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Élevage de poissons : Guide pratique

L'agent piscicole effectue divers travaux liés à l'élevage des poissons comme l'alimentation, le suivi de croissance, le bien-être des poissons, les traitements, le tri et le transport pour la commercialisation. Il assure également l'entretien des bassins et du matériel dans des fermes piscicoles en eau douce ou marine.

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Élevage de poissons : Guide pratique

L'agent piscicole effectue divers travaux liés à l'élevage des poissons comme l'alimentation, le suivi de croissance, le bien-être des poissons, les traitements, le tri et le transport pour la commercialisation. Il assure également l'entretien des bassins et du matériel dans des fermes piscicoles en eau douce ou marine.

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L'agent piscicole met principalement en oeuvre les différentes opérations liées au

grossissement des poissons.

Filière de production
Elevage de poissons & coquillages

Autres dénominations
Eleveur, Agent aquacole, Employé d'élevage piscicole, Technicien d'élevage

Activités
L'agent piscicole effectue les différents travaux d'élevage des poissons.

 Il prend en charge l'alimentation des poissons (distribution et/ou contrôle du


nourrissage).
 Il réalise le suivi de la croissance des poissons (pesée d'échantillon, établissement du
poids moyen...).
 Il veille au bien-être des poissons (quantité et qualité de l'eau, niveau d'oxygénation,
état sanitaire) et effectue au besoin les ajustements nécessaires.
 Il effectue les traitements du poisson (balnéation, anesthésie...).
 Il réalise les opérations de tri et de mouvement des poissons (répartition dans des
différents bassins afin d'avoir une population homogène).
 Il assure la pêche des poissons en vue de leur commercialisation. Les poissons sont
ensuite triés, conditionnés et expédiés.
 Il enregistre les données nécessaires au suivi de l'élevage et est de plus en plus associé
à l'analyse technique des résultats de l'élevage.

L'agent piscicole assure l'entretien des bassins et du matériel.

 Il ramasse les poissons en mauvais état de santé.


 Il réalise le nettoyage, et la désinfection des bassins.
 Il entretient le matériel de production (grilles, pompes, trieuses...).

L'agent piscicole peut contribuer aux expéditions en aidant au chargement du camion, à


assurer les livraisons de proximité. De manière secondaire, il peut intervenir dans
l'entretien des bâtiments et des espaces verts, voire des parcours de pêche.

Conditions d'exercice
L'agent piscicole exerce dans des piscicultures alimentées en eau douce, ou dans des
fermes aquacoles basées soit en mer (cages marines), soit à terre (bassins alimentés en eau de
mer).

L'agent piscicole réalise son activité à partir des orientations données par le responsable de
production. Concernant les fermes basées en mer, le travail s'apparente à celui du marin (sur
un bateau, nécessité de plonger...). Dans tous les cas, le travail est effectué en plein air. Varié,
il permet de suivre l'évolution du poisson jusqu'à sa pêche. L'élevage étant surveillé jour et
nuit, l'agent piscicole peut être amené à travailler en horaires décalés ou à assurer des
périodes d'astreintes.

Compétences et qualités
L'agent piscicole a un sens aigu de l'observation et de la rigueur. Une bonne connaissance
du comportement du poisson est indispensable afin de définir avec pertinence les
ajustements nécessaires. Il dispose d'une grande capacité d'anticipation et doit être en
capacité de réagir aux incidents d'élevage avec efficacité. Il est familiarisé avec l'outil
informatique. Pour la pisciculture en pleine mer, il possède le permis de conduire des
bateaux à moteur, et est qualifié en plongée sous marine.

16.  SUIVI, TENUE DE REGISTRE,


COMPATIBILIT� ET
COMMERCIALISATION
16.0   Introduction
1. Une gestion ad�quate comporte un suivi r�gulier de vos �tangs, la tenue de relev�s
pr�cis et la planification des op�rations de votre exploitation. Dans ces conditions, vous
�tes en mesure, par exemple, de d�cider du moment opportun de la fertilisation des �tangs
(voir chapitre 6) et de la quantit� d'aliments � distribuer aux poissons (voir chapitre 10).
Vous pouvez en outre appr�cier la bonne utilisation de ces aliments de compl�ment et la
vitesse de croissance des poissons, et planifier par ailleurs les op�rations
d'empoissonnement, de transfert et de r�colte. Enfin et surtout, vous disposez d'informations
pr�cises sur le montant des d�penses et des recettes li�es � votre exploitation piscicole.

Divers types de besoins en mati�re de suivi et de tenue de registre

2. L'importance des t�ches requises de suivi et de tenue de registre d�pend de plusieurs


facteurs tels que:

 niveau d'instruction et de qualification du pisciculteur;


 int�r�t du pisciculteur pour une bonne gestion et pour la r�alisation de
b�n�fices;
 taille et organisation de la ferme piscicole;
 assistance ext�rieure disponible

3. Il est essentiel de d�finir l'approche la mieux adapt�e � votre contexte. En r�gle


g�n�rale, plus l'exploitation est importante et de type commercial et plus le personnel est
techniquement qualifi�, plus le syst�me de gestion sera d�taill�. Il importe
particuli�rement que le syst�me de gestion soit bien adapt� � votre ferme piscicole et
qu'il soit bien appliqu�. Il ne sert � rien de mettre au point un syst�me �labor�, si celui-
ci est ensuite mal appliqu� ou appliqu� de fa�on incompl�te.

4. Comme vous l'avez vu dans un pr�c�dent manuel (voir Les �tangs et leurs ouvrages,
section 1.8), la taille de la ferme piscicole, son niveau de production et le syst�me
d'�levage mis en place peuvent varier consid�rablement. L'objet essentiel du pr�sent
manuel, � savoir une exploitation piscicole � petite �chelle, peut inclure par exemple:

 une activit� de subsistance;


 une activit� commerciale;
 une activit� semi-commerciale

5. Les pisciculteurs de subsistance assurent g�n�ralement une production de poissons �


temps partiel, tout en poursuivant plusieurs autres activit�s agricoles �galement � temps
partiel. Leur objectif essentiel consiste � produire des aliments prot�iniques destin�s �
leur famille. Toute production exc�dentaire de poissons pourra �tre �chang�e avec des
voisins ou vendue sur un march� local afin d'obtenir un revenu en esp�ces.

6. Les pisciculteurs commerciaux consid�rent leur exploitation piscicole comme une petite
entreprise commerciale. Ils ont pour principal objectif de gagner de l'argent en vendant du
poisson et en r�alisant un b�n�fice.

7. D'autres pisciculteurs exploitent une ferme piscicole pour produire des aliments
prot�iniques destin�s � leur famille et obtenir conjointement un revenu en esp�ces leur
permettant d'acheter diff�rents produits. La production de poisson � titre lucratif reste
g�n�ralement leur objectif de base, mais � une �chelle r�duite par comparaison aux
pisciculteurs strictement commerciaux. Aux fins du pr�sent manuel, ils seront qualifi�s de
pisciculteurs semi-commerciaux.

8. Les caract�ristiques types de ces trois grandes cat�gories de pisciculteurs artisanaux et


leurs activit�s en mati�re d'�levage piscicole sont r�capitul�es au tableau 41.

En fonction de la cat�gorie qui vous int�resse, consultez les sections suivantes du manuel:

 pisciculture de subsistance, voir sections 16.1 et 16.4;


 pisciculture semi-commerciale, voir sections 16.2, 16.3 et 16.5;
 pisciculture commerciale, voir sections 16.2, 16.3 et 16.6 � 16.9. Consultez
�galement la suite de la pr�sente section, dans laquelle figurent d'importantes
d�finitions des stocks de poissons.

TABLEAU 41
Caract�ristiques g�n�rales des pisciculteurs artisanaux et de leurs activit�s piscicoles
Stocks piscicoles et indices utiles pour leur suivi

9. En tant qu'exploitant d'un �tablissement commercial de pisciculture, vous souhaiterez


suivre de pr�s l'�tat de vos stocks de poissons. A cet eff et, il vous faut tout d'abord
conna�tre les diff�rents indices ou param�tres commun�ment employ�s pour mesurer
el comparer les r�sultats caract�risant les diff�rents stocks de fermes piscicoles, tels que
leur croissance, leur niveau de production et leur taux de survie.

10. Les donn�es suivantes sont utilis�es pour d�crire la taille d'un stock piscicole

(a) Stock initial: un certain nombre et un certain poids de poissons sont stock�s dans l'�tang
au d�but du cycle de production. On peut d�s lors d�finir les deux param�tres suivants:

 le taux d'empoissonnement: nombre moyen et poids moyen de poissons par unit� de


surface, par exemple 2 poissons/m� ou 2 kg/m� ou 200 kg/ha;
 la biomasse initiale: poids total des poissons stock�s dans un �tang donn�, par
exemple 100 kg dans l'�tang no 2.

(b) Stock pr�sent pendant le cycle de production: un certain nombre et un certain poids de
poissons sont pr�sents dans l'�tang o� lis s'y d�veloppent. Toutefois, quelques-uns
disparaissent parce qu'ils se sont �chapp�s ou parce qu'ils sont morts. Un param�tre
important est alors:

 la biomasse pr�sente: le poids total de poissons pr�sents dans un �tang un jour


donn�.
(c) Stock final: de mani�re analogue, � la fin du cycle de production on a:

 la biomasse finale: poids total des poissons pr�sents lors de la r�colte finale.

11. En ce qui concerne les modifications d'un stock piscicole au moment de la r�colte ou au
cours d'une p�riode de temps donn�e:

(a) La r�colte d'un �tang est le poids total des poissons r�colt�s dans l'�tang.

(b) La production est l'augmentation du poids total observ�e au cours d'une p�riode
d�termin�e. Il s'agit de la diff�rence entre la biomasse mesur�e � la fin et la biomasse
mesur�e au d�but de la p�riode. Par exemple: 75 kg - 55 kg = 20 kg pour la p�riode
allant du 4 juin au 4 juillet 1989 (30 jours).

(c) Le rendement est cette production rapport�e � l'unit� de surface. Par exemple, si la
production d'un bassin de 500 m2 a atteint 20 kg, le rendement pendant cette p�riode a �t�
de 20 kg � 500 m� =  0,040 kg/m�= 4 kg/100 m� ou 400 kg/ha.

(d) Le taux de production est la production exprim�e par unit� de temps jour, mois, ann�e,
etc. Par exemple, une production de 20 kg en 30 jours correspond � un taux de production de
20 kg � 30 jours = 0,66 kg/jour

(e) Le taux de production �quivalent est le rendement exprim� par unit� de temps,
g�n�ralement par jour ou par ann�e = 365 jours. Il vous permet de comparer la production
obtenue au cours de diff�rentes p�riodes. Par exemple, un rendement de 400 kg/ha obtenu
en 30 jours �quivaut � (400 x 365) � 30 = 4 866,7 kg/ha/an. Il peut �tre parfois
int�ressant de calculer la moyenne journali�re du taux de production qui, dans ce cas, est
�gale � 4 866,7 � 365 = 13,3 kg/ha/jour ou 1,33 g/m�/jour.

(f ) Le taux de survie est le pourcentage de poissons encore pr�sents dans l'�tang � la fin
d'une certaine p�riode de temps; il doit �tre aussi proche que possible de 100 pour cent. Par
exemple, si le nombre de poissons �tait de 1 200 au d�but de la p�riode consid�r�e et de
1 175 � la fin, le taux de survie au cours de cette p�riode a �t� de [(1 175 x 100) � 1200]
= 97,9 pour cent; le taux de mortalit� a �t� de 100 - 97,9 = 2,1 pour cent

Note: Dans le cas d'un �levage en �tang, il est g�n�ralement impossible de calculer le
taux de survie d'un stock de poissons pendant le cycle de production. Il vous faudra par
cons�quent estimer ce taux et choisir une valeur ad�quate d'apr�s l'exp�rience recueillie,
en tenant compte de l'esp�ce consid�r�e, de la qualit� de l'eau et des pertes dues aux
pr�dateurs ou aux braconniers.

Exemple

Votre �tang (312 m�) a �t� empoissonn� avec 680 poissons et une biomasse
initiale de 5,6 kg. A la fin du cycle d'exploitation (149 jours), la
r�colte a �t� de 43,8 kg = 450 poissons. Vous pouvez alors calculer les
donn�es suivantes:

 production de l'�tang = 43.8 kg - 5.6 kg = 38.2 kg;


 rendement = 38.2 kg � 3.12 = 12.24 kg/100 m2;
 taux de production = 38.2 kg � 149 days = 0.26 kg/jour;
 taux de production �quivalent = (12.24 kg/100 m2 x 365 jour) � 149
jours = 30 kg/100 m2/ an;
 taux de survie = [(450 x 100) � 680] = 66 pour cent.

12. Un stock de poisson est constitu� d'individus pour lesquels les param�tres suivants sont
g�n�ralement estim�s:

(a) Le poids moyen (en g) obtenu en divisant la biomasse (en g) par le nombre total de
poissons pr�sents.
(b) La croissance moyenne (en poids), c'est-�-dire l'augmentation du poids moyen au cours
d'une p�riode de temps donn�e. Il s'agit de la diff�rence entre le poids moyen au d�but et
� la fin de la p�riode.
(c) Le taux de croissance moyen, c'est-�-dire la croissance (en poids) exprim�e par unit�
de temps, g�n�ralement un jour. On parle alors de taux de croissance journalier, obtenu en
divisant la croissance pendant une p�riode donn�e par la dur�e de cette p�riode en jours.
Il est calcul� soit pour une p�riode d�termin�e au cours du cycle d'exploitation, soit pour
la totalit� de ce cycle.

Exemple

D'apr�s l'exemple ci-dessus, le poids moyen initial des poissons �tait de


5600 g � 680 poissons = 8,2 g, et le poids moyen final de 43 800 g � 450
poissons = 97,3 g. On a donc:

 croissance moyenne pendant le cycle d'exploitation = 97.3 g - 8.2 g =


89.1 g;
 toux de croissance journalier = 89.1 g � 149 days = 0.6 g/jour.

16.1   Activit�s de suivi pour des pisciculteurs de


subsistance
Activit�s quotidiennes

1. Au moins une fois par jour, le pisciculteur doit visiter les �tangs et v�rifier que:

 l'alimentation en eau de chaque �tang est ad�quate;


 les digues sont en bon �tat;
 la qualit� de l'eau est satisfaisante, comme en t�moignent le comportement des
poissons (voir section 2.5) et la pr�sence de plancton (voir section 2.3).

2. Le meilleur moment de la journ�e pour cette visite se situe de bonne heure le matin,
lorsque les teneurs en oxyg�ne dissous risquent de devenir insuffisantes (voir section 2.5) et
que le pisciculteur peut contribuer � pr�server le bon �tat de sant� des poissons. Une liste
compl�te des points � v�rifier figure au tableau 42.
3. Si possible, une deuxi�me visite des �tangs devrait avoir lieu vers la fin de l'apr�s-midi,
en particulier au cours des p�riodes critiques, lorsque des mesures peuvent �tre prises pour
veiller � ce que les poissons restent en bonne sant� pendant la nuit.

Activit�s hebdomadaires ou � plus longs intervalles

4. Des contr�les plus d�taill�s doivent �tre faits une fois par semaine et de mani�re
p�riodique (voir tableau 42) sur:

 les canaux et les digues des �tangs, en vue des op�rations de gros entretien ou de
remise en �tat;
 les composti�res, afin de les remplir si n�cessaire.

5. D�s que les �tangs sont vidang�s, v�rifiez soigneusement et remettez en �tat tous les
ouvrages de r�gulation. Eliminez la v�g�tation et, dans la mesure du possible, les
diff�rents organismes nuisibles. D�barrassez les �tangs de la vase exc�dentaire et
utilisez-la pour fertiliser vos jardins.

6. En toutes circonstances, efforcez-vous de maintenir sous contr�le le d�veloppement de la


v�g�tation terrestre et utilisez-la pour le compostage (voir section 6.4); prot�gez vos
�tangs contre le braconnage (voir section 4.8).

TABLEAU 42
Activit�s de suivi pour pisciculteurs de subsistance
16.2   Activit�s de suivi pour des pisciculteurs
commerciaux et semi-commerciaux
1. A ce niveau, les activit�s de suivi deviennent plus importantes. Plus le syst�me
d'�levage devient complexe, plus le niveau de gestion s'intensifie et plus le suivi se
complique. Le tableau 43 donne une liste des points importants � contr�ler, mais vous
devez adapter ces indications � vos propres besoins.

Activit�s quotidiennes

2. Faites le tour de votre exploitation piscicole au moins une fois par jour et v�rifiez
soigneusement les points suivants.

(a) L'arriv�e d'eau principale, les canaux d'alimentation en eau et les points d'arriv�e d'eau
des �tangs assurent � tous vos poissons un approvisionnement en eau ad�quat, en
particulier dans les �tangs de stabulation et dans l'�closerie.

(b) Tous les ouvrages des �tangs fonctionnent correctement.


(c) La qualit� de l'eau dans tous les �tangs est satisfaisante. Appr�ciez cela sur la base de
votre exp�rience:

 d'apr�s le comportement des poissons (voir  section 2.5);


 d'apr�s la turbidit� due au plancton (voir section 2.3);
 d'apr�s la couleur de l'eau, qui doit �tre verd�tre. Modifiez la fertilisation en
cons�quence (voir chapitre 6)

(d) L'utilisation des aliments de compl�ment est bonne. Modifiez en cons�quence la ration
alimentaire (voir section 10.3). Observez le comportement des poissons en cas d'alimentation
directe.

(e) La v�g�tation (dans les �tangs et autour), les animaux nuisibles (notamment le b�tail
qui divague) et le braconnage sont bien maintenus sous contr�le.

3. Pr�voyez cette visite de la ferme piscicole t�t le matin, surtout quand la teneur en
oxyg�ne dissous risque de devenir insuffisante (voir section 2.5). En pareilles circonstances,
une deuxi�me visite (vers la fin de l'apr�s-midi) doit �galement �tre effectu�e pour
pr�parer les �tangs pour la nuit.

Activit�s hebdomadaires ou � plus longs intervalles

4. Une fois par semaine, de pr�f�rence toujours le m�me jour de la semaine, proc�dez �
des v�rifications plus compl�tes des ouvrages de r�gulation et organisez les travaux plus
importants de remise en �tat. Si vous fertilisez ou chaulez r�guli�rement vos �tangs,
prenez soin en outre de v�rifier la qualit� de l'eau en contr�lant la temp�rature, la
transparence au disque de Secchi et, si possible, la teneur en oxyg�ne dissous, le pH et
l'alcalinit� totale. Mesurez le plancton et contr�lez sa composition g�n�rale. Cette
v�rification rev�t une importance particuli�re dans les �tangs d'alevinage. Si vous avez
en magasin des stocks d'aliments, d'engrais, de produits de chaulage, etc., v�rifiez
r�guli�rement les quantit�s disponibles et pr�parez les commandes des produits dont la
quantit� est insuffisante.

5. A la suite de la vidange compl�te d'un �tang ou avant de le remplir � nouveau, v�rifiez


soigneusement l'�tat des digues et des autres ouvrages pour d�celer la pr�sence de fuites et
de dommages et r�parez-les correctement. Limitez soigneusement l'envasement, restreignez
le d�veloppement des v�g�taux aquatiques et �liminez les organismes nuisibles, selon le
cas. Si votre propri�t� comporte des zones accident�es, prot�gez les pentes contre
l'�rosion (voir section 4.1).

TABLEAU 43
Activit�s de suivi pour pisciculteurs commerciaux et semi-commerciaux
1
Le laps de temps entre deux successives est d'autant plus court que les d�penses
d'alimentation sont �lev�es
Legende: (x) uniquement pendant les p�riodes criitiques (F)  uniquement en cas de
fertilisation (C)  en cas de chaulage (xx) contr�le plus complet ou grosse r�paration (EV)
�tang vidang� uniquement

Suivi des stocks piscicoles

6. Vous devez v�rifier r�guli�rement la croissance et l'�tat de sant� de vos poissons. En


cas d'utilisation d'intrants peu co�teux et/ou occasionnels, tels que engrais ou aliments de
compl�ment, cela peut �tre effectu� tous les mois. Par contre, si vos d�penses pour
l'alimentation des poissons sont importantes, il est pr�f�rable de contr�ler vos stocks
piscicoles plus souvent, par exemple toutes les deux semaines.

7. Vous devez surveiller r�guli�rement vos poissons pour plusieurs raisons:

 pour contr�ler avec soin l'�tat g�n�ral et les conditions de sant� de vos poissons;
 pour appr�cier la qualit� de la croissance de vos poissons et l'am�liorer dans les
meilleurs d�lais, le cas �ch�ant;
 pour d�terminer l'efficacit� de l'alimentation distribu�e et l'am�liorer
imm�diatement, si n�cessaire;
 pour ajuster la ration alimentaire journali�re (voir section 10.3) et faire des
�conomies sur les co�ts de l'alimentation;
 pour v�rifier si le taux d'empoissonnement est ad�quat; si celui-ci est trop �lev�,
les poissons les plus gros peuvent �tre r�colt�s et transf�r�s dans un autre
�tang ou vendus imm�diatement;
 pour v�rifier si les objectifs de production de votre stock piscicole sont atteints et
faciliter la planification ou la modification de votre programme de production ou de
r�colte.

8. Pour v�rifier l'�tat du stock piscicole pr�sent dans un �tang, il convient tout d'abord
d'en obtenir un �chantillon fiable qui aura �t� p�ch� par exemple � la seine, �
l'�pervier, au carrelet ou � la nasse (voir sections 8.2 et 8.3). En r�gle g�n�rale, cette
p�che se fait de pr�f�rence en un point d'alimentation, de 15 � 30 minutes apr�s la
distribution d'un peu d'aliments destin�s � attirer et � concentrer les poissons dans une
zone relativement peu profonde de l'�tang.

9. N'oubliez pas qu'un bon �chantillon doit contenir:

 toutes les tailles de poissons pr�sentes dans l'�tang, sauf les tr�s petits alevins;
 toutes les esp�ces de poissons pr�sentes dans l'�tang;
 un nombre total de poissons suffisant pour �tre v�ritablement repr�sentatif de la
population pr�sente dans l'�tang

10. A toutes fins pratiques, cela signifie que vous devez p�cher au moins 1 � 2 pour cent du
nombre total de poissons pr�sents. A titre indicatif, vous pouvez �galement consulter le
tableau ci-dessous qui donne le poids total minimal de l'�chantillon � pr�lever en fonction
de la longueur totale moyenne des poissons pr�sents dans l'�tang.
11. Apr�s avoir recueilli un bon �chantillon de poissons, proc�dez comme suit:

(a) D�terminez et notez le poids total de l'�chantillon (voir section 8.6).

(b) Comptez les poissons et notez leur nombre total.

(c) Examinez soigneusement 10 � 15 poissons pour d�celer les signes �ventuels de


maladies ou de pr�sence de parasites. Si n�cessaire, emportez-en quelques-uns dans votre
local de travail pour les soumettre � un examen plus pouss� au microscope (voir section
15.3).

(d) Replacez le plus t�t possible les poissons vivants dans l'�tang.

12. Si l'�tang est peupl� d'une population mixte, vous devez non seulement recueillir un
�chantillon plus important, mais aussi proc�der par �tapes.

(a) Si la population compte plusieurs cat�gories de tailles, par exemple petits et grands
alevins et poissons de consommation, il faut tout d'abord trier votre �chantillon par taille
(voir chapitre 12). Faites ensuite s�par�ment les mesures concernant chaque cat�gorie.

(b) Si votre �tang contient plusieurs esp�ces, par exemple des carpes communes et des
tilapias, triez tout d'abord l'�chantillon par esp�ce (voir section 12.1). Proc�dez ensuite
s�par�ment aux mesures concernant chaque esp�ce.

13. Introduisez ces donn�es dans vos registres/fiches d'�tang (voir section 16.6). Vous
pouvez alors calculer diff�rents param�tres (voir section 16.0) qui vous permettront
d'�valuer les r�sultats de la gestion de l'�tang depuis le dernier contr�le, par exemple:

 la valeur moyenne du taux journalier de croissance des poissons (en g/jour);


 la production du stock piscicole (en kg);
 le quotient nutritif de la nourriture distribu�e

14. D'apr�s votre exp�rience ant�rieure, dans votre propre ferme ou dans une ferme
piscicole voisine, ces param�tres devraient vous permettre, si possible:

 d'augmenter la croissance et la production des poissons;


 d'am�liorer l'utilisation de l'alimentation et de r�duire les co�ts correspondants
gr�ce � de meilleures pratiques de gestion, par exemple en choisissant une ration
journali�re mieux adapt�e ou en accroissant la disponibilit� d'aliments naturels par
fertilisation/chaulage.

16.3   Notions d'�conomie � l'usage des pisciculteurs


commerciaux
Facteurs de production

1. La motivation essentielle d'un pisciculteur commercial ou semi-commercial est de tirer un


revenu de la production et de la vente du poisson. L'importance des revenus ainsi obtenus, �
savoir le b�n�fice r�alis�, peut �tre associ�e � deux grandes cat�gories de facteurs
de production.

(a) Les facteurs de production fixes d�signent les principaux actifs ou biens d'�quipement
dont la taille ne varie pas d'un jour � l'autre et dont la dur�e de vie est plusieurs fois
sup�rieure � celle de chaque cycle d'exploitation. Il s'agit par exemple du terrain et des
ressources en eau (ou de l'acc�s � leur utilisation), des �tangs de pisciculture et de leurs
ouvrages, des b�timents d'exploitation et des �quipements tels que v�hicules, pompes,
m�langeurs d'aliments, doseurs d'oxyg�ne, outils et sennes .

(b) Les facteurs de production variables qui correspondent aux principaux articles de
fonctionnement ou d'exploitation n�cessaires en quantit�s variables en fonction du niveau
de la production piscicole. Il s'agit par exemple des juv�niles d'empoissonnement, des
engrais, des aliments de compl�ment, du combustible, des pi�ces de rechange pour les
v�hicules et diff�rents �quipements. La main-d'ceuvre - qu'il s'agisse du pisciculteur lui-
m�me ou d'autres personnes - est �galement un facteur de production variable.

Diff�rents types de co�ts de production

2. Avant de r�aliser un b�n�fice, un exploitant de ferme piscicole commerciale doit tout


d'abord payer les facteurs de production susmentionn�s. Toute d�pense consacr�e �
l'exploitation de la ferme piscicole fait partie des co�ts de ce type, appel�s g�n�ralement
co�ts d'exploitation. Ils sont donc qualifi�s de:

 co�ts d'exploitation fixes;


 co�ts d'exploitation variables
3. Les co�ts d'exploitation fixes restent les m�mes, quel que soit le niveau de la production
piscicole d'une exploitation donn�e. Ils sont li�s aux facteurs de production fixes. Les plus
importants concernent les d�penses d'amortissement et les co�ts financiers li�s aux
investissements r�alis�s, ainsi que les co�ts li�s au droit annuel d'usage de l'eau, aux
droits de location et d'exploitation, et � diff�rents frais fixes tels que le paiement des
int�r�ts des emprunts.

4. Les co�ts d'exploitation variables, ou co�ts de fonctionnement, correspondent aux co�ts


directement li�s � la production de la ferme piscicole et donc aux d�penses consacr�es
aux facteurs de production variables d�crits ci-dessus

Note: On utilise parfois une cat�gorie suppl�mentaire - celle des co�ts d'exploitation
semi-variables - c'est-�-dire des co�ts qui varient dans une certaine mesure en fonction du
niveau de la production, mais sans toutefois y �tre directement li�s. Cette cat�gorie
englobe parfois les frais de gestion, les d�penses consacr�es � des �quipements plus
petits dont la dur�e de vie d�pend essentiellement de l'utilisation qui en est faite, ainsi que
les d�penses administratives.

5. L' importance relative de ces co�ts varie en fonction du syst�me d'�levage et de la


cat�gorie d'exploitation piscicole

(a) Hormis le co�t fixe de construction de l'�tang (souvent construit par le pisciculteur lui-
m�me), les co�ts sont tr�s faibles et pratiquement n�gligeables dans le cas de
pisciculteurs de subsistance.

(b) Ils sont l�g�rement plus importants dans le cas de pisciculteurs semi-commerciaux.

(c) Ils augmentent rapidement dans le cas de pisciculteurs commerciaux, au fur et � mesure
de l'intensification du syst�me d'�levage et de l'augmentation du niveau de production. Il
faut alors les prendre en compte de fa�on syst�matique et les g�rer

6. Dans tous les cas, cependant, il importe d'identifier les co�ts de mani�re aussi r�aliste
que possible, pour �viter de consacrer inutilement du temps, de l'argent ou d'autres
ressources � des op�rations inefficaces ou non rentables.

Les facteurs de production fixes se caract�risent par une dur�e de vie utile

7. Les facteurs de production de longue dur�e tels que �tangs, b�timents, �quipements et
v�hicules subissent progressivement une usure.

8. A court terme, ils sont maintenus en �tat de fonctionnement gr�ce aux activit�s
d'entretien qui impliquent l'achat de mat�riel et de pi�ces de rechange, ainsi que la main-
d'ceuvre n�cessaire aux r�parations.

9. Apr�s un certain nombre d'ann�es, il faut toutefois les remplacer ou les r�nover Cette
p�riode, appel�e vie utile, est plus ou moins importante, comme il apparait au tableau 44.
Certains facteurs de production comme les b�timents et les �tangs ont une vie utile tr�s
longue, tandis que d'autres comme les brouettes et les filets peuvent �tre compl�tement
usag�s au bout de quelques ann�es.

TABLEAU 44
Dur�e de vie utile des ouvrages et des �quipements des fermes piscicoles
(en ann�es, en supposant une utilisation normale)
10. Rappelez-vous qu'un usage soigneux et un entretien particuli�rement attentif permettront
d'allonger d'au moins 50 pour cent la vie utile de la plupart des facteurs de production, En
revanche, une utilisation n�gligente et un entretien inad�quat risquent de la r�duire
fortement .

Les co�ts d'amortissement

11. Lorsque les facteurs de production durables viennent au terme de leur vie utile, ils sont
normalement remplac�s. A ce stade, si le facteur de production consid�r� peut �tre vendu
ou s'il conserve une certaine valeur, il aura une valeur r�siduelle. Afin de pouvoir le
remplacer, l'exploitant piscicole devra disposer d'une somme �gale au montant du co�t de
remplacement, d�duction faite de cette valeur r�siduelle.

12. La somme d'argent que l'exploitant piscicole doit mettre de c�t� chaque ann�e pour
remplacer un �quipement particulier est appel�e co�t d'amortissement. Lorsque ce
montant est mis de c�t� sous forme de sommes identiques retenues chaque ann�e de la vie
utile de l'�quipement, il s'agit alors du co�t d'amortissement annuel. Les co�ts de ce type
jouent un r�le particuli�rement important pour un exploitant piscicole commercial qui a
engag� des sommes d'argent importantes pour construire des �tangs et pour acheter
diff�rents types d'�quipements durables,

13. Puisque chaque �quipement s'use progressivement, sa valeur diminue. Chaque ann�e, le
co�t de remplacement d'un �quipement particulier par un �quipement neuf est r�duit de
son co�t d'amortissement annuel, suivant une r�gle que vous apprendrez � utiliser
ult�rieurement pour proc�der � l'inventaire de votre ferme piscicole (voir section 16.7).

14. Pour calculer le co�t d'amortissement annuel simple d'un �quipement quelconque, il
suffit de diviser le co�t de remplacement, diminu� de la valeur r�siduelle �ventuelle, par
la dur�e de vie utile, Par exemple, si un b�timent de remplacement devait co�ter 5 000
$US et si le b�timent ancien vaut 1 000 $US en mat�riel, en ferrailles de r�cup�ration,
etc., et si sa dur�e de vie utile probable doit �tre de 20 ans :

 son co�t d'amortissement annuel est de US$ (5 000 - 1000) � 20 = US$ 200;
 son co�t d'amortissement mensuel est de US$ 200 � 12 = US$ 16.67;
 sa valeur � la fin de chaque ann�e diminuera r�guli�rement de US$ 200.

Co�ts financiers

15. Si l'exploitant utilise ses �conomies pour payer les facteurs de production fixes (co�ts
d'investissement), il perd les int�r�ts potentiels relatifs � cette somme qu'il aurait pu
obtenir aupr�s d'une banque si cet argent y avait �t� plac� au lieu d'�tre d�pens�.
Sinon, lorsque la somme d'argent a �t� emprunt�e � une banque ou � quelqu'un d'autre,
il faut verser des int�r�ts pour l'utilisation du montant d'argent consid�r�. Il s'agit en
l'occurrence des int�r�ts sur investissement.

16. Si le pisciculteur doit utiliser ou emprunter un montant d'argent pour couvrir les co�ts
d'exploitation avant de recueillir les revenus tir�s de ses ventes (les sommes en question
constituant le fonds de roulement), cette op�ration comportera �galement des co�ts
financiers.

17. G�n�ralement n�gligeables dans le cas des petits pisciculteurs, les co�ts financiers
doivent �tre pris en compte lors du calcul des co�ts d'exploitation dans le cas de fermes
piscicoles semi-commerciales ou commerciales de quelque importance.

Calcul du b�n�fice

18. L'argent recueilli par un pisciculteur gr�ce � la vente de son poisson constitue un
revenu. En supposant que les prix restent inchang�s, ce revenu augmente lorsque les
quantit�s vendues - output de la ferme - augmentent (voir diagramme 1, section 16.7, paras
18-21).

19. Toutefois, pour assurer une production de poisson, un pisciculteur commercial doit avoir
acc�s � des facteurs de production et les utiliser, ce qui comporte des co�ts. Les co�ts
totaux de production augmentent donc en fonction de l'output de la ferme.

20. Le b�n�fice r�alis� par un pisciculteur est �gal � la diff�rence entre les revenus
des ventes et les co�ts totaux de production (voir diagramme 2,section 16.7, paras 18-21).

(a) Dans le cas de pisciculteurs semi-commerciaux ayant consacr� des investissements


relativement r�duits � des facteurs de production fixes et dont les besoins en fonds de
roulement sont limit�s, les co�ts d'amortissement et les co�ts financiers peuvent �tre
n�glig�s. En outre, si vous omettez de tenir compte du co�t pour le temps consacr� � ce
travail par vous ou votre famille, le b�n�fice sera �gal aux recettes obtenues.

(b) Dans le cas de pisciculteurs commerciaux qui ont davantage investi dans les facteurs de
production fixes, deux types de b�n�fices doivent �tre envisag�s:

 le b�n�fice brut, comme ci-dessus, �gal aux revenus diminu�s des co�ts
d'exploitation totaux;
 Ie b�n�fice net calcul� en d�duisant du b�n�fice brut les co�ts
d'amortissement connexes.

21. Lorsque les revenus sont sup�rieurs aux co�ts totaux, l'exploitation piscicole d�gage
un b�n�fice r�el. Si cela n'est pas le cas, l'exploitation enregistre une perte et il faut
prendre des mesures pour rem�dier � cette situation (voir section 16.7), .

22. Les indications des sections 16.5 et 16.6 vous apprendront � tenir une comptabilit�
pr�cise de votre exploitation piscicole, de fa�on � pouvoir p�riodiquement d�terminer
le revenu total de vos ventes de poissons, les co�ts d'exploitation correspondants et, si
n�cessaire, les co�ts d'amortissement. Sur la base de ces donn�es, les pisciculteurs
commerciaux �tabliront une estimation des b�n�fices bruts et nets. Ils seront alors en
mesure d'�valuer plus pr�cis�ment leurs r�sultats en tant qu'exploitants piscicoles
commerciaux et d'am�liorer ces r�sultats par l'adoption de pratiques de gestion
appropri�es (voir section 16.7).
16.4   Tenue de registres et comptabilit� � l'usage de
pisciculteurs de subsistance
1. Les pisciculteurs de subsistance n'ont besoin de tenir que des registres simples, qui doivent
leur permettre de conna�tre mois par mois:

 Ie montant des d�penses consacr�es � la pisciculture;


 Ie nombre total de poissons r�colt�s;
 le nombre de poissons donn�s, soit � la famille du pisciculteur pour sa propre
consommation, soit en �change de la fourniture de main-d'oeuvre occasionnelle;
 le nombre total (et si possible le poids) des poissons vendus comptant (revenu
mon�taire) et/ou �chang�s contre d'autres produits (revenu mon�taire
�quivalent).

2. A la fin de l'ann�e, les registres ci-dessus fourniront des informations sur les points
suivants:

 valeur totale du poisson donn�;


 valeur totale de toute la r�colte de poisson;
 montant des gains (b�n�fice net) ou des pertes (perte nette) de pisciculture

Tenue rationnelle de fiches journali�res

3. Il est possible d'utiliser chaque jour une simple fiche pour enregistrer pendant un mois
toutes les activit�s de pisciculture, le montant de toutes les d�penses effectu�es et les
donn�es d�taill�es concernant la production piscicole. Cette fiche s'appelle fiche
journali�re. Vous pouvez mettre au point une fiche semblable � l'exemple reproduit ci-
apr�s dans un petit cahier d'�colier en utilisant une double page par fiche. Utilisez de
pr�f�rence du papier quadrill�. Il vous faudra 12 fiches pour �tablir les relev�s
correspondant � une ann�e enti�re.

4. Toute activit�, par exemple le travail effectu� � la ferme piscicole et les �quipements
achet�s pour son fonctionnement, doit �tre imm�diatement not�e avec les donn�es
pertinentes correspondantes, telles que le montant des d�penses effectu�es, Ie nombre de
poissons r�colt�s et le nombre de poissons donn�s ou vendus. Il est important de noter ces
d�tails sit�t qu'ils sont connus. Ne remettez jamais cette t�che au lendemain ou � une dite
ult�rieure parce qu'il en r�sulterait des erreurs et des relev�s erron�s.

5. Le mieux est d'avoir toujours avec soi un petit carnet de poche ainsi qu'un crayon ou un
stylo de fa�on � pouvoir noter � tout moment et sur place tout ce que vous souhaitez
relever. Une fois rentr� chez vous et de pr�f�rence le m�me jour, transcrivez ces notes
au brouillon sur votre fiche journali�re. Ensuite, rayez de votre carnet de poche les
donn�es transcrites, de fa�on � �viter toute transcription en double, ce qui r�sulterait
aussi en erreurs et relev�s d�fectueux.

6. Chaque fiche est utilis�e pendant un mois. A la fin du mois, additionnez les diff�rentes
colonnes pour obtenir les totaux du mois.
Exemple

Vous exploitez deux petits �tangs de pisciculture (150 m� et 195 m�) dont
la production de tilapias du Nil vous permet de r�pondre aux besoins de
votre famille et parfois d'�changer ou de vendre des poissons sur place.
L'alimentation de vos poissons est assur�e essentiellement par la
nourriture naturelle produite par compostage de d�chets agricoles. Vous
n'utilisez des travailleurs journaliers que pour des travaux importants et
vous les payez en nature, g�n�ralement avec des poissons de vos �tangs.
Pour le mois de janvier 1989, votre fiche journali�re (huit colonnes) se
pr�sente comme indiqu� sur la fiche A.

FICHE  A
Fiche journali�re � l'usage de pisciculteurs de subsistance

Notez les points suivants.

(a) Colonne 2: indications br�ves mais pr�cises sur les activit�s. Par
exemple, le 3 janvier r�colte de quelques poissons � consommer et
enl�vement de quelques poissons morts; pr�cisez l'�tang de provenance. Le
8 janvier, notez le nom de la personne qui a travaill�. Le 28 janvier,
notez qui a re�u un certain nombre de poissons. Si possible, notez le
temps consacr� � la pisciculture par vous-m�me et votre famille.

(b) Colonne 3: notez le montant pay� en esp�ces en monnaie locale pour les
articles � acheter.

(c) Colonne 4: notez le nombre de poissons r�colt�s et mentionnez entre


parenth�ses le nombre de poissons morts.

(d) Colonne 7: lors de la vente de poissons effectu�e le 10 janvier, notez


le nombre (n) de poissons vendus, mais aussi, dans la mesure du possible,
le poids total (en kg). Cela vous aidera � d�terminer ensuite la poids
moyen de chaque poisson.

(e) Colonne 8: notez le montant en monnaie locale de vos ventes. Il s'agit


de votre revenu, en esp�ces.

(f ) A la fin du mois, faites le total des chiffres inscrits dans les


colonnes 3 � 8. En janvier 1989, vos d�penses se sont �lev�es � 2 750
FCFA. Vous avez r�colt� 165 poissons dont 19 ont �t� donn�s � des
travailleurs occasionnels et 21 ont �t� conserv�s pour votre famille.
Vous avez vendu le reste (125 poissons d'un poids total de 22,8 kg) � vos
voisins pour un montant total en esp�ces de 14 788 FCFA.

(g) V�rifiez vos calculs: additionnez le nombre total de poissons des


colonnes 5, 6 et 7. Le chiffre obtenu doit �tre �gal au total de la
colonne 4, soit dans ce cas: 19 + 21 + 125 = 165 poissons.

Contr�le de la gestion piscicole en fin d'ann�e

7. Pr�parez une fiche simple sur laquelle vous transcrivez � la fin de chaque mois les totaux
�tablis au bas de chaque colonne de la fiche journali�re. Il est alors tr�s facile � la fin de
l'ann�e d'additionner ces totaux de fa�on � pouvoir appr�cier la plus ou moins bonne
gestion de votre activit� piscicole. Cette fiche simple s'appelle bilan annuel (fiche B). Elle
fournit une r�capitulation sur une ann�e enti�re de l'ensemble des co�ts et des revenus
li�s � la pisciculture.

8. Le mieux est de pr�parer un bilan annuel de ce type (voir exemple ci-apr�s) � la fin du
m�me cahier d' �colier dont l'utilisation �tait sugg�r�e pour �tablir les 12 fiches
journali�res. En proc�dant de cette fa�on, toutes les fiches concernant votre pisciculture
pour une ann�e donn�e sont regroup�es dans un seul et m�me document.

Exemple

En suivant l'exemple ci-dessus concernant le mois de janvier 1989,


transcrivez les totaux obtenus au d�but du mois de f�vrier dans votre
bilan annuel pour 1989 (fiche B). Transcrivez chaque mois les chiffres
obtenus. Remplissez la colonne 6 en ajoutant le contenu des colonnes 4 et
5, de fa�on � obtenir le nombre total de poissons donn�s chaque mois.
Puis, au d�but de l'ann�e 1990 proc�dez comme suit:

(a) Additionnez les donn�es de chacune des colonnes 2 � 8 s�par�ment, de


fa�on � obtenir les totaux relatifs � 1989.

(b) Calculez le poids moyen des poissons r�colt�s d'apr�s les indications
de la colonne 7, en divisant le poids total par le nombre total. Rappelez-
vous que 1 kg = 1 000 g.

(c) Calculez le prix moyen de 1 kg de poisson en 1989. Divisez le revenu


total des ventes de poissons (colonne 8) par leur poids total (colonne 7).
(d) Pour obtenir le poids total des poissons donn�s, multipliez leur poids
moyen (voir b) ci-dessus) par le nombre total de poissons donn�s (colonne
6).

(e) D�terminez la valeur totale des poissons donn�s. Multipliez le prix


moyen (voir c) ci-dessus) par le poids total des poissons donn�s (voir d)
ci-dessus).

(f) D�terminez la valeur totale des poissons r�colt�s en 1989. Ajoutez la


valeur totale des poissons donn�s (voir e) ci-dessus) au revenu total des
ventes de poissons (colonne 8).  

(g) Evaluez la qualit� (ou les probl�mes) de la gestion piscicole pendant


l'ann�e. D�duisez de la valeur totale des poissons r�colt�s (voir f) ci-
dessus) les d�penses totales consacr�es � la pisciculture (colonne 2).

(h) Si le r�sultat est positif, vous avez retir� un profit de la


pisciculture. Estimez si possible (d'apr�s les indications consign�es dans
les fiches journali�res) le temps pass� par vous et votre famille
correspondant aux gains r�alis�s.

(i) Si le r�sultat est trop faible ou n�gatif, vous devez alors


r�examiner soigneusement vos fiches journali�res pour d�terminer par
exemple:

 si vous avez engag� trop de d�penses ou consacr� trop de temps et


pour quelle raison (colonne 3);
 si les �tangs n'ont pas eu un rendement suffisant en poissons.
V�rifiez s�par�ment le cas de chaque �tang. Etait-il en mauvais
�tat? Y a-t-il ou une importante mortalit� (voir chiffres de
mortalit�)? Y a-t-il eu des vols de poissons?
 si les prix obtenus pour les poissons vendus ont �t� suffisants.
V�rifiez les prix moyens obtenus pour chaque r�colte.

FICHE B
Bilan annuel � l'usage de pisciculteurs de subsistance
Poids moyen du poisson r�colt� = (colonne 7) = 22,8 kg ou 222 800 g � 906 = 246 g
Poids total du poisson donn� = (6) x poids moyen = 341 x 246 g = 83 886 g, soit 83,9 kg
Prix moyen du poisson/kg = (8) � poids (7) = 134 188 FCFA � 222,8 kg = 602 FCFA/Kg
Valeur totale du poisson donn� = poids total x prix moyen = 84 kg x 602 FCFA/kg = 50
568 FCFA
Valeur totale du poisson r�colt� = 50 568 FCFA + 134 188 FCFA = 184 756 FCFA
Revenu net de la pisciculture = 184 756 FCFA - 14 300 FCFA = 170 456 FCFA
Taux de mortalit� (observ�) = (23 � 1 247) x 100 = 1,8 pour cent

16.5   Tenue de registres et comptabilit� � l'usage de


pisciculteurs semi- commerciaux
1. Les pisciculteurs semi-commerc�aux doivent tenir des relev�s semblables mais plus
d�taill�s de leurs d�penses et de leur production. Par exemple:

 en classant par poste les d�penses consacr�es aux engrais, aux aliments, aux
salaires, aux pi�ces d�tach�es, aux emprunts, etc.
 en notant s�par�ment le nombre de poissons produits dans chaque �tang.

2. Si le fermier obtient un revenu relativement important de la pisciculture, il doit s'efforcer


d'adopter au moins certaines des suggestions formul�es plus loin, � l'intention des
pisciculteurs commerciaux (voir section 16.6).

Tenue de fiches journali�res

3. Il est sugg�r� dans l'exemple ci-apr�s d'utiliser une simple fiche (fiche C) pour
consigner chaque mois tous les chiffres concernant les activit�s, les d�penses et la
production de poissons de la ferme piscicole. Il s'agit d'une fiche journali�re pr�sentant les
caract�ristiques suivantes, comme indiqu� dans l'exemple:

 les d�penses (argent d�pens�) sont class�es par poste sous diff�rentes
rubriques, telles que engrais, aliments et autres (colonnes 3, 4 et 5);
 � chaque �tang de la ferme piscicole correspond une colonne, ce qui permet de
consigner s�par�ment le nombre de poissons r�colt�s dans chaque �tang.

4. Adaptez votre fiche journali�re � vos propres besoins. Vous pouvez par exemple
pr�voir un nombre diff�rent d'�tangs ou vouloir comptabiliser le nombre d'heures de
travail pass�es. Pr�parez ce type de fiches de pr�f�rence dans un cahier d'�colier
quadrill�, en utilisant une double page par fiche, Il faudra 12 fiches par ann�e.

5. Notez imm�diatement, si possible sur place, toutes les activit�s et les informations
correspondantes. Le fait de remettre � plus tard sera une cause d'erreurs et se traduira par des
relev�s inexacts. Conservez sur vous un petit carnet de poche ainsi qu'un crayon ou un stylo,
pour pouvoir prendre des notes au brouillon. Une fois rentr� chez vous, transcrivez d�s que
possible ces notes sur votre fiche journali�re. Ensuite, rayez de votre carnet les donn�es
transcrites, de fa�on � �viter toute transcription en double, source d'erreurs
suppl�mentaires.

6. A la fin de chaque mois, additionnez les colonnes 3 � 13 pour obtenir les totaux mensuels. 

Exemple

Votre exploitation piscicole se compose de quatre petits �tangs (environ


200 m2 chacun) dans lesquels vous produisez des carpes communes. Une partie
de la r�colte est conserv�e pour les besoins de votre famille ou donn�e �
des travailleurs occasionnels. Compostage et fumure sont utilis�s pour
accroitre la production de nourriture naturelle. Une certaine quantit�
d'aliments de compl�ment � bon march� est distribu�e de temps � autre.
Les journaliers embauch�s pour les travaux importants sont pay�s en nature
avec le poisson r�colt�. La fiche C est la fiche journali�re (13
colonnes) d'avril 1989.

FICHE C
Fiche journali�re � l'usage de pisciculteurs semi-commerciaux
Notez les points suivants :

(a) Colonne 2: relev� succinct mais pr�cis des activit�s. Certains jours
(par exemple le 6 avril), plusieurs activit�s peuvent �tre not�es.
Certaines d'entre elles ne sont associ�es ni � une d�pense ni � une
r�colte de poissons (fertilisation les 3, 15, 20 et 28 avril), mais il est
alors indiqu� de noter le temps consacr� � chacune d'elles.

(b) Colonnes 3 � 5: Inscrivez le montant des d�penses en monnaie locale


(ici en francs CFA), r�gl�es en esp�ces pour les achats effectu�s.

(c) Colonnes 6 � 9: inscrivez �galement (entre parenth�ses) le nombre de


poissons morts constat�.

(d) Colonne 12: lors d'une vente de poissons (10 avril), inscrivez le
nombre total (n) et le poids total (en kg).

(e) Colonne 13: notez le montant en monnaie locale des recettes des ventes
de poissons. Il s'agit de votre revenu en esp�ces.

(f ) A la fin du mois, additionnez les chiffres des colonnes 3 � 13 pour


obtenir les totaux relatifs au mois d'avril 1989.

(g) V�rifiez vos calculs :

 additionnez les totaux des colonnes 6 � 9 pour obtenir le nombre


total de poissons r�colt�s pendant le mois; dans ce cas, 155 + 2 + 8
+ 4 = 169 poissons;
 additionnez les totaux des colonnes 10 � 12 pour obtenir le nombre
total de poissons donn�s et vendus; dans ce cas, 20 + 24 + 125 = 169
poissons, ce nombre devant �tre �gal au nombre de poissons r�colt�s
calcul� ci-dessus.
Contr�le de la gestion piscicole en fin d'ann�e

7. Pr�parez un bilan annuel (fiche D) semblable � celui de l'exemple ci-apr�s mais


adapt� aux donn�es consign�es dans vos fiches journali�res. Le plus simple consiste �
�tablir ce bilan � la fin du cahier d'�colier contenant les fiches, afin de regrouper tous les
documents relatifs � une ann�e,

8. Au d�but de chaque mois, transf�rez les totaux obtenus � la fin du mois pr�c�dent au
bas des colonnes de la fiche journali�re. Compl�tez les colonnes 5, 10 et 13 indiquant le
montant total des d�penses engag�es, ainsi que les nombres de poissons r�colt�s et
donn�s pendant le mois.

9. A la fin de l'ann�e, faites les totaux de toutes les colonnes (sauf les colonnes 11 et 12),
afin d'obtenir les chiffres de d�penses totales, de production totale et de revenus totaux
pendant l'ann�e en question. A partir de ces donn�es, �valuez le b�n�fice net (ou la
perte nette) tir� de la pisciculture. Ce chiffre vous donne une mesure quantitative de
l'efficacit� (ou de l'inefficacit�) de la gestion de votre ferme piscicole pendant cette ann�e

(a) Un profit �lev� refl�te une bonne gestion. Tachez d'accro�tre ce b�n�fice d'ann�e
en ann�e en am�liorant votre gestion.

(b) Si le b�n�fice obtenu est trop faible ou si vous enregistrez une perte, �tudiez
soigneusement vos fiches journali�res pour en trouver les causes probables. Posez-vous
notamment les questions suivantes:

 Les d�penses sont-elles excessives? Pour quelle raison? A quel moment?


 La production est-elle trop faible? Dans quel(s) �tang(s)? Pour quelle raison? A quel
moment? Y a-t-il eu des mortalit�s de poissons? Des pertes inexpliqu�es?
 Les prix obtenus sur le march� sont-ils trop faibles? Est-il possible de les augmenter?

Exemple

D'apr�s les donn�es de l'exemple cl-dessus relatif au mois d'avril 1989,


un bilan annuel complet est �tabli au d�but de l'ann�e 1990, apr�s qu'ont
�t� transcrits pour chaque mois les totaux des relev�s quotidiens (fiche
D). Les colonnes 5, 10 et 13 ont �t� remplies chaque mois. Proc�dez
ensuite de la fa�on suivante:

(a) Additionnez les donn�es inscrites dans chacune des colonnes 2 � 15, �
l'exception des colonnes 11 et 12, de fa�on � calculer les totaux pour
1989.

(b) Calculez successivement, comme indiqu�:

 le poids moyen des poissons r�colt�s;


 le poids total des poissons donn�s;
 le prix moyen de 1 kg de poisson vendu;
 la valeur totale des poissons donn�s;
 la valeur totale des poissons r�colt�s.
(c) Estimez le b�n�fice net (ou la perte) de votre exploitation piscicole
en 1989, en d�duisant les d�penses totales (colonne 5) de la valeur totale
du poisson r�colt�. Il s'�l�ve � 162 324 FCFA.

(d) Comparez ce b�n�fice � ceux obtenus les ann�es pr�c�dentes et �


ceux observ�s dans des conditions similaires dans les fermes piscicoles
voisines.

(e) Tirez-en les conclusions quant � l'efficacit� de votre gestion en


1989. Tachez de d�terminer les dispositions � prendre pour obtenir de
meilleurs r�sultats en 1990 en �tudiant bien tous les relev�s �tablis.

FICHE D
Bilan annuel � l'usage de pisciculteurs semi-commerciaux

Poids moyen du poisson r�colt� = (colonne 14) = 226,9 kg ou 226 900 g � 1 013 = 224 g
Poids total du poisson donn� = (13) x poids moyen = 456 x 224 g = 102 144 g soit 102,1
kg
Prix moyen du poisson/kg = (15) � poids (14) = 159 846 FCFA � 226,9 kg = 704
FCFA/kg
Valeur totale du poisson donn� = poids total x prix moyen = 102,1 kg x 704 FCFA/kg = 71
878 FCFA
Valeur totale du poisson r�colt� =  71 878 FCFA + 130 846 FCFA = 202 724 FCFA
Revenu net de la pisciculture = 202 724 FCFA - 40 400 FCFA = 162 324 FCFA

16.6   Tenue de registres � l'usage de pisciculteurs


commerciaux
1. Lorsqu'une exploitation piscicole artisanale devient une entreprise � caract�re plus
commercial, la tenue de relev�s pr�cis et d�taill�s devient une t�che importante que le
responsable de l'exploitation piscicole doit accomplir r�guli�rement pour diff�rentes
raisons.

(a) Les relev�s de gestion d'�tang serviront � analyser la production de chaque �tang et
� d�terminer l'origine des bons ou des mauvais r�sultats obtenus.

(b) Les relev�s financiers de toutes les transactions, aussi bien en nature qu'en esp�ces,
permettront au responsable de l'exploitation de rester parfaitement inform� du montant des
d�penses et des recettes. Ces relev�s lui permettront de v�rifier le caract�re satisfaisant
des r�sultats de l'exploitation piscicole en tant qu'entreprise commerciale.

(c) Les relev�s de bonne qualit� permettront une d�finition rigoureuse des pratiques de
gestion futures et autoriseront leur planification et leur financement d�taill� suffisamment
longtemps � l'avance

Diff�rents types de registres � tenir

2. Il existe plusieurs types de registres susceptibles d'�tre utilis�s dans le cadre de la gestion
d'une entreprise de ce genre; ils concernent les aspects suivants:

 production de poisson des diff�rents �tangs;


 situation financi�re de la ferme piscicole, notamment revenus et d�penses;
 main-d'oeuvre et magasins;
 production int�gr�e, par exemple de poules, de canards et de porcs.

3. Le tableau 45 donne une description succincte des registres �ventuellement utilisables; ces
documents sont par ailleurs pass�s en revue dans les sections suivantes. Etudiez-les et
retenez ceux qui pr�sentent le plus d'int�r�t pour votre entreprise. Il est pr�f�rable de se
procurer une machine � calculer pour garantir l'exactitude des calculs. La possibilit�
d'imprimer les r�sultats facilite la r�alisation de contr�les plus rigoureux.

TABLEAU 45
Registres et fiches utiles pour les pisciculteurs commerciaux
Comment relever les donn�es relatives � des stocks piscicoles commerciaux

4. La fiche s�par�e qui doit �tre �tablie pour chaque �tang comprend trois parties
distinctes (fiche 1).

5. La section relative aux donn�es d'empoissonnement (colonnes 1 � 6) mentionne les


dates, les esp�ces (sous forme d'abr�viations telles que TN pour Tilapia nilotica et CG pour
Clarias gariepinus), le nombre de poissons, leur poids total (en kg) et leur poids individuel
moyen (en g). L'origine des poissons, leur prix, leur �tat, etc., peuvent �tre inscrits sous la
rubrique Remarques. Le poids total du stock (biomasse initiale) figure au bas de la colonne 4.

6. La section relative aux r�coltes (colonnes 7 � 11) mentionne les dates, les esp�ces (avec
les abr�viations utilis�es plus haut), le nombre de poissons, leur poids total (en kg) et leur
poids moyen (en g). D'apr�s ces indications, les param�tres ci-apr�s sont calcul�s, puis
report�s dans la section Suivi (voir �galement section 16.0).

(a) La production de poisson (en kg, colonne 12) relative � chaque esp�ce et � chaque
cat�gorie de poids (lorsque certaines esp�ces se sont reproduites dans l'�tang, comme dans
le cas pr�sent T. nilotica). Cette production est �gale � la r�colte, sauf lors de la r�colte
finale des poissons qui ont servi initialement � empoissonner l'�tang. La production est
alors �gale � la r�colte diminu�e du poids du stock initial. Par exemple, consid�rons
une r�colte de 368,9 kg de tilapias du Nil de taille importante r�alis�e le 15 novembre.
Leur production est de 368,9 kg - 122,5 kg = 246,4 kg.
(b) La dur�e du cycle de production (exprim�e en jours, colonne 13).

(c) Les taux de production moyens (en kg/100 m�/an colonne 14) sont obtenus pour chaque
esp�ce et pour chaque cat�gorie de poids par la formule [(production totale en kg x 365) �
(superficie de l'�tang exprim�e en 100 m� x n jours)]; par exemple, pour de grands
tilapias, le taux de production sur une p�riode de 166 jours a �t� de [(246,4 kg x 365) �
(31,21 x 166 jours)] = 17,36 kg/1 00 m�/an

(d) Le taux moyen de production par �tang concernant l'ensemble des peuplements et pour
la p�riode consid�r�e (exprim� en kg/100 m�/an) est obtenu de mani�re analogue �
la derni�re ligne de la colonne 14 � partir de la production totale = r�colte totale - poids
total initial; par exemple, 601,5 kg  - 149,8 kg = 451,7 kg et (451,7 kg x 365) � (31,21 x 166
jours) = 31,8 kg/100 m�/an.

(e) Les taux moyens de croissance des poissons (en g/jour, colonne 15) sont estim�s par
[(poids moyen � la r�colte - poids moyen � l'empo�ssonnement) � n jours)]. Par
exemple, pour des tilapias ce taux a �t� de [(122,7 g - 20 g) � 166 jours)] = 0,62 g/jour.

(f ) Les taux de survie (en pourcentage, colonne 16) sont obtenus en rapportant pour chaque
esp�ce le nombre total de poissons stock�s (NS) au nombre total de poissons r�colt�s
(NR), soit: [(NR x 100) � NS)]; par exemple, pour des tilapias avec NR = 150 + 3 007 = 3
157, le taux de survie a �t� de [(3 157 x 100) � 6 125] = 51,5 pour cent; ce taux peut �tre
v�rifi� � partir du nombre de d�c�s effectivement observ�s.

(g) Sous la rubrique Remarques (colonne 17), notez d'autres informations telles que prix de
vente des poissons, destination apr�s r�colte, �tat des poissons, etc.

7. La section relative aux contr�les p�riodiques des stocks piscicoles (colonnes 18 � 30)
contient toutes les donn�es recueillies sur �chantillons, notamment: date
d'�chantillonnage, esp�ce, effectif de l'�chantillon, poids total (en kg) et poids moyen (en
g). Ces donn�es permettent de calculer les param�tres suivants (voir �galement la fin de la
section 16.0).

(a) Dur�e de la p�riode consid�r�e (n jours depuis le dernier �chantillonnage, colonne


23)

(b) Croissance individuelle moyenne des poissons au cours de la p�riode (en g, colonne 24),
calcul�e d'apr�s la colonne 22 comme �gale � la diff�rence entre les poids moyens
actuels et pr�c�dents.

(c) Taux moyen de croissance des poissons (en g/jour, colonne 25). Divisez la croissance
moyenne (colonne 24) par le nombre de jours (colonne 23).

(d) Taux de survie estim� (en pourcentage, colonne 26). Valeur arbitraire choisie d'apr�s
l'exp�rience ant�rieure et les relev�s �tablis, et en fonction de l'historique du lot
particulier de poissons peuplant l'�tang.
(e) Nombre total estim� de poissons pr�sents dans l'�tang (colonne 27). Multipliez le
nombre de poissons pr�sents au d�but de la p�riode consid�r�e (colonne 27, une ligne
au-dessus) par le taux de survie estim� (colonne 26). Par exemple, � la date du 19 juin, ce
nombre est estim� � (6 125 poissons x 0,90) = 5 512 poissons.

(f) Biomasse estim�e des poissons pr�sents (en kg, colonne 28). Multipliez le poids moyen
(colonne 22) par le nombre de poissons pr�sents (colonne 27).

(g) Production estim�e des poissons pendant la p�riode (en kg, colonne 29). D�duisez la
biomasse de poisson au d�but de la p�riode (colonne 28, une ligne au-dessus) de la
biomasse pr�sente � ce jour.

(h) Sous la rubrique Remarques (colonne 30), notez toute information utile propre �
am�liorer la connaissance des conditions en pr�sence dans l'�tang, notamment les
caract�ristiques d�taill�es de la proc�dure d'�chantillonnage, l'apparition d'une nouvelle
cat�gorie de poids imputable � la reproduction sur place de certaines esp�ces, etc

Note: Pour �viter des erreurs, inscrivez sur cette fiche certaines des donn�es
d'empoissonnement, comme not� sur la fiche 1 pour le 1er juin (empoissonnement de
tilapias) et le 20 juillet (empoissonnement de Clarias).

FICHE 1
Suivi des stocks piscicoles des �tangs de fermes commerciales

Contr�les p�riodiques des stocks piscicoles


Relev� des donn�es relatives � l'alimentation et au chaulage/fertilisation des
�tangs

8. La fiche 2 permet d'effectuer un relev� simple correspondant � chaque �tang; elle est
utilis�e avec la fiche 1 d�crite plus haut. Les donn�es recueillies portent sur les deux
aspects suivants:

 distribution d'aliments de compl�ment;


 fertilisation des �tangs

9. Les donn�es relatives � la distribution d'aliments (colonnes 31 � 40) comprennent:

(a) P�riode pendant laquelle l'alimentation n'a pas �t� modifi�e. Cette p�riode
correspond g�n�ralement au laps de temps �coul� entre deux �chantillonnages
successifs des stocks � des fins de suivi (voir ci-dessus).

(b) Dur�e de cette p�riode (en jours, colonne 32).

(c) Biomasse estim�e des poissons pr�sents dans l'�tang (en kg, colonne 33). Obtenez
cette valeur pour le premier jour de la p�riode consid�r�e (fiche 1, colonne 28).

(d) Type d'aliment (colonne 34), par exemple dr�che de brasserie (DB), son de riz (SR),
tourteau de graines de coton (TC). L'alimentation peut �galement se composer d'un
m�lange plus complexe de diff�rents ingr�dients que l'on peut d�signer par un code, par
exemple 154, 823, etc., dont la d�finition est indiqu�e s�par�ment.

(e) Taux journalier d'alimentation (TJA, en pourcentage de la biomasse des poissons et par
jour, colonne 35). Cette valeur est choisie en fonction des conditions locales (voir section
10.3).

(f) Ration journali�re � distribuer r�guli�rement pendant la p�riode consid�r�e (en


kg/jour, colonne 36). Multipliez la biomasse de poissons (colonne 33) par le taux journalier
d'alimentation (colonne 35). Par exemple, pour la p�riode allant du 19 juin au 3 juillet 1989,
distribuez 158 kg x 0,33 = 52 kg de dr�che de brasserie par jour.
(g) Nombre de jours de distribution d'aliments (colonne 37). Comme les poissons ne sont
g�n�ralement pas nourris tous les jours de la semaine, indiquez � la fin de la p�riode le
nombre de jours de distribution d'aliments dans l'�tang.

(h) Poids total de la nourriture distribu�e pendant la p�riode (en kg, colonne 38).
Multipliez la ration journali�re (colonne 36) par le nombre de jours de distribution d'aliments
(colonne 37).

(i) Quotient nutritif (Qn, colonne 39) ou poids de nourriture distribu�e par kilogramme de
poisson produit (voir section 10.3 du pr�sent manuel). Divisez le poids total de la nourriture
distribu�e (colonne 38) par la production de poisson constat�e pendant la p�riode
consid�r�e (fiche 1, colonne 29). Par exemple, pour la p�riode allant du 4 au 18 juillet, Qn
= 372 kg � 64 kg = 5,8.

(j) Au bas de la fiche, calculez le quotient nutritif global relatif au cycle de production, en
proc�dant de mani�re analogue, apr�s avoir calcul� les totaux des colonnes 37 et 38.

(k) Sous la rubrique Remarques (colonne 40), ajoutez toute information utile �
l'interpr�tation des r�sultats: qualit� de l'alimentation, type de m�lange, co�t de
l'alimentation, comportement des poissons, qualit� de l'eau, etc

10. Les donn�es relatives � la fertilisation de l'�tang (colonnes 41 � 44) comprennent:

(a) Date des op�rations de fertilisation de l'�tang.

(b) Fumure organique (colonne 42), type (fumier de cheval FC, fumier de volaille FV,
compost C. etc.) et quantit� totale distribu�e (en kg).

(c) Fumure min�rale (colonne 43): type (superphosphate SP, sulfate d'ammoniaque SA,
nitrate de sodium NS ou m�lange NPK, par exemple 12:24:12) et quantit� totale
distribu�e (en kg).

(d) Au bas des deux colonnes pr�c�dentes, il sera facile de d�terminer les quantit�s
totales de fumure utilis�es tout au long du cycle de production.

(e) Sous la rubrique Remarques (colonne 44), notez toute autre information utile telle que
m�thode de distribution, qualit� et prix des engrais, etc.

(f) Si vous chaulez l'�tang, avant ou apr�s sa mise en charge, notez-le, soit dans une
colonne suppl�mentaire, soit dans la colonne 43, par exemple entre parenth�ses, en
inscrivant les informations compl�mentaires �ventuelles sous la rubrique Remarques.

FICHE 2
Distribution d'aliments et chaulage/fertilisation en �tangs de fermes commerciales
Relev� des donn�es relatives � la qualit� de l'eau des �tangs

11. La fiche 3 constitue un formulaire simple de relev�, que l'on peut �tablir s�par�ment
pour chacun des �tangs. Elle permet de noter les informations suivantes:

 date (colonne 1) et heure (colonne 2) du contr�le de la qualit� de l'eau; dans les


�tangs d'alevinage notamment, la qualit� de l'eau doit �tre contr�l�e t�t le
matin et, si n�cessaire, en fin de journ�e, tous les 7 � 15 jours.
 temp�rature de l'eau (en �C, colonne 3): voir section 2.4;
 transparence au disque de Secchi (DS en cm, colonne 4); voir section 2.3
 teneur en oxyg�ne dissous (OD en mg/l; colonne 5); si vous le souhaitez, vous
pouvez calculer alors le pourcentage de saturation �quivalent (voir section 2.5)
 pH (colonne 6); (voir section 2.2);
 alcalinit� totale (AT en mg/l CaCO�, colonne 7). Il est �galement possible
d'utiliser les unit�s SBV (voir section 5.0);
 plancton (colonne 8): observations g�n�rales sur le phytoplancton et/ou mesure de
la densit� du zooplancton (voir section 10.1);
 sous la rubrique Remarques (colonne 9), notez toute information suppl�mentaire
permettant d'appr�cier la qualit� de l'eau: couleur, conditions m�t�orologiques,
�volution de la teneur en oxyg�ne dissous, mesures de gestion adopt�es, etc.
12. Le relev� des param�tres de la qualit� de l'eau dans un �tang tout au long d'un seul
cycle de production exigera sans doute plusieurs fiches de ce type. Comme pour les autres
relev�s, il convient d'utiliser un petit carnet pour noter sur place les donn�es � consigner.
Reportez-les ult�rieurement sur la fiche pr�vue � cet effet pour assurer leur mise � jour.  

FICHE 3
Qualit� de l'eau des �tangs de fermes piscicoles commerciales

Tenue de la comptabilit� journali�re d'une ferme piscicole commerciale

13. Il est essentiel de comptabiliser soigneusement tous les revenus des ventes de poissons,
ainsi que les diff�rentes d�penses en esp�ces (co�ts), pour pouvoir d�terminer
p�riodiquement si l'entreprise est rentable ou si elle est exploit�e � perte (voir section
16.7). Une bonne gestion de la ferme piscicole doit veiller non seulement � ce que
l'exploitation soit rentable, mais aussi � ce que les b�n�fices r�alis�s restent aussi
�lev�s que possible.

14. La comptabilit� journali�re de la ferme, d�finie dans le cadre d'un syst�me


comptable mensuel suivant les indications de la fiche 4, porte sur les �l�ments suivants:.

(a) Les ventes de poissons: quantit�s totales (en kg, colonne 3) et revenus correspondants (en
monnaie locale, colonne 4).
(b) Les co�ts variables (en monnaie locale, colonnes 5 � 9), qui comprennent les d�penses
d'intrants n�cessaires � la ferme tels que:

 alevins;
 engrais min�raux et organiques;
 aliments;
 salaires de la main-d'oeuvre � plein temps (par exemple, gardien) et occasionnelle;
 divers produits chimiques, pi�ces de rechange et autres fournitures.

(c) Les co�ts fixes (en monnaie locale, colonnes 10 et 12) comprennent les d�penses
encourues r�guli�rement telles que:

 int�r�ts des emprunts, lorsque vous avez emprunt� une somme d'argent;
 taxes et droits, par exemple pour l'usage de l'eau et des terres;
 divers.

(d) Montant des remboursements d'emprunts �ventuellement effectu�s pendant le mois (en
monnaie locale, colonne 13); (voir �galement paragraphes 20 � 24 ci-dessous).

15. A la fin du mois, faites les totaux de chaque colonne et inscrivez les revenus et co�ts
totaux � la derni�re ligne.

FICHE 4
Comptabilit� journalli�re � l'usage de pisciculteurs commerciaux

Bilan annuel � l'usage de pisciculteurs commerciaux


16. . Il est facile d'�tablir un bilan annuel pour l'ann�e compl�te � partir de ces relev�s
comptables, suivant les indications de la fiche 5.

17. A la fin de chaque mois, transcrivez les totaux relatifs au mois � partir des comptes
journaliers (voir fiche 4, ligne du bas) sur votre bilan annuel en proc�dant comme suit:

 poids mensuel des ventes de poissons (colonne 2, en kg);


 revenu mensuel des ventes de poissons (colonne 3, en monnaie locale);
 montant mensuel des co�ts variables: additionnez tout d'abord les co�ts
d'exploitation enregistr�s sur la fiche 4 au bas des colonnes 5 � 9, puis transcrivez
ce nouveau total dans la colonne 4 de la fiche5;
 montant mensuel des co�ts fixes: additionnez tout d'abord tous les co�ts fixes
indiqu�s � la derni�re ligne des colonnes 10 � 12 de la fiche 4 et reportez ce
nouveau total dans la colonne 5 de la fiche 5;
 montant mensuel des remboursements d'emprunts (colonne 8).

18. Vous pouvez maintenant calculer facilement les valeurs mensuelles des param�tres
suivants:

(a) Co�ts totaux (colonne 6): ajoutez les co�ts variables (colonne 4) aux co�ts fixes
(colonne 5)..

(b) B�n�fice brut (colonne 7): d�duisez les co�ts totaux (colonne 6) du revenu mensuel
(colonne 3). Si les co�ts totaux du mois consid�r� d�passent le montant du revenu, le
b�n�fice brut est n�gatif (chiffres entre parenth�ses), ce qui signifie que vous avez perdu
de l'argent pendant le mois consid�r�. Tel est le cas g�n�ralement lorsque la r�colte et
la vente de poisson ne produisent pas un revenu suffisant au cours du mois..

Note: Il y a tout int�r�t � exploiter plusieurs �tangs et � organiser leur gestion de


mani�re � pouvoir recueillir suffisamment de recettes en esp�ces des ventes de poissons,
r�guli�rement pendant toute l'ann�e. Sinon, il vous faudra disposer de liquidit�s
suffisantes ou d'un fonds de roulement fourni par des emprunts ou r�sultant de b�n�fices
r�alis�s ant�rieurement, afin de couvrir les p�riodes d'exploitation � perte.

19. A la fin de l'ann�e, pr�parez le bilan annuel en additionnant toutes les colonnes,
comme indiqu� sur la fiche 5. Vous obtiendrez ainsi les informations suivantes.

(a) Nombre de poissons vendus et revenus correspondants. Calculez le prix moyen de vente du
poisson par kilogramme en divisant le revenu total par le poids total des ventes.

(b) Montant des co�ts variables et des co�ts fixes par comparaison aux ann�es
pr�c�dentes.

(c) Principales p�riodes de profits et principales p�riodes d'exploitation � perte.

(d) Rentabilit� de la ferme piscicole. N'oubliez pas que le b�n�fice brut est seulement une
indication sommaire � cet �gard. Vous apprendrez par la suite � �tablir une meilleure
estimation, � savoir le b�n�fice net (voir section 16.7).
(e) Montant des remboursements des sommes emprunt�es

FICHE 5
Bilan annuel � l'usage de pisciculteurs commerciaux

Relev� des remboursements de pr�ts

20. Si vous avez emprunt� de l'argent � des amis ou � une banque, vous devez tenir un
relev� des remboursements, par exemple se pr�sentant sous une forme analogue � celle de
la fiche 6. Avant de consentir des pr�ts, les banquiers cherchent souvent � savoir si vous
�tes en mesure de tenir des relev�s pr�cis de ce genre.

21. Pour chaque emprunt, notez soigneusement les informations suivantes :

 nom de la personne ou de l'institution qui a pr�t� l'argent;


 date � laquelle le pr�t a �t� re�u;
 dur�e de la p�riode fix�e pour le remboursement complet du pr�t;
 taux d'int�r�t convenu pour la r�mun�ration du pr�t (en pourcentage par an);
 montant total du pr�t initial (en monnaie locale);
 montant du pr�t restant d� au 1er janvier de cette ann�e;
 conditions particuli�res �ventuelles, par exemple montant �ventuel des frais
administratifs, ou remboursements non obligatoires pendant la p�riode initiale

22. D'apr�s ces informations, vous pouvez ensuite �tablir les chiffres suivants:

(a) Montant des remboursements � effectuer chaque ann�e. Divisez le montant total du
pr�t par sa dur�e. Par exemple, si vous avez emprunt� 10 000 $US sur cinq ans, vous
devez rembourser 10 000 $US � 5 = 2 000 $US par an, peut-�tre en deux versements de
1000 $US chacun.

(b) Montant des int�r�ts � payer r�guli�rement. Multipliez le montant du pr�t non
rembours� par le taux d'int�r�t annuel en pourcentage. Par exemple, si vous avez d�j�
rembours� 4 000 $US sur le montant emprunt� en question et si le taux d'int�r�t est de
7,5 pour cent par an, il vous faut payer 6 000 $US x 0,075 = 450 $US par an. Si vous payez
des int�r�ts mensuels, vous devrez payer alors 450 $US � 12 = 37,50 $US tous les mois.

Note: D�s qu'une partie du montant emprunt� est rembours�e, par exemple, au bout de six
mois, les int�r�ts � payer diminuent en cons�quence (voir fiche 6).

23. D�s que vous payez des int�r�ts ou une partie du montant � rembourser, inscrivez sur
la fiche 6 la date et le montant du versement effectu�. Au besoin, ces chiffres peuvent
facilement �tre transcrits sur les fiches journali�res de comptabilit� (fiche 4).

24. A la fin de l'ann�e, additionnez les chiffres inscrits dans les deux colonnes en question
pour obtenir les montants totaux des int�r�ts pay�s et des remboursements de capital.
D�terminez le solde restant au 31 d�cembre de cette ann�e en soustrayant le montant total
des remboursements du solde restant au 1er janvier. Reportez ce solde sur la fiche de l'ann�e
suivante

FICHE 6
Remboursement des emprunts
Relev� des d�penses de main-d'oeuvre

25. Si plusieurs personnes travaillent pour vous et si vous les payez de mani�re
occasionnelle, soit � la journ�e, soit � la pi�ce, vous pouvez utiliser un registre de main-
d'oeuvre, suivant une pr�sentation analogue � celle de la fiche 7. Tout au long du mois,
inscrivez tous les paiements attribu�s � chacun des travailleurs, en esp�ces ou en nature. A
la fin du mois, additionnez ces paiements pour calculer les d�penses totales de main-
d'oeuvre du mois.
26. Si vous payez un salaire mensuel aux ouvriers, sans verser d'avances, vous pouvez alors
utiliser une fiche simplifi�e pour chaque mois comme indiqu� ci-dessous

27. Si vous versez des avances, il serait plus simple d'utiliser le registre de main-d'oeuvre
pr�sent� plus haut. Si ces avances doivent �tre r�cup�r�es sur le salaire mensuel,
v�rifiez que chacun signe un re�u pour les avances obtenues.

28. Ces registres peuvent s'av�rer tr�s utiles en cas de conflit avec l'un des travailleurs,
quant au paiement effectif des r�mun�rations.

Note: Pensez par ailleurs � inscrire toutes les donn�es concernant les salaires dans votre
comptabilit� journali�re (voir fiche 4).

 FICHE 7
Registre de la main-d'oeuvre � l'usage des pisciculteurs commerciaux
Relev� et suivi des stocks d'aliments piscicoles

29. Une bonne gestion de votre ferme piscicole exige l'entreposage de certaines quantit�s
d'aliments destin�s aux poissons et, si n�cessaire, � d'autres animaux, pour assurer la
r�gularit� de leur alimentation (voir chapitre 10). Au moins une fois par semaine, vous
devez v�rifier de fa�on pr�cise les quantit�s d'aliments restant en stock. Ce contr�le
vous permettra de r�approvisionner vos stocks en temps voulu, avant qu'ils ne soient
�puis�s. La tenue de relev�s pr�cis permettra de mieux planifier ces achats.

30. Il existe deux types de fiches journali�res permettant de relever chaque semaine les
quantit�s de produits alimentaires :

 sorties de magasin;
 entr�es en magasin.

31. La consommation de produits alimentaires soit pour nourrir directement les poissons et
autres animaux, soit pour pr�parer des m�langes particuliers, peut �tre enregistr�e
comme indiqu� sur la fiche 8. Remplissez la ligne du haut. Un num�ro de r�f�rence peut
�tre mentionn�, par exemple ann�e/mois/semaine, comme indiqu� pour l'ann�e 1989, le
mois 5 et la semaine 2. Inscrivez les divers types de produits alimentaires en magasin dans la
premi�re colonne. Pour chaque type de production, recensez les quantit�s de produits
sorties du magasin � une date particuli�re dans l'une des colonnes suivantes. Au bas de la
fiche, inscrivez le poids total (en kg) et le type de production (en abr�g�). A la fin de la
semaine, additionnez horizontalement les chiffres inscrits sur chaque ligne pour obtenir le
poids total de la consommation hebdomadaire de chaque ingr�dient.

32. Les donn�es concernant les stocks de produits d'alimentation en magasin peuvent �tre
inscrites comme indiqu� sur la fiche 9.

(a) Dressez la liste des types de produits alimentaires en magasin (colonne 1).

(b) Inscrivez le poids du stock de chaque produit entrepos� au d�but de la semaine (colonne
2), d'apr�s le chiffre inscrit sur la fiche de la semaine pr�c�dente � la colonne 13.

(c) D�s r�ception d'un produit d'alimentation, inscrivez dans l'une des colonnes 3 � 9 la
date et la quantit� correspondante (en kg).

(d) A la fin de la semaine, additionnez pour chaque produit les quantit�s rentr�es en stock
pendant la semaine (colonne 10) et inscrivez le co�t (colonne 11).

(e) Transcrivez pour chaque produit � partir de la fiche pr�c�dente (fiche 8), r�dig�e
pour la m�me semaine (notez son num�ro de r�f�rence au bas de la fiche 9), les
quantit�s totales sorties des stocks pendant la semaine (colonne 12).

(f) D�terminez le stock en magasin � la fin de la semaine pour chaque produit (colonne 13),
en ajoutant au stock initial (colonne 2) le poids total des entr�es �ventuelles en magasin
(colonne 10) et en soustrayant le poids total des sorties (colonne 12). Sur la fiche 9 par
exemple, le stock en magasin est calcul� comme suit:
 tourteau de graines de coton (aucune quantit� re�ue): 2 345 kg - 125 kg = 2 220 kg;
 tourteau d'arachides (r�ception de 800 kg): (340 kg + 800 kg) - 90 kg = 1 050 kg.

FICHE 8
Utilisation hebdomadaire des produits alimentaires

FICHE 9
Stocks de produits alimentaires
Gestion des stocks d'autres produits

33. Vos stocks d'autres produits, tels que engrais min�raux et mat�riaux de chaulage,
peuvent �tre g�r�s de mani�re analogue. Les mouvements affectant les articles �tant
g�n�ralement moins fr�quents par comparaison aux mouvements des produits
alimentaires, il est sans doute possible d'utiliser des fiches semblables aux fiches 8 et 9 ci-
dessus, � condition toutefois de les �tablir chaque mois et non chaque semaine. Vous
pouvez aussi regrouper les donn�es correspondantes sur une seule fiche, enregistrant stocks
initiaux, consommation journali�re, quantit�s rentr�es en stock, co�ts et stocks finaux.  

Relev�s de donn�es relatives � la production int�gr�e de volailles de


boucherie

34. Les donn�es relatives � l'�levage de lots de poulets de chair ou de canards de


boucherie dans le cadre d'une exploitation piscicole peuvent �tre enregistr�es sur des
formulaires tels que la fiche 10:

(a) Utilisez une fiche par lot de volailles.

(b) Tous les jours, notez la quantit� d'aliments distribu�e et le nombre de volailles mortes.

(c) A la fin de la semaine, d�terminez la quantit� totale d'aliments distribu�s et la


mortalit� totale.

(d) Sous la rubrique Observations, notez les donn�es disponibles concernant la qualit� de
l'alimentation, les causes de mortalit�, les probl�mes sanitaires, le poids moyen des
volailles, le prix de vente, etc.
(e) Au bas de la fiche, inscrivez la quantit� totale d'aliments distribu�s et la mortalit�
totale tout au long de la p�riode d'�levage. Si la dur�e de la p�riode d'�levage d�passe
neuf semaines, utilisez une deuxi�me fiche de fa�on � aller jusqu'� la fin de la p�riode
et num�rotez en cons�quence les fiches utilis�es.

(f) A la fin de la p�riode d'�levage, d�terminez le quotient nutritif � partir de la quantit�


totale d'aliments distribu�s et du poids total de la production de chair, puis v�rifiez
l'efficacit� de votre alimentation.

FICHE 10
Production de volailles de boucherie

Relev�s de donn�es relatives � la production int�gr�e de poules


pondeuses
35. En cas d'�levage � la ferme piscicole de poules pondeuses, les donn�es
correspondantes peuvent �tre inscrites sur des formulaires tels que la fiche 11:

(a) Utilisez une fiche par lot de pondeuses et attribuez des num�ros cons�cutifs aux
diff�rentes fiches.

(b) Tous les jours, notez la quantit� d'aliments distribu�s et le nombre d'oeufs recueillis.

(c) A la fin de chaque semaine, calculez le poids total des aliments distribu�s et le nombre
total d'oeufs produits.

(d) Sous la rubrique Observations, notez les donn�es disponibles concernant la qualit� des
aliments, la ration journali�re, le taux de mortalit�, les probl�mes sanitaires, le prix de
vente des oeufs, etc. De temps � autre, v�rifiez le taux moyen de ponte (en pourcentage)
�gal � [(nombre d'oeufs produits par semaine x 100 � (7 jours x nombre de poules
pondeuses )]. Par exemple, on note pour la semaine 9 un taux de ponte moyen �gal � [( 90
oeufs x 100) � (7 jours x 30)] = environ 43 pour cent.

(e) Au bas de la fiche, inscrivez la quantit� totale d'aliments distribu�s et le nombre total
d'oeufs pondus pendant la p�riode. Utilisez une deuxi�me fiche pour couvrir le reste de la
p�riode du cycle de production concernant ce groupe particulier de poules pondeuses.

FICHE 11
Production de poules pondeuses
Relev�s de donn�es relatives � la production int�gr�e de porcs

36. Les donn�es relatives � la production int�gr�e de porcs, en particulier sur les
distributions d'aliments, peuvent �tre enregistr�es par exemple sur la fiche 12.

(a) Utilisez une fiche par groupe de porcins �lev�s au voisinage d'un �tang particulier.

(b) Tous les jours, inscrivez la quantit� d'aliments distribu�s.

(c) A la fin de la semaine, calculez la quantit� totale d'aliments distribu�s.

(d) Sous la rubrique Observations, inscrivez la qualit� des aliments, la ration journali�re,
les probl�mes sanitaires, etc. Notez �galement les donn�es concernant la croissance des
porcs et le quotient nutritif.

(e) Au bas de la fiche, calculez la quantit� totale d'aliments distribu�s au cours de la


p�riode. Utilisez des fiches annexes, si n�cessaire, de fa�on � couvrir la fin du cycle de
production.

FICHE 12
Production de porcins
16.7   Evaluation des r�sultats d'exploitations piscicoles
commerciales
1. Vous pouvez �valuer de plusieurs fa�ons les r�sultats de votre exploitation piscicole.
Ces m�thodes d'�valuation, ainsi que les indications plus d�taill�es concernant chaque
�tang et chaque type de production, devraient corroborer la qualit� de la gestion de votre
�tablissement piscicole. Les conclusions d�gag�es devraient �galement mettre en
�vidence la n�cessit� de certaines am�liorations ou m�me de certains changements
susceptibles de se traduire par une augmentation des revenus. La premi�re m�thode
d'�valuation consiste � calculer le b�n�fice net, apr�s d�duction des co�ts
d'amortissement annuels.

Calcul des co�ts d'amortissement annuels

2. Vous avez appris plus haut (voir section 16.3) � calculer l'amortissement annuel d'un
�quipement. Pour calculer les co�ts d'amortissement totaux � la fin d'une ann�e
particuli�re, vous pouvez utiliser une fiche d'une pr�sentation analogue � celle du tableau
46.

(a) Dressez la liste de tous les ouvrages et �quipements durables (colonne 1).

(b) Pour chacun d'eux, notez leur co�t de remplacement effectif, c'est-�-dire le co�t de
remplacement r�el moins la valeur r�siduelle (en monnaie locale, colonne 2).

(c) Inscrivez leur vie utile (en ann�es, colonne 3); voir tableau 44.

(d) Calculez l'amortissement annuel (colonne 4), c'est-�-dire le co�t de remplacement


effectif (colonne 2) divis� par la vie utile (colonne 3).

(e) Faites le total des chiffres inscrits dans la colonne 4 pour d�terminer les co�ts
d'amortissement totaux pour l'ann�e consid�r�e. Dans l'exemple �tudi�, ils sont �gaux
� 433 750 FCFA

Note: Si l'inflation est forte, il se peut que vous deviez corriger ces chiffres pour en tenir
compte. Renseignez-vous aupr�s d'un comptable exp�riment�, afin d'observer les
pratiques locales.

Calcul du b�n�fice net d'une ferme piscicole

3. A la section 16.6, vous avez appris � calculer le b�n�fice brut d'une ferme piscicole
(voir fiche 5). Toutefois, si vous avez r�alis� des investissements importants en ouvrages et
en mat�riel, vous devez en d�duire les co�ts d'amortissement encourus � ce titre (voir
tableau 46), afin de d�terminer le b�n�fice net comme indiqu� plus haut (voir section
16.3).

4. Par exemple, si le b�n�fice brut de 1989 s'est �lev� � 2 352 325 FCFA (fiche 5) et les
co�ts d'amortissement � 433 750 FCFA, alors le b�n�fice net de cette ann�e-l� a �t�
de 1 918 575 FCFA. .

Calcul de la valeur annuelle de vos immobilisations

5. A la fin d'une ann�e particuli�re, la valeur de l'ensemble des facteurs de production fixes
- c'est-�-dire vos immobilisations - peut �tre facilement calcul�e au moyen du tableau 46,
en fonction du co�t d'amortissement annuel de chaque �l�ment qui y figure.

(a) Indiquez l'�ge (en ann�es) de chaque �l�ment � la fin de l'ann�e consid�r�e
(colonne 5).
(b) Indiquez la valeur de chaque immobilisation calcul�e � la fin de l'ann�e pr�c�dente
(en monnaie locale, colonne 6). Reportez simplement les valeurs mentionn�es dans la
derni�re colonne du tableau analogue �tabli l'ann�e pr�c�dente.

(c) D�terminez la valeur de chaque immobilisation � la fin de cette ann�e (colonne 7) en


d�duisant les co�ts d'amortissement annuels (colonne 4) de la valeur � la fin de l'ann�e
pr�c�dente (colonne 6).

(d) Additionnez les chiffres de la colonne 7 pour obtenir la valeur totale de toutes les
immobilisations � la fin de l'ann�e consid�r�e. V�rifiez vos calculs. Le total (7) ajout�
au total (6) doit �tre �gal au total (4). Dans l'exemple consid�r�, les immobilisations
totales � la fin de l'ann�e 1989 s'�levaient � 1 566 750 FCFA

6. Lorsque l'�ge d'une immobilisation atteint sa dur�e de vie utile, on consid�re que sa
valeur de remplacement est amortie. Si elle continue n�anmoins d'�tre utilis�e comme
facteur de production, son co�t d'amortissement et sa valeur r�siduelle peuvent �tre
consid�r�s comme nuls. L'immobilisation est alors ray�e de la liste des facteurs de
production fixes.

7. Toutefois, en fonction des taux d'inflation en vigueur et des pratiques comptables locales, il
est parfois judicieux de modifier les valeurs utilis�es pour continuer � enregistrer
l'amortissement ainsi qu'une valeur d�termin�e de l'immobilisation. Consultez, si
n�cessaire, un sp�cialiste local. 

TABLEAU 46
Exemple: Co�ts d'amortissement annuels et valeur des immobilisations � la fin de 1989
Calcul de la valeur nette de la ferme piscicole

8. Au moins une fois par an, g�n�ralement � la fin de l'ann�e, vous devez faire
l'inventaire de tout ce que vous poss�dez. La valeur ainsi d�termin�e est appel�e valeur
nette de la ferme piscicole. Cette op�ration fait appara�tre la valeur que repr�senterait
votre exploitation si vous deviez la vendre le lendemain. Si vos r�sultats sont bons, la valeur
nette de votre exploitation doit augmenter r�guli�rement d'ann�e en ann�e. Plus
l'augmentation en valeur nette est importante, plus vos r�sultats financiers sont satisfaisants.

9. Deux mesures sont couramment employ�es:

 la valeur nette, stocks piscicoles et stocks animaux non compris;


 la valeur nette totale, stocks compris.

10. Tandis que la valeur nette totale donne une notion plus compl�te de l'�tat de votre
ferme piscicole, la valeur nette stocks non compris est souvent utilis�e, par exemple par les
banques, en tant que mesure plus fiable de la valeur de reprise de votre entreprise (compte
tenu du caract�re p�rissable des stocks). Dans certains cas, les banques vous autoriseront �
inclure un pourcentage de la valeur des stocks piscicoles et des stocks animaux.

11. Calculez votre valeur nette totale � la fin d'une ann�e particuli�re en proc�dant
comme suit.

(a) D'apr�s vos relev�s de stocks piscicoles (voir fiche 1 relative � chaque �tang),
estimez le stock total de poissons (en kg) pr�sent dans vos �tangs. Multipliez le par le prix
courant du kilogramme de poisson pour d�terminer la valeur totale de vos stocks de
poissons.

(b) Faites le m�me calcul pour les autres stocks animaux pr�sents le cas �ch�ant (par
exemple au moyen des fiches 10 � 12), de fa�on � obtenir la valeur totale de vos autres
stocks animaux.

(c) D'apr�s vos relev�s concernant les magasins (par exemple fiches 8 et 9), estimez la
valeur de toutes les fournitures stock�es. Additionnez ces valeurs pour d�terminer la valeur
totale de vos stocks en magasin.

(d) D�terminez la valeur totale de vos immobilisations

 si les investissements effectu�s sont relativement limit�s, il est inutile de tenir


compte de l'amortissement. Attribuez une valeur r�elle � chaque immobilisation
s�par�ment, comme indiqu� dans l'exemple fourni (tableau 47);
 si les investissements sont importants, d�terminez la valeur totale de vos
immobilisations d'apr�s la derni�re ligne de la colonne 7 du tableau 46.

(e) Si vous �tes titulaire d'un compte d'�pargne bancaire sur lequel vous d�posez les
recettes de votre exploitation, mentionnez le montant total du compte.
(f) De mani�re analogue, �valuez la tr�sorerie (en esp�ces) dont la ferme dispose
actuellement.

(g) Ajoutez les cr�ances de vos clients et l'ensemble des sommes d'argent dues � votre
exploitation. Vous devrez sans doute r�duire ce montant si vous estimez qu'il risque de ne
pas vous �tre totalement r�gl� (cr�ance irr�cup�rable).

(h) Inscrivez les valeurs ci-dessus dans la colonne de gauche du tableau 47. Additionnez-les
pour d�terminer le cr�dit ou l'actif (partie positive) de votre valeur nette.

(i) Inscrivez les valeurs de toutes vos dettes, telles que factures non pay�es et pr�ts non
rembours�s (fiche 6), dans la colonne de droite du tableau 47. Additionnez-les pour
d�terminer le d�bit ou le passif (partie n�gative) de votre valeur nette.

(j) Calculez votre valeur nette, �gale � la diff�rence entre l'actif et le passif.

Exemple

L'exploitante d'une ferme piscicole artisanale poss�de trois �tangs, un


poulailler, une maison et un petit magasin. Elle d�tient des stocks
d'aliments pour volailles, de tourteaux de graines de coton, de
m�dicaments v�t�rinaires/vaccins et de quelques produits d�sinfectants.
Elle a en outre quelques outils, du petit mat�riel et divers biens
utilis�s sur l'exploitation (bicyclette, radio, mobilier, mat�riel de
cuisine, v�tements). Des amis lui doivent une certaine quantit� de
poisson, �quivalente � 1 500 FCFA. Ses propres dettes se composent de
factures � payer d'un montant total de 12 000 FCFA et d'un pr�t non
rembours� de 20 000 FCFA. La valeur nette de cette piscicultrice au 31
d�cembre 1986 est calcul�e comme suit d'apr�s la tableau 47:

 Cr�dit total =         564 370 FCFA


 D�bit total  =            32 000 FCFA  
 Valeur nette   =     532 370 FCFA

12. Dans certains cas, il peut y avoir lieu d'int�grer aux calculs la totalit� du m�nage, y
compris ses biens et ses �conomies personnelles. Suivant une conception plus rigoureuse, la
valeur nette de l'entreprise piscicole doit �tre s�par�e de celle du m�nage. Quelle que soit
la m�thode choisie, celle-ci doit �tre maintenue au cours des ann�es successives, faute de
quoi vous risquez d'obtenir des r�sultats de nature � induire en erreur.  

TABLEAU 47
Situation nette d'une ferme piscicole commerciale
dont les investissements sont limit�s (FCFA)
Calcul du co�t et du b�n�fice d'une partie sp�cifique de la production

13. Si votre exploitation comporte plusieurs activit�s de production distinctes, par exemple
portant sur plusieurs esp�ces de poissons, des porcins, des poules, des canards, etc., vous
souhaiterez sans doute conna�tre les co�ts et les b�n�fices propres � chacune d'elles.
L'�cart entre le prix de vente et le prix de production correspond � la marge b�n�ficiaire
propre � chaque activit�. Connaissant les marges b�n�ficiaires des diff�rentes
productions, vous �tes alors en mesure de les comparer et de choisir la production la plus
rentable, en fonction des ressources dont vous disposez.

14. Pour calculer le co�t de production, vous devez utiliser vos donn�es les plus r�centes
consign�es dans vos fiches journali�res. La m�thode � suivre dans le cas d'une
production unique est illustr�e dans l'exemple ci-dessous.

Note: Dans le cas d'une exploitation assurant plusieurs productions, les postes tels que
l'alimentation, la main-d'oeuvre et les amortissements doivent �tre r�partis en fonction de
leur contribution respective � chaque production

Example

Un pisciculteur artisanal produit des tilapias du Nil dans un �tang de 400


m2. Au bout de six mois, il r�colte 100 kg de poissons. Calculez le co�t
de production de 1 kg de tilapias en proc�dant comme suit:

(a) Co�t des juv�niles: 8   =   4 800 FCFA


kg � 600 FCFA/kg
(b) Co�t de   
l'alimentation:
 compost gratuit,
fourni par les
d�chets

 tourteau de graines   = 10 000 FCFA


de coton: 200 kg �
50 FCFA/kg 

 transport des   =  2 000 FCFA


tourteaux :  

(c) Co�t d'amortissement   


de l'�tang:
100 000 FCFA en 20 ans sur   =   2 500 FCFA
6 mois   
(d) Amortissement de   =  2 000  FCFA
l'outillage et du petit
mat�riel
(e) Main-d'oeuvre (sur 6   
mois, � 600 FCFA/jour):
 compostage: 1  
jour/mois = 6 jours
 alimentation: 15
minutes/jour = 6
jours
 entretien: 0,5
jour/mois = 3 jours
 r�colte: 4
personnes/0,5 jour =
2 jours
 r�paration de
l'�tang: 2 jours
 vente du poisson: 1
jour
 total = 20 jours
= 12 000 FCFA
(f ) Co�t de production   
 total (pour 100 kg de     =       33 300 FCFA
poissons)    

 pour 1 kg de tilapias     =       333 FCFA


=  33 300 FCFA � 100
kg   

Si cet exploitant peut vendre son poisson � un prix moyen de 600 FCFA/kg,
son b�n�fice sera de 600 - 333 FCFA = 267 FCFA/kg, soit 26 700 FCFA par
cycle de production de six mois dans un �tang de 400 m�.

B�n�fice moyen tir� de la production de poissons de votre ferme

15. De mani�re analogue, mais plus simple, vous pouvez appr�cier les r�sultats de votre
ferme piscicole en calculant les valeurs moyennes suivantes pour une ann�e d'exploitation.
(a) Co�t moyen de la production de poissons. Additionnez les co�ts totaux de production
(fiche 5, colonne 6) et les co�ts totaux d'amortissement �ventuels (tableau 46, colonne 4),
pour obtenir les co�ts totaux. Divisez cette valeur par le poids total de poissons produit
(fiche 5, colonne 2), en incluant le poids des quantit�s de poissons �ventuellement donn�s,
pour d�terminer le co�t moyen de 1 kg de poisson au cours de l'ann�e consid�r�e.

(b) Prix de vente moyen du poisson. Divisez le revenu total des ventes (fiche 5, colonne 3) par
le poids total des ventes de poissons (fiche 5, colonne 2), pour d�terminer le prix de vente
moyen de 1 kg de poisson pendant l'ann�e consid�r�e.

(c) B�n�fice moyen. D�duisez le co�t moyen de production a) du prix de vente moyen b)
pour obtenir le b�n�fice moyen r�alis� sur 1 kg de poissons au cours de l'ann�e
consid�r�e. Ce b�n�fice doit �tre positif et aussi �lev� que possible

Exemple

D'apr�s l'exemple pr�c�dent de la fiche 5 et du tableau 46, d�terminez


les valeurs moyennes suivantes pour l'ann�e 1989:

(a) Co�t moyen de =    2 148 375  FCFA 


production:
co�ts de production =       433 750 FCFA 
totaux  
co�ts d'ammortissement =     2 582 125 FCFA 
production totaux
co�ts totaux       =           6 418  kg 
r�colte totale de =              402
poissons        FCFA/kg 
co�t moyen de
production             
(b) Prix de vente moyen
:
revenu total   =     4 500 700  FCFA 
ventes totales =           6 418  kg
=              701
prix de vente moyen  
FCFA/kg 
(c) B�n�fice moyen par
kg de poisson :
=               299
701 FCFA -  402 FCFA  
FCFA 

Valeurs moyennes de la production annuelle et des quotients nutritifs

16. Valeur moyenne du taux de production annuel (en kg/ha/an). Elle permet de comparer la
production moyenne de votre exploitation avec celle d'autres exploitations fonctionnant dans
des conditions analogues. Si vos r�sultats sont moins bons que ceux de vos voisins, vous
devez chercher � savoir pourquoi et essayer d'am�liorer en cons�quence votre gestion.  

Exemple

 Poids total annuel de la production de poissons (fiche 5) = 6 418 kg;


 Superficie totale des �tangs de production = 1,5 ha;
 Valeur moyenne du taux de production annuel = 4 278 kg/ha/an.

17. Valeur moyenne du quotient nutritif Qn (en kg par kilogramme de poisson produit). Le
quotient nutritif mesure le rendement d'utilisation des aliments distribu�s aux poissons. Cet
indice doit �tre aussi faible que possible, en fonction des produits alimentaires utilis�s (voir
section 10.3). Dans ce cas �galement, la moyenne obtenue peut �tre compar�e aux chiffres
analogues �tablis dans d'autres fermes; si n�cessaire, les pratiques de gestion doivent �tre
modifi�es en cons�quence. 

Exemple

 D'apr�s la fiche 8, d�terminez pour chaque semaine et pendant tout


le cycle de production la quantit� totale de nourriture distribu�e
dans les �tangs de grossissement, �gale � 40 430 kg.
 D'apr�s la fiche 5, la production totale de poissons a atteint 6 418
kg.
 Qn moyen = 40 430 kg � 6 418 kg = 6,3.

Estimation du seuil de rentabilit� de votre ferme piscicole

18. Vous avez appris plus haut (voir section 16.3) que les co�ts totaux de production comme
les revenus des ventes augmentent quand les r�coltes annuelles de poissons de la ferme
piscicole s'accroissent. Il faut cependant introduire les r�serves suivantes.

(a) Lorsque le niveau de production (output) d'une exploitation donn�e est faible, les co�ts
fixes par kilogramme produit sont tr�s �lev�s. Lorsque la production augmente, ces co�ts
diminuent et le co�t global de production par kilogramme diminue �galement.

(b) Tant que les revenus restent inf�rieurs aux co�ts, aucun b�n�fice n'est d�gag� et
l'exploitation fonctionne � perte.

(c) D�s que les revenus d�passent les co�ts, l'exploitation enregistre un b�n�fice. Dans
les limites de la capacit� de production disponible, ce b�n�fice continue � augmenter
lorsque les r�coltes augmentent, tant que le prix du poisson ne baisse pas.

19. Le niveau de production pour lequel les co�ts totaux sont identiques et �gaux aux
revenus des ventes est appel� seuil de rentabilit�. A ce niveau, aucune perte ni aucun
b�n�fice n'est enregistr� en fin d'ann�e.

Le b�n�fice est �gal aux revenus des ventes diminu�s des co�ts totaux
20. Proc�dez comme suit (voir �galement exemple) pour estimer le seuil de rentabilit�
propre � vos conditions particuli�res d'exploitation piscicole.

(a) Pour une s�rie de niveaux de production (output) croissants (en kg de poissons),
�valuez le montant des co�ts totaux de production (co�ts fixes et co�ts variables); sur un
diagramme � double entr�e, tracez la droite AB, le point B repr�sentant les co�ts totaux
correspondant � la production (output) maximale potentielle de votre exploitation.

(b) Pour la m�me s�rie de niveaux de production, �valuez les revenus des ventes
�quivalents. Tracez la droite OC.

(c) D�terminez le point P � l'intersection de ces deux droites, pour lequel les co�ts sont
�gaux aux revenus des ventes. Ce point correspond au seuil de rentabilit� de votre
exploitation piscicole.

Note: Si le pisciculteur assure l'exploitation de l'entreprise et si sa famille vit des b�n�fices


r�alis�s, il y a lieu d'inclure dans les co�ts totaux un montant minimal de co�ts salariaux
ou de frais de subsistance familiaux. Cette fa�on de proc�der permet d'obtenir une id�e
plus pr�cise de la production (output) minimale n�cessaire � l'exploitation efficace d'une
ferme piscicole (droite A'B' et point P').

21. La comparaison du seuil de rentabilit� et du niveau de production maximal de


l'exploitation met en �vidence deux conclusions importantes:

 la possibilit� de rentabiliser la ferme piscicole;


 l'importance de la marge existante pour faire face � des difficult�s impr�vues, par
exemple en cas de pertes de poissons ou de croissance insuffisante.

22. Plus le seuil de rentabilit� est proche du niveau de production maximal, plus
l'exploitation de la ferme piscicole sera risqu�e. 

Exemple

Une piscicultrice centrafricaine poss�de 1,5 ha d'�tangs et compte


r�aliser une production commerciale de tilapias du Nil. Avant d'adopter un
type de gestion quelconque, elle d�termine le seuil de rentabilit� de la
fa�on suivante :
 co�ts fixes: 860 000 FCFA/an (point A);
 production annuelle maximale probable: 4 000 kg/ha x 1,5 ha = 6 000
kg;
 co�ts variables correspondants: 1 392 000 FCFA/an;
 co�ts totaux maximaux: 860 000 FCFA + 1 392 000 FCFA = 2 192 000
FCFA (point B);
 revenus maximaux des ventes � raison de 700 FCFA/kg = 4 200 000 FCFA
(point C);
 tracez les droites AB et OC qui se croisent au point P. Ce point
correspond au seuil de rentabilit� de 1 750 kg/an;
 si on tient compte d'un salaire potentiel de la propri�taire (720
000 FCFA/an), les totaux sont alors repr�sent�s par la droite A'B'
qui coupe la droite OC au point P'. Le seuil de rentabilit� passe
alors � 3 250 kg/an;
 m�me dans ce cas, cela ne repr�sente encore que la moiti� environ
de la production maximale. Ainsi, l'exploitation piscicole a de
grandes chances au prix actuel du poisson de rester rentable, m�me
si des difficult�s de gestion impr�vues surgissent.

D�termination du seuil de rentabilit� d'une exploitation


piscicole th�orique situ�e en R�publique centrafricaine

Note: Le franc CFA est la devise utilis�e dans plusieurs pays francophones de l'Afrique
16.8   Commercialisation du poisson par les pisciculteurs
commerciaux
Comment vendre davantage de poisson de consommation � de meilleurs prix

1. Lorsque la production de la ferme piscicole commence � d�passer la demande locale


imm�diate de poissons frais, il faut trouver diff�rents moyens pour vendre davantage tout
en continuant � obtenir un prix �quitable. Une bonne commercialisatlon devient alors
indispensable pour permettre au pisciculteur commercial de continuer � exercer son activit�
�conomique dans de bonnes conditions. Si cet aspect vous int�resse particuli�rement,
procurez-vous et �tudiez attentivement le manuel simple r�dig� par S.A. Shaw intitul�
Marketing the products of aquaculture (FAO, Fisheries Technical Paper no 276, 106 pages.
1986).

2. Pour vendre davantage de poisson de consommation � de meilleurs prix, �tudiez les


possibilit�s suivantes :

(a) O� pouvez-vous vendre votre production de poisson de consommation?

 � l'exploitation proprement dite c'est plus facile, mais le prix est g�n�ralement plus
bas;
 au march� local: solution simple, mais la demande risque d'�tre limit�e;
 sur des march�s plus �loign�s: solution plus difficile et plus co�teuse, mais
possibilit�s accrues de vente.

(b) Quel type de poisson pr�f�rent les consommateurs?

 esp�ces: � �cailles ou sans �cailles, poissons gras ou poissons maigres, etc.;


 taille des poissons: taille quelconque (tr�s petits ou grands); taille minimale
indispensable; possibilit� de proposer des poissons de grande taille;
 qualit�: frais ou transform�; �visc�r� ou non; avec t�te ou sans t�te; vivant ou
non

(c) A qui vendre vos poissons?

 aux consommateurs: la vente prend plus de temps, mais les prix sont plus �lev�s;
 aux grossistes et marchands: la vente est simplifi�e, mais les prix sont plus faibles;
 aux h�pitaux, cantines et autres institutions: les prix sont int�ressants, mais en
g�n�ral des livraisons r�guli�res doivent �tre assur�es;
 aux coop�ratives de commercialisation, en tant que membre: les prix sont plus
avantageux, le cas �ch�ant, mais il faut une coop�ration active et une bonne
gestion

(d) Comment vendre vos poissons?

 dans une boutique, � la ferme ou en ville: co�ts suppl�mentaires;


 vente � la cri�e, � la ferme: tr�s risqu�;
 dans le cadre d'un contrat, � un prix convenu: simplifie la vente � condition d'�tre
soigneusement organis�

(e) Quand vendre vos poissons? 

 � date r�guli�re, tous les jours, toutes les semaines ou � des intervalles plus longs;
 � des dates irr�guli�res, concentr�es sur une saison ou une p�riode particuli�re
pendant laquelle les prix sont plus avantageux.

(f )  A quel prix vendre vos poissons? 

 prix libre ou fix�;


 une offre insuffisante peut justifier des prix plus �lev�s;
 une baisse de la qualit� peut conduire � des prix plus faibles;
 de grandes quantit�s sont vendues � un prix plus faible;
 quel est votre prix de vente minimal, compte tenu des co�ts totaux de production et
de commercialisation? (n'oubliez pas que le transport peut s'av�rer co�teux);
 les exc�dents de poissons peuvent �tre vendus � bas prix tout en assurant encore
une marge b�n�ficiaire, � condition de couvrir les co�ts variables.

3. Lors de l'�tude de ces diff�rentes possibilit�s de commercialisation, gardez pr�sents �


l'esprit les diff�rents aspects de la gestion de la ferme piscicole. Si n�cessaire, adaptez-les
� vos contraintes de commercialisation si les b�n�fices nets qui en r�sultent le justifient
(voir section 16.7).

Diversification de la production piscicole

4. En plus de votre production de poissons de consommation, vous pouvez aussi produire


d'autres types de poissons qui peuvent grandement contribuer � la viabilit� �conomique de
votre ferme piscicole. Par exemple, vous pouvez produire:

 des juv�niles destin�s � �tre vendus � d'autres pisciculteurs: le cycle de


production est relativement court et les b�n�fices peuvent �tre importants,
moyennant des risques relativement faibles;
 des g�niteurs s�lectionn�s, dot�s de caract�ristiques g�n�tiques
am�lior�es. Les prix sont g�n�ralement �lev�s, mais les risques le sont aussi
pendant un cycle de production susceptible d'�tre assez long;
 des poissons pour la p�che sportive: vendez des poissons pour l'empoissonnement de
p�cheries de loisir ou conservez de beaux poissons dans un �tang distinct et c�dez
le droit de p�che � des p�cheurs, moyennant une taxe nominale; ou encore faites-
leur payer leurs captures en fonction de leur poids, � un bon prix;
 des poissons d'ornement, notamment poissons rouges, carpes koi et autres poissons
sauvages aux couleurs attractives, p�ch�s dans des plans d'eau locaux ou produits
� la ferme; vendez-les vivants � un magasin pour animaux domestiques ou vendez-
les directement vous-m�me.

Commercialisation de poissons frais de bonne qualit�


5. La vente locale de poissons frais d'�levage destin�s � la consommation constitue le
mode de commercialisation le plus simple et le moins co�teux. En r�gle g�n�rale, le
poisson frais est pr�f�r� au poisson trait�. Toutefois, il convient de le manipuler
correctement si l'on veut garantir une qualit� satisfaisante et un prix ad�quat.

(a) Avant la r�colte: pensez � arr�ter le nourrissage au moins un jour � l'avance. Cessez
d'appliquer des traitements chimiques de pr�vention ou de traitement des maladies au moins
un mois � l'avance. Planifiez votre r�colte convenablement.

(b) Pendant la r�colte (voir chapitre 11): manipulez soigneusement les poissons vivants. Si
n�cessaire, mettez-les rapidement en stabulation, par exemple pour les d�barrasser de toute
odeur de vase pr�judiciable ou pour simplifier ou favoriser la conclusion de contrats de
vente.

(c) Apr�s la r�colte: rincez soigneusement en eau propre les poissons couverts de boue. Le
mieux est de tuer rapidement les poissons de mani�re � r�duire autant que possible leur
stress, par exemple en les plongeant dans une eau tr�s froide (� environ 4 �C) ou dans de
la glace pil�e. Si n�cessaire, pr�parez les poissons en fonction des pr�f�rences de la
client�le, ce qui peut impliquer certaines t�ches, telles que triage (voir chapitre 12),
�visc�ration, d�capitation, d�coupage, �caillage et filetage

Eviter une d�t�rioration rapide de la qualit� du poisson

6. Le poisson commence � se d�composer d�s qu'il meurt. Ce processus est d�


essentiellement � une Intensification de l'activit� bact�rienne (voir section 15.3); en effet,
les bact�ries se multiplient rapidement � l'int�rieur du poisson en conditions favorables
d'alimentation, de temp�rature et d'humidit�. Or, les bact�ries sont particuli�rement
nombreuses dans l'eau d'un �tang, ainsi que sur les branchies et dans le tube digestif des
poissons vivants. C'est � partir de ces organes que la d�composition se propagera
rapidement � la totalit� du corps d�s la mort du poisson, sauf si cela est emp�ch� par
des pratiques ad�quates.

7. D�s que les poissons sont r�colt�s, il est possible de r�duire l'activit� bact�rienne et
d'emp�cher ainsi une d�t�rioration rapide de la qualit� du poisson:

 maintenez les poissons propres en �vitant toute contamination bact�rienne;


 si cela est acceptable pour le consommateur, videz les poissons: enlevez tous les
organes internes et le sang et/ou enlevez les branchies (ou coupez la t�te);
 abaissez la temp�rature des poissons, soit en les maintenant simplement au frais (�
l'abri de la lumi�re solaire directe) ou, mieux, en les refroidissant avec de la glace;
 exposez les poissons � des temp�ratures tr�s �lev�es, par exemple en les faisant
bouillir dans de l'eau ou en les grillant sur un feu;
 abaissez la teneur en eau des poissons par s�chage, salage ou fumage (voir
paragraphe 15).

8. Par cons�quent, veillez � observer les r�gles suivantes pour vous assurer que les
poissons que vous avez r�colt�s resteront frais et en bon �tat jusqu'� leur vente.
(a) Vendez-les le plus vite possible. R�coltez seulement la quantit� de poissons que vous
pensez pouvoir vendre le jour m�me.

(b) Gardez les poissons au frais, � l'ombre ou recouverts de sacs de sisal humides, de feuilles
de bananier, d'herbe, etc. Dans la mesure du possible, utilisez � cet effet de la glace (voir
paragraphes 9 � 11).

(c) Pr�servez la propret� des poissons. Lavez-les � l'eau propre, ne les posez pas �
m�me le sol et prot�gez-les soigneusement, par exemple dans des caisses ou des sacs de
plastique ou de sisal pour les prot�ger de la boue, de la poussi�re, des insectes, etc.

(d) Ne laissez jamais des poissons morts dans de l'eau: ils se d�t�rioreront rapidement.

(e) Pour leur transport, �vitez les heures les plus chaudes de la journ�e et voyagez t�t le
matin ou m�me la nuit. Si possible, utilisez de la glace pil�e et un conteneur thermofug�
(voir paragraphe 10).

Utilisation de la glace pour conserver la qualit � du poisson

9. Une fa�on simple de conserver le poisson consiste � utiliser de la glace, dans la mesure
o� celle-ci est facile � obtenir en quantit� suffisante et � un co�t raisonnable. En outre,
le poisson sous glace doit �tre accept� par les consommateurs � un prix couvrant les
co�ts suppl�mentaires impliqu�s. L'utilisation de glace permettra �galement
d'approvisionner des march�s plus �loign�s en poisson de bonne qualit�.

10. Observez les r�gles simples suivantes afin d'obtenir les meilleurs r�sultats

(a) Utilisez de la glace propre, fabriqu�e � partir d'une eau de bonne qualit� et qui n'a pas
�t� salie lors des op�rations de manutention, de pilage, etc.

(b) Mettez sous glace le poisson propre tant qu'il est frais, aussit�t que possible apr�s la
r�colte et de pr�f�rence moins d'une heure apr�s sa mort.

(c) Utilisez un conteneur thermofug�. Il est possible de fabriquer un conteneur simple au


moyen d'une caisse � bi�re garnie � l'ext�rieur de feuilles de polystyr�ne d'au moins 3
cm d'�paisseur. Recouvrez le polystyr�ne d'une feuille de contreplaqu� et ajoutez un
couvercle thermofug�.

(d) Lavez soigneusement ces conteneurs entre deux utilisations, par exemple avec une
solution d'eau de Javel ou avec un autre produit de d�sinfection de cuisine non toxique.
Rincez soigneusement � l'eau propre.

(e) Utilisez une grande quantit� de glace: par temps chaud, utilisez un poids de glace au
moins �gal au poids de poisson. Par temps plus frais, une partie de glace pour deux � trois
parties de poisson peut convenir. Ce choix d�pend �galement de la dur�e de la p�riode
de mise sous glace souhaitable et de la qualit� isolante des caisses de transport.
(f ) Utilisez correctement la glace pour qu'elle se trouve en contact �troit avec tous les
poissons:

 disposez tout d'abord une couche de glace au fond du conteneur;


 installez une couche de poissons en pla�ant de la glace entre chacun d'eux;
 placez de la glace le long des parois du conteneur;
 installez les autres couches de la m�me fa�on;
 lorsque le conteneur est presque plein, recouvrez d'une derni�re couche de glace;
 fermez soigneusement le conteneur et gardez-le au frais.

(g) Le mieux est de vider les poissons, d'enlever leurs branchies et de les laver soigneusement
avant de les mettre sous glace

11. Dans les r�gions tropicales, le poisson soigneusement mis sous glace peut �tre
conserv� pendant plusieurs jours. Si les poissons doivent �tre conserv�s longtemps, il
convient d'ajouter de temps � autre un peu de glace suppl�mentaire � chaque conteneur, en
fonction des conditions de transport et d'entreposage.

Traitement du poisson afin de pr�server sa qualit�

12. Bien que vous deviez privil�gier la vente de poisson � l'�tat frais (ou mis sous glace si
possible), dans certains cas, le traitement du poisson peut s'av�rer pr�f�rable. En r�gle
g�n�rale, le traitement proprement dit est r�alis� par des marchands sp�cialis�s.
R�fl�chissez soigneusement avant de d�cider de traiter le poisson vous-m�me.

13. Si vous optez pour cette solution, par exemple pour avoir une source de b�n�fices
suppl�mentaires, veillez � obtenir l'aide concr�te d'une personne comp�tente, par
exemple un agent de vulgarisation des p�ches. Par ailleurs, procurez-vous et �tudiez les
nombreux documents p�dagogiques r�alis�s par la Division des Industries des P�ches de
la FAO, par exemple les documents audiovisuels sur La conservation du poisson:
1. Salage; 2. Fumage; 3. S�chage.

14. Pr�alablement au traitement proprement dit, le poisson est g�n�ralement pr�par�


comme suit

(a) Evisc�ration: ouvrez le ventre du poisson depuis l'orifice anal jusqu'� la gorge avec un
couteau bien tranchant. Retirez les organes internes. Coupez la t�te ou ouvrez la gorge, de
fa�on � retirer les branchies et les vaisseaux sanguins.

(b) Nettoyage: lavez soigneusement � l'eau propre toute trace de sang et de mucus. Dans le
cas des tilapias, brossez la membrane noire situ�e � l'int�rieur.

(c) Tranchage � plat: ouvrez le poisson en r�alisant une entaille plus profonde le long de
l'ar�te dorsale, en veillant � ne pas transpercer la peau ext�rieure.

(d) Entaillage: pour des poissons de plus de 25 cm de longueur ou de plus de 2 cm


d'�paisseur, pratiquez des entailles dans le sens de la longueur espac�es de 2 � 4 cm.
Note: Pour �viter la multiplication des mouches et la contamination bact�rienne du poisson
frais, il faut placer dans un r�cipient bien ferm� les abats, ainsi que les poissons avari�s et
les d�chets, en vue de leur traitement ult�rieur (voir paragraphe 20).

15. On distingue trois principales m�thodes de transformation du poisson:

 le s�chage: il consiste � enlever l'humidit� de la surface et de la chair du poisson


pr�par�;
 le salage: il consiste � enlever la plus grande partie de l'eau pr�sente dans la chair
du poisson et � la remplacer par du sel;
 le fumage: il consiste � enlever la plus grande partie de l'eau contenue dans la chair
du poisson et � y d�poser des produits chimiques de conservation

16. Le tableau 48 donne un aper�u succinct des m�thodes de transformation couramment


utilis�es. Les sch�mas des pages suivantes repr�sentent le mat�riel simple utilis� � cet
effet. Lors du choix d'une m�thode de transformation, il faut tenir compte soigneusement du
type de poissons � conserver. Les poissons maigres comme les tilapias sont beaucoup plus
faciles � traiter que les poissons huileux/gras comme les silures. Par ailleurs, les grands
poissons dont la masse corporelle est importante sont plus difficiles � traiter que les poissons
petits et minces.

TABLEAU 48
M�thodes de transformation du poisson
Fumoir constitu� de sections d'un f�t � mazout

Note: Il est possible d'utiliser quatre ou cinq chambres de fumage, mais la chambre la plus
haute doit �tre de temps � autre plac�e en position basse au cours du fumage

Fumoir dot� d'un foyer en ma�onnerie et d'une chambre


de fumage en t�le (fumoir Altona)
Note: Les parois peuvent �galement �tre en argile ou en briques

Fumoir avec chambre de fumage en bois ou en m�tal


et foyer r�alis� avec un f�t � mazout (fumoir de C�te d'Ivoire)
Note: Lorsque le fumoir est en service, il convient de d�placer de temps � autre les
plateaux sup�rieurs pour les placer en position basse
Notes: pour l'entreposage du poisson apr�s le fumage: empilez les plateaux sur une hauteur
de 60 � 90 cm au-dessus du sol, enveloppez les plateaux dans des feuilles de plastique noir
bien attach�es, et construisez un toit de contreplaqu� ou de chaume au-dessus des plateaux
empil�s

Note: Lorsque le fumoir est en service, d�placez de temps � autre le plateau sup�rieur vers
une position basse

Entreposage du poisson trait�

17. Entreposez correctement vos poissons s�ch�s ou fum�s:

 tenez-les au frais et au sec;


 emballez-les bien pour les prot�ger de l'humidit� (moisissures) et pour retarder le
rancissement de leur graisse;
 prot�gez-les contre l'infestation par des insectes, par exemple en les pla�ant dans
des paniers tress�s garnis de plastique ou de papier solide; en cas d'utilisation de sacs
en plastique, mettez-les � l'abri de la lumi�re solaire directe pour �viter l'apparition
d'humidit� � l'int�rieur
18. Entreposez vos poissons sal�s soit dans du sel sec (salage � sec), soit dans une saumure
propre.

19. V�rifiez r�guli�rement la qualit� des poissons stock�s; traitez-les � nouveau, si


n�cessaire..

(a) En cas d'apparition de moisissures sur le poisson s�ch� ou fum�, lavez-le dans une
saumure � 20 ou 25 pour cent et s�chez-le soigneusement au soleil.

(b) Pour pr�server la qualit� du poisson fum� � chaud, fumez � nouveau


r�guli�rement � temp�rature peu �lev�e (40 � 50 �C) pendant environ 4 heures;
recommencez tous les deux ou trois jours dans les r�gions tropicales humides. Dans les
r�gions plus s�ches, un traitement hebdomadaire devrait suffire.

(c) Le poisson s�ch� ou fum� infest� par des insectes peut �tre nettoy� et
soigneusement d�sinfect� dans un s�choir solaire, dans lequel la temp�rature de l'air est
maintenue suffisamment �lev�e (plus de 40 �C) pendant quelques heures (voir fin de la
section 10.6).

(d) V�rifiez la concentration saline de la saumure dans laquelle votre poisson sal� est
conserv�. Si n�cessaire, corrigez-la et remplacez les saumures p�rim�es.

Utilisation rationnelle des d�chets de poisson

20. Les d�chets de poisson produits dans votre ferme, tels que les poissons de rebut, les
poissons avari�s et les abats, peuvent �tre utilis�s judicieusement de diff�rentes fa�ons.

(a) Les d�chets peuvent �tre ajout�s aux tas de compostage et constituer une source
suppl�mentaire d'azote (voir section 6.4)

(b) Il est possible de hacher les d�chets en petits morceaux et de distribuer cette nourriture
crue � vos animaux, en particulier aux volailles.

(c) Vous pouvez fabriquer une huile de cuisson � haute valeur nutritive ainsi qu'un excellent
aliment pour vos poissons (en particulier les juv�niles) et autres animaux. Proc�dez
simplement comme suit:

 remplissez � moiti� d'eau un f�t m�tallique propre;


 allumez un feu en dessous et portez l'eau � �bullition;
 hachez finement les d�chets de poisson et jetez-les dans l'eau bouillante jusqu'� ce
que le f�t soit rempli aux trois quarts;
 faites bouillir environ 20 minutes;
 enlevez le f�t m�tallique du feu;
 lorsque l'huile de poisson commence � monter � la surface, �cumez-la
progressivement et placez-la dans un r�cipient propre pour l'utiliser par la suite;
obturez soigneusement ce r�cipient;
 lorsque l'eau a refroidi, videz le f�t m�tallique et recueillez les r�sidus de d�chets
de poissons; il s'agit d'un excellent ingr�dient � m�langer aux produits
d'alimentation animale. Vous pouvez aussi les s�cher, par exemple dans un s�choir
solaire (voir section 10.6) pour fabriquer une simple farine de poisson

16.9   Comment augmenter les b�n�fices tir�s d'une


exploitation piscicole commerciale
1. Compte tenu des indications pr�sent�es plus haut, vous souhaitez peut-�tre augmenter
les b�n�fices obtenus en envisageant par exemple les mesures ci-apr�s.

2. R�duction des co�ts fixes:

 r�duction des co�ts de construction gr�ce � une planification judicieuse (voir


Les �tangs et leurs ouvrages: sections 1.7, 1.8, et chapitre 12);
 r�duction des d�penses consacr�es aux grosses r�parations et des co�ts
d'amortissement par un entretien appropri�;
 recherche de pr�ts � taux d'int�r�t r�duit;
 �tude des possibilit�s d'utilisation am�lior�e des installations disponibles.

3. R�duction des co�ts variables:

 production sur place de juv�niles � prix r�duit;


 accroissement du taux de survie de vos poissons;
 diminution des co�ts de main-d'oeuvre et de transport, gr�ce � une meilleure
conception des installations et � une planification judicieuse des t�ches;
 r�duction des co�ts d'alimentation, gr�ce � la production sur place et � moindre
co�t de produits alimentaires et gr�ce � l'am�lioration des quotients nutritifs (voir
section 10.3);
 eff�cacit� d'utilisation accrue des installations par int�gration d'une production
animale � la ferme piscicole

4. Les �conomies peuvent jouer un r�le important, en particulier si le co�t du poste de


d�penses concern� constitue une fraction importante des co�ts variables totaux.
L'importance relative des facteurs variables de production d�pend du syst�me d'�levage,
comme le met en �vidence le tableau ci-apr�s. En r�gle g�n�rale, les aliments de
compl�ment, les juv�niles pour l'empoissonnement et la main-d'ceuvre sont les rubriques
correspondant � la plus grande partie des co�ts variables.

5. Cette importance relative des co�ts variables propres � votre ferme piscicole est facile �
d�terminer d'apr�s les donn�es enregistr�es dans vos fiches journali�res (fiche 5).
Additionnez les divers co�ts variables par cat�gorie pour une ann�e donn�e et calculez le
co�t relatif (en pourcentage) de chaque cat�gorie. T�chez de r�aliser des �conomies sur
les cat�gories faisant l'objet des d�penses les plus importantes.

Exemples de l'importance relative des facteurs de production variables


(en pourcentage des co�ts variables totaux)
6. Augmentation de vos revenus

(a) Augmentez le taux de production moyen (tilapia monosexe, polyculture, etc.).

(b) Augmentez le prix du poisson, gr�ce � une meilleure planification de la


commercialisation (ventes saisonni�res, �talement de la production, �largissement des
d�bouch�s, etc.).

(c) Diversifiez la production: juv�niles/ poissons de consommation, poissons/ autres


animaux/autres produits, p�che de loisir, etc.

(d) Am�liorez la qualit� de la production en fonction de la demande du march� (�levage


de poissons plus gros, autres esp�ces, production de poissons trait�s, etc.).

7. Vous devez tirer les enseignements de l'exp�rience progressivement acquise. Tant que
vous n'avez pas acquis une exp�rience suffisante, n'h�sitez pas � consulter des
pisciculteurs plus avertis et les agents de vulgarisation pr�sents sur place, qui pourront vous
aider � �valuer vos r�sultats et vous conseiller quant � la fa�on de les am�liorer.

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