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RSE et Performance : Cas de l'OCP au Maroc

Ce document présente un projet de fin d'études sur la responsabilité sociale et sociétale des entreprises au Maroc, en particulier pour l'OCP. Il introduit le sujet, définit la responsabilité sociale des entreprises, et présente le plan du projet.

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Radouane Jlaila
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RSE et Performance : Cas de l'OCP au Maroc

Ce document présente un projet de fin d'études sur la responsabilité sociale et sociétale des entreprises au Maroc, en particulier pour l'OCP. Il introduit le sujet, définit la responsabilité sociale des entreprises, et présente le plan du projet.

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Projet de fin d’études pour l’obtention de la licence fondamentale en

sciences économiques et gestion 

Option : Gestion des entreprises

Sous le thème :

La responsabilité sociale et sociétale des entreprises et


performance globale : le cas de l’OCP au Maroc

Réalisé par : Encadré par :


FATIMA ZAHRA BEN MENANA Prof. ALI OUCHEKKIR

Année universitaire : 2015-2016


DEDICACE

Je dédie ce travail à :

o Mes chers parents, pour leur amour inestimable, leur

confiance, leur soutien, leurs sacrifices et toutes les valeurs

qu’ils ont su m’inculquer.

o Mes sœurs que j’aime énormément.

o Mes chers amis.

2
REMERCIEMENT :

Tout d’abord je voudrais exprimer ma grande gratitude et ma reconnaissance éternelle

a Monsieur ALI OUCHEKKIRmon professeur encadrant pour la qualité de son encadrement

et son intérêt dans le suivi de ce travail, vos grandes qualités humaines, votre disponibilité

et votre bonne humeur m’ont permis de rester optimiste tout au long de ce travail.

Merci à mon père et ma mère pour leur appui incommensurable et leur support moral,

à travers l’ensemble des péripéties entourant mes études universitaires. Leurs

encouragements continus m’ont toujours animé par un désir de réussir et de m’accomplir.

Merci à l’ensemble de ma famille.

Enfin, je tiens à remercier tout le corps professoral de la Faculté des Sciences Juridiques

Economiques et Sociales de Salé pour leurs travail considérable afin d’assurer une

formation solide et de qualité aux étudiants.

3
Sommaire

Introduction générale

Chapitre I : La responsabilité sociale des entreprises

Section 1 : Emergence et développement des pratiques


sociales et sociétales des organisations 

Section 2 : Etat des lieux au Maroc 

Chapitre II : La responsabilité sociale et sociétale au sein


de l’OCP

Section 1 : Présentation de l OCP et la contribution de ses


sites au développement durable 

Section 2 : la préservation de l’environnement et la


conscience sociale / sociétale du groupe

Conclusion générale

4
INTRODUCTION
GENERALE

5
L’émergence du concept de responsabilité sociale traduit a un intérêt accru et
une attention particulière que le monde entend porter aux interactions entre
les hommes d’une part et entre l’homme, les organisations humaines et la
nature d’autre part. La notion de la responsabilité sociale des entreprises
dénote une prise de conscience encore plus importante quant aux
conséquences négatives que les activités des entreprises peuvent avoir sur la
communauté humaine et l’environnement.

Actuellement, la responsabilité sociale de l’entreprise est un concept qui fait


partie intégrante du discours sur le développement durable. Le rôle des
entreprises par rapport aux enjeux environnementaux, sociaux, économiques
et éthiques étant de plus en plus mis en avant, la responsabilité de celles-ci est
au centre des préoccupations de la société civile, des gouvernements, des
organisations internationales et du monde académique.

L’idée principale de la RSE est de passer d’une stricte préoccupation des


relations entre entreprises et clients à une prise en considération de l’ensemble
des relations qui possède l’entreprise, de même la RSE est un élément
mobilisateur pour les salariés, c’est un levier de motivation qui permet de
donner plus de sens à leur travail.

Cette évolution est le reflet de ce qu’attendent de plus en plus les citoyens et


les parties prenantes d’une transformation du rôle des entreprises dans la
nouvelle société en mutation d’aujourd’hui.

Plusieurs facteurs alimentent cette évolution :

 Les nouvelles préoccupations et attentes des citoyens, consommateurs,


pouvoirs publics, et investisseurs au vu de la mondialisation et des
mutations industrielles de grande ampleur ;
 Des critères sociaux, qui influent de plus en plus sur les décisions
d’investissements des individus ou institutions, aussi bien en tant que
consommateurs qu’investisseurs ;
 Les inquiétudes croissantes suscitées par la détérioration de
l’environnement provoque par l’activité économique ;

6
 La transparence apportée par les medias et les technologies modernes
de l’information et la communication dans les activités des entreprises.

Le mouvement de la RSE qui s’est propagé à travers le monde ces derniers


vingt ans est certainement l’un des faits les plus marquants qui accompagne la
mondialisation.

En Europe, le lien est solidement établi entre ce mouvement et les perspectives


du développement durable. Néanmoins, la RSE est une notion qui présente non
seulement de multiples facettes (sociales, sociétales, environnementales…),
mais qui fait l’objet de plusieurs interprétations ou compréhensions, selon les
pays et les acteurs. Entre les acteurs de la société civile et les entreprises une
tension s’exerce ainsi autour des enjeux des finalités économiques et des
conséquences de leurs activités, il s’agit donc d’un mouvement dont l’avenir
repose autant sur la construction de nouvelles pratiques d’entreprises et de
dialogue avec leurs parties prenantes que sur les dynamiques qui en
résulteront au sein de la société.

En Afrique, de nombreuses avancées, la conscience et l’institutionnalisation de


la RSE a pris une importante place dans le débat public, et ce grâce aux
différents acteurs qui œuvrent en faveur de sa promotion. Toutefois, les
entreprises africaines ayant adhéré à l’idéologie du développement durable et
ayant manifestées leur responsabilité sociétale adoptent des stratégies
différentes.

De façon particulière les entreprises marocaines sont confrontées à un


nouveau contexte pour le développement de ses activités. La mondialisation de
l’économie pose un ordre marqué ouvert dans lequel la permanence et la
compétitivité des entreprises passe par l’innovation technologiques et
organisationnelle comme facteur de différenciation face àd’autreséconomies
caractéristiques par des couts inférieurs de la main d’œuvre. Dans ce cadre les
opportunités et les contraintes pour une intégration de la responsabilité sociale
des entreprises au Maroc sont nombreuses.

7
Il s’agit donc d’un projet qui nécessite un grand souffle, ce qui m’amène à poser
la problématique suivante :

Quels sont les états de lieu de la RSE au Maroc ?

Quels sont les principaux déroulements de la pratique de la RSE ?

Quelle RSE pour le Maroc ?

Est-ce que la RSE engendra une performance globale ?

Pour répondre à ces questions, je vais présenter dans un premier chapitre la


responsabilité sociale des entreprisesd’une façon générale.

Et concernant le deuxième chapitre sera consacré à l’étuded’un cas pratique :


le groupe OCP pour élaborer principalement ses stratégies pour être
responsable socialement.

8
Chapitre I
La responsabilité sociale des entreprises

9
Section 1 : Emergence et développement des pratiques sociales et
sociétales des organisations :

I- définition de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) :

La plupart des définitions de la responsabilité sociale des entreprises


décrivent ce concept comme l’intégration volontaire des préoccupations
sociales et écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et leurs
relations avec leurs parties prenantes.

Etre socialement responsable signifie non seulement satisfaire pleinement


aux obligations juridiques applicables, mais aussi aller au-delà et investir
« d’avantage » dans le capital humain, l’environnement et les relations avec les
parties prenantes. L’expérience acquise avec l’investissement dans des
technologies et des pratiques commerciales écologiquement responsables
suggère qu’en allant plus logique le respect de la législation, les entreprises
pouvaient accroitre leur compétitivité.

La responsabilité sociale des entreprises ne devrait néanmoins pas être vue


comme un substitut à la règlementation ou à la législation concernant les
droits sociaux ou les normes environnementales, y compris à l’élaboration
d’une nouvelle législation appropriée. Dans les pays ou de telles
règlementations n’existent pas, les efforts devraient se concentrer sur la mise
en place du cadre règlementaire ou législatif adéquat afin de définir une base
équitable, à partir de laquelle les pratiques socialement responsables peuvent
être développées.

Même si, à ce jour, la responsabilité sociale des entreprises est principalement


promue par de grandes sociétés ou des multinationales, elle revêt une
importance dans tous les types d’entreprises et tous les secteurs d’activité, de
la PME à la multinationale. Il est capital qu’elle soit plus largement appliquée

10
dans les PME, y compris les micros-entreprises, puisque ce sont elles qui
contribuent le plus à l’économie et a l’emploie.

Bien que de nombreuses PME assument déjà leur responsabilité sociale,


notamment au travers d’un engagement local, une sensibilisation et un appui
plus marqués à la diffusion des bonnes pratiques pourraient faciliter la
promotion de la responsabilité sociale parmi cette catégorie d’entreprises. Les
coopératives de travailleurs et les programmes de participation, ainsi que
d’autres formes d’entreprises de type coopératif, mutualiste ou associatifs,
intègrent dans leur structure les intérêts d’autres parties prenantes et
assument d’emblée des responsabilités sociales et civiles.

Un certain nombre d’entreprises obtenant de bons résultats dans le domaine


social ou la protection de l’environnement indiquent que ces activités peuvent
conduire à une meilleure performance et générer davantage de profits et de
croissance. Pour de nombreuses entreprises, il s ait d’un nouveau champ
d’action exigeant encore une évaluation à long terme. L’impact économique de
la RSE peut être ventilé en effets directs et indirects.

Des résultats positifs directs peuvent, par exemple, découler d’un meilleur
environnement de travail se traduisant par un engagement plus marqué et une
plus forte productivité des salaries, ou provenir d’une exploitation efficace des
ressources naturelles.

En outre, les effets indirects sont le fruit de l’attention croissante des


consommateurs et des investisseurs, qui élargira les possibilités de l’entreprise
sur le marché, la réputation d’une entreprise peut parfois pâtir des critiques
formulés à l’encontre de ses pratiques commerciales. Une telle situation peut
nuire aux atouts fondamentaux d’une entreprise, tels que sa marque ou son
image.

Les institutions financières ont de plus en plus recours à des listes de critères
sociaux et écologiques pour évaluer le risque de prêt ou d’investissement vis
avis des entreprises. De même, le fait d’être reconnue comme une entreprise
socialement responsable, par exemple, en étant représentés dans un indice
boursier de valeurs éthiques, peut jouer en faveur de la cotation d’une
entreprise et apporte donc un avantage financier concret.

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Il serait nécessaire de disposer d’une meilleure connaissance de l’impact de
la responsabilité sociale des entreprises sur leurs performances économiques
ainsi que de plus amples études sur ce sujet. De nouvelles recherches
conjointes pourraient êtreréalisées dans ce domaine par les entreprises, les
pouvoirs publics et les établissements universitaires. Ces efforts pourraient être
soutenus par les programmes-cadres de recherche et de développement
technologique.

De ce qui précède nous pouvons conclure cette partie par le fait de souligner
que la RSE est un système de gestion intégré. Elle touche plusieurs domaines
au niveau du management de l’entreprise.

Dans le schéma ci-dessous la RSE est au centre de plusieurs domaines.

Schéma N°1 : les domaines de la RSE

12
II- Les instruments de mesures de la performance de la RSE :

1- Les instruments de mesures :


Les instruments de mesure de la RSE doivent se conformer aux exigences en
matière de cohérence, de pertinence et de fiabilité. Ces caractéristiques, ainsi
que les liens entre eux, doivent être évalués au moyen d’une approche fondée
sur des valeurs universelles et des principes pertinents, tout en respectant la
diversité. La cohérence est entendue au sens de la cohérence entre les
instruments de mesure et les instruments de référence internationale, ceux de
l’Europe et des législations nationales. La pertinence se réfère à des indicateurs
qui donnent une mesure vraie et fidèle.

Les PME doivent rendre compte de leurs pratiques en matière de RSE, même si
leurs rapports doivent être adaptés à leur taille. Plus d’acteurs doivent utiliser
ces rapports sur la RSE dans leurs actions : les investisseurs, mais aussi les
organismes de crédit à l’export, les banques et sociétés d’assurance, les acteurs
des marchés publics et du commerce international. Des instruments de rapport
spécifiques pourraient être créés pour répondre à des besoins spécifiques (par
exemple en fonction de branches industrielles).

Les entreprises devraient passer d’une communication sur la RSE réalisée par
gestion interne à une communication volontaire impliquant toutes les parties
prenantes. Pour permettre leur participation, les entreprises doivent garantir
une transparence. Elles devront également s’engager dans un dialogue avec les
parties prenantes. En Europe, les comités d’entreprises européens doivent être
impliqués, ainsi que des représentants de salariés (employés de la chaîne
d’approvisionnement, les travailleurs temporaires).

Une prise de conscience mondiale s’opère qui considère les droits de l’Homme,
la dignité au travail et l’avenir de la planète comme le fonctionnement éthique
de l’activité économique. Ces valeurs sont déclinées au niveau international

Les conventions, normes et principes internationaux qui font référence au


niveau international se composent de la déclaration de l’OIT sur les entreprises
internationales, relative aux droits fondamentaux, aux principes directeurs de

13
l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales ainsi que de la déclaration
universelle des droits de l’Homme de l’ONU.

 Il convient d’ajouter les principes directeurs des Nations-Unies sur la


protection du consommateur et les normes de sécurité et de qualité des
produits alimentaires du Codex alimentarius.

La communauté internationale s’est engagée à atteindre les objectifs du


millénaire à l’horizon 2015. Le plan d’action adopté à Johannesburg inscrit la
RSE comme outil pour une mondialisation plus équitable et plus inclusive. C’est
une invitation pressante aux entreprises dans leur diversité et à tous leurs
financeurs à contribuer au développement durable de la planète.

Le corpus normatif est décliné sous forme d’instruments concrets établis par
des organismes publics ou privés (instruments pour la plupart originaires de
pays de droit coutumier) : des référentiels et des méthodes d’application de
ces référentiels. Ces instruments fournissent diverses interprétations du
corpus, liées au contexte socioculturel de leurs concepteurs. Ces derniers sont
des associations d’entreprises, des agences publiques de normalisation, des
cabinets d’audit, des agences de notation, des universités, des associations
citoyennes, des pouvoirs publics. Ces instruments sont nombreux,
majoritairement privés, souvent en concurrence et parfois incompatibles.

Certains référentiels sont diffusés publiquement, qu’ils soient à vocation


internationale - comme ISO 9000, ISO 14000, SA 8000, AA 1000, GRI - ou à
dimension européenne - EMAS, SME Key, Eurosif, Bilan sociétal10 - ou à usage
national - lois, décrets et recommandations.

Les opérateurs - les analystes spécialisés auprès des gestionnaires de fonds et


les agences de notation sociale et environnementale - se saisissent du corpus
normatif international. Ces opérateurs déclinent les principes (les valeurs) du
corpus normatif dans des critères plus précis. L’adéquation aux critères est
ensuite mesurée - qualitativement ou quantitativement - par des indicateurs
significatifs, utiles, intelligibles et comparables.

Ces opérateurs ont la responsabilité de rendre la notation des risques extra-


financiers crédible auprès des investisseurs et des consommateurs, ce qui tend
à faire de la RSE un facteur de différenciation concurrentielle sur le marché.

14
Leur propre crédibilité doit être assurée par une autorégulation de la
profession.

Le Pacte mondial lancé par le Secrétaire général de l’ONU figure parmi les
instruments volontaires auquel souscrivent près de deux mille entreprises dans
le monde.

Les lignes directrices du GRI (Global Reporting Initiative) sont fréquemment


utilisées par un nombre non négligeable de multinationales. L’organisation
internationale de normalisation - ISO - a commencé en 2005 un travail
spécifique sur des lignes directrices pour la responsabilité sociale11 (ISO
26000).

Dans le cadre de comités sectoriels du dialogue social, un terrain d’entente sur


la RSE a été trouvé entre partenaires sociaux. En effet, les initiatives communes
suivantes ont été décidées : un code sur la RSE dans le secteur hôtelier, une
déclaration conjointe sur la RSE dans le commerce, un code de conduite dans
l’industrie du sucre ainsi que le textile, le cuir et l’habillement, et plus
récemment dans le secteur bancaire.

À cela il faut ajouter les codes de conduite et chartes d’entreprise, parfois


décidées unilatéralement par la direction, parfois rédigées après consultation
de diverses parties prenantes, éventuellement négociées avec les
représentants du personnel. Cependant, certains se révèlent en deçà des
normes de l’OIT.

D’autres instruments ne sont pas diffusés. En effet, la méthodologie précise


d’une agence de notation - les indicateurs retenus pour mesurer l’adéquation à
chaque critère - sont la "machine-outil" de l’activité économique de l’agence
qui se trouve dans une situation concurrentielle par rapport à ses homologues.

Les instruments peuvent être à l’usage des entreprises elles-mêmes dans une
démarche volontaire ou à l’usage des investisseurs socialement responsables.
Ils peuvent aussi s’adresser aux consommateurs finaux. Les labels de commerce
éthique ou de qualité environnementale éclairent les choix du client individuel.
Les campagnes de sensibilisation - par exemple de l’éthique sur l’étiquette ont
contribué à la prise de conscience collective. Ceci a initié une consommation
responsable. Les systèmes de label peuvent quelquefois rencontrer des

15
difficultés lorsqu’il s’agit d’établir des critères homogènes et valides
susceptibles d’engendrer une confiance suffisante et de fournir des
informations réellement fiables.

Les instruments de mesure de la RSE doivent répondre à des exigences de


cohérence, de pertinence et de fiabilité. Ces caractéristiques et leur articulation
entre elles doivent être appréciées dans une approche respectant la diversité
tout en s’adossant à des valeurs universelles et des principes opposables.

L’application de la législation locale est toujours exigible des entreprises. Mais


la valeur ajoutée par la responsabilité sociétale des entreprises n’est pas
identique selon le contexte socio-économique

Dans les pays les moins avancés, la grande entreprise peut être amenée à
suppléer les carences des pouvoirs publics en prenant en charge la santé, le
logement et l’éducation de ses salariés, voire de leur famille. Dans ce contexte,
les instruments de la RSE peuvent être utiles pour obtenir une idée claire de
l’efficacité des actions mises en œuvre par les entreprises à leur initiative, et de
l’intérêt que présentent ces actions pour l’ensemble des acteurs concernés.

Il convient de porter une grande attention au périmètre significatif de l’objet


mesuré. Par exemple, le salaire moyen des salariés de l’entreprise ne sera pas
un indicateur pertinent de sa politique sociale si elle impose à ses sous-traitants
des conditions qui ne laissent pas à ceux-ci la possibilité d’assurer un salaire
décent à leurs propres travailleurs.

La RSE consistant à aller au-delà des normes légales, l’hétérogénéité des


législations nationales peut conduire à des effets pervers. Par exemple, une
entreprise moyennement polluante sera bien notée dans un pays où la
législation sur les rejets atmosphériques est inexistante et mal notée pour une
usine semblable dans un pays où la réglementation est sévère. C’est pourquoi il
est indispensable de prendre pour plancher les normes sociétales et
environnementales de l’acquis communautaire, tout en continuant de les
améliorer.

16
La fiabilité des outils :

 L’indicateur doit permettre la comparaison dans le temps et l’espace ; 


 Il doit permettre de mesurer l’évolution d’une année à l’autre d’un
même phénomène ;
 Il doit permettre de mesurer la même chose dans différents lieux. Il
convient pour cela de lever les ambiguïtés. Par exemple, l’investissement
dans la formation professionnelle peut comprendre les seules sommes
versées à un organisme de formation ou inclure le salaire des travailleurs
pendant qu’ils sont en formation ;
 L’indicateur doit être accompagné d’une "fiche de qualité" qui
mentionne notamment quels acteurs établissent les données et selon
quelles méthodes.

Améliorer la qualité des instruments :

 Développer la pratique de l’information ;


 Différencier les instruments ;
 Étendre le champ d’utilisation des instruments ;
 Construire une nouvelle génération d’instruments.

2- le lien entre la RSE et la performance globale :


Le concept de performance globale est mobilisé dans la littérature managériale
pour évaluer la mise en œuvre par les entreprises des stratégies du
développement durable. Autrement dit, ce concept reflète le degré
d’engagement de l’entreprise en matière de RSE et présente de ce fait une
conception holistique de la performance qui prend en considération plusieurs
niveaux d’évaluation.

La conception de la RSE stipule que l’entreprise doit prendre en compte les


attentes de ses différentes parties prenantes et les intégrer dans ses processus
de décisions. En d’autres termes, la responsabilité sociétale traduit un
engagement de l’entreprise sur les niveaux économiques (satisfaction des
exigences de l’actionnariat), social (prise en considération des attentes du
capital humain) et sociétal (répondre aux attentes des clients, fournisseurs,
pouvoirs publics et communauté).

17
Dans cette optique, la performance globale constitue le reflet de cet
engagement de l’entreprise envers ses différentes parties prenantes, en ce
sens qu’elle veut prendre en compte les intérêts des autres parties prenantes
(salaries, environnement sociétal, fournisseurs, environnement naturel) en
cherchant à les satisfaire de la manière la plus équilibrée et la plus équitable
possible, sans compromettre le développement même de l’entreprise.

Par ailleurs, son évaluation permet de justifier et valider les décisions et choix
stratégiques d’un manager au regard d’une gouvernance d’entreprise
socialement responsable, doc soucieuse de la prise en compte de l’ensemble
des parties prenantes.

La conception retenue de la performance globale est que celle-ci désigne les


processus mis en œuvre et les résultats obtenus par l’engagement de
l’entreprise sur les niveaux économique, social et sociétal. En d’autres termes,
il s’agitd’une conception qui dépasse la seule performance globale économique
pour intégrerdans un même mouvement, la performance globale, qui pose la
question de la place de l’homme dans l’entreprise, et la performance sociétale,
qui s’appuie sur la contribution de l’entreprise au développement de son
environnement et qui s’interroge également sur la place de l’entreprise dans la
société.

Donc, la performance globale sera la résultante de l’interaction de trois


déterminants :

2.1- Performance économique :

Cette dimension de la performance globale reflétera, la capacité de l’entreprise


à gérer et à satisfaire les attentes de trois catégories de parties prenantes, à
savoir les investisseurs, es clients et les fournisseurs. Ceux-ci sont en effet
directement impliqués dans l’acticité de l’entreprise et ont de ce fait un impact
fondamental sur sa performance économique.

2.2- Performance sociale :

La performance sociale désigne la capacité de l’entreprise a gérer les attentes


de ses ressources humaines de manière à les satisfaire. En effet, le capital
humain de l’entreprise est source de compétences, elles-mêmes considérées
comme une source endogène de performance.
18
Partant de là, l’intérêt porté par l’entreprise à ses ressources humaines
influence la performance globale de celle-ci. Il s’agit donc à ce niveau d’évaluer
la responsabilité sociale de l’entreprise, c’est à dire son engagement envers ses
RH. Alors la performance sociale concerne l’environnement interne de
l’entreprise et fait ainsi référence à la gestion responsable des ressources
humaines.

Par ailleurs, les dimensions de la performance sociale se présentent comme


suit :

 Conditions de travail propices ;


 Système de récompense équitable ;
 Investissement dans la formation et la carrière des RH ;
 Une communication ouverte et transversale ave les RH.

2.3- Performance sociétale :

La performance sociétale de l’entreprise (PES) revêt un sens polysémique et


complexe, en ce sens qu’elle a trait à la fois aux processus mis en œuvre par
l’entreprise et aux résultats obtenus par celle-ci en matière de ses interactions
avec la société.

La performance sociétale de l’entreprise est définie comme l’articulation et


l’interaction entre les catégories de responsabilité sociétale (économiques,
légales, éthiques), les philosophes de réponses apportées aux problèmes
sociétaux qui se présentent et les domaines sociétaux dans lesquels
l’entreprise est impliquée.

La PSE est une configuration organisationnelle de principes de responsabilité


sociétale, de processus de sensibilité sociétale et de programmes, de politiques
et de résultats observables qui sont lies aux relations sociétales de l’entreprise.

La performance sociétale renvoie à la capacité de l’entreprise à gérer et a


satisfaire les attentes des parties prenantes externes, c’est à dire celles
appartenant à la société environnante de l’entreprise.

Les dimensions de la performance sociétale sont présentées comme


l’aboutissement de l’engagement de l’entreprise vis-à-vis de ses parties
prenantes externes :
19
 Performance sociétale ;
 Engagement envers la communauté locale ;
 Engagement envers les pouvoirs publics ;
 Engagement envers les groupes de pression (medias, ONG, associations
professionnelles).

Diminution des couts directs (diminution du Gaspillage) Diminution de probabilité d’occurrence d’événements
(grèves, boycotts) spectaculaires

Diminution des risques d’accidents et juridiques


Augmentation de la motivation des employés
Image/ gain de parts de marché
Opportunité de création de nouveaux produits Facilité de recrutement des cadres

Schéma N°2 : le concept de la performance globale

Section 2 : Etat des lieux au Maroc :

20
I- Le cadre institutionnel en faveur des démarches RSE au
Maroc :

En égard à la complexité et turbulence de l’environnement, les entreprises


marocaines se trouve confronter à de nouveaux paradigmes pour le
développement de ses activités. La mondialisation et la concurrence
internationale croissante nécessite la recherche de facteurs de
différentiation permettant de créer, maintenir et développer la compétitivité
de ses entreprises, en misant notamment sur l’innovation technologique et
organisationnelle. Dans ce contexte, l’adoption par lesentreprises marocaines
de démarches RSE est de nature à développer l’attractivité de l’économie
marocaine et à renforcer sa compétitivité et les investissements directs de
l’étranger (IDE), en conformité avec l’adhésion du Maroc à diverses
conventions internationales dans la ligne des conférences de Rio en 1993 et de
Johannesburg en 2002.

Plusieurs facteurs convergent pour favoriser l’émergence des pratiques de la


RSE au Maroc, On peut citer à cet égard ; l’évolution du code du travail, les
engagements en faveur de la protection de l’environnement, le respect des
droits humains associé à un engagement sociétal de lutte contre la
pauvreté, le développement de l’investissement socialement responsable et
le projet de développement durable sous l’égide du Pacte Mondial (Tlemçani,
2009). Cet engagement trouve son prolongement aussi un dispositif de
normalisation et de labellisation.

1- Le message royal :
Le message royal livré aux participants des « Intégrales de l’investissement » en
2005, lors de la 2ème conférence de la mise à niveau environnementale sous le
thème « L’Investissement Socialement Responsable », était hautement
symbolique de l’engagement des autorités marocaines en faveur du DD et de la
RSE. Le souverain affirmait avec solennité :

« Ma conviction première est que l'investissement constitue, d'abord et avant


tout, un moyen qui doit trouver sa finalité dans le progrès et la justice sociale,

21
dans l'émancipation et le bienêtre des femmes et des hommes, dans la
cohésion sociale, la protection du milieu naturel, et le respect des droits et des
intérêts des générations futures (…) que le développement humain et la
sauvegarde de l'environnement doivent être les critères cardinaux tant des
investissements que de nos politiques économiques et de nos stratégies de
croissance ».

Il soulignait le lien entre la RSE, le développement social et la lutte contre la


pauvreté en proclamant :

« C'est justement dans cet esprit que Nous avons choisi, d'impulser et de
promouvoir, de façon ferme et résolue, les chantiers de développement social
et de lutte contre la pauvretéet l'exclusion, dans le cadre de l'Initiative
Nationale de Développement Humain que Nous avons lancée et que Nous
avons érigée en chantier de notre Règne ».

Il concluait en disant :

«… la responsabilité sociale des investisseurs a pour pendant et pour condition


la responsabilité sociale des entreprises. A cet égard, Nous suivons avec intérêt
et satisfaction l'action des entreprises marocaines qui se sont volontairement
engagées dans cette voie ».

2- Le cadre juridique :
Le cadre juridique et législatif marocain s’est progressivement modifié pour
tenir compte de l’adhésion du pays aux valeurs de la RSE (M’Hamdi et Trid
[2009]). Actuellement, il se caractérise par un arsenal important de textes
approuvés, qui intègrent de plus en plus des dispositions de protection et de
mise en valeur des ressources (Loi n° 10-95 sur l’eau -promulguée par le Dahir
du 16 août 1995-, Loi n° 11-03 relative à la protection et à la mise en valeur de
l’environnement -promulguée par le Dahir du 12 mai2003-, Loi n° 12-03 relative
aux études d’impact sur l’environnement -promulguée par le Dahir du 12 mai
2003-, Loi n° 13-03 relative à la lutte contre la pollution de l’atmosphère -
promulguée par le Dahir du 12 mai 2003-, Loi n° 28-00 relative à la gestion des
déchets et à leur élimination –promulguée par le Dahir du 22 novembre 2006).

2.1 L'action contre la corruption :

22
La corruption au sens large englobe une gamme variée de malversations
économiques et financières. Les législations nationales, régionales et
internationales encadrant la lutte contre la corruption, incriminent également
les délits connexes, le trafic d’influence, le blanchiment d’argent, les infractions
comptables. La transposition des conventions en droit interne s’est avérée
fastidieuse et la persistance des actes de corruption a incité des ONG à
multiplier les instruments de lutte contre la corruption. La RSE en fait partie
intégrante.

Le Maroc est signataire en 2003, de la Convention des Nations Unies de lutte


contre la corruption, le Maroc la ratifie en 2007. D’autres initiatives
gouvernementales s’inscrivent dans cette même philosophie : le plan d’action
gouvernemental de 2005, la mise en place de l’Instance centrale de prévention
de la corruption (ICPC) en 2008 ou encore l’accueil, en 2011, de la conférence
des Etats parties à la convention des Nations Unies.

Malheureusement, les faits sont têtus. Le Maroc se classe 88ème sur 176 dans
le dernier indice 2012 de Transparency International sur la perception de la
corruption (IPC), insistant s’il le fallait encore, sur le caractère endémique de ce
fléau. De même, dans la 10ème édition du Doing Business 2013 de la Banque
Mondiale, qui compare le climat des affaires dans 185 pays, le Maroc fait pâle
figure en 97ème place.

2.2 Le code du travail :

Mis en vigueur depuis juin 2004, le code du travail (Bulletin officiel n°5210,
2004) se caractérise par sa conformité avec les principes de bases fixés par la
Constitution marocaine et avec les normes internationales telles que prévues
dans les conventions des Nations Unies et ses organisations spécialisées en
relation avec le domaine du travail. C’est le texte législatif qui édicte l'ensemble
des règles relatives à l'organisation des relations sociales au sein de l'entreprise
et dans le domaine du travail.

Les entreprises attachées à la RSE trouvent dans ce code d’abord les normes
obligatoires dont le respect s’impose à tous et en tête desquelles on trouve les
droits et les principes fondamentaux au travail ainsi que les mesures relatives à
la santé au travail, au licenciement, à la durée du travail et aux salaires; mais
aussi, les instruments destinés à adapter ces dispositions à leurs propres
23
pratiques et à les promouvoir dans des secteurs voisins, tels que celui de
l’environnement, des droits humains et de la transparence: règlement
intérieur, comité d’entreprise, comité d’hygiène et de sécurité, accord
d’entreprise, convention collective de branche… etc.

Cependant, le nouveau code du travail est incomplet et certaines catégories de


travailleurs restent en dehors de toute protection juridique : les bonnes
travaillant à domicile, les salariés de l’artisanat traditionnel. D’autres catégories
de travailleurs continuent d’être régis par une législation autonome du code :
les fonctionnaires et agents des administrations publiques, les employés des
entreprises et établissements publics, les journalistes... En outre, le nouveau
code du travail n’englobe pas la formation professionnelle, la sécurité sociale,
la protection sanitaire ni les maladies professionnelles. Dans le domaine
syndical, la principale défaillance est que le nouveau code du travail n’intègre
nullement les stipulations de la convention 135 de l’OIT concernant la
protection des représentants des travailleurs et cela malgré l’engagement
formel du gouvernement à ratifier cette convention.

2.3 L’initiative nationale pour le développement humain (INDH) :

Initiée par le Roi Mohammed VI en mai 2005, a pour objectif de lutter contre la
pauvreté dans le cadre d’un programme pluriannuel associant l’ensemble des
parties prenantes sociétales. Cette initiative constitue un puissant vecteur
d’incitation à l’intégration d’objectifs sociaux élargis dans les décisions
d’investissement.

Les principaux axes de l’INDH : S’attaquer au déficit social en élargissant l’accès


aux services sociaux de base, promouvoir les activités génératrices d’emplois et
de revenus stables, adopter une action créative envers le secteur informel,
venir en aide aux personnes souffrant d’une grande vulnérabilité ou ayant des
besoins spécifiques, ce sont là les principaux axes que S.M le Roi propose pour
une méthodologie d’action en vue de concrétiser les objectifs de l’Initiative
nationale pour le développement humain.

2.4 Loi-cadre n°99-12 portant charte nationale de l’environnement et du


développement durable :

24
Elle fixe les objectifs fondamentaux de l’action de l’Etat en matière de
protection de l’environnement et de développementdurable et traduit
l’engagement du pays à respecter les conventions internationales en la
matière. Elle a pour but de :

Renforcer la protection et la préservation des ressources et des milieux


naturels, de prévenir et de lutter contre les pollutions et les nuisances ;

Intégrer le développement durable dans les politiques publiques sectorielles et


adopter une stratégie nationale de développement durable ;

Harmoniser le cadre juridique national avec les conventions internationales


ayant trait à la protection de l'environnement et au développement durable ;

Renforcer les mesures d'atténuation et d'adaptation aux changements


climatiques et de lutte contre la désertification ;

Prévoir les réformes d'ordre institutionnel, économique et financier en matière


de gouvernance environnementale ;

Définir les engagements de l'Etat, des collectivités territoriales, des


établissements et entreprises publics, de l'entreprise privée, des associations
de la société civile et des citoyens en matière de protection de l'environnement
et de développement durable;

Etablir un régime de responsabilité environnementale et un système de


contrôle environnemental.

Cette loi-cadre précise que « les droits et devoirs inhérents à l’environnement


et au développement durable reconnus aux personnes physiques et morales et
proclame les principes qui devront être respectés par l’État, les collectivités
territoriales et les établissements et entreprises publics ».

Toute personne a le droit : De vivre et d'évoluer dans un environnement sain et


de qualité qui favorise la préservation de la santé; L'utilisation durable du
patrimoine et des ressources qui y sont disponibles ; D'accéder à l'information
environnementale fiable et pertinente ; De participer au processus de prise des
décisions susceptibles d'impacter l'environnement.

25
3- La procédure de normalisation : la création de L’IMANOR
« Institut Marocain de Normalisation » :
Le cadre juridique du système de normalisation a été mis en place en 1970,
avec la création du SNIMA (Service de Normalisation Industrielle Marocaine),
qui dépend du ministère du Commerceet de l’Industrie. Actuellement c’est
l’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR) qui est l’organisme officiel
Marocain chargé de la normalisation, créé par le législateur marocain en 2010,
en remplaçant le SNIMA. C’est un établissement public autonome administré
par un conseil d’administration composé de représentants de l’Etat, du secteur
privé et des consommateurs et introduit des mesures de souplesse dans le
processus de l’homologation des normes pour disposer rapidement d’une
collection des normes à jour avec un rythme de 1000 à 1200 nouvelles normes
par an. Il a pour missions :

 La production des normes marocaines ;


 La certification de conformité aux normes et aux référentiels normatifs ;
 L’édition et la diffusion des normes et des produits associés et des
informations s’y rapportant ;
 La formation sur les normes et les techniques de leur mise en œuvre ;
 La représentation du Maroc auprès des organisations internationales et
régionales de normalisation

Les axes stratégiques d’IMANOR sont de nature à contribuer au renforcement


de la compétitivité des entreprises et leur faciliter l’accès aux marchés
mondiaux. Il s’agit principalement de l’élaboration de normes pertinentes pour
le marché et les politiques publiques (Développement de normes marocaines :
NM ISO 14001, NM 00.5.601, NM 00.5.801, …..), et l’adaptation de l’offre aux
attentes des opérateurs économiques, ainsi que l’implication effective des
opérateurs marocains dans les processus de normalisation internationale et
régionale (Adoption de la norme ISO26000). La mise à disposition d’outils
permettant aux entreprises marocaines d’accéder, dans des conditions
satisfaisantes, aux différentes formes de certification pour améliorer leur
compétitivité dans les marchés cibles et l’assistance au tissu économique
national, en offrant des informations fiables sur les normes, les
réglementations techniques et les activités associées, et des formations

26
appropriées et à forte valeur ajoutée lui permettant de mieux assimiler les
exigences normatives, sont également envisagés.

L’IMANOR offre un programme de certification et de normalisation (le LABEL


NATIONAL HALAL ; Certification systèmes de management ; Certification NM
des produits ; Certification de la mise en conformité sociale ; Certification
NMISO22000 ; Certification HACCP ; Certification NM ISO27001 ; Certification
BPF Cosmétiques ; Certification BPF substances actives...).

II- Comparaison entre le Maroc et autres pays africains :

Cette comparaison sera faite entre le Maroc, la Tunisie, l’Afrique du Sud, et le


Sénégal pour trois raison : la première est relative à leur emplacement
géographique, la deuxième raison est afférente au niveau de développement
économique de chacun de ces pays et la troisième raison est liée à l’adhésion
de ces quatre pays aux organismes internationaux de normalisation
notamment l’organisation internationale de normalisation.

Pour comparer la RSE entre les quatre pays, on fait le recours vers des normes
de certification internationales tels que :

 ISO 14001 prescrit les exigences relatives au système de management


environnemental (S.M.E) ;
 ISO 8000 défend des conditions de travail décentes. Il permet aux
entreprises de mieux communiquer avec leurs parties prenantes ;
 OHSAS 18001 prescrit les exigences relatives au management de la
santé et la sécurité au travail ;
 ISO 22000 prescrit les exigences relatives au système de management
de la sécurité des aliments.

27
Tableau N° 1 : Comparaison du nombre d’entreprises certifiées ISO 14001 par
pays :
200 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
2
Afrique de sud 264 378 396 540 485 530 752 757 815 857 938
Maroc 11 6 21 26 37 39 35 49 63 38 45
Sénégal 2 3 3 3 3 3 7 5 7 7
Tunisie 13 18 30 30 50 67 102 135 88 68 80

Source : The ISO Survey of certifications, 2012

Tableau N° 2 : Comparaison du nombre d’entreprises certifiées ISO 22000 par


pays :

2007 2008 2009 2010 2011 2012


Afrique du sud 15 37 76 115 157 218
Maroc 29 37 49 52 46 40
Sénégal 1 1
Tunisie 36 47 65 95 102 70

Source : The ISO Survey of certifications, 2012

Par rapport à ces deux indicateurs, l’Afrique de sud se démarque des trois
autres pays vu le nombre plus important des entreprises certifiées, vient en
deuxième position la Tunisie, suivie du Maroc et en dernière position le
Sénégal.

Alors que pour SA 8000, de 2000 à 2013, aucune entreprise n’est certifiée en
Afrique du sud et au Sénégal. Au Maroc, une seule entreprise opérant dans le
secteur agricole a été certifiée en 2009. En Tunisie, 5 entreprises ont été
certifiées de 2009 à 2012 opérant dans le secteur industriel.

Pour OHSAS 18001, en termes de statistiques, en 2013, 259 entreprises en


Afrique du sud, 26 entreprises au Maroc, 1entreprise au Sénégal et 1entreprise
en Tunisie.

En plus de ces normes de RSE a dimension internationale, il existe des


instruments appropries à chaque pays. Parmi lesquels figurent des labels

28
relatifs à la RSE et qui sont des indicateurs d’attestation de conformité et de
respect des conditions émises par des fédérations professionnelles ou
groupement d’entreprise ; en termes de statistiques, au Maroc, de 2007 à
2013, uniquement 55 entreprises ont obtenu ce label. En Tunisie, la mise en
place d’un tel label vient d’être lance, en mars 2014, par la confédération
tunisienne des entreprises citoyennes. Alors qu’en Afrique du sud et au Sénégal
aucune information n’est disponible.

III- Le label RSE de la CGEM :

Le label CGEM pour la RSE est une reconnaissance solennelle du respect par les
entreprises du Maroc de leur engagement à observer, défendre et promouvoir
les principes universels de responsabilité sociale et de développement durable
dans leurs activités économiques, leurs relations sociales et plus généralement,
dans leur contribution à la création de valeur.

Par cette initiative, la CGEM entend promouvoir les facteurs d’attractivité de


l’investissement productif et de connaissance à long terme qui sont désormais,
le développement

Humain, le respect des droits fondamentaux de la personne humaine et de


l’état de droit, la qualité des conditions d’emploi, la régulation des relations
professionnelles, la protection de l’environnement, la transparence et
l’effectivité des règles concurrentielles.

La CGEM se réfère pour l’entreprise à la définition que donne la Norme ISO


26000des lignes directrices de la responsabilité sociale des organisations

« Responsabilité d’une organisation vis-à-vis des impacts de ses décisions et


activités sur la société et sur l’environnement, se traduisant par un
comportement éthique et transparent qui :

 Contribue au développement durable, y compris à la santé et an bien


être de la société
 Prend en compte les attentes des parties prenantes
 Respecte les lois en vigueur tout en étant en cohérence avec les normes
internationales de comportement

29
 Est intégrée dans l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre dans ses
relations ».

Le référentiel du LABEL RSE est la charte de responsabilité sociale de la CGEM,


adoptée le 14 décembre 2006 par le Conseil National de l’Entreprise. Cette
charte est structurée en 9 axes d’engagement définissant chacun des objectifs
de stratégie et de conduite managériale précis et mesurables. Ces objectifs
sont en phase avec les orientations et les lignes directrices de la norme
ISO26000. Ils satisfont pleinement à la législation nationale et sont
rigoureusement conformes aux principes et objectifs énoncés à l’attention des
entreprises par les normes publiques internationales, les conventions
fondamentales et les recommandations des institutions internationales, l’ONU,
OIT, OCDE. Les 9 neufs axes d’engagements de la charte RSE :

 Respecter les droits humains


 Améliorer en continu les conditions d’emploi et de travail et les relations
professionnelles.
 Protéger l’environnement.
 Prévenir la corruption.
 Respecter les règles de la saine concurrence.
 Renforcer la transparence du gouvernement d’entreprise.
 Respecter les intérêts des clients et des consommateurs.
 Promouvoir la responsabilité sociale des fournisseurs et sous-traitants.
 Développer l’engagement sociétal.

Le Label CGEM pour la RSE est attribué pour une durée de trois années aux
entreprises marocaines basées au Maroc, membres de la Confédération, sans
discrimination de taille, de secteur, de produits ou de services. Toute
entreprise postulant au Label doit se soumettre a une évaluation, menée par
l’un des tiers-experts indépendants accrédité par la CGEM. Cette évaluation
vise à attester que les actes de gestion d’une entreprise postulante présente
une assurance raisonnable de conformité avec les engagements de la charte de
responsabilité sociale. En particulier, cette entreprise doit fournir des preuves
tangibles de non violation des obligations légales figurant sur cette charte.

Une entreprise réellement responsable prend en compte son impact mais aussi
celui de ses fournisseurs et de ses sous-traitants. Et là aussi la prise de

30
conscience est difficile. « On avait du mal à leur faire comprendre », explique
Rajae Tazi, chargée de mission à la CGEM dans la remise des labels RSE, en
parlant des entreprises qui soumettent leur dossier pour être certifiées. « Nous
lançons le processus de labellisation à Déclic et quand on va voir nos
fournisseurs juste pour leur demander s’ils déclarent bien tous leurs employés à
la CNSS, ils nous disent  »bien sûr que non » », nous confie Radia Cheikh Lahlou.
Ces PME, qui sont beaucoup plus loin des préoccupations RSE que les grands
groupes, constituent pourtant le tissu économique du pays. Certaines grandes
sociétés commencent à motiver leurs partenaires, c’est le cas par exemple de
l’OCP, qui remet annuellement des trophées à ses fournisseurs les plus
responsables.

31
Chapitre II
La responsabilité sociale et sociétale au sein de
l’OCP

32
Afin d’améliorer les connaissances sur l’état des lieux de la RSE dans les
entreprises marocaines j’ai mené une étude auprès du groupe OCP.

Cette étude a trois objectifs :

 Evaluer le niveau de conscience de l’OCP


 Répertorier les actions socialement responsables réalisées par l’OCP
 Savoir la contribution de ses sites au développement durable.

Le choix de l OCP est justifié par une principale raison :

Le groupe Office Chérifien des Phosphates est l’une des entreprises ayant reçu
le label de la CGEM, il contribue via ses actions à tisser une confiance entre ses
parties prenantes que ce soient les citoyens, les medias, la collectivité
territoriale.

Section 1 : Présentation de l OCP et la contribution de ses sites au


développement durable :

I- Présentation de l OCP 

En 1920, alors que partout dans le monde, les compagnies minières fouillent
fébrilement le sous-sol a la recherche de phosphate, minerai aux précieuses
vertus fertilisante, l’Office Chérifien des Phosphates (OCP S.A depuis 2008) voit
le jour.

Au Maroc, les premières mines exploitées se trouvent dans les environs de


Khouribga, future capitale mondiale du phosphate. Quelques certaines de
mineurs extraient alors, à coup de pelle, 1,8 million de tonnes par an. En 1930,
le premier train charge de minerai rallie le nouveau port de Casablanca. Sa
cargaison est chargée a bord de navires qui voguent vers l’Europe, les Etats-
Unis ou l’Australie. L’aventure OCP a commencé…

L’aventure du phosphate à elle, commence bien longtemps auparavant. En


1840, le scientifique allemand, Justus Von Liebig démontre que les os dégagent
du phosphore quand ils sont mis au contact de l’acide sulfurique. Les engrais
phosphates sont nés.

33
Deux ans plus tard, l’anglais John Benett Lawes expérimente en champ les
qualités fertilisantes des premières réactions du phosphate avec l’acide
sulfurique. En 1862, l’Angleterre produit 15000 tonnes de ce superphosphate.
Depuis, les hommes ont extrait plus de deux milliards de tonnes de minerai de
roche.

Aujourd’hui, le groupe OCP extrait à ciel ouvert près de 28 millions de tonnes


de phosphates, produit à lui seul 4,5 millions de tonnes d’engrais phosphates et
emploie 23000 collaborateurs.

OCP, un des leaders mondiaux sur le marché du phosphate et de ses produits


dérives, est un acteur incontournable depuis 1920. Riche de plus de 90 ans
d’expérience, opérant sur les cinq continents et disposant de réserves de
phosphates parmi les plus importantes au monde, OCP est présent sur toute la
chaine de valeur : il extrait, valorise et commercialise du phosphate et des
produits dérives.

OCP poursuit un double objectif de production de valeur et d’engagement


sociétal fort : performances financières et commerciales d’une part, le groupe
OCP a réalisé un chiffre d’affaire de 59,4 milliards de dirhams en 2012, et
soutien à l’économie marocaine et à la sécurité alimentaire mondiale dont il est
un acteur majeur d’autre part.

De plus l OCP contribue de manière substantielle, par ses importations minières


et industrielles, ainsi que par ses programmes et projets, au développement de
différentes régions du Royaume du Maroc.

II- la contribution des sites de l OCP au développement


durable :

Site de Khouribga :

A Khouribga, les travaux d’aménagement du parc de Beni Amir ont démarré.


S’étalant sur une superficie de 4 hectares, le parc proposeradifférentesactivités
de loisirs (jeux pour enfants, théâtre en plein air…). OCP a également contribue
à la créationd’unesociété de développement local pour la gestion du service de
transport urbain de Khouribga ainsi qu’àl’achat de 40 bus. En milieu rural, des

34
programmes complémentaires d’électrification et d’alimentation en eau
potable ont été inities.

Dans la région de Tadla Azilal, OCP a financé les études et l’assistance


technique pour la réalisation de projets de développement local. En parallèle,
divers projets àcaractèresociétal (équipements hospitaliers, acquisition de
transport scolaire et ambulances) sont déjà lances au profit de la population de
la région Tadla Azilal.

Dans le cadre du programme d’excellence environnementale, le site de


Khouribga a mis en place différents projets. De nouvelles solutions de
manutention permettent ainsi de limiter le rejet des poussières dans
l’atmosphère. En parallèle, le site a équipé son réseau de production et de
distribution d’eau douce d’un système de détection des fuites plus
performants. Un programme de valorisation des déchets et des by-products a
également été mis en place. La station d’épuration des eaux usées (STEP) de
Tadla Azilal permet notamment de récupérer et de réutiliserl’eau contenue
dans les boues.

En 2014, le site a déployé programme « zéro incident » au niveau de


l’ensemble des entités et a poursuivi la mise en œuvre du plan de
renforcement de la sûreté des installations minières, 2125 agents ont bénéficié
de 150 sessions de formation à la sécurité dans divers disciplines. Le site a
également développé son partenariat avec la Protection civile, et qui porte
notamment sur la formation des collaborateurs OCP et sur la simulation
d’intervention conjointe.

Site de Jorf Lasfar :

En 2014, les organismes certificateurs LMANOR et BUREAU AU VERITAS ont


renouvelé la certification du système de management environnemental (ISO
14001) du site de Jorf Lasfar. Au cours de l’année, plusieurs projets
environnementaux ont été lances. La 2°ligne de production d’acide
phosphorique a été ainsi équipée du système de récupération de chaleur (HRS).
En ce qui concerne la gestion des déchets, une a notamment été réalisée en
vue de l’aménagement d’une décharge contrôlée sur le site. Le circuit de
traitement des déchets dangereux a également est amélioré afin de mieux
maitriser l’ensemble de la filière de recyclage.
35
Les chemins ont été équipés d’analyseurs des différentes actions ont enfin été
mises en place pour me traitement des effluents (récupération des émissions
de SO2, modernisation du système d’assainissement des unités d’engrais,…)

Une Task Force de 23 agents a été mise en place et forme au sein du site de
Jorf Lasfar. 727 collaborateurs ont par ailleurs bénéficié d’une formation sur la
sécurité des chantiers. En parallèle, 501 séances de formations et actions de
sensibilisation ont est dispensées par les agents de prévention sécurité auprès
des collaborateurs du site.

De même les actions de Jorf Lasfar ont influencéle domaine de la santé en


faisant un service d’assistance médicale d’urgence (SAMU) qui a été mis en
place à El Jadida. OCP a participé au financement de ce service accessible
24h/24 et 7j/j via plateforme téléphonique. En outre le site a participé au
financement du Centre d’hémodialyse de l’hôpital Mohammed V d’El Jadida.

Site de Boucraa :

En 2014, Phosboucraa a renouvelé son appui au centre de dialyse de Laayoune


dans le cadre de sa convention avec la Wilaya de la régiond’Aaayoune-
Boujdour-Sakia El Hamra et l’association MASOUM (association marocaine de
soutien médical de laayoune). Cette action va notammentpermettred’acquérir
cinq nouvelles machines des kits de dialyse au profit de ce centre ou sont
régulièrement traites 120 patients. Par ailleurs, et dans le cadre d’une
convention avec la Wilaya de la région Laayoune-Boujdour-El Hamra et la ligue
de la protection de l’Enfance, Phosboucraa apporte son soutien au centre
socioéducatif pour les enfants abandonnes de Laayoune qui accueille 143
enfants.

Par ailleurs, des sessions de formation en sauvetages maritimes et aux travaux


hors tension ont par ailleurs été organisées, respectivement en collaboration
avec la Protection Civile de Laayoune et l ONEE (Office National de l’Electricité
et de l’Eau).

36
Site de Gantour :

En 2014, le site de Gantour a lancé un ambitieux programme prévoyant la


plantation de diverses essences d’arbres sur près de 200 hectares de terrain
par an. Ainsi, plus de 37000 arbres ont été plantes en 2014. A ce propos, des
étudesd’occupation du sol ont été réalisées en collaboration avec l’Institut
National de la Recherche Agronomique (INRA), plusieurs espaces ont est
sélectionnées pour leur intérêtsocio-économique et leur capacité a s’adapter
au climat sec de la région, notamment des arbres fruitiers, des arbres forestiers
ainsi que différentesvariétésd’arbusteset de cactus.

Le site de Gantour a mis en place plusieurs actions d’appui à l’éducation et la


scolarisation auprès des établissements de la région, notamment la remise de
prix d’excellence, la mise à disposition de bus scolaires, la distribution de
manuels et l’organisation d’un forum d’orientation pour les élèves.

Site de Safi :

Le site de Safi a poursuivi le déploiement du Programme d’Excellence


Environnementale. Afin de mieux contrôler les rejets atmosphériques (SO2,
fluor et poussières), une station météo et un système de modélisation des
effluents gazeux ont été mis en place. Le site a développé un dispositif
permettant de collecter et de valoriser les cendres de pyrrhotine.

Récemment, le site a renouvelé sa certification OHSAS18 001 dans le cadre du


système de management de la sécurité ainsi que son certificat ISO 22 000 pour
les unités MCP/DCP. Le site a en outre été distingué par le prix national de la
sécurité. Dans le cadre du déploiement des standards HSE sur le site de Safi,
2000 collaborateurs ont été formes. Afin de renforcer le dispositif de secours,
trois ambulances ont été acquises et 560 sauveteurs secouristes au travail (SST)
ont été formes.

37
Section 2 : la préservation de l’environnement et la conscience
sociale / sociétale du groupe :

I- la préservation de l’environnement 

Partant des responsabilités que lui donne sa position de leader mondial, OCP
nourrit une double ambition : répondre de manière décisive aux besoins de
l’agriculture mondiale tout en assurant la protection de l’environnement.

Conscient que le développement durable offre de nouvelles opportunités à


l’industrie du phosphate, OCP a fait le choix d’intégrer les enjeux sociaux,
environnementaux et économiques à tous les niveaux de son activité.

En effet, l’éco conception de ses investissements améliore sa compétitivité, car


elle lui permet, entre autres, de réaliser des économies en eau et en énergie et
de recycler, de valoriser ou d’éliminer d’une manière éco responsable des
déchets.

L’adhésion volontaire d OCP à des programmes environnementaux visant le


respect des normes internationales les plus strictes témoigne en outre de son
engagement en matière de développement durable. Ainsi, OCP est la première
entreprise marocaine à avoir adhère au programme national de gestion
sécurisée et élimination des PCB (Polychlorobiphényles).

Par ailleurs, OCP a développé une approche innovante pour la gestion intégrée
de ses besoins hydriques en mettant en place un vaste programme « Eau » qui
s’articule autour de trois axes :

Optimisation de l’utilisation de la ressource en eau sur l’ensemble de la chaine


de création de valeur ;

Abondant des prélèvements des eaux souterraines et réallocation


géographique des ressources en eaux de surface ;

Mobilisation de ressources en eaux non conventionnelles avec la réalisation de


stations d’épuration des eaux usées et de nouvelles unités de dessalement
d’eau de mer.

38
II- la conscience sociale et sociétale du groupe OCP :

« C’est dans le capital humain que réside l’âme de notre entreprise, le moteur
de ses succès et de son rayonnement »*.Mostafa TERRAB PRESIDENT DIRECTEUR
GENERAL D’OCP

La fondation OCP, créée en 2007 et reconnue d’utilité publique en 2012, a pour


but principal de porter l’engagement social et sociétal du groupe OCP. Elle a
pour vocation de définir et de mettre en œuvre des actions de développement
humainau profit des populations les plus vulnérables, tant dans les
régionsd’implantation du groupe OCP qu’aux niveaux national et international.

Dotéed’une organisation souple, la fondation OCP est guidée par l’excellence et


opère en structure intégrée, par un souci d’efficacité, comprenant les activités
de son Think Tank interne dénomme « Policy Center » et de ses programmes
d’actions orientés vers le développement agricole, l’accompagnement de la
jeunesse et le développement citoyen. Sa démarche repose sur la mise en
place de projets structurants à travers une approche équitable et transparente,
selon un mode pondérant la mise en réseau, le faire-faire et le faire.

Basée à Rabat, la Fondation OCP renforce sa présence sur tout la Royaume par
des représentationsrégionales, en vue d’optimiser son travail de
proximitéauprès des populations concernées et du tissu associatif dans 14
régions du pays. Ainsi, les actions de la Fondation OCP touchent annuellement
plus de 250000 bénéficiaires au Maroc et àl’étranger, dont une majorité de
femmes et d’enfants, principalement issus du milieu rural.

OCPassume pleinement sa responsabilitééconomique et sociale envers le


Maroc et les Marocains. Son engagement sociétal au Maroc fait partie de son
ADN. Il témoigne de son insertion harmonieuse dans son environnement social
immédiat.

OCP engage de substantiels investissements dans les infrastructures socialeset


les services au profit des communautés et des régions dans lesquelles se
trouvent ses activités de production. Les actions du Groupe couvrent en
priorité la santé et l’éducation notamment par la construction ou la rénovation
de centres de santé, d’écoles, la construction de foyers de jeunes et la mise à
disposition de véhicules de transport scolaire.
39
Par ailleurs, OCP a lancé auprès des jeunes, un programme emblématique de sa
responsabilité sociétale : OCP Skills.

Ce programme se décline en 3 volets : la formation et l’amélioration de


l’employabilité des jeunes, l’incubation d’entreprises régionales, et le soutien
au mouvement associatif.

OCP pérennise son engagement auprès des jeunes par la création des Skills
centres, véritables plateformes d’apprentissage, d’échange et d’ouverture.

Premier employeur au Maroc, OCP joue un rôle important dans le


développementéconomique du pays et de contribuer activement à sa présence
à l’échelle mondiale. OCP est la plus grande entreprise du pays et représente
environ 6% du PIB du Maroc et le quart des recettes d’exportation du
Royaume.

OCP contribue activement à la réussite du secteur agricole marocain par son


important soutien du plan national de développement agricole du pays, le
« planMaroc vert ».

Ces diverses actionsamènent l OCP vers une entreprise responsable :

OCP transforme les défis d’ordre sociétal, économique et environnemental lies


a ses activités, pour en faire des opportunités créatives de valeur partagée
auprès de ses différentes parties prenantes.

Responsabilités environnementales : la préservation de l’environnement et le


développement durable responsable pour OCP une source de création de
valeur. En effet, l’éco conception des investissements d OCP améliore sa
compétitivité, car elle lui permet, entre autres, de réaliser des économies en
eau et en énergie et de recycler, de valoriser ou d’éliminerd’une manière éco
responsable ses déchets. Tous les ambitieux programmes initiés par OCP allient
performance industrielle et respect de l’environnement.

Responsabilitéséconomiques : le statut de premier employeur et


d’investissement majeur du pays confère à OCP de grandes responsables
économiques envers la nation. De fait, pour le groupe, le renforcement des
liens avec son écosystème est un facteur clé de succès. Promouvoir les forces
40
vives locales, développer leur savoir-faire, renforcer l’attractivité des
régionsd’activités OCP, tels sont les axes de l’action entreprise par OCP pour
impliquer les acteurs locaux et nationaux. En outre, OCP forme près de 15000
jeunes, soutient plus de 300 projets d’entreprenariat, crée emplois et richesses,
directement et indirectement par la dynamisation de l’activitééconomique de
ses régionsd’implantation, notamment grâce à la sous-traitance et la prestation
de services.

Responsabilitéssociétales : en agissant localement pour le développement


durable, OCP répond au défi global de la sécurité alimentaire mondiale, a
travers d’importantes initiatives de partage de savoir-faire, dans le cadre
d’unecoopération Sud-sud. Son soutien a l’agriculture marocaine et au
développement humain des populations riveraines de ses sites (Khouribga, Jorf
lasfar, Boucraa, Gantour, de Safi  ), renforce son intégration harmonieuse dans
le tissu social marocain et amélioreainsi la compétitivité de ses partenaires
locaux.

41
CONCLUSION
GENERALE

En effet, la question de recherche avait pour thème de la responsabilité sociale


des entreprises et performance globale. Ce thèmes’inscrit dans un contexte ou

42
la pression des parties prenantes sur les entreprises sont devenue constante et,
partant, la prise en considération de leurs attentes dans les processus
décisionnels de l’entreprise constitue une garantie de pérennité et de
durabilité de cette dernière.

La finalitévisée par ce projet est double. D’une part, apporter des


élémentsgénéraux et explicatifs sur la RSE. D’autre part, essayerd’expliquer les
liens de causalité pouvant exister entre la RSE et la performance globale de
l’entreprise.

Dans cet ordred’idées, l’acception de la RSE retenue dans ce travail


appréhende celle-ci comme un engagement volontaire de la part de
l’entrepriseàl’égard de ses différentes parties prenantes, composées des
individus ou groupes d’individusaffectés par l’activité, la taille, l’organisation,
les lieux d’implantation ou les comportements de l’entreprise. Cet engagement
se traduit en effet par la prise en compte par cette dernière des droits
fondamentaux, des attentes et des intérêts des parties prenantes.

Dans le cadre de ce travail, on a pu savoir comment l’intégration de la RSE


serait-elle un levier d’amélioration de la performance globale de l’entreprise,
appréhendée comme la capacité de cette dernière a gérer les attentes de
toutes ses parties prenantes de manière à les satisfaire. Dans cette optique, on
a essayé de mettre en exergue lesdifférentsélémentscritères relevant de la
performance globale et qui sont positivement affectes par l’intégration de la
RSE, et ce aux niveaux économique, social et sociétal.

Par ailleurs, la relation de causalitéenvisagée en termes de contribution de la


RSE, à travers ses déterminantsd’intégration, à la performance globale se
concrétise dans une large mesure pour certaines entreprises. Celas’explique
globalement par la prise de conscience par ces entreprises, filiales des leaders
mondiaux des matériaux de construction, des enjeux liésà la RSE.

Il en ressort que la RSE en tant que concept explicite est peu connue et le débat
est encore naissant voire simple. Mais quelques pays comme l’Afrique du Sud
et des pays anglophones connaissent un niveau trèsélevéd’intégration de la
RSE dans le débat national, dans les cursus d’enseignement du management
sous l’angle de l’éthique des affaires.

43
Au Maroc, des initiatives sont en train de prendre forme, marquées par un rôle
central des acteurs internationaux qui contribuent de fait àfaçonnerl’approche
et la vision marocaine de la RSE.

Le milieu marocain des affaires ainsi que les organisations patronales sont
intéresses de trouver les voies et les moyens pour prendre part aux échanges
internationaux et voient dans la RSE un enjeu àintégrer pour éviterqu’elle ne
s’érige en barrière non tarifaire aux échanges. L’obligation de conformité des
filiales des multinationales aux politiques et stratégie de groupe amène ces
dernièresàdévelopper des initiatives sous l’impulsion de l’entreprisemère.

La participation de la société civile marocaine aux mouvements sociaux


mondiaux et le développement au niveau local et régional de forums sociaux
ont favorise l’émergence du débat et la construction en général de la RSE en
particulier. La presse marocaine s illustre aussi dans la dénonciation des
pratiques irresponsables des entreprises àl’échelle nationale et internationale.

Développer une approche marocaine de la RSE impose la prise en compte


d’une dimension culturelle transversale aux piliers du développement durable
et une démarche interculturelle en matière de RSE. Une telle démarche
conduirait à une adaptation de la RSE aux réalités marocaines de la RSE. Car si
la RSE explicite est naissante, l’entreprise marocaine n’a pas été insensible au
développement de la communauté, aux enjeux sociaux et environnementaux.
Bien au contraire, les exigences de la solidarité bien ancrée dans les valeurs
marocaines ainsi que les pratiques caritatives indiquent une certaine forme de
responsabilité de l’entreprise ou de l’entrepreneurvis-à-vis de la communauté
et qui met en avant l’importance du lien social et de légitimitécomme
ressource fondamentale de l’entreprise. La construction d’une vision
marocaine de la RSE commande aussi la participation pleine et entière des
acteurs aux initiatives internationales autour de la RSE et la créationd’un
agenda et d’un mouvement de fond en matière de RSE soutenu par des
réflexions qui prennent racine dans ces réalités.

A la lumière de tout cela, s’intéresserà la RSE dans le cas des PME s’avère ainsi
être une piste de recherche fructueuse, étant donné que la problématique de
la RSE est réservée de nos jours au monde de la grande entreprise et la PME

44
reste encore quasi-absente dans les pratiques et les discours traitant de cette
problématique.

De mêmel’état a encore un très grand rôle à jouer pour essayer dans un


premier lieu de concrétiser la mise en œuvre et le respect du code du travail
par les entreprises, avant de passer dans un deuxième lieu à la promotion de
pratiques socialement responsables par une valorisation de ces pratiques et
l’intégration de la RSE dans la culture managerielle des entreprises par le biais
de la formation universitaire et des programme de mise à niveau.

Ainsi avec une sensibilisation des entreprises sur l’importance de la RSE s’avère
nécessaire.

En faisant comprendre à tous les acteurs que la responsabilité sociale peut


revêtir une valeur économique directe. Bien que leur responsabilité première
soit de générer des profits, elles peuvent en même temps contribuer à des
objectifs sociaux et à la protection de l’environnement, en intégrant la
responsabilité sociale comme investissement stratégique au cœur de leur
stratégie commerciale, dans leurs instruments de gestion et leurs activités.

45
Table des abréviations

RSE : Responsabilité Sociale des Entreprises

ONU : Organisation des Nations Unies

OIT : Organisation Internationale de Travail

OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economiques

EMAS : Eco Management and Audit Scheme

IDE : Investissements Directs à l’Etranger

INDH : Initiative Nationale pour le Développement Humain

DD : Développement Durable

CGEM : ConfédérationGénérale des Entreprises du Maroc

ICPC : Instance Centrale de Prévention de la Corruption

IPC : International sur la Perception de la Corruption

IMANOR : Institut Marocain de Normalisation

SST : Sauveteurs Secouristes au Travail

ONEE : Office National de l’Electricité et de l’Eau

46
Bibliographie

1 – Articles :

 PDF : « La responsabilité sociétale des entreprises en Afrique » de


professeur Loubna Barmaki et professeur Driss Aitcheikh
2- Thèses :

 Mémoire pour l’obtention du diplôme des


étudessupérieuresapprofondies sous le thème « de la
gouvernanceéthique et responsabilité sociale de l’entreprise : étude de
cas » préparé par Mme. Zineb Zebdi(UNIVERSITE MOHAMED V SOUISSI).
3- Rapports :

 Rapport DDD_2014.pdf de l’OCP


4- Brochures :

 Brochure de l OCP
5- Webographie :

 [Link]
 [Link]/dd03/comdd
 [Link]
 [Link]
 [Link]
 [Link]/isdd/[Link]?article470
 [Link]/antipodes/entreprises-socialement,35/Et-aussi,55/
 Encyclopdie-dd-org/encyclopedie/terre

Table des matières

47
DEDICACE 2
REMERCIEMENT : 3
Sommaire 4
Introduction générale 6
Chapitre I : La responsabilité sociale des entreprises 10
Section 1 : Emergence et développement des pratiques sociales et sociétales des 10
organisations 
I- Définition de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) 10
II- Les instruments de mesures de la performance de la RSE  13
1- Les instruments de mesures 13
2- Le lien entre la RSE et la performance globale  17
Section 2 : Etat des lieux au Maroc  21
I- Le cadre institutionnel en faveur des démarches RSE au Maroc  21
1- Le message royal : 21
2- Le cadre juridique : 22
3- La procédure de normalisation : la création de L’IMANOR « Institut 26
Marocain de Normalisation » 
II- Comparaison entre le Maroc et autres pays africains  27
III- Le label RSE de la CGEM  29
Chapitre II :La responsabilité sociale et sociétale au sein de l’OCP 33
Section 1 : Présentation de l OCP et la contribution de ses sites au développement 33
durable 
I- Présentation de l OCP  33
II- la contribution des sites de l OCP au développement durable  34
Section 2 : la préservation de l’environnement et la conscience sociale / sociétale du 38
groupe
I- la préservation de l’environnement  38
II- la conscience sociale et sociétale du groupe OCP  39
Conclusion générale 43
Table des abréviations 46
Bibliographie 47
Table de matières 48

48

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