0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
33 vues19 pages

Fonds Propres Nets

Transféré par

JEAN-JACQUES Kayoka
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
33 vues19 pages

Fonds Propres Nets

Transféré par

JEAN-JACQUES Kayoka
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF ou lisez en ligne sur Scribd
COMMISSION BANCAIRE DE (NI AFRIQUE CENTRALE REGLEMENT COBAC R-2016/03 RELATIF AUX FONDS PROPRES NETS DES ETABLISSEMENTS DE CREDIT La Commission Bancaire de l'Afrique Centrale, Vu la Convention du 16 octobre 1990 portant création d’une Commission Bancaire de l'Afrique Centrale et son Annexe ; Vu la Convention du 17 janvier 1992 portant harmonisation de la réglementation bancaire dans les Etats de |’Afrique Centrale et son Annexe ; Vu larticle 31 de la Convention régissant l'Union Monétaire de Afrique Centrale du 25 juin 2008, révisant celle du 5 juillet 1996 ; Vu le réglement n°04/CEMAC/UMACICM du 2 octobre 2012 portant création du Comité de Stabilité Financiére en Afrique Centrale ; Vu le réglement n°02/14/CEMAC/UMAC/COBACICM du 25 avril 2014 relatif au traitement des établissements de crédit en difficulté dans la Communauté Economique et Monétaire de |'Afrique Centrale ; Vu le réglement n°01/15/CEMAC/UMAC/COBACICM du 27 mars 2015 relatif a la supervision des holdings financiéres et a la surveillance transfrontiére ; Vu le réglement COBAC R-93/02 du 19 avril 1993 relatif aux fonds propres nets des établissements de crédit, modifié par le reglement COBAC R-2001/01 du 7 mai 2001 ; Vu le réglement COBAC R-2013/01 du 17 septembre 2013 complétant le réglement COBAC R-93/02 du 19 avril 1993 relatif aux fonds propres nets des €tablissements de crédit, modifié par le reglement COBAC R-2001/01 du 7 mai 2001 ; Vu le réglement COBAC R-2014/01 du 21 mars 2014 relatif a la classification, & la comptabilisation et au provisionnement des créances des établissements de crédit ; Réunie en session ordinaire le 08 mars 2016 a a, DECIDE : CHAPITRE 1 : DES DISPOSITIONS GENERALES Article 1° Le présent réglement fixe les modalités de détermination des fonds propres nets des établissements de crédit et de leur prise en compte dans le calcul des exigences en fonds propres. Article 2 Les fonds propres nets sont constitués des fonds propres de base et des fonds propres complémentaires, déduction faite de certains éléments, dans les conditions fixées par le présent réglement. Le présent réglement s'applique a la fois pour la détermination des fonds propres nets sur base sociale et sur base consolidée ou combinée. Article 3 Au sens du présent réglement, I’on entend par : - actifs pondérés du risque de crédit : montant des risques de crédit pondérés en application du réglement COBAC R-2010/01 relatif a la couverture des risques des établissements de crédit ; - capitaux propres : l'ensemble constitué du capital, des réserves autres que les réserves de réévaluation, des primes liées au capital, du report a nouveau créditeur et de tout autre instrument respectant tous les critéres fixés par l'article 6 infra. - entité ad hoc (Special Purpose Vehicle - SPV): entité créée exclusivement pour la réalisation d'une transaction ou d'une série de transactions financiéres ; - entité opérationnelle : toute entité créée pour mener des activités avec la clientéle dans intention de dégager un bénéfice pour elle-méme ; - impot _différé: montant d'impét récupérable (impét différé actif) ou montant d'impét payable (impét différé passif) sur les bénéfices lors d’exercices futurs. Il provient notamment du décalage temporaire entre la constatation comptable d’une charge ou d'un produit et sa prise en compte effective dans le résultat fiscal d'un exercice ultérieur, des déficits fiscaux reportables, des crédits d'impét reportables, des différences entre valeur comptable d'un actif ou d’un passif et la valeur qui lui est attribuée par l'administration fiscale, des écritures enregistrées uniquement dans les comptes consolidés ou le reporting (retraitements de consolidation, éliminations d’opérations internes) ; By? partie liée : entité ou personne liée a |’établissement assujetti au sens de l'article 28 du réglement COBAC R-2014/01 relatif a la classification, a la comptabilisation et au provisionnement des créances des établissements de crédit ; provisions pour risques bancaires généraux: montants que les dirigeants agréés au sens du titre Il a Annexe a la Convention du 17 janvier 1992 décident d’affecter a la couverture de tels risques lorsque des raisons de prudence I'imposent eu égard aux risques inhérents aux opérations bancaires ; risques _pondérés_nets: montants des risques portés par un établissement de crédit et calculés conformément aux dispositions du réglement COBAC R-2010/01 relatif a la couverture des risques ; volant de conservation des fonds propres : marge entre l'exigence minimale qui en découle et le seuil normal. Les contraintes de distribution sont fixées lorsque le niveau des fonds propres de base place |’établissement a l'intérieur du volant de conservation. CHAPITRE 2 : DES FONDS PROPRES DE BASE Article 4 Les fonds propres de base de I'établissement de crédit visent 4 assurer la continuité de l’exploitation de celui-ci. Ils sont constitués des capitaux propres et des autres éléments énumérés a l'article 5 du présent réglement, déduction faite des éléments énumérés a l'article 8. Article 5 Les fonds propres de base doivent satisfaire aux critéres d’inclusion définis respectivement a l'article 6 pour les capitaux propres et a l'article 7 pour les autres éléments de fonds propres de base, du présent réglement. lis comprennent : les capitaux propres, comportant : le capital ; les primes liées au capital ; © les réserves autres que les réserves de réévaluation ; * les réserves consolidées ; © le report a nouveau lorsqu’il est créditeur (bénéfices non distribués) ; tout autre instrument respectant tous les critéres fixés par l'article 6 infra aprés autorisation préalable du Secrétaire Général de la y COBAC ; - les autres éléments de fonds propres de base, comportant : les fonds de financement et de garantie effectivement encaissés et définitivement acquis, constitués de ressources propres provenant de laffectation des résultats, de dons extérieurs ou de taxes parafiscales ; le résultat du demier exercice clos, arrété par le conseil d’administration et ayant fait l'objet d'une opinion sans réserve du commissaire aux comptes, dans I'attente de son affectation, déduction faite du montant des dividendes a distribuer que le conseil d’administration a décidé de proposer a l'approbation de l'assemblée générale des actionnaires ; . les capitaux propres des filiales consolidées de |’établissement de crédit et détenus par des tiers (intéréts minoritaires) dans les conditions fixées a l'article 17 infra ; tout autre instrument respectant tous les critéres d’inclusion fixés par Varticle 7 infra aprés autorisation préalable du Secrétaire Général de la COBAC. Sont considérés comme capital, outre le capital social des établissements assujettis constitués sous forme de sociétés commerciales, les sommes qui en tiennent lieu ou qui y sont assimilées, conformément a la législation en vigueur, dans la comptabilité des établissements régis par un statut particulier, notamment les dotations définitivement acquises ou le capital fixe ou variable représenté par des parts sociales effectivement libérées ou des certificats coopératifs d’investissement. Article 6 Les sommes admises parmi les capitaux propres doivent respecter tous les critéres d’inclusion suivants : - elles sont la créance la plus subordonnée dans la liquidation de létablissement de crédit ; — elles sont une créance sur les actifs résiduels proportionnelle a la part de capital émis, une fois remboursées toutes les créances de rang supérieur, en cas de liquidation (en d'autres termes, il s'agit d’une créance illimitée et variable et non pas fixe ou plafonnée) ; — le principal a une durée indéterminée et n’est jamais remboursé en dehors de la liquidation (hormis les cas de rachat discrétionnaire ou les autres moyens de réduire sensiblement les fonds propres de maniére discrétionnaire dans les limites permises par la législation applicable) ; WF 4 — ['établissement de crédit ne laisse en rien espérer, au moment de l'émission, que I'élement de passif sera racheté, remboursé ou annulé, et les dispositions statutaires ou contractuelles ne comprennent aucune disposition qui pourrait susciter pareille attente ; ' les versements (y compris bénéfices non distribués) sont effectués en prélevant sur les bénéfices distribuables. Le niveau des versements n'est en aucune maniére lié ou associé au montant payé a l’émission et n'est pas soumis a un plafond contractuel (sauf dans la mesure ot un établissement de crédit ne peut effectuer des versements que dans la limite du montant des bénéfices distribuables) ; — la distribution des bénéfices n’est en aucun cas obligatoire. Leur non- paiement ne constitue donc pas un événement de défaut ; les versements ne sont effectués qu'une fois toutes les obligations juridiques et contractuelles honorées, et les paiements sur les éléments de fonds propres de rang supérieur effectués. Cela signifie qu'il n’y a pas de versements préférentiels, méme au titre d'autres éléments classés dans les fonds propres de la plus haute qualité ; - ce sont les fonds propres émis qui absorbent la premiére — et, proportionnellement, la plus grande part - des pertes, le cas échéant, dés qu'elles surviennent. Dans les fonds propres de la plus haute qualité, chaque élément absorbe les pertes pour assurer la continuité d’exploitation proportionnellement et pari passu avec tous les autres ; le montant versé est comptabilisé en qualité de fonds propres (et non de dettes) afin de faire face aux risques d'insolvabilité ; — le montant versé est classé dans les fonds propres en application des normes comptables applicables ; le montant est émis directement et libéré, et I’établissement de crédit ne peut pas avoir financé directement ou indirectement son achat ; le montant versé n'est adossé ni a des siretés, ni a une garantie de lémetteur ou d’une entité lige, et il n’est assorti d’aucun dispositif rehaussant, sous une forme juridique ou économique, le rang de la créance ; — lémission s'est faite avec l'accord exprés des propriétaires de létablissement de crédit émetteur, donné soit directement soit, si la législation applicable le permet, par le conseil d’administration ou par d'autres personnes ddment autorisées par les propriétaires ; ' le montant versé figure clairement et séparément au bilan de l'établissement de crédit. Jr 5 Article 7 Les autres éléments des fonds propres de base doivent respecter tous les critéres d'inclusion suivants : — instrument est émis et libéré ; — la créance a un rang inférieur a celles des déposants et des créanciers chirographaires, ainsi qu’a la dette subordonnée de I’établissement de crédit ; le montant versé n’est adossé ni a des sOretés, ni a une garantie de lémetteur ou d’une autre entité liée, et il n’est assorti d’aucun dispositif rehaussant, sous une forme juridique ou économique, le rang de la créance par rapport a celles des créanciers de I’établissement de crédit ; rélément a une durée indéterminée, autrement dit il n'a pas de date d'échéance et il ne comporte ni saut de rémunération (step up) ni aucune autre incitation au rachat ; élément de fonds propres peut comporter une option de remboursement 4 I'initiative de |'émetteur, mais celle-ci ne peut étre exercée qu’au bout de 5 ans au minimum. Pour exercer son option de rachat, ’établissement de crédit doit recevoir l'accord préalable du Secrétaire Général de la COBAC. L’établissement ne doit en rien laisser croire qu'il exercera son option de rachat et ne doit pas exercer son option de rachat, sauf : (i) si l'’établissement remplace instrument racheté par des fonds propres de qualité égale ou supérieure et a des conditions viables en fonction de son revenu ou (ii) s'il démontre que la position de ses fonds propres est bien supérieure a son exigence minimale aprés exercice de l'option de rachat ; tout remboursement de principal (rachat ou amortissement) nécessite l'accord préalable du Secrétaire Général de la COBAC ; les versements du dividende/coupon doivent étre entiérement discrétionnaires : létablissement de crédit doit avoir toute liberté d’annuler, @ tout moment, les versements ; l'annulation des versements discrétionnaires ne doit pas constituer un événement de défaut ; létablissement de crédit doit avoir la pleine disposition des versements annulés pour s’acquitter de leurs obligations a I’echéance Vannulation des versements ne doit pas imposer de restrictions a létablissement de crédit, sauf en ce qui concerne les versements aux détenteurs de capitaux propres ; - le paiement des dividendes/coupons doit 6tre imputé aux bénéfices BS . distribuables ; élément ne peut pas comporter une clause liant le dividende au risque de crédit, autrement dit le dividende/coupon ne peut étre redéfini périodiquement, en fonction intégralement ou partiellement, de la note de crédit de I’établissement; l'élément ne peut pas faire apparaitre un passif supérieur a l’actif si la réglementation détermine que, dans ce cas, I'établissement de crédit est insolvable ; les éléments désignés comme passifs a des fins comptables doivent avoir une capacité d’absorption des pertes, en principal, par le biais soit (i) de leur conversion en capitaux propres a un niveau de seuil prédéfini, soit (ji) d'un mécanisme de dépréciation qui impute les pertes a élément de fonds propres a un niveau de seuil prédéfini. La dépréciation aura les effets suivants : © réduction de la créance représentée par l’élément, en cas de liquidation ; « réduction du montant remboursé, en cas d’exercice d’une option ; * réduction partielle ou intégrale du versement du dividende/coupon sur élément de fonds propres ; linstrument ne peut avoir été acheté par I'établissement de crédit, ni par une partie liée sur laquelle I'établissement de crédit exerce son contréle ‘ou une influence significative, et I'établissement de crédit ne peut avoir financé directement ou indirectement l'achat de linstrument ; ' Vinstrument ne peut présenter de caractéristiques nuisant a la recapitalisation, comme des dispositions imposant a |’émetteur d'indemniser les investisseurs si un nouvel instrument est émis a un prix inférieur durant une période déterminée ; si l'élément de fonds propres n’est pas émis par une entité opérationnelle ou la société holding du groupe consolidé (par une structure ad hoc, ou SPV — Special Purpose Vehicle, par exemple), le produit du placement doit étre a la disposition immédiate et illimitée d'une entité opérationnelle ou de la société holding du groupe consolidé de telle maniére que soient respectés ou dépassés tous les autres critéres d’inclusion dans les autres éléments des fonds propres de base. Article 8 Les éléments a déduire (non-valeurs) des fonds propres de base comprennent : a) a déduire des capitaux propres : — la part non versée du capital ; — les actions propres détenues, évaluées a leur valeur comptable ; wy 7 ~ le report 4 nouveau lorsqu’il est débiteur ; - les pertes en instance d’approbation ; — les dividendes a distribuer portant sur les bénéfices antérieurs ; — les écarts d’acquisition figurant a l’'actif des comptes consolidés ; -limpét différé actif qui dépend de la rentabilité future de l'établissement de crédit. b)a déduire des autres éléments de fonds propres de base — le résultat intermédiaire lorsqu’il est déficitaire ; ~ les frais et valeurs incorporelles immobilisés nets d’amortissements et de provisions ; — les provisions complémentaires a constituer pour dépréciation ou risques de non recouvrement d’actifs ou pour pertes et charges diverses. CHAPITRE 3 : DES FONDS PROPRES COMPLEMENTAIRES Article 9 Les fonds propres complémentaires de |’établissement de crédit visent a absorber les pertes en cas de liquidation. Ils comprennent notamment : a)les réserves de réévaluation, sous réserve de leur certification par les commissaires aux comptes ; b) les provisions spéciales et réserves réglementées ; ¢) les subventions d'investissement définitivement acquises ; d)les provisions pour risques bancaires généraux nettes de limpét prévisible, a l’exclusion de toute provision affectée a la couverture de charges ou de risques définis, probables ou certains ; e)les provisions a caractére général pour couverture du risque de crédit constituées en application du réglement COBAC R-2014/01 nettes d'impét prévisible, a l'exclusion des provisions constituées pour faire face a la détérioration constatée d’actifs particuliers ou de passifs connus, pris individuellement ou collectivement ; f) le bénéfice arrété a des dates intermédiaires, a condition : © quill soit déterminé aprés comptabilisation de toutes les charges afférentes a la période et des dotations aux comptes Ws d'amortissements et de provisions ; © quill soit calculé net de l'impét prévisible et d’acompte sur dividendes ou de prévision de dividendes dans les conditions fixées a l'article 5 ; © quill soit certifié par les commissaires aux comptes ; g)la réserve latente qui apparait dans la comptabilité financiére des opérations de crédit-bail ou de location avec option d’achat a condition que leur montant ait été vérifié par les commissaires aux comptes ; h)les subventions autres que celles définitivement acquises remplissant les conditions fixées a l'article 10 infra ; i) les fonds provenant de comptes d’associés, d’emprunts ou de |’émission de titres, qui répondent aux dispositions de l'article 10 ci-dessous et aux conditions suivantes : © ils ne peuvent étre remboursés que sur I'initiative de l'emprunteur et avec l'accord préalable du Secrétaire Général de la COBAC ; le contrat d’émission ou d’emprunt donne a |’établissement assujetti la faculté de différer le paiement des intéréts ; le contrat d’émission ou d’emprunt prévoit que la dette et les intéréts non versés permettent d’absorber des pertes, I’établissement assujetti tant alors en mesure de poursuivre son activité ; les fonds provenant de l’émission de titres ou d’emprunts subordonnés qui remplissent les conditions fixées a l'article 10 ci-dessous et pour lesquels, si aucune durée initiale et aucune échéance ne sont fixées, la dette ne peut étre remboursable que moyennant un préavis de cing ans, sauf si elle a cessé d’étre considérée comme des fonds propres avec Vaccord préalable du Secrétaire Général de la COBAC. Article 10 Les éléments a retenir en fonds propres complémentaires doivent obéir aux conditions suivantes : - linstrument est émis et libéré. Dans tous les cas, il n’est tenu compte que des montants effectivement encaissés ; - les sommes issues de l'élément peuvent étre librement utilisés par létablissement de crédit pour couvrir des risques normalement liés & lexercice de l'activité bancaire, lorsque les pertes ou moins-values n’ont pas encore été identifiées ; — lélément figure dans la comptabilité de l’établissement ; — la créance a un rang inférieur a celles des déposants et des créanciers “ 9 chirographaires de |'établissement de crédit ; le capital versé n’est adossé ni a des sdretés, ni a une garantie de témetteur ou d'une autre entité liée, et il n'est assorti d’aucun dispositif rehaussant, sous une forme juridique ou économique, le rang de la créance par rapport a celles des déposants et des créanciers chirographaires de I’établissement de crédit ; element a une durée initiale de cing (5) ans au minimum ; sa comptabilisation dans les fonds propres réglementaires durant les cing demiéres années précédant l’échéance s’effectue sur la base d'un amortissement linéaire ; Vélément ne comporte ni saut de rémunération (step up) ni aucune autre incitation au rachat ; lélément peut comporter une option de remboursement anticipé a Vinitiative de I’émetteur, mais celle-ci ne peut étre exercée qu’au bout de cing (5) ans au minimum dans les conditions suivantes : (i) pour exercer son option de rachat, l’établissement de crédit doit recevoir l'accord préalable du Secrétaire Général de la COBAC et (ii) I'établissement de crédit ne doit pas laisser croire qu’il exercera son option de rachat. Dans ce dernier cas, une option de rachat de I’élément a horizon de cing (5) ans, mais avant le début de la période de remboursement, ne sera pas considérée comme une clause incitant au remboursement tant que l'établissement de crédit ne fait rien qui puisse laisser croire que l’option sera exercée 4 un tel moment ; l'établissement de crédit ne doit pas exercer son option de rachat sauf : (i) sill remplace l’élément racheté par des fonds propres de qualité égale ou supérieure et a des conditions viables en fonction de son revenu ou (ii) si elle démontre que la position de ses fonds propres est bien supérieure A son exigence minimale aprés exercice de loption de rachat ; l'établissement de crédit ne doit pas avoir le droit de verser par anticipation des paiements programmés (coupon ou principal), sauf en cas de faillite et de liquidation ; élément ne peut pas comporter une clause liant le dividende au risque de crédit, autrement dit le dividende/coupon ne peut étre redéfini périodiquement, en fonction, intégralement ou partiellement, de la note de crédit de I’établissement de crédit ; lélément ne peut avoir été acheté par I’établissement de crédit, ni par une partie liée sur laquelle I’établissement de crédit exerce son contréle wy” ou une influence significative, et I'établissement de crédit ne peut avoir financé directement ou indirectement I'achat de ’élément ; = si 'élément n’est pas émis par une entité opérationnelle ou la société holding du groupe consolidé (par une structure ad hoc, ou SPV notamment), le produit du placement doit étre a la disposition immédiate et illimitée d’une entité opérationnelle ou de la société holding du groupe consolidé, de telle maniére que soient respectés ou dépassés tous les autres critéres d’inclusion dans les fonds propres complémentaires. CHaPITRE 4 : DES ELEMENTS DEDUCTIBLES Article 14 Les titres de participation et les titres de l’activité du portefeuille détenus sur des établissements de crédit ou de microfinance assujettis ou étrangers ainsi que les préts participatifs et subordonnés auxdits établissements, et tout autre montant constituant des fonds propres d'autres établissements de crédit ou d’établissement de microfinance sont déduits de la somme des fonds propres de base et des fonds propres complémentaires. Les titres de participations et les titres de l'activité du portefeuille sont définis au sens du réglement COBAC R-2003/03 relatif a la comptabilisation et au traitement prudentiel des opérations sur titres effectuées par les établissements de crédit. Sont également déduits du total des fonds propres de base et des fonds propres complémentaires, les titres de participation et les titres de l'activité du portefeuille détenus dans les entreprises d’assurance et de réassurance, les préts participatifs et subordonnés auxdites entreprises, et tout autre montant constituant des fonds propres de celles-ci. Une instruction du Président de la COBAC définit, en cas de besoin, le traitement réservé aux participations de I'établissement de crédit dans les autres établissements de crédit ou de microfinance et dans les entreprises d’assurance qui sortent du périmeétre de la consolidation réglementaire. Article 12 Lorsqu’ils excédent 5 % du montant des fonds propres nets, les engagements nets portés, directement ou indirectement, par un établissement de crédit sur une partie liée viennent en déduction du montant des fonds propres nets. Article 13 En cas de dépassement des limites fixées aux participations d’un établissement Fu de crédit dans le capital d’entreprises, le montant du dépassement est tetranché du montant de ses fonds propres nets. Si l'une et l'autre des limites prévues a l'article 3 du reglement COBAC R-93/11 relatif aux participations d’établissements de crédit dans le capital des entreprises sont franchies, seul le plus élevé des deux dépassements est retranché du montant des fonds propres nets. Article 14 Les provisions complémentaires a constituer visées a l'article 8 du présent raglement, lorsqu’elles sont recommandées par le Secrétariat Général de la COBAG, viennent en déduction des capitaux propres et des autres éléments des fonds propres de base, a compter du mois de leur notification a létablissement ou de toute autre période fixée par la COBAC. La révision du montant des provisions recommandées s’effectue sur la base des informations communiquées par |’établissement de crédit au Secrétariat Général de la COBAC lui permettant d’apprécier la constitution desdites provisions, le retour & meilleure fortune des clients concernés, la régularisation des opérations considérées ainsi que la validité des reprises de provisions effectuées depuis la recommandation de provisions complémentaires. Le Secrétaire Général de la COBAC peut s’opposer a une reprise de provisions déja constituées s'il estime que les conditions de cette reprise ne sont pas réunies. CHaPITRE 5 : DES LIMITES ET AUTRES RESTRICTIONS Article 15 Les fonds propres complémentaires ne peuvent étre inclus dans le calcul des fonds propres nets que dans la limite du montant des fonds propres de base. Article 16 Les provisions a caractére général pour couverture du risque de crédit, constituées en application du réglement COBAC R-2014/01, visés a l'article 9- e, sont limitées au montant des actifs pondérés du risque de crédit au moment de leur inclusion dans les fonds propres complémentaires. Article 17 a) Les intéréts minoritaires découlant de la consolidation d'une filiale par intégration globale ne peuvent étre inclus dans les fonds propres de base de létablissement de crédit que si les conditions suivantes sont réunies : - linstrument acquis par l'actionnaire minoritaire, s'il était émis par wy” létablissement de crédit, satisferait 4 tous les critéres inclusion dans les capitaux propres pour le calcul des fonds propres réglementaires fixés a l'article 6 ; — la filiale qui a émis linstrument est elle-méme un établissement de crédit ou un établissement de microfinance au sens des dispositions y relatives dans la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l'Afrique Centrale (CEMAC). b) Les modalités de calcul du montant des intéréts minoritaires satisfaisant aux critéres susmentionnés qui sera inclus dans les fonds propres de base feront Vobjet d’une instruction du Président de la COBAC. Article 18 a) Les éléments de fonds propres de base émis par une filiale intégralement consolidée de |'établissement de crédit et acquis par des tiers, y compris les montants visés a l'article 17, ne peuvent étre inclus dans les fonds propres de base qu’a la condition que, s'ils étaient émis par cet établissement, ils satisferaient a tous les critéres d’inclusion dans les fonds propres de base édictés par les articles 6 et 7. b) Les modalités de calcul du montant qui sera inclus dans les fonds propres de base feront l'objet d'une instruction du Président de la COBAC. Article 19 a) Le total des éléments de fonds propres (fonds propres de base et fonds propres complémentaires) émis par une filiale intégralement consolidée de l'établissement de crédit et acquis par des investisseurs tiers, y compris les montants visés aux articles 17 et 18, ne peut étre inclus dans le total des fonds propres qu’a la condition que, si ces éléments étaient émis par cet établissement, ils satisferaient & tous les critéres d'inclusion dans les fonds propres de base ou les fonds propres complémentaires édictés respectivement par les articles 6 ou 7. b) Les modalités de calcul du montant qui sera inclus dans le total des fonds propres consolidés feront l'objet d'une instruction du Président de la COBAC. Article 20 a) Dans les cas oi les fonds propres acquis par des tiers ont été émis par une entité ad hoe, l’établissement de crédit ne peut pas en inclure la moindre partie comme fonds propres de base. II peut toutefois les prendre en compte, au niveau consolidé, comme autres éléments de fonds propres de base ou comme fonds propres complémentaires, et les traiter comme s'il les avait placés directement luiméme auprés de tiers, a condition que ces montants satisfassent a tous les critéres d’'inclusion édictés par les articles 6 ou 7, et que Ds le seul actif de l'entité ad hoc soit sa participation aux fonds propres de l'établissement de crédit, sous une forme qui respecte ou dépasse tous les critéres d’inclusion applicables. b) Dans les cas ol les fonds propres acquis par des tiers ont été émis par une entité ad hoc via une filiale intégralement consolidée, il est possible, sous réserve des conditions énoncées a l’alinéa précédent du présent article, de les traiter comme si la filiale les avait placés directement elle-méme auprés de tiers et de les inclure dans les autres éléments de fonds propres de base ou dans les fonds propres complémentaires conformément aux modalités prévues aux articles 18 et 19. Article 24 La compensation entre impét différé actif et impdt différé passif n'est autorisée que si l'impét différé actif et l'impét différé passif se rapportent a des impéts prélevés par la méme autorité fiscale et si la compensation est autorisée par celle-ci. Une instruction du Président de la COBAC fixera, en cas de besoin, les autres modalités de traitement de l'impét différé. Article 22 Les actions propres détenues déduites des fonds propres de base intégrent toute action propre que I’établissement de crédit pourrait étre contractuellement obligé d’acheter. Ce traitement s’applique, que l'exposition soit comptablement inscrite parmi les titres de participation, les titres de I'activité du portefeuille, les titres de placement ou les titres de transaction. CHAPITRE 6 : DES EXIGENCES DE FONDS PROPRES Article 23 Les capitaux propres doivent, a tout moment, étre au moins égaux a 4,5 % des risques pondérés nets (exigence minimale en capital). Article 24 Les fonds propres de base doivent représenter en permanence au moins 6 % de l'ensemble des risques pondérés nets (exigence minimale de fonds propres de base). Article 25 a) Les établissements de crédit doivent détenir un volant de conservation des wy fonds propres au-dela du minimum requis destiné a renforcer leur capacité a faire face & des situations défavorables et a améliorer leur résilience en phase de contraction de leur activité. b) Le volant de conservation des fonds propres est fixé a 2,5 %, en plus des taux minimums établis par les articles 23 et 24 ci-dessus, ainsi que toutes les autres dispositions réglementaires relatives a la couverture des risques des établissements de crédit, c) Ce volant de conservation des fonds propres doit en permanence étre représenté selon le calendrier prescrit a l'article 35 infra Article 26 a) Les montants distribués font l'objet de restrictions quand le niveau de fonds propres descend a l'intérieur du volant de conservation. Un établissement de crédit ayant un ratio de fonds propres de base, visé a l'article 24 du présent réglement, aprés prise en compte du volant de conservation : - inférieur ou égal 4 6,5 % est tenu de conserver la totalité de ses bénéfices au cours de l’exercice suivant ; - supérieur a 6,5 % et inférieur ou égal 7 % est tenu de conserver au moins 80 % de ses bénéfices au cours de I’exercice suivant ; - supérieur a 7 % et inférieur ou égal 7,5 % est tenu de conserver au moins 60 % de ses bénéfices au cours de l’exercice suivant ; - supérieur 7,5 % et inférieur ou égal 8,5 % est tenu de conserver au moins 40 % de ses bénéfices au cours de l'exercice suivant ; - supérieur a 8,5 % est libre de distribuer ou non ses bénéfices au cours de l'exercice suivant, sous réserve des éventuelles autres interdictions. b) Sont considérés comme des montants distribués, les dividendes et rachats d’actions, les paiements discrétionnaires sur les autres éléments de fonds propres de base et les primes de rémunération discrétionnaires. Les versements qui n’entrainent pas une réduction des capitaux propres et des autres éléments des fonds propres de base, notamment certains dividendes payables en actions, ne sont pas considérés comme des montants distribués. c) Les bénéfices désignent des profits distribuables calculés aprés imputation de limpét et en l'absence de toute distribution discrétionnaire. lls incluent tous les autres éléments pouvant servir au paiement des sommes visées a I'alinéa b). Article 27 Pour l'application de l'article 26 ci-dessus : a)le Secrétaire Général de la COBAC examine |’évolution mensuelle ou iB” trimestrielle de l’exigence minimale de fonds propres de base au cours des 12 mois de |'exercice et apprécie, en fonction des franchissements de seuils et du profil de risque de l’établissement de crédit, la restriction de distribution qui pourrait tre appliquée a I’établissement ; b)le Secrétaire Général de la COBAC notifie a I'établissement de crédit, avant le 15 février de l’exercice suivant, la restriction qui lui est applicable, le cas échéant, sous forme de recommandation, au sens de farticle 7 du réglement n°02/14/CEMAC/UMAC/COMACICM relatif au traitement des établissements de crédit en difficulté dans la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale ; c)la recommandation est accompagnée des éléments l'ayant motivée. L’établissement de crédit, qui est tenu de s'y conformer dans le délai fixé, doit communiquer a la COBAC les mesures qu'il compte prendre pour reconstituer le volant de conservation des fonds propres. Toutefois, I'établissement de crédit peut solliciter, sur la base d’éléments probants, notamment des erreurs de calcul, a l'appréciation du Secrétaire Général de la COBAC, la révision de la recommandation. Cette sollicitation ne peut en aucun cas étre fondée sur un argument de reprise d’activité ou de perspectives favorables pour I’établissement de crédit. Les dispositions de l'article 26 s’appliquent également sur une base consolidée. Article 28 a) Les établissements de crédit doivent détenir un niveau de fonds propres nets qui tienne compte de l'environnement macro-financier dans lequel ils évoluent. La COBAC peut exiger un volant complémentaire de fonds propres permettant de faire face aux pertes potentielles futures, en plus de celle prévue a l'article 25 alinéa b), lorsqu’elle estime qu'une croissance excessive du crédit est associée 4 une accumulation des risques a |’échelle du systeme bancaire national/régional. b) Ce volant complémentaire ne peut excéder 3 % des risques pondérés nets, en fonction du degré estimé d’accumulation de risques. c) Pour l'activation et la levée ainsi que pour la détermination du niveau du taux a appliquer pour ce volant complémentaire de fonds propres, la COBAC sollicite lavis conforme du Comité de Stabilité Financiére en Afrique Centrale. d) Le volant complémentaire de fonds propres prévu 4 I’alinéa a) du présent article que chaque établissement de crédit est tenu de constituer vient augmenter le volant de conservation des fonds propres de base. Les seuils de restriction sur la distribution des bénéfices, prévus a l'article 26 alinéa a), sont augmentés en conséquence. yx 16 Article 29 Pour les établissements de crédit d’importance systémique tels que définis par le réglement n°02/14/CEMAC/UMAC/COBACICM, la Commission Bancaire peut fixer une exigence supplémentaire en fonds propres de base. L'exigence supplémentaire prévue a T'alinéa précédent vient augmenter le volant de conservation des fonds propres de base et le volant complémentaire fixé a l'article 28-d. Les seuils de restriction sur la distribution des bénéfices, prévus a l'article 26 alinéa a), sont augmentés en conséquence. CHAPITRE 7 : DES EXIGENCES DE COMMUNICATION FINANCIERE Article 30 Les établissements de crédit déclarent la composition de leurs fonds propres & la Commission Bancaire suivant le modéle et des modalités fixés par instruction du Président de la COBAC. Article 34 ‘Sauf exemption expresse et temporaire délivrée par le Secrétaire Général de la COBAC, les établissements de crédit sont tenus de publier périodiquement, suivant un modéle et des modalités fixés par instruction du Président de la COBAC, les informations suivantes : un rapprochement complet de tous les éléments des fonds propres réglementaires avec le bilan (figurant dans les états financiers certifies par les commissaires aux comptes) ; - une description de l'ensemble des limites et minima recensant les éléments positifs et négatifs des fonds propres auxquels s'appliquent ces limites et restrictions ; une description des principales caractéristiques des éléments de fonds propres qui ont été émis ; pour les établissements de crédit qui publient des ratios de composantes des fonds propres réglementaires, une explication détaillée du mode de calcul de ces ratios. Les établissements de crédit devront également communiquer les caractéristiques contractuelles complétes de tous les éléments entrant dans la composition des fonds propres réglementaires.. aBy CHAPITRE 8 : DES DISPOSITIONS DIVERSES, TRANSITOIRES ET FINALES Article 32 Le Secrétaire Général de la Commission Bancaire peut s'opposer a I'inclusion de certains éléments dans les fonds propres s'il estime que les conditions fixées par le présent réglement ne sont pas remplies de fagon satisfaisante. Article 33 En cas de non-respect des normes fixées par le présent réglement, la Commission Bancaire peut adresser une injonction a l’effet notamment de prendre dans un délai déterminé toutes mesures correctrices de nature a mettre létablissement concerné en conformité avec ces normes. Si un établissement de crédit n'a pas déféré a une injonction ou n’a pas tenu compte d'une mise en garde ou a enfreint les dispositions du présent réglement, la Commission Bancaire peut prononcer une ou plusieurs sanctions disciplinaires prévues par l'article 19 du réglement n°02/14/CEMAC/UMAC/ COBACICM du 25 avril 2014. Article 34 Le Président de la Commission Bancaire précise par voie d'instruction les équivalences entre les postes des documents périodiques en vigueur et les éléments définis dans le présent reglement. Article 35 Les modalités de constitution du volant de conservation des fonds propres prévu a l'article 25 du présent réglement seront fixées par une instruction du Président de la Commission Bancaire. Article 36 Le présent réglement abroge toutes les dispositions antérieures contraires, notamment le réglement COBAC R-93/02 relatif aux fonds propres nets des 6tablissements de crédit du 19 avril 1993, modifié par le réglement COBAC R-2001/01 du 7 mai 2001 et le réglement COBAC R-2013/01 du 17 septembre 2013. Article 37 Le présent réglement entre en vigueur le 1° janvier 2017. Article 38 Le Secrétaire Général de la COBAC est chargé de application du présent réglement qui sera notifié aux autorités monétaires nationales, aux Directions Nationales de la BEAC, aux associations professionnelles des établissements wes de crédit, aux établissements de crédit, aux holdings financiéres soumises par la COBAC a une surveillance sur base consolidée, aux commissaires aux comptes des établissements de crédit de la Communauté Economique et Monétaire de I’Afrique a a Ainsi fait et décidé a Libreville le 08 mars 2016, en présence de Monsieur Lucas ABAGA NCHAMA, Président ; Mesdames Denise Ingrid TOMBIDAM et Berthe YECKE ENDALE, Messieurs Louis ALEKA-RYBERT, BECHIR DAYE, Jean-Paul CAILLOT, Pascal FOURCAUT, Silvestre MANSIELE BIKENE, Salomon MEKE, Régis MOUKOUTOU, Jildas NGONKOUA ABOULI et Chérubin YERADA, membres. Pour la Commission Bancaire de I’Afrique Centrale,

Vous aimerez peut-être aussi