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Exercices corrigés - Formes linéaires, hyperplans,
dualité
Formes linéaires
Exercice 1 - Quelques remarques sur les formes linéaires [Signaler une erreur]
[Ajouter à ma feuille d'exos]
Enoncé
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie.
1. Soient f, g ∈ E ∗ non-nulles. Démontrer qu'il existe u ∈ E tel que f(u) ≠ 0 et
g(u) ≠ 0.
2. On suppose qu'il existe p formes linéaires f1 , … , fp ∈ E ∗ telles que :
∀x ∈ E, (f1 (x) = ⋯ = fp (x) = 0) ⟹ x = 0.
Démontrer que dim(E) ≤ p.
Indication
1.
2. Sidim(E) > p, quelle est la dimension minimale de
ker(f1 ) ∩ ker(f2 ) ∩ ⋯ ∩ ker(fp )?
Corrigé
1. Si f et g sont proportionnelles, alors il suffit de choisir u tel que f(u) ≠ 0.
Sinon, alors on n'a ni ker(f) ⊂ ker(g) ni ker(g) ⊂ ker(f). On peut donc choisir
x ∈ ker(f)∖ ker(g) et y ∈ ker(g)∖ ker(f). Posons alors u = x + y. Alors on a
f(u) = f(x + y) = f(y) ≠ 0
g(u) = g(x + y) = g(x) ≠ 0.
2. L'hypothèse nous dit que ker(f1 ) ∩ ker(f2 ) ∩ ⋯ ∩ ker(fp ) = {0}. Si E était
de dimension n > p, alors l'intersection de ces p hyperplans serait de dimension au
moins égale à n − p > 0, ce qui n'est pas le cas ici. Donc n ≤ p.
Exercice 2 - Une forme linéaire [Signaler une erreur] [Ajouter à ma feuille d'exos]
Enoncé
Déterminer la forme linéaire f définie sur R3 telle que
f(1, 1, 1) = 0, f(2, 0, 1) = 1 et f(1, 2, 3) = 4.
Donner une base du noyau de f .
Indication
f est donné par f(x, y, z) = αx + βy + γz. Les trois vecteurs permettent d'obtenir un
système d'équations pour calculer α, β et γ .
Corrigé
f est donné par f(x, y, z) = αx + βy + γz. En calculant les valeurs de f(1, 1, 1) = 0,
etc... on obtient le système suivant :
⎧
⎪ α+β+γ = 0
⎨ 2α + γ = 1
⎩
⎪
α + 2β + 3γ = 4
On résoud ce système et on trouve α = −1, β = −2 et γ = 3. Ainsi, on a
f(x, y, z) = −x − 2y + 3z. On en déduit
⎧
⎪ x = −2y + 3z
f(x, y, z) = 0 ⟺ ⎨ y = y
⎩
⎪
z = z
ker( ) (−2, 1, 0) (3, 0, 1)
:
⎩
⎪
Une base de ker(f) est donc donnée par la famille des deux vecteurs (−2, 1, 0) et (3, 0, 1)
.
Exercice 3 - Une base en dimension 2 [Signaler une erreur] [Ajouter à ma feuille d'exos]
Enoncé
Soient f1 , f2 les deux éléments de L(R2 , R) définis par
f1 (x, y) = x + y et f2 (x, y) = x − y.
1. Montrer que (f1 , f2 ) forme une base de (R2 )∗ .
2. Exprimer les formes linéaires suivantes dans la base (f1 , f2 ) :
g(x, y) = x, h(x, y) = 2x − 6y.
Indication
1. Il suffit de montrer que c'est une famille libre. Tester une relation λf1 + µf2 = 0
pour des (x, y) particuliers.
2. Ecrire h = λf1 + µf2 , et identifier les coefficients devant x et y pour trouver
les valeurs de λ et µ.
Corrigé
2
1. Puisque (R )∗ est de dimension 2, il suffit de montrer que la famille (f1 , f2 ) est
libre. Supposons qu'on a une relation
λf1 + µf2 = 0.
On la teste pour des valeurs de (x, y) particulières : pour (x, y) = (1, 0), puis
(x, y) = (0, 1), on trouve successivement :
λf1 (1, 0) + µf2 (1, 0) = 0 λ+µ = 0
{ ⟺ {
λf1 (0, 1) + µf2 (0, 1) = 0 λ−µ = 0
On prouve facilement que ceci implique λ = µ = 0, et donc que la famille (f1 , f2 )
2 ∗
est libre, a fortiori une base de (R ) .
1 1
2. Il est facile de voir que (f1 + f2 )(x, y) = 2x, et donc g = 2 f1 + 2 f2 . Pour h,
2
c'est un petit plus difficile. Il faut trouver λ et µ tels que, pour tous (x, y) de R , on
a
2x − 6y = λ(x + y) + µ(x − y) = (λ + µ)x + (λ − µ)y.
Par identification, on doit résoudre le système
λ+µ = 2 λ = −2
{ ⟺ {
λ−µ = −6 µ = 4.
= −2 +4
:
Autrement dit, on a h = −2f1 + 4f2 .
Exercice 4 - Formes linéaires proportionnelles [Signaler une erreur] [Ajouter à ma
feuille d'exos]
Enoncé
Soit E = Kn [X], soit a ∈ K et soit φ ∈ E ∗ telle que, pour tout P ∈ Kn−1 [X], on a
φ((X − a)P ) = 0. Démontrer qu'il existe λ ∈ K tel que, pour tout P ∈ E, φ(P ) = λP (a).
Indication
A quelle condition deux formes linéaires sont proportionnelles?
Corrigé
La forme linéaire identiquement nulle vérifie les hypothèses et la conclusion. On suppose
∗
désormais φ ≠ 0. Notons ϕ ∈ E défini par ϕ(P ) = P (a). Il s'agit de prouver que les
formes linéaires φ et ϕ sont proportionnelles, c'est-à-dire que leurs noyaux sont égaux. Pour
cela, on pose F = {(X − a)P ; P ∈ Kn−1 [X]}. Par hypothèse, F ⊂ ker φ. De plus, si
ϕ(Q) = 0, alors (X − a)|Q et donc Q ∈ F . Ainsi, on a ker ϕ ⊂ F . On a donc
ker ϕ ⊂ F ⊂ ker φ.
Puisque les deux sous-espaces situés aux extrémités de cette chaine d'inclusion ont la même
dimension, tous ces sous-espaces sont égaux. En particulier, ker ϕ = ker φ et les deux
formes linéaires sont proportionnelles.
Un autre raisonnement, plus élémentaire, consiste à remarquer que pour tout P de E ,
P (X) − P (a) se factorise en (X − a)Q(X) avec Q ∈ Kn−1 [X]. Ainsi, par hypothèse sur
ϕ on a ϕ(P ) = ϕ(1)P (a).
Exercice 5 - Formes linéaires sur un espace de polynômes [Signaler une erreur]
[Ajouter à ma feuille d'exos]
Enoncé
Soit E = Rn [X], et x0 , … , xn des nombres réels distincts. On pose, pour tout P ∈ E ,
1 P (t )
ϕ(P ) = ∫−1 1+cos2 (t)
dt. Montrer qu'il existe λ0 , … , λn ∈ R tels que, pour tout P ∈ E,
ϕ(P ) = λ0 P (x0 ) + ⋯ + λn P (xn ).
Indication
En posant ϕi (P ) = P (xi ), prouver que (ϕ0 , … , ϕn ) est une base de E ∗ .
Corrigé
On pose ϕi (P ) = P (xi ). Puisque ϕ et les ϕi sont des formes linéaires sur E , on demande
de prouver que ϕ est dans l'espace vectoriel engendré par ϕ0 , … , ϕn . Il suffit de prouver
que (ϕ0 , … , ϕn ) est une famille génératrice de E ∗ . Puisque
dim(E ∗ ) = dim(E) = n + 1 et que la famille comporte (n + 1) éléments, cela revient
à démontrer que (ϕ0 , … , ϕn ) est une famille libre de E ∗ . Mais si λ0 ϕ0 + ⋯ + λp ϕp = 0
, alors on évalue le membre de gauche pour le polynôme
∏
:
Pj (X) = ∏(X − xk ).
k≠j
Clairement, on a ϕi (Pj ) = 0 si i ≠ j, et ϕj (Pj ) = ∏k≠j (xj − xk ) ≠ 0 sinon. Donc,
(λ0 ϕ0 + ⋯ + λp ϕp )(Pj ) = λj ∏(xj − xk ) = 0,
k≠j
ce qui entraîne λj = 0. La famille est donc libre, ce qui achève la preuve.
Exercice 6 - Séparation [Signaler une erreur] [Ajouter à ma feuille d'exos]
Enoncé
Soit E un espace vectoriel et x, y ∈ E . Démontrer que x = y si et seulement si, pour tout
ϕ ∈ E ∗ , ϕ(x) = ϕ(y).
Indication
Séparer les cas (x, y) libre et (x, y) liée. Dans chaque cas, définir une forme linéaire sur
vect(x, y) puis la prolonger à E. Si E est de dimension finie, on peut aussi considérer une
base de E et sa base duale.
Corrigé
L'implication directe est évidente. Prouvons ensuite l'implication réciproque. On suppose
∗
donc que pour tout ϕ ∈ E , on a ϕ(x) = ϕ(y) et on doit prouver que x = y. Procédons
∗
par contraposée, et prouvons que si x ≠ y, alors on peut construire ϕ ∈ E avec
ϕ(x) ≠ ϕ(y). Supposons d'abord que la famille (x, y) est libre. Soit F un supplémentaire
de vect(x, y). Alors on définit une forme linéaire sur E en la définissant sur vect(x, y) par
ϕ(ax + by) = a et sur F par ϕ(z) = 0 pour tout z ∈ F . Alors, ϕ(x) = 1 et ϕ(y) = 0 et
donc ϕ(x) ≠ ϕ(y). Si maintenant (x, y) est liée, on peut supposer x ≠ 0 et y = λx,
λ ≠ 1. Soit alors F un supplémentaire de vect(x). Alors on peut définir ϕ sur E par
ϕ(x) = 1 et ϕ(z) = 0 si z ∈ F . On a alors ϕ(x) = 1 et ϕ(y) = λ et donc ϕ(x) ≠ ϕ(y).
Une autre possibilité, dans le cas où E est de dimension finie, est de considérer le vecteur
non-nul e1 = x − y. On le complète en une base B = (e1 , e2 , … , en ) de E et on
∗
considère la base duale associée (e∗1 , … , en ). Alors e∗1 (x − y) = 1 ≠ 0.
Exercice 7 - Formes linéaires multiplicatives sur les matrices [Signaler une
erreur] [Ajouter à ma feuille d'exos]
Enoncé
Soit ϕ une forme linéaire sur Mn (R) vérifiant ϕ(AB) = ϕ(BA) pour toutes matrices
A, B ∈ Mn (R). Montrer qu'il existe λ ∈ R tel que ϕ(M) = λTr(M).
Indication
Appliquer à A = Ei,j et B = Ek,l .
Corrigé
Soit i, j, k, l dans {1, … , n}. On pose A = Ei,j et B = Ek,l , de sorte que
= et = .
:
AB = δj,k Ei,l et BA = δl,i Ek,j .
On a donc
δj,k ϕ(Ei,l ) = δl,i ϕ(Ek,j ).
pour j = k et i ≠ l, on a ϕ(Ei,l ) = 0;
pour j = k et i = l, on a ϕ(Ei,i ) = ϕ(Ek,k ).
Si on pose λ = ϕ(E1,1 ), on a donc ϕ(M) = λTr(M).
Exercice 8 - Dualité dans R3 [X] [Signaler une erreur] [Ajouter à ma feuille d'exos]
Enoncé
Pour t ∈ R, on considère la forme linéaire ft sur E = R3 [X] définie par ft (P ) = P (t).
1. Démontrer que, si a, b, c, d sont des réels distincts, alors (fa , fb , fc , fd ) est une
famille libre.
b
2. On considère a, b des réels distincts, et on pose ϕ(P ) = ∫a P (x)dx, qui est une
forme linéaire sur E. Démontrer que
(b − a)
ϕ= (fa + 4f a+b + fb ) .
6 2
3. Soit c un réel différent de a, b et (a + b)/2. Déduire des questions précédentes
que la famille fa , fb , fc , ϕ est libre.
Indication
1. Partir d'une égalité λfa + µfb + γfc + θfd = 0, et évaluer cette égalité en des
polynômes bien choisis.
2. Vérifier que la formule est vraie pour tous les éléments d'une base de E .
3. Procéder par l'absurde.
Corrigé
1. Soit λ, µ, γ, θ des réels tels que λfa + µfb + γfc + θfd = 0. On doit prouver
que λ = µ = γ = θ = 0. Pour cela, évaluons l'égalité en des polynômes bien choisis.
Pour P (X) = (X − a)(X − b)(X − c) ∈ E , on a
λfa (P ) + µfb (P ) + γfc (P ) + θfd (P ) = θ(d − a)(d − b)(d − c) = 0.
On en déduit, puisque a, b, c, d sont deux à deux distincts, que θ = 0. On prouverait
de même, en prenant P (X) = (X − b)(X − c)(X − d), etc..., que
λ = γ = µ = 0. La famille est bien libre.
2. Il suffit de vérifier que, pour tout polynôme P de E ,
( − )
:
b (b − a) a+b
∫ P (x)dx = (P (a) + 4P ( ) + P (b)) .
a 6 2
Par linéarité, il suffit de tester cette égalité sur une base de E , par exemple sur la
base (1, X, X 2 , X 3 ). C'est un calcul très facile. Par exemple, on a
b
b4 a4
∫ 3
x dx = −
a 4 4
tandis que
3
(a3 + 4 + b3 ) =
b−a (a + b) b−a
(3a3 + 3a2 b + 3ab2 + 3b3 )
6 8 12
b4 a4
= − .
4 4
3. Supposons que la famille (fa , fb , fc , ϕ) est liée. Alors
fc s'écrit comme combinaison linéaire de fa , fb , ϕ.
ϕ s'écrit comme combinaison linéaire de fa , fb , f(a+b)/2 (question 2).
Donc, fc s'écrit comme combinaison linéaire de fa , fb , f(a+b)/2 , ce qui est une
contradiction avec le résultat de la question 1.
Remarquons que le premier point ci-dessus suppose que la famille (fa , fb , ϕ) est
libre. Si elle était liée, on obtiendrait avec un raisonnement similaire que
(fa , fb , f(a+b)/2 ) est liée, une contradiction.
Bases duales
Exercice 9 - Base duale des polynômes de Lagrange [Signaler une erreur] [Ajouter à ma
feuille d'exos]
Enoncé
Soit n ≥ 1, a0 , … , an des nombres réels deux à deux distincts. Pour tout i = 0, … , n, on
pose
X − aj
Li (X) = ∏ .
ai − aj
j≠i
1. Démontrer que (L0 , … , Ln ) est une base de Rn [X].
2. Déterminer sa base duale.
Indication
1. Utiliser Li (aj ) = δi,j .
2. Utiliser Li (aj ) = δi,j ...
:
Corrigé
1. La famille comportant (n + 1) éléments, et l'espace étant de dimension (n + 1),
il suffit de démontrer qu'elle est libre. Soit λ0 , … , λn des réels tels que
λ0 L0 + ⋯ + λn Ln = 0. Appliquons cette égalité en ai , pour i = 0, … , n. On
trouve
(λ0 L0 + ⋯ + λn Ln )(ai ) = λi = 0
puisque Lj (ai ) = δi,j . La famille est bien libre.
2. On utilise à nouveau que Lj (ai ) = δi,j . Ceci incite à poser, pour i = 0, … , n,
ϕi (P ) = P (ai ). Alors, pour tous i, j = 1, … , n, ϕi (Lj ) = δi,j , ce qui prouve que
(P0 , … , Pn ) est la base duale de (L0 , … , Ln ).
Exercice 10 - Coordonnées [Signaler une erreur] [Ajouter à ma feuille d'exos]
Enoncé
Soit E = Rn [X] muni de la base B = {1, X, … , X n }. Pour tout i de {0, … , n}, on définit
une forme linéaire fi sur E par
1 si i = j
∀j ∈ {0, … , n}, fi (X j ) = {
0 si i ≠ j.
1. Démontrer que (f0 , … , fn ) est une base de E ∗ .
2. On considère les deux éléments ϕ et ψ de E ∗ définis par, pour tout P ∈ E,
ϕ(P ) = P (1) et ψ(P ) = P ′ (0). Déterminer les coordonnées de chacune des formes ϕ
et ψ dans la base (f0 , … , fn ).
Indication
1. Base duale!
2. Calculer, en fonction des ai , ϕ(∑j aj X k ).
Corrigé
1. Il y a plusieurs façons de répondre. La plus simple est de remarquer que, par
définition, (f0 , … , fn ) est la base duale de B.
2. Les fi étant les formes linéaires coordonnées dans la base B, on va exprimer ϕ et
ψ en fonction des coordonnées du polynôme dans la base B. Considérons donc
P = ∑nj=0 aj X j . On a
n n
ϕ(P ) = P (1) = ∑ aj = ∑ fj (P ).
j=0 j=0
De même,
′
( )= (0) = = ( ).
:
ψ(P ) = P ′ (0) = a1 = f1 (P ).
Ainsi, ϕ = ∑nj=0 fj et ψ = f1 .
Exercice 11 - Base duale [Signaler une erreur] [Ajouter à ma feuille d'exos]
Enoncé
Soit E un R-espace vectoriel de dimension 3, (e1 , e2 , e3 ) une base de E. Soient f1∗ , f2∗ et f3∗
les formes linéaires sur E définies par
f1∗ = 2e∗1 + e∗2 + e∗3 , f2∗ = −e∗1 + 2e∗3 , f3∗ = e∗1 + 3e∗2 .
Montrer que (f1∗ , f2∗ , f3∗ ) est une base de E ∗ et déterminer la base (f1 , f2 , f3 ) de E dont elle
est la base duale.
Indication
Pour démontrer que c'est une base, on n'est pas obligé de savoir que l'on travaille dans le
dual. Il suffit d'écrire la matrice de (f1∗ , f2∗ , f3∗ ) dans la base (e∗1 , e∗2 , e∗3 ) et de prouver
qu'elle est inversible.
Corrigé
SoitM la matrice dont les vecteurs colonnes sont les coordonnées de (f1∗ , f2∗ , f3∗ ) dans la
base (e∗1 , e∗2 , e∗3 ). Il suffit de prouver que le rang de la matrice M est égal à 3. Par des
opérations élémentaires sur les lignes et les colonnes, on trouve que
⎛ 2 −1 1 ⎞
rg(M) = rg ⎜ 1 0 3 ⎟
⎝1 2 0⎠
⎛ 2 −1 −1/2 ⎞
= rg ⎜ 1 2 0 ⎟
⎝1 0 3 ⎠
⎛ 2 −1 1 ⎞
= rg ⎜ 1 2 0 ⎟ = 3.
⎝1 0 0⎠
(f1∗ , f2∗ , f3∗ ) est donc une base de E ∗ . Soit (f1 , f2 , f3 ) la base dont elle est duale. Écrivons
f1 = ae1 + be2 + ce3 . Alors, on a le système :
⎧
⎪
f1∗ (f1 ) = 2a + b + c = 1
⎨ f2 (f1 ) = −a + 0b + 2c = 0
∗
⎪
⎩ f ∗ (f1 ) = a + 3b + 0c = 0.
3
Autrement dit, si on note C la matrice
⎛ 2 1 1⎞
:
⎛ 2 1 1⎞
C = ⎜ −1 0 2 ⎟ ,
⎝ 1 3 0⎠
⎛1⎞
alors f1 = C ⎜ 0 ⎟ . On obtient bien sûr la même chose pour f2 , f3 , et on trouve
−1
⎝0⎠
finalement que les coordonnées des fi , exprimées dans la base e1 , e2 , e3 , sont les vecteurs
colonnes de la matrice
1 ⎛
6 −3 −2 ⎞
−1
= ⎜ −2 1 5 ⎟.
13 ⎝
5 −1 ⎠
C
3
Exercice 12 - Bases duales et polynômes [Signaler une erreur] [Ajouter à ma feuille
d'exos]
Enoncé
Soit E = R3 [X]. On considère la famille F = {f0 , f1 , f2 , f3 } d'éléments de E ∗ définis, pour
j = 0, … , 3, par
∀P ∈ E, fj (P ) = P (j).
1. Montrer que la famille F est une base de E ∗ .
2. Déterminer la base B de E dont F est la base duale.
Indication
1. Il suffit de tester l'indépendance en évaluant une relation de liaison pour des
polynômes bien choisis.
2. Ecrire les conditions que doivent satisfaire chaque vecteur de B.
Corrigé
1. On a une famille de 4 éléments dans un espace de dimension 4, il suffit de
démontrer que la famille est libre. Soient a0 , a1 , a2 et a3 des réels tels que
a0 f0 + a1 f1 + a2 f2 + a3 f3 = 0.
On va évaluer cette relation en des polynômes bien choisis. Prenons par exemple P0
de sorte que f1 (P0 ) = f2 (P0 ) = f3 (P0 ) = 0 soit P0 (1) = P0 (2) = P0 (3) = [Link]
peut donc choisir par exemple
P0 (X) = (X − 1)(X − 2)(X − 3).
Mais alors
( )+ ( )+ ( )+ ( ) = −6 = 0.
:
a0 f0 (P0 ) + a1 f1 (P0 ) + a2 f2 (P0 ) + a3 f3 (P0 ) = −6a0 = 0.
On a donc a0 = 0. En utilisant ensuite P1 (X) = X(X − 2)(X − 3),
P2 (X) = X(X − 1)(X − 3) et P3 (X) = X(X − 1)(X − 2), on trouve que l'on
a aussi a1 = a2 = a3 = 0.
2. On cherche (Q0 , Q1 , Q2 , Q3 ) avec fi (Qj ) = δi,j . Mais en réalité, on a déjà
presque déterminé ces polynômes à la question précédente : en effet, on a par
exemple f1 (P0 ) = f2 (P0 ) = f3 (P0 ) = 0; la seule chose qui ne convient pas est que
l'on a f0 (P0 ) = −6. Mais il suffit de renormaliser P0 en posant
1
Q0 (X) = − (X − 1)(X − 2)(X − 3).
6
Les autres polynômes que l'on obtient sont :
1
Q1 (X) = X(X − 2)(X − 3)
2
1
Q2 (X) = − X(X − 1)(X − 3)
2
1
Q3 (X) = X(X − 1)(X − 2).
6
Exercice 13 - Transformations et base duale [Signaler une erreur] [Ajouter à ma feuille
d'exos]
Enoncé
Soit E un espace vectoriel de dimension finie n et soit B = (e1 , … , en ) une base de E. On
note B ′ = (f1 , … , fn ) une base déduite de B par une transformation élémentaire (échange
de deux vecteurs, multiplication d'un vecteur par un scalaire non-nul, ajout à un vecteur
d'un multiple d'un autre vecteur). Exprimer la base duale (f1∗ , … , fn∗ ) en fonction de la base
duale (e∗1 , … , e∗n ).
Indication
Corrigé
On distingue les 3 cas :
Si on échange e1 et e2 par exemple, ie si f1 = e2 et f2 = e1 , alors il est facile de
vérifier que la base duale sera (f1∗ , … , fn∗ ) = (e∗2 , e∗1 , e∗3 , … , e∗n ), simplement en
vérifiant bien que fi∗ (fj ) = δi,j .
Si on multiplie e1 par une constante λ ≠ 0, c'est-à-dire si f1 = λe1 , alors pour que
1
f1∗ (f1 ) = 1, il est naturel de poser f1∗ = λ e∗1 , puis de laisser les autres vecteurs
inchangés : fk∗ = e∗k pour k ≥ 2. On vérifie là aussi qu'on obtient bien la base duale.
Si f1 = e1 + λe2 , il est d'abord clair que fk∗ = e∗k pour k ≥ 3. On remarque ensuite
que e∗1 (f1 ) = 1 et e∗1 (fk ) = 0 pour k ≥ 2, et donc f1∗ = e∗1 . Ensuite, on cherche f2∗
sous la forme ae∗1 + be∗2 . La condition f2∗ (f2 ) = 1 donne b = 1. La condition
∗( ∗ ∗ ∗
)=0 + =0 =− =− +
:
f2∗ (f1 ) = 0 donne a + bλ = 0, soit a = −λ. On a donc f2∗ = −λe∗1 + e∗2 .
Hyperplans
Exercice 14 - Intersection de deux hyperplans [Signaler une erreur] [Ajouter à ma feuille
d'exos]
Enoncé
Soit E un espace vectoriel de dimension finie n et soit H1 , H2 deux hyperplans distincts de
E. Quelle est la dimension de H1 ∩ H2 ?
Indication
Appliquer la formule de Grassmann.
Corrigé
On remarque que H1 + H2 est un sous-espace vectoriel de E qui contient strictement H1 .
Ainsi, dim(H1 + H2 ) > n − 1. Puisque dim(H1 + H2 ) ≤ n, on a dim(H1 + H2 ) = n.
Par la formule de Grassmann,
dim(H1 ∩ H2 ) = dim(H1 ) + dim(H2 ) − dim(H1 + H2 ) = 2(n − 1) − n = n − 2.
Exercice 15 - Intersection d'hyperplans et forme linéaire engendrée
[Signaler une erreur] [Ajouter à ma feuille d'exos]
Enoncé
Soit E un espace vectoriel de dimension finie.
1. Soit (f1 , … , fp ) des formes linéaires indépendantes sur E, et f une forme linéaire
sur E. Démontrer que
p
⋂ ker(fi ) ⊂ ker(f) ⟺ f ∈ vect(f1 , … , fp ).
i =1
2. Le résultat subsiste-t-il si les formes linéaires ne sont plus supposées
indépendantes?
Indication
1. Pour le sens direct, compléter (f1 , … , fp ) en une base du duale, écrire f dans
cette base, et montrer que les coordonnées en dehors de f1 , … , fp sont nulles en
utilisant la base antéduale.
2. Oui! Par exemple, si f1 est combinaison linéaire des autres, alors
ker(f1 ) ⊃ ⋂pi=2 ker(fi ).
Corrigé
:
1. Le sens réciproque est facile : si f = a1 f1 + ⋯ + ap fp , et si x ∈ ⋂pi=1 ker(fi )
, alors fi (x) = 0 pour tout i = 1, … , p et donc f(x) = 0 également. Ainsi,
x ∈ ker(f).
p
Réciproquement, supposons ⋂i=1 ker(fi ) ⊂ ker(f), complétons (f1 , … , fp ) en
une base (f1 , … , fn ) du dual de E . Alors, f s'écrit f = a1 f1 + ⋯ + an fn . Soit
(e1 , … , en ) la base antéduale de (f1 , … , fn ). Pour k ∈ {p + 1, … , n}, on a
fj (ek ) = 0 si j ≠ k. En particulier, puisque k > p, on a aussi f(ek ) = 0. Mais, dans
l'écriture f = a1 f1 + ⋯ + an fn , l'évaluation en ek donne f(ek ) = ak = 0. Ainsi,
on a prouvé que ak = 0 pour k = p + 1, … , n et donc
f = a1 f1 + ⋯ + ap fp ∈ vect(f1 , … , fp ).
2. Oui! Extrayons de (f1 , … , fp ) une famille libre maximale. Sans perte de
généralité, on suppose qu'il s'agit de la famille (f1 , … , fq ). Mais alors, d'après la
question précédente, pour j = q + 1, … , p, puisque fj ∈ vect(f1 , … , fq ), on a
⋂qi=1 ker(fi ) ⊂ ker(fj ). Ceci prouve en particulier que
q p
⋂ ker(fj ) = ⋂ ker(fi ) ⊂ ker(f).
j=1 i=1
On peut alors appliquer le résultat de la question précédente à la famille libre
(f1 , … , fq ).
Exercice 16 - Intersection d'hyperplans [Signaler une erreur] [Ajouter à ma feuille
d'exos]
Enoncé
Soit E un espace vectoriel de dimension q et (fi )1≤i≤p une famille de p formes linéaires. On
rappelle que f ∈ vect(f1 , … , fp ) si et seulement si
p
⋂ ker(fi ) ⊂ ker(f).
i =1
p
1. On note F = ⋂i=1 ker(fi ). Montrer que F est de dimension supérieure ou égale à
q − p, avec égalité si et seulement si les formes linéaires sont indépendantes.
2. En déduire la dimension de F , l'espace vectoriel des matrices carrées de taille n
dont la somme de chaque ligne est nulle.
3. En appliquant le résultat de la première question à F et aux formes linéaires
n
gj (M) = ∑i=1 mi,j , pour j = 1, … , n − 1, en déduire la dimension de l'espace
vectoriel des matrices carrées de taille n dont la somme de chaque ligne et la somme
de chaque colonne est nulle. Pourquoi ne considère-t-on pas (gj ) pour j = 1, … , n?
Indication
1. Raisonner par récurrence sur p.
K
:
2. Appliquer à E = Mn (K) et fi (M) = ∑nj=1 mi,j .
3. L'indication est dans l'énoncé!
Corrigé
1. On raisonne par récurrence sur p. Si p = 1, le résultat est connu : le noyau d'une
forme linéaire non-nulle est un hyperplan de E . Supposons le résultat prouvé au rang
p et prouvons-le au rang p + 1. On note
p+1 p
F = ⋂ ker(fi ), E = ⋂ ker(fi )
′
i=1 i=1
et gp+1 la restriction de fp+1 à E ′ .
Par hypothèse de récurrence, on sait que dim(E ′ ) ≥ q − p. D'autre part,
1
F= ⋂p+
i=1
ker(fi ) = ker(gp+1 ). Or, la dimension de ker(gp+1 ) est égale à celle de
E moins 1 si gp+1 est non-nulle, égale à celle de E ′ si gp+1 est nulle. Dans tous les
′
cas, dim(F ) ≥ q − p − 1 = q − (p + 1).
Supposons que les formes linéaires sont indépendantes. L'hypothèse de récurrence
nous dit que dim(E ′ ) = q − p. De plus, puisque les formes linéaires sont
indépendantes, on n'a pas d'après le rappel
p
⋂ ker(fi ) ⊂ ker(fp+1 ).
i=1
Ceci signifie que gp+1 n'est pas nulle, et donc que
dim(ker(gp+1 )) = dim(E ′ ) − 1 = q − p − 1.
Enfin, si on sait que dim(F ) = q − (p + 1), notre argument montre que
dim(E ′ ) = q − p et donc que les formes linéaires f1 , … , fp sont indépendantes. Si
fp+1 était combinaison linéaire de (f1 , … , fp ), alors gp+1 serait nulle et on aurait
dim(F ) = q − p ce qui n'est pas le cas. Donc fp+1 n'est pas combinaison linéaire de
(f1 , … , fp ) et la famille (f1 , … , fp+1 ) est libre.
2. On applique le résultat de la question précédente à E = Mn (K) et aux formes
linéaires fi (M) = ∑n j=1
mi,j , où M = (mi,j ). Ces formes linéaires sont
indépendantes. En effet, si
λ1 f1 + ⋯ + λn fn = 0,
on applique cette égalité à la matrice élémentaire Ei,1 , dont tous les coefficients
sont nuls sauf celui de la i-ème ligne et 1-ère colonne, égal à 1. On a fi (Ei,1 ) = 1 et
fk (Ei,1 ) = 0 si k ≠ i. Ainsi, on obtient λi = 0 et la famille est libre. D'où
dim(F ) = n2 − n.
3. On démontre d'abord que les formes linéaires (gj )j=1,…,n−1 forment une famille
libre. En effet, considérons une relation de liaison
µ g +⋯+µ g = 0.
:
µ1 g1 + ⋯ + µn−1 gn−1 = 0.
On l'applique à des matrices particulières, mais il faut prendre garde désormais à ce
qu'elles doivent appartenir à F . Considérons ici M = E1,j − E1,n . Alors M ∈ F et
gj (M) = 1 et gk (M) = 0 pour k ≠ j. On obtient donc λj = 0, et la famille
(g1 , … , gn−1 ) est libre. D'après le résultat de la première question :
n n−1
dim(⋂ ker(fi ) ∩ ⋂ ker(gj )) = n2 − n − (n − 1) = (n − 1)2 .
i=1 j=1
Reste à montrer que l'espace vectoriel considére est bien celui des matrices dont la
somme de chaque colonne et la somme de chaque ligne sont nulles. Le point
important est de vérifier que si
f1 (M) = ⋯ = fn (M) = g1 (M) = ⋯ = gn−1 (M) = 0, alors gn (M) = 0. Mais
il est facile de vérifier que
f1 + ⋯ + fn − g1 − ⋯ − gn−1 = gn
ce qui prouve le résultat d'après le rappel.
On ne pouvait pas appliquer le résultat de la première question directement à la
famille (gj )j=1,…,n car la famille (f1 , … , fn , g1 , … , gn ) est liée.
Exercice 17 - Hyperplans de Mn (K) [Signaler une erreur] [Ajouter à ma feuille d'exos]
Enoncé
1. Soit φ une forme linéaire sur Mn (K). Montrer qu'il existe une matrice
A ∈ Mn (K) tel que, pour tout M de Mn (K), φ(M) = Tr(AM).
2. En déduire que tout hyperplan de Mn (K) contient une matrice inversible.
Indication
1. Poser Ti,j (M) = Tr(Ei,j M), où Ei,j est la matrice élémentaire avec 1 en (i, j)
et 0 ailleurs. Montrer que la famille des (Ti,j )1≤i≤n,1≤j≤n est une base de Mn (K)∗ .
2. Utiliser que la matrice A donnée par la question précédente est équivalente à une
matrice de rang r simple, et résoudre le problème pour cette matrice simple.
Corrigé
1. Posons Ti,j (M) = Tr(Ei,j M), où Ei,j est la matrice élémentaire avec 1 en
(i, j) et 0 ailleurs. On va prouver que la famille des (Ti,j )1≤i≤n,1≤j≤n est une base de
Mn (K)∗ . Puisque la famille comprend n2 éléments, qui est aussi la dimension de
Mn (K)∗ , il suffit de prouver qu'il s'agit d'une famille libre. Mais si on a une
combinaison linéaire ∑i,j λi,j Ti,j = 0, on évalue en Ej0 ,i0 . Mais :
1 si = et =
:
1 si i = i0 et j = j0
Ti,j (Ej0 ,i0 ) = Tr(δj,j0 Ei,i0 ) = {
0 sinon.
= 0, et donc la famille est libre.
On obtient donc λj0 ,i0
Considérons maintenant φ ∈ Mn (K)∗ . φ s'écrit ∑i,j λi,j Ti,j . En particulier, pour
tout M ∈ Mn (K):
φ(M) = ∑ λi,j Ti,j (M) = Tr((∑ λi,j Ei,j )M) = Tr(AM)
i,j i,j
où A = ∑i,j λi,j Ei,j .
2. Soit H un hyperplan de Mn (K). Il existe une matrice A non-nulle telle que
H = ker TA , où TA est défini par TA (M) = Tr(AM). Soit r le rang de A. Alors A
est équivalente à Jr , ie A = P Jr Q où
⎛1 0 … ⎞
⎜ ⎟
⎜0 ⋱ 0 … ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜
Jr = ⎜ ⎟.
⎟
1
⎜ ⎟
⎜ 0 ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎜ ⋱ ⎟
⎝ 0⎠
On pose
⎛ ⎞
0 … 0 1
⎜
⎜1 ⋱ 0⎟⎟
N =⎜
⎜ ⎟
⎟ .
⎜
⎜ ⎟
⋱ ⋱ 0⎟
⎝ 1 0⎠
N est inversible, et on a
Tr(Jr N) = 0.
Pour M = Q−1 NP −1 , on a
TA (M) = Tr(P Jr QQ−1 NP −1 )
= Tr(Jr NP −1 P )
= Tr(Jr N)
= 0.
D'où M est inversible, et M ∈ H .
:
Exercice 18 - Espace quotient et hyperplan [Signaler une erreur] [Ajouter à ma feuille
d'exos]
Enoncé
Soit E un espace vectoriel et H un sous-espace de E. Démontrer que si dim(E/H) = 1,
alors H est un hyperplan de E.
Indication
Prendre u ∈ E tel que vect(ū) = E/H , et prouver que E = H ⊕ vect(u).
Corrigé
Notons x̄ la classe de x ∈ E dans E/H . Puisque dim(E/H) = 1, on sait qu'il existe
u ∈ E tel que E/H = vect(ū). Prouvons alors que E = H ⊕ vect(u). Considérons tout
d'abord x ∈ H ∩ vect(u). Alors x s'écrit x = λu. De plus, x̄ = 0 puisque x ∈ H . Comme
x̄ = λū et que ū ≠ 0, on a λ = 0 et donc x = 0. D'autre part, soit y ∈ E. Alors il existe
¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
λ ∈ K tel que ȳ = λū. Ceci implique que y − λu = 0, et donc que y − λu ∈ H . Notons
x = y − λu ∈ H . L'écriture y = x + λu prouve que y ∈ H + vect(u).
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