Élevage de poissons : Guide pratique
Élevage de poissons : Guide pratique
grossissement des poissons.
Filière de production
Elevage de poissons & coquillages
Autres dénominations
Eleveur, Agent aquacole, Employé d'élevage piscicole, Technicien d'élevage
Activités
L'agent piscicole effectue les différents travaux d'élevage des poissons.
Conditions d'exercice
L'agent piscicole exerce dans des piscicultures alimentées en eau douce, ou dans des
fermes aquacoles basées soit en mer (cages marines), soit à terre (bassins alimentés en eau de
mer).
L'agent piscicole réalise son activité à partir des orientations données par le responsable de
production. Concernant les fermes basées en mer, le travail s'apparente à celui du marin (sur
un bateau, nécessité de plonger...). Dans tous les cas, le travail est effectué en plein air. Varié,
il permet de suivre l'évolution du poisson jusqu'à sa pêche. L'élevage étant surveillé jour et
nuit, l'agent piscicole peut être amené à travailler en horaires décalés ou à assurer des
périodes d'astreintes.
Compétences et qualités
L'agent piscicole a un sens aigu de l'observation et de la rigueur. Une bonne connaissance
du comportement du poisson est indispensable afin de définir avec pertinence les
ajustements nécessaires. Il dispose d'une grande capacité d'anticipation et doit être en
capacité de réagir aux incidents d'élevage avec efficacité. Il est familiarisé avec l'outil
informatique. Pour la pisciculture en pleine mer, il possède le permis de conduire des
bateaux à moteur, et est qualifié en plongée sous marine.
4. Comme vous l'avez vu dans un pr�c�dent manuel (voir Les �tangs et leurs ouvrages,
section 1.8), la taille de la ferme piscicole, son niveau de production et le syst�me
d'�levage mis en place peuvent varier consid�rablement. L'objet essentiel du pr�sent
manuel, � savoir une exploitation piscicole � petite �chelle, peut inclure par exemple:
6. Les pisciculteurs commerciaux consid�rent leur exploitation piscicole comme une petite
entreprise commerciale. Ils ont pour principal objectif de gagner de l'argent en vendant du
poisson et en r�alisant un b�n�fice.
7. D'autres pisciculteurs exploitent une ferme piscicole pour produire des aliments
prot�iniques destin�s � leur famille et obtenir conjointement un revenu en esp�ces leur
permettant d'acheter diff�rents produits. La production de poisson � titre lucratif reste
g�n�ralement leur objectif de base, mais � une �chelle r�duite par comparaison aux
pisciculteurs strictement commerciaux. Aux fins du pr�sent manuel, ils seront qualifi�s de
pisciculteurs semi-commerciaux.
En fonction de la cat�gorie qui vous int�resse, consultez les sections suivantes du manuel:
TABLEAU 41
Caract�ristiques g�n�rales des pisciculteurs artisanaux et de leurs activit�s piscicoles
Stocks piscicoles et indices utiles pour leur suivi
10. Les donn�es suivantes sont utilis�es pour d�crire la taille d'un stock piscicole
(a) Stock initial: un certain nombre et un certain poids de poissons sont stock�s dans l'�tang
au d�but du cycle de production. On peut d�s lors d�finir les deux param�tres suivants:
(b) Stock pr�sent pendant le cycle de production: un certain nombre et un certain poids de
poissons sont pr�sents dans l'�tang o� lis s'y d�veloppent. Toutefois, quelques-uns
disparaissent parce qu'ils se sont �chapp�s ou parce qu'ils sont morts. Un param�tre
important est alors:
la biomasse finale: poids total des poissons pr�sents lors de la r�colte finale.
11. En ce qui concerne les modifications d'un stock piscicole au moment de la r�colte ou au
cours d'une p�riode de temps donn�e:
(a) La r�colte d'un �tang est le poids total des poissons r�colt�s dans l'�tang.
(b) La production est l'augmentation du poids total observ�e au cours d'une p�riode
d�termin�e. Il s'agit de la diff�rence entre la biomasse mesur�e � la fin et la biomasse
mesur�e au d�but de la p�riode. Par exemple: 75 kg - 55 kg = 20 kg pour la p�riode
allant du 4 juin au 4 juillet 1989 (30 jours).
(c) Le rendement est cette production rapport�e � l'unit� de surface. Par exemple, si la
production d'un bassin de 500 m2 a atteint 20 kg, le rendement pendant cette p�riode a �t�
de 20 kg � 500 m� = 0,040 kg/m�= 4 kg/100 m� ou 400 kg/ha.
(d) Le taux de production est la production exprim�e par unit� de temps jour, mois, ann�e,
etc. Par exemple, une production de 20 kg en 30 jours correspond � un taux de production de
20 kg � 30 jours = 0,66 kg/jour
(e) Le taux de production �quivalent est le rendement exprim� par unit� de temps,
g�n�ralement par jour ou par ann�e = 365 jours. Il vous permet de comparer la production
obtenue au cours de diff�rentes p�riodes. Par exemple, un rendement de 400 kg/ha obtenu
en 30 jours �quivaut � (400 x 365) � 30 = 4 866,7 kg/ha/an. Il peut �tre parfois
int�ressant de calculer la moyenne journali�re du taux de production qui, dans ce cas, est
�gale � 4 866,7 � 365 = 13,3 kg/ha/jour ou 1,33 g/m�/jour.
(f ) Le taux de survie est le pourcentage de poissons encore pr�sents dans l'�tang � la fin
d'une certaine p�riode de temps; il doit �tre aussi proche que possible de 100 pour cent. Par
exemple, si le nombre de poissons �tait de 1 200 au d�but de la p�riode consid�r�e et de
1 175 � la fin, le taux de survie au cours de cette p�riode a �t� de [(1 175 x 100) � 1200]
= 97,9 pour cent; le taux de mortalit� a �t� de 100 - 97,9 = 2,1 pour cent
Note: Dans le cas d'un �levage en �tang, il est g�n�ralement impossible de calculer le
taux de survie d'un stock de poissons pendant le cycle de production. Il vous faudra par
cons�quent estimer ce taux et choisir une valeur ad�quate d'apr�s l'exp�rience recueillie,
en tenant compte de l'esp�ce consid�r�e, de la qualit� de l'eau et des pertes dues aux
pr�dateurs ou aux braconniers.
Exemple
Votre �tang (312 m�) a �t� empoissonn� avec 680 poissons et une biomasse
initiale de 5,6 kg. A la fin du cycle d'exploitation (149 jours), la
r�colte a �t� de 43,8 kg = 450 poissons. Vous pouvez alors calculer les
donn�es suivantes:
12. Un stock de poisson est constitu� d'individus pour lesquels les param�tres suivants sont
g�n�ralement estim�s:
(a) Le poids moyen (en g) obtenu en divisant la biomasse (en g) par le nombre total de
poissons pr�sents.
(b) La croissance moyenne (en poids), c'est-�-dire l'augmentation du poids moyen au cours
d'une p�riode de temps donn�e. Il s'agit de la diff�rence entre le poids moyen au d�but et
� la fin de la p�riode.
(c) Le taux de croissance moyen, c'est-�-dire la croissance (en poids) exprim�e par unit�
de temps, g�n�ralement un jour. On parle alors de taux de croissance journalier, obtenu en
divisant la croissance pendant une p�riode donn�e par la dur�e de cette p�riode en jours.
Il est calcul� soit pour une p�riode d�termin�e au cours du cycle d'exploitation, soit pour
la totalit� de ce cycle.
Exemple
1. Au moins une fois par jour, le pisciculteur doit visiter les �tangs et v�rifier que:
2. Le meilleur moment de la journ�e pour cette visite se situe de bonne heure le matin,
lorsque les teneurs en oxyg�ne dissous risquent de devenir insuffisantes (voir section 2.5) et
que le pisciculteur peut contribuer � pr�server le bon �tat de sant� des poissons. Une liste
compl�te des points � v�rifier figure au tableau 42.
3. Si possible, une deuxi�me visite des �tangs devrait avoir lieu vers la fin de l'apr�s-midi,
en particulier au cours des p�riodes critiques, lorsque des mesures peuvent �tre prises pour
veiller � ce que les poissons restent en bonne sant� pendant la nuit.
4. Des contr�les plus d�taill�s doivent �tre faits une fois par semaine et de mani�re
p�riodique (voir tableau 42) sur:
les canaux et les digues des �tangs, en vue des op�rations de gros entretien ou de
remise en �tat;
les composti�res, afin de les remplir si n�cessaire.
5. D�s que les �tangs sont vidang�s, v�rifiez soigneusement et remettez en �tat tous les
ouvrages de r�gulation. Eliminez la v�g�tation et, dans la mesure du possible, les
diff�rents organismes nuisibles. D�barrassez les �tangs de la vase exc�dentaire et
utilisez-la pour fertiliser vos jardins.
TABLEAU 42
Activit�s de suivi pour pisciculteurs de subsistance
16.2 Activit�s de suivi pour des pisciculteurs
commerciaux et semi-commerciaux
1. A ce niveau, les activit�s de suivi deviennent plus importantes. Plus le syst�me
d'�levage devient complexe, plus le niveau de gestion s'intensifie et plus le suivi se
complique. Le tableau 43 donne une liste des points importants � contr�ler, mais vous
devez adapter ces indications � vos propres besoins.
Activit�s quotidiennes
2. Faites le tour de votre exploitation piscicole au moins une fois par jour et v�rifiez
soigneusement les points suivants.
(a) L'arriv�e d'eau principale, les canaux d'alimentation en eau et les points d'arriv�e d'eau
des �tangs assurent � tous vos poissons un approvisionnement en eau ad�quat, en
particulier dans les �tangs de stabulation et dans l'�closerie.
(d) L'utilisation des aliments de compl�ment est bonne. Modifiez en cons�quence la ration
alimentaire (voir section 10.3). Observez le comportement des poissons en cas d'alimentation
directe.
(e) La v�g�tation (dans les �tangs et autour), les animaux nuisibles (notamment le b�tail
qui divague) et le braconnage sont bien maintenus sous contr�le.
3. Pr�voyez cette visite de la ferme piscicole t�t le matin, surtout quand la teneur en
oxyg�ne dissous risque de devenir insuffisante (voir section 2.5). En pareilles circonstances,
une deuxi�me visite (vers la fin de l'apr�s-midi) doit �galement �tre effectu�e pour
pr�parer les �tangs pour la nuit.
4. Une fois par semaine, de pr�f�rence toujours le m�me jour de la semaine, proc�dez �
des v�rifications plus compl�tes des ouvrages de r�gulation et organisez les travaux plus
importants de remise en �tat. Si vous fertilisez ou chaulez r�guli�rement vos �tangs,
prenez soin en outre de v�rifier la qualit� de l'eau en contr�lant la temp�rature, la
transparence au disque de Secchi et, si possible, la teneur en oxyg�ne dissous, le pH et
l'alcalinit� totale. Mesurez le plancton et contr�lez sa composition g�n�rale. Cette
v�rification rev�t une importance particuli�re dans les �tangs d'alevinage. Si vous avez
en magasin des stocks d'aliments, d'engrais, de produits de chaulage, etc., v�rifiez
r�guli�rement les quantit�s disponibles et pr�parez les commandes des produits dont la
quantit� est insuffisante.
TABLEAU 43
Activit�s de suivi pour pisciculteurs commerciaux et semi-commerciaux
1
Le laps de temps entre deux successives est d'autant plus court que les d�penses
d'alimentation sont �lev�es
Legende: (x) uniquement pendant les p�riodes criitiques (F) uniquement en cas de
fertilisation (C) en cas de chaulage (xx) contr�le plus complet ou grosse r�paration (EV)
�tang vidang� uniquement
pour contr�ler avec soin l'�tat g�n�ral et les conditions de sant� de vos poissons;
pour appr�cier la qualit� de la croissance de vos poissons et l'am�liorer dans les
meilleurs d�lais, le cas �ch�ant;
pour d�terminer l'efficacit� de l'alimentation distribu�e et l'am�liorer
imm�diatement, si n�cessaire;
pour ajuster la ration alimentaire journali�re (voir section 10.3) et faire des
�conomies sur les co�ts de l'alimentation;
pour v�rifier si le taux d'empoissonnement est ad�quat; si celui-ci est trop �lev�,
les poissons les plus gros peuvent �tre r�colt�s et transf�r�s dans un autre
�tang ou vendus imm�diatement;
pour v�rifier si les objectifs de production de votre stock piscicole sont atteints et
faciliter la planification ou la modification de votre programme de production ou de
r�colte.
8. Pour v�rifier l'�tat du stock piscicole pr�sent dans un �tang, il convient tout d'abord
d'en obtenir un �chantillon fiable qui aura �t� p�ch� par exemple � la seine, �
l'�pervier, au carrelet ou � la nasse (voir sections 8.2 et 8.3). En r�gle g�n�rale, cette
p�che se fait de pr�f�rence en un point d'alimentation, de 15 � 30 minutes apr�s la
distribution d'un peu d'aliments destin�s � attirer et � concentrer les poissons dans une
zone relativement peu profonde de l'�tang.
toutes les tailles de poissons pr�sentes dans l'�tang, sauf les tr�s petits alevins;
toutes les esp�ces de poissons pr�sentes dans l'�tang;
un nombre total de poissons suffisant pour �tre v�ritablement repr�sentatif de la
population pr�sente dans l'�tang
10. A toutes fins pratiques, cela signifie que vous devez p�cher au moins 1 � 2 pour cent du
nombre total de poissons pr�sents. A titre indicatif, vous pouvez �galement consulter le
tableau ci-dessous qui donne le poids total minimal de l'�chantillon � pr�lever en fonction
de la longueur totale moyenne des poissons pr�sents dans l'�tang.
11. Apr�s avoir recueilli un bon �chantillon de poissons, proc�dez comme suit:
(d) Replacez le plus t�t possible les poissons vivants dans l'�tang.
12. Si l'�tang est peupl� d'une population mixte, vous devez non seulement recueillir un
�chantillon plus important, mais aussi proc�der par �tapes.
(a) Si la population compte plusieurs cat�gories de tailles, par exemple petits et grands
alevins et poissons de consommation, il faut tout d'abord trier votre �chantillon par taille
(voir chapitre 12). Faites ensuite s�par�ment les mesures concernant chaque cat�gorie.
(b) Si votre �tang contient plusieurs esp�ces, par exemple des carpes communes et des
tilapias, triez tout d'abord l'�chantillon par esp�ce (voir section 12.1). Proc�dez ensuite
s�par�ment aux mesures concernant chaque esp�ce.
13. Introduisez ces donn�es dans vos registres/fiches d'�tang (voir section 16.6). Vous
pouvez alors calculer diff�rents param�tres (voir section 16.0) qui vous permettront
d'�valuer les r�sultats de la gestion de l'�tang depuis le dernier contr�le, par exemple:
14. D'apr�s votre exp�rience ant�rieure, dans votre propre ferme ou dans une ferme
piscicole voisine, ces param�tres devraient vous permettre, si possible:
(a) Les facteurs de production fixes d�signent les principaux actifs ou biens d'�quipement
dont la taille ne varie pas d'un jour � l'autre et dont la dur�e de vie est plusieurs fois
sup�rieure � celle de chaque cycle d'exploitation. Il s'agit par exemple du terrain et des
ressources en eau (ou de l'acc�s � leur utilisation), des �tangs de pisciculture et de leurs
ouvrages, des b�timents d'exploitation et des �quipements tels que v�hicules, pompes,
m�langeurs d'aliments, doseurs d'oxyg�ne, outils et sennes .
(b) Les facteurs de production variables qui correspondent aux principaux articles de
fonctionnement ou d'exploitation n�cessaires en quantit�s variables en fonction du niveau
de la production piscicole. Il s'agit par exemple des juv�niles d'empoissonnement, des
engrais, des aliments de compl�ment, du combustible, des pi�ces de rechange pour les
v�hicules et diff�rents �quipements. La main-d'ceuvre - qu'il s'agisse du pisciculteur lui-
m�me ou d'autres personnes - est �galement un facteur de production variable.
Note: On utilise parfois une cat�gorie suppl�mentaire - celle des co�ts d'exploitation
semi-variables - c'est-�-dire des co�ts qui varient dans une certaine mesure en fonction du
niveau de la production, mais sans toutefois y �tre directement li�s. Cette cat�gorie
englobe parfois les frais de gestion, les d�penses consacr�es � des �quipements plus
petits dont la dur�e de vie d�pend essentiellement de l'utilisation qui en est faite, ainsi que
les d�penses administratives.
(a) Hormis le co�t fixe de construction de l'�tang (souvent construit par le pisciculteur lui-
m�me), les co�ts sont tr�s faibles et pratiquement n�gligeables dans le cas de
pisciculteurs de subsistance.
(b) Ils sont l�g�rement plus importants dans le cas de pisciculteurs semi-commerciaux.
(c) Ils augmentent rapidement dans le cas de pisciculteurs commerciaux, au fur et � mesure
de l'intensification du syst�me d'�levage et de l'augmentation du niveau de production. Il
faut alors les prendre en compte de fa�on syst�matique et les g�rer
6. Dans tous les cas, cependant, il importe d'identifier les co�ts de mani�re aussi r�aliste
que possible, pour �viter de consacrer inutilement du temps, de l'argent ou d'autres
ressources � des op�rations inefficaces ou non rentables.
Les facteurs de production fixes se caract�risent par une dur�e de vie utile
7. Les facteurs de production de longue dur�e tels que �tangs, b�timents, �quipements et
v�hicules subissent progressivement une usure.
8. A court terme, ils sont maintenus en �tat de fonctionnement gr�ce aux activit�s
d'entretien qui impliquent l'achat de mat�riel et de pi�ces de rechange, ainsi que la main-
d'ceuvre n�cessaire aux r�parations.
9. Apr�s un certain nombre d'ann�es, il faut toutefois les remplacer ou les r�nover Cette
p�riode, appel�e vie utile, est plus ou moins importante, comme il apparait au tableau 44.
Certains facteurs de production comme les b�timents et les �tangs ont une vie utile tr�s
longue, tandis que d'autres comme les brouettes et les filets peuvent �tre compl�tement
usag�s au bout de quelques ann�es.
TABLEAU 44
Dur�e de vie utile des ouvrages et des �quipements des fermes piscicoles
(en ann�es, en supposant une utilisation normale)
10. Rappelez-vous qu'un usage soigneux et un entretien particuli�rement attentif permettront
d'allonger d'au moins 50 pour cent la vie utile de la plupart des facteurs de production, En
revanche, une utilisation n�gligente et un entretien inad�quat risquent de la r�duire
fortement .
11. Lorsque les facteurs de production durables viennent au terme de leur vie utile, ils sont
normalement remplac�s. A ce stade, si le facteur de production consid�r� peut �tre vendu
ou s'il conserve une certaine valeur, il aura une valeur r�siduelle. Afin de pouvoir le
remplacer, l'exploitant piscicole devra disposer d'une somme �gale au montant du co�t de
remplacement, d�duction faite de cette valeur r�siduelle.
12. La somme d'argent que l'exploitant piscicole doit mettre de c�t� chaque ann�e pour
remplacer un �quipement particulier est appel�e co�t d'amortissement. Lorsque ce
montant est mis de c�t� sous forme de sommes identiques retenues chaque ann�e de la vie
utile de l'�quipement, il s'agit alors du co�t d'amortissement annuel. Les co�ts de ce type
jouent un r�le particuli�rement important pour un exploitant piscicole commercial qui a
engag� des sommes d'argent importantes pour construire des �tangs et pour acheter
diff�rents types d'�quipements durables,
13. Puisque chaque �quipement s'use progressivement, sa valeur diminue. Chaque ann�e, le
co�t de remplacement d'un �quipement particulier par un �quipement neuf est r�duit de
son co�t d'amortissement annuel, suivant une r�gle que vous apprendrez � utiliser
ult�rieurement pour proc�der � l'inventaire de votre ferme piscicole (voir section 16.7).
14. Pour calculer le co�t d'amortissement annuel simple d'un �quipement quelconque, il
suffit de diviser le co�t de remplacement, diminu� de la valeur r�siduelle �ventuelle, par
la dur�e de vie utile, Par exemple, si un b�timent de remplacement devait co�ter 5 000
$US et si le b�timent ancien vaut 1 000 $US en mat�riel, en ferrailles de r�cup�ration,
etc., et si sa dur�e de vie utile probable doit �tre de 20 ans :
son co�t d'amortissement annuel est de US$ (5 000 - 1000) � 20 = US$ 200;
son co�t d'amortissement mensuel est de US$ 200 � 12 = US$ 16.67;
sa valeur � la fin de chaque ann�e diminuera r�guli�rement de US$ 200.
Co�ts financiers
15. Si l'exploitant utilise ses �conomies pour payer les facteurs de production fixes (co�ts
d'investissement), il perd les int�r�ts potentiels relatifs � cette somme qu'il aurait pu
obtenir aupr�s d'une banque si cet argent y avait �t� plac� au lieu d'�tre d�pens�.
Sinon, lorsque la somme d'argent a �t� emprunt�e � une banque ou � quelqu'un d'autre,
il faut verser des int�r�ts pour l'utilisation du montant d'argent consid�r�. Il s'agit en
l'occurrence des int�r�ts sur investissement.
16. Si le pisciculteur doit utiliser ou emprunter un montant d'argent pour couvrir les co�ts
d'exploitation avant de recueillir les revenus tir�s de ses ventes (les sommes en question
constituant le fonds de roulement), cette op�ration comportera �galement des co�ts
financiers.
17. G�n�ralement n�gligeables dans le cas des petits pisciculteurs, les co�ts financiers
doivent �tre pris en compte lors du calcul des co�ts d'exploitation dans le cas de fermes
piscicoles semi-commerciales ou commerciales de quelque importance.
Calcul du b�n�fice
18. L'argent recueilli par un pisciculteur gr�ce � la vente de son poisson constitue un
revenu. En supposant que les prix restent inchang�s, ce revenu augmente lorsque les
quantit�s vendues - output de la ferme - augmentent (voir diagramme 1, section 16.7, paras
18-21).
19. Toutefois, pour assurer une production de poisson, un pisciculteur commercial doit avoir
acc�s � des facteurs de production et les utiliser, ce qui comporte des co�ts. Les co�ts
totaux de production augmentent donc en fonction de l'output de la ferme.
20. Le b�n�fice r�alis� par un pisciculteur est �gal � la diff�rence entre les revenus
des ventes et les co�ts totaux de production (voir diagramme 2,section 16.7, paras 18-21).
(b) Dans le cas de pisciculteurs commerciaux qui ont davantage investi dans les facteurs de
production fixes, deux types de b�n�fices doivent �tre envisag�s:
le b�n�fice brut, comme ci-dessus, �gal aux revenus diminu�s des co�ts
d'exploitation totaux;
Ie b�n�fice net calcul� en d�duisant du b�n�fice brut les co�ts
d'amortissement connexes.
21. Lorsque les revenus sont sup�rieurs aux co�ts totaux, l'exploitation piscicole d�gage
un b�n�fice r�el. Si cela n'est pas le cas, l'exploitation enregistre une perte et il faut
prendre des mesures pour rem�dier � cette situation (voir section 16.7), .
22. Les indications des sections 16.5 et 16.6 vous apprendront � tenir une comptabilit�
pr�cise de votre exploitation piscicole, de fa�on � pouvoir p�riodiquement d�terminer
le revenu total de vos ventes de poissons, les co�ts d'exploitation correspondants et, si
n�cessaire, les co�ts d'amortissement. Sur la base de ces donn�es, les pisciculteurs
commerciaux �tabliront une estimation des b�n�fices bruts et nets. Ils seront alors en
mesure d'�valuer plus pr�cis�ment leurs r�sultats en tant qu'exploitants piscicoles
commerciaux et d'am�liorer ces r�sultats par l'adoption de pratiques de gestion
appropri�es (voir section 16.7).
16.4 Tenue de registres et comptabilit� � l'usage de
pisciculteurs de subsistance
1. Les pisciculteurs de subsistance n'ont besoin de tenir que des registres simples, qui doivent
leur permettre de conna�tre mois par mois:
2. A la fin de l'ann�e, les registres ci-dessus fourniront des informations sur les points
suivants:
3. Il est possible d'utiliser chaque jour une simple fiche pour enregistrer pendant un mois
toutes les activit�s de pisciculture, le montant de toutes les d�penses effectu�es et les
donn�es d�taill�es concernant la production piscicole. Cette fiche s'appelle fiche
journali�re. Vous pouvez mettre au point une fiche semblable � l'exemple reproduit ci-
apr�s dans un petit cahier d'�colier en utilisant une double page par fiche. Utilisez de
pr�f�rence du papier quadrill�. Il vous faudra 12 fiches pour �tablir les relev�s
correspondant � une ann�e enti�re.
4. Toute activit�, par exemple le travail effectu� � la ferme piscicole et les �quipements
achet�s pour son fonctionnement, doit �tre imm�diatement not�e avec les donn�es
pertinentes correspondantes, telles que le montant des d�penses effectu�es, Ie nombre de
poissons r�colt�s et le nombre de poissons donn�s ou vendus. Il est important de noter ces
d�tails sit�t qu'ils sont connus. Ne remettez jamais cette t�che au lendemain ou � une dite
ult�rieure parce qu'il en r�sulterait des erreurs et des relev�s erron�s.
5. Le mieux est d'avoir toujours avec soi un petit carnet de poche ainsi qu'un crayon ou un
stylo de fa�on � pouvoir noter � tout moment et sur place tout ce que vous souhaitez
relever. Une fois rentr� chez vous et de pr�f�rence le m�me jour, transcrivez ces notes
au brouillon sur votre fiche journali�re. Ensuite, rayez de votre carnet de poche les
donn�es transcrites, de fa�on � �viter toute transcription en double, ce qui r�sulterait
aussi en erreurs et relev�s d�fectueux.
6. Chaque fiche est utilis�e pendant un mois. A la fin du mois, additionnez les diff�rentes
colonnes pour obtenir les totaux du mois.
Exemple
Vous exploitez deux petits �tangs de pisciculture (150 m� et 195 m�) dont
la production de tilapias du Nil vous permet de r�pondre aux besoins de
votre famille et parfois d'�changer ou de vendre des poissons sur place.
L'alimentation de vos poissons est assur�e essentiellement par la
nourriture naturelle produite par compostage de d�chets agricoles. Vous
n'utilisez des travailleurs journaliers que pour des travaux importants et
vous les payez en nature, g�n�ralement avec des poissons de vos �tangs.
Pour le mois de janvier 1989, votre fiche journali�re (huit colonnes) se
pr�sente comme indiqu� sur la fiche A.
FICHE A
Fiche journali�re � l'usage de pisciculteurs de subsistance
(a) Colonne 2: indications br�ves mais pr�cises sur les activit�s. Par
exemple, le 3 janvier r�colte de quelques poissons � consommer et
enl�vement de quelques poissons morts; pr�cisez l'�tang de provenance. Le
8 janvier, notez le nom de la personne qui a travaill�. Le 28 janvier,
notez qui a re�u un certain nombre de poissons. Si possible, notez le
temps consacr� � la pisciculture par vous-m�me et votre famille.
(b) Colonne 3: notez le montant pay� en esp�ces en monnaie locale pour les
articles � acheter.
7. Pr�parez une fiche simple sur laquelle vous transcrivez � la fin de chaque mois les totaux
�tablis au bas de chaque colonne de la fiche journali�re. Il est alors tr�s facile � la fin de
l'ann�e d'additionner ces totaux de fa�on � pouvoir appr�cier la plus ou moins bonne
gestion de votre activit� piscicole. Cette fiche simple s'appelle bilan annuel (fiche B). Elle
fournit une r�capitulation sur une ann�e enti�re de l'ensemble des co�ts et des revenus
li�s � la pisciculture.
8. Le mieux est de pr�parer un bilan annuel de ce type (voir exemple ci-apr�s) � la fin du
m�me cahier d' �colier dont l'utilisation �tait sugg�r�e pour �tablir les 12 fiches
journali�res. En proc�dant de cette fa�on, toutes les fiches concernant votre pisciculture
pour une ann�e donn�e sont regroup�es dans un seul et m�me document.
Exemple
(b) Calculez le poids moyen des poissons r�colt�s d'apr�s les indications
de la colonne 7, en divisant le poids total par le nombre total. Rappelez-
vous que 1 kg = 1 000 g.
FICHE B
Bilan annuel � l'usage de pisciculteurs de subsistance
Poids moyen du poisson r�colt� = (colonne 7) = 22,8 kg ou 222 800 g � 906 = 246 g
Poids total du poisson donn� = (6) x poids moyen = 341 x 246 g = 83 886 g, soit 83,9 kg
Prix moyen du poisson/kg = (8) � poids (7) = 134 188 FCFA � 222,8 kg = 602 FCFA/Kg
Valeur totale du poisson donn� = poids total x prix moyen = 84 kg x 602 FCFA/kg = 50
568 FCFA
Valeur totale du poisson r�colt� = 50 568 FCFA + 134 188 FCFA = 184 756 FCFA
Revenu net de la pisciculture = 184 756 FCFA - 14 300 FCFA = 170 456 FCFA
Taux de mortalit� (observ�) = (23 � 1 247) x 100 = 1,8 pour cent
en classant par poste les d�penses consacr�es aux engrais, aux aliments, aux
salaires, aux pi�ces d�tach�es, aux emprunts, etc.
en notant s�par�ment le nombre de poissons produits dans chaque �tang.
3. Il est sugg�r� dans l'exemple ci-apr�s d'utiliser une simple fiche (fiche C) pour
consigner chaque mois tous les chiffres concernant les activit�s, les d�penses et la
production de poissons de la ferme piscicole. Il s'agit d'une fiche journali�re pr�sentant les
caract�ristiques suivantes, comme indiqu� dans l'exemple:
les d�penses (argent d�pens�) sont class�es par poste sous diff�rentes
rubriques, telles que engrais, aliments et autres (colonnes 3, 4 et 5);
� chaque �tang de la ferme piscicole correspond une colonne, ce qui permet de
consigner s�par�ment le nombre de poissons r�colt�s dans chaque �tang.
4. Adaptez votre fiche journali�re � vos propres besoins. Vous pouvez par exemple
pr�voir un nombre diff�rent d'�tangs ou vouloir comptabiliser le nombre d'heures de
travail pass�es. Pr�parez ce type de fiches de pr�f�rence dans un cahier d'�colier
quadrill�, en utilisant une double page par fiche, Il faudra 12 fiches par ann�e.
5. Notez imm�diatement, si possible sur place, toutes les activit�s et les informations
correspondantes. Le fait de remettre � plus tard sera une cause d'erreurs et se traduira par des
relev�s inexacts. Conservez sur vous un petit carnet de poche ainsi qu'un crayon ou un stylo,
pour pouvoir prendre des notes au brouillon. Une fois rentr� chez vous, transcrivez d�s que
possible ces notes sur votre fiche journali�re. Ensuite, rayez de votre carnet les donn�es
transcrites, de fa�on � �viter toute transcription en double, source d'erreurs
suppl�mentaires.
6. A la fin de chaque mois, additionnez les colonnes 3 � 13 pour obtenir les totaux mensuels.
Exemple
FICHE C
Fiche journali�re � l'usage de pisciculteurs semi-commerciaux
Notez les points suivants :
(a) Colonne 2: relev� succinct mais pr�cis des activit�s. Certains jours
(par exemple le 6 avril), plusieurs activit�s peuvent �tre not�es.
Certaines d'entre elles ne sont associ�es ni � une d�pense ni � une
r�colte de poissons (fertilisation les 3, 15, 20 et 28 avril), mais il est
alors indiqu� de noter le temps consacr� � chacune d'elles.
(d) Colonne 12: lors d'une vente de poissons (10 avril), inscrivez le
nombre total (n) et le poids total (en kg).
(e) Colonne 13: notez le montant en monnaie locale des recettes des ventes
de poissons. Il s'agit de votre revenu en esp�ces.
8. Au d�but de chaque mois, transf�rez les totaux obtenus � la fin du mois pr�c�dent au
bas des colonnes de la fiche journali�re. Compl�tez les colonnes 5, 10 et 13 indiquant le
montant total des d�penses engag�es, ainsi que les nombres de poissons r�colt�s et
donn�s pendant le mois.
9. A la fin de l'ann�e, faites les totaux de toutes les colonnes (sauf les colonnes 11 et 12),
afin d'obtenir les chiffres de d�penses totales, de production totale et de revenus totaux
pendant l'ann�e en question. A partir de ces donn�es, �valuez le b�n�fice net (ou la
perte nette) tir� de la pisciculture. Ce chiffre vous donne une mesure quantitative de
l'efficacit� (ou de l'inefficacit�) de la gestion de votre ferme piscicole pendant cette ann�e
(a) Un profit �lev� refl�te une bonne gestion. Tachez d'accro�tre ce b�n�fice d'ann�e
en ann�e en am�liorant votre gestion.
(b) Si le b�n�fice obtenu est trop faible ou si vous enregistrez une perte, �tudiez
soigneusement vos fiches journali�res pour en trouver les causes probables. Posez-vous
notamment les questions suivantes:
Exemple
(a) Additionnez les donn�es inscrites dans chacune des colonnes 2 � 15, �
l'exception des colonnes 11 et 12, de fa�on � calculer les totaux pour
1989.
FICHE D
Bilan annuel � l'usage de pisciculteurs semi-commerciaux
Poids moyen du poisson r�colt� = (colonne 14) = 226,9 kg ou 226 900 g � 1 013 = 224 g
Poids total du poisson donn� = (13) x poids moyen = 456 x 224 g = 102 144 g soit 102,1
kg
Prix moyen du poisson/kg = (15) � poids (14) = 159 846 FCFA � 226,9 kg = 704
FCFA/kg
Valeur totale du poisson donn� = poids total x prix moyen = 102,1 kg x 704 FCFA/kg = 71
878 FCFA
Valeur totale du poisson r�colt� = 71 878 FCFA + 130 846 FCFA = 202 724 FCFA
Revenu net de la pisciculture = 202 724 FCFA - 40 400 FCFA = 162 324 FCFA
(a) Les relev�s de gestion d'�tang serviront � analyser la production de chaque �tang et
� d�terminer l'origine des bons ou des mauvais r�sultats obtenus.
(b) Les relev�s financiers de toutes les transactions, aussi bien en nature qu'en esp�ces,
permettront au responsable de l'exploitation de rester parfaitement inform� du montant des
d�penses et des recettes. Ces relev�s lui permettront de v�rifier le caract�re satisfaisant
des r�sultats de l'exploitation piscicole en tant qu'entreprise commerciale.
(c) Les relev�s de bonne qualit� permettront une d�finition rigoureuse des pratiques de
gestion futures et autoriseront leur planification et leur financement d�taill� suffisamment
longtemps � l'avance
2. Il existe plusieurs types de registres susceptibles d'�tre utilis�s dans le cadre de la gestion
d'une entreprise de ce genre; ils concernent les aspects suivants:
3. Le tableau 45 donne une description succincte des registres �ventuellement utilisables; ces
documents sont par ailleurs pass�s en revue dans les sections suivantes. Etudiez-les et
retenez ceux qui pr�sentent le plus d'int�r�t pour votre entreprise. Il est pr�f�rable de se
procurer une machine � calculer pour garantir l'exactitude des calculs. La possibilit�
d'imprimer les r�sultats facilite la r�alisation de contr�les plus rigoureux.
TABLEAU 45
Registres et fiches utiles pour les pisciculteurs commerciaux
Comment relever les donn�es relatives � des stocks piscicoles commerciaux
4. La fiche s�par�e qui doit �tre �tablie pour chaque �tang comprend trois parties
distinctes (fiche 1).
6. La section relative aux r�coltes (colonnes 7 � 11) mentionne les dates, les esp�ces (avec
les abr�viations utilis�es plus haut), le nombre de poissons, leur poids total (en kg) et leur
poids moyen (en g). D'apr�s ces indications, les param�tres ci-apr�s sont calcul�s, puis
report�s dans la section Suivi (voir �galement section 16.0).
(a) La production de poisson (en kg, colonne 12) relative � chaque esp�ce et � chaque
cat�gorie de poids (lorsque certaines esp�ces se sont reproduites dans l'�tang, comme dans
le cas pr�sent T. nilotica). Cette production est �gale � la r�colte, sauf lors de la r�colte
finale des poissons qui ont servi initialement � empoissonner l'�tang. La production est
alors �gale � la r�colte diminu�e du poids du stock initial. Par exemple, consid�rons
une r�colte de 368,9 kg de tilapias du Nil de taille importante r�alis�e le 15 novembre.
Leur production est de 368,9 kg - 122,5 kg = 246,4 kg.
(b) La dur�e du cycle de production (exprim�e en jours, colonne 13).
(c) Les taux de production moyens (en kg/100 m�/an colonne 14) sont obtenus pour chaque
esp�ce et pour chaque cat�gorie de poids par la formule [(production totale en kg x 365) �
(superficie de l'�tang exprim�e en 100 m� x n jours)]; par exemple, pour de grands
tilapias, le taux de production sur une p�riode de 166 jours a �t� de [(246,4 kg x 365) �
(31,21 x 166 jours)] = 17,36 kg/1 00 m�/an
(d) Le taux moyen de production par �tang concernant l'ensemble des peuplements et pour
la p�riode consid�r�e (exprim� en kg/100 m�/an) est obtenu de mani�re analogue �
la derni�re ligne de la colonne 14 � partir de la production totale = r�colte totale - poids
total initial; par exemple, 601,5 kg - 149,8 kg = 451,7 kg et (451,7 kg x 365) � (31,21 x 166
jours) = 31,8 kg/100 m�/an.
(e) Les taux moyens de croissance des poissons (en g/jour, colonne 15) sont estim�s par
[(poids moyen � la r�colte - poids moyen � l'empo�ssonnement) � n jours)]. Par
exemple, pour des tilapias ce taux a �t� de [(122,7 g - 20 g) � 166 jours)] = 0,62 g/jour.
(f ) Les taux de survie (en pourcentage, colonne 16) sont obtenus en rapportant pour chaque
esp�ce le nombre total de poissons stock�s (NS) au nombre total de poissons r�colt�s
(NR), soit: [(NR x 100) � NS)]; par exemple, pour des tilapias avec NR = 150 + 3 007 = 3
157, le taux de survie a �t� de [(3 157 x 100) � 6 125] = 51,5 pour cent; ce taux peut �tre
v�rifi� � partir du nombre de d�c�s effectivement observ�s.
(g) Sous la rubrique Remarques (colonne 17), notez d'autres informations telles que prix de
vente des poissons, destination apr�s r�colte, �tat des poissons, etc.
7. La section relative aux contr�les p�riodiques des stocks piscicoles (colonnes 18 � 30)
contient toutes les donn�es recueillies sur �chantillons, notamment: date
d'�chantillonnage, esp�ce, effectif de l'�chantillon, poids total (en kg) et poids moyen (en
g). Ces donn�es permettent de calculer les param�tres suivants (voir �galement la fin de la
section 16.0).
(b) Croissance individuelle moyenne des poissons au cours de la p�riode (en g, colonne 24),
calcul�e d'apr�s la colonne 22 comme �gale � la diff�rence entre les poids moyens
actuels et pr�c�dents.
(c) Taux moyen de croissance des poissons (en g/jour, colonne 25). Divisez la croissance
moyenne (colonne 24) par le nombre de jours (colonne 23).
(d) Taux de survie estim� (en pourcentage, colonne 26). Valeur arbitraire choisie d'apr�s
l'exp�rience ant�rieure et les relev�s �tablis, et en fonction de l'historique du lot
particulier de poissons peuplant l'�tang.
(e) Nombre total estim� de poissons pr�sents dans l'�tang (colonne 27). Multipliez le
nombre de poissons pr�sents au d�but de la p�riode consid�r�e (colonne 27, une ligne
au-dessus) par le taux de survie estim� (colonne 26). Par exemple, � la date du 19 juin, ce
nombre est estim� � (6 125 poissons x 0,90) = 5 512 poissons.
(f) Biomasse estim�e des poissons pr�sents (en kg, colonne 28). Multipliez le poids moyen
(colonne 22) par le nombre de poissons pr�sents (colonne 27).
(g) Production estim�e des poissons pendant la p�riode (en kg, colonne 29). D�duisez la
biomasse de poisson au d�but de la p�riode (colonne 28, une ligne au-dessus) de la
biomasse pr�sente � ce jour.
(h) Sous la rubrique Remarques (colonne 30), notez toute information utile propre �
am�liorer la connaissance des conditions en pr�sence dans l'�tang, notamment les
caract�ristiques d�taill�es de la proc�dure d'�chantillonnage, l'apparition d'une nouvelle
cat�gorie de poids imputable � la reproduction sur place de certaines esp�ces, etc
Note: Pour �viter des erreurs, inscrivez sur cette fiche certaines des donn�es
d'empoissonnement, comme not� sur la fiche 1 pour le 1er juin (empoissonnement de
tilapias) et le 20 juillet (empoissonnement de Clarias).
FICHE 1
Suivi des stocks piscicoles des �tangs de fermes commerciales
8. La fiche 2 permet d'effectuer un relev� simple correspondant � chaque �tang; elle est
utilis�e avec la fiche 1 d�crite plus haut. Les donn�es recueillies portent sur les deux
aspects suivants:
(a) P�riode pendant laquelle l'alimentation n'a pas �t� modifi�e. Cette p�riode
correspond g�n�ralement au laps de temps �coul� entre deux �chantillonnages
successifs des stocks � des fins de suivi (voir ci-dessus).
(c) Biomasse estim�e des poissons pr�sents dans l'�tang (en kg, colonne 33). Obtenez
cette valeur pour le premier jour de la p�riode consid�r�e (fiche 1, colonne 28).
(d) Type d'aliment (colonne 34), par exemple dr�che de brasserie (DB), son de riz (SR),
tourteau de graines de coton (TC). L'alimentation peut �galement se composer d'un
m�lange plus complexe de diff�rents ingr�dients que l'on peut d�signer par un code, par
exemple 154, 823, etc., dont la d�finition est indiqu�e s�par�ment.
(e) Taux journalier d'alimentation (TJA, en pourcentage de la biomasse des poissons et par
jour, colonne 35). Cette valeur est choisie en fonction des conditions locales (voir section
10.3).
(h) Poids total de la nourriture distribu�e pendant la p�riode (en kg, colonne 38).
Multipliez la ration journali�re (colonne 36) par le nombre de jours de distribution d'aliments
(colonne 37).
(i) Quotient nutritif (Qn, colonne 39) ou poids de nourriture distribu�e par kilogramme de
poisson produit (voir section 10.3 du pr�sent manuel). Divisez le poids total de la nourriture
distribu�e (colonne 38) par la production de poisson constat�e pendant la p�riode
consid�r�e (fiche 1, colonne 29). Par exemple, pour la p�riode allant du 4 au 18 juillet, Qn
= 372 kg � 64 kg = 5,8.
(j) Au bas de la fiche, calculez le quotient nutritif global relatif au cycle de production, en
proc�dant de mani�re analogue, apr�s avoir calcul� les totaux des colonnes 37 et 38.
(k) Sous la rubrique Remarques (colonne 40), ajoutez toute information utile �
l'interpr�tation des r�sultats: qualit� de l'alimentation, type de m�lange, co�t de
l'alimentation, comportement des poissons, qualit� de l'eau, etc
(b) Fumure organique (colonne 42), type (fumier de cheval FC, fumier de volaille FV,
compost C. etc.) et quantit� totale distribu�e (en kg).
(c) Fumure min�rale (colonne 43): type (superphosphate SP, sulfate d'ammoniaque SA,
nitrate de sodium NS ou m�lange NPK, par exemple 12:24:12) et quantit� totale
distribu�e (en kg).
(d) Au bas des deux colonnes pr�c�dentes, il sera facile de d�terminer les quantit�s
totales de fumure utilis�es tout au long du cycle de production.
(e) Sous la rubrique Remarques (colonne 44), notez toute autre information utile telle que
m�thode de distribution, qualit� et prix des engrais, etc.
(f) Si vous chaulez l'�tang, avant ou apr�s sa mise en charge, notez-le, soit dans une
colonne suppl�mentaire, soit dans la colonne 43, par exemple entre parenth�ses, en
inscrivant les informations compl�mentaires �ventuelles sous la rubrique Remarques.
FICHE 2
Distribution d'aliments et chaulage/fertilisation en �tangs de fermes commerciales
Relev� des donn�es relatives � la qualit� de l'eau des �tangs
11. La fiche 3 constitue un formulaire simple de relev�, que l'on peut �tablir s�par�ment
pour chacun des �tangs. Elle permet de noter les informations suivantes:
FICHE 3
Qualit� de l'eau des �tangs de fermes piscicoles commerciales
13. Il est essentiel de comptabiliser soigneusement tous les revenus des ventes de poissons,
ainsi que les diff�rentes d�penses en esp�ces (co�ts), pour pouvoir d�terminer
p�riodiquement si l'entreprise est rentable ou si elle est exploit�e � perte (voir section
16.7). Une bonne gestion de la ferme piscicole doit veiller non seulement � ce que
l'exploitation soit rentable, mais aussi � ce que les b�n�fices r�alis�s restent aussi
�lev�s que possible.
(a) Les ventes de poissons: quantit�s totales (en kg, colonne 3) et revenus correspondants (en
monnaie locale, colonne 4).
(b) Les co�ts variables (en monnaie locale, colonnes 5 � 9), qui comprennent les d�penses
d'intrants n�cessaires � la ferme tels que:
alevins;
engrais min�raux et organiques;
aliments;
salaires de la main-d'oeuvre � plein temps (par exemple, gardien) et occasionnelle;
divers produits chimiques, pi�ces de rechange et autres fournitures.
(c) Les co�ts fixes (en monnaie locale, colonnes 10 et 12) comprennent les d�penses
encourues r�guli�rement telles que:
int�r�ts des emprunts, lorsque vous avez emprunt� une somme d'argent;
taxes et droits, par exemple pour l'usage de l'eau et des terres;
divers.
(d) Montant des remboursements d'emprunts �ventuellement effectu�s pendant le mois (en
monnaie locale, colonne 13); (voir �galement paragraphes 20 � 24 ci-dessous).
15. A la fin du mois, faites les totaux de chaque colonne et inscrivez les revenus et co�ts
totaux � la derni�re ligne.
FICHE 4
Comptabilit� journalli�re � l'usage de pisciculteurs commerciaux
17. A la fin de chaque mois, transcrivez les totaux relatifs au mois � partir des comptes
journaliers (voir fiche 4, ligne du bas) sur votre bilan annuel en proc�dant comme suit:
18. Vous pouvez maintenant calculer facilement les valeurs mensuelles des param�tres
suivants:
(a) Co�ts totaux (colonne 6): ajoutez les co�ts variables (colonne 4) aux co�ts fixes
(colonne 5)..
(b) B�n�fice brut (colonne 7): d�duisez les co�ts totaux (colonne 6) du revenu mensuel
(colonne 3). Si les co�ts totaux du mois consid�r� d�passent le montant du revenu, le
b�n�fice brut est n�gatif (chiffres entre parenth�ses), ce qui signifie que vous avez perdu
de l'argent pendant le mois consid�r�. Tel est le cas g�n�ralement lorsque la r�colte et
la vente de poisson ne produisent pas un revenu suffisant au cours du mois..
19. A la fin de l'ann�e, pr�parez le bilan annuel en additionnant toutes les colonnes,
comme indiqu� sur la fiche 5. Vous obtiendrez ainsi les informations suivantes.
(a) Nombre de poissons vendus et revenus correspondants. Calculez le prix moyen de vente du
poisson par kilogramme en divisant le revenu total par le poids total des ventes.
(b) Montant des co�ts variables et des co�ts fixes par comparaison aux ann�es
pr�c�dentes.
(d) Rentabilit� de la ferme piscicole. N'oubliez pas que le b�n�fice brut est seulement une
indication sommaire � cet �gard. Vous apprendrez par la suite � �tablir une meilleure
estimation, � savoir le b�n�fice net (voir section 16.7).
(e) Montant des remboursements des sommes emprunt�es
FICHE 5
Bilan annuel � l'usage de pisciculteurs commerciaux
20. Si vous avez emprunt� de l'argent � des amis ou � une banque, vous devez tenir un
relev� des remboursements, par exemple se pr�sentant sous une forme analogue � celle de
la fiche 6. Avant de consentir des pr�ts, les banquiers cherchent souvent � savoir si vous
�tes en mesure de tenir des relev�s pr�cis de ce genre.
22. D'apr�s ces informations, vous pouvez ensuite �tablir les chiffres suivants:
(a) Montant des remboursements � effectuer chaque ann�e. Divisez le montant total du
pr�t par sa dur�e. Par exemple, si vous avez emprunt� 10 000 $US sur cinq ans, vous
devez rembourser 10 000 $US � 5 = 2 000 $US par an, peut-�tre en deux versements de
1000 $US chacun.
(b) Montant des int�r�ts � payer r�guli�rement. Multipliez le montant du pr�t non
rembours� par le taux d'int�r�t annuel en pourcentage. Par exemple, si vous avez d�j�
rembours� 4 000 $US sur le montant emprunt� en question et si le taux d'int�r�t est de
7,5 pour cent par an, il vous faut payer 6 000 $US x 0,075 = 450 $US par an. Si vous payez
des int�r�ts mensuels, vous devrez payer alors 450 $US � 12 = 37,50 $US tous les mois.
Note: D�s qu'une partie du montant emprunt� est rembours�e, par exemple, au bout de six
mois, les int�r�ts � payer diminuent en cons�quence (voir fiche 6).
23. D�s que vous payez des int�r�ts ou une partie du montant � rembourser, inscrivez sur
la fiche 6 la date et le montant du versement effectu�. Au besoin, ces chiffres peuvent
facilement �tre transcrits sur les fiches journali�res de comptabilit� (fiche 4).
24. A la fin de l'ann�e, additionnez les chiffres inscrits dans les deux colonnes en question
pour obtenir les montants totaux des int�r�ts pay�s et des remboursements de capital.
D�terminez le solde restant au 31 d�cembre de cette ann�e en soustrayant le montant total
des remboursements du solde restant au 1er janvier. Reportez ce solde sur la fiche de l'ann�e
suivante
FICHE 6
Remboursement des emprunts
Relev� des d�penses de main-d'oeuvre
25. Si plusieurs personnes travaillent pour vous et si vous les payez de mani�re
occasionnelle, soit � la journ�e, soit � la pi�ce, vous pouvez utiliser un registre de main-
d'oeuvre, suivant une pr�sentation analogue � celle de la fiche 7. Tout au long du mois,
inscrivez tous les paiements attribu�s � chacun des travailleurs, en esp�ces ou en nature. A
la fin du mois, additionnez ces paiements pour calculer les d�penses totales de main-
d'oeuvre du mois.
26. Si vous payez un salaire mensuel aux ouvriers, sans verser d'avances, vous pouvez alors
utiliser une fiche simplifi�e pour chaque mois comme indiqu� ci-dessous
27. Si vous versez des avances, il serait plus simple d'utiliser le registre de main-d'oeuvre
pr�sent� plus haut. Si ces avances doivent �tre r�cup�r�es sur le salaire mensuel,
v�rifiez que chacun signe un re�u pour les avances obtenues.
28. Ces registres peuvent s'av�rer tr�s utiles en cas de conflit avec l'un des travailleurs,
quant au paiement effectif des r�mun�rations.
Note: Pensez par ailleurs � inscrire toutes les donn�es concernant les salaires dans votre
comptabilit� journali�re (voir fiche 4).
FICHE 7
Registre de la main-d'oeuvre � l'usage des pisciculteurs commerciaux
Relev� et suivi des stocks d'aliments piscicoles
29. Une bonne gestion de votre ferme piscicole exige l'entreposage de certaines quantit�s
d'aliments destin�s aux poissons et, si n�cessaire, � d'autres animaux, pour assurer la
r�gularit� de leur alimentation (voir chapitre 10). Au moins une fois par semaine, vous
devez v�rifier de fa�on pr�cise les quantit�s d'aliments restant en stock. Ce contr�le
vous permettra de r�approvisionner vos stocks en temps voulu, avant qu'ils ne soient
�puis�s. La tenue de relev�s pr�cis permettra de mieux planifier ces achats.
30. Il existe deux types de fiches journali�res permettant de relever chaque semaine les
quantit�s de produits alimentaires :
sorties de magasin;
entr�es en magasin.
31. La consommation de produits alimentaires soit pour nourrir directement les poissons et
autres animaux, soit pour pr�parer des m�langes particuliers, peut �tre enregistr�e
comme indiqu� sur la fiche 8. Remplissez la ligne du haut. Un num�ro de r�f�rence peut
�tre mentionn�, par exemple ann�e/mois/semaine, comme indiqu� pour l'ann�e 1989, le
mois 5 et la semaine 2. Inscrivez les divers types de produits alimentaires en magasin dans la
premi�re colonne. Pour chaque type de production, recensez les quantit�s de produits
sorties du magasin � une date particuli�re dans l'une des colonnes suivantes. Au bas de la
fiche, inscrivez le poids total (en kg) et le type de production (en abr�g�). A la fin de la
semaine, additionnez horizontalement les chiffres inscrits sur chaque ligne pour obtenir le
poids total de la consommation hebdomadaire de chaque ingr�dient.
32. Les donn�es concernant les stocks de produits d'alimentation en magasin peuvent �tre
inscrites comme indiqu� sur la fiche 9.
(a) Dressez la liste des types de produits alimentaires en magasin (colonne 1).
(b) Inscrivez le poids du stock de chaque produit entrepos� au d�but de la semaine (colonne
2), d'apr�s le chiffre inscrit sur la fiche de la semaine pr�c�dente � la colonne 13.
(c) D�s r�ception d'un produit d'alimentation, inscrivez dans l'une des colonnes 3 � 9 la
date et la quantit� correspondante (en kg).
(d) A la fin de la semaine, additionnez pour chaque produit les quantit�s rentr�es en stock
pendant la semaine (colonne 10) et inscrivez le co�t (colonne 11).
(e) Transcrivez pour chaque produit � partir de la fiche pr�c�dente (fiche 8), r�dig�e
pour la m�me semaine (notez son num�ro de r�f�rence au bas de la fiche 9), les
quantit�s totales sorties des stocks pendant la semaine (colonne 12).
(f) D�terminez le stock en magasin � la fin de la semaine pour chaque produit (colonne 13),
en ajoutant au stock initial (colonne 2) le poids total des entr�es �ventuelles en magasin
(colonne 10) et en soustrayant le poids total des sorties (colonne 12). Sur la fiche 9 par
exemple, le stock en magasin est calcul� comme suit:
tourteau de graines de coton (aucune quantit� re�ue): 2 345 kg - 125 kg = 2 220 kg;
tourteau d'arachides (r�ception de 800 kg): (340 kg + 800 kg) - 90 kg = 1 050 kg.
FICHE 8
Utilisation hebdomadaire des produits alimentaires
FICHE 9
Stocks de produits alimentaires
Gestion des stocks d'autres produits
33. Vos stocks d'autres produits, tels que engrais min�raux et mat�riaux de chaulage,
peuvent �tre g�r�s de mani�re analogue. Les mouvements affectant les articles �tant
g�n�ralement moins fr�quents par comparaison aux mouvements des produits
alimentaires, il est sans doute possible d'utiliser des fiches semblables aux fiches 8 et 9 ci-
dessus, � condition toutefois de les �tablir chaque mois et non chaque semaine. Vous
pouvez aussi regrouper les donn�es correspondantes sur une seule fiche, enregistrant stocks
initiaux, consommation journali�re, quantit�s rentr�es en stock, co�ts et stocks finaux.
(b) Tous les jours, notez la quantit� d'aliments distribu�e et le nombre de volailles mortes.
(d) Sous la rubrique Observations, notez les donn�es disponibles concernant la qualit� de
l'alimentation, les causes de mortalit�, les probl�mes sanitaires, le poids moyen des
volailles, le prix de vente, etc.
(e) Au bas de la fiche, inscrivez la quantit� totale d'aliments distribu�s et la mortalit�
totale tout au long de la p�riode d'�levage. Si la dur�e de la p�riode d'�levage d�passe
neuf semaines, utilisez une deuxi�me fiche de fa�on � aller jusqu'� la fin de la p�riode
et num�rotez en cons�quence les fiches utilis�es.
FICHE 10
Production de volailles de boucherie
(a) Utilisez une fiche par lot de pondeuses et attribuez des num�ros cons�cutifs aux
diff�rentes fiches.
(b) Tous les jours, notez la quantit� d'aliments distribu�s et le nombre d'oeufs recueillis.
(c) A la fin de chaque semaine, calculez le poids total des aliments distribu�s et le nombre
total d'oeufs produits.
(d) Sous la rubrique Observations, notez les donn�es disponibles concernant la qualit� des
aliments, la ration journali�re, le taux de mortalit�, les probl�mes sanitaires, le prix de
vente des oeufs, etc. De temps � autre, v�rifiez le taux moyen de ponte (en pourcentage)
�gal � [(nombre d'oeufs produits par semaine x 100 � (7 jours x nombre de poules
pondeuses )]. Par exemple, on note pour la semaine 9 un taux de ponte moyen �gal � [( 90
oeufs x 100) � (7 jours x 30)] = environ 43 pour cent.
(e) Au bas de la fiche, inscrivez la quantit� totale d'aliments distribu�s et le nombre total
d'oeufs pondus pendant la p�riode. Utilisez une deuxi�me fiche pour couvrir le reste de la
p�riode du cycle de production concernant ce groupe particulier de poules pondeuses.
FICHE 11
Production de poules pondeuses
Relev�s de donn�es relatives � la production int�gr�e de porcs
36. Les donn�es relatives � la production int�gr�e de porcs, en particulier sur les
distributions d'aliments, peuvent �tre enregistr�es par exemple sur la fiche 12.
(a) Utilisez une fiche par groupe de porcins �lev�s au voisinage d'un �tang particulier.
(d) Sous la rubrique Observations, inscrivez la qualit� des aliments, la ration journali�re,
les probl�mes sanitaires, etc. Notez �galement les donn�es concernant la croissance des
porcs et le quotient nutritif.
FICHE 12
Production de porcins
16.7 Evaluation des r�sultats d'exploitations piscicoles
commerciales
1. Vous pouvez �valuer de plusieurs fa�ons les r�sultats de votre exploitation piscicole.
Ces m�thodes d'�valuation, ainsi que les indications plus d�taill�es concernant chaque
�tang et chaque type de production, devraient corroborer la qualit� de la gestion de votre
�tablissement piscicole. Les conclusions d�gag�es devraient �galement mettre en
�vidence la n�cessit� de certaines am�liorations ou m�me de certains changements
susceptibles de se traduire par une augmentation des revenus. La premi�re m�thode
d'�valuation consiste � calculer le b�n�fice net, apr�s d�duction des co�ts
d'amortissement annuels.
2. Vous avez appris plus haut (voir section 16.3) � calculer l'amortissement annuel d'un
�quipement. Pour calculer les co�ts d'amortissement totaux � la fin d'une ann�e
particuli�re, vous pouvez utiliser une fiche d'une pr�sentation analogue � celle du tableau
46.
(a) Dressez la liste de tous les ouvrages et �quipements durables (colonne 1).
(b) Pour chacun d'eux, notez leur co�t de remplacement effectif, c'est-�-dire le co�t de
remplacement r�el moins la valeur r�siduelle (en monnaie locale, colonne 2).
(c) Inscrivez leur vie utile (en ann�es, colonne 3); voir tableau 44.
(e) Faites le total des chiffres inscrits dans la colonne 4 pour d�terminer les co�ts
d'amortissement totaux pour l'ann�e consid�r�e. Dans l'exemple �tudi�, ils sont �gaux
� 433 750 FCFA
Note: Si l'inflation est forte, il se peut que vous deviez corriger ces chiffres pour en tenir
compte. Renseignez-vous aupr�s d'un comptable exp�riment�, afin d'observer les
pratiques locales.
3. A la section 16.6, vous avez appris � calculer le b�n�fice brut d'une ferme piscicole
(voir fiche 5). Toutefois, si vous avez r�alis� des investissements importants en ouvrages et
en mat�riel, vous devez en d�duire les co�ts d'amortissement encourus � ce titre (voir
tableau 46), afin de d�terminer le b�n�fice net comme indiqu� plus haut (voir section
16.3).
4. Par exemple, si le b�n�fice brut de 1989 s'est �lev� � 2 352 325 FCFA (fiche 5) et les
co�ts d'amortissement � 433 750 FCFA, alors le b�n�fice net de cette ann�e-l� a �t�
de 1 918 575 FCFA. .
5. A la fin d'une ann�e particuli�re, la valeur de l'ensemble des facteurs de production fixes
- c'est-�-dire vos immobilisations - peut �tre facilement calcul�e au moyen du tableau 46,
en fonction du co�t d'amortissement annuel de chaque �l�ment qui y figure.
(a) Indiquez l'�ge (en ann�es) de chaque �l�ment � la fin de l'ann�e consid�r�e
(colonne 5).
(b) Indiquez la valeur de chaque immobilisation calcul�e � la fin de l'ann�e pr�c�dente
(en monnaie locale, colonne 6). Reportez simplement les valeurs mentionn�es dans la
derni�re colonne du tableau analogue �tabli l'ann�e pr�c�dente.
(d) Additionnez les chiffres de la colonne 7 pour obtenir la valeur totale de toutes les
immobilisations � la fin de l'ann�e consid�r�e. V�rifiez vos calculs. Le total (7) ajout�
au total (6) doit �tre �gal au total (4). Dans l'exemple consid�r�, les immobilisations
totales � la fin de l'ann�e 1989 s'�levaient � 1 566 750 FCFA
6. Lorsque l'�ge d'une immobilisation atteint sa dur�e de vie utile, on consid�re que sa
valeur de remplacement est amortie. Si elle continue n�anmoins d'�tre utilis�e comme
facteur de production, son co�t d'amortissement et sa valeur r�siduelle peuvent �tre
consid�r�s comme nuls. L'immobilisation est alors ray�e de la liste des facteurs de
production fixes.
7. Toutefois, en fonction des taux d'inflation en vigueur et des pratiques comptables locales, il
est parfois judicieux de modifier les valeurs utilis�es pour continuer � enregistrer
l'amortissement ainsi qu'une valeur d�termin�e de l'immobilisation. Consultez, si
n�cessaire, un sp�cialiste local.
TABLEAU 46
Exemple: Co�ts d'amortissement annuels et valeur des immobilisations � la fin de 1989
Calcul de la valeur nette de la ferme piscicole
8. Au moins une fois par an, g�n�ralement � la fin de l'ann�e, vous devez faire
l'inventaire de tout ce que vous poss�dez. La valeur ainsi d�termin�e est appel�e valeur
nette de la ferme piscicole. Cette op�ration fait appara�tre la valeur que repr�senterait
votre exploitation si vous deviez la vendre le lendemain. Si vos r�sultats sont bons, la valeur
nette de votre exploitation doit augmenter r�guli�rement d'ann�e en ann�e. Plus
l'augmentation en valeur nette est importante, plus vos r�sultats financiers sont satisfaisants.
10. Tandis que la valeur nette totale donne une notion plus compl�te de l'�tat de votre
ferme piscicole, la valeur nette stocks non compris est souvent utilis�e, par exemple par les
banques, en tant que mesure plus fiable de la valeur de reprise de votre entreprise (compte
tenu du caract�re p�rissable des stocks). Dans certains cas, les banques vous autoriseront �
inclure un pourcentage de la valeur des stocks piscicoles et des stocks animaux.
11. Calculez votre valeur nette totale � la fin d'une ann�e particuli�re en proc�dant
comme suit.
(a) D'apr�s vos relev�s de stocks piscicoles (voir fiche 1 relative � chaque �tang),
estimez le stock total de poissons (en kg) pr�sent dans vos �tangs. Multipliez le par le prix
courant du kilogramme de poisson pour d�terminer la valeur totale de vos stocks de
poissons.
(b) Faites le m�me calcul pour les autres stocks animaux pr�sents le cas �ch�ant (par
exemple au moyen des fiches 10 � 12), de fa�on � obtenir la valeur totale de vos autres
stocks animaux.
(c) D'apr�s vos relev�s concernant les magasins (par exemple fiches 8 et 9), estimez la
valeur de toutes les fournitures stock�es. Additionnez ces valeurs pour d�terminer la valeur
totale de vos stocks en magasin.
(e) Si vous �tes titulaire d'un compte d'�pargne bancaire sur lequel vous d�posez les
recettes de votre exploitation, mentionnez le montant total du compte.
(f) De mani�re analogue, �valuez la tr�sorerie (en esp�ces) dont la ferme dispose
actuellement.
(g) Ajoutez les cr�ances de vos clients et l'ensemble des sommes d'argent dues � votre
exploitation. Vous devrez sans doute r�duire ce montant si vous estimez qu'il risque de ne
pas vous �tre totalement r�gl� (cr�ance irr�cup�rable).
(h) Inscrivez les valeurs ci-dessus dans la colonne de gauche du tableau 47. Additionnez-les
pour d�terminer le cr�dit ou l'actif (partie positive) de votre valeur nette.
(i) Inscrivez les valeurs de toutes vos dettes, telles que factures non pay�es et pr�ts non
rembours�s (fiche 6), dans la colonne de droite du tableau 47. Additionnez-les pour
d�terminer le d�bit ou le passif (partie n�gative) de votre valeur nette.
(j) Calculez votre valeur nette, �gale � la diff�rence entre l'actif et le passif.
Exemple
12. Dans certains cas, il peut y avoir lieu d'int�grer aux calculs la totalit� du m�nage, y
compris ses biens et ses �conomies personnelles. Suivant une conception plus rigoureuse, la
valeur nette de l'entreprise piscicole doit �tre s�par�e de celle du m�nage. Quelle que soit
la m�thode choisie, celle-ci doit �tre maintenue au cours des ann�es successives, faute de
quoi vous risquez d'obtenir des r�sultats de nature � induire en erreur.
TABLEAU 47
Situation nette d'une ferme piscicole commerciale
dont les investissements sont limit�s (FCFA)
Calcul du co�t et du b�n�fice d'une partie sp�cifique de la production
13. Si votre exploitation comporte plusieurs activit�s de production distinctes, par exemple
portant sur plusieurs esp�ces de poissons, des porcins, des poules, des canards, etc., vous
souhaiterez sans doute conna�tre les co�ts et les b�n�fices propres � chacune d'elles.
L'�cart entre le prix de vente et le prix de production correspond � la marge b�n�ficiaire
propre � chaque activit�. Connaissant les marges b�n�ficiaires des diff�rentes
productions, vous �tes alors en mesure de les comparer et de choisir la production la plus
rentable, en fonction des ressources dont vous disposez.
14. Pour calculer le co�t de production, vous devez utiliser vos donn�es les plus r�centes
consign�es dans vos fiches journali�res. La m�thode � suivre dans le cas d'une
production unique est illustr�e dans l'exemple ci-dessous.
Note: Dans le cas d'une exploitation assurant plusieurs productions, les postes tels que
l'alimentation, la main-d'oeuvre et les amortissements doivent �tre r�partis en fonction de
leur contribution respective � chaque production
Example
Si cet exploitant peut vendre son poisson � un prix moyen de 600 FCFA/kg,
son b�n�fice sera de 600 - 333 FCFA = 267 FCFA/kg, soit 26 700 FCFA par
cycle de production de six mois dans un �tang de 400 m�.
15. De mani�re analogue, mais plus simple, vous pouvez appr�cier les r�sultats de votre
ferme piscicole en calculant les valeurs moyennes suivantes pour une ann�e d'exploitation.
(a) Co�t moyen de la production de poissons. Additionnez les co�ts totaux de production
(fiche 5, colonne 6) et les co�ts totaux d'amortissement �ventuels (tableau 46, colonne 4),
pour obtenir les co�ts totaux. Divisez cette valeur par le poids total de poissons produit
(fiche 5, colonne 2), en incluant le poids des quantit�s de poissons �ventuellement donn�s,
pour d�terminer le co�t moyen de 1 kg de poisson au cours de l'ann�e consid�r�e.
(b) Prix de vente moyen du poisson. Divisez le revenu total des ventes (fiche 5, colonne 3) par
le poids total des ventes de poissons (fiche 5, colonne 2), pour d�terminer le prix de vente
moyen de 1 kg de poisson pendant l'ann�e consid�r�e.
(c) B�n�fice moyen. D�duisez le co�t moyen de production a) du prix de vente moyen b)
pour obtenir le b�n�fice moyen r�alis� sur 1 kg de poissons au cours de l'ann�e
consid�r�e. Ce b�n�fice doit �tre positif et aussi �lev� que possible
Exemple
16. Valeur moyenne du taux de production annuel (en kg/ha/an). Elle permet de comparer la
production moyenne de votre exploitation avec celle d'autres exploitations fonctionnant dans
des conditions analogues. Si vos r�sultats sont moins bons que ceux de vos voisins, vous
devez chercher � savoir pourquoi et essayer d'am�liorer en cons�quence votre gestion.
Exemple
17. Valeur moyenne du quotient nutritif Qn (en kg par kilogramme de poisson produit). Le
quotient nutritif mesure le rendement d'utilisation des aliments distribu�s aux poissons. Cet
indice doit �tre aussi faible que possible, en fonction des produits alimentaires utilis�s (voir
section 10.3). Dans ce cas �galement, la moyenne obtenue peut �tre compar�e aux chiffres
analogues �tablis dans d'autres fermes; si n�cessaire, les pratiques de gestion doivent �tre
modifi�es en cons�quence.
Exemple
18. Vous avez appris plus haut (voir section 16.3) que les co�ts totaux de production comme
les revenus des ventes augmentent quand les r�coltes annuelles de poissons de la ferme
piscicole s'accroissent. Il faut cependant introduire les r�serves suivantes.
(a) Lorsque le niveau de production (output) d'une exploitation donn�e est faible, les co�ts
fixes par kilogramme produit sont tr�s �lev�s. Lorsque la production augmente, ces co�ts
diminuent et le co�t global de production par kilogramme diminue �galement.
(b) Tant que les revenus restent inf�rieurs aux co�ts, aucun b�n�fice n'est d�gag� et
l'exploitation fonctionne � perte.
(c) D�s que les revenus d�passent les co�ts, l'exploitation enregistre un b�n�fice. Dans
les limites de la capacit� de production disponible, ce b�n�fice continue � augmenter
lorsque les r�coltes augmentent, tant que le prix du poisson ne baisse pas.
19. Le niveau de production pour lequel les co�ts totaux sont identiques et �gaux aux
revenus des ventes est appel� seuil de rentabilit�. A ce niveau, aucune perte ni aucun
b�n�fice n'est enregistr� en fin d'ann�e.
Le b�n�fice est �gal aux revenus des ventes diminu�s des co�ts totaux
20. Proc�dez comme suit (voir �galement exemple) pour estimer le seuil de rentabilit�
propre � vos conditions particuli�res d'exploitation piscicole.
(a) Pour une s�rie de niveaux de production (output) croissants (en kg de poissons),
�valuez le montant des co�ts totaux de production (co�ts fixes et co�ts variables); sur un
diagramme � double entr�e, tracez la droite AB, le point B repr�sentant les co�ts totaux
correspondant � la production (output) maximale potentielle de votre exploitation.
(b) Pour la m�me s�rie de niveaux de production, �valuez les revenus des ventes
�quivalents. Tracez la droite OC.
(c) D�terminez le point P � l'intersection de ces deux droites, pour lequel les co�ts sont
�gaux aux revenus des ventes. Ce point correspond au seuil de rentabilit� de votre
exploitation piscicole.
22. Plus le seuil de rentabilit� est proche du niveau de production maximal, plus
l'exploitation de la ferme piscicole sera risqu�e.
Exemple
Note: Le franc CFA est la devise utilis�e dans plusieurs pays francophones de l'Afrique
16.8 Commercialisation du poisson par les pisciculteurs
commerciaux
Comment vendre davantage de poisson de consommation � de meilleurs prix
� l'exploitation proprement dite c'est plus facile, mais le prix est g�n�ralement plus
bas;
au march� local: solution simple, mais la demande risque d'�tre limit�e;
sur des march�s plus �loign�s: solution plus difficile et plus co�teuse, mais
possibilit�s accrues de vente.
aux consommateurs: la vente prend plus de temps, mais les prix sont plus �lev�s;
aux grossistes et marchands: la vente est simplifi�e, mais les prix sont plus faibles;
aux h�pitaux, cantines et autres institutions: les prix sont int�ressants, mais en
g�n�ral des livraisons r�guli�res doivent �tre assur�es;
aux coop�ratives de commercialisation, en tant que membre: les prix sont plus
avantageux, le cas �ch�ant, mais il faut une coop�ration active et une bonne
gestion
� date r�guli�re, tous les jours, toutes les semaines ou � des intervalles plus longs;
� des dates irr�guli�res, concentr�es sur une saison ou une p�riode particuli�re
pendant laquelle les prix sont plus avantageux.
(a) Avant la r�colte: pensez � arr�ter le nourrissage au moins un jour � l'avance. Cessez
d'appliquer des traitements chimiques de pr�vention ou de traitement des maladies au moins
un mois � l'avance. Planifiez votre r�colte convenablement.
(b) Pendant la r�colte (voir chapitre 11): manipulez soigneusement les poissons vivants. Si
n�cessaire, mettez-les rapidement en stabulation, par exemple pour les d�barrasser de toute
odeur de vase pr�judiciable ou pour simplifier ou favoriser la conclusion de contrats de
vente.
(c) Apr�s la r�colte: rincez soigneusement en eau propre les poissons couverts de boue. Le
mieux est de tuer rapidement les poissons de mani�re � r�duire autant que possible leur
stress, par exemple en les plongeant dans une eau tr�s froide (� environ 4 �C) ou dans de
la glace pil�e. Si n�cessaire, pr�parez les poissons en fonction des pr�f�rences de la
client�le, ce qui peut impliquer certaines t�ches, telles que triage (voir chapitre 12),
�visc�ration, d�capitation, d�coupage, �caillage et filetage
7. D�s que les poissons sont r�colt�s, il est possible de r�duire l'activit� bact�rienne et
d'emp�cher ainsi une d�t�rioration rapide de la qualit� du poisson:
8. Par cons�quent, veillez � observer les r�gles suivantes pour vous assurer que les
poissons que vous avez r�colt�s resteront frais et en bon �tat jusqu'� leur vente.
(a) Vendez-les le plus vite possible. R�coltez seulement la quantit� de poissons que vous
pensez pouvoir vendre le jour m�me.
(b) Gardez les poissons au frais, � l'ombre ou recouverts de sacs de sisal humides, de feuilles
de bananier, d'herbe, etc. Dans la mesure du possible, utilisez � cet effet de la glace (voir
paragraphes 9 � 11).
(c) Pr�servez la propret� des poissons. Lavez-les � l'eau propre, ne les posez pas �
m�me le sol et prot�gez-les soigneusement, par exemple dans des caisses ou des sacs de
plastique ou de sisal pour les prot�ger de la boue, de la poussi�re, des insectes, etc.
(d) Ne laissez jamais des poissons morts dans de l'eau: ils se d�t�rioreront rapidement.
(e) Pour leur transport, �vitez les heures les plus chaudes de la journ�e et voyagez t�t le
matin ou m�me la nuit. Si possible, utilisez de la glace pil�e et un conteneur thermofug�
(voir paragraphe 10).
9. Une fa�on simple de conserver le poisson consiste � utiliser de la glace, dans la mesure
o� celle-ci est facile � obtenir en quantit� suffisante et � un co�t raisonnable. En outre,
le poisson sous glace doit �tre accept� par les consommateurs � un prix couvrant les
co�ts suppl�mentaires impliqu�s. L'utilisation de glace permettra �galement
d'approvisionner des march�s plus �loign�s en poisson de bonne qualit�.
10. Observez les r�gles simples suivantes afin d'obtenir les meilleurs r�sultats
(a) Utilisez de la glace propre, fabriqu�e � partir d'une eau de bonne qualit� et qui n'a pas
�t� salie lors des op�rations de manutention, de pilage, etc.
(b) Mettez sous glace le poisson propre tant qu'il est frais, aussit�t que possible apr�s la
r�colte et de pr�f�rence moins d'une heure apr�s sa mort.
(d) Lavez soigneusement ces conteneurs entre deux utilisations, par exemple avec une
solution d'eau de Javel ou avec un autre produit de d�sinfection de cuisine non toxique.
Rincez soigneusement � l'eau propre.
(e) Utilisez une grande quantit� de glace: par temps chaud, utilisez un poids de glace au
moins �gal au poids de poisson. Par temps plus frais, une partie de glace pour deux � trois
parties de poisson peut convenir. Ce choix d�pend �galement de la dur�e de la p�riode
de mise sous glace souhaitable et de la qualit� isolante des caisses de transport.
(f ) Utilisez correctement la glace pour qu'elle se trouve en contact �troit avec tous les
poissons:
(g) Le mieux est de vider les poissons, d'enlever leurs branchies et de les laver soigneusement
avant de les mettre sous glace
11. Dans les r�gions tropicales, le poisson soigneusement mis sous glace peut �tre
conserv� pendant plusieurs jours. Si les poissons doivent �tre conserv�s longtemps, il
convient d'ajouter de temps � autre un peu de glace suppl�mentaire � chaque conteneur, en
fonction des conditions de transport et d'entreposage.
12. Bien que vous deviez privil�gier la vente de poisson � l'�tat frais (ou mis sous glace si
possible), dans certains cas, le traitement du poisson peut s'av�rer pr�f�rable. En r�gle
g�n�rale, le traitement proprement dit est r�alis� par des marchands sp�cialis�s.
R�fl�chissez soigneusement avant de d�cider de traiter le poisson vous-m�me.
13. Si vous optez pour cette solution, par exemple pour avoir une source de b�n�fices
suppl�mentaires, veillez � obtenir l'aide concr�te d'une personne comp�tente, par
exemple un agent de vulgarisation des p�ches. Par ailleurs, procurez-vous et �tudiez les
nombreux documents p�dagogiques r�alis�s par la Division des Industries des P�ches de
la FAO, par exemple les documents audiovisuels sur La conservation du poisson:
1. Salage; 2. Fumage; 3. S�chage.
(a) Evisc�ration: ouvrez le ventre du poisson depuis l'orifice anal jusqu'� la gorge avec un
couteau bien tranchant. Retirez les organes internes. Coupez la t�te ou ouvrez la gorge, de
fa�on � retirer les branchies et les vaisseaux sanguins.
(b) Nettoyage: lavez soigneusement � l'eau propre toute trace de sang et de mucus. Dans le
cas des tilapias, brossez la membrane noire situ�e � l'int�rieur.
(c) Tranchage � plat: ouvrez le poisson en r�alisant une entaille plus profonde le long de
l'ar�te dorsale, en veillant � ne pas transpercer la peau ext�rieure.
TABLEAU 48
M�thodes de transformation du poisson
Fumoir constitu� de sections d'un f�t � mazout
Note: Il est possible d'utiliser quatre ou cinq chambres de fumage, mais la chambre la plus
haute doit �tre de temps � autre plac�e en position basse au cours du fumage
Note: Lorsque le fumoir est en service, d�placez de temps � autre le plateau sup�rieur vers
une position basse
(a) En cas d'apparition de moisissures sur le poisson s�ch� ou fum�, lavez-le dans une
saumure � 20 ou 25 pour cent et s�chez-le soigneusement au soleil.
(c) Le poisson s�ch� ou fum� infest� par des insectes peut �tre nettoy� et
soigneusement d�sinfect� dans un s�choir solaire, dans lequel la temp�rature de l'air est
maintenue suffisamment �lev�e (plus de 40 �C) pendant quelques heures (voir fin de la
section 10.6).
(d) V�rifiez la concentration saline de la saumure dans laquelle votre poisson sal� est
conserv�. Si n�cessaire, corrigez-la et remplacez les saumures p�rim�es.
20. Les d�chets de poisson produits dans votre ferme, tels que les poissons de rebut, les
poissons avari�s et les abats, peuvent �tre utilis�s judicieusement de diff�rentes fa�ons.
(a) Les d�chets peuvent �tre ajout�s aux tas de compostage et constituer une source
suppl�mentaire d'azote (voir section 6.4)
(b) Il est possible de hacher les d�chets en petits morceaux et de distribuer cette nourriture
crue � vos animaux, en particulier aux volailles.
(c) Vous pouvez fabriquer une huile de cuisson � haute valeur nutritive ainsi qu'un excellent
aliment pour vos poissons (en particulier les juv�niles) et autres animaux. Proc�dez
simplement comme suit:
5. Cette importance relative des co�ts variables propres � votre ferme piscicole est facile �
d�terminer d'apr�s les donn�es enregistr�es dans vos fiches journali�res (fiche 5).
Additionnez les divers co�ts variables par cat�gorie pour une ann�e donn�e et calculez le
co�t relatif (en pourcentage) de chaque cat�gorie. T�chez de r�aliser des �conomies sur
les cat�gories faisant l'objet des d�penses les plus importantes.
7. Vous devez tirer les enseignements de l'exp�rience progressivement acquise. Tant que
vous n'avez pas acquis une exp�rience suffisante, n'h�sitez pas � consulter des
pisciculteurs plus avertis et les agents de vulgarisation pr�sents sur place, qui pourront vous
aider � �valuer vos r�sultats et vous conseiller quant � la fa�on de les am�liorer.