Tenseur symétrique d’ordre 2 : bases et invariants
1.3. Dérivées partielles des invariants
2 3
Triplets
(trA, trA , trA ) et I 1 (A),
I2 (A), I3 (A)
∂A trA =1
∂AI1(A) =1
2
∂AtrA =2A T
∂AI2(A) =trA1 − AT
∂ trA3 =3 A2 T
∂ I3(A) =I3(A)A−T
A A
··
··
i i i i j j i j ij
#— k = 1), on obtient :
(car k n i
dA ni = dai ⇒ ∂Aai = ni
··
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··
··
dJ I = 0, dJ J = 0, dJ K = dθ
··
··
··
Par conséquent :
√
∂AtrA = 3I, ∂A
A0
= J ,
A0
∂Aθ = K
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2. Fonctions isotropes
Pourquoi les coefficients du polynôme caractéristiques Ii(A) sont appelés inva-
riants de A ? Car ce sont des fonctions isotropes du tenseur A, qui vérifient :
Ii(QAQT ) = Ii(A), ∀Q / Q QT = 1
En effet : det Q A QT − a1 = det Q A QT − aQ QT
= det Q A − a1 QT = (det Q)2 det A − a1
= det A − a1
#—
Une fonction scalaire Φ, vectorielle Φ ou tensorielle d’ordre 2 Φ, dont les variables
peuvent être des scalaires u, des vecteurs v#— ou des tenseurs d’ordre 2 A, est dite
isotrope si on a, ∀Q orthogonal :
Φ(u, Q v
#—, Q AQT ) = Φ(u, v
#—, A)
#— #—
Φ(u, Q v
#—, Q AQT ) = QΦ(u, #—, A)
v
Φ(u, Q v
#—, Q AQT ) = QΦ(u, v
#—, A)QT
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3. Théorèmes de représentation
Soient A et B deux tenseurs d’ordre 2 symétriques.
Une fonction scalaire Φ A est isotrope ssi :
Φ A = Φ trA, trA2, trA3
Une fonction scalaire Φ(A, B) est isotrope ssi :
Φ A, B = Φ trA, trA2, trA3, trB, trB 2, trB 3, trA B,
trA B 2, trB A2, trA2B 2
Une fonction tensorielle Φ A est isotrope ssi :
Φ A = ϕ01 + ϕ1A + ϕ2A2
où les ϕi(A) sont des fonctions scalaires isotropes.
Une fonction tensorielle Φ A, B est isotrope ssi :
Φ A, B = ϕ01 + ϕ1A + ϕ2A2 + ϕ3B + ϕ4B 2 + ϕ5 A B + B A +
ϕ6 A 2 B + B A 2 + ϕ7 A B 2 + B 2 A + ϕ8 A 2 B 2 + B 2 A 2
où les ϕi A, B sont des fonctions scalaires isotropes.
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4. Tenseurs définis positifs
Sachant que v #— = v
#—·A v #— + v
#—·AS v #—·AA v
#— et que v #— = 0, il vient :
#—·AA v
v #— = v
#—·A v #—·AS v
#—
Par conséquent, la définie positivité de A est décidée par celle de sa partie symé-
trique : #—·AS v #— > 0, ∀ v #—
#— 6= 0
v
Un tenseur A d’ordre 2 est semi-défini positif si
#— ≥ 0, ∀ v
#—·A v #—
#— 6= 0
v
∼
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5. Exponentielle d’un tenseur d’ordre 2
L’exponentielle d’un tenseur d’ordre 2 est un tenseur d’ordre 2 défini par :
∞ k
X
A
exp A :=
k=0 k!
#—(2) #—(2)
telle que ∀ A, B ∈ E ×E :
det exp A = exp trA > 0
si A B = B A, exp A+B = exp A exp B = exp B exp A
n
exp nA = exp A , ∀n ∈ IN
−1
exp −A = exp A
pour B inversible, exp B A B −1 = B exp −A B −1
pour A antisymétrique, exp A est une rotation
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6. Décomposition polaire
Pour tout tenseur A inversible (det A 6= 0), il existe deux tenseurs uniques U
et V symétriques définis positifs et un tenseur unique R orthogonal tels que :
A = RU = V R
U 2 = AT A
V 2 = A AT
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7. Tenseur orthogonal de rotation
7.1. Représentation avec axe et angle
Si R 6= 1 est une rotation, +1 est toujours une valeur propre de R.
T
En effet : det R − 1 = det R − RT R = det R det 1 − RT = det 1 − RT
= det 1 − R = − det R − 1 ⇒ det R − 1 = 0
Le vecteur propre n #— (que l’on peut choisir unitaire) associé à cette valeur propre
est l’axe de la rotation :
#—
n
Rn = n
#— #—
#—
Considérons les deux vecteurs x et y #—
#— = R x.
tels que y #— Nous avons :
#— v#— = #—
#— ) n n ∧ u#—
#—x · n = n#— #—
#— = y
w #— − ( y
#—· n)
#— n#— #—x −
( ∧x
#—u = θ w#—
= Rx #— − ( x·
#— n)
#— n#—
= R − n⊗ #— n #— x
#— #—
x
#— = R x
y #—
y #— = x·
#—· y #— x
#—
Or w#— = cos(θ) u
#— + sin θ n∧
#— u,
#— d’où : #— = x·
#y—· n #— n
#—
#— u
u· #— = w·
#— w#—
#— θ) = n⊗
R( n, #— n#— + cos θ 1 − n⊗
#— n #— + sin θΩ
2 #—
Sachant que Ω x = Ω Ωx #— = n∧
#— n∧
#— x#— = ( n·
#— x)
#— n
#— − x,
#— d’où :
2 #— − 1
Ω = n⊗
#— n
Par conséquent :
#— θ) = 1 + sin θΩ + (1 − cos θ)Ω 2
R( n,
#— axe de la rotation, est calculé en cherchant le vecteur propre associé
Le vecteur n,
à 1, quant à l’angle θ on l’obtient en calculant la trace de R :
trR = 2 cos θ + 1 ⇒ θ = ± arccos 12 (trR − 1) + 2πk, k ∈ Z
#— 2π − θ) = R(− n,
Sachant que R( n, #— θ), on se limite à θ ∈ [0, π].
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7. Tenseur orthogonal de rotation
7.1. Représentation avec axe et angle
n1
#— #— 2
Dans la base B : n = n2 , n1 + n22 + n23 = 1
n3
2
1 + (1 − c)(n1 − 1) −su3 + (1 − c)n1n2 sn2 + (1 − c)n1n3
h i
R = sn3 + (1 − c)n1n2 1 + (1 − c)(n2 − 1) −sn1 + (1 − c)n2n3
2
2
−sn2 + (1 − c)n1n3 sn1 + (1 − c)n2n3 1 + (1 − c)(n3 − 1)
c = cos θ, s = sin θ
1 0 0 c 0 s c −s 0
R 1 = 0 c −s, R 2 = 0 1 0, R 3 = s c 0
0 s c −s 0 c 0 0 1
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7. Tenseur orthogonal de rotation
7.3. Représentation exponentielle
Le développement en série de Taylor de sin θ et de 1 − cos θ, donne :
θ3 θ5 θ7 θ2 θ4 θ6
sin θ = θ − + − + · · · , 1 − cos θ = − + + ···
3! 5! 7! 2! 4! 6!
θ3 θ5 θ2 θ4 θ6
2
⇒ R( n, θ) =1 + θ −
#— + + ··· Ω + − + + ··· Ω
3! 5! 2! 4! 6!
2 3 4 5
θ 2 θ θ 2 θ θ6 2
=1 + θΩ + Ω − Ω − Ω + Ω + Ω + · · ·
2! 3! 4! 5! 6!
θ θ2 2 θ3 3 θ4 4 θ5 5 θ6 6
=1 + Ω + Ω + Ω + Ω + Ω + Ω + · · ·
1! 2! 3! 4! 5! 6!
Car Ω = −Ω pour k ≥ 1.
k+2 k
2
En effet : Ω = n⊗#— n#— − 1, Ω 3 = Ω n⊗ #— − 1 = −Ω
#— n
4 3 2 5 4 3 6 5 2
Ω = Ω Ω = −Ω , Ω = Ω Ω = −Ω = Ω, Ω = Ω Ω = Ω . . .
∞
X (θΩ)k #—) = exp Ω
⇒ R( n, θ) =
#— := exp θΩ , ou encore R( a
k=0 k!
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7. Tenseur orthogonal de rotation
7.5. Rotation infinitésimale
Pour un angle θ infinitésimale, il vient :
R '1 +Ω
R RT = 1 + Ω 1 − Ω = 1 − Ω2 6= 1 ⇒ R n’est pas orthogonal. Pour
avoir un tenseur orthogonal, on peut écrire :
1 1
1
−1
R = exp Ω = exp 2 Ω + 2 Ω = exp − 2 Ω exp 12 Ω
−1
1 1
' 1 − 2Ω 1 + 2Ω
d’où :
−1
R ' 4 21 − Ω−1
#—· 21 − Ω v
Le tenseur 21 − Ω est défini positif : v #—k2 > 0.
#— = 2 k v
Grâce à l’identité A−1+B −1 = A−1 A+B B −1, on peut vérifier que RRT =1.
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8. Changement de base
Considéronsdeux repères ayant le même origine O mais deux bases orthonormées
#— n #— o
différentes : O, e i , O, E i .
Le même vecteur v#— s’écrit :
#— #— #— v3
#— =V E
v 1 1 + V2E 2 + V3E 3
V3
#— #—
= v
#—·E
i Ei
#—
#— #— #— E3 #—
e3
= E i ⊗E i v =1v
#— #—
v
v1
#— =v #—
1 e 1 + v2 e 2 + v3 e 3
#— #— #—
e1
v #—
E2 V2
= v
#—· #—
e i #—
ei O
#—
= #— =1v
#—
e i⊗ #—ei v #— E1
#—
e2
V1
Comment passer d’une base à l’autre ? v2
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8. Changement de base
#— #— #— #—
E i = 1 E i = #— e j E i = E i· #—
e j ⊗ #— e j #—
ej
#— #— #—
Posons Qij = E i· e j , il vient : E i = Qij #— ej.
Soit le tenseur Q de composantes Qij . Par définition, les composantes de Q dans
n o #— #— #—
la base E i sont Qij = E i·QE j , d’où : #— e i = QE i.
#—
#— #— #— #— #— #— #— #—
En effet : Qij = E i·QE j = E i· #— e j − QE j = 0 ⇒ #—
e j ⇒ E i· #— e j − QE j = αE k + β E l, i 6= k 6= l
#— #— #—
e j − E k ·QE j = α ⇒ α = 0. De même β = 0.
E k · #—
| {z } | {z }
Qkj
#— #—
E i = Qij #— e i = QE i
Qkj
e j et #—
Le même raisonnement avec #— e i et la base #—e i conduit à :
#— #—
e i = QjiE j
et
E i = QT #—
#— e
#—
#—
i
Les deux bases étant orthonormées (
E i
= 1,
e i
= 1), d’où :
Q QT = QT Q = 1
#— #— #— h #— #— #— i h i
e 1, e 2, e 3 = QE 1, QE 2, QE 3 = detQ E 1, E 2, E 3
#— #— #—
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8. Changement de base
Si les deux bases ont les mêmes orientations (detQ = 1), le passage d’une base
à une autre se fait alors par une rotation Q telle que :
#— #—
e i = QE i = QjiE j
#—
#—
E = QT #— e = Q #—ie i ij j
Le tenseur Q a les mêmes composantes dans les deux bases :
#—
#— #— #— #—
#— #—
Qij = E i·QE j = e i·Q e j = E i· e j =
E i
k #—
#— #— e j k cos θ E i, #—
e j = cos θ E i, #—
ej
Ces 9 composantes sont appelées cosinus directeurs.
V2
#—
Rotation d’angle θ autour de l’axe E 3
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8. Changement de base
8.1. Transformation des composantes d’un vecteur
#— #—
Vi = v
#—·E
i = Qij v · e j = Qij vj
#— #— vi = v e i = Qji v
#—· #— #—·E
j = QjiVj
En notation matricielle :
#— h i #— h iT
v E#— = Q v #—ei et v #—ei = Q
n o #— #— n #— o
v E
i i
h i #— n o
#—
Q est la matrice de passage de la base e i à la base E i .
V2
Attention
#—
v
#— #— #— V1
O E1
rents V et v .
#—
Rotation d’angle θ autour de l’axe E 3
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8. Changement de base
8.2. Transformation des composantes d’un tenseur
#— #—
A = Aij E i⊗E j = aij #—
e i⊗ #—
ej
#— #—
Aij = E i·AE j = Qik Qjl #— e l = Qik aklQjl
e k ·A #—
#— #—
aij = #— e j = QkiQlj E k ·AE l = QkiAklQlj
e i·A #—
En notation matricielle :
h i h iT h iT h i
A nE#— o = Q A #—e Q et A #—e = Q A nE#— o Q
i i i i
Attention
Les deux équations matricielles ne sont pas équivalentes, respec-
tivement, à A = QaQT et a = QT AQ, relations entre deux
tenseurs différents a et A.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (1) - Partie III : Compléments d’algèbre et d’analyse tensorielles Année 2022/2023 94/94
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EMINES - School of Industrial Management - Année 2022/2023
Exercices
#—
E désigne l’espace vectoriel euclidien de dimension 3.
η désigne le tenseur d’orientation d’ordre 3.
Exercice 1
#—
Soient #—
u et #—
v deux vecteurs de E . Montrer que :
1 1
! !
2
2
2
2
2
#— v =
u · #—
#—
u + #—
v
−
#— v
=
u − #—
#—
u
+
#—
v
−
#—
u v
− #—
4 2
Exercice 2
#—
Soient #—
u et #—
v deux vecteurs unitaires et orthogonaux de E . Montrer que :
#— #—
#— v + #—
u ⊗ #— u = #—
v ⊗ #— a ⊗ #—
a − b⊗b
avec
1 #— #— #— 1 #— #— #— #—
#—
a = √ u + v , b = √ u − v , a · b = 0,
a
= 1,
b
= 1
#—
#—
2 2
Exercice 3
Exercice 4
1/7
55/143
MMC - (1) - Éléments d’algèbre et d’analyse tensorielles
Exercice 5
Le produit contracté η η est un tenseur d’ordre 4 de composantes ηijk ηkmn . Le
produit doublement contracté η η est un tenseur d’ordre 2 de composantes
··
ηijk ηjkn .
Exercice 6
Soit A un tenseur
h
d’ordre
i
2 de composantes Aij . Soient #—
u , #— #— trois vecteurs
v et w
#— #— 6= 0.
de E tels que #—u , #—
v,w
2/7
56/143
MMC - (1) - Éléments d’algèbre et d’analyse tensorielles
Exercice 8
Soient #—
u , #— #— trois vecteurs de E#—. Montrer que :
v et w
1) #—
u ∧ #— #— = #—
v ∧w #— #—
u ·w
v − #—
u · #—
v w
#— = #— #— − w⊗
v ⊗w #— #—
v #— u
2) #—
u ∧ #— u = #—
v ∧ #— u 1 − #—
u · #— u ⊗ #—
u #—
v
Exercice 9
#— #— de E#— le vecteur axial associé à la partie
Soient #—
u et #—
v deux vecteurs de E . Soit w
antisymétrique du tenseur #—
u ⊗ #—
v . Montrer que :
#— = − 1 #—
w u ∧ #—
v
2
Exercice 10
Soient A, B et C trois tenseurs d’ordre 2. Montrer que :
A B C = BT A C = A C T B
··
··
··
Exercice 11
Soit A un tenseur d’ordre 2 d’invariants principaux I1 (A) = trA, I2 (A) et
I3 (A) = det A, et de valeurs propres a1 , a2 et a3 . Monter que :
1) I1 (A) = a1 + a2 + a3
1
2) I2 (A) = det A trA−1 = (trA)2 − trA2 = a1 a2 + a2 a3 + a3 a1
2
1
3) I3 (A) = (trA)3 − 3 trA trA2 + 2 trA3 = a1 a2 a3
6
Exercice 14
Soient A et B deux tenseurs d’ordre 2. Montrer que :
−1 −1
1) A + B B = 1 − A + B A
2) A−1 + B −1 = A−1 A + B B −1 = B −1 A + B A−1
Exercice 16
#— #— #—
Soit U ( #—
x ) un champ de vecteurs de gradient ∇U . Soit W le vecteur axial associé
#—
à la partie antisymétrique de ∇U . Montrer que :
# — 1 #— #—
W = ∇∧U
2
Exercice 17
#—
Soient T ( #—
x ) un champ de scalaires et ψ( #—
x ) un champ de vecteurs. Montrer
que :
#—
#— ψ 1 #— #— 1 #— #—
∇· = ∇· ψ − 2 ψ·∇T
T T T
4/7
58/143
MMC - (1) - Éléments d’algèbre et d’analyse tensorielles
Exercice 18
#— #—
Soient U ( #—
x ) et V ( #— x ) un champ de tenseurs
x ) deux champs de vecteurs et A( #—
d’ordre 2. Montrer que :
#— #— #— #— #—
∇· AU = U ·∇· AT + AT ∇U
··
#— #— 1 #— #— #— #— #— #—
∇U U = ∇ U ·U + ∇∧U ∧U
2
#— #— #—
#— #— #— #— #— #— #— #— #— #— #— #— #— #— #—
∇∧ U ∧V = ∇·V U − ∇·U V + ∇U V − ∇V U = ∇· U ⊗V − V ⊗U
#—
2) La condition (?) est nécessaire. Soit U ( #—
x ) un champ vectoriel et soit S( #—
x ) la
partie symétrique de son gradient. Montrer que :
1 #— #—
#— T
= ∇ ∇∧U
∇∧S (??)
2
En déduire la condition annoncée sur S.
5/7
59/143
MMC - (1) - Éléments d’algèbre et d’analyse tensorielles
Exercice 21
#— et d’angle θ. Montrer que :
Soit une rotation R d’axe le vecteur unitaire n
R = R(q0 , #—
q ) = 1 + 2q0 W ( #— q ) + 2W 2 ( #—
q)
1
= 2 q02 − 1 + 2q0 W ( #— q ) + 2 #—q ⊗ #—
q
2
a1
θ #— θ #—
q0 = cos , q =
q 2 = sin n et q0 + q1 + q2 + q3 = 1
2 2 2 2
2 2
q3
où W ( #—
q ) est le tenseur antisymétrique de vecteur axial #— q . Dans R4 , la rotation
R est donc représentée par (q0 , q1 , q2 , q3 ) (coordonnées du quaternion q0 + #— q
2
tel que q 2 + k #—
0 q k = 1).
6/7
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MMC - (1) - Éléments d’algèbre et d’analyse tensorielles
7/7
61/143
Plan du cours
Plan du chapitre I
1 Référentiels, invariance et objectivité 2
1.1 Observateurs équivalents 3
1.2 Invariance, objectivité 5
2 Description du mouvement 8
2.1 Description lagrangienne, eulérienne 11
2.2 Correspondance entre les deux descriptions 12
2.3 Gradient de la transformation 14
2.4 Jacobien de la transformation 16
2.5 Changement de référentiel 17
3 Déformations 18
3.1 Tenseurs de Cauchy-Green 18
3.2 Tenseur des déformations de Green-Lagrange 20
3.3 Déformations pures et rotation 22
3.4 Changement de référentiel 25
4 Dérivée particulaire (matérielle) 27
5 Vitesses de déformation 29
5.1 Tenseur gradient des vitesses 29
5.2 Tenseur vitesse de rotation 31
5.3 Changement de référentiel 32
6 Mouvement d’un domaine 33
6.1 Théorème de transport de Reynolds 34
6.2 Lien entre les taux de variation 35
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (2) - Cinématique du milieu continu Année 2022/2023 2/36
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1. Référentiels, invariance et objectivité
Repère temporel
t = t0 t = t1 t = t2
Observateur O
#—
x x( #— , t )
#— x #— , t )
#— x
x(
0 0 1 0 2
#—
e2
Repère spatial
O #—
e1
#—
e3
Le mouvement d’un corps ne peut être défini que par rapport à un référentiel ou
observateur : un repère spatial + un repère temporel (chronologie).
Pour un observateur O, un événement est représenté par le couple ( x, #— t), où x
#—
est la position et t l’instant. Le même événement, peut être décrit par un deuxième
observateur O ? par le couple ( x #—?, t? ).
D’où la question : comment relier les observations effectuées par différents obser-
vateurs équivalents.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (2) - Cinématique du milieu continu Année 2022/2023 3/36
63/143
1. Référentiels, invariance et objectivité
1.1. Observateurs équivalents
M?
?
P
Il vient : P
#—? = Q(t) x
x #— + #—
c (t) #—?
#— ? x #—?
e1 y
avec #—
x M
O?
#— e#3— ?
e2 #—
y #— ?
e2
c (t) = y
#— #—? − Q(t) y
#—
#— #—
e3 O e1
corps rigide observé par un seul observateur, alors qu’il s’agit ici de deux observa-
teurs regardant le même événement.
Remarque : on dit que les deux observateurs O et O ? coïncident à l’instant t = t0
si :
#—
Q(t0) = 1, #— c (t0) = 0
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (2) - Cinématique du milieu continu Année 2022/2023 5/36
Les scalaires notés par chacun des deux observateurs sont les mêmes si les vecteurs
de base respectent eux-mêmes la formule de changement d’observateur :
e ? = Q #—
#— e i i
En effet : vi? = vi ⇔ v e i? = v
#—?· #— #—· #— e i? = v
#—· #—
ei ⇔ Q v #—· #— e i? = Q #—
#— ⇒ #—
e i, ∀ v ei
Dans ces conditions, on dit que ces scalaires sont des grandeurs intrinsèques,
invariantes par changement d’observateur ou objectives.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (2) - Cinématique du milieu continu Année 2022/2023 6/36
64/143
1. Référentiels, invariance et objectivité
1.2. Invariance, objectivité
#— t) un champ de scalaires, v
Soit u( x, #—( x,
#— t) un champ de vecteurs et A( x,
#— t)
un champ de tenseurs. Ils sont dits invariants par changement d’observateur
s’ils vérifient :
u? ( x
#—?, t) = u( x,#— t)
#—?( x
v #—?, t) = v
#—( x,
#— t)
A?( x
#—?, t) = A( x,
#— t)
u? ( x
#—?, t) = u( x,
#— t)
#—?( x
v #—?, t) = Q(t) v
#—( x,
#— t)
A?( x
#—?, t) = Q(t)A( x,
#— t)QT (t)
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (2) - Cinématique du milieu continu Année 2022/2023 7/36
#—? = A? v
u #—? = QAQT v
#—? = QA v
#— = Q u
#—
vi? = v e i? = Q v
#—?· #— e i? = v
#—· #— e i? = v
#—·QT #— e i = vi
#—· #—
Les matrices A #— et A? #— ? coïncident. En effet :
ei ei
A?ij = #— e j? = Q #—
e i? ·A? #— e j = #—
e i·QAQT Q #— e j = Aij
e i·A #—
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2. Description du mouvement
Repère temporel
t = t0 t = t1 t = t2
#—
x x( #— , t )
#— x #— , t )
#— x
x(
0 0 1 0 2
#—
e2
Repère spatial
O #—
e1
#—
e3
2. Description du mouvement
#— x
La fonction vectorielle χ( #— , t) :
0
Repère temporel
t = t0 t = t1 t = t2
χ : Ω0 −→ Ω
#— Ω(t0 ) Ω(t1 ) Ω(t2 )
#— 7−→ x
x #— = χ(#— x
#— , t)
0 0
#—
x x( #— , t )
#— x #— , t )
#— x
x(
0 0 1 0 2
deux configurations Ω0 et Ω.
Repère spatial
O #—
e1
#—
e3
Elle doit être, ainsi que sa fonction réciproque, continûment différentiable par
rapport à l’ensemble des variables d’espace et de temps (sauf sur certaines sur-
faces de discontinuité).
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2. Description du mouvement
2. Description du mouvement
2.1. Description lagrangienne, eulérienne
La description lagrangienne nécessite la connaissance d’une configuration de ré-
férence. Elle est bien adaptée aux problèmes de mécanique des solides pour les-
quels le suivi des particules, depuis une configuration initiale, est indispensable
pour l’étude des déformations.
Les variables de Lagrange sont : x #— , t.
0
#— = χ(
Les inconnues de Lagrange sont : x #— x
#— , t).
0
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2. Description du mouvement
2.2. Correspondance entre les deux descriptions
Considérons une grandeur physique G :
#— t) la valeur de G exprimée à l’aide des variables d’Euler ;
g( x,
En écrivant G = G( x #— , t) = g( x,
0
#— t), il vient :
#— , t) = g( χ(
G( x #— x
#— , t), t)
0 0
#— t) = G( χ
g( x, #—−1( x,
#— t), t)
G = g( x
#— , t) = g( x,
0
#— t)
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2. Description du mouvement
2.2. Correspondance entre les deux descriptions
Réciproquement, peut-on à partir de la description eulérienne déterminer la des-
cription lagrangienne ?
Par définition :
#— , t) = v
#— x
∂t χ( #—( x
#— , t) = v
#—( x,
#— t)
0 0
dx
#—
⇒ ∂t χ( x0, t) =
#— #— = v
#—( x,
#— t)
dt
Il s’agit d’un système différentiel dont la solution, sous réserve de conditions de
régularité sur v #— = t ) = x
#— et de la connaissance de la condition initiale x(t #— ,
0 0
permet de retrouver la représentation lagrangienne x #— = χ(
#— x#— , t).
0
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2. Description du mouvement
2.3. Gradient de la transformation Trajectoire de la particule verte
Désignons par y #— = χ( #— y
#— , t) la position actuelle de la particule occupant initia-
0
lement la position y 0 = x0 + d x
#— #— #— , il vient :
0
#— − x
y #— = ∂ #— χ( #— x
#— , t)( y#— − x #— ) + o
#—
#— − x
y
x0 0 0 0 0 0
#— k → 0, y #— = ∂ #— χ(
x0 x0, t)d x0 = d x.
#— − x
Lorsque k y #— − x #— #— #— #—
0 0
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2. Description du mouvement
2.3. Gradient de la transformation
Il vient :
dx
#— = F d x
#— dx
#—
0 F
0
avec #—
F (x
#— , t) = ∂ #— χ(
0
#— #—
x0 x0, t)
x 0
0
d x#—
dx
#x
d
#—
la transformation en x #— à l’instant t . #—
e2 #x +
—
0
#—
x
L’égalité d x
#— = F d x
#— est la relation de
0 #—
e 1
#— = x
En écrivant x #— + u(
#— x#— , t), il vient : F = 1 + ∇ u #—
0 0 0
#— #—
∂u
∇0 u := #— , ∇ u := #— , ∇0 u
#— #— ∂u #— = ∇ u #—F
∂ x0 ∂x
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2. Description du mouvement
2.4. Jacobien de la transformation
Considérons un bloc parallélépipédique de matière engendré par trois fibres élé-
# — #— #—
mentaires da0, db0 et dc0 issues d’une même particule x
#— .
0
h
# — #— #—
i F
Volume du bloc initial : dV 0 = da0, db0, dc0
#—
dc # —
db
Transport convectif :
#—
# — db0
#— # — #— #— #— #— dc0
da = F da0, db = F db0, dc = F dc0
#—
#— da
da0 #—
x
Volume du bloc déformé : #—
x 0
h i
dV = da, db, dc
# — #— #—
h i
= F da0, F db0, F dc0 = det F dV 0
#— #— #—
J(x
#— , t ) = 1, J ( x
0 0
#— , t) > 0, ∀ x
0
#— ∈ Ω , ∀t ≥ t
0 0 0
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2. Description du mouvement
2.5. Changement de référentiel
Soient nos deux observateurs O et O ? , qui coïncident à t = t0 ( x
#—? = x
0
#— ).
0
#— = χ(
x #— x
#— , t) #—? = χ
x #—?( x
#— , t)
0 0
#—( x
v #— , t) = ∂ χ( #— x#— , t) #—?( x
v #— , t) = ∂ χ #—?( x
#— , t)
0 t 0 0 t 0
a #— , t) = ∂ 2 χ(
#—( x #— x#— , t) a #— , t) = ∂ 2 χ
#—?( x #—?( x
#— , t)
0 t 0 0 t 0
#— = #— · dφ(t) ·· d2φ(t)
#—? − Q(t) x
x c (t), en notant φ = ,φ= , il vient :
dt dt 2
#— = Ω x ·
#—? − Q(t) v
v c + #—
#—? − #— c
· #—? #— · ··
#— = Ω
#—? − Q(t) a
a − Ω2 x − c + 2Ω v #—? − #—c + #— c
avec
· ·· ·
Ω = Q QT , ΩT = −Ω, Q QT = Ω + Ω2
Ni la transformation, ni la vitesse, ni l’accélération sont des vecteurs objectifs. L’ac-
· #—? = Q x
célération est objective si #— 0 + v 0t + c 0 :
c et Q sont des constantes ⇒ x #— #— #—
on parle dans ce cas de référentiels galiléens, dit aussi référentiel d’inertie.
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3. Déformations
3.1. Tenseurs de Cauchy-Green
#— #—
Considérons les deux directions matérielles da0 et db0 issues de la même particule
#— . Elles se transforment selon :
x 0
#— # — #— #— F
da = F da0, db = F db0
#—
dc # —
# — #— # — #— db
Calculons da0·db0 et da·db : #—
# — db0
dc0 #—
# — #— #— #— #— #— da
da0·db0 = F −1da·F −1db = da·B −1db #—
da0 #—
#—
x
# — #— #— #— #— #—
da· db = F da0·F db0 = da0·C db0 x 0
avec
B = F FT, C = FTF
3. Déformations
3.1. Tenseurs de Cauchy-Green
Les tenseurs B et C vérifient :
CT = C BT = B
C est semi-défini positif : B est semi-défini positif :
a #— = a
#—·C a #—·F T F a
#— #— = a
#—·B a
a #—·F F T a
#—
=Fa #—·F a
#— = FT a
#—·F T a
#—
#—
2
#—
2
=
F a
≥0 =
F T a
≥0
#—
#— = 0 #—
Fa avec a 6 0 ssi det F = 0, or det F = J > 0
#— =
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3. Déformations
3.2. Tenseur des déformations de Green-Lagrange
# — #— # — #—
Calculons la différence da·db − da0·db0 : F
# — #— # — #— #— #— # — #—
da·db − da0·db0 = da0·C db0 − da0·1 db0 #—
dc # —
#— db
#—
= da0· C − 1 db0 #—
# — db0
dc0 #—
#— #— da
= 2da0·∆db0 #—
da0 #—
1 #—
x
avec ∆ = C − 1 , qui possède les propriétés x 0
2
suivantes :
symétrique ;
nul pour F = 1 ;
nul pour un mouvement de corps rigide ;
sans dimension physique.
Il remplit des bonnes conditions pour servir comme “mesure” des déformations :
c’est le tenseur des déformations de Green-Lagrange.
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3. Déformations
3.2. Tenseur des déformations de Green-Lagrange
Les tenseur C et ∆ sont des tenseurs lagrangiens car ils s’appliquent sur des
vecteurs relatifs à la configuration de référence. Exprimons C en fonction de ∇0 u #— :
T
C = F F = 1 + ∇0 u
T #— 1 + ∇0 u #—
= 1 + ∇0 u #— + (∇ u)
0
#— T + (∇ u)
0
#— T ∇ u
0
#—
| {z } | {z }
terme linéaire terme quadratique
= 1 + 2ε + (∇0 u) #— T ∇ u #— , ε = 1 ∇ u #— T
#— + (∇ u)
0 0 0
2
1 1
∆ = C − 1 ⇒ ∆ = ε + (∇0 u) #— T ∇ u
0
#—
#—
2 2
Pour ∇ u 1, on peut négliger le terme quadratique devant le terme linéaire
0
(hypothèse des transformations infinitésimales), d’où :
∆'ε
Le tenseur ε est appelé tenseur des déformations infinitésimales ou tenseur
des déformations linéarisé.
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3. Déformations
3.3. Déformations pures et rotation
Le tenseur gradient de la transformation étant inversible, sa décomposition polaire
s’écrit :
F = RU = V R
avec U et V symétriques définis positifs, et R une rotation. On a :
U 2 = C, V 2 = B
En introduisant la décomposition spectrale de U sous la forme :
3
X #— #—
U = UiN i⊗N i
Il vient : i=1
3
X #—
V = R U RT = i
#— , V = U , n
#— ⊗ n
Vi n i i i
#— = RN
i i
i=1
Ainsi, V a les mêmes valeurs propres que U , les vecteurs propres correspondants
étant ceux de U tournés par R.
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3. Déformations
3.3. Déformations pures et rotation
#— #—
Considérons une fibre matérielle élémentaire da0, transportée en da dans la confi-
guration
n o actuelle, et exprimons ces deux vecteurs respectivement dans la base
#— #—
N i du tenseur lagrangien U et la base ni du tenseur eulérien V :
#— #— # —
da0 = d`0iN i, da = d`i n #—
i
Il vient :
#— #— #— #—
da = F da0 = R U da0 = V Rda0
3 3 3
#— X #— X #— X
R U da0 = d`0iR U N i = d`0iUiRN i = d`0iUi n
#—
i
i=1 i=1 i=1
U déforme tout d’abord la fibre initiale (d`0i → d`i = Ui d`0i ), ensuite la fibre déformée est tournée par R.
3 3 3
#— X #— X X
V Rda0 = d`0iV RN i = d`0iV ni =
#— d`0iVi n
#—
i
i=1 i=1 i=1
R tourne tout d’abord la fibre initiale, ensuite la fibre tournée est déformée par V (d`0i → d`i = Vi d`0i , avec Ui = Vi ).
73/143
3. Déformations
3.3. Déformations pures et rotation
d`
# —a 0 0
#—
d`0 N2 d n#—
R 2
#—
d`0 N1
d`
0 n#—
1
F
=
F V
= R
U R V
U
d`
0 U
#—
d`0 U2 N2 R 1 n#—
1
#—
d`0 U1 N1 da—
#
d`
0 U
2 n#—
2
#—
Transformation d’une fibre matérielle élémentaire da0 = d`0 N1 + N2
#— #—
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3. Déformations
3.4. Changement de référentiel
Le tenseur gradient de la transformation F est particulier : il agit sur un vecteur de
la configuration de référence pour donner un vecteur de la configuration actuelle.
Configuration de référence :
# — #— M?
L’observateur O note P M = da0 ?
# — # —? P
L’observateur O ? note P ?M ? = da0
# —? #— P
da0 = Q(t0)da0
#—?
x
#—
Configuration actuelle :
?
e1 #—?
y
# — #—
L’observateur O note P M = da #—
x M
O?
# ? —? # —?
L’observateur O note P M = da
? #—
e2 #—
e#3— ?
y #— ?
e2
# —? #—
da = Q(t)da
e e #— #—
O 3 1
#— #— # —? ?# —?
da = F da0, da = F da0
#— #— #— #—
⇒ da = QT (t)F ?Q(t0)da0 = F da0, ∀da0 , d’où :
74/143
3. Déformations
3.4. Changement de référentiel
Si nos deux observateurs coïncident à t = t0 ( x
#— ? = x
0
#— ), il vient :
0
F ?( x
#— , t) = Q(t)F ( x
0
#— , t)
0
C = FTF C ? = F ?T F ?
B = F FT B ? = F ?F ?T
F = RU = V R F ? = R? U ? = V ? R?
C ? = F ?T F ? = F T QT Q F = F T F = C ⇒ ∆? = ∆
B ? = F ?F ?T = Q F F T QT = Q BQT
F ? = QF = Q R U = QV R = QV QT Q R
L’unicité d’une telle décomposition permet d’avoir :
R? = Q R, U ? = U , V ? = QV QT
Les tenseurs C, ∆ et U sont invariants. Les tenseurs B et V sont objectifs. Le
tenseur R se transforme comme F .
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d x( #— , t) = F d x
#— x
0
#— + v
0
#—dt
#— ·
⇒ dφ = ∇φ·F d x
#— + φdt
0
Avec :
· Dφ #— #—
φ≡ := ∇φ · v + ∂tφ
Dt
#— = 0 #—
Pour la même particule (d x 0 ), et pendant l’intervalle de temps dt, la parti-
·
cule s’est déplacée de v dt, et on a dφ = φdt.
#—
· #—
Le champ φ( x, t) est une dérivée particulaire de φ, qui contient :
un terme ∂tφ dû à la non-stationnarité de φ ;
#— #—
un terme convectif ∇φ · v dû au mouvement de la particule.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (2) - Cinématique du milieu continu Année 2022/2023 28/36
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4. Dérivée particulaire (matérielle)
#— #—
Pour φ( x, t) un champ de vecteurs, on a :
· #—
φi = ∂ x#—φi · v + ∂tφi = ∂xj φi vj + ∂tφi
·
#— #— #— #—
⇒ φ = ∇φ v + ∂t φ
· #—
⇒ φ = ∇φ v + ∂tφ
· Dφ
φ= = ∂tφ
Dt
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5. Vitesses de déformation
5.1. Tenseur gradient des vitesses F
Évolution des fibres matérielles :
·
z}|{ #—
#— · #— · −1 # — dc # —
da = F da0 = F F da db
#—
# — db 0
· dc
F = ∂t ∂ x #— χ( x0, t) = ∂ x
#— #— #— #— #—
da
0
#— ∂t χ( x0, t)
0 0
#—
da #—
#—F
0
= ∂x #— v #— = ∂ #— v#—∂ #— x#— = ∇ v
#—
x
0 x x0 x 0
·
z}|{
#— #—
⇒ da = Lda avec
#— t) = ∇ v
L( x, #— t) = F· F −1
#—( x,
z }|· { ·
z}|{ ·
z}|{
# — #— # — #— # — #—
da·db = da ·db + da· db 1
#— T #— avec D = L + LT = LS
= da· L + L db 2
# — #—
= 2da·D db
Le tenseur L est appelé tenseur gradient des vitesses. Le tenseur D est appelé
tenseur taux de déformation ou tenseur vitesse de déformation.
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5. Vitesses de déformation
5.1. Tenseur gradient des vitesses F
· {
z }|
# — #— # — #—
da·db = 2da·D db #—
dc # —
db
#— #—
= 2F da0·D F db0 #—
# — db0
dc0 #—
#— #— da
= 2da0·F T D F db0
#—
da0 #—
#—
x
# — #— # — #— #— #— x 0
Or da·db − da0·db0 = 2da0·∆db0
z }|· {
# — #— # — · #— · 1·
⇒ da·db = 2da0·∆db0 ⇒ ∆ = C = F T D F
2
1
De la relation ∆ = ε + (∇0 u) #— T ∇ u,
0
#— il vient :
2
z ·
}| {
1
ε· + (∇0 u)#— T ∇ u
0
#— = D + D ∇ u
0
#— + (∇ u)
0
#— T D + (∇ u)
0
#— T D ∇ u
0
#—
2
Le tenseur D apparaît comme la dérivée particulaire de ε que si on néglige les
termes du 2e ordre.
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5. Vitesses de déformation
5.2. Tenseur vitesse de rotation
L = LS + LA = D + W
Le tenseur W est appelé tenseur taux de rotation ou tenseur vitesse de rota-
tion :
1 1 #—)T
W = L − LT = ∇ v #— − (∇ v
2 2
# — #—
#— = W 1 #— #— #— #— ∈ E#—
Wx ∧ x = ∇∧ v ∧ x, ∀ x
2
#— 1 #— #—
Le vecteur W = ∇∧ v est appelé vecteur taux de rotation ou vecteur vitesse
2
de rotation ou encore vecteur tourbillon (mécanique des fluides).
Les tenseurs L, D et W sont des tenseurs eulériens car ils s’appliquent sur des
vecteurs relatifs à la configuration actuelle.
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77/143
5. Vitesses de déformation
5.3. Changement de référentiel
Si nos deux observateurs coïncident à t = t0 ( x
#— ? = x
0
#— ), il vient :
0
F ?( x
#— , t) = Q(t)F ( x
0
#— , t)
0
· ·
L = F F −1 L? = F ?F ?−1
L=D+W L? = D ? + W ?
· ·
∆ = FTD F ∆? = F ?T D ?F ?
·
L? = Ω + Q LQT , Ω = Q QT
D ? = Q DQT
W ? = Ω + Q W QT
· ·
∆? = ∆
·
Le tenseur ∆ est invariant. Le tenseur D est objectif. Les tenseurs L et W sont
influencés par la vitesse de rotation de O ?.
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Z
Φ(t) = #— t)dV
φ( x,
Ω(t)
#— #—
Pour une grandeur vectorielle φ( x, t) :
Z
#— #— #—
Φ(t) = φ( x, t)dV
Ω(t)
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78/143
6. Mouvement d’un domaine
6.1. Théorème de transport de Reynolds
En suivant le mouvement de Ω, défini par celui de sa frontièreZ∂Ω de normale
#— le taux de variation instantané de Φ(t) =
unitaire sortante n, #— t)dV
φ( x,
Ω(t)
est donné par :
terme sur Ω figé terme de convection
zZ }| { zZ }| {
dΦ(t)
= ∂tφdV + #— nd
φ ω· #— A
dt Ω(t) ∂Ω(t)
Z
#— #— #—
Pour une grandeur vectorielle Φ(t) = φ( x, t) dV :
Ω(t)
#— Z Z
dΦ(t) #— #— #— #—
= ∂t φdV + φ ω· ndA
dt Ω(t) ∂Ω(t)
Z Z
#— #— #— #—
= ∂t φdV + ( φ⊗ ω) ndA
Ω(t) ∂Ω(t)
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dΦ(t)
: taux de variation de Φ en suivant un domaine quelconque Ω dans
dt
son mouvement propre défini par celui de sa frontière (champ de vi-
#—
tesses ω).
DΦ(t)
: taux de variation de Φ en suivant un domaine matériel
Dt
Ω ≡ D constitué à chaque instant par les mêmes particules (champ
#—).
de vitesses v
Z
dΦ(t) DΦ(t)
= − #— − ω)·
φ( v #— nd
#— A
dt Dt ∂Ω(t)
79/143
EMINES - School of Industrial Management - Année 2022/2023
Exercices
δ(m #— k − 1 = qm
#— ) = kF m #— − 1 = q1 + 2m
#— ·C m #— − 1
#— ·∆m
0 0 0 0 0 0
1/4
80/143
MMC - (2) - Cinématique du milieu continu
·
θ sin θ = −2m·D
#— n#— + m·D
#— m#— + n #— cos θ
#—·D n
2/4
81/143
MMC - (2) - Cinématique du milieu continu
3/4
82/143
MMC - (2) - Cinématique du milieu continu
#—
où Ω est le vecteur axial associé à Ω.
3) Montrer qu’une transformation est un mouvement de corps rigide (appelé
aussi mouvement rigidifiant) si et seulement si le tenseur vitesse de défor-
mation D( #—
x , t) est nul pour tout #— x et à chaque instant t.
4) Déterminer le champ d’accélération #— a ( #— a ( #—
x , t) défini par #—
·
x , t) = #—
v.
4/4
83/143
Plan du cours
Plan du chapitre I
1 Bilan d’une grandeur physique extensive 3
1.1 Équation de bilan sous forme intégrale 3
1.2 Équation de bilan sous forme locale 4
2 Bilan de la masse 7
2.1 Masse d’un domaine matériel 7
2.2 Conservation de la masse 8
2.3 Conséquences de la conservation de la masse 9
84/143
Plan du chapitre II
5 Second principe de la thermodynamique 38
5.1 Postulat de l’entropie 38
5.2 Facteur intégrant 39
5.3 Postulat des transformations réversibles 40
5.4 Forme locale du second principe 41
6 Bilan des équations de bilan 43
6.1 Récapitulatif des équations 43
6.2 Équations complémentaires 44
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 3/45
85/143
1. Bilan d’une grandeur physique extensive
1.2. Équation de bilan sous forme locale
Z Z
DΦ #— #—
= γdV − Γ. nd A
Dt D ∂D
Z Z
= ∂tφdV + #—. nd
φv #— A
D ∂D
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 5/45
Z Z
#— #— #—
Φ(t) = #— t)dV
φ( x, Φ(t) = φ( x, t)dV
D D
∀D ⊂ Ω
#— #— #— #— #— #—
∂tφ + ∇· φ v
#— + Γ =γ ∂t φ + ∇· φ⊗ v +Γ = γ
#—
#— ∈ Ω, ∀t ≥ t
∀x 0
Ce sont les équations aux dérivées partielles associées aux équations de bilan
#—
de Φ et de Φ.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 6/45
86/143
Bilan de la masse
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 7/45
2. Bilan de la masse
2.1. Masse d’un domaine matériel
Tout domaine matériel D possède une masse M(D) ∈ R+, vérifiant la pro-
priété d’extensivité (additivité) :
M(D1 ∪ D2) = M(D1) + M(D2), ∀D1, D2 / D1 ∩ D2 = ∅
Z
La masse est une fonction continue du volume V(D) = dV , lorsque V(D)
D
tend vers 0, M(D) tend aussi vers 0.
#— t) ≥ 0, appelée masse volumique, telle
Il existe une densité de masse ρ( x,
que la masse d’un domaine matériel D s’écrive :
Z Z
M(D) = M(t) = dM = #— t)dV
ρ( x,
D D
Pour une grandeur extensive Φ(t), sa densité massique ϕ( x,#— t) est telle que :
Z Z
Φ(t) = ϕ( x, t)dM =
#— #— t)ρ( x,
ϕ( x, #— t)dV
D D
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 8/45
87/143
2. Bilan de la masse
2.2. Conservation de la masse
La masse de tout domaine matériel D se conserve si on suit ce domaine dans son
mouvement : M(D) = M(D0) = M0 = Constante, ∀t ≥ t0 , soit :
DM(t)
=0
Dt #— #— #—
Sous sa forme locale eulérienne (φ = ρ( x, t), Γ = 0 ) :
#— #—
∂ ρ + ∇· ρ v =0 t
En introduisant la dérivée particulaire de ρ, il vient :
#— #—
ρ· + ρ∇· v =0
C’est la forme locale lagrangienne ou particulaire de l’équation de conservation
#— #— ·
de la masse. En remplaçant le terme ∇· v par J /J , il vient :
·
z}|{
ρJ = 0 ⇒ ρJ = Constante
Posons ρ( x , t ) = ρ ( x
#—
0
#— ), et comme J ( x
0 0
#— , t ) = 1, il vient :
0 0 0
ρJ = ρ0
C’est l’équation de conservation de la masse en description lagrangienne.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 9/45
2. Bilan de la masse
2.3. Conséquences de la conservation de la masse
Les autres lois de bilan ne sont clairement énoncées que par rapport à un
référentiel qui laisse invariante la masse.
La forme locale eulérienne de l’équation de bilan, s’écrit :
Z
#— #—
Φ(t) = ρϕdV ∂t ρϕ + ∇· ρϕ v #— + Γ =γ
D
Z
#—
Φ(t) = #— V
ρ ϕd #— + ∇·
∂t ρ ϕ
#— #— #—
ρ ϕ⊗ v + Γ = γ
#—
D
En introduisant la dérivée particulaire, il vient :
Z
DΦ · V #— #—
· + ∇·
= ρϕd ρϕ Γ =γ
Dt D
#— Z
DΦ · · #—
= #—
ρ ϕd V
#—
ρϕ + ∇·Γ = γ
#—
Dt D
Ces dernières formes sont appelées formes lagrangiennes ou particulaires.
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88/143
Bilan de la quantité de mouvement
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 11/45
#— #—
Le vecteur F ∈ E est la résultante des forces extérieures exercées sur le
point matériel.
#— ∈ E#— est l’accélération du point matériel par rapport à R. Le
Le vecteur a
#— est la quantité d’accélération.
produit m a
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 12/45
89/143
3. Bilan de la quantité de mouvement
3.1. Modélisation des efforts - Système discret
Soit S un système discret constitué de N points matériels et soit P = 1, . . . , n
une partie de ce système. On définit sur S :
N vecteurs position de référence x #— ;
0i
#—( x
N vecteurs vitesse v #— , t) := v
#— ;
i i
#—( x
#— , t) = v·
i := a i ;
N vecteurs accélération a #— #—
i
#— ) := m ;
N masses m( x i i
#— #— #—
N vecteurs force extérieure F ( x i, t) := F i ;
#— #— ext X #—
Fj = Fj + Σ ij
#— i∈P
/
F1
#— #— ext
F2 La force F j est la force ex-
1 Σ#— #— térieure exercée par l’extérieure
31
F3
de S sur le point j.
Σ21
#—
Σ#—
13
#—
Σ23 3
#— 2
#—
Σ32
Σ1
2 X #—
#—
x 1 #— P La force Σ ij est la force
x2 i∈P
/
#—
x 3 S extérieure exercée sur le point
j par les autres points de S à
O l’extérieur de P.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 14/45
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3. Bilan de la quantité de mouvement
3.1. Modélisation des efforts - Système discret
Les Lois de Newton (dans un référentiel galiléen)
La loi fondamentale de la dynamique :
#— X #—
∀j ∈ P, F j + Σ ij = mj a
#—
j
i
La loi des actions mutuelles Principe des actions réciproques
X X #— #—
Σ ij = 0
∀i ∈ P, ∀j ∈ P
#— #— #—
j i
∀P ⊆ S X X #— #— #— ⇐ Σ ij + Σ ji = 0
xj ∧Σ ij = 0
x #— #— #— #—
ji + x j ∧ Σ ij = 0
#— ∧Σ
i
j i
La loi des actions mutuelles traduit le fait que les efforts intérieurs à un sous-
système quelconque forment, à tout instant, un torseur (résultante, moment ré-
sultant) nul.
X X
Les moments sont par rapport à l’origine O du repérage des positions. ≡ .
i i∈P
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 15/45
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 16/45
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3. Bilan de la quantité de mouvement
3.1. Modélisation des efforts - Système discret
∀v #—? ∈ E#—n, ∀V
#—? , . . . , v #—? #— #—?
∈ E , ∀Ω ∈ E
#—
1 n
X #— X X #— X
F j · vj +
#— ?
Σ ij · vj =
#—?
mj a#— · v
#—?
j j
En résumé : ∀ P ⊆ S
j
X X #—
j i j
#— #—? #—
Σ ij · v
#—? = 0, v#—? = V + Ω?
∧ xj
j j
j i
X #—
Pe( v 1
#—? ) =
#—? , . . . , v
n
#—? : puissance virtuelle des efforts extérieurs.
F j· v j
j
X X #—
Pi( v 1
#—? ) =
#—? , . . . , v
n Σ ij · v
#—? : puissance virtuelle des efforts intérieurs.
j
j i
X
Pa( v 1
#—? ) =
#—? , . . . , v
n
#— · v
mj a #—?
j j : puissance virtuelle des quantités d’accélération.
j
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 17/45
S → Ω, P ⊆ S → D ⊆ Ω
#—?
Du discret au continu ⇒ ( v1 , . . .Z, vn) → v (un champ de vecteurs continu sur Ω)
#—? #—?
X
→
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 18/45
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3. Bilan de la quantité de mouvement
3.2. Modélisation des efforts - Milieu continu
La loi fondamentale de la dynamique
∀D ⊆ Ω, ∀ v #—? v.v , P ( v
e
#—? ) + P ( v
i
#—? ) = P ( v
a
#—? )
Il reste à modéliser la puissance virtuelle des efforts intérieurs Pi et celle des ef-
forts extérieurs Pe. Postulons l’existence d’une densité volumique pi telle que la
puissance virtuelle des efforts intérieurs s’écrit sous la forme :
Z
Pi( v#—? ) = pi ( v
#—? )dV
D
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 19/45
#—? ( x, #—?
#— t) = V #—? #—?
v (t) + Ω (t) ∧ x #— = V (t) + Ω?(t) x
#—
⇒ B ∇v #—? = B A Ω?
··
··
Par conséquent, ∀D ⊆ Ω, ∀ v
#—? v.v.r , P ( v
i
#—? ) = 0
m
Z Z Z
#—? #— #—? #—
V (t)· AdV + Ω (t)· #— ∧ A
x dV − Ω?(t) B A dV = 0
··
D D D
#— #—
⇒ A = 0 , B A = 0 ⇒ pi ( v
#—? ) = −B S D ? avec D ? = (∇ v
#—? )S
··
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 20/45
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3. Bilan de la quantité de mouvement
3.2. Modélisation des efforts - Milieu continu
Z
En résumé : Pi( v
#—? ) = − B S D ?dV . Posons σ = B S .
··
D
#— #—
Sachant que −σ D = −∇·(σ v
··
#—? ) + v
? #—? ·∇· σ
Il vient : Z Z
#—
Pi( v ) = −
#—?
σ n· v dA +
#— #— ? #—? ·∇·
v σdV
∂D D
Cela suggère de chercher la puissance virtuelle des efforts extérieurs Pe sous la
même forme :
Z Z
#— #—?
Pe( v ) =
#—?
T · v dA + ρ #— #—? dV
g ·v
∂D D
#— #— #—
Le vecteur T = T ( x, t, D) est une densité surfacique de forces. Il représente
les efforts de contact.
Le vecteur #—g = #—g ( x,
#— t) est une densité massique de forces, homogène à
une accélération. Il représente les efforts à distance.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 21/45
94/143
3. Bilan de la quantité de mouvement
3.2. Modélisation des efforts - Milieu continu
La loi fondamentale de la dynamique s’écrit donc :
∀D ⊆ Ω, ∀ v #—? v.v
Pe( v
#—? ) + P ( v
i
#—? ) = P ( v
a
#—? )
m
Z Z
#— #—· v
T − σn #—? dA + #—
∇· σ + ρ #— #—· v
g − ρa #—? dV = 0
∂D D
m
#— #—
T = σ n, #— = ∇·
#— ρ a σ + ρ #—
g
Les efforts intérieurs peuvent donc être représentés par le tenseur σ, symétrique
#— est linéaire par rapport au
d’ordre 2, tels que l’effort de contact exercé au point x
vecteur normal à ∂D en x. #—
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 23/45
#—
On définit alors le torseur de Φ au point O par :
Z
#—
h i φdV
Φ = ZD
#—
#—
#— φd
x∧ V
D
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 24/45
95/143
3. Bilan de la quantité de mouvement
3.4. Torseur de la quantité d’accélération
La quantité d’accélération de l’élément de matière dM = ρdV est, par définition :
#—( x,
a #— t)dM = ρ( x, #—( x,
#— t) a #— t)dV
Z Z Z #—
#— · D DQ
A= #—dV =
ρa #—
ρv dV = #—dV =
ρv
D D Dt D Dt
Z
#—
Q= #—dV est appelé vecteur quantité de mouvement associée à D.
ρv
D
Le torseur
Zde la quantité de mouvement est défini par :
#—dV
h i ρv
Q = ZD
#—
#— v #—dV h i D h #—i
x∧ρ ⇒ A =
#—
Q
D Dt
Z Z
D #— v #—dV = #— a #—dV
avec x∧ρ x∧ρ
Dt D D
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 26/45
96/143
3. Bilan de la quantité de mouvement
3.6. Loi fondamentale de la dynamique
La loi fondamentale de la dynamique stipule alors que, dans un référentiel
galiléen, à chaque instant et pourhtout i domaine matériel D ⊆ Ω, le torseur
#—
de la quantité d’accélération A , dérivée particulaire du torseur de la
h i
#—
quantité de mouvement Q , est en équilibre avec le torseur des efforts
h i
#—
extérieurs R :
h i D h #—i h i
A = Q = R , soit :
#— #—
Dt
Z Z Z Z
D #—
ρ a dV =
#— ρ v dV =
#— T dA + g dV
ρ #—
D Dt D ∂D D
Z Z Z Z
#— a
x∧ρ #—dV = D x∧ρ #— v #—dV = x∧ #—
#— T dA + #— #—
x∧ρ g + ρm#—dV
D Dt D ∂D D
97/143
3. Bilan de la quantité de mouvement
3.7. Tenseur des contraintes de Cauchy
En chaque point x #— ∈ Ω, et à chaque instant t, la
#— x,
n( #— t)
# —
force élémentaire dF sur l’élément de surface dA de D2
#—
T = σ( x,
#— t) n(
#— x,
#— t)
#— x,
normale sortante n( #— t) (facette) est indépendante D1
Ω
du sous domaine matériel D considéré : D3
# — #— #— #—
dF = T ( x, #— A = σ( x,
t, n)d #— t) n(
#— x,
#— t)dA x
98/143
3. Bilan de la quantité de mouvement
3.9. Formes intégrales et formes locales
1 Quantité de mouvement
Forme intégrale
Z Z Z
D #—dV = #— A +
ρv σ nd g dV
ρ #—
Dt D ∂D D
Forme locale
#—
∇· σ + ρ #— #— = 0
g −a
#—
#—
#— = 0
Soit σ = σ T , pour m
#—
#— = 0
. On retiendra dans la suite m .
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 31/45
Bilan de l’énergie
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 32/45
99/143
4. Premier principe de la thermodynamique
4.1. Postulat de l’énergie interne
On peut attacher a tout système physique fermé une grandeur U dite énergie
interne telle qu’en toute transformation réelle élémentaire du système on ait :
dU + dK = δW + δQ
K : énergie cinétique.
W : travail des efforts extérieurs.
Q : quantité de chaleur reçue pendant la transformation.
Ni δW , ni δQ ne sont des différentielles totales exactes, le symbole δ n’intervient que pour
rappeler qu’il s’agit d’une quantité infiniment petite du même ordre que les vraies différentielles
dU et dK.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 33/45
#— = v · ·
#—, sachant que v
Multiplions les deux membres par la vitesse v #—· a #—· v
#— = k,
avec k = v#—· v
#—/2, et que v #—
#—·∇· #—
σ = ∇· σ v#— − σ ∇ v #— :
··
· #—
ρk = ∇· σ v #— + ρ #—
g ·v#— − σ ∇ v #—
··
Z
En intégrant sur le domaine D et en posant K = ρkdV , il vient :
D
Z Z Z
· DK
K= = σ n· v dA +
#— #— ρ g · v dV −
#— #— σ ∇v #—dV
··
Dt ∂D D ∂D
100/143
4. Premier principe de la thermodynamique
4.2. Énergie cinétique
Z Z
Posons :
Pe = #—dA +
#— v
σ n· ρ #— #—dV
g ·v
∂D D
Z
Pi = − #—dV
σ ∇v
··
∂D
Il vient :
·
K = Pe + Pi
Pt est le taux de chaleur reçue par D (puissance thermique d’origine non mé-
canique), il est composé :
d’une densité surfacique du taux de chaleur reçue par D par conduction. Le
#—
vecteur ψ est le vecteur flux de chaleur.
d’une densité volumique du taux de chaleur reçue par D de la part de sources
extérieures à D.
Une évolution est dite adiabatique si D n’échange pas de chaleur avec l’extérieur :
#— #— #— #— #—
ψ = 0 ou ∇· ψ = 0 et r = 0.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 36/45
101/143
4. Premier principe de la thermodynamique
4.4. Premier principe de la thermodynamique
La variation de l’énergie totale E = U + K associée à un domaine matériel D
est égale, à chaque instant, à la somme de la puissance des efforts extérieurs et
la puissance thermique :
·
E = Pe + Pt
· · · ·
En écrivant que : E = U + K, et que K = Pe + Pi, il vient :
·
U = −Pi + Pt
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 37/45
nétique K, le volume V ou la masse M, elle peut être donc définie à l’aide d’une
Z
densité massique u : U = ρudV .
D
Z
Soit e = u + k, la densité massique de l’énergie totale : E = ρedV
D
·
De l’égalité E = Pe + Pt, on en déduit :
#— #— #— + ρ #—
ρe· = −∇· ψ − σ v #— + r
g ·v
·
En combinant cette équation avec celle de k, on obtient :
#— #—
· = −∇·
ρu ψ + σ ∇v
#— + r
··
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 38/45
102/143
5. Second principe de la thermodynamique
5.1. Postulat de l’entropie
On peut attacher a tout système physique fermé une grandeur S dite entropie
telle qu’en toute transformation réelle élémentaire du système on ait :
dS = δeS + δiS
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 39/45
D
Considérons le cas des fluides simples :
σ = −p1 + ζ, p uniforme ;
Z
transformation infiniment lente : #— ≈ 0
ζ ∇v
··
⇒ δW = −pdV
103/143
5. Second principe de la thermodynamique
5.3. Postulat des transformations réversibles
Il existe une grandeur positive T dite température telle qu’en toute transforma-
tion réversible (δiS = 0) élémentaire du système fermé on ait :
dS = δQ/T
δQ est la quantité de chaleur reçue par le système. À cette quantité on associe la
variation d’une grandeur extensive S via un facteur intégrant (1/T ).
Une transformation est dite réversible si : 1) elle est quasi-statique, 2) le système est en permanence en équilibre avec le milieu extérieur. Dans la pratique, une telle transformation
est impossible à réaliser puisqu’elle exige des durées infinies afin d’assurer des faibles vitesses. Toutes les transformations réelles sont donc, en toute rigueur, irréversibles.
Z #— #— Z
ψ. n r
Pour un domaine matériel D : δeS = − dA + dV dt
∂D T D T
Le second principe s’écrit alors :
Z #— #— Z
· ψ· n r
S≥− dA + dV , ∀D
∂D T D T
#— #— ·
Pour un domaine matériel en évolution adiabatique ψ = 0 et r = 0, S ≥ 0,
l’entropie d’un tel domaine ne peut donc que croître.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 41/45
104/143
Bilan des équations de bilan
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 43/45
#—
U u r + σ ∇v
#— ψ
··
#—
S s (r + $)/T ψ/T
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 44/45
105/143
6. Bilan des équations de bilan
6.2. Équations complémentaires
(5) (14)
Il manque donc 14 - 5 = 9 relations. Des équations complémentaires, permettant
de prendre en compte les propriétés de la matière, doivent être introduites afin
de permettre la fermeture du modèle (autant d’équations que d’inconnues) : les
lois de comportement.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (3) - Lois de bilan Année 2022/2023 45/45
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Exercices
Exercice 1
Z Z
Considérons une grandeur scalaire de la forme x , t)dM =
ϕ( #— φ( #—
x , t)dV où
D D
D est un domaine matériel.
1) En utilisant le théorème de transport de Reynolds et la loi de conservation
de la masse, montrer que :
Z Z
D Dϕ
ϕdM = dM
Dt D D Dt
2) Dans le cas d’une évolution isochore (qui conserve le volume), montrer que :
Z Z
D Dφ
φdV = dV
Dt D D Dt
Z
D
Que peut-on en déduire sur la permutation des symboles et ?
Dt D
Exercice 2
En mécanique des fluides, un volume fixe, dit de “contrôle”, est souvent utilisé
pour établir un bilan intégral d’une grandeur physique. Sa frontière est souvent
Volume de contrôle fixe Ω
décomposée en trois parties :
- une section d’entrée Σe telle que #—
v ·n#— ≤ 0 ;
- une section de sortie Σs telle que #—
v ·n#— ≥ 0 ;
Ω
- une paroi Σ` étanche telle que #— #— = 0.
v ·n
Les indices e et s désignent respectivement
l’entrée et la sortie du fluide.
Soit M(t) la masse de la matière contenue à l’instant t dans le domaine Ω. On
définit le débit massique
Z Q(t) et la vitesse
Z moyenne de débit hV i(t) respective-
ment par : Q(t) = ρ| #— #—|dA, hV i = 1 | #—
v ·n #—|dA, où Σ est une section droite
v ·n
Σ A Σ
quelconque d’aire A.
dM(t)
1) Montrer que = Qe − Qs .
dt
2) Dans le cas d’un fluide incompressible et d’un écoulement stationnaire,
montrer que Ae hVe i = As hVs i.
1/8
107/143
MMC - (3) - Lois de bilan
3/8
109/143
MMC - (3) - Lois de bilan
4/8
110/143
MMC - (3) - Lois de bilan
5/8
111/143
MMC - (3) - Lois de bilan
6/8
112/143
MMC - (3) - Lois de bilan
··
3) En déduire que :
#— = 0#—
η σ − ρm
··
1) Étudier sous quelles conditions cette égalité est vérifiée pour une grandeur Φ
extensive de densité massique ϕ( #— x , t) telle que :
#—
g = −∇ϕ
#—
7/8
113/143
MMC - (3) - Lois de bilan
1) Montrer que le système d’équations formé par les lois de bilan de la masse
et de la quantité de mouvement est fermé (autant d’équations que d’incon-
nues).
#—
g = −∇ϕ( #—
2) Supposons que les efforts à distance dérive d’un potentiel ( #— x )),
montrer que :
#— #— p v2
∂t v + ∇∧ v ∧ v + ∇H = 0, avec H = + + ϕ, v = #—
#— #— #— v · #—
v
ρ 2
3) Supposons en plus que le champ de vitesse dérive lui aussi d’un potentiel
#—
scalaire φ( #— v = ∇φ( #—
x , t), #— x , t), on parle dans ce cas d’un écoulement irro-
tationnel, montrer que :
∂t φ + H = C(t)
où C(t) est une fonction uniquement du temps. Lorsque l’écoulement est
stationnaire, la quantité H est constante : c’est l’équation de Bernoulli.
8/8
114/143
Plan du cours
Plan du chapitre I
1 Rôle du second principe 2
2 Lois de comportement des fluides classiques 3
2.1 Lois d’état, lois complémentaires 3
2.2 Lois d’état, potentiel thermodynamique 5
2.3 Lois complémentaires 6
2.4 Loi de Newton, loi de Fourier 7
2.5 Équivalence des deux principes 8
2.6 Équation de la chaleur 9
3 Lois de comportement des solides 10
3.1 Puissance volumique des efforts intérieurs 11
3.2 Lois d’état, lois complémentaires 12
3.3 Lois d’état, potentiel thermodynamique 14
3.4 Équivalence des deux principes 15
3.5 Équation de la chaleur 16
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (4) - Lois de comportement Année 2022/2023 2/17
115/143
1. Rôle du second principe
Les lois de comportement doivent être telles que le second principe de la thermo-
dynamique soit satisfait :
$≥0
· · #— #—
⇒ $ = −ρf − ρsT + σ D − ( ψ·∇T )/T ≥ 0
··
· #— #— #— #—
$ = −ρ ∂ρf ρ· − ρ s + ∂T f T − p∇· v + ζ D − ψ·∇T /T
··
#— #—
En utilisant la loi de conservation de la masse ρ· + ρ∇· v = 0, il vient :
· #— #—
$ = (p − ρ2∂ρf )ρ/ρ
· − ρ(s + ∂T f )T + ζ D − ψ·∇T /T
··
116/143
2. Lois de comportement des fluides classiques
2.1. Lois d’état, lois complémentaires
#— #—
Prenons le cas d’une transformation infiniment lente (D ≈ 0) avec ∇T = 0 , il
vient :
·
$ = (p − ρ2∂ρf )ρ/ρ · − ρ(s + ∂T f )T
p = ρ2 ∂ f
· · ρ
L’inégalité $ ≥ 0 doit être vérifiée ∀ T et ∀ ρ ⇒ D’où :
s = −∂ f
T
#— #—
$ = ζ D − ψ·∇T /T ≥ 0
··
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (4) - Lois de comportement Année 2022/2023 5/17
Pour les fluides classiques, l’état thermodynamique est défini soit par le couple
(ρ, T ), avec l’énergie libre de Helmholtz f comme potentiel thermodynamique,
soit par le couple (p, T ), avec l’enthalpie libre de Gibbs g = f + p/ρ, comme
potentiel thermodynamique.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (4) - Lois de comportement Année 2022/2023 6/17
117/143
2. Lois de comportement des fluides classiques
2.3. Lois complémentaires
#— #—
$ = ζ D − ψ·∇T /T ≥ 0
··
Les irréversibilités dans le fluide résultent donc de deux processus :
En pratique, on se limite à des relations linéaires qui font appel uniquement aux
effets purs (lien entre la force thermodynamique et le flux qui lui est conjugué).
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (4) - Lois de comportement Année 2022/2023 7/17
µ ≥ 0, µv ≥ 0, Λ ≥ 0
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (4) - Lois de comportement Année 2022/2023 8/17
118/143
2. Lois de comportement des fluides classiques
2.5. Équivalence des deux principes
Équations
de bilan de l’énergie interne et de l’entropie
#— #—
ρu· + ∇· ψ =r+σ D
··
#— #—
ρs· + ∇·( ψ/T ) = (r + $)/T
· · · #— #—
Avec $ = −ρf − ρsT + pρ/ρ + ζ D − ( ψ·∇T )/T ≥ 0
··
Lois d’état
⇓
=0
z }| {
· · · #— #—
$ = −ρf − ρsT + pρ/ρ +ζ D −( ψ·∇T )/T ≥0
··
| {z } | {z }
Dissipation thermique $T >0
Dissipation intrinsèque $i >0
· = pρ/ρ
⇒ les deux équations de bilan sont équivalentes (ρu · ·
+ ρT s).
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (4) - Lois de comportement Année 2022/2023 9/17
β
Équation de la chaleur avec Cp :
· #— #—
ρCpT − ∇· Λ∇T = r + ζ D + αT p·
··
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (4) - Lois de comportement Année 2022/2023 10/17
119/143
3. Lois de comportement des solides
· · #— #—
$ = −ρf − ρsT + σ D − ( ψ·∇T )/T ≥ 0
··
Les variables intervenant dans la description de l’état thermodynamique ne
sont pas évidentes à fixer.
Commençons par chercher comment substituer le terme σ D par un autre qui fait
··
intervenir la dérivée particulaire d’un tenseur.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (4) - Lois de comportement Année 2022/2023 11/17
··
D D
Z Z 0
·
Sachant que ∆ = F T D F , et que σ DdV = σ DJ dV 0, on obtient :
··
··
D D0
A = J F −1σ F −T
··
J
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (4) - Lois de comportement Année 2022/2023 12/17
120/143
3. Lois de comportement des solides
3.2. Lois d’état, lois complémentaires
· · 1 · #— #—
$ = −ρf − ρsT + Π ∆ − ( ψ·∇T )/T ≥ 0
··
J
En utilisant la forme lagrangienne ρJ = ρ0 de la conservation de la masse , il
vient :
· · · #— #—
J $ = −ρ0f − ρ0sT + Π ∆ − ( ψ·∇T )J/T ≥ 0
··
Hypothèse sur l’état thermodynamique : f = f (∆, T )
L’inégalité J $ ≥ 0 doit être vérifiée pour toute évolution possible, en particulier
#— #—
pour ∇T = 0 , il vient :
· ·
J $ = (Π − ρ0∂∆f ) ∆ − ρ0(s + ∂T f )T ≥ 0
··
Π = ρ0 ∂ f
· · ∆
L’inégalité J $ ≥ 0 doit être vérifiée ∀ ∆ et ∀ T ⇒
s = −∂T f
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (4) - Lois de comportement Année 2022/2023 13/17
| {z } | {z }
Dissipation intrinsèque $i =0 Dissipation thermique $T >0
121/143
3. Lois de comportement des solides
3.3. Lois d’état, potentiel thermodynamique
Pour les matériaux solides, toutes les lois de comportement ne supposent pas l’exis-
tence d’un potentiel thermodynamique. Celles qui utilisent un potentiel thermo-
dynamique sont appelées lois hyperélastiques.
Les limitations pratiques font que la détermination expérimentale ne donne accès
qu’à quelques dérivées partielles du potentiel thermodynamique. En partant des
lois d’état : Π = ρ0∂∆f et s = −∂T f , on obtient les lois de la thermoélasti-
cité :
Π=H· · ·
(∆ − α T )
∼
·
s=H α ∆/ρ · ·
0 + C∆T /T
··
∼
H : tenseur d’ordre 4 d’élasticité de Hooke. Ce tenseur s’appelle aussi ten-
∼
seur des rigidités. Son inverse H −1 s’appelle tenseur des souplesses.
∼
α : tenseur de dilatation thermique volumique.
C∆ : capacité thermique massique à déformations constantes.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (4) - Lois de comportement Année 2022/2023 15/17
#— #—
ρs· + ∇·( ψ/T ) = (r + $)/T
· · · #— #—
Avec $ = − ρ0f − ρ0sT + Π ∆ /J − ( ψ·∇T )/T ≥ 0
··
Lois d’état
f = u − T s = f (∆, T ), Π = ρ0∂∆f, s = −∂T f
⇓
· · · #— #— #— #—
$ = − ρ0f −ρ0sT +Π ∆ /J −( ψ·∇T )/T= −( ψ·∇T )/T ≥ 0
··
| {z }| {z }
Dissipation intrinsèque $i =0 Dissipation thermique $T >0
·
· =Π ∆ ·
⇒ les deux équations de bilan sont équivalentes (ρ0u + ρ0T s).
··
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (4) - Lois de comportement Année 2022/2023 16/17
122/143
3. Lois de comportement des solides
3.5. Équation de la chaleur
En utilisant l’équation de l’entropie et la loi de Fourier, il vient :
#— #—
ρT s· − ∇· Λ∇T = r
· ρ · · ρ ·
Sachant que : ρT s· = ρC∆T + T H α ∆ = ρCΠT + T α Π avec
··
··
ρ0 ∼ ρ0
CΠ = T ∂T s(Π, T ) = C∆ + T α H α/ρ0
··
∼
CΠ : capacité thermique massique à contraintes constantes.
··
∼
Équation de la chaleur avec CΠ :
· #— #— ·
ρCΠT − ∇· Λ∇T = r − ρT α Π/ρ0
··
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (4) - Lois de comportement Année 2022/2023 17/17
123/143
EMINES - School of Industrial Management - Année 2022/2023
Exercices
s· = H
·
∆/ρ
·
0 + C∆ T /T
α
··
∼
où les granduers H
∼ , α et C∆ sont à exprimer en fonction des dérivées par-
tielles de f .
2) Étudier les symétries du tenseur H
∼.
1/1
124/143
Plan du cours
Plan du chapitre I
1 Constatations théoriques, empiriques 2
2 Hypothèse des petites perturbations 3
2.1 Hypothèse des petites transformations 4
2.2 Conditions de compatibilité 5
3 Conséquences de l’hypothèse des petites transformations 6
4 Lois thermoélastiques linéaires 8
5 Lois thermoélastiques linéaires et isotropes 9
5.1 Coefficients thermoélastiques 9
5.2 Dimensions et ordres de grandeur 12
6 Formulation du problème mécanique 13
6.1 Problème à résoudre 13
6.2 Conditions aux limites 14
6.3 Méthode de résolution 15
7 Formulation du problème thermique 16
7.1 Équation de la chaleur 16
7.2 Problème à résoudre 17
7.3 Conditions aux limites 18
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (5) - Thermoélasticité linéarisée Année 2022/2023 2/19
125/143
1. Constatations théoriques, empiriques
Première constatation : dans les équations de bilan, les opérateurs différentiels
(gradient, divergence...) sont par rapport à la configuration actuelle qui est elle
même une inconnue. ⇒ La résolution des problèmes d’évolution des structures
nécessite donc, par nature, une approche incrémentale.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (5) - Thermoélasticité linéarisée Année 2022/2023 3/19
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (5) - Thermoélasticité linéarisée Année 2022/2023 4/19
126/143
2. Hypothèse des petites perturbations
2.1. Hypothèse des petites transformations
#— = 1 #— T + 1 ∇ u
#— + (∇ u) #— − (∇ u) #— T
∇0 u∇0 u 0 0 0
|2 {z } |2 {z }
ε ω
Petites transformations ⇒ petites déformations + petites rotations.
#—
∇0 u
1 ⇒
ε
1,
ω
1
Remarques :
On peut avoir l’hypothèse des petites déformations
ε
1 sans exclure les
grandes rotations (l’exemple des corps élancés).
En général, pour les structures tridimensionnelles, si les déformations sont petites
les rotations le sont aussi.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (5) - Thermoélasticité linéarisée Année 2022/2023 5/19
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (5) - Thermoélasticité linéarisée Année 2022/2023 6/19
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3. Conséquences de l’hypothèse des petites transformations
Conséquence sur F Conséquence sur ∆
En écrivant que F = 1 + ε + ω,
#— = 1 + ε + ω ' 1
F = 1 + ∇0 u et en ne gardant que les termes
d’ordre 1 en ε et ω, il vient :
#— #— #—
F u, F v , F w 1
J = det(F ) = #— #— #— ∆= FTF − 1 ' ε
u, v , w 2
En écrivant que F = 1 + ε + ω, en ·
L = F F −1
développant l’expression du déterminant et
·
en ne gardant que les termes du premier ' F 1 −ε−ω
ordre, on obtient :
·
#— #— ' F = ε· + ω
·
J ' 1 + trε + trω = 1 + trε = 1 + ∇0· u
ρ0 D = LS = ε·
Comme J = , nous avons : ⇒
ρ
W = LA = ω·
ρ ' ρ0 1 − trε ' ρ0
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (5) - Thermoélasticité linéarisée Année 2022/2023 7/19
#— #—
ρs· + ∇·( ψ/T ) = (r + $)/T
· · #— #—
Avec $ = −ρf − ρsT + σ ε· − ( ψ·∇T )/T ≥ 0
··
⇓
Lois d’état
··
∼
Avec Cσ = Cε + T α H α/ρ
··
∼
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (5) - Thermoélasticité linéarisée Année 2022/2023 8/19
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4. Lois thermoélastiques linéaires
Pour H , α et Cσ constants, l’intégration entre la configuration de référence et la
∼
configuration actuelle donne :
σ=σ 0 +H ε − (T − T 0 )α
∼ !
T 1 Cσ 1
s =s 0 +C ln + α σ − σ 0 ' s 0 + T + α σ
··
··
σ
T0 ρ T0 ρ
··
∼
⇒ µ > 0, κ > 0
1 1
H H −1 = I = J + K ⇒ H −1 = J+ K
∼∼ ∼ ∼ ∼ ∼ 2µ∼ 3κ ∼
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5. Lois thermoélastiques linéaires et isotropes
H = 2µJ + 3κK
∼ ∼ ∼
En remplaçant J par I − K et en posant 3λ = 3κ − 2µ, il vient :
∼ ∼ ∼
H = 2µI + 3λK
∼ ∼ ∼
µ, λ : coefficients de Lamé
1 1 1 λ
H =
−1
J+ K= I −3 K
∼ 2µ∼ 3κ ∼ 2µ ∼ 3κ ∼
1 ζ λ ν ζ ν
En posant = , = ⇒ H −1 = I − 3 K
2µ E 3κ ζ ∼ E∼ E∼
Pour un état de contrainte uni-axial de la forme σ = σ n⊗
#— n,
#— on a :
#— = H −1σ n⊗
#— n
ε n⊗ #— = ζ − ν σ := σ ⇒ ζ = 1 + ν
#— n
··
··
∼ E E
1+ν ν
H −1 = I −3 K
∼ E ∼ E∼
E, ν : module d’Young et coefficient de Poisson.
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (5) - Thermoélasticité linéarisée Année 2022/2023 11/19
1+ν ν
ε= σ − σ 0 − tr σ − σ 0 1 + α(T − T0)1
E E
E 1
µ > 0 et κ = > 0 ⇒ E > 0, −1 < ν <
3(1 − 2ν) 2
Nous avons les relations suivantes :
νE E 3λ + 2µ
λ= , µ= , κ=
(1 + ν)(1 − 2ν) 2(1 + ν) 3
3λ + 2µ λ
E=µ , ν=
λ+µ 2(λ + µ)
3λ + 2µ λ + 2µ
1+ν = , 1−ν = , ...
2(λ + µ) 2(λ + µ)
130/143
5. Lois thermoélastiques linéaires et isotropes
5.2. Dimensions et ordres de grandeur
ρ s’exprime en kg·m−3.
E, λ, µ et κ s’expriment en Pa (MPa, GPa).
ν est sans dimension.
α s’exprime en K−1.
Cε et Cσ s’expriment J·kg−1K−1.
Λ s’exprime en W·m−1·K−1 (Λ = Λ1).
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6. Formulation du problème mécanique
6.2. Conditions aux limites
Les sollicitations imposées au corps Ω étudié sont volumiques sur Ω
g ) et surfaciques sur la frontière ∂Ω.
(le champ #—
Ahmed ROUABHI (MINES ParisTech) MMC- (5) - Thermoélasticité linéarisée Année 2022/2023 15/19
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7. Formulation du problème thermique
7.1.
Équation de la chaleur
ρCεT· − ∇·
#— #—
Λ∇T = r−T H α ε·
··
∼ avec Cσ = Cε + T α H α/ρ
··
∼
ρCσ T· − ∇· Λ∇T = r−T α σ·
#— #—
··
Considérons un matériau isotrope α = α1 et H = 2µJ +3κK , avec :
∼ ∼ ∼
#— #—
évolution adiabatique ( ψ = 0 , r = 0) ;
état de contrainte hydrostatique σ = −p1.
ρ = 7800 kg·m−3
· 3α κ = 150 GPa
ρCσ T /T = 3αp· ⇒ ∆T /T0 ' ∆p
ρCσ α = 14·10−6K −1
Cσ = Cε + 9T κα2/ρ Cε = 500 J·kg−1·K−1
∆p = 1 MPa.
(Cσ − Cε)/Cε ≈ 0.00006 T , ∆T /T0 ≈ 10−11
Avec l’hypothèse des petites perturbations (HPP), le problème thermique à résoudre consiste à
trouver le champ T ( x,
#— t), définis sur la configuration initiale, qui vérifient :
#— #—
ρC p ∂t T = − ∇· ψ + r ∀x
#— ∈ Ω, ∀t ≥ t
0 équation de la chaleur
ψ#—
= −Λ∇T
#— #— ∈ Ω, ∀t ≥ t
∀x loi de comportement
0
T ( x,
#— t) = T ( x)
0
#— #— ∈ Ω, ∀t = t
∀x 0 condition initiale
+ conditions aux limites sur la frontière ∂Ω
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7. Formulation du problème thermique
7.3. Conditions aux limites
Les sollicitations imposées au corps Ω étudié sont volumiques sur Ω
(le champ r) et surfaciques sur la frontière ∂Ω.
∂Ω = ∂ΩT ∪ ∂Ωψ , ∂ΩT ∩ ∂Ωψ = ∅
Conditions aux limites en température : ∀ x#— ∈ ∂ Ω, ∀t ≥ t
T 0
T ( x, t) = T ( x, t)
#— #—
D
#— ∈ ∂ Ω, ∀t ≥ t
Conditions aux limites en flux : ∀ x ψ 0
#— #— #— = ψ ( x,
#— x) #— t)
− ψ( x, t)· n( D
#— #—
− ψ( x, #— = H T − T ( x,
#— x)
t)· n( #— t) loi de Newton
c f
#— #—
− ψ( x, #— x)
t)· n( #— t) T −T ( x,
#— = H T ( x, #— t) loi de Stefan
r ∞
3 2
#— #—
Hr (T ) = hr T∞ + T∞ T + T∞T 2 + T 3 ⇒ − ψ· n 4
= hr (T∞ − T 4)
#— #—
− ψ( x, #— = ψ ( x,
#— x)
t)· n( #— t) + H( x,
#— t) T ( x, #— t)
#— t) − T ( x,
D Ext
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EMINES - School of Industrial Management - Année 2022/2023
Exercices
1) Montrer que dans le cas d’un équilibre statique isotherme d’un corps solide
Ω homogène, isotrope, de masse volumique constante et initialement dans
un état non contraint, le système d’équations du problème thermoélastique
linéaire est sous la forme :
#—
∇· σ + ρ g = 0
#— #—
x ∈ Ω σ = 2µ + λ(tr)1
∀ #—
1 #—
= + (∇ )
#— T
∇ u u
2
2/6
136/143
MMC - (5) - Thermoélasticité linéarisée
On néglige les forces volumiques à distance et d’inertie, et on part d’un état ini-
tial non contraint.
1) Étudier les conditions de symétrie du problème (structure, géométrie, char-
gement, matériau) et justifier le choix des coordonnées sphériques. En dé-
duire que le déplacement est de la forme #— u = u(r) #—
e r dans un système de
coordonnées sphériques (r, θ, ϕ) dont l’origine est le centre de l’enveloppe.
2) Définir les conditions de chargement en tout point de la frontière.
3) Déterminer le gradient de #—u et en déduire les expressions des champs de
déformation et de contrainte σ . Voir l’annexe pour le calcul des opérateurs
différentiels en coordonnées sphériques.
4) Montrer que la fonction u(r) vérifie l’équation différentielle suivante :
2 2
u00 + u0 − 2 u = 0
r r
5) Résoudre l’équation différentielle et déterminer l’expression du champ de
contrainte sous la forme :
! !
2C2 #— #— C2 #— #— #— #—
σ = C1 − e r ⊗ e r + C1 + 3 e θ ⊗ e θ + e ϕ ⊗ e ϕ
r3 r
Déterminer les deux constantes C1 et C2 .
6) Coque mince. On désigne par e l’épaisseur de l’enveloppe et par R = (a+b)/2
son rayon moyen. En supposant que e/R 1, analyser les composantes de
σ et trouver la contrainte prépondérante.
7) Cavité sphérique dans un milieu infini. Étudier le cas d’une cavité sphérique
de rayon a soumise à une pression interne pa .
8) Sphère pleine. Étudier le cas d’une sphère pleine de rayon b soumise à une
pression externe pb .
4/6
138/143
MMC - (5) - Thermoélasticité linéarisée
5/6
139/143
MMC - (5) - Thermoélasticité linéarisée
6/6
140/143
Annexe - Opérateurs différentiels en coordonnées usuels
#—
Coordonnées cartésiennes, base B = #—e x , #—
e y , #—
ez
x = x #—
#— e + y #—
e + z #—
ex y z
U ( #—
x ) = U (x, y, z)
#— ∂U #— ∂U #— ∂U #—
∇U = ex + ey + ez
∂x ∂y ∂z
∂ 2U ∂ 2U ∂ 2U
∆U = + +
∂x2 ∂y 2 ∂z 2
#—
U ( #—
x ) = Ux (x, y, z) #—
e x + Uy (x, y, z) #—
e y + Uz (x, y, z) #—
ez
∂Ux ∂Ux ∂Ux
∂x ∂y ∂z
#—
∂Uy ∂Uy ∂Uy
∇U #— =
B ∂x ∂y ∂z
∂Uz ∂Uz ∂Uz
∂x ∂y ∂z B #—
U ( #—
x ) = Uij (x, y, z) #— e j , i, j = x, y, z
e i ⊗ #—
#— ∂Uxx ∂Uxy ∂Uxz #—
∇· U = + + ex+
∂x ∂y ∂z
∂U ∂U ∂U
+ + e +
yx yy yz #—
y
∂x ∂y ∂z
∂U ∂U ∂U
+ +
zx zy zz #—
e
z
∂x ∂y ∂z
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#—
Ccoordonnées cylindriques, base B = #—
e r , #—
e θ , #—
ez
x = #—
#— x (r, θ, z) = r #—
e r (θ) + z #—
ez
d #—
er
e r (θ) = cos θ #—
#— e x + sin θ #— eθ =
e y , #—
dθ
U ( #—
x ) = U (r, θ, z)
#— ∂U #— 1 ∂U #— ∂U #—
∇U = er + eθ + ez
∂r r ∂θ ∂z
1 ∂ ∂U 1 ∂ 2U ∂ 2U
!
∆U = r + +
r ∂r ∂r r2 ∂θ2 ∂z 2
#—
U ( #—
x ) = Ur (r, θ, z) #—
e r + Uθ (r, θ, z) #—
e θ + Uz (r, θ, z) #—
ez
∂Ur 1 ∂Ur Uθ ∂Ur
∂r
−
r ∂θ r ∂z
1 ∂Uθ Ur ∂Uθ
∂U
=
#—
+
θ
∇U #—
B ∂r
r ∂θ r ∂z
∂U
z 1 ∂Uz ∂Uz
#—
∂r r ∂θ ∂z B
#— #— 1 ∂ 1 ∂Uθ ∂Uz
∇·U = rUr + +
r ∂r r ∂θ ∂z
! !
#— #— 2 ∂U U 2 ∂U U
∆U = ∆Ur − 2 θ − 2r #— e θ + ∆Uz #—
e r + ∆Uθ + 2 r − 2θ #— ez
r ∂θ r r ∂θ r
U ( #—
x ) = Uij (r, θ, z) #— e j , i, j = r, θ, z
e i ⊗ #—
#— ∂Urr 1 ∂Urθ ∂Urz Urr − Uθθ #—
∇· U = + + + er +
∂r r ∂θ ∂z r
∂U 1 ∂U ∂U U rθ + Uθr #—
+ + + e +
θr θθ θz
θ
∂r r ∂θ ∂z r
∂U 1 ∂U ∂U U
+ + +
zr zθ zz zr #—
e
z
∂r r ∂θ ∂z r
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Annexe - Opérateurs différentiels en coordonnées usuels
#—
Coordonnées sphériques, base B = #—
e r , #—
e θ , #—
eϕ
x = #—
#— x (r, θ, ϕ) = r #—
e r (θ, ϕ)
∂ #—
e r #— 1 ∂ #—
er
e r (θ, ϕ) = sin θ cos ϕ #—
#— e y + cos θ #—
e x + sin ϕ #— eθ =
e z , #— , eϕ =
∂θ sin θ ∂ϕ
U ( #—
x ) = U (r, θ, ϕ)
#— ∂U #— 1 ∂U #— 1 ∂U #—
∇U = er + eθ + eϕ
∂r r ∂θ r sin θ ∂ϕ
∂ 2 U 2 ∂U 1 ∂ 2 U cotan θ ∂U 1 ∂ 2U
∆U = + + 2 2 + +
∂r2 r ∂r r ∂θ r2 ∂θ r2 sin2 θ ∂ϕ2
#—
U ( #—
x ) = Ur (r, θ, ϕ) #—
e r + Uθ (r, θ, ϕ) #—
e θ + Uϕ (r, θ, ϕ) #—
eϕ
∂Ur 1 ∂Ur Uθ 1 ∂Ur Uϕ
− −
∂r
r ∂θ r r sin θ ∂ϕ r
1 ∂Uθ Ur 1 ∂Uθ Uϕ cotan θ
#—
∂Uθ
∇U #— = + −
r sin θ ∂ϕ
B
∂r r ∂θ r r
1 ∂Uϕ 1 ∂Uϕ Ur Uθ cotan θ
∂Uϕ
+ +
∂r r ∂θ r sin θ ∂ϕ r r #—
B
#— #— ∂Ur 1 ∂Uθ 1 ∂Uϕ 2Ur + Uθ cotan θ
∇·U = + + +
∂r r ∂θ r sin θ ∂ϕ r
#— #— 2 2 ∂ Uθ sin θ ∂Uϕ
∆U = ∆Ur
−
Ur − 2 + er +
#—
r 2 r sin θ ∂θ ∂ϕ
2 ∂Ur 2 Uθ ∂U
∆Uθ + eθ +
ϕ #—
− + cos θ
r2 ∂θ r2 sin θ 2
2
∂ϕ
2 ∂Ur 2 ∂U U e
∆Uϕ + 2 + 2 2 cos θ θ − ϕ #—
r sin θ ∂ϕ r sin θ
ϕ
∂ϕ 2
U ( #—
x ) = Uij (r, θ, ϕ) #— e j , i, j = r, θ, ϕ
e i ⊗ #—
#— ∂Urr 1 ∂Urθ 1 ∂Urϕ 2Urr − Uθθ − Uϕϕ + Urθ cotan θ #—
∇· U = + + + er +
∂r r ∂θ r sin θ ∂ϕ r
∂U 1 ∂U 1 ∂U (U θθ − Uϕϕ ) cotan θ + 2Uθr + Urθ #—
+ + + e +
θr θθ θϕ
r sin θ ∂ϕ
θ
∂r r ∂θ r
∂U 1 ∂U 1 ∂U 2U + U + (U + U ) cotan θ
+ + +
ϕr ϕθ ϕϕ ϕr rϕ ϕθ θϕ
#—
eϕ
∂r r ∂θ r sin θ ∂ϕ r
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