Normes de Construction des Chemins
Normes de Construction des Chemins
MUNICIPALITÉ DE VAL-MORIN
MRC DES LAURENTIDES
ATTENDU QU'un avis de motion a été donné à l'assemblée du 8 mars 2022, que le projet
de règlement a été adopté à cette même séance et que des copies du projet de règlement
ont été mises à la disposition du public;
EN CONSÉQUENCE,
Et résolu
Article 1 : NORMALISATION
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Article 2 : TERMINOLOGIE
Accès véhiculaire :
Voie d’accès privée qui permet d’accéder aux bâtiments, entre autres, à l’intérieur des
projets intégrés, à partir de la voie publique. Une voie d’accès véhiculaire doit avoir une
largeur minimale de 6 mètres se terminer par un cercle de virage d’un diamètre minimum
de 15 mètres et être carrossable en tout temps afin de permettre la circulation des
véhicules d’urgence.
Accotement :
Partie de la plate-forme du chemin située entre la chaussée et le talus du fossé, ayant
comme fonction l’appui de la structure et du revêtement de la chaussée.
Berge :
Partie du bord, plus ou moins escarpé, d’une eau courante ou stagnante, et pouvant être
ou étant submergée sans que les eaux débordent.
BNQ :
Bureau de normalisation du Québec.
CCDG :
Cahier des charges et devis généraux du ministère des Transports.
Cercle de virage :
Aire de virage où les véhicules circulent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre
afin de permettre à un véhicule de revenir circuler en sens inverse sur l’autre voie.
Chaussée :
Surface de roulement des véhicules, excluant les accotements.
Chemin :
Voie de circulation en milieu rural ou urbain.
Chemin privé :
Voie de circulation de juridiction privée, construite à l’intérieur d’une emprise minimale
de 15 mètres, qui n’a pas été cédée à la Municipalité, qui permet l’accès aux propriétés
qui en dépendent. L’ensemble des conditions et normes du présent règlement
s’appliquent aux chemins privés.
Chemin public :
Voie de circulation qui appartient à la Municipalité ou à l’autorité provinciale (MTQ).
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Cours d’eau :
Rivière ou ruisseau qui coule durant toute l’année ou de façon intermittente, à l’exception
des fossés de drainage creusés artificiellement dans le sol et servant à l’écoulement des
eaux de ruissellement.
Cul-de-sac :
Route sans issue.
Emprise :
Espace qui est propriété publique entre les lignes de lot ou de terrain qui délimitent les
propriétés privées. Relativement aux rues, l’emprise désigne la largeur hors tout de la rue,
y incluant les fossés, trottoirs et autres infrastructures municipales.
Fondation :
Couche de matériaux prédéterminés incluant la fondation inférieure et la fondation
supérieure, d’une épaisseur établie, destinée à recevoir les charges transmises par la
circulation des véhicules motorisés et de leur chargement.
Ingénieur :
Ingénieur à l’emploi d’une firme d’ingénieur-conseil dont les services sont retenus par un
promoteur ou la Municipalité pour la préparation des plans et devis. L’ingénieur est
toujours mandaté par la Municipalité pour le volet de surveillance des travaux.
Laboratoire :
Laboratoire de sol accrédité et mandaté par la Municipalité ou le promoteur.
Lac :
Toute étendue d’eau alimentée par un bassin versant, par un ou plusieurs cours d’eau ou
sources.
MELCC :
Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les Changements Climatiques.
MTQ :
Ministère des Transports du Québec.
Ponceau :
Conduit dont l’installation permet l’écoulement de l’eau dans ou vers un réseau de
drainage des eaux pluviales et/ou de surface (incluant fossé, cours d’eau…).
Rond-point :
Aire de virage où les véhicules circulent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre
afin de permettre à un véhicule de revenir circuler en sens inverse sur l’autre voie.
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Services publics :
Réseaux d’utilités publiques tels que : électricité, gaz, téléphone, fibre optique, aqueduc,
égout sanitaire, égout pluvial ainsi que les équipements et accessoires s’y rattachant.
Sous-fondation :
Couche d’emprunt granulaire dont la granulométrie est prédéterminée, mise en place sur
l’infrastructure ou sur le sol support et sous la fondation inférieure.
Sans restreindre les pouvoirs dévolus au fonctionnaire désigné par la loi régissant la
Municipalité, les pouvoirs du fonctionnaire désigné sont les suivants :
b) Analyse les demandes de permis de construction de rue qui lui sont adressées et
vérifie la conformité des documents et plans qui lui sont transmis;
c) Peut exiger que tout document ou plan remis dans le cadre d’une demande de
permis de construction de rue soit analysé par un professionnel compétent choisi
par la Municipalité, notamment pour s’assurer de la conformité des documents et
plans, et ce, aux frais du propriétaire ou requérant;
d) S’assure que les tarifs exigés pour la délivrance du permis de construction de rue
ont été payés;
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f) Peut inspecter et visiter tout bâtiment, construction, équipement, ouvrage ou
travaux;
j) Peut exiger que les essais et tests prévus au présent règlement soient réalisés par
un professionnel compétent, et ce, aux frais du propriétaire ou du requérant;
Le fonctionnaire désigné peut visiter et examiner, entre 7h00 et 19h00, toute propriété
immobilière ou mobilière, ainsi que l’intérieur et l’extérieur des constructions, bâtiments
ou ouvrages quelconques, pour constater si le règlement dont l’application lui a été
confiée y est exécuté et obliger les propriétaires, locataires ou occupants à le recevoir et
à répondre à toutes questions qui leur sont posées relativement à l’application du présent
règlement.
Le fonctionnaire désigné est autorisé à se faire accompagner par toute personne durant
la visite susceptible à l’aider à évaluer l’état des lieux ou à constater un fait ou une
situation.
Avant le début des travaux, l’entrepreneur doit mandater une firme spécialisée, reconnue
par la Municipalité, afin qu’elle procède à l’enregistrement du site et des environs de
l’étendue des travaux projetés.
L’enregistrement devra notamment inclure, et ce sans s’y restreindre, l’état des lieux au
préalable : bâtiments, structures, arbres, arbustes, haies, cours d’eau, aménagements,
murets, fondations, clôtures, accès, servitudes et toutes infrastructures passibles d’être
endommagées en raison de la réalisation du projet.
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Aucun travail d’excavation ou de dynamitage ne sera autorisé avant que l’enregistrement
soit remis à la Municipalité et à l’ingénieur.
3.6 Permis
Avant le début des travaux, le promoteur devra avoir obtenu tous les permis et/ou
certificats d’autorisation requis de la part d’autres instances gouvernementales, il devra
également fournir au fonctionnaire désigné les documents suivants en deux (2)
exemplaires, lesdits documents doivent être signés et scellés par un ingénieur qualifié,
membre de l’ordre des Ingénieurs du Québec :
• Les élévations du terrain naturel ainsi que les élévations projetées du profil
longitudinal et transversal avec les % des pentes du chemin;
• Plan de gestion des eaux pluviales (incluant le calcul des débits avant et après
développement, dimensionnement des ponceaux et des ouvrages de contrôle de
débit et de sédiments), le tout selon les guides de gestion des eaux pluviales du
MELCC;
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• L’emplacement et les détails des services d’utilités publiques devant se retrouver
sur ou sous l’emprise du chemin, ainsi que les servitudes requises, s’il y a lieu;
Les travaux devront être réalisés par étape. Chaque étape sera suivie d'une inspection et
devra recevoir l'approbation du fonctionnaire municipal désigné, de l’ingénieur ou de son
représentant autorisé avant de procéder aux étapes suivantes :
Tout permis est nul et non avenu si les travaux n’ont pas débuté dans les six (6) mois
suivant la date d’émission.
La construction d’une rue doit être complétée dans les deux années suivant la date
d’émission du permis.
Pour la construction d’un pont (ne faisant pas partie d’un permis de construction de rue),
le délai de construction est à être établi par le directeur des travaux publics. Un CA
environnemental doit être déposé.
Passé les délais décrits précédemment, la Municipalité peut entamer toute procédure
légale appropriée, conformément aux dispositions du présent règlement.
Un permis de construction doit être placé bien en vue, pendant la durée entière des
travaux, sur l’emplacement où ils sont exécutés.
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• La demande est accompagnée de tous les plans et documents exigés par le présent
règlement;
Sauf disposition spéciale, lorsque l’objet d’une demande est conforme aux dispositions de
la présente réglementation, le permis demandé doit être délivré à l’intérieur de 30 jours
civils de la date de réception de la demande par le service de l’urbanisme.
Si une demande est incomplète, la date de réception des renseignements additionnels est
considérée comme la date de réception de la demande.
Un permis de construction pourra être émis sur un terrain adjacent à un chemin public ou
privé conditionnellement, entre autres, à la réalisation complète de la fondation
supérieure du chemin et de tous les travaux de drainage et de stabilisation s’y rattachant.
L’acceptation provisoire des travaux suite à une visite des lieux en présence de l’ingénieur,
du promoteur ou de son représentant et du fonctionnaire désigné doit avoir été
effectuée.
Le promoteur doit faire parvenir à la Municipalité, avant le début des travaux, un avis écrit
indiquant son intention de commencer lesdits travaux. La Municipalité convoque une
réunion de démarrage du chantier dans les 7 jours de la réception de cet avis.
Lors de cette réunion, la Municipalité émettra une autorisation de débuter les travaux
dans la mesure où tous les permis et autorisations auront été obtenus et que toutes les
exigences contenues à l’intérieur du protocole d’entente relatif à la réalisation de travaux
municipaux, convenu et signé par le promoteur et la Municipalité, auront été rencontrées.
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3.13 Inspection des travaux
Trois copies papier et une copie informatisée (PDF) de tous les plans «tel que construit»
devront être remis à la Municipalité au plus tard 60 jours après la fin des travaux et être
corrigés suivant l’acceptation finale, s’il y a lieu. Ces plans devront incorporer tous les
changements survenus lors de la construction. Une liste écrite des changements et la
localisation par triangulation de tous les accessoires (vannes principales, vannes de
services, entrées de service d’égout, regards, puisards…) devront accompagner les plans
«tel que construit».
À l’expiration de la période de garantie de 1 an, l’ingénieur fera une inspection des travaux
en présence de l’entrepreneur, du promoteur et d’un représentant de la Municipalité.
L’entrepreneur sera avisé de faire les réparations jugées nécessaires et dénotées par
l’ingénieur et le représentant de la Municipalité. Une fois toutes les déficiences corrigées,
l’ingénieur émettra un certificat de conformité. Dès lors, le promoteur pourra libérer et
payer la retenue contractuelle de 5% à l’entrepreneur.
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• La loi sur la qualité de l’Environnement, les directives 001, 004 et toutes autres
applicables du Ministère de l’Environnement et Lutte contre les changements
climatiques. (MELCC);
Avant de débuter les travaux de construction, le promoteur doit faire poser des repères
métalliques permanents (bornes) par un arpenteur-géomètre de chaque côté du chemin
à une distance maximale de 150 mètres d’intervalle, de même qu’à chaque début et fin
de courbe, aux points de tangente et lorsque la ligne d’emprise est brisée. Toute borne
d’arpentage arrachée devra être réinstallée par un arpenteur-géomètre, aux frais de
l’entrepreneur. Ces exigences s’appliquent aussi lors de la rétrocession par le ou les
propriétaires d’un chemin à la Municipalité.
Le tracé des voies collectrices, distributrices et rues locales doit éviter les tourbières, les
terrains marécageux, les terrains instables et tout terrain impropre au drainage ou exposé
aux inondations, aux éboulis et aux affaissements. Leur tracé doit respecter les boisés et
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rangées d'arbres. Une distance minimale de 60 mètres doit être conservée entre l'emprise
d'une rue et la ligne naturelle de tout cours d'eau ou lac; s'il y a des services d'aqueduc et
d'égout sanitaire, cette distance peut être portée à 45 mètres.
Cette distance peut être inférieure lorsqu’il s’agit d’un raccordement d’une rue existante
ou que la construction d’une rue, à la distance requise, ne peut être effectuée en raison
de conditions de sol ou d’une topographie particulière. Cette distance ne peut être
inférieure à celle prescrite pour la zone de protection des rives, sauf lorsqu'il s'agit d'une
voie publique pour permettre la traversée d'un cours d'eau ou d'une voie d'accès à des
ouvrages autorisés en bordure d'un cours d'eau ou d'un lac.
Dans le cas d'un terrain situé entre un lac ou un cours d'eau et une rue bénéficiant d'une
exception prévue au paragraphe précédent, la profondeur moyenne dudit terrain peut
être réduite à la distance mesurée entre une telle rue et un lac ou un cours d'eau.
Les voies de circulation et les espaces verts proposés dans un projet de lotissement
doivent être identifiés par des bornes sur le site avant l'émission du permis de
lotissement. Cette identification doit être effectuée sans aucun déboisement et est
sujette à l'approbation du responsable du service de l’urbanisme. Les chemins doivent
être construits à l’intérieur d’une emprise dont le cadastre a une largeur minimale de 15
mètres.
Les intersections et les pentes de chemins doivent respecter les exigences décrites au
règlement de lotissement en vigueur.
4.3.3 Dévers
Chaque couche de l’infrastructure du chemin doit être nivelée et compactée afin d’obtenir
une pente transversale minimale de 3% du centre vers les fossés, sauf dans les courbes
prononcées où un dévers différent pourra être proposé conformément aux dispositions
des normes de conception canadienne géométrique des routes.
Tous les chemins futurs devront être conçus afin que leur rayon de courbe soit
respectivement d’un minimum de 50 mètres si la vitesse affichée souhaitée est de 30
km/h, et de 85 mètres si la vitesse affichée est de 50 km/h.
4.3.5 Cul-de-sac
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de-sac doivent respecter les spécifications de la réglementation d’urbanisme de la
Municipalité. L’aménagement des cercles de virage ou des ronds-points doit être réalisé
sur une surface dont la pente n’excède pas 5% dans toutes les directions.
4.4 Terrassement
a) Le couvert de sol végétal ainsi que les souches, racines, roches (diamètre de 150 cm
et plus) et autres matières du genre doivent être enlevées sur toute la largeur de la
base de l’infrastructure du chemin;
c) Les fossés sont construits suivant un profil régulier favorisant l'écoulement de l'eau
en tout temps. Ils sont libres de cailloux, branches et autres objets qui peuvent
entraver l'écoulement des eaux. Les fossés doivent pouvoir se déverser vers des
fossés ou cours d'eau inférieurs;
f) Tout terrain contigu à un chemin doit être plus élevé que le chemin. Tout
propriétaire doit s’assurer que l’eau de surface provenant de son stationnement
s’égoutte dans le fossé. En aucun cas l’eau provenant des terrains ne peut
s’égoutter sur la rue.
Tout excédent de matériaux devra être transporté, placé et étendu convenablement aux
endroits convenus avec l’ingénieur et le propriétaire. Advenant que le propriétaire ne
souhaite pas conserver les surplus d’excavation, l’entrepreneur devra en disposer.
Si le surplus d’excavation est déposé sur un terrain qui n’appartient pas au propriétaire
ou à l’entrepreneur, celui-ci devra remettre à la Municipalité et à l’ingénieur une lettre du
propriétaire des lieux à l’effet qu’il accepte le matériel et dégage l’entrepreneur, le
propriétaire, l’ingénieur et la Municipalité de tous litiges pouvant survenir du fait que du
matériel d’excavation a été transporté et déposé sur son terrain et qu’il a obtenu toutes
les autorisations et permis requis.
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4.4.3 Protection de l’environnement
Pendant toute la durée des travaux, l’entrepreneur doit prendre, et s’assurer que toute
personne sous sa juridiction, prenne toutes les mesures nécessaires afin de maintenir la
protection de l’environnement, et plus particulièrement mais sans s’y restreindre les
items suivants :
• Toute végétation existante sur le site du projet doit être préservée, tels que
buissons, arbres, pelouses et autres qui, de l’avis de l’ingénieur, ne gênent pas les
travaux, sous peine d’être contraint à réaliser des travaux de réaménagement (tels
que plantation d’arbres, ensemencement, mesures compensatoires…);
• En tout temps, la circulation des machines-outils et des véhicules sur chenilles est
interdite sur tous les chemins dont le recouvrement est en asphalte, à moins que
des contreplaqués de bois d’une épaisseur minimum de ¾ de pouce ou des tapis en
caoutchouc d’une épaisseur minimum de ¾ de pouce ne soient déposés au sol afin
d’éviter que l’asphalte soit endommagé. Tout contrevenant sera
systématiquement soumis aux amendes prévues par le présent règlement. Aussi,
les travaux de réfection du pavage endommagé seront à la charge du contrevenant;
• Il est interdit d’effectuer des travaux de construction qui auront pour effet de
générer du bruit provenant de la machinerie ou de l’équipement spécialisé, et ce
entre 19h00 et 7h00.
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Après l’achèvement de chaque ouvrage, l’entrepreneur devra enlever tous les décombres
et les porter vers un site approuvé par l’ingénieur et nettoyer les lieux dans un délai de 7
jours.
Une copie des analyses granulométriques et des essais de compaction devra être remise
à la Municipalité et/ou à l’ingénieur. Sur présentation de calculs certifiés par un ingénieur
en sols, la Municipalité pourra, si elle le juge à propos, accepter une structure différente
dans la mesure où il est démontré que la capacité portante de la structure proposée est
égale ou supérieure à celle exigée par le présent règlement, le tout en conformité avec le
type de sol sur lequel repose la structure du chemin.
La largeur minimale de la voie de roulement est de 6 mètres avec des accotements de 0.5
mètre. La structure de chaussée est composée comme suit :
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• Sous-fondation : 300 mm d’épaisseur de matériaux MG-112. Tout matériel en place ou
non pourra être considéré dans la mesure où un laboratoire de sol accrédite le matériel
comme ayant une classe MG-112. L’ingénieur doit, selon les conditions de sol « naturel »
du site, justifier que cette couche n’est pas requise lorsqu’applicable;
Une copie des analyses granulométriques et des essais de compaction devra être remise
à la Municipalité et/ou à l’ingénieur. Sur présentation de calculs certifiés par un ingénieur
en sols, la Municipalité pourra, si elle le juge à propos, accepter une structure différente
dans la mesure où il est démontré que la capacité portante de la structure proposée est
égale ou supérieure à celle exigée par le présent règlement, le tout en conformité avec le
type de sol sur lequel repose la structure du chemin.
Le revêtement bitumineux des rues locales, d’une largeur de 6 mètres, doit avoir une
épaisseur minimale de 70 mm compacté. À moins d’avis contraire de la Municipalité, le
mélange du béton bitumineux sera du type ESG-14 à un taux d’épandage de 175 kg/m2.
Le revêtement bitumineux des routes collectrices, d’une largeur de 7 mètres, doit être au
minimum de 120 mm posé en 2 couches avec une période de gel-dégel entre l’application
des deux couches. À moins d’avis contraire de la Municipalité, les mélanges du béton
bitumineux seront les suivants :
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Une couche de pierre concassée MG-20 ou de GBR (en pente forte seulement) sera
déposée, nivelée et compactée à 95 % du Proctor modifié, sur l’accotement afin d’épauler
le revêtement bitumineux. Il est interdit de déposer la pierre concassée sur le revêtement
bitumineux et de l’épandre à l’aide d’une niveleuse sur l’accotement de sorte que le
pavage serait endommagé ou qu’on y décèlerait des rainures. Tout trait de scie dans le
pavage devra être effectué de façon rectiligne.
Les fossés doivent être creusés à l’aide d’un godet approprié avec lame (sans dents /
lorsque la nature du sol le permet) de chaque côté du chemin avec une pente
longitudinale minimale de 0,5 % afin de permettre l’écoulement libre des eaux de surface.
Le profil des fossés doit être tel qu’il n’y séjournera aucune eau stagnante. Les fossés
doivent avoir une profondeur minimale de 800 mm. Les pentes latérales des fossés
doivent être au maximum de 1.0V pour 1.5H. Des servitudes d’entretien en faveur de la
Municipalité doivent être prévues si le haut ou le bas de talus excède l’emprise. De plus,
afin de minimiser les talus, des murs de soutènement sont à prévoir.
Lorsque le terrain privé est plus bas que le niveau du fond du fossé proposé, un talus devra
être aménagé afin de retenir l’eau à l’intérieur du fossé. Ce talus devra être stabilisé et
devra résister à de fortes pluies.
Pendant et suite aux travaux, toutes les mesures nécessaires doivent être prises afin
d’assurer le drainage des eaux de surface, et ce sans qu’il y ait d’érosion et
d’emportement des particules fines. Ceci implique donc l’aménagement de bassins de
sédimentation et de barrières à sédiments aux endroits appropriés tel qu’indiqués aux
plans déposés.
À cet effet, l’entrepreneur doit prendre les dispositions et construire les installations
nécessaires afin d’éviter que le matériel et/ou les particules fines puissent polluer les
cours d’eau ou constituer des substances ou matières nuisibles à la vie de la flore et/ou
de la faune aquatique.
Le promoteur est tenu de stabiliser les talus des fossés par un ensemencement
hydraulique (espèce indigène) sur 100 mm de terre végétale et ce, dans un délai
maximum de 14 jours suivant la fin des travaux de mise en place de la structure de la
chaussée. Dans les zones instables et selon les recommandations de l’ingénieur, des filets
biodégradables avec paillis seront mis en place.
De plus, pour tout fossé ayant une pente supérieure à 8 %, le fond du fossé devra être
empierré avec de la pierre concassée de calibre 100 à 200 mm, 300 mm d’épaisseur, le
tout aménagé avec des seuils de vélocité lorsque la pente excède 8 %. La jonction entre
le talus du fossé et celle du terrain avoisinant doit être arrondie.
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À certains endroits de forte pente, un dalot pavé, à la limite du pavage, pourra être exigé
aux exutoires naturels de l’eau de surface afin d’enrayer le phénomène d’érosion des
accotements et talus. Advenant le cas où un fossé existant doit être reprofilé, la technique
du tiers inférieur doit obligatoirement être utilisée.
À chaque fois que les eaux de drainage en surface ou canalisées provenant de l’emprise
destinée à devenir municipale seront dirigées vers ou sur une propriété privée, une
servitude de drainage et d’entretien d’un minimum de 6 mètres de largeur devra être
accordée à la Municipalité lors de la rétrocession du chemin.
4.8 Ponceau
Tous les ponceaux doivent être conçus pour une récurrence minimale de 1 dans 25 ans.
Pour les entrées privées, le diamètre minimal des ponceaux est de 375 mm. Ceux-ci
doivent être de type PEHD (polyéthylène haute densité) avec intérieur lisse de classe 320
d’une largeur minimale de 6 mètres et maximale de 9 mètres pour les entrées
résidentielles et de 11 mètres pour les entrées commerciales ou industrielles. Pour une
entrée commerciale dont la longueur excède 11 mètres, un puits de regard devra être
installé pour l’entretien.
Les ponceaux transversaux traversant la chaussée doivent être d’une longueur minimale
de 12 mètres et d’un diamètre minimal de 450 mm de type PEHD classe 320. Si un
ponceau a une longueur supérieure à 30 mètres, un puits d’accès approuvé par la
Municipalité devra être installé à tous les 15 mètres.
Dans les cas où des débits importants d’eau sont prévus, les ponceaux doivent être conçus
de diamètre suffisant pour ne pas retarder l’écoulement de ces débits d’eau.
Aucune zone d’eau stagnante ne doit être présente en amont ou en aval du ponceau.
Les ponceaux des entrées privées sont à la charge du propriétaire du terrain desservi et
doivent être installés ou remplacés par celui-ci. Les pentes des entrées prévues ne
peuvent empiéter dans l’emprise du chemin. Il est permis de débuter la pente de l’entrée
qu’à partir de la ligne de propriété.
Les trottoirs doivent avoir une largeur minimale de 1,5 mètre et la hauteur des bordures
de béton doit être au minimum de 400 mm. Chaque intersection et traverse pour piétons
doit être pourvue d’une descente ou rampe pour personnes à mobilité restreinte
conformément aux normes du MTQ, tome II, chapitre 6.
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4.9.1 Fondation
Les trottoirs ou bordures doivent reposer sur une fondation de pierre concassée nette de
20 mm, ayant une épaisseur de 150 mm. Au moment du bétonnage, la surface de la
fondation devra être humectée afin de ne pas absorber l’eau du béton.
4.9.2 Béton
Tout béton exposé sera traité par des produits qui scellent et d’autres permettant un
mûrissement adéquat. Normalement, on utilisera du béton ayant une résistance à la
compression de 35 Mpa à 28 jours de mûrissement avec 5 à 7 % d’air entraîné, livré par
un camion malaxeur et conforme à la norme BNQ 2629-520. Les essais de résistance à la
compression à 7 jours et 28 jours réalisés par un laboratoire de sol accrédité devront être
déposés à la Municipalité ou à l’ingénieur.
Un joint d’expansion devra être prévu à tous les 30 mètres et de chaque côté des entrées
charretières. Le joint devra être constitué de fibre de jonc imprégné de liant asphaltique
d’une épaisseur de 20 mm.
4.9.4 Bordures
La circulation des piétons sur les surfaces de béton est interdite durant 24 heures suivant
la coulée et les véhicules n’auront le droit de traverser les trottoirs et bordures que 72
heures après la pose du béton. Pendant l’exécution des travaux, toutes les mesures
nécessaires doivent être prises afin de faciliter la circulation des piétons. Des passerelles
temporaires doivent être mises en place au-dessus du béton frais ou de ses formes de
trottoirs, pour permettre aux résidents un accès permanent à leur propriété.
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amendements subséquents (code de la sécurité routière L.R.Q., c. C-2a.289), ainsi que les
normes de la santé et la sécurité au travail.
L’ingénieur doit se référer au Tome 1 des Normes du Ministère des Transports du Québec,
intitulé Conception Routière, en ce qui concerne la justification de la mise en place d’un
dispositif de retenue (glissières de sécurité). La Municipalité se réserve le droit d’exiger,
sous certaines conditions, l’implantation d’un élément de sécurité où elle en juge la
nécessité.
Lors de chaque prolongement du réseau routier lorsqu’il s’agit d’une rue collectrice, le
promoteur devra faire installer, à ses frais, des luminaires à faible consommation
énergétique dans une perspective de développement durable avec protection du ciel
étoilé, en début et fin de courbe, intersections et à tous les deux poteaux du parc Bell ou
Hydro-Québec, en ayant au préalable obtenu leur autorisation. Ceci à moins que ne soit
prévue l’installation sur le projet d’un réseau d’éclairage décoratif.
4.12.1 Normes
Dans le cas d’installation d’un réseau d’éclairage décoratif, voici les normes qui
s’appliquent :
Les travaux doivent être réalisés conformément à la dernière édition des normes du Code
National du Bâtiment, du Code Canadien de l’Électricité, première partie et modifications
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du Québec, ACNOR C22.10, aux exigences de la régie du bâtiment du Québec et des
compagnies d’utilités publiques.
4.12.2 Conduits
Tous les conducteurs devront être insérés à l’intérieur de conduits conformément aux
exigences des normes ACNOR C22.2 no 211.2-M Conduits rigides en polychlorure de
vinyle non plastifié. Tous les conduits et accessoires doivent avoir un diamètre minimal
de 50 mm et doivent être marqués du sigle CSA ou ACNOR, du diamètre nominal et du
nom du fabricant.
4.12.3 Conducteurs
Tous les fûts et potences d’une longueur minimale de 2.4 mètres sont en alliage
d’aluminium.
4.12.5 Luminaires
Les luminaires doivent être à faible consommation énergétique dans une perspective de
développement durable.
Tous les fûts sont installés sur des bases en béton préfabriqué et selon les dimensions
indiquées aux plans. L’élévation de la surface supérieure de la base est égale à celle du
trottoir ou de la bordure selon le cas.
Dans la mesure du possible, les luminaires seront installés sur la ligne mitoyenne de
propriété et l’emplacement final déterminé suite à la préparation par l’ingénieur d’une
étude photométrique. De façon générale, la distance entre les luminaires devrait varier
entre 25 et 35 mètres et les luminaires doivent être situés du côté du trottoir et implantés
en quinconce s’il y a lieu.
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Ni l’acceptation du principe de construction d’un chemin, ni l’acceptation des plans et
devis de construction, ni les inspections que peut effectuer tout fonctionnaire municipal
ou son représentant autorisé durant l’exécution des travaux, ne peuvent constituer pour
le Conseil municipal une obligation d’acceptation de la cession et la municipalisation d’un
chemin.
5.3 Conditions
En regard aux chemins construits avant l’adoption du règlement numéro 722, il devra être
démontré par un ingénieur que la capacité structurale du chemin rencontre les exigences
minimales en concordance avec l’usage qui y est prévu. De plus, la pente du chemin ne
devra excéder 15 % dans aucun tronçon, être construite à l’intérieur d’une emprise d’une
largeur minimale de 15 mètres et les angles de visibilité doivent respecter les distances
minimales assurant la circulation en toute sécurité des usagers de la route.
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La rue ou le chemin en cause devra faire l’objet d’un rapport favorable à la
municipalisation par le comité consultatif d’urbanisme (CCU).
5.4 Cession
Le propriétaire du fond de terre doit céder le chemin à la Municipalité par contrat notarié
pour la somme nominale d’un dollar (1 $). Tous les frais relatifs à cette transaction sont à
la charge du cédant.
Les documents suivants devront être fournis à la Municipalité avant la signature par les
deux parties de l’acte notarié attestant de la municipalisation d’un chemin :
• Plan de cadastre;
• Une garantie minimale, suite à l’acceptation finale des travaux, d’un (1) an pour les
services souterrains (réseaux d’aqueduc, d’égout sanitaire et pluvial), le
terrassement et les accotements, et de deux (2) ans pour les trottoirs et bordures.
Le propriétaire devra maintenir les travaux effectués en bon état durant la période
de garantie;
• Lorsqu’un pavage est exigé comme revêtement final de la rue, une garantie de trois
ans contre toute fissure apparaissant sur la chaussée à partir du moment où la
couche finale de pavage est en place. La garantie devra être sous forme de chèque
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visé correspondant à dix pour cent (10%) du coût réel du revêtement bitumineux
réalisé. Les fissures devront être scellées conformément aux directives du
fonctionnaire désigné en utilisant un traitement reconnu et approuvé par ce
dernier.
5.5 Acceptation
Le Conseil de la Municipalité de Val-Morin pourra refuser tout chemin s’il juge que le
propriétaire ne s’est pas conformé aux normes requises par le présent règlement. Aucun
chemin ne sera accepté entre le 1er novembre et le 1er mai de chaque année.
Si une infraction dure plus d’un jour, l’infraction commise à chacune des journées
constitue une infraction distincte et les pénalités édictées pour chacune des infractions
peuvent être imposées pour chaque jour que dure l’infraction. Dans tous les cas, les frais
de la poursuite sont en sus de l’amende.
Article 7 : ADOPTION
7.1 Abrogation
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7.2 Entrée en vigueur
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Donna Salvati Caroline Nielly
Mairesse Directrice générale et greffière-trésorière
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