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Commission des Communautés européennes

procédés industriels
BATIMENT ET GENIE CIVIL

EUROCODE No 2:
REGLES UNIFIEES COMMUNES
OlJR LES CONSTRUCTiONS EN BETON

Rapport
EUR 8848 DE, EN, FR

Agrandissement à partir d'un original microfiche


Commission des Communautés européennes

procédés industriels
BATIMENT ET GENIE CIVIl

EUROCODE N° 2:
REGLES UNIFIEES COMMUNES
POUR LES CONSTRUCTIONS EN BETON

Rapport élaboré par:


Prof. Franco LEVI (Turin)
Prof. Jean PERCHAT (Paris)
Prof. Yves SAILLARD (Paris)
Dr. Andrew SHORT (Londres)
Dr. Manfred STILLER (Wiesbaden)
Dr. Hans-Ulrich LITZNER (Wiesbaden)

Direction générale
Marché Intérieur et Affaires Industrielles

1984 EUR 8848 DE, EN, FR


Publié par:
COMMISSION DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES.
Direction générale
Marché de l'Information et Innovation
Bâtiment Jean Monnet
LUXEMBOURG

AVERTISSEMENT
Ni la Commission des Communautés européennes, ni aucune autre personne agissant
au nom de la Commission, n'est responsable de l'usage qui pourrait être fait des
informations ci-après

Le projet de code est préparé en vue d'une évaluation seulement et ne doit 1


pas être utilisé comme base de calcul et/ou de construction

© CECA - CEE - CEEA, Bruxelles-Luxembourg, 1984


III

Table des matières

EUROCODE N°2 POUR LES STRUCTURES EN BETON

TABLE DES MATIERES Page.

PREFACE

1• Objet 3
1•1 Buts des EUROCODES 3
1.2 Application des EUROCODES 4
1.3 Objet de la publication 4

2 Portée éventuelle de l'harmonisation 5


2. 1 Généralités 5
2.2 Documents de référence 6
2.3 Harmonisation des règles concernant les divers matériaux 7

3 Modulation de la sécurité et de l'aptitude au service 7

4 Valeurs numériques des coefficients partiels 8


4. 1 Coefficients partiels pour les propriétés des matériaux 8
4.2 Coefficients partiels pour les actions 8

5 Remarques spécifiques a... l'EUROCODE N°2 11


5.1 Présentation 11
5.2 Références bibliographiques particulières 12
5.3 Annexes 12

6 Observations 13
6. 1 Généralités 13
6.2 Observations de caractère gén~ral 13
6.3 Observations de nature technique 13
6. 3.1 Questions fondamentales 13
6.3.2 Observations et propositions d'amendement sur des points 14
particuliers
6.4 Date-limite pour la présentation des observations 14
Chapitre 1 - INTRODUCTION 15

P. 1 Objet 17
IV

Table des matières

Page
P.2 Domaine d'application 17
P.3 Hypothèses 18
P.4 Unités 18
p. 5 Notations 19

Chapitre 2 - FIABILITE ET METHODES D'ANALYSE 21

2.1 Bases pour le projet 23


P.1 Exigences fondamentales 23
P.2 Conception générale du projet 23
P.3 Règles générales concernant le dimensionnement aux
états-limites 24
P.3.1 Etats-limites et situations de prqjet 24
P.3.2 Classification des états-limites 25
P.3.3 Variables de base 26
P.3.4 Format de calcul 27
P.3.4.1 Etats-limites ultimes 27
P.3.4.2 Etats-limite de service 27
P.3.4.3 Valeurs de calcul des effets des actions 27
P.3.4.4 Valeurs de calcul de la capacité résistante et des 29
propriétés des matériaux
P.3.4.5 Valeurs de calcul. Paramètres géométriques 30
P.4 Règles générales relatives aux actions et à leurs 30
combinaisons
P.4.1 Classification 30
P.4.2 Valeurs caractéristiques et autres valeurs représentatives 31
P.4.2.1 Actions permanentes 31
P.4.2.2 Actions variables 33
P.4.2.3 Actions permanentes ou variables de caractère particulier 33
P.4.2.4 Actions accidentelles 33
P.4.3 Cas de charge 34
P.4.4 Combinaisons d'actions 34
P.4.4.1 Vérification de l'équilibre statique et des états-limites 34
analogues
P.4.4.2 Vérification de la capacité résistante 35
P.4.4.3 Vérification des effets de fatigue 37
P.4.4.4 Vérification des états-limites de service 38
v

Table des matières

Page
P.5 Propriétés des matériaux 38
P. 5.1 Généralités 38
P.5.2 Lois contraintes-déformations 38
P.5.3 Valeurs caractéristiques 39
P.5.4 Coefficients partiels 39
P.6 Durabilité 40
P.7 Modèle pour le calcul et l'expérimentation 41
p. 7 1 0 Généralités 41
P.7.2 Modèles de calcul 41
P.7.3 Modèles expérimentaux 42
P.7.3.1 Objet 42
P.7.3.2 Exigences 42
P.8 Compatibilité de la qualité -43
P.8.1 Exigences 43
P.8.2 Critères d'accomplissement 43
P.8.3 Plan de contrôle 43
2.2 Conception et methodes d'analyse globale 44
2. 2. 1 Généralités 44
P. 1 But de l'analyse globale 44
P.2 Critères de base pour l'analyse 44
P.3 Données pour l'analyse 44
p. 3.1 Dimensions nominales 44
P.3.2 Propriétés des matériaux 44
P.3.3 Intensité des actions 45
P.3.4 Incertitudes particulières 45
P.3.5 Situations de projet et phases de construction 45
A.1 But de l'analyse globale 45
A.2 Critères de base pour l'analyse 45
A.3 Données pour l'analyse 46
A.3 .1 Dimensions nominales 46
A.3.2 Propriétés des matériaux 47
A.3.3 Intensité des actions 47
A.3.5 Situation de projet et phases de construction 48
VI

Table des matières

Page
2.2.2 Définition des éléments structuraux et méthodes 48
d'analyse globale
P.1 Idéalisation 48
P.1.1 Elements linéaires 48
P.1.2 Elements bi-dimensionnels 48
P.2 Méthodes de l'analyse globale 48
P. 2. 1 Types d'analyse 48
P.2.2 Méthodes simplifiées 49
A.1 Idéalisation 49
A.1.1 Elements linéaires 49
A.1.2 Elements bi-dimensionnels 49
A.2 Méthodes de l'analyse globale 49
A. 2. 1 Types d'analyse 49
A.2.2 Méthodes simplifiées 50

2.2.3 Détermination des effets des actions (sollicitations) 50


2. 2. 3. 1 Elements linéaires (et structures composées d'éléments 50
linéaires)
'
P.1 Critères d'analyse par le calcul 50
P.2 Méthodes d'analyse par le calcul 50
P.2.1 Types d'analyse à utiliser 50
P.2.3 Analyse non linéaire 51

A.1 Critères d'analyse par le calcul 51


A.2 Methodes d'analyse par le calcul 51
A.2.1 Types d'analyse à utiliser 51
A.2.2 Analyse linéaire avec ou sans redistribution 52
A.2.3 Analyse non-linéaire 53

[Link] Elements plans (et structures composées d'éléments plans) 55


2. 2. 3. 2. 1 Dalle~ 55
p. 1 Domaine d'application 55
P.2 Méthodes d'analyse par le calcul 55
A.2 Méthodes d'analyse par le calcul 55
A.2.1 Analyse linéaire avec ou sans redistribution 55
A.2.2 Analyse plastique 55
VII

Table des matières

Page

A.3 Méthodes d'analyse par coefficients forfaitaires 56

2 2. 3. 2. 2 Plaques 56
p .1 Méthodes d'analyse 56
A.1 Méthodes d'analyse 56

2.2.4 Prise en compte de la précontrainte dans le c~lcul 57


p. 1 Effets de la précontrainte 57
P.2 Armatures de précontrainte non adhérentes 57
P.3 Armatures adhérentes 57
A. 1 Effets de la précontrainte 58
A. 1 . 1 Introduction des forces de précontrainte (post-tension) 58
A.1.2 Introduction des forces de précontrainte (pré-tension) 58
A.1 .3 Effets locaux 59
A.2 Armatures de précontrainte non adhérentes 59
A.3 Armatures adhérentes 60

2.2.5 Effets structuraux des déformations différées du béton 62


p. 1 Prise en compte du retrait et du fluage 62
P.2 Bases de calcul 62
A.1 Prise en compte du retrait et du fluage 63
A.2 Bases de calcul 63
A.2 .1 Expressions algébriques simplifiées 63
A.2.2 Loi simplifiée du fluage (voir Annexe 7) 64
A. 3 Pertes de précontrainte 65
Chapitre 3-- MATERIAUX 67
3. 1 Béton 69
3.1.1 Béton de granulats normaux 69
[Link] Généralités 69

P.1 Objet
VIII

Table des matières

P~e

[Link] Masse volumique 69


P.1 Determination de la resistance et des caractères de 69
déformation du béton
P.2 Classes de beton 69
A.1 Détermination de la resistance et des caractères de 70
déformation du béton
A.1.1 Résistance à la compression 70
A.1.2 Résistance à la traction 70
A.1.3 Diagramme contraintes-déformations 70
A.1.4 Module sécant de déformation longitudinale 72
A.1.5 Coefficient de Poisson 72
A.1.6 Coefficient de dilatation thermique 72
A.1.7 Fluage et retrait 72
A.2 Classes de béton 74

3.1.2 Bétons de granulats légers 75


[Link] Généralités 75
P.1 Objet 75
A.1 Objet 75
[Link] Poids volumique 75
P.1 Détermination du poids volumique 75
P.2 Classes de béton 75
A.1 Détermination de la résistance et des caractères de 76
déformation du béton de granulats légers
A.1.1 Résistance à la compression 76
A.1.1.1 Détermination de la résistance à la compression 76
A.1.2 Résistance à la traction 76
A.1.3 Diagrammes contraintes-déformations 76
A.1.4 Module sécant de déformation longitudinale 76
A.1.5 Coefficient de Poisson 77
A.1.6 Coefficient de dilatation thermique 77
A.1.7 Fluage et retrait 77
A.2 Classes de béton 77
IX

Table des matières

Page
3.2 Acier 79
3.2.1 Aciers pour beton 79
[Link] Objet 79
P.1 Types et classification des aciers 79
A.1 Types et classification des aciers 79

[Link] Caractères m~caniques des aciers pour beton armé 79


p. 1 Résistance et deformations 79
P.2 Section à prendre en compte dans les calculs de résistance 80
P.3 Capacité d'allongement 80
P.4 Aptitude au soudage 80

A. 1 Résistance et déformation 80
A. 1. 1 Résistance caractéristique 80
A.1 .2 Treillis soudés 81
A. 1. 3 Diagrammes contraintes-déformations 81
A. 1. 4 Module de déformation longitudinale 82
A. 1. 5 Coefficient de dilatation thermique 82
A.2 Section à prendre en compte dans les calculs de résistance 82
A.3 Capacité d'allongement 83
A.4 Soudabilité 83

3.2.2 Aciers de :2récontrainte 84


[Link] Objet 84
p. 1 Types et classification des aciers 84
A.1 Types et classification des aciers 84

[Link] Caractères des aciers de précontrainte 85


P. 1 Résistance et deformations 85
P. 2 Résistance caractéristique 85
P. 3 Section à prendre en compte dans les calculs de résistance 85
P.4 Longueur de transmission 85
P.5 Ductilité 85
A.1 Résistance et déformations 86
x

Table des matières

Page
A. 1 • 1 Module de déformation longitudinale 86
A. 1 .2 Coefficient de dilatation thermique 86
A.1 .3 Relaxation 86
A. 1 .4 Effets des hautes températures 86
A.2 Résistance caractéristique 87
A.3 Section à prendre en compte dans les calculs de résistanee 87
A.4 Longueur de transmission 88

3.3 Données concernant la précontrainte 89


P. 1 Objet 89
P.2 Solidarisation des armatures et du béton 89
P.3 Précontrainte initiale 89
P.4 Pertes de précontrainte 89
P.5 Valeur représentative de la précontrainte 90
P.6 Diffusion des forces de précontrainte 90
A.3 Précontrainte initiale 90
A. 4 Pertes de précontrainte 91
A. 4.1 Pertes préliminaires 91
A.4.2 Pertes instantanées 91
A.4.3 Pertes différées. Ensemble des pertes 92
A. 5 Valeur représentative de la précontrainte 9~
A. 5.1 Pertes par frottement (armature de post-tension) 92
A.5.2 Pertes différées par retrait et fluage du béton 96
et relaxation de l'acier
A.5.3 Précontrainte résiduelle 97
A.6 Diffusion des forces de précontrainte 98
A.6.1 Post-tension 98
A.6.2 Pré-tension 98
Chapitre 4- VERIFICATION DES ETATS-LIMITES 99
4. 1 • 1 Etats-limites ultimes de résistance sous sollicitations 101
normales
[Link] Généralités 101
P.1 Domaine d'application 101
P.2 Principe du calcul t01'
P.3 Définition du domaine de sécurité 101
XI

Table des matières

Page
A.3 Definition du domaine de sécurité 101

4.1.1 .2 Sollicitations agissantes dP. calcul 101

P.1 Détermination 101


P.2 Sécurité additive 101

A.2 Sécurité additive 102

[Link] Calcul de la sollicitation rési~tante 102

P. 1 Sections à prendre en compte 102


P.2 Largeur collaborante de la table de compression 103
d'une poutre en T

A.1 Sections à prendre en compte 103


A.2 Largeur collaborante de la table de compression 103
d'une poutre en T

[Link] Sollicitation résistante ultime 103

P.1 Hypothèses de calcul 103

A. 1 Hypothèses de calcul 10.4

4.1.1 .5 Contraintes du beton dans la zone com~rimée 105

P. 1 Diagramme [Link]-deform~tions du beton 10.5

A.1 Diagramme contraintes~éformatfons du béton 105


A. 2 Simplifications admises 106

4.1 .1 .6 Contra~nt~s de J 'acjer 107

P.1 Diagrammes contraintes-déformations de calcul de l'acier 107

A.1 Diagrammes contraintes-deformations de calcul de l'acier 107

4. 1 . 1 . 7 Non-tragîli té 10'9

P. 1 Armature [Link] 10 9

A. 1 Armature minimale 10'9 ·


XII

Table des matières

Page.
4.1 .2 Etats-limites ultimes de résistance sous sollicitations 110
tangentes
4.1 02 01 Etat-limite ultime dP résistance à l'effort tranchant 110

p .1 Domaine d'application 110

P.2 Elements sans armatures d'effort tranchant 110


P.3 Elements avec armatures d'effort tranchant 110
P.4 Règles particulières 111

P.4.1 Elements de hauteur utile variable 111

P.4.2 Zones d'application des efforts 111


P.4.3 Plans internes soumis à un effort de glissement 111
longitudinal

A.2 Elements sans armatures d'effort tranchant 111


A.3 Eléments avec armatures d'effort tranchant ,114

A. 3. 1 Principes de vérification 114


A.3.2 Critère de vérification du béton de l'âme 114
A.3.3 Conditions relatives aux armatures d'effort tranchant 115
A.3.4 Méthode de calcul 116

A.4 Règles particulières 118

A. 4. 1 Elements de hauteur utile variable 118


A. 4.2 Zones d'application des efforts 118
A.4.3 Plans internes soumis à un effort de glissement 119
longitudinal

4.1 2.20 Etat-limite ultime de résistance à la torsion 121


4.. 1. 2. 2. J Torsion de compatibilité ·121

P. 1 Définition 121

1J.[Link] Torsion circulaire d'éq_uilibre 121

P.1 Section résistante 121


P.2 Principe du calcul sous l'effet de la torsion seule 121
P.3 Sollicitations combinées 122

A. 1 Section résistante 122


A.2 Principe du calcul sous 1 'effet de la. torsion seule 123
A.2. 1 Vérification du béton des· ~~ois 123
A.2,2 Vérification de l'armature de torsion 123
XIII

Table des matières

Page
A.3 Sollicitations combinées 125
A.3.1 Torsion et flexion et/ou efforts normaux 125
A.3.2 Torsion et effort tranchant 125

~ 1 . 2. 2. 3 Torsion gauche. combinée 126

P.1 Principe du calcul 126

A.1 Principe du calcul 126

[Link] Etat-limite de résistance au poinçonnement 128

P.1 Domaine d'application 128


P.2 Définitions 128
P.3 Principes de vérification 128

A.2 Définitions 128


A.3 Principes de vérification 129
A.3.1 Section critique 129
A.3.1.1 Aire chargée éloignée d'une ouverture ou d'un bord libre 129
A.3.1.2 Aire chargée proche d'une ouverture 130
A.3.1.3 Aire chargée proche de bords libres 131
A.3.2 Effort tranchant agissant 132
A.3.3 Effort tranchant résistant 134

4.1.3 Etats-limites ultimes atteints par flambement 135

[Link] Généralités 135

P.1 Définition 135


P.2 Domaine d'application 135
P.3 Procédure de calcul 135
P.4 Classification des structures 135

A.4 Classification des structures 136

[Link] Bases de calcul 136

P.1 Critères de sécurité 136


P.2 Sécurité additive 136
P.3 Prise en compte du retrait et du fluage 137
XIV

Table des matières

Page.
P.4 Interaction avec la fondation 137
A.1 Critères de sécurité 137
A.3 Prise en compte du fluage 138
A.4 Interaction avec la fondation 138

[Link] Donnees pour les divers elements structurels 138


4. 1 .3. 3. 1 _Ca9-res à noeuds 4eplaçables 138

p .1 Critères de sécurité 138


A.1 Critères de sécurité 139
A.2 Sécurité additive 139
A.3 Prise en compte du fluage 139
A.4 Procédure de calcul (methode générale par itération) 140
A.5 Methode approchée "F - tJ." 140

4. 1. 3. 3. 2 Cadres contrev~ntés 140

P. 1 Procédure de calcul 140

A. 1 Procédure de calcul 140

[Link].3 Poteaux 141

p .1 Définition de l'elancement t141·


P.2 Limites de l'elancement et sécurité additive 141
P.3 Methodes pratiques de calcul 141
P.4 Prise en compte du fluage 142

A. 1 Definition de l'elancement 142


A.2 Limites d'élancement et sécurité additive 143
A.3 Methodes pratiques de calcul 143
A.3.1 Excentricité totale 143
A.3.2 Méthode de la colonne-modèle 145
A.3.3 Flexion biaxiale 147
A.4 Prise en compte du fluage 147

4.1. 3. 3. 4 Grandes membr11res comprimées


xv

Table des matières

Page.,
P.1 Critères de sécurité 149

A.2 Excentricité additive 149


A.3 Interaction sol-fondation-structure 149

4.2 ;); Etats-limites de fissuration 1.50

[Link] Généralités 150

p. 1 Nature du phénomène 150

[Link] Exigences 150

p .1 Exigences concernant la durabilité 150


P.2 Groupes d'exigences 150

A.1 Exigences concernant la durabilité 151


A.2 Groupes d'exigences 151

[Link] Critères pour la vérification des états-limites 153


fissuration

P.1 Etats-limites à vérifier 153


P.2 Etat-limite de décompression 153
P.3 Etat-limite d'apparition des fissures 154
P.4 Etat-limite d'ouverture admissible des fissures 154
A.1 Etats-limites à vérifier 154
A.2 Etat-limite de décompression 154
A.3 Etat-limite d'apparition des fissures 154
A.4 Etat-limite d'ouverture des fissures 155
A.4.1 Cas de dispense de la vérification 155
A.4.2 Calcul de l'ouverture caractéristique des fissures 156

[Link] Dispositions constructives 157

P.1 Armature minimale pour le contrôle de la fissuration 157

A.1 Armature minimale pour le contrôle de la fissuration 157


XVI

Table des matières

Page'
[Link] Cas particuliers 159
P.1 Câbles non adhérents en phase de construction ou 159
en permanence
P.2 Fissuration oblique 159
P.3 Fissuration parallèle aux armatures longitudinales 159
Fissuration oblique 159

4.2.2 Etats-limites de déformation 161


p. 1 Exigences vis-à-vis des déformations 161
p. 1 • 1 Généralités 161
p. 1 .2 Cas de dispense de la vérification des flèches 161
P.2 Déformations dues à la flexion 161
P.3 Autres deformations 161
A. 1 EXigencesvis-à-vis des déformations 161
A. 1 • 1 Généralités 161
A.1 .2 Cas de dispense de la vérification des flèches 162
A.2 Déformations dues à la flexion (flèches) 163
A.2.1 Bases du calcul des flèches 163
A.2.2 Principe du calcul des flèches 164
A.2.3 Indication complémentaire pour le calcul des flèches 165
A.3 Autres déformations 165
A. 3.1 Déformations dues à l'effort tranchant 165
A.3.2 Déformations dues à la torsion 165
A.3.3 Raccourcissements dus aux efforts normaux 165
A.3.4 Allongements dus aux efforts normaux 165

Chapitre 5 - DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES J67

5. 1 Détails constructifs 169


50 1 • 1 Exigences générales concernant le.s arma..ture.s 169
p. 1 Epaisseur du béton d'enrobage 169
P.2 Utilisation simultanée d'aciers de natures différentes 169
A. 1 Epaisseur du beton d'enrobage 169
XVII

Table des matières

Page.
5.1 . 2 Armatures pour béton arme"" 171

[Link] Dispositions générales 171

p. 1 Distances libres entre barres 171


P.2 Courbures admissibles 171

A.1 Distances libres entre barres 171


A.2 Courbures admissibles 171

[Link] Adhérence 172

P.1 Contrainte ultime d'adhérence 172


P.? Longueur d'ancrage de référence 172
P.3 Vérification des contraintes locales d'adhérence 172
(entraînement)

A.1 Contrainte ultime d'adhérence 172

[Link] Barres de diamètre au plus égal à ~mm ou fils 173

P.1 Ancrages 173


P.2 Jonctions 174

A.1 Ancrages 174


A.2 Jonctions 176

[Link] TrPill5R soudés 179


P.1 Exigences générales 179

A.1 Exigences générales ·179


A.3 Jonctions 180

[Link] Cadres et étriers 182

P.1 Exigences générales concernant l'ancrage des cadres et 182


étriers

A.1 Exigences générales concernant l'ancrage des cadres et 182


étriers
XVIII

Table des matières

Page·
[Link] Règles complémentaires pour les b~rres de diamètre 184
0 > l32lmm
p. 1 Ancrages 184
P.2 Jonctions 184

A. 1 Ancrages 184
A.3 Détails constructifs pour les barres de diamètre 185
0 >~mm

[Link] Groupements de barres 186

P.1 Généralités 186

A.1 Généralités 186


A.2 Ancrages 187
A.3 Jonctions 187
A.4 Détails constructifs pour les groupements de barres 187

[Link] I_{ègles concernant les armatures longitudinales de 187


traction des éléments fléchis

p .1 Longueurs et position des armatures longitudinales 187


des éléments fléchis

A.1 Longueurs et position des armatures longitudinales .187


des éléments fléchis
A.2 Détails constructifs pour l'armature longitudinale 188

5. 1. 3 Armatures de précontrainte ·190

p. 1 Nombre minimal d'armatures de précontrainte 190


P.2 Disposition des armatures de précontrainte .190
P.3 Enrobage 190
P.4 Distances libres horizontales et verticales 190
P.5 Ancrages et coupleurs des armatures de précontrainte 190
A. 1 Nombre minimal d'armatures de précontrainte 191
A.2 Disposition des armatures de précontrainte 191
A.3 Enrobage 191
A.~ Distances libres horizontales et verticales 192
A. 5 Ancrages et coupleurs des armatures de précontraintes 193
XIX

Table des matières

Page
5.2 Elé[Link] structuraux types 194

p. 1 Dis}:Ositions concernant les poteaux 194


P.2 Dispositions concernant les poutres 194
P.3 Dispositions concernant les dalles 194
P.4 Zones particulières 194

A.1 Dispositions concernant les poteaux 195


A. 1. 1 Dimensions minimales 195
A.1.2 Armatures longitudinale et transversale 195
A.1.2.1 Armature longitudinale 195
A.1.2.2 Armature transversale 195
A.2 Dispositions concernant les poutres 196
A.2.1 Armatures longitudinales 196
A. 2.1. 1 Armature minimale 196
A.2.1.2 Armature maximale 196
A.2.1.3 Autres dispositions 196
A.2.2 Armature d'effort tranchant ou de torsion 196
A.2.2.1 Dispositions générales 196
A.2.2.2 Armature d'effort tranchant 197
A.2.2.3 Armature de torsion 198
A.2.3 Armature de peau 198
A.3 Dispositions concernant les dalles 199
A.3.1 Epaisseur minimale 199
A.3.2 Armature de flexion 199
A.3.2.1 Encastrement partiel 199
A.3.2.2 Armature d'angle 200
A.3.2.3 Armature des bords libres 200
A.3.2.4 Dalles sans ~rmature d'effort tranchant 201
A.3.3 Armature d'effort tranchant 201

A.3.3.1 Appuis linéaires 202


A.3.3.2 Armature de poinçonnement 202
A.4 Zpnes particulières 202
A.4.1 Forces localisées 202
A.4.1.1 Force localisée résistante 202
A.4.1.2 Force de traction transversale 203
xx

Table des matières

Page
A.4.2 Ancrages des câbles de post-tension 204
A.4.3 Poussée au vide 205
A.4.4 Appuis indirects 205

Chapitré 6 - EXECUTION DES TRAVAUX 207


6. 1 Choix des matériaux 209

P.1 Constituant$ du béton 209


P.2 Armatures 209
P.3 Pièces incorporées 209

A.1 Constituants du béton 209


A.2 Armatures 209
A.3 Pièces incorporées 209

6.2 Tolérances 210

P.1 Tolérances à l'exécution 210

A.1 Tolérances à l'exécution 210


A. 1.1 Tolérances pour les cas normaux 210
A. 1. 2 Tolérances pour les cas spéciaux 210

6.3 Exécution 211

6. 3.1 Béton 211

p. 1 Transport et stockage des constituants 211


P.2 Composition du béton 211
p .2. 1 Généralités 211
P.2.2 Consistance du béton frais 211
P.2.3 Bétons à propriétés particulières 211
P.3 Fabrication du béton 212
P. 3.1 Dosage des constituants 212
P.3.2 Malaxage 212
P.4 Transport du béton jusqu'au lieu d'emploi 212
P.5 Transport et mise en place sur le lieu d'emploi 212
P.6 Cure du béton 212

A. 1 Transport et stockage des constituants 212


XXI

Table des matières

Page
A.2 Composition du béton 213
A.2 .1 Généralités 213
A.2.3 Bétons à propriétés particulières 213
A.3 Fabrication du beton 213
A. 3.1 Dosage des constituants 213
A.3.2 Malaxage 214
A.4 Transport du béton jusqu'au lieu d'emploi 214
A.5 Transport et mise en place sur le lieu d'emploi 214
A.6 Cure du béton 214

6.3.2 Coffrages et étaiements 214

p. 1 Exigences générales 214

A. 1 Exigences générales 214

6.3.3 Armatures 215

p. 1 Transport, stockage et façonnage des armatures 215


p. 1. 1 Armatures du béton armé 215
p. 1 .2 Armatures de précontrainte 215
P.2 Soudage 215
P.3 Jonctions 215
P.4 Préparation, montage et mise en place des armatures 215
p. 4.1 Armatures de beton armé 215
P.4.2 Préparation des armatures de précontrainte 216
P.4.2.2 Mise en place des armatures de précontrainte 216
P.5 Mise en précontrainte 216
P.6 Protection des armatures de précontrainte et des ancrages 216
de post-tension
P.6.1 Généralités 216
P.6.2 Protection provisoire 216
P.6.3 Injection de mortier 217

A. 1 Transport, stockage et façonnage des armatures 217


A. 1 • 1 Armatures de béton armé 217
A. 1 .2 Armatures de précontrainte 217
A.2 Soudage 218
A.3 Jonctions 218
mi

Table des matières


Page:
A.3.1 Jonctions soudées 218
A.3.2 Jonctions mécaniques 21~
A.4 Préparation, montage et mise en place des armatures 218
[Link]. 1 Pumatures de béton armé 218
A.4.2 Armatures de précontrainte 218
A.4.2.1 Préparation des armatures de précontrainte 218
A.4.2.2 Mise en place des armatures de précontrainte 219
A.5 Mise en précontrainte 219
A. 5. 1 Cas de la pré-tension 219
A. 5.2 Cas de la post-tension 219
A.6 Protection et ancrage des armatures 220
A. 6. 1 Généralités 220
A.6.2 Protection provisoire 220
A.6.3 Protection par injection sur le chantier 220

6.4 Contrôle de qualité 221


6. 4.1 Classification des procédures de contrôle 221
6. 4. 1. 1 Classification selon la partie qui effectue le contrôle 221
p .1 Considérations générales 221

A. 1 Considérations générales 221


A. 1 . 1 Contrôle interne 221
A. 1. 2 Contrôle externe 221
A.1.3 Contrôle d'acceptation 221

6.4.1 .2 Combinaison des procédures de contrôle 222

p .1 Considérations générales 222

A.1 Considérations générales 222

6. 4.1 .3 Etapes de contrôle 222

p. 1 Considérations générales 222

A.1 Considérations générales 222


A. 1 • 1 Contrôle de la conception et du dimensionnement 222
XXIII

Table des matières

Page·
A.1.2 Contrôle des produits et de l'exécution 223
A.1.3 Contrôle après achèvement de la construction 223

6.4.2 Contrôle des produits et de l'exécution 224

[Link] Essais préliminaires 224

P.1 Objet 224

A.1 Objet 224


A.1.1 Considérations générales 224
A.1.2 Essais préliminaires sur le béton 224

[Link] Essais pendant l'exécution 224

P.1 Exigences générales 224


P.2 Contrôle de réception à la livraison sur le chantier 224
P.3 Etapes spéciales de contrôle 225

A.1 Exigences générales 225


A.2 Contrôle d'acceptation ~la livraison sur chantier 225
A. 2.1 [Link]·de livraison du béton prêt à 1 'emploi 225
A.2.2 Bulletins de livraison d'éléments préfabriqués 225
A.3 Etapes de contrôle particulières 226
A.3.1 Contrôles avant bétonnage 226
A.3.2 Contrôle de la réalisation de la précontrainte 226

6.4.3 Contrôle d'acceptation du .. béton 227


6,4.3, J Bases pour le contrôle d'[Link]~ti'on 227

l?' 1 Objet du cont;rôle 227


A. J Objet du contrôle 227
A. 1 • 1 Généralités 227
A, J ,2 Critère d'acceptation 227
XXIV

Table ~es matières


Page
[Link] Essais de résistance du béton 228

P.1 Exigences générales concernant l'échantillonnage 228


P.2 Critères d'acceptation pour les essais de résistance 228

A.1 Exigences générales concernant l'échantillonnage 229


A.2 Critères d'acceptation pour les essais de résistance 229

[Link] Contrôles additionnels 230

P. 1 Généralités , 230

A.1 Généralités 230

Liste des documents de référence 231


ANNEXES 233

Annexe n°1 235


Liste des notations pour les grandeurs indépendantes des matériaux

Annexe n°2 237


Normes Européennes et Internationales de référence

Euronorm 239
Comité Européen de Normalisation 243
Organisation Internationale de Normalisation (ISO) 245

Annexe n°5 281


Règles complementaires pour les structures et elements en béton non arme""
Généralités 281
P.1 Définitions 281
P.2 Objet 281

A.1 Définitions 281


A.2 Objet 281

2 Bases pour le calcul des éléments en béton non armé 282

p. 1 Vérification des états-limites ultimes de résistance 282


P.2 Vérification des états-limites de service 282
P.3 Résistance du beton 282
P.4 Détermination des sollicitations résistantes 283

A. 1 Vérification des états-limites ultimes de service 283


xxv

Table des matières


Page

A.2 Vérification des états-limites de service 283


A.3 Résistance du béton 283
A.l+ Détermination des sollicitations résistantes 284

3 Règles de calcul aux états-limites ultimes 285

p. 1 Sollicitations normales 285


P.2 Effort tranchant 285
P.3 Flambement 285

A. 1 Sollicitations normales 285


A.2 Effort tranchant 286
A.3 FlBIDlbement 286
A. 3.1 Limitation de l'elancement 286
A.3.2 Longueur de flambement des murs 287
A.3.3 Effort normal résistant des éléments comprimés élancés 287

4 Règles de calcul aux états-limites de service 289

p. 1 Fissuration 289
P.2 Déformations 289

A. 1 Fissuration 289
A. 1 . 1 Généralités 289
A. 1. 2 Calcul des ouvertures de fissures 290
A.2 Déformations 291

5 Dispositions constructives des éléments de structures 292

p .1 Murs 292
P.2 Semelles de fondation 292

A.1 Murs 292

Annexe n°7 293


Effets structuraux des déformations différées du béton

Fluage et retrait 293

1•1 Définitions 293


1. 2 Domaine d'application 293
1.3 Fluage 294
1 • 3. 1 Hypothèses 294
XXVI

Table des matières

Page

1. 3.2 Détermination du coefficient de fluage 295

1.4 Retrait 299

1.5 Age corrigé 300

2 Effets structuraux 301

2. 1 Généralités 301

2.2 Formulation générale 302

2.3 Formulations simplifiées 303

2. 3. 1 Emploi d'équations algébriques 303


[Link] Méthode de la contrainte moyenne, avec E variable 303
c
[Link] Méthode de la contrainte moyenne, avec E constant 304
c
[Link] Méthode du module de déformation totale 304

2.3.2 Loi simplifiée du fluage 304

2.4 Evaluation des pertes de précontrainte 305


2.4.1 Pertes par retrait et fluage 306
[Link] Formule dérivée de la méthode de la contrainte moyenne 306
[Link] Formule dérivée de la loi simplifiée du fluage 306

2.4.2 Prise en compte de la relaxation de l'acier 308


1

[Link]
2

Préface

PREFACE
OBJECTIF
1.1 Buts des EUROCODES

La Commission des Communautés Européennes (CCE) a l'intention


d ''établir des Codes Européens - les "EUROCODES" - pour la conception, le
dimensionnement et l'exécution des structures de bâtiment et de génie
civil. Ces Codes visent à définir un ensemble de règles communes, pouvant
constituer une alternative aux règles actuellement divergentes, en vigueur
dans les divers Etats-membres.

Le programme de la Commission pour le rapprochement des dispositions


législatives, réglementaires et administratives des Etats-membres,
concernant la sécurité, l'aptitude au service et la durabilité des
différents types et modes de construction prévoit initialement l'élabo-
ration des huit EUROCODES suivants :

- EUROCODE No - concernant les règles unifiées communes aux différents


types de constructions et de matériaux;
- EUROCODE No 2 - concernant les struatures en béton:
- EUROCODE No 3 - concernant les struatures en acier;
- EUROCODE No 4 - concernant les structures mixtes aaieP-béton;
- EUROCODE No 5 - concernant les structures en bois;
- EUROCODE No 6 - concernant les struet~es en maçonne~e;
- EUROCODE No 7 - concernant les fondations;
EUROCODE N° 8 - concernant les struotures dans Zes zones sismiques.

Les EUROCODES ont pour but :

- d'améliorer le fonctionnement du Marché Commun en éliminant les entraves


causées par des règles divergentes;

- de définir des règles techniques communes pour une application effec-


tive de la Directive du Conseil, Réf.: 71/305 "J?()rtant coordination des
procédures de passation des Marchés Pub lies de Travaux", susceptibles
d'être appliquées comme "alternatives" aux règles nationales;

-de renforcer la position compétitive de l'industrie européenne de la


construction et des industries et autres activités connexes, dans les
pays au-delà de la Communauté;

- d'établir une base h·armonisée pour les Règles communes, envisagées


pour les produits destinés à la construction.
3

Préface

1.2 Application des EUROCODES

Les EUROCODES visent à fournir un ensemble de Règles de conception


et de dimensionnement, qui pourront être adoptées à l'intérieur de la
Communauté comme "alternative" aux Règles nationales correspondantes,
concernant les mêmes sujets techniques. L'E.C.l n'est pas destiné à
l'usage en tant que "document opérationnel"; il fixe la philosophie
générale et les considérations fondamentales pour l'établissement des
solutions spécifiques d'application pratique, énoncées dans les E.C.2,
~ E.C.3 et E.C.S et constituera ~galement la base d'élaboration des projets
d'Eurocodes futurs.

Le niveau de sécurité des constructions sera défini par chaque Etat-


membre selon ses exigences nationales. Afin de ·permettre l'application
des règles communes, chaque Etat-membre déterminera les valeurs numériques
·appropriées des coefficients partiels et des autres éléments de sécurité.

L'application des EUROCODES et la poursuite des efforts d'harmonisation


permettront de prévoir l'introduction graduelle de valeurs communes.

Le contrôle de la conception, du dimensionnement et de l'exécution,


ainsi que les procédures d'acceptation des ouvrages seront réglementés
au niveau national. Ceci vaut également pour les Compléments techniques,
concernant les aspects qui ne sont pas encore complètement couverts par
les EUROCODES ou qui ne peuvent être couverts en termes de Règles d'appli-
, ·cation générale.

1.3 Objet de la publication

Ce projet d'Eurocode a été préparé par les experts suivants, qui


constituaient un Groupe d'Etude opérant au nom de la Co~ssion :

-Prof. Franco LEVI (Turin), animateur


- Prof. Jean PERCHAT (Paris)
- Prof. Yves SAILLARD (Paris)
- Dr. Andrew SHORT (Londres)
-Dr. Manfred STILLER (Wiesbaden), assisté du Dr. Hans-Ulrich LITZNER.

Ce projet d'Eurocode est publié par la Co~ssion comme"RappoPt de


ce Groupe d'Etude".Il se fonde sur les travaux du Comité Euro-Interna-
tional du Béton (C.E.B.), de la Fédération Internationale de la Précon-
trainte (F.I.P.) et, en particulier, sur le Code MbdèZe CEB-FIP 19?8.

Dans la préparation du présent projet, les observations du Comité


Directeur, du Groupe de Coordination et du Groupe de Travail E.C.2,
constitués par la Commission, ont été prises en considération dans toute
la mesure du possible, tout au long de la discussion des projets préli-
minaires. Cependant, cette prise en considération n'implique pas que le
projet actuel puisse être déjà considéré comme approuvé par les Etats-
membres.
4

Préface

En ce qui concerne son contenu technique, le projet demande encore


à être revu par les spécialistes de la Communauté. Les questions juridiques
associées à une application ultérieure dans les Etats-membres devront être
clarifiées de façon séparée.

Par cette publication, la Commission se propose d'obtenir des commen-


taires sur le contenu et sur la présentation de ce projet de Code
Européen. ~s Etats-membres sont priés de présenter leurs observations,
de même que les Organisations techniques, scientifiques et profession-
nelles, les Organisations nationales de Normalisation, et également les
experts individuels.

L'un des buts essentiels de cette publication est de contribuer à


l'harmonisation des règlements nationaux, actuellement divergents; en
d'autres termes, l'objectif est de rapprocher graduellement les pres-
criptions nationales sur la base de ce document.

2 .ETENDUE EVENTUELLE DE-L'HARMONISATION


2.1 Généralités

L'harmonisation dans le domaine de la conception, du dimensionnement


et de l'exécution des ouvrages consiste à réaliser un accord commun sur
des principes généraux de dimensionnement et sur des règles d'application,
qui puissent être acceptés connne "alternative" aux règles nationales
existantes (voir chapitre 1.2). L'établissement de ces règles internatio-
nales nécessite, par ailleurs, un accord sur les critères de performance
correspondants, étant entendu que des critères de performance et des
principes généraux communs pourront être graduellement adoptés par tous
les Etats-membres, comme le montre clairement l'évolution en cours.

Cependant, dans leur application pratique, ces règles doivent se


référer à des données de base, telles que :

- les spécifications relatives aux charges :


• normes sur les actions (valeurs représentatives),
• règles relatives aux combinaisons d'actions,
• etc.

- les spécifications relatives aux matériaux :


• définitions des valeurs caractéristiques,
• normes sur la mise en oeuvres des matériaux et sur la réalisation
d'essais,
• dispositions constructives,
• etc.

qui, actuellement, sont encore très divergentes entre les différents


Etats-membres.
5

Pr~face

2.2 Documents de référence

Des normes sur les spécifications des charges ou des matériaux,


approuvées au niveau international, n'existent actuellement que dans des
domaines limités. C'est pourquoi, en l'absence de normes opérationnelles
approuvées au niveau international, ce rapport se réfère aux projets de
normes internationales correspondants, aux documents élaborés par des
organisations internationales qualifiées dans les secteurs technique
et scientifique concernés, ou bien à des normes nationales appliquées
sur le plan international.

Il y a lieu de reconnaître que ces divers documents ont un statut


très différent, en ce qui concerne leur degré d'approbation. C'est
pourquoi les références à des publications issues d'organisations
techniques ou scientifiques ne figurent que dans les règles d'appli-
cation et ne sont données qu"'à titre d'exemple". En conséquence, le
contenu de ces documents de référence n'a pas à faire l'objet de commen-
taires détaillés.

L'attention est également appelée sur l'impossibilité qu'il y a eu


de contrôler entièrement, dans le délai disponible, la stricte compati-
bilité entre tous les documents de référence.

Même si ces textes de référence sont considérés comme acceptables


pour le présent rapport, les Eurocodes ne pourront se référer, sous leur
forme définitive, qu'à des documents officiels et strictement compatibles.
En cas d'absence de normes internationales, le choix (ou l'absence) des
références correspondantes restera du ressort des responsabilités
nationales. Par ailleurs, l'examen du projet d'Eurocode devra permettre
de préciser l'existence de documents nationaux compatibles avec cet
Eurocode et la mesure dans laquelle ces documents pourront servir de
textes de référence. Les progrès réalisés dans la préparation des
·normes ISO et CEN, des Euronorms, etc. conditionneront donc le progrès
et l'étendue de l'harmonisation à laquelle il sera possible d'aboutir.

A cet égard, il faut noter qu'il n'existe pas actuellement de


normes internationales sur les actions et qu'il n'est pas prévu d'en
établir dans un avenir proche. Les règlements de charge nationaux res-
teront donc en vigueur durant un temps assez long. Par contre, pour les
spécifications sur les maté.Pia~, il existe déjà quelques normes inter-
nationales disponibles et divers projets sont en cours de discussion.
On peut en déduire que les spécifications sur les matériaux pourront
être harmonisées {et unifiées) à moyen terme.

Certains aspects particuliers, tels que, par exemple, la conception


et le dimensionnement vis-à-vis de la résistance au feu des structures,
ne sont pas considérés dans ce rapport, parce qu'il a été jugé préfé-
rable d'attendre la mise au point des documents correspondants par les
organisations scientifiques et techniques concernées (C.I.B., C.E.B.,
C.E.C.M., etc.).
6

Préface

Les principes generaux, concernant la sécurité, l'aptitude au service


et la durabilité sont fondés sur l'Eurocode 1. Ces principes ne sont
donc pas traités en détail dans ce document, en particulier en ce qui
concerne les définitions et les règles générales relatives aux actions
et à leurs combinaisons. Le présent document ne couvre que les points
spécifiques aux structures en béton et indispensables pour l'application
aux structures courantes.

2.3 Harmonisation des règles concernant les divers matériaux

L'"harmonisation des règles concernant les divers matériaux"


consiste à réaliser un accord sur les principes de base des projets, qui
puissent être considérés comme valables indépendamment du matériau et du
type de construction considéré. Dans une certaine mesure, cet objectif
est atteint par l'unicité de la référence des divers projets d'Eurocodes
aux mêmes principes communs, fixés dans le projet d'Eurocode 2,
indépendamment de la diversité des matériaux et des types de construction.

Dans la pratique, l'harmonisation comporte aussi, par exemple, la


.référence à des règlements de charges indépendants des matériaux et
l'emploi de coefficients partiels pour les actions indépendants des
matériaux (voir chapitre 4.2). Toutefois, de manière générale, cette
procédure n'est pas appliquée dans tous les Etats-membres.

De plus, il faut envisager un effort ultérieur d'harmonisation dans


le domaine de la terminologie, dans l'application pratique des méthodes
théoriques et, si possible, dans la définition des tolérances. Dans la
révision du projet, il faudra également indiquer si les critères concer-
nant les étàts-limites de service peuvent être définis indépendamment des
matériaux et des types de construction.

3 DIFFERENCIATION DE LA SECURITE ET DE L'APTITUDE AU SERVICE

Sous réserve d'accord avec les Autorités nationales compétentes, la


différenciation de la sécurité et de l'aptitude au service implique une
gradation du soin apporté aux diverses opérations (par exemple, aux
calculs de dimensionnement, à leur vérification, au contrôle de qualité
des matériaux, à la surveillance sur le chantier, aux exigences vis-à-vis
de la qualificetion du personnel, etc.). Cette gradation a pour but de
garantir des degrés appropriés de fiabilité.

La àifférenciation de la sécurité dans les calculs de dimensionnement


implique une augmentation ou une diminution des valeurs de calcul par
modification adéquate des valeurs caractéristiques ou représentatives,
ou par modification des coefficients partiels. Dans ce dernier cas, on
peut, soit fixer directement des coefficients partiels modifiés, soit
adapter les valeurs normalisées au moyen de coefficients correctifs
appropriés y •
n
1

Préface

Si, par exemple, on se réfère à plusieurs catégories de structures ou


d'éléments structuraux, caractérisées par différents niveaux de fiabilité,
on peut, pour des bâtiments agricoles, prendre en compte un degré de
fiabilité inférieur à la moyenne et, par contre, pour un stade, envisager
un degré de fiabilité supérieur à la moyenne.

4 VALEURS NUMERIQUES DES COEFFICIENTS PARTIELS


4.1 Coefficients partiels pour les propriétés des matériaux

Les valeurs des coefficients partiels des propriétés des matériaux


(ym ou yM), telles qu'elles sont proposées dans ce rapport, ont été
,choisies par le Groupe d'Etude sur la base de la meilleure expérience
disponible, mais elles ne constituent pas une proposition officielle de
la Commission.

Les valeurs de ces coefficients partiels sont considérées comme des


exemples, satisfaisant aux conditions suivantes qui semblent prévaloir
dans plusieurs Etats-membres,- notamment :

- accord commun sur les valeurs caractéristiques des propriétés des


matériaux (voir chapitre 3);

fixation d'un certain niveau de qualification de la main d'oeuvre,


ainsi que d'un certain niveau de contrôle (voir chapitre 6);

- adoption, pour les résistances, de formules basées généralement sur


des valeurs minimales couramment acceptées.

Le cas échéant, il peut s' avérér néces·s~ite de modifier les valeurs


des coefficients Y afin de les adapter aux conditions spécifiques à
m
certains pays. Les indications, qui sont données dans le présent document,
visent à permettre des calculs-prototypes et à constituer une base de
discussion.

4.2 Coefficients partiels pour les actions

Le présent document ne donne de valeurs numériques, ni pour les


coefficients partiels applicables aux actions (yF), ni pour les coef-
ficients servant à fixer les valeurs représentatives de celles-ci (~).
Les raisons en sont les suivantes :
- les coefficients de sécurité dépendent de la définition des actions et
du degré de fiabilité envisagé;
- la définition des actions doit se référer aux règlements nationaux de
charge$,qui divergent dans les Etats-membres;
- il est admis, que le choix du niveau de fiabilité reste du ressort
de la responsabilité nationale.
8

Préface
Pour pouvoir développer les discussions, des valeurs des coefficients
yF sont données à titre indicatif dans le tableau A(**). De même,le
tableau B donne des valeurs indicatives pour les êoefficients de combinai-
son~ d'après les propositions des Groupes d'Etude des E.C.2 et E.C.3 •
D'autres valeurs des coefficients yF sont données, à titre indicatif,
-dans le texte du présent projet d'Eurocode, mais pour les seuls cas où
elles sont absolument nécessaires à la modélisation de la capacité
résistante.

Tableau A Coefficients partiels pour la combinaison fondamentale

Type d'action effets défavorables effets favorables

action permanente YG 1'35 1,0

précontrainte avec acier


à haute résistance (*) Yp 1,20 0,9

action variable YQ 1,50 0

déformation imposée analyse


variable non linéaire: 1,50
Yind(*)
0
analyse
linéaire: 1,20

(*) valeurs indicatives pour les ouvrages en béton

Compte tenu de la définition des valeurs représentatives des actions,


ou comme simplification dans un domaine d'application délimité,on peut
adopter comme alternative :
YG = yQ= 1,43
Toutefois, indépendamment du choix définitif de ces-valeurs, il
faut souligner que les spécifications futures sur les actions devront
absolument être indépendantes des matériaux et comprendre un ensemble de
valeurs des coefficients partiels appliqués aux actions, qui soient
valables pour tous les matériaux (voir chapitre 2.3).

(**) valeurs en conformité avec le Code Modèle CEB-FIP 1978


9

Préface

Pour la vérification de l'équilibre statique (voir article P.4.4.1 du


chapitre 2.1), les valeurs suivantes sont données, à titre indicatif,
par les Groupes d'Etude des E.C.2 et E.C.3 :

YG1 = 0,95

YG2 = 1,os
Tableau B Coefficients ljJ
'ti

Actions 1Pe 1JJ1 1JJ2

charges d'exploitation :
- bâtiments d'habitation . 0,5-0,7
(**)
0,4 0,2
- bureaux et magasins de
détail : 0,7 0,6 0,3
- parkings . 0,7 0,7 0,6
vent 0,7 (*) 0 2(*) 0
'
neige 0,7 {*) 0 2{*) o<*>
'
température ?

{*) valeurs à modifier selon la région où est édifiée la structure

(**) valeurs à modifier éventuellement en fonction du nombre d'étages

Pour la conception et le dimensionnement des structures courantes,


il faut envisager l'utilisation de "fomats" simplifiés.

En principe, les formats simplifiés peuvent être obtenus

-par une limitation éventuelle du nombre d'actions variables à intro-


duire dans les combinaisons;

- par un choix approprié des valeurs des coefficients y et 1JJ ;

- par des dispositions adéquates pour les divers cas de charge à considérer.

Un foPmat simplifié particulier, déduit_des valeurs indiquées dans


les tableaux A et B, résulte, par exemple, de la combinaison des
0
coefficients yF et ~ sous la forme suivante :
10

Préface
n
a) si G est défavorable Sd =S (1,35.G + yQE 1 Qik) L1 ]
n
b) si G est favorable Sd =S (1,00.G + yQE l Qik) [2 J

où y = 1,50, si n •
Q
y = 1,35, si n = 2
Q
Il faut cependant noter que chacune des simplifications envisagées
n'est acceptable que sur la base d'un accord sur un certain nombre de
règles non-simplifiées. De plus, il faut souligner que, pour toute règle
simplifiée de vérification, le domaine d'application correspondant doit
être fixé.

5 REMARQUES SPECIFIQUES A L'EUROCODE N°2

5.1 Présentation
Conformément aux Directives établies par le Comité Directeur et le
Groupe de Travail E.C.2, le contenu du présent document est subdivisé
en :

-Principes (P), dans lesquels figurent les "e:t:igences" et les "crait~res


qualitatifs" d'accomplissement de ces exigences;
-Règles d'[Link] (A), comportant les "critères quantitatifs"
d 1 applicat~on et les Règles proprement dites (voir chapitre 1).

Les Principes sont indiqués par une ligne verticale en marge.

Par ailleurs, sur certains points particuliers, pour lesquels la


discussion a mis en évidence des divergences d'opinions, les Règles
comportent des "Corrmentaires" (*J, qui contiennent des solutions ·alterna-
tives ou donnent des explications appropriées. Il est prévu qu'à la
suite de l'enquête à laquelle est soumis le présent document, une décision
définitive sera prise sur ces points particuliers, ce qui permettra la
suppression de ces Commentaires.

Dans le chapitre 2.1, la suite des Principes et des Règles se


présente sous une forme différente de celle adoptée dans les autres
chapitres. Ce chapitre est basé sur une rédaction-modèle, établie par
un Groupe de Coordination Inter-Eurocodes. Dans les chapitres suivants,
les Principes et les Règles sont regroupés de manière à couvrir l'ensemble
d'un sujet, alors que, dans le chapitre 2.1, chaque paragraphe des
Principes est suivi des Règles correspondantes. Une décision définitive

(*) imprimés sur une largeur réduite


11

Préface

sur l'adoption d'une présentation uniforme de tous les chapitres de


l'Eurocode sera prise sur la base des observations reçues, conformément
au point 6.2.b) de la présente Préface. De plus, il faudra décider si l'on
accepte l'existence de certaines Règles d'application, lorsqu'elles n'ont
pas de correspondance dans les Principes.

5.2 Références bibliographiques particulières

Dans les Règles d'application, sont données des références biblio-


graphiques particulières, qui sont présentées sous forme typographique
spéciale et qui peuvent permettre aux projeteurs de traiter certains
sujets de mani~re plus approfondie. Le contenu des documents cités
(Code Modèle CEB-FIP 1978, Compléments ou Annexes au Code Modèle,
Guides FIP) est considéré comme conforme aux Principes et, de ce fait,
directement utilisable, compte tenu du vaste consensus international
dont ils constituent l'aboutissement.

5.3 Annexes

Dans la présentation qui suit, ne sont actuellement incluses que


quatre Annexes, qui concernent les sujets suivants

- Annexe n° 1 "Notations"
- Annexe n°2 "Nomes de référence"
- Annexe n°5 "Béton non amé"
- Annexe n°7 ''Effets structuro:ux des dé[Link]
différées du béton"
Il est prévu de procéder ultérieurement l la rédaction des
Annexes suivantes :

- Annexe n°3 "Traitement the"l'mique du béton"


- Annexe n°4 "Béton Zéger structural."
- Annexe n°6 'Précont~inte par [Link] non adhérents"

- Annexe n°8 "Guide de dUPabiZité"


Annexe n°9 ''El.éments pré fabriqués"
- Annexe n°10: "Fatigue"

Pourront être également envisagées, suivant les résultats de


l'enquête, d'autres Annexes, relatives aux consoles courtes, aux murs
porteurs, aux poutres-cloisons, des tableaux de coefficients forfaitaires
pour le calcul des poutres continues et 'des dalles, etc.
12

Préface
6 COMMENTAIRES

6.1 Généralitis

Pour faciliter la prise en compte des commentaires, il est demandé


de distinguer entre les questions de caractère général et les questions
de nature technique, conformément aux indications suivantes :

6.2 Observations de caractère général

Des observations de caractère général sur le document dans son


ensemble et sur son applicabilité dans la pratique seront les bienvenues.
Ces observations peuvent couvrir, en particulier, les points suivants :

a) Objet et domaine d'application du Code dans son ensemble, ainsi


· que de certains chapitres et paragraphes particuliers;

b) Clarté d'exposé et facilité d'application du contenu du Code,


en particulier pour la présentation et la distinction des Principes et
Règles d'application (et ceci, compte tenu des différences de forme des
E.C.2, E.C.3 et E.C.8);

c) Possibilité de couvrir actuellement, sous forme de Code, la


conception, le dimensionnement et l'exécution;

d) Degré de développement du traitement des divers sujets;

e) Relation et compatibilité avec le présent document :

(i) des normes internationales,


(ii) des normes nationales,
(iii) d'autres documents établis par les organisations
internationales.

6.3 Observations de nature technique

En ce domaine, sont demandées des observations :

a) sur les méthodes de conception et de dimensionnement'et, en


particulier, sur les modèles de calcul adoptés;

b) sur l'adaptation des EUROCODES au degré de sécurité, adopté


par les diverses réglementations nationales.
13

Préface
Il faut notamment contrôler si cette adaptation peut être réalisée
uniquement par une fixation adéquate des coefficients YF et ~ , dans le
cadre de l'application des normes nationales sur les charges, sans modi-
fication des règles de sécurité proposées pour les matériaux,- en
particulier, sans modification des valeurs indicatives, données par les
coefficients y .•
m
En cas d'impossibilité, il faut indiquer la modification nécessaire
des règles de sécurité proposées pour les matériaux, ainsi que la modi-
fication appropriée des valeurs numériques des coefficients y.. , sur la
m
base des normes internationales ou nationales, concernant les matériaux
et compatibles avec l'Eurocode.

Les propositions d'amendement, ainsi que leur insertion, devront


être énoncées clairement, afin de pouvoir être directement introduites
dans le texte. En outre, toutes les répercussions, résultant de l'impli-
cation de ces propositions dans les autres parties du document, devront
être prises en considération et résolues sans ambiguïté par des textes
adéquats de remplacement.

6.4 Présentation des observations

LBs observations sont à adresser à la

COMMISSION des COMMUNAUTES EUROPEENNES


Direction Générale du Marché Intérieur
et des Affaires Industrielles (III-C-3)
Rue de la Loi 200
B-1049 BRUXELLES
15

1 • INTRODUCTION
17

1 • Introduction

INTRODUCTION

P.1 Objet

Le présent Eurocode définit les bases pour la conception, le


dimensionnement et l'execution des structures en béton, beton arme et
béton précontraint, et en propose des Règles d'applicat~on opération-
nelle.

Les Principes, qui fixent les exigences et les critères auxquels


doit satisfaire la structure pour être en conformité avec cet Eurocode,
sont identifiés dans le texte par la lettre P •

Les Règles d'application, identifiées par la lettre A , sont


destinées à offrir une mGthode acceptable pour satisfaire aux principes
donnés dans l'Eurocode, mais elles n'excluent pas l'emploi d'autres
règles opérationnelles lorsqu'il peut être démontré qu'elles satisfont
aux mêmes principes.

Des valeurs numérigues, identifiées par un cadre (et assoc~ees à


un certain niveau de sécurité), sont données, màis seulement à titre
indicatif.

P.2 Domaine d'application

Le présent Eurocode concerne les structures de b~timents et de


génie civil. Les Principes de base sont applicables à tous les types
d'ouvrages en béton, béton armé et béton précontraint, mais ils ne
couvrent pas complètement tous les problèmes spécifiques aux structu-
res spéciales, telles que certains types particuliers de ponts ou
viaducs, les grands barrages, les enceintes pour réacteurs nucléaires
ou les plates-formes marines.

L'inclusion d'un type de structure dans le domaine de validité


de l'Eurocode n'implique pas que tous les détails de sa conception, de
son dimensionnement et de son exécution y soient complètementcouverts.

Les Règles d'application se réfèrent seulement aux structures en


beton, béton armé ou béton précontraint dont les granulats sont, soit
des granulats normaux (tels que graviers, roches concassées ou
granulats similaires, sable naturel), soit, en tout ou partie, des
granulats légers, appartenant à l'une des Classes I ou II définies par
les Recommandations de la RTLEM.

Les structures et les éléments de structures dont le pourcentage


d'armature est inférieur à une certaine limite, doivent être considé-
rés comme non armés.

Par ailleurs, ne sont pris en considération, ni les éléments en


beton sans granulats fins ou en béton aéré ou encore en béton de
granulats lourds, ni les éléments armés de profilés métalliques lami-
nés ou les structures composites acier-béton.
18

1. Introduction

Pour les types de structures non complètement couverts, ainsi que


pour de nouvelles utilisations structurales de materiaux connus, ou
pour des ouvrages soumis à des actions ou influences se situant en-
dehors du domaine de l'experience usuelle, les mêmes Principes et
Règles demeurent applicables, màis sous reserve de Compléments even~
tuels adéquats.

Par contre, les exigences de caractère particulier, - comme, par


exemple, la protection des structures contre les sels de déverglaçage
ou vis-à-vis du feu, - ne sont pas incluses dans le domaine de validi-
té du document.

P.3 Hypothèses

L'attention des utilisateurs est appelée sur les hypothèses


suivantes, fixées dans l'Eurocode n°1

i. Les projets sont supposés établis par du personnel qualifié et


expérimenté.
ii. Une surveillance adéquate est supposée réalisée dans les
ateliers et sur les chantiers.
iii. L'exécution est supposée effectuée par du personnel ayant la
qualification et l'expérience appropriées.
~v. La structure est supposée faire l'objet d'un entretienapproprié
pendant sa "durée de vie" initialement fixée.
v. Les conditions d'exploitation de la structure sont supposées ne
pas subir de changement désavantageux durant la durée de vie
initialement fixée, à moins qu'il ne soit procédé à un nouveau
calcul approprié.

Il faut également noter que les modes de conception et de dimen-


sionnement ne sont valables que si les exigences de qualité, fixées au
chapitre 6, sont satisfaites.

P.4 Unités

Les unités adoptées dans les Eurocodes sont celles du Système


International d'unités S.I., basé sur le système numérique décimal à
sept unités de base, conformément à la Norme IS0-4357 "Règles pour
l'utilisation du système d'unites S.I. dans les constructions".

Pour la présentation des données et résultats, les unités recom-


mandées sont

- pour les charges et les forces


localisées ou réparties kN, kN/m, kN/m2
-pour les masses volumiques kg/m 3
-pour les poids volumiques kN/m 3
19

1 • Introduction

- pour les contraintes et les résistances =


MPa ( N/mm.2 = MN/m2)
- pour les moments kNm

P. 5 Notations

Les notations doivent être conformes à la Norme IS0-3898 "Bases


du calcul des constructions- Notations- symboles généraux", avec le
choix particulier de :

V pour les efforts tranchants


Q pour les actions variables
c ou b *) comme indice spé[Link] aux propriétés du beton.

Certaines derogations peuvent être effectuées par rapport à la


Norme IS0-3898, particulièrement pour l'usage des lettres capitales
et la suppression de virgules dans les indices.

Pour des grandeurs indépendantes des matériaux, une liste des


notations est donnée à l'annexe 1 du présent Eurocode.

*) décision à prendre
21

2. FIABILITE ET METHODES D'ANALYSE


23

2.1 Bases pour le projet

2.1 BASES POUR LE PROJET

P.1 Exigences fondamentales

Le projet et la réalisation des ouvrages en béton, béton armé et


béton précontraint doivent avoir pour but de garantir, avec une pro-
babilité acceptable, que les structures se maintiennent aptes à
l'usage requis, compte tenu de la durée de vie prévue et des dépenses
engagées.

L'ossature principale doit normalement posséder une robustesse


telle qu'elle ne puisse subir aucun dommage hors de proportion avec
la cause initiale.

Pendant leur durée de vie prévue les structures doivent être en


mesure, avec un degré de fiabilité appropriée

- de supporter les actions et influences susceptibles d'intervenir


pendant la construction et l'usage courant;

- de satisfaire de manière adéquate aux conditions d'aptitude au


service;

- de présenter une durabilité adéquate.

En particulier l'exigence concernant la robustesse (ou l'intégrité


structurale) doit être prise en considération dans le cadre de la
conception générale du projet (voir P.2 ci-après). Dans tous les cas,
la structure doit offrir une résistance convenable aux forces laté-
rales.

Si le comportement structural peut être étudié par le calcul, les


vérifications doivent être basées sur une modélisation adéquate
(voir P.7.1) en attribuant aux variables des valeurs numériques
appropriées (voir P.3). Dans le cas contraire, on peut s'appuyer sur
des essais sur modèles ou sur prototypes (P.7.3) ou bien recourir
à des mesures indirectes consistant, par exemple, en un choix adéquat
des matériaux et des dispositions constructives. La durabilité et
la résistance aux influences agressives peuvent être assurées par les
prescriptions énoncées en P.6.

Dans les ouvrages en béton armé ou précontraint le respect de


l'ensemble de ces exigences nécessite la mise en oeuvre d'un pourcen-
tage minimal d'armatures adhérentes protégées par une épaisseur
suffisante de béton de bonne qualité.

P.2 Conception générale du projet

La conception générale du projet doit comprendre :

-la décision définitive sur l'implantation de l'ouvrage,

- les dispositions générales de la structure ~elles que, par exemple,


24

2.1 Bases pour le projet

une distribution symétrique des masses et des rigidités),

- le choix des matériaux constitutifs, du système structural et des


méthodes de construction.

Une attention particulière doit être âpportée au choix du degré


de fiabilité approprié (voir Préface) et à la prise en compte des
actions et situations accidentelles.

Pour les mesures destinées à couvrir les risques sismiques,on se


réfèrera à l'Eurocode n°8.*

P.3 Règles générales concernant le dimensionnement aux états-limites


P.3.1 !t~t~-.!_i~i!_e!_ !:_t_s.!_t~aE_i~~ ie_p!_9le.!=_
Les conditions dans lesquelles la structure peut cesser de remplir
ses fonctions doivent être énumérées. Chacune de ces conditions est
considérée comme un état-limite dans lequel certains des critères
de performance qui sont déterminants pour l'utilisation de l'ouvrage
ne sont plus respectés.

Les états-limites peuvent intervenir durant toute la vie de l'ou-


vrage. En vue d'une idéalisation de la vérification des états-limites,
la vie prévue peut être représentée par diverses situations appelées
"situations de projet". Chacune de ces situations est caractérisée
par l'intervalle de temps pendant lequel les données qui influent
sur les conditions de sécurité peuvent être considérées constantes.

Les diverses situations à vérifier, et en particulier celles qui


se produisent au stade de la construction, doivent être examinées
successivement et faire l'objet de justifications distinctes.

Dans la plupart des cas pratiques, les situations de projet peuvent


être classées comme suit :

- situations durables, ayant une durée du même ordre de grandeur que


la vie de l'ouvrage (ce qui est le cas de nombreuses situations, en
utilisation courante);

- situations transitoires, ayant une durée moindre et une haute proba-


bilité d'occurrence (par exemple, situations pendant la construc-
tion ou au cours d'une réparation);

-situations accidentelles (pendant ou après un accident), ayant


normalement une durée brève et une faible probabilité d'occurrence.

Généralement, les valeurs de calcul de la plupart des actions à


prendre en compte dans ces diverses situations sont différentes. En
revanche, pour simplifier les procédures d'application courantes, on
utilise souvent les mêmes valeurs de calcul des capacités résistantes
pour les situations durables et transitoires; cette simplification
* en cours de rédaction
25

2.1 Bases pour le projet

ne s'applique cependant pas aux situations transitoires de nature


sismique.

La réalisation des ouvrages en béton par phases successives ou par


assemblage d'éléments préfabriqués et de parties coulées in situ
entraîne l'obligation de considérer les états-limites inhérents aux
situations transitoires ainsi que l'influence du procédé de construc-
tion sur le comportement de l'ouvrage en service, compte tenu en
particulier des effets des déformations différées du béton.

P.3.2 Classification des états-limites

Les états-limites se subdivisent en deux catégories

a) les états-limites ultimes,qui correspondent à :


i - la perte de l'équilibre statique de la structure, ou d'un de·
ses éléments, considérés comme un corps rigide.
On peut admettre que l'équilibre statique est assuré tant que
la structure ou les éléments qui la constituent (par exemple
les fondations) ne subissent pas de déplacements anormaux
(par renversement, soulèvement ou glissement);

ii - l'atteinte de la capacité de résistance ultime du système struc-


tural ou d'un de ses éléments.

Ces états-limites peuvent correspondre à :

- la rupture ou une déformation excessive de sections critiques, de


jonctions ou d'éléments porteurs.

Sont spécifiques du béton armé ou précontraint les états-


limites sous sollicitations normales (moment fléchissant,
effort normal) et sous sollicitations tangentes (adhérence-
ancrage, effort tranchant, torsion, poinçonnement.

- la transformation de la structure, ou d'une de ses parties, en un


mécanisme,

- la perte de la stabilité structurale par effets du second ordre


(flambement), ces effets pouvant provoquer une instabilité locale
ou d'ensemble et affecter le comportement des sections.

Dans le cas du béton armé ou précontraint, ces phénomènes


sont affectés par les déformations différées du béton.

- l'influence des déformations cumulatives ou d'un changement de


géométrie du système;

-la rupture par sollicitations répétées (fatigue);

- des états-limites particuliers dans des situations accidentelles


(par exemple : pénétration à la flamme, en cas d'incendie; isola-
tion thermique, en présence du feu).
26

2.1 Bases pour le projet

b) les états-limites de service qui affectent les pos-sibilités .d '. uti-


lisat~on et au~delà desquels les conditions de serv:ice ne .sont plus
assurées.

Pour les ouvrages en béton, il faut envisager

- la .fissuration des zones de béton tendu;

- les contraintes de compression excessives dans le béton,qui provoquent


une microfissuration et affectent la durabilité;

- les déformations ou flèches inacceptables,qui influent sur l'aspect


de l'ouvrage ou.-sur son utilisation et peuvent provoquer des domma-
ges .aux finitions ou aux éléments non structuraux. Ces phénomènes sont
influencés par la fissuration, le fluage et le retrait;

- les vibrations,qui affectent les conditions de confort et peuvent


endommager les éléments non-structuraux et les équipements;

- la [Link].e de 1 'étanchéité;

certains états-limite.s particuliers, tels que ceux provoqués par


l'usure, le faiençage de la surface, les effets du gel.

La détérioration provoquée par des influences [Link] sur les


matériaux constituant la .structure peut conduire à des états-limites
concernant aussi bien le.s conditions de service que les conditions
ultimes.

P.3.3 Variables de base

Dans les vérifications par l'analyse, les états-limites sont appré-


hendés par un modèle de calcul faisant intervenir un certain nombre
de paramètres ou de variables appelés variables de base.

Les variables de base spécifiques du béton, béton armé ou pr~­


contraint qui interviennent dans la plupart des états-limites sont

-les actions: forces {F), précontrainte éventuelle (P), déformations


imposées;

-les résistances (f), la déformabilité instantanée et rhéologique


(retrait, fluage), 1 'adhé[Link] acier-béton et d'autres propriétés
telles que la relaxation des aciers de pré[Link], le frottement
dans les gaines;

-les données géométriques (a).


27

2.1 Bases pour le projet

P.3.4 Format de calcul


P.3.4.1 Etats-limites ultimes

Dans la plupart des cas les effets résultant des actions dans une
section S sont comparés aux valeurs résistantes correspondantes en
se rapportant aux valeurs de calcul Sd et Rd.

Cette comparaison peut être exprimée sous la forme

[ 1]

Les définitions de S et R varient suivant le probl~me spécifique


envisagé et les relations peuvent être scalaires, vectorielles, (par
exemple, interaction M- N) ou, parfois, plus complexes.

Dans certains cas (par exemple, certains probl~mes de flambement,


application aux dalles. de la théorie des lignes de rupture), les actions
sont comparées directement à la capacité résistante d'un élément
structural ou de la structure dans son ensemble.

Pour les états-limites d'équilibre statique, l'équation [1]


s'écrit :
S' d (F') ~ S"d (F") [2j

où S'd et S"d sont, respectivement, les effets des actions non-stabili-


santes F' et ceux des actions stabilisantes (F").

P.3.4.2 Etats-limites de service

La condition de vérification est généralement exprimée sous la


forme :
[3]

où Sd est la valeur de calcul de l'effet des actions (ouverture des


fissures, déformation, parfois contrainte) et Cd représente une valeur
fixée a priori ou fonction de certaines propriétés des matériaux (et
correspondant donc à Rd). Ici aussi la vérification peut être scalaire,
vectorielle ou plus complexe.

Les effets des actions sont introduits dans les calculs par leurs
valeurs de calcul Sd. Dans les diverses situations de projet il faut
généralement considerer simultanément plusieurs actions, ce qui
implique l'application de "règles de combinaison" (voir aussi P.4)
fondées sur les formats ci-après.

Une forme simplifiée, applicable dans de nombreux cas, est la


suivante
Sd == S ( ( yF F rep ) l , • • • ( yF Frep ) 1. , • • • ) [4]
28

2.1 Bases pour le projet

Les coefficients yF dépendent de la nature des actions et de l'~tat­


limite considéré. Ils tiennent compte :

a) de la possibilité d'écarts aléatoires défavorables des actions par


rapport à leurs valeurs représentatives F , quelle que soit la cause
rep
de ces écarts (occurrence éventuelle de valeurs extrêmes de F, sous-
estimation éventuelle de F faute d'informations statistiques
suffisantes), rep

b) de l'imprécision, par rapport à la réalité physique, des modèles


utilisés pour décrire les actions dans les calculs de dimensionnement,

c) de l'imprécision, par rapport à la réalité physique, du modèle


mécanique utilisé pour représenter la condition d'état-limite,

d) des incertitudes de nature aléatoire attachées à l'équation d'état-


limite (par exemple, absence de prise en compte des corrélations entre
les variables de base),

ces deux derniers aspects étant limités à la portion des incertitudes


qui concerne la détermination des sollicitations et autres effets des
actions.

En se référant à la classification des actions adoptées en P.4.1,


les coefficients partiels yF sont représentés par les notations ci-
après

YG pour les actions permanentes


y
pour les actions variables
Q
y
p pour la précontrainte

Yi nd pour les déformations imposées (actions indirectes).

Dans certains cas (en particulier dans les calculs non linéaires),
on utilise l'expression

sd 81 Ys d • s [ <Yf Frep ) 1 ' • • • <Yf Frep ) 1. , ••• ] [5]

où, généralement

La procédure qui consiste à appliquer l'expression [5] est dite


"procédure de linéarisation" car elle conssiste à limiter l'étude non-
linéaire au niveau de yf en amplifiant ensuite les effets des actions
par application d'un coefficient de proportionnalité Ysd·

i 1
29

2.1 Bases pour le projet·

Théoriquement, Yf tient compte des écarts et des incertitudes qui


se rapportent aux actions elles-mêmes (points a et b ci-dessus); YSd
tient compte des incertitudes qui concernent le modèle adopté pour
la détermination des effets des action~ dans la condition d'état-
limite considéré (points c et d ci-dessus)·.

Si l'on se réfère à la classification des actions donnée en P.4.1


les coefficients partiels Yf sont représentés par les notations
suivantes

- y est associé aux actions permanentes,


g
-y est associé aux actions variables,
q
- y s'applique à la précontrainte ,
p
- Yind s'applique aux déformations imposées (actions indirectes).

P.3.4.4 ya.!_e~r.!~e_c!!_l_su_!.~e_l!!_~a.E_a_siE_é_r!_s!_sE_a.!!_t.!_.!_t_d_!S_pE_o.E_r!_é!_é_!
des matériaux

La capacité résistante est introduite dans les calculs par sa


valeur de calcul Rd évaluée au moyen d'expressions telles que

(6J

Les coefficients partiels yM tiennent compte :


1 a) de la possibilité d'écarts aléatoires défavorables des propriétés
des matériaux par rapport à leurs valeurs caractéristiques spécifiées
ou estimées (par exemple, par rapport à fk);

b) des incertitudes concernant les relations entre les propriétés des


m~tériaux in situ et celles mesurées dans des essais normalisés
(incertitudes sur les facteurs ou fonctions de conversion);

c) de la conversion elle-même entre propriétés in situ et propriétés


d'éprouvettes normalisées; par contre, ne sont pas comprises les
·corrections qu'il y a lieu d'introduire dans certains cas pour tenir
compte des conditions d'application des actions (par exemple, réduc-
tion de la résistance du béton à la compression sous sollicitations
normales soutenues (voir chapitre 4.1.1);

d) de l'imprécision, par rapport à la réalité physique, du modèle


mécanique utilisé pour déterminer la capacité résistante dans l'équa-
tion d'état-limite;

e) de la possibilité d'écarts aléatoires défavorables de certaines


données géométriques par rapport à leurs valeurs nominales (par
exemple, dimensions de sections transversales et position des armatures
dans ces sections).
30

2.1 Bases pour le projet

Dans cer-tains cas, il y aurait lieu d'évaluer Rd par une expression


de la forme :
1 [ 7]
Rd =y- - R( ••• fk/ym ••• )
Rd
avec
y • YR y
m
d M

Dans ce cas y tient compte des incertitudes concernant les


m
propriétés des matériaux (points a et b, ci-dessus) et yR des incer-
titudes concernant la détermination de la capacité résistante ou des
paramètres géométriques. Cette procédure n'est cependant pas appliquée
dans les constructions en béton dans les cas courants.

Les paramàtres géométriques sont généralement introduits dans les


calculs par leurs valeurs nominales (ad= a ). Une sécurité addi-
nom
tive est introduite dans certains cas en ajoutant (ou en retranchant)
un terme complémentaire ~a (par exemple : excentricité minimale dans
les calculs en flexion composée (voir chapitre 4.1.1); excentricité
additionnelle dans les poteaux et inclinaison involontaire dans les
cadres vérifiés en tenant compte des effets du second ordre (voir
chapitre 4.1.3).

P.4 Règles générales relatives aux actions et à leurs combinaisons


P.4.1 Classification

La classification qui suit définit les différentes manières dont


les actions sont prises en compte dans les calculs.

Comme indiqué plus en détail dans l'Eurocode n° 1, on distingue :

a- les actions directes, généralement représentées par la notation F,


(tous les types de charges, pression du vent, neige, etc.) correspon-
dant aux forces appliquées•

- les actions indirectes, généralement représentées par la notation


F. d (température, retrait, etc.) correspondant aux déformations
~n
imposées. Si l'on se réfère à un modèle de comportement élastique,
le fluage donne également lieu à des déformations imposées. Toutefois
on peut généralement inclure ses effets dans la réponse du matériau.
Font exception les déformations de fluage dues à des actions qui ont
cessé d'agir;
31

2.1 Bases pour le projet

- la précontrainte • On ne considère ici que la précontrainte


réalisée au moyen d'armatures fortement tendues, que sa faible varia-
tion en fonction du temps permet d'assimiler à une force appliquée;

b - les actions permanentes (poids propre des structures, poids des


superstructures et de l'équipement fixe, ••• ) généralement représen-
tées par la notation G; la précontrainte (notation P), assimilable
à une action permanente fonction du temps. Le retrait peut être trait~
comme une action permanente variable dans le temps; il en est de même
du fluage si on le considère comme déformation imposée;

- les actions variables (charges d'exploitation Q , vent W, neige S ,


température T ••• ) désignées par la notation généraÎe Q; n

- les actions accidentelles (par exemple impact) généralement


représentées par la notation FA;

c - les actions fixes, caractérisées par une distribution spatiale


fixe sur toute la construction;

- les actions libres (toutes les charges mobiles comprenant la plu-


part des charges d'exploitation, vent, neige ••• ) qui donnent lieu à
différents cas de charge (voir P.4.3);

d- les actions statiques ou quasi-statiques (pour lesquelles l'effet


dynamique éventuel peut être pris en compte par une majoration appro-
priée des actions statiques);

- les actions dynamiques;

e - les actions caractérisées par un faible nombre de répétitions et


pour lesquelles il n'y a pas lieu d'envisager un risque de dommage
par fatigue;

- les actions caractérisées par un nombre élevé de répétitions


(certaines actions variables) qui peuvent donner lieu à un effet
de fatigue.

P.4.2 Valeurs caractéristiques et autres valeurs représentatives -

Généralement, les actions permanentes sont représentées par une


valeur nominale unique G. Ceci vaut en particulier pour les actions
suivantes :

- poids propre de la structure,


- poids des superstructures et de l'équipement fixe,
- action provoquée par un niveau d'eau pratiquement constant,
- déformations imposées dues à un tassement d'appui, etc,
- retrait et fluage, lorsque ces phénomènes n'ont pas une influence
déterminante,
- précontrainte.
32

2.1 Bases pour le projet

Pour la plupart de ces actions, en particulier pour le poids


propre de la structure, la valeur nominale unique G est généralement
calculée comme une valeur moyenne à partir des dimensions nominales
et de la masse volumique moyenne.

Dans les cas suivants, toutefois, il peut être nécessaire de


considérer d'autres valeurs représentatives, soit par exen~le une
valeur majorée ou une valeur minorée, ou les deux à la fois (*)

- po1às propre d'éléments structuraux très minces (voiles plans ou


courbes) dans lesquels la dispersion des dimensions géométriques a
une grosse influence sur la valeur globale des effets des actions,

-poids des superstructures, si celui-ci est susceptible de varier


pendant la vie de l'ouvrage,

- lorsque certains effets des actions sont très sensibles à une


variation de la répartition des charges sur la structure (en
particulier dans les calculs d'équilibre statique et dans la véri-
fication des zones dans lesquelles le signe du moment est susceptible
de changer).

On peut cependant adopter une valeur représentative unique

-si l'on adopte deux valeurs distinctes du coefficient YG (voir P.4.4.2)

- ou si les variations des effets des actions sont couvertes par des
dispositions constructives appropriées,

-pour la précontrainte (voir chapitre 3.3).

La masse volumique moyenne peut être évaluée en se rapportant


au projet ISO "Actions due to the self weight of structures, non
structural elements and stored materials" (TC 98/SC3/WG3).

Des valeurs particulières des masses volumiques mœyennes sont


données dans le tableau 2.1 ci-après :

acier 3
7850 kg/m

béton normal non


1 3
a~é 2300 kg/m

3
béton normal armé 2500 kg/m

Tableau 2.1 Valeurs des masses volumiques moyennes

(*) Voir également le commentaire de l'Eurocode n° l


33

2.1 Bases pour le projet

P.4.2.2 Actions variables

Chaque action variable peut être représentée par les valeurs


représentatives suivantes :

- valeur caractéristique Qk

~
- valeur de combinaison
0 Qk
- valeur fréquente tP Qk
1
- valeur quasi -permanente 1./J Qk
2

Souvent les règlements de charge nationaux donnent ces valeurs


représentatives sous forme de valeurs nominales.

Pour des situations transitoires, telles que celles qui se présen-


tent pendant le transport, les réparations de très brève durée ou les
phases de montage, des valeurs réduites peuvent être prises en compte.

Pour la vérification concernant la fatigue, les valeurs des actions


à prendre en compte (et les facteurs correspondants) sont indiqués dans
l'annexe correspondante.(*)

Des valeurs indicatives des coefficients tP sont données dans le


tableau B de la Préface.

Pour les actions énumérées ci-après :

- charges d'exploitation,
- déformations imposées par le mode de construction,
- charges de chantier,

le projeteur peut être autorisé à utiliser comme valeurs représentatives


des valeurs nominales non approuvées officiellement. Le non-dépassement
de ces valeurs devra être garanti par les responsables de la réalisation
ou de l'utilisation de la construction.

Suivant la nature de l'ouvrage, le projeteur peut fixer les valeurs


représentative~ de certaines actions n§turelles (inondation, pression
de l'eau contenue dans le sol) sur la base des informations statisti-
ques. disponibles et de son propre jugement·.

P.4.2.4 Actions accidentelles

Les valeurs représentatives des actions accidentelles sont


généralement fixées par les autorités nationales compétentes.

(*) sera rédigée ultérieurement


34

2.1 Bases pour le projet

P.4.3 Cas de charge

Les cas de charge sont les dispositions des actions libres qui doi-
vent être prises en compte dans les calculs. Elles définissent unique-
ment l'emplacement et la direction dans lesquels les actions inter-
viennent et non leurs intensités respectives. Celles-ci résultent des
combinaisons d'actions (voir P.4.4).

Un cas de charge peut se rapporter

- à une action individuelle (cas de charge élémentaire)

- à toutes les actions à considérer dans la situation de projet


considérée.

Dans les structures en béton, la présence d'un poids propre


important permet souvent de réduire les cas de charge à considérer
dans les calculs.

P.4.4 Combinaisons d'actions

Les combinaisons d'actions sont les ensembles des valeurs de


calcul qu'il y a lieu de prendre en compte lorsque plusieurs actions
doivent être considérées simultanément.

P.4.4.1 Vérification de l'équilibre statique et des états-limites


!:n~(~~g~e~- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Les actions suivantes doivent être prises en considération :

i -Actions permanentes c1 et précontrainte P


1
qui s'opposent au
déplacement

ii -Actions permanentes G , précontrainte P et actions variables


Q. qui peuvent donner 2lieu au déplacement
l.
2

iii- Le cas échéant, actions accidentelles A (ou E ).


q
Généralement on ne considère que les fractions de charges variables
(vent, neige, poussée des terres, etc.) qui ont tendance à détruire
l'équilibre.

L'équilibre doit être alors vérifié sous l'effet des combinaisons


suivantes (mises sous forme symbolique, conforméfuent au format de
l'équation [4] en omettant la précontrainte éventuelle).

i - Combinaison fondamentale :

[8]
35

2.1 Bases pour le projet

ii Combinaison accidentelle (si nécessaire)

I: $ Q. [9]
1
i> 1 21

avec les notations ci-après

actions permanentes, comprenant la part des poids favorables vis-


à-vis de l'équilibre

actions permanentes, comprenant la part des poids défavorables


vis-à-vis de l'équilibre

action accidentelle éventuelle

fraction de l'action variable de base défavorablœvis-à-vis de


l'équilibre

Q.l. fraction des actions d'accompagnement défavorable vis-à-vis de


l'équilibre

$o' tjJ 1' t4J 2 coefficients définis en P.4.2.2

YG ' YG coefficients partiels pour les actions permanentes


1 2
favorables et défavorables
YQI' YQ. coefficients partiels pour les actions variables
l. (voir P.4.4.2).

Si la structure est très déformable, la vérification doit prendre


en compte les déformations.

Les mêmes combinaisons doivent être appliquées pour le calcul des


effets des actions sur les dispositifs d'ancrage destinés à assurer
l'équilibre statique.

Des valeurs numériques de yG et yG sont indiquées dans la


Préface. 1 2

La vérification de la capacité résistante est effectuée sur la base


des combinaisons suivantes des valeurs de calcul (présentation symbo-
lique rapportée au format de l'équation [4]).

i Combinaison fondamentale

YG G
.. [Link]
.......... +Y(!
· ~ .
G • Q • I: }.,yQI.•. IllT'' 01
mn + YQl 1 + 1.>
Î\
···-'<•
1 + v. Q•
"1nd [Link] [10]
max m1n
36

2.1 Bases pour le projet

ii Combinaison accidentelle (pour une action accidentelle ou, le


cas échéant, pour le séisme)

(FA ou Eq ) + Gmax + GmLn


. + ~lQl + [ 11]

Des coefficients partiels différant de l'unité peuvent être fixés


pour les diverses actions par les autorités nationales compétentes afin
d'assurer l'accord avec les prescriptions nationales.

iii - Combinaison accidentelle pour une situation accidentelle éventuel-


le (par exemple, incendie)

Gmax + GmLn
. + ~1Ql + [12]

Des coefficients partiels différant de l'unité peuvent être fixés


pour les diverses actions par les autorités nationales compétentes
afin d'assurer l'accord avec les prescriptions nationales.

Les notations des équations [10], lll] et [12] sont :

G actions permanentes dont l'effet augmente celui des actions


max
variables

G. actions permanentes dont l'effet réduit celui des actions


mLn variables

Q valeur caractéristique de l'action variable de base


1
Q.L valeur caractéristique des actions variables d'accompagnement

action accidentelle éventuelle ou action sismique (E )


q
~O' ~~ ~
, 2 , coefficients définis en P.4.2.2

y coefficients partiels

En ce qui concerne le poids propre, il suffit généralement d'appli-


quer tout au long de la structure soit la valeur de calcul majorée,
soit la valeur de calcul minorée (en choi~ssant celle qui donne
les effets les plus défavorables) . Par exemple, pour les
poutres. continues, la même valeur d·e calcul peut être _
appliquée à toutes les travées. Toutefois des précautions spéciales
sont nécessaires dans les zones où la somme algébrique des effets
favorables et défavorables correspond à des valeurs relativement
faibles (voir P.2.4.1). Dans ces zones, il faut prendre en compte une
valeur minimale de l'effet des actions permanentes dont l'amplitude
peut être évaluée au moyen de l'expression (yG G - yG G )en
2 1
appliquant G et G aux diverses parties de la2structufe conformé-
2 1
ment à P.4.4.1. Comme alternative, on peut adopter des dispositions
constructives appropriées.
37

2.1 Bases pour le projet

Avec l'accord des autorités nationales compétentes, on peut adopter


pour la combinaison fondamentale les valeurs suivantes des coefficients
partiels :

Actions Effets défavorables Effets favorables


YFmax YFmin

permanente YG
Des valeurs indicatives sont
données dans la Préface
précontrainte yp (Tableau A)

variable YQ

déformations y
imposées
ind
Tableau 2.2 : Coefficients partiels pour la combinaison fondamentale

Des règles particulières s'appliquent dans les cas suivants

Déformations imposées : en cas d'analyse non linéaire, on peut adopter


les mêmes coefficients que pour les forces appliquées variables; en cas
d'analyse linéaire, en ne tenant pas compte de la réduction de [Link]é
de la structure au voisinage de l'état-limite ultime, le coefficient
appliqué aux effets défavorables peut être réduit de 1 20 % 1
Précontrainte : dans certains cas, dans le calcul des effets secon-
daires de la précontrainte, (poussées au vide, vérification des zones
d'jncrage?, le coefficient pour effet défavorable doit être augmenté
de 20 % .

Sollicitation vectorielle : lorsqu'une composante de la sollicitation


(par exemple, effort normal) est favorable, les coefficients partiels
appliqués à cette composante doivent être réduits del 20 %} .

Pour l'application pratique des combinaisons fondamentales, des


simplifications possibles sont indiquées et analysées dans la Préface.

P.4.4.3 ~é~i!i~a!i~n_d~s_e!f~t~ ~e_f~tig~e-

l Les effets des actions à prendre en compte et les facteurs qui doi-
vent être appliqués sont indiqués dans l'Annexe correspondante (*).

(*) sera rédigée ultérieurement


38

2.1 Bases pour le projet

Pour la vérification des états-limites de service de fissuration,


de déformation et de contrainte de compression du.béton on doit
généralement considérer les combinaisons suivantes des valeurs de calcul:

Combinaison rare

G+ p +QI + .~,*o·Q· [13]


~>~ ~ ~

Combinaison fréquente :

G + P + w1Q1 + .~1w .Q.


]..~ 21 ~
[14)

Combinaison quasi-permanente

G + p + ~>
.l:ll/J2.Q. [15]
~ ~

Ces exigences peuvent être, le cas échéant, modifiées par des


clauses contractuelles particulières.

P.5 Propriétés des matériaux

p .5 .1 Généralités

Les propriétés spécifiques à considérer pour le béton et pour le


béton armé ou précontraint sont

- les résistances;
- les déformabilités instantanées en fonction de la contrainte jusqu'à
rupture;
- la déformabilité rhéologique et thermo-hygrométrique du béton;
- l'allongement de rupture des aciers;
- la relaxation de l'acier de précontrainte;
-l'adhérence acier-béton;

auxquelles peuvent s'ajouter des propriétés particulières telles que :


la soudabilité, la résistance à la fatigue, la résistance des soudures
(pour les treillis soudés) et, parfois, le comportement sous contraintes
multiaxiales. Une importance particulière doit être attribuée aux
aspects donnant lieu à un comportement fragile.

Les prescriptions correspondantes figurent dans le chapitre 3.



P.5.2 Lois contraintes-déformations
-·- __. --- --- -- - -- -
Diverses idéalisations peuvent être adoptées suivant l'état-limite
considéré.

Les indications correspondantes figurent dans les chapitres 2.2;


3; 4.1.1; 4.1.3.
39

2.1 Bases pour le projet

P.5.3

Les propriétés des matériaux sont représentées par leurs valeurs


caractéristiques. Le plus souvent, une valeur caractéristique peut être
définie comme un fractile de la distribution de la propriété prise en
considération.

En général, pour les résistances, les valeurs caractéristiques


spécifiées correspondent à un fractile 5 %. D'autres propriétés sont
représentées par une valeur qui peut être interprétée comme une valeur
moyenne (par exemple, module d'élasticité ou coefficient de Poisson du
béton).

Le respect des valeurs caractéristiques spécifiées est assuré par un


contrôle de qualité adéquat (voir P.S).

Pour certains états-limites;une augmentation de la résistance peut


réduire la sécurité à cause de la diminution de déformabilité qui en
résulte (par exemple, fissuration en présence de déformations imposées,
chapitre 4.2.1). Dans ce cas il faut se référer A une valeur carac-
téristique supérieure (par exemple, fractile 95 %).

Comme indiqué dans la Préface, des valeurs numer1ques des. coeffi-


cients partiels sont données à titre d'exemple dans le cadre des
conditions ci-après

- accord commun sur les valeurs caractéristiques des propriétés des


matériaux,

fixation d'un certain niveau de qualité de la main d'oeuvre et des


contrôles,

- adoption de formules de résistance généralement fondées sur des valeurs


minimales conjointement acceptées.

Pour les vérifications à l'état- limite ultime, les valeurs des


coefficients partiels sont données à titre indicatif dans le Tableau
2.3 ci-après. Sur ces valeurs sont implicitement fondées les valeurs
de calcul qui figurent dans les formules du chapitre 4.

Combinaison Béton Acier -~

yc (ordinaire ou de précontrainte)
'~s

fondamentale 1,5 1,15


1
accidentelle 1 ,3 1,0
1

Tableau 2.3 Coefficients partiels de sécurité pour les états-limites


ultimes
40

2.1 Bases pour le projet

Ces valeurs incluent le coefficient y ainsi que les coefficients


de conversion servant à passer des propri~és des éprouvettes de contrôle
aux propriétés du matériau in situ (voir P.3.4.4).

Les réserves exprimées précédemment sur la validité de ces valeurs


numériques s'appliquent également aux autres coefficients concernant
les propriétés des matériaux qui figurent dans certains chapitres du
présent Eurocode.

Les valeurs [Link]ées présupposent que le contrôle de qua li té soit


effectué suivant des prescriptions spécifiées en P.S et dans le
chapitre 6.4. Si le niveau de contrôle n'est pas atteint,Y doit être
augmenté (par exemple, yc =11,61). En revanche,si le cont~ôle est plus
poussé que le niveau indiqué en P.8 ou dans le chapitre 6.4, ce qui
peut arriver pour les pièce~fabriquées, la valeur de Yc peut être
réduite (par exemple, y • l 1,41 ).
c
Pour l'étude de la déformabilité en régime non linéaire des
constructions hyperstatiques sans effets du second ordre, on prend
généralement y = lïl . En présence d'effets du second ordre, une valeur
c -
couramment admise est y c = 1 1,2 1 •

Dans les états-limites de service, les coefficients y et y sont pris


égaux à 1. Dans certains cas spécifiques de fissuratign (pa~ exemple,
structures étanches), yc est pris égal à 1 1,3 1 •

P.6 Durabilité

Pour garantir la durabilité des structures dans les conditions


d'emploi prévues, il faut prendre en considération les aspects suivants

-l'environnement,
- les conditions d'exposition,
- les conditions d' utilisation de la structure,
- la forme des éléments et les dispositions constructives,
- les mesures de protection éventuelles,
- la qualité de l'exécution.

Cette liste ne doit pas être considérée comme exhaustive.

Les conditions d'environnement internes et externes qui peuvent


affecter la durabilité doivent être définies au stade du projet afin
d'être en mesure de choisir à l'avance les dispositions appropriées.
Les dispositions choisies pour la protection doiv·ent aussi tenir compte
de la durée de vie prévue et du programme de maintenance envisagé.
41

2.1 Bases pour le projet


P.7 MOdèles pour le calcul et l'expérimentation

P.7.1 Généralités

Le modèle choisi pour le traitement de chacun des états-limites


doit représenter la structure et son comportement eu égard ~ toutes les
variables significatives. Il faut toutefois éviter que le degré de
raffinement des modèles aille au-delà des possibilités de réalisation
compatibles avec les moyens dont on dispose. Ces considérations valent
également à l'égard du niveau des connaissances se rapportant~ la situa-
tion de projet considérée; ceci concerne en particulier les situations
accidentelles (et les séismes). La modélisation doit cependant repré-
senter correctement la réponse de l'ouvrage dans son ensemble et être
1
1 suff~s~en: d~taillée pou: perm~t~re une ?é~i~ition valable des
1 cond1t1ons 1nhere._1.tes à l'[Link] [Link].

Les procédures de modélisation couramment adoptées sont définies


au ch.:tpitr·e 2.2.

P.7.2 Modèles de calcul

Le comportement structural est généralement étudié sur la base

i d'une analyse structurale d'ensemble,


ii - d'une analyse locale de sections spécifiques rapportée séparément
aux divers états-limites.

L'analyse structurale d'ensemble (i) peut être fondée sur les


modélisations suivantes des matériaux et des structures :

- élastique linéaire,
- linéaire avec redistribution,
- non Linéaire,
- plastique.

Les conditions d'application des diverses approches sont définies


au chapitre 2.2.

L'analyse locale des sections (ii) peut être

- élastique,
- non linéaire,
- plastique.

Les conditions d'application des diverses approches sont définies


dans le chapitre 4.
42

2.1 Bases pour le projet

P.7.3

P. 7.3 .1 .2_bj_e_E.

Les modèles calcul peuvent être complétés par des modèles expéri-
mentaux ayant pour but

-de contribuer à l'analyse structurale en déterminant la réponse


de la structure ou d'un de ses éléments par voie expérimentale;

- de définir certains aspects du comportement des éléments struc-


turaux (par exemple, capacité portante, déformations, etc.)
dans des conditions d'essai spécifiées. Les essais sur modèles
sont généralement utilisés lorsque les modèles de calcul ont un
degré d'incertitude élevé et peuvent donc conduire à un dimension-
nement non économique ou insuffisamment fiable.

P.7.3.2 !xlg~n~e~

Un pdroJf'~tb~o ~d~ sur desbm od~les e~périme~tauxbd?itdco~duire à~un


j •
1 n~veau 1 1
e ~a ~ ~te compara e a ce u~ que1 1 on o t~en ra~t en operant
sur la base de modèles de calcul appropriés.

Il s'ensuit que les prescriptions énoncées en P.3 sur la qualifi-


cation du personnel s'appliquent par analogie aux responsables de la
programmation, de l'exécution et de l'interprétation des essais.

On doit en particulier considérer les aspects suivants :

- simplifier le modèle expérimental pour l'adapter aux outils disponibles;

- prendre en compte les incertitudes concernant les effets différés;

- adopter des procédures de prélèvement appropriées pour garantir la


représentativité des échantillons en cas d'essais sur prototypes;

- tenir compte des incertitudes statistiques liées au nombre limité


de résultats d'essai;

-considérer le type de rupture (fragile ou ductile);

- respecter. les exigences réglementaires sur les dispositions


constructives;

- tenir compte de la combinaison des différents aspects du comportement


mécanique.

Tous les aspects significatifs du modèle expérimental doivent être


1enregistrés pour avoir la possibilité de les reproduire.
43

2.1 Bases pour le projet

P.S Compatibilité de la qualité

p. 8.1

La qualité du projet, ainsi que celles des matériaux .et composants et


du niveau d'exécution doivent être conformes aux prescriptions contenues
dans les chapitres suivants et spécialement dans le chapitre 6.

Outre les conditions fondamentales énumérées en P.4t la compatibilité


doit être vérifiée et ~.garantie par 1 'adoption de contrôles appropriés.

Pour les constructions en béton, il faut en particulier accomplir les


opérations ci-après énumérées

- identification des matériaux,


- examen des certificats de conformité,
- vérification de la conformité des mesures, des prélèvements et des
contrôles,
- essais des matériaux,
- vérification de la convenance du matériel et de la qualification du
personnelt
- vérification du coffrage, du ferraillage, de la mise en oeuvre du
béton, de la cure, etc.
- vérification de la conformité dimensionnelle du coffrage, du ferrail-
lage, des éléments préfabriqués, etc.

P.8.2

Les procédures permettant de satisfaire les exigences inhérentes à la


garantie de qualité doivent être conformes aux normes internationales
(ISO, Euronorm, C.E.N.) en vigueur énumérées dans l'annexe 1, éventuel-
lement complétées par les prescriptions contenues dans le présent
Eurocode.

P.8.3 Plan de contrôle

Dans certains cas, l'établissement d'un plan de contrôle détaillé


spécifiant les aspects qui doivent comporter des contrôles spéciaux
dans les diverses phases de l'exécution peut être requis.
44

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

2.2 CONCEPTION ET METHODES D'ANALYSE GLOBALE

2. 2. 1 GENERALITES
P.l But de l'analyse globale

Le présent chapitre concerne l'analyse globale des structures en vue


Ilde la détermination des valeurs des sollicitations agissantes dans les
. sections significatives de l'ouvrage sous l'effet des actions, compte
tenu des données géométriques et des propriétés mécaniques de base, les
1 résultats de cette analyse devant servir pour les vérifications locales
des sections (chapitre 4).

P.2 Critères de base pour l'analyse

Les sollicitations et autres effets des actions sont généralement


déterminés par une analyse basée sur une idéalisation de la structure
(voir 2.2.2- P.l) en considérant, pour chaque combinaison, le cas de
charge le plus défavorable pour l'état-limite et la section étudiés.

Selon l'élément structural à vérifie: et selon l'état-limite consi-


déré, l'analyse globale peut être linéaire, non linéaire, ou plastique
(voir 2.2.2- P.2).

Dans certains cas,des analyses locales plus poussées sont nécessaires.

P.3 Données pour l'analyse

, :o~r effectuer l'analyse il faut disposer des données ci-après

1
enumerees.

P.3.1 Dimensions nominales

Les dimensions nominales sont évaluées en fonction de l'idéalisa-


tion prise comme base pour les calculs, des tolérances et des incer-
titudes géométriques.

La largeur collaborante des poutres en T, généralement considérée


comme constante le long des travées, est fixée sur la base d'une schéma-
tisation des résultats de calculs effectués au moyen de la théorie de
1 'élasticité (voir, par exemple, [3] ) •

Elles concernent les résistances caractéristiques spécifiées et les


lois de déformation. Il faut en outre définir les données de base concer-
nant le fluage et le retrait •


45

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

P.3.3 Intensité des actions

Pour l'état-limite étudié,il faut définir les combinaisons desvaleurs


représentatives des actions à prendre en compte, y compris, le cas
échéant, la précontrainte, compte-tenu de leur durée d'application
lorsque les déformations différées du béton ont un effet sur les
résultats de l'analyse (chapitre 2.2.5).

Il s'agit d'incertitudes concernant certaines données telles que


par exemple :

- imperfections géométriques dans les éléments élancés (excentricité


d'une force axiale ou inclinaison involontaires) (chapitre 4.1.3),

- propriétés rhéologiques du béton ou relaxation des armatures pré-


tendues (chapitres 2.2.5- 3.1 - 3.2- 3~3),

- déformation des fondations.

Pour chaque situation ou phase intermédiaire, il faut définir les


données géométriques, les propriétés des matériaux et les actions à
prendre en compte et, en particulier, l'âge auquel le béton sera chargé
et le~ redistributions des sollicitaticas éventuellement induites par
l le retrait et le fluage par suite des modifications des conditions de
i liaison.

A.l But de l'analyse globale

L'analyse globale de la structure sert à la détermination des


efforts normaux, moments de flexion, efforts tranchants, moments de
torsion (dénommés : sollicitations agissantes) qui s'exercent dans les
différentes sections de la structure et qui doivent être pris pour base
dans les vérifications locales (voir chapitres 4.1.1, 4.1.2, 4.1.3).

A.2 Critères de base pour l'analyse

Dans l'analyse des effets des actions,on peut généralement négliger


les déformations dues à l'effort tranchant et à l'effort normal.

Pour l'évaluation des effets hyperstatiques de la précontrainte, il


faut tenir compte de la variation que la tension préalable subit le
long de l'armature active. Sauf exception, ce calcul est effectué en
tenant compte de toutes les pertes de précontrainte.

Pour les planchers des bâtiments, il suffit généralement de considé-


rer les cas de charge par travée adjacentes et par travées alternées.
46

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

Des analyses locales plus poussées sont nécessaires dans les zones
particulières telles que : appuis, croisements de poutres, zones d'about
et d'ancrage, irrégularités des sections ou de l'axe géométrique, etc.

A.3 Données pour l'analyse

A.3.1 Dimensions nominales

a) Portée effective

Pour un élément non continu, la portée effective est prise égale A


la plus faible des distances suivantes

- distance entre axes des appuis,


- distance entre nus des appuis, augmentée de la hauteur utile.

Pour un élément continu, la portée effective est normalement prise


égale à la distance entre axes des appuis.

Pour une console, la portée effective est prise égale à sa longueur


comptée :

- depuis le nu de la section d'encastrement augmentée de la moitié de


de la hauteur de la console dans cette section, s'il s'ag~t d'une
console isolée;

-depuis l'axe de l'appui, s'il s'agit d'une console prolongeant la


travée de rive d'une poutre continue.

La détermination des caractères géométriques d'une section est faite


en tenant compte des dimensions de cette section dans la phase étudiée.

Dans une analyse globale linéaire avec ou sans redistribution


(voir 2.2.2- P.2), la détermination des sollicitations peut être rappor-
tée soit aux sections brutes, c'est-à-dire sans prendre en compte ni les
aires des armatures de béton armé ni celles des évidements (trous,
encoches ou gaines) destinés à loger les armatures de précontrainte,
soit aux sections homogénéisées.

Dans les cas courants, l'homogénéisation


éventuelle peut être obtenue en multipliant
l'aire des armatures adhérentes ou rendues
adhérentes par une valeur forfaitaire du
coefficient d'équivalence n • ~

A défaut d'une détermination plus prec~se, la largeur effective


d'une poutre en T symétrique peut être prise égale à :
47

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

b
ef.
:= b
w
+ .!.5 R,
o
tb [ 1]

Pour les poutres de rive, la largeur effective peut être prise


égale à

= bw [2]

avec :

bef largeur effective


b largeur de l'âme
w
~ distance entre points de moment nul
0

b largeur réelle de la table

Les valeurs indiquées conviennent pour les états-limites


d'utilisation et pour les états-limites ultimes. L'adoption de ces
valeurs dans le cas de poutres-caissons nécessite des justifications
appropriées.

A.3.2 !r~pE_i!_t!_s_d~s_m.!_t!_r.!_a~x

Les propriétés des matériaux à prendre en compte dans l'analyse


globale sont définies dans les chapitres 3.1 et 3.2. Les facteurs de
sécurité correspondants sont définis dans la préface et le chapitre
2.1. Les données concernant le fluage et le retrait figurent dans le
chapitre 3.1.

A.3.3 Intensité des actions

Les intensités des actions, les combinaisons et les cas de charge,


ainsi que les facteurs de sécurité qui doivent être considérés dans
l'analyse globale sont indiqués dans le chapitre 2.1.

Les données pour la prise en compte de la précontrainte sont


définies dans les chapitres 2.2.4 et 3.3.

Les imperfections géométriques à prendre en compte dans les éléments


élancés sont définis dans le chapitre 4.1.3.

Les incertitudes particulières qui dérivent des propriétés rhéolo-


giques, de la précontrainte et des tolérances dans les éléments pré-
fabriqués sont définies respectivement en 3.1, 3.3 et dans l'Annexe
n° 9 (qui sera· rédigée ultérieurement).

Les déformations éventuelles des fondations à prendre [Link]


dans l'analyse globale sont à déduire de l'étude géotechnique préalable.
48

2.2. Conception et méthodes d'analy$e globale

A.3.5 ~i!_U_!ti:_oE_s_d~ _pE_oj_e!_~t_p~a_!e~~e_c~n_!tE_U~t!_o~

Toutes les phases à prendre en compte dans l'analyse globale doivent


être définies sur la base des règlements sur les actions, du cahier des
charges et d'une description détaillée des méthodes de construction
envisagées.

2. 2. 2 DEFINITION DES ELEMENTS STRUCTURAUX ET METHODES D'ANALYSE GLOBALE

P.l Idéalisation

Pour l'analyse globale, la structure doit généralement être


idéalisée en la réduisant à des éléments linéaires (poutres, arcs,
poteaux) ou à des éléments bi-dimensionnels (dalles, plaques, voiles).
Les éléments tri-dimensionnels ne sont considérés que dans des cas
spéciaux.

P.l.l Eléments linéaires

Il s'agit d'éléments dans lesquels l'une des dimensions est relati-


vement grande par rapport aux deux autres, celles-ci étant du même
ordre de grandeur.

P.l.2 Eléments bi-dimensionnels

Il s'agit d'éléments dont l'épaisseur est faible par rapport à ses


autres dimensions.

On appelle dalle un élément plan soumis principalement à des forces


perpendiculaires à son feuillet moyen, qui donnent lieu à des solli-
citations bi-axiales. Une dalle est dite "unidirectionnelle" si elle
a deux bords libres sensiblement parallèles et si son moment résistant
dans la direction de ces bords est nettement prédominant.

On appelle plaque un élément plan soumis principalement à des


efforts contenus dans son feuillet moyen.

On appelle voile un élément bi-dimensionnel courbe.

P.2 Méthodes de l'analyse globale

P. 2. 1 .!_yE_e_! ~' ~n~lx_s~

On utilise les types d'analyse suivants :

a) l'analyse linéaire, consistant à déterminer un [Link] sollicitations


satisfaisant l'équilibre et la compatibilité sur la base d'une rela-
tion moment-courbure linéaire. L'analyse linéaire peut être SULVLe
d'une r~distribution limitée satisfaisant les conditions de l'équili-
bre statique.
49

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

b) l'analyse non-linéaire, consistant à déterminer un champ de


sollicitations satisfaisant l'équilibre et la compatibilité sur la
base d'une relation moment-courbure non-linéaire.

c) 1 'analyse plastique, dans le cas. des dalles et des plaques; cette


analyse peut être fondée soit sur les méthodes statiques, soit sur
les méthodes cinématiques.

Des simplifications consistant, soit à négliger certains termes,


soit à réduire le nombre des cas de chargement, sont souvent possibles,
en particulier dans le cas d'une analyse non-linéaire ou plastique.

A.l Idéalisation

A.l.l Eléments linéaires

On peut considérer comme linéaires les éléments dans lesquels la


distance entre points de moment nul est au moins égale au double de la
plus grande dimension transversale.

A.l.2 Eléments bi-dimensionnels

Une dalle est assimilée à un élément bi-dimensionnel plan lorsque


le rapport entre la distance entre points de courbure nulle et
1' épaisseur est au moins égale à ( quatre 1·

Si la largeur d'une dalle uni-directionnelle est inférieure à


~q-u_a_t_r_e~i
fois l'épaisseur,on l'assimile à un élément linéaire.

A.2 Méthodes de l'analyse globale

A. 2 .. 1 .!_yE_e!_ ~' !_n!_ll_S.!

L'analyse linéaire, qui suppose que les sollicitations sont pro-


portionnelles aux actions, demeure souvent possible même en présence
de causes non négligeables de non-linéarité (fissuration, comportement
des matériaux, effets du second ordre) mais une vérification de ducti-
lité est alors nécessaire. Il en est de même si l'on procède à une
redistribution des sollicitations consistant à réduire leurs valeurs
dans certaines sections et à les majorer dans d'autres pour respecter
les conditions d'équilibre.

L'analyse linéaire peut être généralement effectuée sans détermina-


tion préalable des armatures en se basant sur les sections brutes. Dans
les dalles,on peut attribuer au coefficient de Poisson une valeur
comprise entre 0 et 0,2.
50

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

L'analyse non-linéaire se fonde sur la connaissance des lois de


déformation des éléments structuraux et n'est généralement applicable
qu'à des sections déterminées d'avance.

L'analyse plastique repose sur les théorèmes fondamentaux de la


théorie du corps élasto-plastique et consiste à chercher soit le plus
grand multiplicateur des actions qui respecte les conditions d'équili-
bre sans violer en aucun point la condition de plasticité, soit le plus
faible multiplicateur qui respecte les conditions de compatibilité
sans violer en aucun point les conditions d'équilibre.

Dans les structures courantes, les sollicitations des éléments


linéaires ou plans peuvent être calculées à l'aide de. méthodes sim-
plifiées (formules ou facteurs forfaitaires) qui tiennent déjà compte
de l'influence non-linéaire ou plastique sous condition que ces méthodes
soient basées sur les principes du présent Eurocode et que les limites
d'application soient indiquées et strictement respectées.

En général, quand on applique ces méthodes, une redistribution des


sollicitations calculées n'est pas admise.

2.2.3 DETERMINATION DES EFFETS DES ACTIONS (SOLLICITATIONS)


[Link] Eléments linéaires (et structures composées d'éléments linéaires)

P.l Critères d'analyse par le calcul

En général, l'hypothèse de la conservation des sections planes


peut être admise.

Pour le calcul des sollicitations la largeur collaborante des


1 poutres en T peut être considérée comme constante sur toute la longueur
de la travée.

La prise en compte des effets du second ordre (chapitre 4.1.3) n'a


généralement d'intérêt que pour les états-limites ultimes. Seule
exception : les constructions très élancées à noeuds déplaçables.

P.2 Méthodes d'analyse par le calcul

P .2 .1 !_y.E_e~ ~·~n~lx_s~ !_ ~t!_li:_s~r

Dans le calcul des sollicitations des éléments linéaires, on utilise


1 les types d'analyse ci-après (voir 2.2.2 - P.2) :
51

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

a) linéaire avec ou sans redistribution,

b) non-linéaire.

P.2.2 ~~lzs~ .!_i!!,é!.i_Ee_(~v~c_o~ ~a!:s_r~d!_s!_r!_b~t.!_o!!.)


Elle est 'surtout valable pour les états-limites d'utilisation, mais
peut être utilisée pour la vérification à l'état-limite ultime des
poutres continues et des ossatures à noeuds fixes. Elle peut l'~tre
aussi, dans certaines limites, pour déterminer les sollicitations
du premier ordre dans les ossatures à noeuds déplaçables (chapitre
4.1.3).

L'application de l'analyse linéaire à l'état-limite ultime exige


que les poutres disposent d'une ductilité suffisante.

Pour les ossatures à noeuds déplaçables, la redistribution n'est


admise que si l'élancement est compris entre certaines limites.

L'amplitude admise pour la redistribution est fonction des condi-


tions de liaison, de la valeur du rapport x/d dans la section dans
laquelle on réduit le moment (x calculé à l'état-limite ultime), de
la qualité du béton et du rapport ~/h =portée/ hauteur de l'élément.

Dans l'analyse non-linéaire, la C0illpatibilité des déformations doit


être vérifiée. Dans les cal'culs on adopte, sauf exceptions justifiées,
les lois de déformation des matériaux associées aux valeurs caracté-
ristiques et on tient compte de la collaboration du béton tendu entre
les fissures. Dans les cas courants, une loi moment-courbure s~mplifiée
peut être utilisée; en particulier, on peut admettre que l'influence des
( chargements antérieurs de la structure peut être négligée.

A.l Critères d'analyse par le calcul

Pour un calcul approché de structures de bâtiments courants, une


ossature à noeuds fixes peut être décomposée en structures élémentaires,
obtenues en isolant les poutres d'un niveau et les poteaux situés immé-
diatement au-dessus et au-dessous, considérés comme fixes à leurs extré-
mités éloignées.

A.2 Méthodes d'analyse par le calcul

L'analyse linéaire ne peut être utilisée pour déterminer les solli-


citations du premier ordre dans les ossatures à noeuds déplaçables que si
1' élancement des poteaux est au plus égal à 00 .
52

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

L'analyse linéaire est effectuée en appliquant les méthodes de la


théorie de l'élasticité. En raison de la non-validité des hypothèses de
déformation correspondantes~ il n'est pas toujours certain que les
rotations plastiques disponibles permettent de disposer de la marge de
sécurité présumée à l'égard de l'état-limite ultime; celle-ci peut
en effet être réduite par l'intervention d'une rupture locale prématurée.

Pour les poutres continues et celles des ossatures à noeuds fixes,


ayant des rapports ~/h ~ [1QJ , une ductilité suffisante peut être
présumée lorsque, dans les sections critiques, la hauteur x à l'état-
limite ultime de la zone comprimée est telle que :

- pour tes bétons des classes C 12 à C 35 :

[3]
j ~ 1 0,45 1

- pour les bétons des classes C 40 à C 50

~ ~ 1 0,35 l [4]

La présence d'armatures transversales accroît la ductilité.

Il est possible de réduire la hauteur x au moyen d'une armature


de compression convenable.

Une redistribution limitée des sollicitations déduites d'une


analyse linéaire, consistant à appliquer un coefficient réducteur ô
aux moments fléchissants dans les sections les plus sollicitées, tout
en respectant les conditions d'équilibre, peut être effectuée lorsque
.les conditions suivantes sont remplies :

a) pour les poutres co~tinues et celles des ossatures à noeuds fixes


ayant des rapports t/h ~ 20 :

l- bétons C 12 à C 35 : ê ~ 0,44 + 1,25 d


x
[5]

-béton~ C 40-à C 50·: ê ~ 0,56 + 1,25 dx [6]

la hauteur x étant calculée à l'état-limite ultime et le terme


x/d se rapportant à la section dans laquelle on réduit le moment;
53

2.2 Conception et mithodes d'analyse globale

b) pour les poutres continues et les ossatures l noeuds fixes :

0,75 ~ô ~ 1 1 l7]

c) pour les ossatures à noeuds déplaçables

0,90 ~ ê ~ 1 [8]

Dans les ossatures à noeuds déplaçables, une rédistribution·ne peut


être admise que si l'élancement des poteaux est au plus ~gal à~.

L'application des conditions de ductilité à des sections de type


particulier, comme par exemple les sections en caisson , exige un
contrôle.

La redistribution, qui ne se [Link] tGujours dans le sens


désiré, provoquée par la fissuration, peut atteindre 25 %.

Les conditions de ductilité indiquées sont valables pour le béton


précontraint.

En général toutes les conséçuence~ àe la redistribution supposée


et la dispersion possible doivent être prises en compte dans le calcul
à toutes les étapes de la vérification. Ceci vaut, par exemple, pour
l'effort tranchant, les ancrages et la fissuration. En particulier, les
longueurs des armatures doivent être suffisantes pour qu'aucune section
ne devienne critique.

La compatibilité des déformations doit être vérifiée en attribuant


à chaque section une relation moment-courbure correspondant aux lois
de déformation des matériaux définies dans les chapitres 3.1 et 3.2
et en intégrant cette courbure pour obtenir la déformée.

En l'absence d'actions à caractère cyclique, une loi de déformation


prévoyant une relation univoque entre les variables et négligeant les
effets des chargements antérieurs peut être adoptée.

Pour la relation moment-courbure, il est souvent suffisant d'adopter


une idéalisation bi-linéaire pour décrire :

-l'état I linéaire élastique, non fissuré,

- l'état II fissuré.
54

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

Pour la relation moment-rotation, une idéalisation tri-linéaire


peut être adoptée, qui décrit en plus l'état III de plastification
caractérisé par la rotation plastique e
pR,

M ,___ 9pe---t' M moment résistant carac-


~
My +------- ----------1 1
'
1

1 ~... ku
M,.. res,ku
téristique à l'état ultime
lplas6tirot'
des [Link]
'
m / Mres,du M moment résistant de
res,du calcul à l'état ultime
1

M,
(filsuutior. I
rotation
0 e

Fig (1) - Idéalisation tri-linéaire

Les rotations plastiques peuvent être supposées concentrées dans


les sections critiques, la rotation plastique locale admissible est
déduite du diagramme suivant, qui néglige l'influence favorable des
armatures transversales (voir [4] et [5] ).

apt
rod
0,040

~
\
'""'""' ---....r---
0 0,1 0.2 0,3 O,L os
,
J:'_.!,.
":rd

Fig (2) - Rotation plastique


55

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale


[Link] Eléments plans (et structures composées d'éléments plans)
[Link].1 Dalles
P.1 ~o~ai:_n!:_~'~p.E_li:_c~ti:_o.!!_

Les prescriptions qui suivent s'appliquent à des dalles pleines


même si celles-ci sont soumises à des efforts normaux agissant paral-
lèlement à leur plan moyen et dus, par exemple, à la précontrainte.
Elles s'étendent à des dalles à section non pleine (dalles nervurées,
élégies, à corps creux, etc.) à condition que le comport"ement ô' ensemble
soit comparable à celui.d'une dalle pleine.
P .2 ~é!_h~d!:_s_d~a:!!_a.!_y~e_p~r_l~ E_a.!_c~!_

Les sollicitations peuvent être déterminées par les méthodes


énumérées en 2. 2. 2-P. 2 •

Le cas échéant, il faut tenir compte des effets du second ordre.

A.2 ~é!_hs:d~s_d~a.!!_a.!_y~e_p~r_l~~a.!_c~~
A.2.1 .!_n!;_lzs~.!_i~é~iE_e_a_!e~s:u_s~n~E_e~i~tE_i.!?_u!_i~~

L'analyse linéaire est valable pour les états-limites d'utili-


sation et les états-limites ultimes.
L'analyse linéaire-avec redistribution est applicable dans les
mêmes conditions que l'analyse linéaire et se trouve certainement du
côté de la sécurité si les conditions de ductilité données pour les
~outres en [Link]-A.2.2 sont vérifiées. En général, une variation de
c-25~ des moments sur une largeur appropriée peut être appliquée à
condition que, sur cette même largeur, les conditions d'équilibre
statique soient satisfaites.
A.2.2 ~~lzs~ ~l~s!_i~u~

L'analyse plastique n'est valable que pour les états-limites


ultimes vis-à-vis des actions directes.

Dans les méthodes statiques, une distribution des moments


satisfaisant aux conditions d'équilibre est déterminée. Une solution
possible est celle qui résulte d'une. analyse linéaire. Dans les méthodes
cinématiques (par exemple : théorie des lignes de rupture) divers
mécanismes possibles sont examinés.
Les conditions suivantes sont à satisfaire :
1) En aucun point et dans aucune direction, l'armature de traction ne
doit excéder la moitié de celle correspondant à la section dont
l'état-limite ultime de résistance en flexion serait caractérisé
par les déformations suivantes (voir fig. (1) du chapitre 4.1.1)

e:
s
E: et e:
c
= - 0,0035 [9]
y
56

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

2 a) Lors de l'application d'une méthode statique, la distribution de


moments choisie ne doit pas différer sensiblement d'un champ de
moments élastique. Le rapport des moments sur a ui à leurs valeurs
élastiques doit être compris èntre 0,5 et 1 25 •

2 b) Lors de l'application d'une méthode cinématique, le rapport des


moments sur appui aux moments en travée doit normalement être
compris entre 1 0,5 et 2 1

A. 3 ~éE_h~d~s_ d~a~a_!.Y_!e_P.!r_ c~e.!_f_!_c.!_e~t_! .!_o!.f.!i!_a_!_ré_!


Des méthodes simplifiées selon 2.2.2 - A.2.2 peuvent être appliquées.

[Link].2 ~l.!q~e.!

P.l ~é!h~d~s_d~a~a!y.!e

On peut appliquer les méthodes énumérées en 2.2.2 - P.2. Le cas


échéant, il faut tenir compte des effets du second ordre.

Elle est valable pour les états-limites d'utilisation et pour les


états limites ultimes.

L'analyse plastique n*~ peut se faire que sous la forme dE· méthodes
.statiques.

En général, elle ne doit être utilisée que pour les vérifications


d'état-limite ultime.

La distribution des efforts internes choisie doit résulter soit


d'essais, soit d'une longue expérience ou diffêrer peu de celle
correspondant à l'analyse linéaire.

Généralement, des distributions simples peuvent être trouvées en


assimilant la structure à un système statique formé d'éléments compri-
més (bielles ou arcs de béton) et d'éléments tendus (tirants cons-
titués par les armatures) et en évaluant les efforts internes dans
ce système; une attention particulière doit être portée à la position
des points d'application des charges par rapport aux appuis : des
armatures de suspension peuvent être nécessaires.
Afin de minimiser la redistribution nécessaire des forces il
convient d'adopter un système dont la rigidité.soit voisine de'la
valeur maximale possible.
57

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

2.2.4 PRISE EN COMPTE DE LA PRECONTRAINTE DANS LE CALCUL


P.l Effets de la précontrainte

La précontrainte donne lieu

a) au voisinage des ancrages et aux changements de direction des


armatures de précontrainte, à des effets locaux;

b) dans les structures isostatiques, à des effets isostatiques;

c) dans les structures hyperstatiques, à des effets isostatiques et à


des effets hyperstatiques.

P.2 Armatures de précontrainte non adhérentes

Cette situation se rencontre dans les poutres à câbles, soit tempo-


rairement, avant solidarisation des armatures et du béton, soit à titre
permanent, si les armatures restent indépendantes. Dans· ce cas la
répartition des efforts entre les deux matériaux est régie par la compa-
tibilité des déformations aux ancrages, compte tenu du frottement
éventuel le long du câble.

Les effets d'armatures tendues non adhérentes sont généralement


pris en compte en tant que sollicitations agissantes.

P.3 Armatures adhérentes

Dans les éléments précontraints à armatures adhérentes (acier pré-


tendu ou câbles post-tendus rendus adhérents par injection) l'influence
de la précontrainte change graduellement de caract~re au fur et à mesure
de l'accroissement des effets des actions. Cette évolution doit être
prise en compte par une analyse correcte du comportement et par une
1 application attentive des coefficients de sécurité.

Ainsi :

a) les effets isostatiques de la précontrainte sont pris en compte :

comme élément des sollicitations résistantes, lorsque l'allongement


des armatures est au moins égal à la valeur E k' qui correspond à
la contrainte f lk/ym (car au-delà de cettepvaleur,la contrainte
0
totale ne dépen~ pratiquement plus de la tension préalable);

comme élément des sollicications agissantes lorsque l'allongement des


armatures ne dépasse pas Epk et reste donc dans le domaine élastique;

b) les effets hyperstatiques de la précontrainte, qui sont faiblement


affectés par l'évolution des actions, sont toujours pris en compte
comme élément des sollicitations agissantes.
2.2 Conception et mêthodea d'analyse globale

A.1 Effets de la précontrainte

A. 1 • 1

Dans le cas d'un élément massif, on admet que l'action d'une armature
de précontrainte se diffuse uniformément, à partir de l'organe d'ancrage,
dans un angle solide d'ouverture 1 68 6 1 •

Dans le cas d'une poutre en T, on peut admettre que la diffusion de


la précontrainte se fait (voir fig (3) ) :

1°) dans le plan moyen de l'âme, à partir du dispositif d'ancrage, à


l'intérieur d'un angle d'ouverture~; (voir fig 3a);

2°) dans le plan moyen de la table, lorsque la diffusion dans l'âme


~rvient, de part et d'autre de la nervùre, suivant l'angle
~ (voir fig. 3b).

a) Vue en élévation
26 -~

------------k6---h~~·~; ~------ b) Vue en plan


6 =Q!j
1
-----------~-- ------------

Fig (3) - Diffusion de la précontrainte

A.l.2

La tension d'une armature pré-tendue est supposée atteindre sa


valeur de calcul à une distance ~ de l'about égale à la plus défavo-
rable, vis-à-vis de l'effet consi~e~é, des deux valeurs 0,8 ~b
4 et
1,20 ~bp avec ~bp longueur d'ancrage définie au paragraphe A.~ du
chapitre [Link].

La valeur 0,8 ~bd peut être défavorable pour les vérifications du


bord supérieur de l'élément.

On peut admettre que sur la longueur ~bdp existent deux zones


59

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

a) au [Link] de l'about de la pièce, une zone neutralisée, dont


la longueur ib est égale à
po
5 0 si la mise en précontrainte est obtenue par diminution pro-
gressive des allongements des armatures,

10 0 si la mise en précontrainte est obtenue pa·r tronçonnage


( 0, diamètre de l'armature);
b) au-delà, une zone le long de laquelle la tension de l'armature
pré-tendue varie linéairement de 0 à sa valeur de calcul.

Oop ()
tb pd
----1
,....---·~-zon~ ..e
neutralisée 1-ro

Fig (4) - Ancrage d'une armature pré-tendue

La longueur de régularisation de la précontrainte est définie


comme la distance à l'extrémité de l'armature, de la section au-delà
de laquelle la distribution des contraintes normales dues à la précon-
trainte peut être considérée comme linéaire.

Dans le cas d'une section rectangulaire et d'une armature rectiligne


située au voisinage du bord inférieur de la section, on peut admettre
que la longueur de régularisation de la précontrainte est :

1p,ef • "2
1bpd + d
2l~l h [10]

h désignant la hauteur totale de la section.

A. 1. 3 Effets locaux

La distribution des contraintes locales au [Link] des ancrages


et aux changements de direction des armatures doit être étudiée dans
chaque cas particulier sur la base de la bibliographie spécialisée.

A. 2 Armatures de pr2contrainte non adhérerttes.

Pour le calcul des contraintes normales dans un élément précontraint


par post-tension, avant solidarisation des armatures avec le béton, on
prend en compte les sections nettes obtenues en déduisant des sections
brutes les évidements longitudinaux et transversaux, qu'ils soient ou
non ultérieurement remplis.
60

2. 2 Conception et méthodes d' analys.e globale

Les évidements correspondant à des gaines transversales peuvent ne


pas être déduits :

- si leur diamètre extérieur n'excède pa~ le quart 1 de 1 'épaisseur


de la table où ils se trouvent,

- si leur espacement est supérieur à 1 huit fois ce diamètre,

s'ils sont injectés au mortier de ciment.

Les règles d'application concernant le calcul des poutres compor-


tant des câbles non adhérents sont données à l'Annexe 6 (*).

A.3 Armatures adhérentes

La distinction établie en P.3, suivant laquelle les effets de la


précontrainte sont considérés, selon les cas, comme "sollicitation
agissante" ou "sollicitation résistante", a pour but de guider le
projeteur dans le choix des coefficients de sécurité qu'il y a lieu
d'appliquer dans les diverses éventualités.

En application de P.3 la procédure à adopter et les facteurs de


sécurité correspondants sont indiqués dans le tableau suivant (pour
une justification détaillée, voir [2] , paragraphe 4.5)

(*)sera rédigée ultérieurement


61

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

Effets de la Les effets comme comme


précontrainte ont consi-
p
sollicitation sollicitation
dé rés
agissante résistante
Procédure
pour
l'état-limite

dans tous ·les


cas;
d'utilisation introduction des
facteursYf' et VJ
selon 2.1-P.4(*)
..
isos [Link]

cas: cas .
E <s (f 0 lk/y ) Ep ;;;;s p (f p,O,lk/y )
P P p, ' m m
ultime introduction de introduction de ym
y
p
=er;n se 1 on 2 • 1-P ·• 5
(P défavorable)
(**)

dans tous les


cas;
d'utilisation introduction de 1
facteurs y f' et v
selon 2 .1-P .4(*) 1
hyper-
statiques
valeur caracté-
ris tique ( *) et 1

t
1 application de
y = \û,9l
1
ultime
1 p
1
1
(P est favorable)
1
yp = 1 1 '2 1 1
1 1
l (P est défa- '
1
vorable) !
i t
1

Notations E déformation de l'acier de précontrainte


p
déformation qui correspond à cr = f /y
E
p (f p, 0 , lk/ym) p p,O,lk rn
(*) le cas échéant, on doit distinguer deux valeurs représentatives
de la précontrainte comme indiqué en 3.3.
(**) le cas échéant, valeur caractéristique maximale
62

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

2.2.5 EFFETS STRUCTURAUX DES [Link] DIFFEREES [Link]


P.l Prise en compte du retrait et du fluage

Les effets du retrait et du fluage du béton sur la déformation et


sur le régime des contraintes doivent être évalués par des procédés
de calcul dont le degré d'approximation soit conforme à la précision
des données disponibles pour la description de ces phénomènes et à
l'importance de leur influence sur le comportement dans les divers
états-limites.

P.2 Bases de calcul


Lorsque les contraintes restent contenues dans les limites qui
caractérisent le comportement en service normal il est possible de
fonder les calculs sur les hypothèses suivantes

- indépendance du retrait et du fluage ;

- applicabilité d'une loi linéaire de déformation en fonction d'une


contrainte constante et du principe de superposition étendu à des
actions intervenant à des âges différents ;

- extension de ces propriétés au béton en traction.

Ces hypothèses permettent d'exprimer comme suit la déformation


totale d'un béton chargé initialement au temps t avec une contrainte
normale a subissant ensuite des variations de c8ntrainte cr(t.) à
0 l.
l'instant t.
l.

Etot ( t ' t o) = En ( t) + ao ~· ( t ' t o) + L.:l\ (t,t.)6 a(t.)


f l. l.
[ 11 ]

Dans cette expression :

E (t)représente une déformation im~osée éventuelle indépendante de la


n contrainte (retrait, dé[Link] thermique)

~(t,t.) la fonction fluage pour une mise en charge ·a~ temps t .•


l. l.

Si la contrainte varie graduellement

Etot(t,t ) = En(t) + o
0 0
t (t,t0 ) + ~t~ (t,T) do(T) [12]

Pour faciliter l'emploi des expressions [11] et [12] qui prennent


la forme d'une équation intégrale dans le cas fréquent où l'on connatt
seulement l'histoire de la déformation, on peut recourir soit à des
approximations algébriques, soit à des simplifications de la fonction
fluage.

En général, sauf pour la vérification des pi~ces comprimées selon le


chapitre 4.1.3, les effets du fluage et du retrait ne sont à considérer
que pour les états-limites d'utilisation.
2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

Le calcul des pertes de précontrainte par déformations différées se


fait généralement par des procédés simplifiés.

Doivent faire l'objet d'une étude spécifique les effets des défor-
mations différées dans les cas suivants :

- bétons soumis à des températures extrêmes : hautes (réacteurs


nucléaires, par exemple) ou basses (entrepôts frigorifiques, par
exemple),

- bétons traités thermiquement.

A.l Prise en compte du retrait et du fluage

Les données nécessaires pour la détermination de la fonction


fluage 1 1 [13}·
~ (t,T) = E (T) + -E- <P28(t,T)
c c28
et du retrait sont indiquées dans l'Annexe 7 • Dans les cas les plus
simples, on pourra se contenter d'adopter les valeurs forfaitaires de <P
etE données·dans le ·chapitre 3.1.
s

A.2 Bases de calcul

Toutes les expressions algébriques simplifiées de l'équation inté-


grale L 12 ] du paragraphe 2. 2. 5-P. 2 peuvent être déduites de la formu-
lation suivRnte :

E (t,t ) = E (t) + O(t ) ~ (t,t ) +


tot o n o o [14]
1 <P(t,t )
+Lo(t)- ·cr(t )]
0 [E (t ) + X E 28
c 0 c
°
où le coefficient correcteur x dépend de l'histoire de la contrainte.
Dans un grand nombre de cas,on peut cependant obtenir des résultats
suffisamment approchés en adoptant les valeurs de x corre§pondant aux
problèmes de relaxation pure (voir annexe 1 et document 1_6]).
64

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

Lorsque la variation de contrainte n'excède pas/ 30 % 1 dans 1' inter-


valle de temps (t - t ) (par exemple : évaluation des pertes de
0
précontrainte) et si l'on peut négliger la variation du module du béton,
on peut adopter la formule dite de la contrainte moyenne, soit

o(t) o(t) + o(t 0 ) [15]


Et o t(t,t o ) = En (t) + - - + ({) (t,t )
Ec28 2Ec28 0

qui revient à poser x = 1/2. Si la variation de contrainte excède~


l'intervalle ( t - t ) doit être subdivisé en un nombre convenable
0
d'intervalles.

Lorsque la variation de contrainte est faible ou nulle (par exemple,


calcul de la déformation sous contrainte constante, perte de précon-
trainte dans les pièces à faible pourcentage d'acier ordinair-e) on peut
utiliser la formule dite du module effectif, soit :

Et t(t,t ) =E (t) + Eo(t) [1 + c.p(t,t )] [16]


o o n cZS o

qui néglige la variation du module du béton et admet que la contrainte


reste constante et égale à sa valeur finale. L'expression [16] équivaut
à poser x= 1 dans la formule [14] et revient à admettre que la samme
de la déformation du fluage et de la déformation élastique puisse être
évaluée avec un module:
Ec28
E = (17]
c l+c.p(t, t )
0

A.2.2 !:_o!_ !_i!!P.!_ifi!e_d~fl~a_ae_(voir Annexe 7)

Lorsque l'on cherche l'influence du fluage au-delà de (Bmois, on


peut utiliser l'expression approchée suivante du coefficient de
fluage :

[ 18]

En négligeant la variabilité du module de déformation longitudinale


avec l'âge de la mise en charge, la fonction fluage prend la forme
simplifiée

[19]

La formule [19]permet d'utiliser dans les


calculs pratiques les résultats de la théorie
du vieillissement (méthode de Dischinger). Ce
procédé est valable aussi dans le cas où l'on
prévoit une grartde variation de contrainte.
Par exemple, pour la variation d.e contrainte
sous déformation imposée E constante
n
65

2.2 Conception et méthodes d'analyse globale

(relaxation du béton), la sol~tion de l'équa-


tion différentielle de Dischinger conduit à :
cr (t,t ) ~ E • r(t,t ) [2Q]
c o n o
où r(t, ) représente la fonction relaxation
du beton:
r(t,t 0 )[Link] l-~ff[Sf(t) -Sf(t 0 j] [21]

L'utilisation de l'équation [21] est avanta-


geuse pour le calcul de la déformation de
fluage à prendre en compte dans les problèmes
du second ordre (chapitre 4.1.3) et dans
l'étude des effets du fluage en présence de
phénomènes thermiques saisonniers.

A.3 Pertes de précontrainte

Une évaluation des pertes totales de précontrainte dues au retrait,


au fluage et A la relaxation, compte tenu de l'interaction entre ces
divers phénom~nes, peut se faire au moyen de la formule suivante,
dérivant de l'application de la méthode de la contrainte·-moyenne :

E (t,t )E + llo + a~(t,t ) (cr + aC20)


llo =
s 0 s Er 0 c~ [22]
p,c+s+r c.p(t,t )
0
1 + a~
0
0
l 1 +
spo 2

avec :

a. ~ E /E
s c

llo variation de la contrainte dans l'acier de précontrainte


p,c+s+r
due au fluage, au retrait, à la relaxation

0 0 contraintes initiales dans l'acier de précontrainte et


spo' cpo
dans le béton adjacent sous la précontrainte seule

0 contrainte dans le béton adjacent à l'acier de précon-


cg
trainte due au poids propre et aux autres actions
permanentes
llo variation de tension dans l'acier de précontrainte due
pr
à la seule relaxation (négative) évaluée pour une tension
initiale :

a
p
=a
pgo
-~D.a
' p,c+s+r
[23]

a contrainte initiale de l'acier de précontrainte due à


pgo
la précontrainte et aux actions permanentes.
66

2.2 Conception et m~thodes d'analyse globale

On voit que l'utilisation de la formule [22] exige une estimation


a priori de la perte totale. Cette estimation est à contr8ler au moyen
du résultat donné par la formule [22] et doit êt~e éventuellement
corrigée par itération. La formule [22] étend la méthode de la contrain-
te moyenne à la prise en compte de la précontrainte. Toutefois ôa
... . .. . ~ 1 . pr
est ca 1cu1 ee par une contra1nte super1eure u a ~yenne pour ten1r
compte du fait que la relaxation n'est pas une f&nction, linéaire de la
contrainte. La formule [22] a été établie pour le cas où l'on peut
supposer que les armatures de précontrainte sont . concentrées en un
point. Si cette hypothèse ne peut être admise, il faut recourir aux
formules dérivant de l'application de la méthode des déformations, compte
tenu de la conservation des sections planes (voir document [6]).
67

3 . MATERIAUX
69

3.1.1 Béton de granulats normaux

3.1

3.1.1
-
BETON

BETON DE GRANULATS NORMAUX

[Link] GENERALITES

P.1 Objet

Le présent chapitre est applicable aux bétons à structure fermée,


confectionnés avec des granulats normaux, composés et compactés de
manière à ne pas contenir une quantité appréciable d'air occlus, et
qui sont utilisés pour les structures ou les éléments structuraux en
béton non armé, armé ou précontraint.

En général, le présent chapitre n'est pas applicable aux bétons


soumis à un traitement thermique durant leur durcissement. Pour ces
bétons, des règles additionnelles sont données à 1 'annexe 3 *·.

[Link] MASSE VOLUMIQUE

P.1 Détermination de la masse volumique

La masse volumique doit être déterminée directement conformément


à la norme ISO 6275 ou estimée sur la base des valeurs connues pour
les constituants.

[Link] RESISTANCE ET DEFORMATIONS DU BETON

P.1 Détermination de la résistance et des caractères de déformation


du béton

La résistance du béton doit être déterminée au moyen d'essais


normalisés sur des éprouvettes âgées de 28 jours.

Les caractères permettant le calcul des déformations instantanées


et différées du béton doivent également être soit déterminés par des
essais normalisés soit estimés à partir de données connues.

Toute augmentation de cette résistance contractuelle due à l'âge


doit être négligée dans les calculs.

P.2 Classes de béton

Les calculs doivent être basés sur une classe de béton correspon-
dant à une valeur spécifiée de la résistance caractéristique à la
compression.
*sera rédigée ultérieurement.
70

3.1.1 Béton de granulats normaux

A.1 Détermination de la résistance et des caractères de déformation


du béton

Le présent Eurocode est basé sur la résistance à la compression


mesurée sur des cylindres de 150 mm de diamètre et de 300 mm de
hauteur, à l'âge de 28 jours, conservés dans l'eau à 20 + 2° C
conformément aux normes ISO 1920, 2736 et 4012.

Des âges différents de 28 jours ne peuvent être adoptés que sous


réserve de justifications spéciales.

La résistance caractéristique à la compression fck est définie


comme la valeur de la résistance au-dessous de laquelle on peut
s'attendre à trouver 5 % de la population de toutes les mesures
possibles de résistance du béton spécifié.

En pratique, on peut admettre que le béton a la résistanceprévue


au projet lorsque les résultats des essais vérifient le critère de
conformité défini à l'article A 2 du chapitre 6. 4.

Pour des besoins particuliers, des coefficients de conversion


entre les résistances obtenues à partir d'éprouvettes de dimensions
différentes ou conservées dans d'autres conditions, de même que des
coefficients liant la maturité à la résistance à la compression,
doivent être déterminés au moyen d'essais directs.

Les valeurs indiquées dans les tableaux de la norme ISO 3893


doivent être considérés cnmme fournissant une relation approximative
entre la résistance de cylindres de 150 x 300 mm et celle de cubes
de 150 mm d'arête pour des bétons identiques et conservés dans les
mêmes conditions, selon document ISO/DIS 2736.

A.1.2 Résistance à la traction

Dans le présent Eurocode, le terme "résistance à la traction" se


rapporte à la traction axiale définie par la RILEM. En l'absence de
données plus précises, les valeurs numériques rapportées à fck qui
sont indiquées à l'articleA2 (tableau3.4) peuvent être utilisées.

Pour des besoins particuliers, des coefficients de conversion


entre la résistance à la traction axiale et la résistance à la
traction par fendage doivent être déterminés au moyen d'essais
directs.

Le diagramme contraintes-déformations sous charges de courte


durée affecte la forme générale schématiquement représentée sur la
figure (1).
71

3.1.1 Béton de granulats normaux

fe

0.1., f
c
à 0.5 f--+
c

E . abscisse du pic de contrainte


C1
E déformation ultime.
cu

Figure(1) -Diagramme contraintes-déformations schématique

Pour les besoins du calcul, il est loisible d'utiliser des


diagrammes idéalisés. Pour certains problèmes, de telles idéalisations
sont indiquées dans le chapitre 4.1.1.

La loi a - E représentée figure (1) pour les charges de


c c
courte durée peut être exprimée approximativement par la fonction
a
c
Tc + (K - 2) n [1]

avec n E /E
c c1
- 0,0022(déformation maximale
en compression centrée)
K = (1,1 E ) • E /f
cm c1 c
E valeur moyenne du module de déformation
cm
longitudinale (tableau 3.2).

La fornrule [1] est valable pour 0 ~ E


c
~ E
cu
avec E raccourcissement maximal de la fibre de béton la plus
cu
comprimée.

Pour une zone comprimée rectangulaire, les valeurs moyennes de E


cu
sont données par le tableau 3.1.
72

3.1.1 Béton de granulats normaux

f 12 16 20 25 30 35 40. 45 50 MPa
c 11

E
cu 1-3,8 - 3, 7 - 3,6 - 3, 5 - 3,4 -3 , 31-3
l , 21-3
1 ,
1 -3,0 %o

Tableau 3.1 -Valeurs moyennes de E (zones rectangulaires)


cu

Pour une résistance caractéristique à la compression f k


donnée, une estimation de la valeur moyenne du module sécante E
cm
(voir figure(1)) peut être obtenue au moyen du tableau 3.2.

fck 12 16 20 25 30 35 40 45 50

l
E
cm
26 27,5 29
l 30,5 32 33,5 35 36 37

Tableau 3.2- Module sécant de déformation longitudinale (en GPa)_

Ces valeurs correspondent à la formule :

E 9 5 (f + 8) l/ 3 (Ecm en GPa, fck en MPa) [2]


cm ' ck

Normalement, fck étant rapporté à l'âge de 28 jours, le tableau


3.2 donne les valeurs de Ec
correspondant à cet âge. Toutefois,
28
E
il peut être également utilisé pour déduire ·cm d'une résistance
f k ( t ) présumée à un âge t donné.
c 0 0

A.1.5 Coefficient de Poisson

Lorsqu'il intervient dans le calcul, le coefficient de Poisson


relatif aux déformations élastiques est pris égal à 0,2. Il peut être
pris égal à 0 lorsque la fissuration du béton tendu est admise.

~--~L~e~c~oefficient de dilatation thermique peut être pris égal à


110 • 1o- 6 l par degré centigrade.

Dans le cas où une grande précision n'est pas recherchée, les


valeurs moyennes du tableau 3.3 considérées comme représentatives
peuvent être admises pour le retrait final et pour le coefficient final
73

3.1.1 Béton de granulats normaux

de fluage d'un béton confectionné avec un ciment à durcissement rapide


et soumis à une contrainte au plus égale à 0,4 f .k à l'âge j de
CJ
la mise en charge (pour des dimensions intermédiaires entre 200 et
600 mm, interpoler linéairement).

Les données du tableau 3. 3 sont valable.s pour des conditions


thermo-hygrométriques constantes (température moyenne du béton 20°C
et humidité relative indiquée).

Pour des informations plus détaillées voir l'annexe 7.

u : périmètre en contact atmosphère humide, atmosphère sèche,


avec l'atmosphère à l'extérieur à l'intérieur
(hum. rel. ~ 75%) (hum. rel. :t 55 %)
dimension fictive
2A petite grande petite grande
de la membrure __c ~ 200 mm ~ 600 mm ~ 200 mm ~ 600 mm
u
COEFFICIENT DE FLUAGE
'f(t ' t 0 )
00

âge du béton t 0 lors


de la mise en charge :
jeune (3 - 7 jours) 2,7 2' 1 3,8 2,9
moyen (7 - 60 jours) 2,2 1,9 3,0 2,5
élevé (> 60 jours) 1 '4 1 '7 1 '7 2,0

RETRAIT :
E
cs ( t 00
' t0) . 10 3

âge du béton au moment


to à partir duquel
l'influence du retrait
est considérée :
jeune (1 - 7 jours) 0,26 0,21 0,43 0,31
moyen (7 - 60 jours) 0,23 0,21 0,32 0,30
élevé (> 60 jours) 0' 16 0,20 0' 19 0,28

Tableau 3.3 - Valeurs finales du coefficient de fluage W(t , t ) et


. 1 00 0
valeurs de base du retra~t E (t , t ) •
cs 0 00

Dans le cas où une plus grande prec1s1on est nécessaire, les


influences d'une température ambiante différant notablement de 20°C
et/ou de conditions climatiques différant de celles indiquées dans le
tableau 3.3 et/ou d'autres types de ciment (à durcissement lent ou
normal) doivent être prises en compte conformément à l'annexe 7.
74

3.1.1 Béton de granulats normaux

A.2 Classes de béton

La classe du béton peut être choisie dans le tableau 3.4 en fonction


de la résistance caractéristique à la compression et de la résistance
caractéristique à la traction.

Classe C12 C16 C20 C25 C30 C35 C40 C45 cso

fck 1 12 16 20 25 30 35 40 45 50

f 1, 2 1 '4 1, 6 1 '8 2,0 2,2 2,4 2,6 2,8


ctk 0,05
1

f 1 '6 1 '9 2,2 2,5 2,8 3, 1 3,4 3,7 4,0


ctm 1
1

f 2,0 2,4 2,8 3,2 3,6 4,0 4,4 4,8 5,2


ctk 0,95

Tableau 3.4 - Classes, résistances caractéristiques fck et


résistance à la traction f du béton en MPa •
ct

Dans le cas du béton précontraint, en règle générale, seules les


classes 1 C25 1 et supérieures sont admises.

Le choix de la valeur f
à introduire dans le calcul dépend du
ct
type de problème. A titre d'exemple, on prend en compte :

f
ctk 0,05 pour la vérification de l'état-limite de formation des
fissures (art. 4. 2. 1-A 3),
f
ctm pour le calcul des contreflèches (art. 4.2.2-A 1.1),
f
ctk 0,95 pour le calcul des effets des actions indirectes (avant
fissuration du béton) .
f
ctk 0,95 est également pris en compte pour le calcul de l'armature
minimale des éléments structuraux.

Sauf indication contraire, il est supposé que toutes les formules


du présent Eurocode demeurent valables pour des valeurs de fck qui
diffèreraient de celles de la série normalisée du tableau 3.4.

Les bétons de clas~ C12 1 ou de classes inférieures, ou de


classes supérieures à ~ ne peuvent être admis pour le béton armé à
moins que leur emploi ne soit convenablement justifié. Pour de tels
bétons, à moins de preuve contraire, les règles du présent Eurocode ne
sont pas applicables.
75

3.1.2 Béton de granulats légers

3.1.2 BETON DE GRANULATS LEGERS

[Link] GENERALITES

P. 1 Objet

Le présent article est applicable aux bétons à structure fermée


confectionnés avec des granulats appartenant aux catégories I et II
de la classification RILEM, composés et compactés de manière à ne pas
contenir une quantité appréciable d'air occlus et utilisés pour les
structures ou les éléments de structuresen béton non armé, armé ou
précontraint.

A. 1 Objet

Un béton de granulat& légers est défini comme un béton dont le


poids volumique après séchage au four n'excède pas 20 kN/m3 • Il est
totalement ou partiellement fabriqué en utilisant des granulats ayant
une structure poreuse (granulats légers).

Cet article s'applique en outre à tous les bétons confectionnés


avec des granulats légers ou artificiels, à moins que des expériences
fiables combinées avec des preuves expérimentales n'indiquent que des
prescriptions différentes de celles données dans le présent article
peuvent être adoptées en toute sécurité.

[Link] POIDS VOLUMIQUE

P.1 Détermination du poids volumique

Le poids volumique p pris comme référence est le poids volumique


après séchage au four.

Pour la détermination de la masse volumique, 1 'article 3.1. 1. 2-P 1


est applicable.

[Link] RESISTANCE ET DEFORMATIONS DU BETON DE GRANULATS LEGERS

P.l Détermination de la résistance et des caractères de déformation


du béton de granulats légers

L'article [Link]-P 1 est applicable.

P:2 Classes de béton

L'article [Link]-P2 est applicable.


76

3.1.2 Béton de granulats légers

A.1 Détermination de la résistance et des caractères de déformation


du béton de granulats légers
A. 1. 1 _!é~i~t~UE_e_à_l~ ~OE!PE_e~si:_o~
A.1.1.1 Qé!e~mi:_n~tio~ ie_l~ E_é~i~t~n~e_à_l~~o~pE_e~si:_o~
La résistance à la compression du béton de granulats légers doit
être déterminée conformément aux normes ISO 1920, 2736 et 4012.
A.1.1.2 ~é~i~t~n~e_c~r~c~éE..i~ti:.q~e_à_l~ ~o~p~e~si:.o~

L'article [Link]-A1.1 est applicable.

A.1.2 Résistance à la traction

Une valeur approchée de la résistance à la traction moyenne peut


être obtenue en multipliant les valeurs de fct tirées du tableau
3.4 de l'article [Link]-A2 par le coefficient
n
1
= 0,30 + 0,70 i4 [1]
où p désigne le poids volumique après séchage au four, en kN/m3 •

Les diagrammes contraintes-déformations des bétons de granulats


légers ont à peu près la même allure que ceux des bétons normaux, mais
à l'égalité de résistance à la compression, la déformation ultime est
normalement plus faible.

Pour les calculs, les diagrammes idéalisés donnés dans 1 'annexe-4 *


peuvent être utilisés.

Une estimation de la valeur moyenne du module sécant Eicm pour


les bétons de granulats légers peut être obtenue au moyen de 1 'équation:

[2]
avec

f ck résistance volumique caractéristique à la compression, en MPa


p poids volumique après séchage au four, en kN/m3 •

Les valeurs données par l'équation 1=2]


correspondent aux
valeurs du tableau 3.2 de l'article [Link]-A 1.4, multipliées par
(p/24) 2 •

* sera rédigée ultérieurement.


11

3.1.2 Béton de granulats légers

Normalement, le module de déformation longitudinale d'un béton de


granulats légers est la moitié ou les trois quarts de celui du béton
de granulats normaux de même résistance à la compression.

Les valeurs données par 1'équation [2] sont approchées. Lorsqu'il


est nécessaire de disposer de données précises, les valeurs de E 0
;vcm
doivent être déterminées au moyen d'essais effectués conformément aux
Recommandations de la RILEM.

A.1.5 Coefficient de Poisson

L'article [Link]-A 1.5 est applicable.

Le coefficient de dilatation thermique peut être pris égal à


~8--.-1-0--~6~1
par degré centigrade.

En l'absence de résultats d'essais, le tableau 3.3 de l'article


[Link]-A 1.7 peut être adopté comme base des calculs, en lui appor-
tant les modifications suivantes :

- les valeurs finales du coefficient de fluage ~(t,t ) peuvent


0
[Link]
être réduites dans le rapport n = -E-- ; la déformation de fluage
2
cm
ainsi obtenue doit cependant être multipliée par un coefficient qui
peut varier de 1,0 à 1,2 selon le type de granulat léger utilisé ;
- les valeurs de base du retrait doivent être ~ltipliées par un
coefficient qui peut varier de 1,0 à 1,5 selon le type de granulat
léger utilisé.

A.2 Classes de béton

La classe appropr1ee d'un béton de granulats légers peut être


choisie par référence à la résistance caractéristique à la compression
fck en utilisant le tableau 4 de l'article [Link]-A2.

Le tableau 3.5 suivant donne le domaine d'application des classes


de bétons de granulats légers :
78

3.1.2 Béton de granulats légers

Classe du béton

LC 12 LC 25
Inférieure à LC 12
l LC 50 Supérieure à LC 50

Uniquement pour les Eléments en béton 'Uniquement avec une


structures en béton armé et non armé justification appro-
non armé et pour les priée et avec des
éléments armés de Eléments précautions spéciales
peu d'importance précontraints

Tableau 3.5 -Domaine d'application des bétons légers de structure.


19

3.2.1 Aciers pour béton armé

3.2 ACIER
~

3.2.1 ACIERS POUR BETON ARME

[Link] O~JET

P.1 Types et classification des aciers

Les caractères mécaniques et physiques des aciers pour béton armé


sont définis par des documents de certification (par exemple, normes
et/ou agréments ou certificats de conformité).

Les aciers considérés dans le présent Eurocode peuvent être


subdivisés comme suit :

- du point de vue de leur mode de production


- du point de vue de la forme de leur surface
- du point de vue de leur aptitude au soudage.

A.1 Types et classification des aciers

Du point de vue de leur mode de production, les aciers peuvent


être classés en :

- aciers laminés à chaud (aciers naturels)


- aciers écrouis à froid (soit par torsion et/ou par traction,
soit par tréfilage et/ou laminage)
-aciers spéciaux (par exemple, trempés et revenus).

Selon la forme de leur surface latérale,.les aciers peuvent être


des

- barres ou fils lisses


(éventuellement assemblés en treillis soudés)
- barres ou fils à haute adhérence
(éventuellement assemblés en treillis soudés).

Du point de vue de leur aptitude au soudage les aciers peuvent


être classés en :

- aciers non soudables


- aciers soudables sous certaines réserves
- aciers soudables.

[Link] CARACTERES MECANIQUES DES ACIERS POUR BETON ARME

P.1 Résistance et déformations

La résistance d'un acier doit être déterminée au moyen d'essais


normalisés, effectués conformément aux normes ISO ou aux Euronorms.
80

3.2.1 Aciers pour béton armé

Les caractères de l'acier dont dépendent ses déformations instan-


tanées et à long terme doivent être déterminés au moyen d'essais
normalisés.

P.2 Section à prendre en compte dans les calculs de résistance

Les calculs doivent être basés sur la section nominale, détermi-


née à partir du diamètre nominal. .

P.3 Capacité d'allongement

Il doit être prouvé que 1 'acier possède une capacité d'allongement


convenable.

P.4 Aptitude au soudage

Lorsque le soudage est nécessaire, il doit être prouvé que


l'acier utilisé présente une soudabilité satisfaisante.

A.1 Résistance et déformation

La résistance caractéristique
fyk est définie comme le fractile
5 % de la limite d'élasticité en traction apparente, notée f 'ou
conventionnelle à 0,2 %, notée f0,2 . y

L'Euronorm 80 définit trois classes

S220 S400 S500

où les nombres représentent la valeur minimale de la limite d'élasti-


cité en MPa. D'après la classification de l'Euronorm 80, la classe
S220 comprend les ronds lisses laminés à chaud, tandis que les
classes S400 et S500 comprennent les barres à haute adhérence et les
fils.

La résistance à la traction f mesurée lors de l'essai d'une


st
barre doit vérifier simultanément

[1]
~ 1 '05 f y,o b s [2]

où f désigne la valeur de la limite d'élasticité mesurée lors


y,obs
de cet essai.
81

3.2.1 Aciers pour béton armé

A.1.2 Treillis soudés

Les équations [1] et [2] s'appliquent également aux fils


constitutifs des treillis soudés.

Lorsque les soudures sont prises en compte dans la résistance


des ancrages, chaque noeud soudé doit pouvoir résister à un effort de
cisaillement au moins égal à \0,3 fyk • Asl , où As désigne la
section de la plus grosse barre de l'assemblage.

Pour simplifier, on peut substituer aux diagrammes réels contrain-


tes-déformations des diagrammes bilinéaires ou trilinéaires choisis de
manière à donner des approximations dans le sens de la sécurité.
Les deux figures (1) et (2) ci-après sont valables jusqu'à une
température de 200°C.

En l'absence de données plus prec1ses, pour les aciers naturels


et les aciers écrouis par tréfilage ou laminage à froid, le diagramme
bilinéaire de la figure(1)peut être utilisé

arc tg Es

os=fykc

Figure(1) -Diagramme contraintes-déformations idéalisé

Pour les aciers écrouis par torsion et/ou traction, on peut


admettre qu'en général :

[3]

sauf dans le cas des aciers pour lesquels l'écrouissage est essentiel-
lement obtenu par traction axiale, où il peut arriver que :

[4]
Pour de tels aciers, le document de certification doit préciser la
valeur de f à prendre en compte dans les calculs.
ykc
Pour les aciers écrouis par torsion et/ou traction, on peut utiliser
un diagramme idéalisé comportant une partie droite de pente E5 et
82

3.2.1 Aciers pour-béton armé

des parties courbes définies en fonction des limites d'élasticité en


traction fykt et en compression fykc (figure (2) où os , fykt et
f yk c sont exprimés en MPa ; signes : f yk t > 0, f yk c < 0).

CD ês ~2·10
,EL + 0,823 [<Ti - 0,71
5 j
fykt
5

0,7f ykl

comprusiM ( <r5 ~n MPo)


-0.01

traction

0 Es• crs -0.823[f05ykt-0,71j


2·10 5
5

Figure(2)-Diagramme contraintes-déformations idéalisé

Pour toutes les armatures de béton armé, le module de déformation


longitudinale E peut être pris égal à 1200 GPal.
s

Le coefficient de dilatation thermique des aciers est pris égal


à 110 • 10-6} par degré centigrade.

A.2 Section à prendre en compte dans les calculs de résistance

Pour les barres, la gamme des diamètres nominaux préférentiels


est la suivante

6 - 8 - 10 - 12 - 16 - 20 - 25 - 32 - 40 - 50 GmnJ
Pour les détails et les tolérances, voir Euronorms 80, 81 et 82.

Pour les fils constitutifs de treillis, les diamètres préféren-


tiels s'échelonnent entre 4 et 12 mm par pas de 0,5 mm.

Le principe énoncé en P 2 est en


contradiction avec l'Euronorm 80. Selon cet
Euronorm, les calculs doivent être basés sur
la section réelle de l'armature. Dans le
présent Eurocode, 1 'écart entre les diamètres
nominal et réel a été pris en compte dans les
coefficients de sécurité.
3.2.1 Aciers pour béton armé

A.3 Capacité d'allongement

L'exigence concernant la capacité d'allongement peut être considérée


comme satisfaite lorsque l'allongement de rupture de l'acier~suré
sur une longueur de 10 ~ ou 5 (/J, est au moins égal à s = ~ ou
10
s = ~ respectivement.
5
Pour le critère de capacité d'allongement,
il existe différentes propositions aussi bien
en ce qui concerne la longueur de la base de
mesure qu'en ce qui concerne l'allongement
unitaire de l'acier après rupture (par
exemple : s = .2,5 % mesuré sur une base
40
de longueur 40 (/J).
Plus généralement, il n'a pas encore été
établi s'il était admissible de fixer ce
critère en partant d'un allongement mesuré
après striction.

A.4 Soudabilité

La soudabilité d'un acier pour armature dépend principalement de


son mode de fabrication (laminage à chaud ou écrouissage à froid), de
sa composition chimique et de son diamètre. Du point de vue de leur
soudabilité, les aciers sont classés comme suit :

Classe a (non soudable) : acier qui ne peut être soudé par aucune
méthode pratique en donnant un résultat acceptable ;
classe b (soudable sous certaines conditions) : acier qui peut être
soudé en donnant un résultat acceptable au moyen de méthodes
spéciales ou par les méthodes usuelles assorties de
certaines précautions de sécurité ;
classe c (soudable) : acier qui peut être soudé par les méthodes
usuelles en donnant un résultat acceptable.

Pour de plus amples informations sur la soudabilité de l'acier,


voir Euronorm 80 •
3.2,2 Aciers de précontrainte

3.2.2 ACIERS DE PRECONTRAINTE

3. 2. 2 • 1 OBJET

P.l Types et classification des aciers

Les caractères mécaniques et physiques des aciers de précontrain-


te sont définis par des documents de certification.

Les aciers considérés par le présent Eurocode peuvent être


subdivisés comm~ suict :

- du point de vue de leurs traitements


- du poin.t de vue du genre de produit
- du point de vue de leur forme.

A.1 Types et classification des aciers (voir [7] et [s] )*


Pour estimer les caractères des aciers de précontrainte, le
projeteur peut choisir entre :

- utiliser les valeurs générales moyennes données dans les documents


de certification, ou bien
- utiliser les données résultant d'essais étendus et fiables, effec-
tués par le producteur ou par des labo~atoires d'essais agréés sur
le lot particulier ou sur la commande correspon4ant à l'acier de
précontrainte qui sera utilisé.

Du point de vue de leur fabrication, les aciers de précontrainte


peuvent être- classés en

a) aciers ayant subi un traitement thermique

- aciers patentés
- aciers trempés et revenus

b) aciers ayant subi un traitement mécanique

- aciers tréfilés ou laminés à froid


- aciers écrouis par traction ou torsion à froid,

ces traitements pouvant éventuellement être complétés par des


traitements de vieillissement ou de stabilisation.

* Il convient également de se référer aux normes nationales.


85

3.2.2 Aciers de précontrainte

En ce qui concerne leur forme, les aciers de précontrainte


peuvent être :

- des fils ou des barres


- des torons ou des câbles.

Du point de vue de la forme de leur surface latérale, les aciers


de précontrainte sont classés en

- fils ou barres ronds et lisses


(les fils pouvant être droits ou ondulés)
- fils ou barres non ronds et/ou non lisses.

[Link] CARACTERES DES ACIERS DE PRECONTRAINTE

P.1 Résistance et déformations

La résistance d'un acier de précontrainte doit être déterminée


au moyen d'essais normalisés, effectués conformément aux normes ISO
ou aux Euronorms.

Les caractères de l'acier de précontrainte dont dépendent ses


déformations instantanées et à long terme, doivent être déterminés
au moyen d'essais normalisés.

P.2 Résistance caractéristique

La résistance de calcul de l'acier doit être basée sur une


valeur caractéristique spécifiée de la limite d'élasticité ou de la
résistance à la traction.

P.3 Section à prendre en compte dans les calculs de résistance·

Les calculs doivent être basés sur la section nominale.

P.4 Longueur de transmission

L'adhérence entre les armatures de précontrainte et le béton doit


être capable d'assurer la transmission de la précontrainte au béton
jusqu'à ce que l'état-limite ultime soit atteint.

P.5 Ductilité

Il doit être prouvé que l'acier possède une ductilité convenable.


86

3.2.2 Aciers de précontrainte

A.1 Résistance et déformations

Le module de déformation longitudinale E peut être pris égal


s
à 200 GPa l·

A. 1. 2 f_o!:_f!_i~i~l!E. ~e_di}_!t_!ti_o~ .E_h!:r_!!!i,S_u!:,


Le coefficient de dilatation thermique est pris égal à 110. 10-61
par degré centigrade.

A.1.3 Relaxation

Les valeurs de la relaxation d'une armature nue, à introduire dans


le calcul d.e la précontrainte finale, peuvent être déduites

(i) des données des documents de certification ou


(ii) de valeurs approchées ou
(iii) de résultats d'essais fiables de relaxation.

En l'absence d'information plus précise, les valeurs donnéesdans


la figure (3) ci -après, où le groupe 2 représente les aciers soumis à un
traitement de stabilisation, peuvent être adoptées comme valeurs
moyennes.
25 groupe 1
relaxation
25

20
~ après 1000 h

15

10 10 groupe 2
8 groupe. 1
6
5
3 3 groupe 2
2
0 1
(j po/tptk
0.6 07 0,8

Figure (3)-Valeurs moyennes de la relaxation (%)

Pour des températures supérieures à 200°C, la résistance diminue


à une allure de plus en plus rapide (à 400°C, la résistance n'est plus
que la moitié environ de celle à la température ambiante) tandis que la
limite de proportionnalité est nettement plus affectée (à 400°C, elle
n'est plus que les 30% environ de celle à la température ambiante).
87

3.2.2 Aciers de précontrainte

Voir figure (7) du document 1=8] .


Ces propriétés ont une importance
particulière pour le comportement des structures à l'incendie.

Pour tous les aciers de précontrainte, la relaxation aux tempé-


ratures élevées est beaucoup plus importante qu'à la température
ambiante : à 50°C, elle est environ le double.

Lorsque les aciers de précontrainte peuvent se trouver exposesa


des températures pouvant dépasser notablement 20°C, ceux qui appar-
tiennent au groupe 2 sont mieux appropr1es que ceux qui appartien-
nent au groupe 1 (pour la définition des groupes 1 et 2 , voir
[s]).

A.2 Résistance caractéristique

Pour la définition de la résistance caractéristique, voir


1 'article 3. 2. 1. 2-A 1 • 1 •

fo , 1 à 0' 1 % ou la limite d'élasticité


La limite d'élasticité

f0,01 à 0,01 % peuvent être utilisées à la place de fo 2 sous


réserve que les conditions : '

fst ~ 1,1 fyk [5]


f
st ~ 1,05 f y,o b s [6]
soient vérifiées avec fy = f 0 , et fyk
2

Dans ces expressions

f désigne la résistance à la traction obtenue par des essais


st
fyk la résistance caractéristique

f la limite d'élasticité déterminée durant l'essai de traction


y) obs
f la limite d'élasticité conventionnelle.
y
En principe, la nuance d'un acier de précontrainte doit être
spécifiée par sa résistance caractéristique (fp0, 2k ou fp0, k ou
1
fpO, lk ) et la valeur caractéristique de sa résistance à la traction
0
f pt k .

A.3 Section à prendre en compte dans les calculs de résistance

Pour les fils ou barres,la section nominale est déterminée à


partir de leur diamètre nominal et pour les torons, à partir des
sections nominales de leurs fils constitutifs.
88

3.2.2 Aciers de précontrainte

Pour les détails, il convient de se référer aux documents. de


certification ; pour les tolérances, voir Euronorm 138 et norme ISO
6934.

A. 4 Longueur de transmission 1- voir [ 8] et Euronorm 138 ]

Les conditions d'utilisation concernent particulièrement

-la contrainte initiale de l'armature,


- les caractères du béton au moment de la mise. en précontrainte,
-la position et l'enrobage de l'armature ainsi que l'état de
contrainte du béton.

A défaut de .valeurs définies par un document de certification, on


peut admettre pour le rapport de la longueur d'ancrage ~bp au
diamètre nominal de l'armature des valeurs comprises entre

100 et 140 pour un fil non lisse

45 à 90 pourun toron,.de 7 fils.

Ces valeurs supposent que la précontrainte est appliquée à l'élément


considéré par diminution progressive de la tension des armatures
elles doivent être majorées de 1 25 % l dans le cas où la mise en
précontrainte est obtenue par tronçonnage de la partie libre des
armatures.

En ce qui concerne les valeurs numériques


pour la longueur de .transmission nécessaire,
de grandes divergences d'opinion [Link]-
festent encore •. La longueur réell~ de trans-
mission doit [Link] 1 '.objet d'un agrément.

Des précautions spéciales peuvent être nécessaires dans les cas


où la précontrainte varie graduellement (par ·exemple, dans les dalles
évidées).
89

3.3 Données concernant la précontrainte

3.3 DONNEES CONCERNANT LA PRECONTRAINTE

P. 1 Objet

Ce chapitre concerne le béton précontraint réalisé soit par pré-


tension, soit par post-tension. Les conditions d'utilisation des
procédés de précontrainte par post-tension sont définies par des
documents de certification. Le cas d'armatures extérieures n'est pas
envisagé. Les prescriptions qui suivent ne s'appliquent pas aux cons-
tructions précontraintes par d'autres moyens (par exemple, vérins). Le
cas des armatures non adhérentes fait 1 'objet de 1 'annexe 6·* et n'est
considéré ici que pour ce qui concerne les phases de construction.

P.2 Solidarisation des armatures et du béton

L'adhérence entre le béton et les armatures de précontrainte


doit être suffisante pour permettre d'assurer, avec la sécurité
requise, la transmission des forces de précontrainte et un comportement
composite de la section en présence des effets des actions.

Dans les éléments réalisés par post-tension, des précautions


particulières doivent être prises avant l'injection des câbles pour
assurer la résistance à la corrosion et, le cas échéant, la résistance
au feu. Dans cette phase, le calcul des sections vis-à-vis de la
flexion, de l'effort tranchant, du poinçonnement et de la fissuration
requiert des considérations spéciales (voir annexe 6* et 1=9]).
P.3 Précontrainte initiale

La précontrainte initiale dans l'armature après relâchement du


ver1n et réalisation de l'ancrage ne doit pas dépasser une proportion
fixée et agréée de la résistance caractéristique de 1' armature.

La résistance minimale atteinte par le béton lors de sa mise


en précontrainte doit garantir une marge adéquate de sécurité vis-à-
vis du comportement local et d'ensemble de l'élément précontraint. Le
cas échéant, elle est fixée dans le document de certification du
procédé utilisé.

P.4 Pertes de précontrainte

La perte de précontrainte dans une section donnée et à une


époque donnée par rapport à la contrainte maximale au vérin corres-
pond à la somme des pertes suivantes qui doivent ê[Link] en compte

- pertes préliminaires, qui se produisent lors de la mise en tension


de 1' acier mais avant la mise en précontrainte du béton (pré-tension)
- pertes instantanées
- pertes différées.

* sera rédigée ultérieurement.


3.3 Données concernant la précontrainte

L'évaluation des pertes se fait généralement en adoptant pour les


données de base des valeurs moyennes. Le cas échéant, des indications
pour le calcul de certaines pertes sont données par les documents de
certification du procédé utilisé.

Les pertes différées par retrait et fluage du béton et relaxation


de l'acier doivent être évaluées en tenant compte de l'interdépendance
de ces phénomènes.

P.5 Valeur représentative de la précontrainte

Dans la plupart des cas, il suffit de prendre en compte les


valeurs des pertes à deux époques :

- au moment de l'application de la précontrainte au béton (t = 0)


-à long terme (symboliquement, t = + w).
Dans les cas les plus courants, on peut considérer une seule
valeur représentative moyenne de la précontrainte, fonction de
l'abscisse x de la section étudiée et du temps t •

Dans certains cas spécifiques. il faut cependant distinguer deux


valeurs représentatives assimilées à des valeurs caractéristiques
maximale et minimale.

P.6 Diffusion des forces de précontrainte

La diffusion des forces de précontrainte le long de l'élément à


partir des zones d'ancrage doit être prise en compte.

A.3 Précontrainte initiale

La précontrainte initiale dans l'armature ne doit pas dépasser la


plus faible des deux contraintes suivantes :

a
po 0,75 fptk [1]
a
po 0,85 f 0 1k [2]
p '

(pour la définition de f voir 3 • 2 • 2 • 2-A 2) .


pO, 1k
91

3.3 Données concernant la précontrainte

La contrainte maximale atteinte dans l'armature lors de la mise


en tension (c'est-à-dire la contrainte au vérin, x = 0) doit être
telle que :

cr 0,80 f pt k [3]
po,max

cr
po,max 0,90 fp0,1k [4]

Ces valeurs limites sont généralement valables dans le cas le


plus courant ; elles peuvent être modifiées en plus ou en moins en
fonction de facteurs assez nombreux tels que :

- la possibilité ou non de remplacer une armature endommagée,


- les conséquences possibles, notamment pour la vie des personnes,
d'une rupture de l'armature,
- la nature de la précontrainte pré-tension ou post-tension,
- le degré de précontrainte,
- la qualité de l'acier, et le type de l'armature,
-le délai d'injection de~ gaines.

En tout état de cause, l'attention est attirée sur les inconvé-


nients que peut présenter une mise en tension à une contrainte supé-
rieure à f pO, 1k •

A.4 Pertes de précontrainte

Sont à considérer dans le cas d'armatures pré-tendues :

a) la perte par frottement dans les déviateurs (en cas d'armatures


relevées) ;
b) la perte par glissement dans les organes d'ancrage (culées) ;
c) la perte par relaxation de l'armature pré-tendue (supposée libre)
durant le temps qui s'écoule entre la mise en tension de 1 'armature
et l'application de la précontrainte au béton.

A.4.2 Pertes instantanées

a) Pertes par déformation instantanée du béton

Il doit être tenu compte de la perte de tension qui résulte :

- pour les armatures post-tendueti, de leur ordre de mi~ae en tenliion


- pour les armatures ·pré-tendues, de leur action. lorsqu'on les
libère de leurs ancrages sur banc.
92

3.3 Données concernant la précontrainte

b) Pertes par frottement (a~tures de post-tension)

Il doit être tenu compte de la perte de tension due au frottement


de l'armature sur la paroi de son logement, au cours de sa mise en
tension.

c) Pertes par recul d'ancrage (armatures de post-tension)

Il doit être tenu compte de la perte qui peut résulter du glisse-


ment de l'armature par rapport à son ancrage lors du blocage de
celui-ci ou de la déformation de l'ancrage.

Les valeurs à prendre en compte sont définies par les documents


de certification du procédé de précontrainte ou mesurées in situ.

d) Autres pertes instantanées

Il doit être tenu compte de toutes les autres causes possibles de


pertes de tension instantanées dues au procédé d'exécution ou au
matériel de mise en tension, par exemple pertes dues à l'étuvage.

Les figures (1) et (2) donnent la séquence des pertes, respective-


ment pour la précontrainte par pré-tension (sans étuvage) ou par post-
tension ; elles constituent un guide pour l'évaluation de l'influence
des divers phénomènes énumérés en A 4.1 ·et A 4.2 et de 1' interdépendance
entre les effets du retrait et du fluage du béton et la relaxation de
1' acier.

A.S Valeur représentative de la précontrainte

Le frottement d'une armature sur la paroi de son logement résulte


de la forme courbe des câbles et/ou de courbures parasites. !:es valeurs
du coefficient de frottement dépendent non seulement des états de
surface respectifs de l'armature et de la paroi du logement, mais
aussi de la régularité du tracé et de l'étanchéité des canaux de
passage des câbles.

Dans une section située à la distance x d'un organe d'ancrage


actif où la contrainte maximale est égale à cr (x= 0), la
po,max
contrainte cr (x) d'une armature post-tendue est, compte tenu des
po
pertes par frottement

cr
po
(x) = cr
po,max
(x 0) • ~xp - JJ (a. + kx) ] [s]
avec
~ coefficient de frottement de l'armature,
a. sonnne des déviations angulaires sur la distance x (sans tenir
compte de leur direction ni de leur signe),
article A.4
PRE-TENSION
' Acr
po1
(sans é~VéiCJt.)

( fro!t4m~nt dans les dciv,-d~~


9lt:SS1lmen.f- .:Jux ancro9es.) J

1.\~l::c ( [Link]>Cah:on._ sur banc)


.......... ..._,'-----',._ ~lÂCffEM.E:NT J>ES ARt-A~[Link]

t-::0
( appl•cab"ort dt la
([Link] [Link] h:[Link]•
dtl (arm~l:ur~) ~ ~~·con.h clL"nJfl.)
1 ~b,,.nagCl d- durcÎ5Sf>l'l'ltrt~ :
1 1

Fig (1) - Séquence des pertes de précontrainte dans le cas de la pré-tension


article A.4
POST-TENSION

·-·-·-f-
pmo (x)
'
[11] ' ',
---~-- '
'

mise en tension l'rl1S<zS Lrt.. [Link]

du 1er câble t·= 0 d<ZS câf,f~.s. nz'Stanls

Fig{2) - Séquence des pertes de précontrainte dans le cas de la post-tension


95

3.3 Données concernant la précontrainte

k déviation angulaire involontaire (par unité de longueur) par


rapport au tracé résultant du calcul.

Des valeurs de ~ et k sont données dans les documents de certifica-


tion des procédés de précontrainte.

Lorsque ~ (a+ kx) ~ ~, on peut admettre :

o (x) = o (x = 0) • [ 1 - ~ (a+ kx) ] [6]


po po,max

et
ô.o
po
(x) = o po,max (x = 0) • JJ (a+ kx) [7]
En l'absence de valeurs plus précises, on peut admettre comme
valeurs représentatives pour des armatures non lubrifiées, présentant
un rayon de courbure au moins égal à 6 rn :

- JJ = 0,50 pour les câbles dans des alvéoles de béton,


- jJ 0,20 pour les câbles composés de fils tréfilés ou de torons,
à l'intérieur de gaines métalliques,

~
- jJ 0,25 pour des fils laminés lisses à l'intérieur de
- jJ 0,30 pour des fils non lisses gaines métalliques

les écarts pouvant atteindre - 10 % ou + 20 % l.


En cas de lubrification légère, telle que celle obtenue par des
huiles solubles, les valeurs précédentes peuvent être multipliées
par ~·
Pour les fils lisses (laminés et tréfilés) et torons avec un
rayon de courbure égal à ~, on peut admettre en première approxi-
mation : JJ = j0,30j.

Le coefficient k dépend essentiellement de la précision avec


laquelle le tracé prévu par le calcul est réalisé, précision d'autant
plus facile à obtenir que les gaines sont plus rigides et que le tracé
des câbles est plus simple.

En général, on peut prendre pour valeur moyenne Îk = 0,01 m- 1 j;


cette valeur doit être adaptée en fonction du diamètre des ga1nes, de
la distance entre leurs appuis et de la qualité d'exécution.

Les formules [6] et [7], ainsi que les


valeurs de ~ , sont données à titre d'exem-
ple. Les valeurs du coefficient de frottement
à prendre en compte dépendent de la qualité
de 1 'exécution, des contrôles effectués et de
la possibilité de mettre en oeuvre des câbles
supplémentaires en cas de frottements exces-
sifs.
96

3.3 Données concernant la précontrainte

Il n'est pas recommandé d'ado~r de.s


rayons de courbure inférieurs à . l1J mètres.

En présence de nombreux joints ou surfaces


de reprise, la valeur de k doit être
augmentée.

A.5.2 .!:e_Et~s_di_f!_é!_é~s_p~r_r!:_~!.ai_~_e!!_l~a~e-~~ bé~_o~!:_t_r~l_!X~t.!_o!!_


de l'acier

Pour les données de base et pour la formulation de solutions


approchées convenables, voir article 2.2.5.

La formule empirique [a] permet d'obtenir par itération une


évaluation approchée de la valeur finale des pertes différées dans
une section x donnée.
~cr
p,s+c,oo)
6a p,s + c,oo + ÀrJ p,re 1 ,oo ( 1 - ill cr
[a]
po
avec

~a
p,s + c,oo
E
s
(E:
c·, 00
+.E:
s,oo
) [9]

E:
c 00
raccourcissement du béton dû au fluage (à partir de l'époque
' de la mise en précontrainte) conventionnellement évalué selon
la formule :
cr
co
E:
c,oo (t 00 ' t 0 ) Ec28
(t 00 ' t 0)

pour une contrainte constante aco égale à la contrainte finale


au niveau du centre de gravité des armatures de précontrainte
sous les effets de la précontrainte, des actions permanentes
et des actions variables avec leur valeur quasi-permanente ;

E: raccourcissement du béton dû au retrait non gêné se produisant


s, 00 après la mise en tension, évalué au même niveau que E: •
c ,oo '

ô. cr relaxation pure de l'acier sous une contrainte égale à la


p,rel,oo
contrainte initiale a dans l'acier de précontrainte.
po

La formule [a] n'est pas applicable pour les phases de


construction. Par ailleurs, elle ne fait aucune distinction entre les
effets des phénomènes en présence et ne peut donc être utilisée pour
comparer leurs influences respectives. Une évaluation plus précise
peut se faire par la procédure indiquée en 2.2.5-A3 •
97

3.3 Données concernant la précontrainte

A.5.3 Précontrainte résiduelle

La valeur moyenne de la précontrainte dans une section x donnée,


à une époque t donnée pour les cas courants peut être prise égale
à

P
mt
(x) = P - [ /1P (x) + /1Pt (x)
o 0
J [1o]
p précontrainte initiale (t = 0) à l'origine (x 0)
0

t:,P t (x) pertes différées à l'époque t dans la section x.

La notation P est une notation simplifiée pour Pt =O (x= 0).


0

L'application de 1 'équation [1 0] fournit :

- pour t = 0 , la valeur représentative instantanée

P
mo
(x) = P - /1P
o o
(x) [11]
- pour t = oo la valeur représentative finale

P
[Link]
(x) = P -
0
1-- /1P 0 (x) + /1P
00
(x) J [12]

L'adoption de la valeur moyenne de la


précontrainte exige que des précautions
convenables soient prises au niveau de la
conception et de l'exécution.

Dans des cas spécifiques, on doit distinguer deux valeurs repré-


sentatives de la précontrainte dans une section x , à une époque t
donnée. Ces deux valeurs sont appelées valeurs caractéristiques :

p
kt ,max
(x) [13]

P
kt,nun
. (x) = Po - f1:3l
~
[ /1P
0
(x) + /1Pt (x)] [14]

La prise en compte des valeurs caractéristiques (ou tout au


moins de la valeur la plus défavorable) est surtout nécessaire quand
les pertes de précontrainte sont grandes (armatures de précontrainte
très longues et/ou très courbes •.. ).En pratique, les valeurs de la
précontrainte à introduire dans le calcul des sollicitations sont
contenues entre les deux limites suivantes

- une valeur maximale au temps t = 0 :

[1s]
98

3.3 Données concernant la précontrainte

- une valeur minimale au temps t = œ :

A.6 Diffusion des forces de précontrainte

A.6.1 Post-tension

Les indications correspondantes sont données en 2.2.4-A 1.1.

A.6.2 Pré-tension

Les indications correspondantes sont données en 2.2.4-A 1.2 •


99

4. VERIFICATION DES ETATS-LIMITES


101

4.1.1 Sollicitations normales

4.1.1 ETATS-LIMITES ULTIMES DE RESISTANCE SOUS SOLLICITATIONS NORMALES

[Link] GENERALITES

P.1 Domaine d'application

Le présent chapitre est applicable aux éléments en béton armé ou


en béton précontraint avec armatures adhérentes, qu'il s'agisse
d'éléments linéaires ou de dalles, sous réserve, dans ce dernier cas,
que l'armature principale présente une déviation nulle ou négligeable
par rapport aux directions principales des contraintes normales.

P.2 Principe du calcul

Le dimensionnement et la vérification des sections sont effectués


par application des conditions d'équilibre et de compatibilité, sur
la base des hypothèses énoncées en [Link].

P.3 Définition du domaine de sécurité

Pour chaque sollicitation agissante de calcul correspondant à


l'état-limite ultime, l'extrémité du vecteur résultant définissant
cette sollicitation doit se trouver à l'intérieur d'un domaine de
sécurité dont la frontière correspond à la sollicitation résistante
ultime, déterminée selon les règles du présent chapitre.

A.3 Définition du domaine de sécurité

Le domaine de sécurité est délimité par une courbe (en cas de


flexion droite) ou par une surface (en cas de flexion déviée), dite
"courbe ou surface d'interaction moment-effort normal".

[Link] SOLLICITATIONS AGISSANTES DE CALCUL

P.1 Détermination

Les sollicitations agissantes de calcul sont déterminées confor-


mémefit aux principes énoncés aux chapitres 2.1 et 2.2.

P.2 Sécurité additive

Pour les faibles excentricités, la sollicitation agissante de


calcul doit être déterminée en prenant une sécurité additive, pour
tenir compte de l'incertitude sur la position du point de passage de
la force extérieure.
102

4.1.1 Sollicitations normales

A.2 Sécurité additive

Un des moyens possibles de prendre une sécurité additive consis-


te à introduire successivement suivant l'un et l'autre des axes prin-
cipaux de la section, une excentricité minimale ~ .
m~n

h b
et successivement
30 30
emin~ [1]
20 mm

h et b étant les dimensions de la section mesurées suivant ces axes.

L'excentricité minimale pourrait égale-


ment être définie en fonction de la longueur
de la pièce.
Un procédé sensiblement équivalent consis-
te à prendre en compte pour le calcul de la
sollicitation résistante des coefficients
y (et éventuellement y ) majorés en les
c s
multipliant par

= b + 60 j.. 1 10
Yn b .,.. '

avec b dimension minimale de la section


exprimée en mm. Cette sollicitation résis-
tante est ensuite comparée à la sollicita-
tion agissante déterminée sans tenir compte
d'une excentricité minimale. Enfin il est
possible, dans le cas d'éléments faiblement
ou moyennement élancés, de tenir compte
forfaitairement des déformations du deuxième
ordre, et d'effectuer les vérifications par
les méthodes du présent chapitre.

[Link] CALCUL DE LA SOLLICITATION RESISTANTE

P.1 Sections à prendre en compte

Il y a lieu de faire intervenir la partie de la section sur


laquelle se concentrent les contraintes normales résistantes.
10)

4.1.1 Sollicitations normales

P. 2 Largeur collaborante de la table de compression d'une poutre en T

Pour une poutre en Té , la largeur effective de la table de


compression, symétrique ou non, doit être basée sur une interprétation
théorique accompagnée d'une approximation convenable.

A.1 Sections à prendre en compte

Dans les zones sur appui des poutres continues, seules peuvent
être prises en compte dans le calcul de la sollicitation résistante
les armatures tendues contenues dans une largeur totale de table au
plus égale à la largeur transversale de 1 'appui augmentée du 1 cinquième 1
de la distance longitudinale entre les points de moment nul encadrant
l'appui considéré.

A. 2 Largeur collaborante àe la table de compression d'une poutre en T

Des exemples d'application peuvent être trouvés dans [ 3] •

4.1.1,4 SOLLICITATION RESISTANTE ULTIME

P.1 Hypothèses de calcul

Le calcul de la sollicitation résistante ultime d'une section


doit être conduit à partir des hypothèses suivantes

a) les sections droites demeurent planes ;


b) les armatures adhérentes subissent les mêmes variations de défor-
mation que le béton adjacent ;
c) la résistance à la traction du béton est négligée ;
d) les valeurs maximales du raccourcissement unitaire du béton d'une
part en flexion simple ou composée, droite ou déviée, d'autre part
en compression simple sont des valeurs conventionnellesr tirées de
l'expérience. Si elles sont différentes, la loi de raccordement
est précisée ;
e) une limite peut être imposée à l'allongement unitaire maximal d'une
armature tendue ;
f) la déformation totale de toute armature de précontrainteestévaluée
en tenant compte de l'allongement préalable qui correspond à la
valeur représentative de la force de précontrainte prise en compte.

Une limite peut être imposée à la variation d'allongement au-delà


de l'allongement préalable.
104

4.1.1 Sollicitations normales

A.1 Hypothèses de calcul

Dans les situations provisoires où il peut exister des armatures


non adhérentes, il convient de tenir compte du déplacement relatif
entre l'acier et le béton. L'hypothèse b cesse alors d'être applica-
ble.

Les hypothèses d, e et f peuvent être explicitées comme suit

d) Le raccourcissement maximal unitaire du béton est pris égal à


1 - 0,00351 en flexion simple ou composée, droite ou déviée ; lorsque
la section est entièrement comprimée, le raccourcissement du béton
est supposé atteindre 1 -0,00201 à un niveau situé à une distance
de la fibre la plus comprimée égale aux l 3/7 1 de la hauteur de
la section.
En compression centrée, le raccourcissement de 1 -0,0020 1 est
atteint en tout point de la section.
e) L'allongement maximal unitaire d'une armature est pris égal à
1 0,010 1 •

f) La variation d'allongement maximal unitaire d'une armature de pré-


contrainte (D. E ) au-delà de 1 'allongement préalable (E t) est
p p
limitée à 1 0,010 1.
En adoptant ces valeurs numériques, les hypothèses énoncées en
P1 ci-dessus conduisent à considérer que le domaine de sécurité est
défini par un diagramme de déformations passant par l'un des trois
points A , B et C définis sur la figure ( 1) ci-dessous. Dans cette
figure, on peut distinguer cinq régions :

b
--~et__ -~

r [Link]

Figure ( 1) -Diagramme des déformations

Région 1 Traction avec faible excentricité (axe neutre extérieur


à la section) ; la verticale du point A correspond à la
traction simple.

Région 2 Flexion simple ou composée, avec épuisement de la résis-


tance en traction de l'armature principale, mais sans
10~

4.1.1 Sollicitations normales

épuisement de la résistance du béton (axe neutre intérieur


à la section).

Région 3 Flexion simple ou composée, avec épuisements concomitants


de la résistance en traction de l'armature principale et
de la résistance du béton (axe neutre intérieur à la
section).

Région 4 Flexion composée avec épuisement de la résistance du béton,


mais du fait que Es < eY. , avec une contrainte de 1 'armature
principale inférieure a la résistance de calcul en traction
(axe neutre intérieur à la section).

Région4a: Flexion composée, avec épuisement de la résistance du


béton, mais avec mise en compression de l'armature prin-
cipale (axe neutre intérieur à la section).

Région 5 Compression avec faible excentricité (axe neutre extérieur


à la section) ; la verticale du point C correspond à la
compression simple.

[Link] CONTRAINTES DU BETON DANS LA ZONE COMPRIMEE


P.1 Diagramme contraintes-déformations du béton

Le diagramme contraintes-déformations expérimental est remplacé


par un diagramme conventionnel simplifié représentatif du comportement
élasto-plastique du béton jusqu'à rupture.

Pour le calcul de la sollicitation résistante ultime, on utilise


un diagramme de calcul déduit de ce diagramme conventionnel par une
affinité parallèle à 1 'axe des contraintes, de rapport a/y ,. où y
c c
est le coefficient de sécurité partiel affecté au béton selon 2.1-P 5.4
dont la valeur doit être fixée en fonction du degré de fiabilité
requis, et a un coefficient prenant en compte la diminution de la
résistance du béton à la compression en fonction du mode et de la
durée d'application de la charge.

A.1 Diagramme contraintes-déformations du béton

Le diagramme de calcul idéalisé couranunent admis est le diagranune


dit "parabole-rectangle"(figure (2) ci-après) :
106

4.1.1 Sollicitations normales

axe des :
paraboles 1
.
1
1
1
1
1 êc
0 -0,002 -0,00'35

Figure (2) -Diagramme parabole-rectangle


1

Dans le diagramme représenté figure (2), le coefficient a (voir


P1 ci-dessus) a été pris égal à 0,85.

Les valeurs de sont fixées en 2.1-P 5.4.

A.2 Simplifications admises


L'emploi d'autres diagrammes idéalisés peut être admis, s'ils
sont équivalents au diagramme parabole-rectangle.

Il est possible, par exemple, d'adopter


pour la parabole une tangente à l'origine
de pente égale à E , selon 3. 1. 1. 3-A 1. 4 ,
cm
en faisant alors abstraction de la valeur
0,002, ou d'adopter un diagramme bilinéairè,
obtenu en remplaçant la parabole par une
droite de pente E
cm
Lorsque la section n'est pas entièrement comprimée (c'est-à-dire
dans les régions 1 à 4 a inclus, à 1' exclusion de la région 5), une
distribution simplifiée, rectangulaire, des contraintes de compression
du béton peut être admise. Cette distribution, qui conduit à des
résultats équivalents à ceux obtenus avec le diagramme parabole-rectan-
gle, est définie comme suit (avec x , distance de l'axe neutre à la
fibre la plus comprimée de la section) :
107

4.1.1 Sollicitations normales

,;

Figure (3)- Diagramme rectangulaire

1) sur une distance 0,2 x à partir de l'axe neutre, la contrainte


est nulle.
2) sur la distance 0,8 x restante, la contrainte e~t constante et
égale à

- 0,85 fcd pour les zones comprimées de largeur constante ou


pour celles dont la largeur croît vers les fibres
les plus comprimées ;
- 0,80 fcd pour les zones comprimées dont la largeur décroît
vers les mêmes fibres. Cette valeur 0,80 fcd
concerne par exemple, les zones de forme circulaire,
triangulaire avec pointe du côté le plus cemprimé,
ou trapézoïdale (cas rencontrés notamment pour une
section rectangulaire en flexion déviée).

[Link] CONTRAINTES DE L'ACIER

P.1 Diagrammes contraintes-déformations de calcul de l'acier

De façon générale, quelles que soient la nature et la forme du


diagramme contraintes-déformations, le diagramme de calcul d'un acier
de béton armé ou de précontrainte est conventionnellement déduit du
diagramme caractéristique (voir article A 1. 3 du chapitre 3. 2. 1. 2) en
effectuant une affinité parallèlement à la tangente à l'origine dans
le rapport 1/y • La valeur de y doit être fixée en fonction du
s s
degré de fiabilité requis.

A.l Diagrammes contraintes-déformations de calcul de l'acier

A titre d'exemple, pour le calcul de la sollicitation résistante


ultime, le diagramme de calcul d'un acier de béton armé est, selon le
cas, défini par l'une ou l'autre des figures ci-après :
108

4.1.1 Sollicitations normales

crs fyl<
r-------- ----
tyk \. diagrèmmtt
fyd =-- da œlcuJ
'ls

fyk .... :._ __ ~--- - - - - - _J

Figure(4) -Diagramme de calcul d'un acier naturel


ou d'un acier écroui par tréfilage ou
laminage à froid.

tlia9ramme
de Cclleul

e
•1 o,o1
1
1
1
1
1
1
1
1

11......... ----- - - -

Figure (5)- Diagramme de calcul d'un acier écroui


par torsion et/ou traction.

On opère de même pour les aciers de précontrainte. Les valeurs à


adopter pour ys sont fixées en 2.1-P5.4.
109

4.1.1 .Sollicitàtions normales

[Link] NON-FRAGILITE-

P.1 Armature minimale

En toutes circonstances, doivent être évitées par un pourcentage


minimal d'armatures adhérentes dans les zones tendues, d'une part les
ruptures fragiles par l'acier, d'autre part une rupture à la première
fissuration (voir [Link]-P 1).

A.1 Armature minimale

L'armature adhérente minimale dans les zones tendues est genera-


lement déterminée par la condition que la sollicitation résistante
ultime d'une section munie de cette armature soit égale à celle
correspondant à la fissuration du béton seul, non armé -
(voir 4 • 1. 2 • 4-P 1') •
110

[Link] Effort tranchant

4.1.2 ETATS-LIMITES ULTIMES DE RESISTANCE SOUS SOLLICITATIONS TANGENTES

[Link] ETAT-LIMITE ULTIME DE RESISTANCE A L'EFFORT TRANCHANT

P.1 Domaine d'application

Ce chapitre s'applique aux âmes des poutres et aux dalles, dont


les armatures longitudinales ont été déterminées selon le chapitre
4.1.1,ainsi qu'aux éléments comprimés soumis à des forces transver-
sales appréciables et dont la vérification sous l'effet des efforts
normaux a été faite conformément au chapitre 4.1.3 ; il ne s'applique
ni aux poutres-cloisons, ni aux consoles courtes, ni aux dalles
évidées*~ .

P.2 Eléments sans armatures d'effort tranchant

Ne peuvent être dépourvus d'armatures d'effort tranchant que les


éléments de faible importance ou ceux qui ont une capacité suffisante
de distribution transversale des charges et qui ne sont pas soumis à
des efforts normaux de traction appréciables.

Les ancrages de l'armature longitudinale doivent être conçus de


manière à éviter tout risque de rupture prématurée.

L'effet favorable d'un effort normal de compression et les


phénomènes de transmission directe qui se produisent pour les charges
voisines des appuis peuvent être pris en compte.

P.3 Eléments avec armatures d'effort tranchant


Pour tous les éléments ne remplissant pas les conditions fixées
ci-dessus en P.2 et, en particulier, pour les éléments porteurs isolés
et ceux dans lesquels l'entraînement latéral n'est pas assuré, des
) armatures d'effort tranchant doivent être prévues. Les efforts tran-
. chants résistants correspondants, relatifs au béton de l'âme d'une
part et aux armatures d'effort tranchant d'autre part doivent être
déterminés sur la base d'un treillis - compression dans les bielles
·~
découpées par les fissures inclinées et traction dans les armatures
d'effort tranchant.

Les phénomènes d'engrènement des granulats dans les fissures


obliques peuvent être pris en compte, ainsi que, le cas échéant,
l'influence des efforts normaux, les phénomènes de transmission
directe qui se produisent pour les charges voisines des appuis, et
les conditions d'application des charges à l'élément porteur.

Les dimensions de l'âme et la quantité d'armature d'effort


tranchant doivent être telles que 1' état-limite ultime ne soit attein"t,
ni par l'effet de la compression inlcinée du béton de l'âme, ni par
celui de la traction des armatures d'âme.

·* Pour les poutres-cloisons et les consoles courtes, voir articles 18.17


et 18. 18 dans [ 1J. Pour les dalles évidées, voir par exemple [ 10 J.
111

[Link] Effort tranchant

Les barres relevées ne peuvent être utilisées qu'associées à des


étriers perpendiculaires à la ligne moyenne, en s'arrangeant pour que
les parts d'effort tranchant équilibrées par chacun des deux systèmes
d'armatures soient sensiblement du même ordre.

Les attaches des éléments du treillis entre eux doivent être


conçues de manière à éviter tout risque de rupture prématurée.

Dans tous les cas, indépendamment des résultats du calcul, un


minimum d'armatures d'effort tranchant doit être prévu.

P.4 Règles particulières

P.4.1 Eléments de hauteur utile variable

Si elles ont un effet défavorable, les composantes parallèles à


l'effort tranchant des forces qui s'exercent dans les zones comprimées
et tendues, et de la force de précontrainte éventuelle, doivent être
prises en compte.

Les zones d'application des efforts à un élément doivent être


organisées de manière que ces efforts puissent être effectivement
transmis aux parties de l'élément capable de les équilibrer. Si cette
transmission entraîne la mise en traction transversale de l'âme de
l'élément, comme c'est par exemple le cas lorsque des charges sont
appliquées de manière indirecte ou à la partie "inférieure" de
lvélément considéré, il est nécessaire d'équilibrer cette traction au
moyen d'aciers spécialement prévus à cet effet, en supplément de
l'armature d'effort tranchant.

Lorsqu'un effort de glissement longitudinal s'exerce sur un plan


interne d'un élément de structure, il est nécessaire d'associer au
béton des aciers traversant ce plan et ancrés dans les régions de
béton dont la fissuration ne compromet pas l'efficacité de l'ancrage.

A.2 Eléments sans armatures d'effort tranchant

Les éléments porteurs isolés de faible


importance sont, par exemple, les linteaux
de portée inférieure à 2 m.

Dans les dalles, pleines ou nervurées, la distribution transver-


sale des charges peut être assurée par les armatures de répartition,
par entraînement latéral entre les poutrelles, etc •• Une attention
particulière doit être portée aux reprises de bétonnage.
112

[Link] Effort tranchant

L'effort tranchant agissant de calcul doit satisfaire à la


condition :

[1]
Cette vérification n'est pas nécessaire pour les efforts
tranchants s'exerçant sur une distance d comptée depuis le nu d'un
appui direct, où d est la hauteur utile de l'élément considéré.

L'effort tranchant résistant de calcul peut être pris égal à

VRd 1 = 131 8 2 1" Rd K ( 1 + 50 pi) b w • d [2]


avec :

coefficients tenant compte respectivement de l'importance


des efforts normaux et des charges concentrées au vo1s1nage
des appuis, dont les valeurs sont données plus. loin ;

K = 11 .6 - g $ 11 (avec d en mètres)
Asi
p,Q, =--
b d
} lo,ozl
w

~eprésente l'aire de l'armature de traction ancrée sur la


longueur 2b comptée depuis l'intersection de l'axe de
,net
l'armature et d'une éventuelle fissure à 45° aboutissant au
bord de la section considérée, selon la figure (1) ci-dessous
(pour 2b , voir5.1.2.3-A1)
,net

lL.,~~j
~v

l'[Link] j
Figure ( 1)- Ast à introduire dans 1' équation [ 1 J
b représente la largeur minimale de l'élément sur la hauteur
w
utile d.
Les valeurs de (en MPa) peuvent être lues dans le
tableau 4.1 ci-après :
113

[Link] Effort tranchant

fck 12 16 20 25 30 35 40 45 50

TRd 0, 18 0,22 0,26 0,30 0,34 0,38 0,42 0,46 0,50

Tableau 4. 1 • Valeurs de 'tRd en fonction de f ck (MPa).

Le coefficient s1 prend les valeurs suivantes

1° -pour les éléments non soumis à des efforts normaux appréciables:

s1 = 1
2° - pour les éléments soumis à un effort normal de compression
appréciable, y compris la précontrainte
M
+-0-}2 [3]
MS du
avec

moment agissant de calcul maximal dans la région d'effort


tranchant considérée,
M moment de décomoression raooorté à la fibre extrême tendue
0
oour la section où agit MSdu : ce moment est celui oui
annule la contrainte sous la orécontrainte de calcul
(Npd + Mpd) et sous les efforts normaux de calcul d'autres
origines, les moments fléchissants concomitants étant
négligés. Ces efforts normaux sont pris en compte avec leur
valeur de calcul correspondant à l'effet favorable.

Le coefficient s2 , dans le cas général de plusieurs charges


concentrées compatibles avec la condition de répartition transversale,
est pris égal à :

vSd,red [4]

vSd,red est l'effort tranchant correspondant à un système de


charges fictif, dans lequel toute charge agissant à une
distance a < 2 d de 1' axe de 1 'appui le plus voisin
v
aurait été réduite dans le rapport

S'il n'existe qu'une seule charge concentrée agissant à une distance


a de 1 'axe d'un appui telle que a < 2 d :
v v
s2 = d !v [s]
La prise en compte du coefficient s2 suppose que les conditions
114

[Link] Effort trancnant

suivantes sont satisfaites

a) la charge concentrée et la réaction d'appui sont telles qu'elles


provoquent dans 1' élément un effort de compression diagonal (appui
direct) ;
b) à un appui d'about : l'armature de traction requise au droit de
la charge est prolongée jusqu'à l'appui et ancrée au-delà du nu
de cet appui,
sur un appui intermédiaire : l'armature de traction requise au
droit de l'appui est prolongée jusqu'à la charge et ancrée au-
delà du bord de la zone d'application de celle-ci ;

c) au nu de l'appui considéré, VRd n'excède pas la valeur limite de


1
VRdZ selon 1 'équation [9]

A.3 Eléments avec armatures d'effort tranchant

Dans l'état fissuré, les éléments avec armatures d'effort


tranchant résistent par fonctionnement de l'âme en treillis.

En appliquant ce modèle, une part de 1 'effort tranchant est trans-


mise directement à l'appui par [Link] la résultante des
compressions dans la zone comprimée, le complément est équilibré par
des éléments de l'âme, ou les tractions dépendent de l'inclinaison des
bielles, elle-même influencée par la quantité d'armatures d'effort
tranchant.

Dans la méthode indiquée en A.3.4, on a


supposé que les bielles étaient inclinées
sur la ligne moyenne d'un angle e = 45° • Il
existe d'autres méthodes, dans lesquelles
cet angle e peut s'écarter, dans certaines
limites, en plus ou en moins, de la valeur
45°. Voir par exemple art. 11.2.4 dans
[ 1] .
A.3.2 Critère de vérification du béton de l'âme

Les dimensions de l'âme sont déterminées par la condition


suivante, à vérifier pour les sections des nus d'appuis :

[6]
est l'effort tranchant résistant de calcul vis-à-vis de la
compression de l'âme, évalué en admettant que la contrainte
de compression des bielles de béton comprimées ne peut
atteindre qu'une fraction de fcd par suite de la présence
de tractions transversales.
115

[Link] Effort tranchant

A.3.3 Conditions relatives aux armatures d'effort tranchant


---------------------------
Sauf dans le cas des dalles, l'inclinaison des armatures d'effort
tranchant sur la ligne moyenne ne . doit pas être inférieure à 45° •

Pour les armatures d'effort tranchant, les résistances caracté-


ristiques qui peuvent être prises en compte dans le calcul sont
limitées à :

fywk 500 MPa pour les barres à haute adhérence,

fywk = 360 MPa pour les barres lisses.

A cette limitation s'ajoute, pour les barres relevées, une limitation


de leur contrainte à 1 0,7 fyd j , pour tenir compte des concentra-

tions de contrainte qui se produisent dans le béton aux changements


de direction de l'armature.
b) Critères de vérification des armatures d'effort tranchant

Pour les sections situées à une distance du nu d'un appui direct


au moins égale à la hauteur utile d , les armatures d'effort
tranchant doivent être déterminées par la condition
[7]
avec
[s]
correspond à l'effort tranchant équilibré dans le fonctionne-
ment de l'âme en treillis (bielles de béton inclinées et
armatures d'effort tranchant), calculé en admettant que la
hauteur du treillis est 1 0,9d! et que la contrainte des
armatures est égale à leur résistance de calcul f d = f k/y •
yw yw s
correspond à 1 'effort tranchant équilibré par la zone comprimée
et par la mise en jeu d'autres effets. Ce terme peut éventuel-
lement être majoré, lorsqu 'une charge est appliquée au voisinage
d'un appui, pour tenir compte des phénomènes de transmission
directe.

L'armature d'effort tranchant calculée à la distance d d'un


appui direct peut être conservée sans changèment jusqu'à
l'appui.
116

[Link] Effort tranchant

A.3.4 Méthode de calcul

La figure (2) ci-après explicite les notations utilisées

.
----1
'l d

bw: largeur minimale 5UI' la


hautell' d.
Figure(2)-Notations de l'article A.3.4

La méthode est applicable aux éléments avec ou sans efforts


normaux, y compris la précontrainte, même pour des sollicitations re-
lativement élevées. Comme elle peut conduire à des pourcentages d'ar-
mature assez faibles, il convient de respecter par ailleurs les règles
fixant :

- le pourcentage minimal des armatures d'effort tranchant (5. 2-A 2. 2),


- la limitation de l'ouverture des fissures de l'âme ([Link]-A2),
-les dispositions des armatures d'effort tranchant (5.2-A2).

La méthode ne s'applique pas aux éléments comportant des armatures


de précontrainte non adhérentes •

• Calcul usuel (a = 90°) :

= 0,30 f d b
c w,nom • d
[9]

avec b
w,nom
= bw' à moins que l'âme ne contienne des barres ou
des câbles de diamètre (/) > b /8 , auquel cas il faut prendre :
w
1
b
w,nom
b
w
-- E
2
0 [1o]
où E 0 correspond au ni veau le plus défavorable.

L'équation donnant VRdZ tient compte de l'influence défavorable


d'un effort normal de compression éventuel (par exemple, dû à la
précontrainte) ;
117

[Link] Effort tranchant


• Etriers inclinés (45° ~ a < 90°) :
VRdZ = 0, 30 f c d b w,nom • d ( 1 + cotg a) [11]
pourw que
VRd 2 ~ 0 , 4 5 f c d bw,nom • d [12]
Pour des barres relevées, la majoration par ( 1 + cotg a) n'est
pas applicable.
b) Effort tranchant résistant de·calcul vis-à-vis de l'armature
d''effort-tranc'haiit-:------------------ - -

1°) Terme Vwd :


• Cas usuel (a
A
vwd
=2.!09df
s ' ywd [13]
• Armatures inclinées (45° ~ a < 90°)
A
= :w 0, 9 d fywd ( 1 + cotg a) sin a [14]

2°) Terme Vcd :


Pour simplifier les calculs, on admet dans la méthode
standard une valeur constante pour le terme Vcd ; cette valeur
tient compte de la réduction de la traction dans l'âme due à
des bielles inclinées à nroins de 45° (e < 45°) :
[15]
où s prend les valeurs indiquées dans le tableau 4.2 ci-après
et où TRd est déterminé selon le tableau 4.1.

Effort normal agissant de calcul Valeurs de s


NSd = 0 s = 1

NSd < 0 compression, y compris précontrainte 8 = s1


(81 selon A.2)

si l'axe neutre est à l'extérieur


de la section s =0
NSd > 0
si l'axe neutre est à l'intérieur
8 = 1
de la section

Tableau 4. 2 - Valeurs du coefficient 8 de la formule [15] •


118

[Link] Effort tranchant

3°) "Décalage"

Pour simplifier, le décalage at à prendre en compte pour


les arrêts des barres de l'armature longitudinale·(voir A1 du
chapitre [Link]) peut être supposé constant et égal à
vs d ,max • s
at = 2 Asw • fywd • sin a-d cotg a

Pour les notations, voir figure (2).

Lorsqu'une grande précision n'est pas recherchée, on peut même


prendre forfaitairement at= 10,9 d j.

A.4 Règ~es particulières

A.4.1 Eléments de hauteur utile variable

L'effort tranchant agissant de calcul doit être déterminé en


tenant compte des composantes parallèles à l'effort tranchant
des forces qui s'exercent dans les membrures inclinées.

Dans le cas où les armatures de précontrainte longitudinales


sont inclinées sur la ligne moyenne, l'effort tranchant peut être
réduit :

VSd ,re d = VSd - VSpd [17]


étant la valeur de calcul favorable de l'effort tranchant
dû à la précontrainte initiale (pour tenir compte des
augmentations de tension à l'état-limite ultime).

Dans les éléments de hauteur totale constante avec armatures de


précontrainte inclinées, VRd et VRd peuvent être déterminés en
2 3
considérant une valeur de d constante et égale à sa valeur
maximale, pourvu que des armatures longitudinales complémentaires
(non précontraintes) soient disposées au voisinage de la face
tendue.

Dans le modèle du treillis, la transmission des charges d'un


élément porté à un élément porteur exige dans ce dernier une
armature "de suspension" qui reporte dans la zone comprimée la
composante verticale des bielles comprimées aboutissant à la
partie inférieure de l'élément porteur.
119

[Link] Effort tranchant

Cette armature dont la section est calculée pour équilibrer la


réaction mutuelle d'appui doit être disposée dans le volume commun
aux deux éléments ou dans son voisinage immédiat (voir 5.2-A4.4).

Elle s'ajoute à l'armature d'effort tranchant déterminée selon


les règles générales.

Lorsqu'une charge est appliquée à un élément dans la zone tendue


par la flexion, la section des armatures "de suspension" est à
calculer pour équilibrer la totalité de cette charge.

a) Liaison des membrures à l'âme

La résistance est déterminée par un fonctionnement en treillis


dans le plan de la table et il y a lieu de considérer que l'état-
limite ultime peut être atteint par compression des bielles ou
par traction des armatures assurant la liaison. Une armature mini-
male est toujours à prévoir (voir 5.2-A 2.2.2 b).

L'effort de glissement longitudinal moyen agissant par unité


de longueur est défini par :
F
d,max
VSd = a
[1s]
v
avec :

F valeur maximale de la force longitudinale dans une


d,max saillie de la membrure (comprimée ou tendue),
a distance entre les points de moment nul et de moment
v maximal.

Figure (3) -
Notations prises en
co~pte pour une
membrure.
120

[Link] Effort tranchant

On doit avoir VSd ~ VRd2 + VRd3 [19]


avec : VRd2 0,2 fcd hf [2o]
Asf
+ 2,5 TRd hf [21]
VRd3 sf fyd
TRd selon tableau 4. 1.

Si des armatures longitudinales (barres ou câbles) sont ancrées


dans la saillie latérale d'une membrure tendue, l'armature trans-
versale doit être convenablement augmentée pour en tenir compte.
Pour les membrures soumises à une flexion transversale, A f doit
être évalué en tenant compte des armatures qui assurent la s
résistance à cette flexion et traversent le plan de la jonction.

b) Autres cas

Les plans internes du béton, sur lesquels s'exerce un effort de


glissement longitudinal et pour lesquels il n'est pas prévu par
ailleurs de justification spécifique (comme cela est le cas par
exemple pour les surfaces de reprise de bétonnage\-doivent être
traversés par des armatures convenablement ancrées de part et
d'autre, faisant, avec le plan considéré, un angle compris entre
45° et 90° et inclinées en sens inverse de la direction probable
des fissures.

Ces armatures sont déterminées pour équilibrer l'effort de


glissement de calcul s'exerçant sur le plan considéré, c'est-à-
dire par la condition :
A
VSd -~ ~
s f yd ( 1 + cotg a.) sin a. [22]
avec :

effort de glissement de calcul par unité de longueur du


plan considéré

A somme des aires des sections droites des aciers constitu-


s
tifs d'un cours d'armatures de couture

s espacement de ces armatures parallèlement au plan


considéré

fyd résistance de calcul de ces armatures

a. angle de ces armatures avec le plan considéré.

L'effet favorable d'une compression s'exerçant sur ce plan peut


être pris en compte.
121

[Link] Torsion

[Link] ETAT-LIMITE ULTIME DE RESISTANCE A LA TORSION

[Link].1 Torsion de compatibilité

P.1 Définition et domaine

Lorsque la torsion n'est pas nécessaire pour l'équilibre et que


les déformations angulaires sont limitées par les dispositions de la
construction, elle est négligée pour les vérifications à l'état-
limite ultime.

Les déformations des éléments adjacents devant demeurer compati-


bles, des rotations et des couples de torsion d'encastrement peuvent
se produire et donner naissance à des effets secondaires qui doivent
être considérés dans les états-limites de service (chapitres 4.2.1
et 4.2.2) et dans les dispositions constructives (chapitre 5~2).

[Link].2 Torsion circulaire d'équilibre

P.1 Section résistante

Pour une section creuse, la section résistante est définie par


le contour polygonal dont les armatures longitudinales constituent
les sommets et par :

- l'épaisseur réelle des parois s1 la section considérée est à


parois minces,
-une épaisseur fictive, au plus égale à l'épaisseur réelle, si la
section considérée est à parois épaisses.

Une section pleine à contour convexe est assimilée à une section


creuse fictive, dont l'épaisseur des parois est fixée de manière
conventionnelle, en accord avec l'expérience.

Pour les sections pleines en T ou en L , la forme de la


section creuse équivalente est déduite d'une application des règles
de base aux différents rectangles en lesquels la section peut être
décomposée.

La résistance à la torsion d'un élément en béton armé ou


précontraint (à section, creuse ou pleine, de forme convexe), dont la
fissuration est suffisamment développée, est celle d'un treiliis
spatial dans lequel les forces sont équilibrées par des armatures
tendues (transversales et longitudinales) et par des bielles de béton
comprimées dont l'inclinaison peut être influencée, dans certaines
limites, par le choix des armatures transversales et longitudinales.

L'état-limite ultime ne doit être atteint ni par l'effet de la


compression inclinée dans le béton des parois (réelles ou fictives),
ni par l'effet de la traction dans les cadres transversaux et les
122

[Link] ~orsion

barres [Link] l'armature de torsion.

Les attaches des éléments du treillis entre eux doivent en outre


être conçues de manière à éviter tout risque de rupture prématurée.

Dans tous les cas, indépendamment des résultats du calcul, un


minimum d'armature de torsion doit être prévu, conformément à
1 'article 5.2-A 2.2.3.

- - - - - - - -- -
P.3 Sollicitations combinées
- - --
En cas de torsion accompagnée de flexion et/ou d'efforts normaux,
les exigences vis-à-vis de la torsion et des sollicitations normales
doivent être respectées, en considérant la somme algébrique des
contraintes.

En cas de torsion et d'effort tranchant, le domaine de sécuri~é


est défini en tenant compte de l'interaction entre ces deux
sollicitations.

A.l Section résistante

La section résistante "effective" est définie par :

- le contour polygonal moyen uef dont les armatures longitudinales


constituent les sommets, qui définit la ligne moyenne des parois et
qui entoure une aire Aef ;
l'épaisseur hef des parois prise égale

a) dans le cas d'une section creuse, à

- 1 'épaisseur réelle si celle-ci est au plus égale à d f/6.,


avec def diamètre du plus grand cercle inscriptiblee
dans le contour

- d /6 dans le cas contraire


ef
b) dans le cas d'une section pleine à contour convexe, à
Aet contour moyen Uet

armature longit:.~[Link]

Figure (4) -Section résistante effective


12)

[Link] Torsion

Dans l'état fissuré, les éléments sollicités en torsion résistent


par fonctionnement en treillis spatial. Dans le calcul, on peut·prendre
en compte des bielles inclinées sur la ligne moyenne d'un angle e
tel que 1 3/5 ;;;; cotg e ; ; S/3 "l.

Les dimensions des parois de la section résistante, et par


conséquent celles de la section réelle, sont déterminées par la
condition :

[23]

avec :

couple de torsion agissant de calcul

couple de torsion résistant de calcul vis-à-vis de la


compression inclinée dans les parois :

[24]

A.2.2 Vérification de l'armature de torsion

L'armature de torsion est formée de barres longitudinales et de


cadres perpendiculaires à la ligne moyenne.

Pour cette armature, les limites des résistances caractéristiques


données à l'article [Link]-A3.3, sont applicables.

a) Cadres de torsion

Les cadres de torsion sont déterminés par la condition

[2s]
avec

[26]

T correspond au couple de torsion transmis par le treillis


ef,d
spatial dans la section effective, calculé en admettant
que la contrainte des armatures est égale à leur résistance
de calcul fyd
A
s
T
ef,d s • 2 Aef fyd cotg e [27]
124

[Link] "Torsion"

avec
A aire de la section d'un ou des brins d'un cadre
s
contenus dans la paroi de la section résistante
(paroi réelle ou fictive),
a inclinaison sur la ligne moyenne des bielles de
béton comprimées,

correspond à un couple de torsion résistant additionnel dû


à la participation du béton, qui ne peut être pris en
compte que dans un domaine de transition limité :

[?s]

T = 0
cd
- pour des valeurs intermédiaires, Tcd est déterminé par
interpolation linéaire (TRd, voir tableau 4.1 en
4. 1. 2 .1-A 2) (figur-e (s):

TcJ/'LRcl AefhŒ.f

Tu/ R.d.A~ hef


't'

5 10 15
Figure (5) -Variation de Tcd en fonction de TSd

ne doit pas être pris en compte si des charges


d'intensité élevée peuvent être répétées.

L'armature longitudinale de torsion est déterminée par la


condition :

l)o]

avec A~ somme des aires des sections des barres longitudinales.

La résultante des efforts de traction AR. • fyR.d se trouve au


centre de gravité de la section creuse équivalente ; une partie
125

[Link] Torsion

de l'armature longitudinale (par exemple, de précontrainte) peut


donc être disposée selon la ligne moyenne de l'élément ; mais,
pour assurer la transmission aux cadres des poussées au vide des
bielles, il est indispensable de disposer au moins une barre
longitudinale à chaque angle de la section.

Pour une armature de précontrainte d'aire Api , l'aire A'l, à


prendre en compte dans la formule !3n est la plus faible des
deux valeurs :
f
A = p'lk A [32]
i f pi
y'lk

= api + fy'lk
et
fyik Ap'l
[33]

avec api contrainte permanente de l'armature de précontrainte.

A.3 Sollicitations combinées

A.3.1 Torsion et flexion et/ou efforts normaux


---------------------
L'armature longitudinale doit être déterminée séparément pour la
torsion (selon 1 'article A 2. 2 ci-dessus) et pour les sollicitations
normales (selon le chapitre 4.1.1)

-dans la zone tendue par flexion, l'armature longitudinale de


torsion s'ajoute à celle nécessaire pour les sollicitations normales
- dans la zone comprimée par flexion, cette armature peut être réduite
en fonction des efforts de compression dus à la flexion.

Lorsque la torsion est combinée avec un moment de flexion élevé.,


cette combinaison peut donner lieu à une contrainte principale criti-
que dans la zone comprimée, particulièrement dans les poutres-caissons.
Dans de tels cas, la contrainte principale de compression, calculée à
partir de la compression longitudinale moyenne due à la flexion et de
la contrainte . tangente due à la torsion prise égale à
TSd = T8d/2 Aef hef , ne doit pas excéder 0,85 fcd.

A.3.2 Torsion et effort tranchant

Le couple de torsion et l'effort tranchant agissants de calcul


TSd et VSd doivent satisfaire à la condition

avec :

TRd 1 couple de torsion résistant de calcul, selon équation [2~


126

[Link] 'Torsion

effort tranchant résistant de calcul correspondant à une


bielle inclinée de e
v
0,30 f db d sine (voir [Link]-A 3.4)
c w,nom v
Le calcul des cadres peut être fait séparément :

d'une part pour la torsion seule selon 1 'article A 2 • .2- a) ci-


dessus, avec Tcd = 0 ;
-d'autre part, pour l'effort tranchant seul en prenant
A
sw
s
0, 9 d fywd (cotg e +cotg a) sin a

et vcd = 0

Les aires correspondantes (rapportées à l'unité de longueur


moyenne) sont ensuite ajoutées.

Lorsque le couple de torsion agit toujours dans le même sens, il


peut être tenu compte du fait que d'un côté de l'élément, les effets
dus à l'effort tranchant et ceux dus à la torsion ont des signes
opposés. Pour ce côté, l'aire des cadres nécessaire peut alors être
déterminée par différence des aires calculées comme indiqué ci -dessus.

[Link].3 Torsion gauche combinée

Pour les éléments dans lesquels la torsion gauche produit des


effets significatifs, il faut en tenir compte en considérant les
contraintes normales et tangentes dues au gauchissement des parois.

Ces contraintes sont ajoutées, s'il y a lieu, à celles provenant


d'autres sollicitations.

Pour le calcul, on peut admettre que la section droite de


l'élément est indéformable dans son plan, mais on doit prendre en
compte ses déformations dans le sens perpendiculaire à celui-ci
(gauchissement). La gêne apportée à ces _déformations engendre des
contraintes normales.

Dans chaque section droite, les forces appliquées et les


contraintes sont en équilibre statique, mais non directement opposées.
Il en résulte une flexion transversale dont il y a lieu de tenir
compte.
127

[Link] 'Torsion

Les différentes contraintes peuvent être calculées par la théorie


de l'élasticité, et vérifiées de façon indépendante.

Pour les éléments comportant trois parois non concourantes, la


procédure suivante peut être appliquée :

Les composantes d'effort tangent dues à l'effort tranchant et à


la torsion dans chacune des trois parois doivent être déterminées à
partir des conditions d'équilibre statique. Ces composantes et les
composantes axiales dues au moment fléchissant et à l'effort normal
caractérisent les sollicitations dans chaque paroi.

L'état-limite ultime de l'ensemble de la section est caractérisé


par l'état-limite ultime de l'une des parois, et peut survenir :

-soit par flexion (armatures longitudinales ou zone comprimée),


-soit par effort tranchant (armatures [Link] ou bielles comprimées).

Chaque paroi peut être traitée comme une poutre indépendante. Le


calcul doit être basé sur les règles données dans les chapitres 4.1.1
et [Link].
128

[Link] Poinçonnement

[Link] ETAT-LIMITE DE RESISTANCE AU POINCONNEMENT

P.1 Domaine d'application

Les règles ci-après complètent celles du chapitre [Link]. Elles


concernent le poinçonnement des dalles d'épaisseur constante munies
d'armatures de flexion déterminées par application des chapitres
[Link]-1 et 4.1.1 ; elles concernent également le poinçonnement des
semelles de fondation.

P.2 Définitions

Le poinçonnement peut être dû à une charge ou à une réaction


concentrée sur une faible aire, appelée "aire chargée", d'une dalle
ou d'une semelle.

L'état-limite ultime est caractérisé par la formation d'un cône


tronqué de poinçonnement dont la directrice est le contour de l'aire
chargée et dont les génératrices forment un certain angle avec le plan
de la dalle ou la face inférieure de la semelle, selon le cas considéré.

P.3 Principes de vérification

Les efforts tranchants agissant et résistant sont déterminés


le long d'une section critique définie conventionnellement.

Les efforts tranchants agissant et résistant par unité de


longueur du contour de la section critique doivent satisfaire à la
condition :

[3s]
Lorsque l'épaisseur d'une dalle ou d'une semelle est insuffisante
pour assurer par le béton seul et par les armatures de flexion la
résistance au poinçonnement, une armature de poinçonnement doit être
prévue.

A.2 Définitions

Ce qui suit est applicable au cas d'aires chargées

a) de forme (d = hauteur utile)

- circulaire, et de diamètre au plus égal à 3,5 d


-rectangulaire, et de périmètre àu plus égal à 1 11 t=l=ivec un
rapport de la longueur à la largeur au plus égal à 2
- quelconque, les dimensions limites étant alors fixées par analo-
gie avec celles des formes précédentes ;
129

[Link] Poinçonnement

b) non situées dans le vo1s1nage d'autres forces concentrées ni dans


des zones d'efforts tranchants importants provenant d'autres
origines.

Si l'aire chargée ne satisfait pas aux conditions a ou b ci-


dessus, la charge ultime s'obtient soit par superposition des parts
résistantes (voir figure(8))soit en appliquant exclusivement les
règles relatives à l'effort tranchant (chapitre [Link]).

Les génératrices du cône tronqué de poinçonnement sont inclinées


sur le plan de la dalle d'un angle normalement compris entre 30 et 35°
pour les semelles, l'angle d'inclinaison est de 45° (voir figure (6)
ci-dessous).

zone d'armature
de poinçomement
[Link] uetle

Pour ~> 2 h:
considérer la ~em!!llt
comme ur.e dalle
1
h semelle
l---~~~------~~
t t t
Figure (6) -Cônes tronqués de poinçonnement

A.3 Principes de vérification

La section critique est définie comme suit

- elle est perpendiculaire au plan moyen de la dalle


-elle s'étend sur la hauteur utile d
- son contour entoure totalement ou partiellement l'aire chargée à
une distance nulle part inférieure à d/2.

Le contour de la section critique est le contour fermé de


périmètre minimal entourant l'aire chargée à une distance qui ne soit
nulle part inférieure à d/2.
130

[Link] Poinçonnement

d/2
-"-..
.."\
'
\
1
d/2

,1
__... ... /
' ........_ _

Figure(7)-Sections critiques loin d'un bord libre

Si l'aire chargée est de forme allongée on ne prend en compte


dans les calculs qu·'une fraction du contour ainsi défini (par exemple
pour une aire rectangulaire, on ne tient compte que des parties
voisines des angles (figure 8 ci-dessous). Pour les parties restantes,
les règles du chapitre [Link] sont applicables.

d/2r-ra
(
,,-·--....... ·······-·-· ..... ··-· - · ,

i:
.
b /2
'-h
t-+ 1
;'j_Jb
J-
\........ _._,. ............_,__.. ____ .../ bl/2
J a112! ja,;2l -·-·- poinçonnement
L · a>b ~ .............. effort tranchant

Figure (8)- Section cr~[Link] pour une aire allongée. Sup-erposition


des parties résistantes pour le poinçonnement et pour
l'effort tranchant.
131

[Link] Poinçonnement

a) Au voisinage soit d'un bord libre rectiligne, soit d'un angle formé
par deux bords libres rectilignes, certaines parties du contour
défini en A 3. 1. 1 doivent être remplacées par des perpendiculaires à
ces bords, si la longueur développée qui en résulte (bords libres
exclus) est inférieure à celle du contour fermé défini en A3.1.1
(voir figure (9) ) .

b) Si la plus faible distance entre le contour de l'aire chargée et un


bord libre est au plus é'gale à IT]}, on retient, comme contour de la
section critique, le plus. défavorable des deux contours suivants
(figure (10)) :
- contour déterminé selon le paragraphe a) précédent,
-contour déterminé selon l'article A3.1.1, dont on retranche la
partie voisine du bord libre et délimitée par deux tangentes
faisant un angle de 45 ° avec ce bord (voir figure (11) ) •

1 1~

d/~/2
\ ........... ___,"'1

Figure(10)-Sections critiques au voisinage de bords libres (cas a)·

bord libre

partie de
contour
retranchée

Figure (11) - partie de


contour
retranchée
au voisinage
bords libres
(cas b)
1)2

[Link] Poinçonnement

a) Dans le cas d'une charge ou réaction centrée, l'effort tranchant


agissant par unité de longueur est :
VSd
VSd = u i)G]
avec effort tranchant s'exerçant, pour une dalle, le long
du périmètre u , et pour une semelle, le long du
périmètre de la grande base du tronc de cône de
poinçonnement ;
u périmètre de la section critique.

b) Dans le cas d~une


charge excentrée, v d est déterminé en admettant
8
une distribution plane des contraintes tangentes.

Cette hypothèse conduit à :


VSd VSd • lei
v
u + n ---------
Sd,max = --- W d

avec e excentricité de la charge ou réaction par rapport au


centre de gravité de la section critique ;
W module de résistance de la section critique, corres-
pondant à la direction réelle de e ;

n [3s]

sont les côtés du rectangle circonscrit au contour u ,


b étant parallèle à la direction de 1' excentricité e •
1
L'équation [37] n'est valable que pour b i:: 0~ 7 b •
2 1
Pour des aires chargées situées ni au voisinage d'un bord libre ni
au voisinage d'un angle, 1 'équation [37] peut être simplifiée
connne suit :

- cas d'aires chargées circulaires (figure (12))

v = VSd ( 1 + 2 • 1 e 1 )
Sd,max u d + d
0

avec d diamètre de l'aire chargée.


0
133

[Link] Poinconnement

/
1
x
\
\ 1
. /
'·-·
L~~
do
Fig (12) -Quantités entrant dans l'équation [39]
- cas d'aires chargées rectangulaires (figure (13))
VSd lex 1 + ley 1 )
v
Sd,max = -u- (1 + 1,5
[40]
l b
x
b
y
où b et b sont les dimensions du contour u mesurées dans
x y
les directions x et y parallèles aux côtés de
l'aire chargée.

tY dt2
/.-·-·t·
l_i
ey .
1
T
x by
Tl
~
\
' ·-·--·-·-· -· . /: j_
Lb;~ 1-J
Fig (13) Quantités entrant dans l'équation [40}

L'équation [40] peut également être appliquée

au voisinage d'un bord libre, si celui-ci est parallèle à l'une


des directions x ou y ,
au voisinage d'un angle, Sl les bords sont parallèles aux
directions x et y •
134

[Link] Poinçonnement

A.3.3 Effort tranchant résistant


-------------
L'effort tranchant résistant par unité de longueur peut être pris
égal à :

1 , 6 TRd K ( 1 + 50 p R,) d

avec :
TRd selon le tableau 4.1 (voir [Link]-A 2)
K 1, 6 - d t 1 , 0 (avec d mètres)
pt = / p tx P ty } 0 ,OOS

correspondant aux armatures longitudinales


parallèles aux directions x et y
1
d = 2 (dx _+ d )
y

d et d étant les hauteurs utiles pour les directions


x y
x et y •

Pour les semelles de fondation, la fortm.1le [41] est applicable,


mais conduit, si p~ > 0,002, à une marge supplémentaire de sécuri-
té (qui, pour des valeurs élevées de p R. , peut atteindre 50 %) •
b) Dalles avec armature de poinçonnement

L'effort tranchant résistant, noté ici vRdZ, peut dans ce cas,


êt'Fe pris égal à :

L'armature d'effort tranchant dans la zone comprise entre le


contour de 1' aire chargée et un contour situé à 1 5 d 1...-.""'--~~~
de l'aire chargée doit être calculée pour équilibrer
par unité de longueur et la résistance utile de calcul de l'arma-
ture d'effort tranchant ne peut être prise supérieure à 1300 1 MPa.

Cette armature doit être placée dans les zones définies à la


figure (6).
135

4.1.3 Flambement
4.1.3 ETATS-LIMITES ULTIMES ATTEINTS PAR FLAMBEMENT
[Link] GENERALITES
P.1 Définition
Traditionnellement l'expression "états-limites par flambement"
désigne les états-limites d'instabilité des éléments monoaxiaux
comprimés et des cadres plans formés de poteaux et de poutres dont
l'atteinte est influencée par les effets des déformations sur les
sollicitations (sollicitations du second ordre).

P.2 Domaine d'application

Le présent chapitre se rapporte au cas des éléments monoaxiaux


comprimés et des cadres plans dans lesquels les effets de torsion
dans les membrures peuvent être négligés. En général toutes les
directions dans lesquelles les effets du second ordre ont une
influence significative doivent être considérées.

P.3 Procédure de calcul

La vérification en présence de sollicitations du second ordre


consiste à contrôler que, dans l'ensemble du système porteur, sous
les combinaisons d'actions de calcul les plus défavorables, en attri-
buant aux matériaux leurs propriétés de calcul et en considérant les
incertitudes sur les données géométriques et les liaisons, les
limites de divergence d'équilibre locale ou d'ensemble ou de résis-
tance locale des sections ne sont pas atteintes.

P.4 Classification des structures

Pour l'étude des phénomènes du second ordre, les structures sont


classées comme suit :

- cadres à noeuds déplaçables, dans lesquels les noeuds présentent,


sous les sollicitations de calcul, des déplacements transversaux
importants ;
- cadres contreventés, dans lesquels, grâce à la présence de noyaux
de contreventement, l'influence des déplacements transversaux des
noeuds sous les sollicitations de calcul peut être négligée ;
- poteaux (ou éléments comprimés) isostatiques de section constante,
pour lesquels on peut valablement admettre que la position des
points d'inflexion ne varie pas au cours du chargement ;
- grandes membrures comprimées, constructions monoaxiales de grandes
dimensions et/ou de section variable dans lesquelles l'effort
normal peut varier suivant l'axe.
136

4.1.3 Flambement
A.4 Classification des structures

Dans les cadres, la réduction des déplacements des noeuds peut


être obtenue par des murs ou des noyaux de contreventement rigides.
Peuvent être considérés comme cadres contreventés ceux dans lesquels

~ 0, 2 + 0, 1 n
pour n ~ 3 h
tot 1 Fv /E cm I
[2]
avec n nombre d'étages
h hauteur totale de la structure en mètres comptée depuis la
tot
face supérieure de la fondation ou d'un sous-sol indéfor-
mable ;
E I somme des rigidités de flexion dans l'état non fissuré
cm
des éléments de contreventement verticaux intervenant
dans la direction considérée (pour E , voir
3. 1. 1. 3-A 1. 4) ; en cas de variation cm de la rigidité
sur la hauteur de l'élément de contreventement, il
convient d'utiliser une rigidité équivalente ;
F somme de toutes les charges verticales dans l'état
v
d'utilisation (G + Qk).

Ces conditions supposent que les éléments de contreventement


demeurent dans l'état non fissuré sous les sollicitations de calcul
prises en compte et contribuent à assurer une rigidité suffisante à
la torsion de l'ossature.

Elles n'excluent pas la vérification éventuelle de certains


éléments de contreventement (tels que des voiles de faibleépaisseur)
vis-à-vis d'une instabilité locale.

[Link] BASES DE CALCUL

P.1 Critères de sécurité

Les sollicitations agissantes et les sollicitations résistantes


sont évaluées soit en attribuant aux facteurs yf les valeurs globa-
les données en 2.1-P. 3.4.3 (équation [4]), soit en adoptant_ la
procédure de linéarisation prévue en 2.1-P. 3.4.3 (équation l_s]). La
recherche des combinaisons de calcul les plus défavorables peut être
facilitée par l'application de formules simplifiées se plaçant du
côté de la sécurité.

P.2 Sécurité additive

Pour augmenter la marge de sécurité et, en particulier, pour


couvrir les imperfections géométriques et les incertitudes sur la
position des charges, on prend en compte :
137

4.1 .3 Flambement
- pour les poteaux et les grandes membrures comprimées, une excentri-
cité additionnelle de l'effort normal appliqué, prise dans la
direction la plus défavorable vis-à-vis du flambement ;
pour les cadres une inclinaison involontaire par rapport à la
verticale, qui remplace l'excentricité additionnelle.

P.3 Prise en compte du retrait et du fluage

Les effets du retrait peuvent être négligés. Ceux du fluage


doivent être pris en compte chaque fois qu'ils ont une influence
non négligeable sur la stabilité et évalués en majorant les actions
qui les provoquent par application d'un facteur de comportement y •
n

P.4 Interactions avec la fondation

Les interactions entre sol, fondation, structure doivent être


appréciées et introduites, le cas échéant, dans les calculs.

A.l Critères de sécurité

Les structures élancées sont calculées sur les bases suivantes

-l'influence des déplacements sur l'équilibre est prise en compte ;


-les rigidités supposées dans l'analyse (El, EA,Clt, etc.) doivent
correspondre aux propriétés non linéaires des matériaux dans l'état
de contrainte considéré ;
- les déformations sont évaluées sur la base des propriétés de calcul
de l'acier et du béton, mais en négligeant la contribution du béton
tendu entre les fissures ;
- pour les combinaisons d'actions, on ap~lique en général les formules
indiquées en 2.1-P.4.4.2 (équation [10J). Des combinaisons simpli-
fiées peuvent généralement être ad~ptées pourvu qu'elles restent du
côté de la sécurité (voir Préface) ;
- les diagrammes de calcul du béton et de l'acier sont ceux définis
respectivement en [Link]-A.l et [Link]-A.l . Toutefois, pour une
évaluation plus précise des déformations, des diagrammes o - E
c c
du type de celui indiqué en 3. 1. 1. 3-A. 1 . 3 doivent, de préférence,
être utilisés. Ceci est fortement conseillé ~our les bétons des
classes ·c 45 et C 50 •
Le diagramme de calcul est déduit du diagramme caractéristique en
multipliant les ordonnées (o ) par le rapport 1 /y (voir 2.1-P.5.4).
c c
Pour la vérification des sec. tions, le diagramme o - E à utiliser
c c
est celui donné en 4.1 .. 1 • 5-A.l ;
dans les cas courants,on applique les valeurs de y et y qui
c s
figurent en 2.1-~5.4 (tableau 2.3). Si on utilise la procédure
de linéarisation (voir 2.1-~3.4.3), l'étude de la déformation
138

4 •.·1. 3 Flambement
d'ensemble est effectuée avec r.:.y
Uc 1, 21 et les vérifications locales
avec Yc tiré du tableau 2.3 de 2.1-~5.4

- la capacité portante de chaque élément calculée par les méthodes


applicables aux sections individuelles ne doit pas être dépassée.
La quantité d'armature prescrite dans le projet ne doit pas être
inférieure à celle prise en compte dans le calcul des effets du
deuxième ordre.

Les procédures indiquées sont souvent susceptibles de simpli-


fications substantielles~

A.3 Prise en compte du fluage

Les déformations de fluage à considérer sont celles qui se


produisent, après prise en compte des imperfections géométriques,
sous les sollicitations d'utilisati2~der~nentes et quasi-perma-
L
nentes (voir 2. 1-P.4 .4 .4 équation 15 ) , majo,ées }ar un facteur
de comportement y compris entre 1 10 et 1,25 en fonction
n
du rapport des charges permanentes et quasi-permanentes à la charge
variable ..

A.4 Interaction avec la fondation

L'interaction sol-fondation-structure est particulièrement


importante pour les cadres à noeuds déplaçables, les noyaux de
contreventement, les grandes membrures comprimées (piles, pylônes,
tours).

Pour en tenir compte, on peut procéder conune suit

- en cas de sol avec des propriétés de déformation élastique, en


estimant le degré d'encastrement de la fondation dans le sol

- en cas de sol cohérent, avec des propriétés de déformation


plastique, en ajoutant à l'inclinaison involontaire une estimation
de l'inclinaison susceptible de se produire sous les sollicitations
permanentes et quasi-permanentes majorées par le facteur y
défini en A.3 ci-dessus. n

[Link] DONNEES POUR LES DIVERS ELEMENTS STRUCTURELS

[Link].1 Cadres à noeuds déplaçables

P.1 Critères de sécurité

On adopte en général la procédure de linéarisation (2.1-P3.4.3).


Dans ce cas l'étude du comportement global de la structure, qui permet
de contrôler la stabilité d'ensemble, doit être suivie par une véri-
fication de tous les éléments structuraux, poutres et fondations
139

4.1.3 Flambement
comprises, en tenant compte des sollicitations additionnelles dues à la
déformation de la structure et en appliquant les facteurs de sécurité
globaux.

A.1 Critères de sécurité

L'analyse doit prendre en compte les rigidités de flexion corres-


pondant à l'état de sollicitation réel.

Des redistributions forfaitaires des sollicitations, selon


2. 2. 2-P.2, ne sont pas admises.

A.2 Sécurité additive


Pour les ossatures à noeuds déplaçables, au lieu de l'excentricité
additionnelle, une inclinaison involontaire par rapport à la verticale
doit être prise en compte avec

- pour les ossatures à un seul étage ou pour les structures chargées


principalement en tête :

tg a = j1/15ül

- pour les autres types d'ossatures :

tga = f1/2üül

L'effet d'une inclinaison involontaire sur le comportement de la


structure est équivalent à celui de forces horizontales agissant à
chaque étage et provoquant les mêmes moments de flexion.

Pour les ossatures à un seul étage, il est


prudent d'adopter une inclinaison accrue
jusqu'à tg a = ]1 11001 •

A.3 Prise en compte du fluage

Les déformations du fluage sont évaluées en attribuant à l'ossa-


ture l'inclinaison involontaire et en la soumettant à la combinaison
la plus défavorable des actions permanentes et quasi-permanentes
horizontales et des actions verticales concomitantes après application
du coefficient y •
n

On peut alors opérer comme suit : en premier


lieu, ondétermine par la théorie du premier
ordre la flèche élastique de l'ensemble du
système sous l'effet des actions produisant
le fluage. On calcule ensuite approximative-
ment la flèche permanente due au fluage,
compte tenu des effets du second ordre.
L'étude du comportement d'ensemble est ensuite
140

4 •. 1. 3 Flambement
conduite à partir d'une ossature ayant une
inclinaison initiale égale à la somme de
1' inclinaison involontaire et de 1' inclinaison
permanente ainsi calculée.

A.4 Procédure de calcul (méthode générale par itération)

Le calcul est effectué sur un modèle de la structure pourvu d'une


discrétisation suffisamment dense, compte tenu de la loi moment-effort
normal-rotation correspondant aux propriétés de calcul des matériaux,
et naturellement, des effets de la déformation sur les sollicitations.

Le cas échéant, on applique la procédure de linéarisation en


choisissant le niveau des actions auquel il est opportun d'arrêter
1 'analyse non linéaire. Dans ce cast l1e calcul des déformations d' ensem-
ble est effectué en prenant [Y = 1,2!.
c
Si l'étude d'ensemble n'a pas révélé l'atteinte d'une divergence
d'équilibre, on procède ensuite à la vérification locale des éléments
structuraux. Le contrôle des poteaux est effectué en leur attribuant
une longueur libre de flambement égale à la hauteur d'étage ou, tout
au moins, à 85 % de cette valeur suivant les procédures illustrées en
[Link].3. Si l'ensemble de la structure a été analysé en prenant en
compte une inclinaison involontaire, il n'est pas nécessaire de consi-
dérer l'excentricité additionnelle e
a

A.S Méthode approchée_~~

Les ossatures en cadres rectangulaires peuvent être calculées par


la méthode approchée, dite "méthode F - D. ", la rigidité des éléments
structuraux étant supposée égale à celle qui correspond à leur état de
contrainte.

On peut également simplifier ultérieurement


le calcul en attribuant aux membrures une
rigidité fictive convenablement réduite.

[Link].2 Cadres contreventés

P.1 Procédure de calcul

Les effets du second ordre ne sont pris en compte que dans les
vérifications locales.

A.1 Procédure de calcul

Les ossatures de ce type doivent faire l'objet d'une vérification


d'ensemble selon la théorie du premier ordre. Cette vérification est
suivie par celle de chaque poteau considéré isolément, enlui attribuant
141

4. 1. 3 Flambement
une longueur libre de flambement égale à la hauteur d'étage, ou au
moins, à 85 % de cette valeur.

Les moments du deuxième ordre additionnels résultant de la défor-


mation des éléments comprimés n'ont pas, normalement, à être pris en
compte pour la vérification des éléments structuraux raidisseurs, mais
doivent l'être pour la vérification de l'encastrement des poteaux dans
les fondations.

[Link].3 Poteaux

P.1 Définition de l'élancement

La sensibilité des poteaux et des éléments similaires aux effets


du second ordre est caractérisée par un coefficient d'élancement qui
est fonction de tous les paramètres qui influent sur la déformationet,
en particulier, de la longueur libre de flambement i etde l'inertie
0 '
de la section transversale. Etant donné 1' incertitude sur les conditions
réelles de liaison aux extrémités, et 1' impossibilité de tenir compte de
tous les facteurs en présence, 1 'évaluation de i doit être faite avec
0
prudence.

P.2 Limites de l'élancement et sécurité additive

Pour les poteaux, on définit un élancement limite au-dessous


duquel il peut être admis de faire abstraction des effets du deuxième
ordre dans la vérification de la stabilité. Il faut également définir
une limite supérieure de 1 'élancement pour 1' applicabilité des méthodes
approchées de vérification et une limite qu'il est déconseillé de
dépasser.

La sécurité additive est prise en compte en attribuant à l'effort


normal appliqué une excentricité additionnelle fonction de l'élancement
dans la direction la plus défavorable vis-à-vis du flambement. Lorsqu'on
considère cette excentricité additionnelle, la condition relative à
l'excentricité minimale de flexion composée (voir [Link]-E2) ne
s'applique pas.

P.3 Méthodes pratiques de calcul

Une méthode généralement utilisable consiste à fixer a priori une


loi simplifiée de la déformée de 1 'axe géométrique et à évaluer 1 'excen-
tricité additionnelle en fonction de l'élancement.

Le calcul est effectué en appliquant les facteurs de sécurité


globaux. Les conditions de liaison sont appréciées avec prudence. La
rigidité est évaluée en fonction de l'état de contrainte.
142

4.1.3 Flambement

P.4 Prise en compte du fluage

Les effets du fluage sont évalués par des méthodes approchées


consistant soit à appliquer la théorie du fluage linéaire en section
non fissurée, soit à modifier la loi contraintes-déformations du béton.
Les sollicitations provoquant le fluage sont majorées par application
du coefficient y selon 4.1.3. 2-P.3 •
n

A.1 Définition de l'élancement

Pour les poteaux isolés à section constante, l'élancement est


défini par :

À = t 0 /i [3]
avec R. longueur de flambement calculée par la théorie de
0
l'élasticité linéaire en évaluant prudemment les
conditions de liaison ;
i rayon de giration de la section de béton seul.

i / Ic J Ac [4]
Pour les poteaux appartenant à des ossatures à noeuds fixes, il
peut être généralement admis de prendre pour R. la hauteur d'étage,
0
ou~ du moins, 85 % de cette valeur.

Pour les poteaux d'un même étage appartenant à une ossature en


cadres multiples rectangulaires à noeuds déplacables, il peut être
admis de calculer l'élancement au moyen de l'expression suivante :

À = j 12 K • A/h 6 [s]
avec K déplacement horizontal relatif de l'étage considéré par
rapport à l'étage situé au-dessous, sous l'effet d'une
force horizontale H = 1 appliquée au sommet de la struc-
ture, le comportement de celle-ci étant supposé linéaire,
avec un module de déformation E = 1 ,
A somme des aires des sections de tous les poteaux de cet
étage,
hs hauteur de cet étage.

Si les conditions de liaison sont


identiques dans toutes les directions, i et
I sont respectivement le rayon de giration
c
et le moment d'inertie minimaux de la section
transversale du béton seul.
Comme indiqué en [Link].3-P.1 la sensi-
bilité aux effets du second ordre dé[Link] réa-
lité de nombreux paramèt1:.e.a. A la formule [3] .
143

4.1 .3 Flambement
ci-avant qui ne considère que les
données géométriques et les conditions de
liaison, il a donc été proposé de substituer
des expressions plus complexes faisant inter-
venir l'intensité de l'effort normal, le
pourcentage d'armature, etc •• Parfois, au
contraire, on préfère s'en tenir à la prise
en compte du rapport R./h entre la longueur
du poteau et la dimension transversale dans
le plan de flambement. Ces incertitudes sou-
lignent le caractère purement indicatif de
la notion d'élancement et la nécessité de
l'utiliser avec prudence.

A.2 Limites d'élan:::ement et sécurité additive

La vérification au flambement doit être effectuée lorsque 1 À> 251.


Les méthodes pratiques indiquées ci-dessous ne s'appliquent que pour
{1< 140). Pour des élancements plus élevés on doit procéder comme pour
les grandes membrures comprimées (voir [Link].4).

Les élancements supérieurs à 12001 ne sont pas recommandés.

L'excentricité additionnelle e destinée à couvrir 1' incertitude


a
du point de passage des forces extérieures, à prendre dans le sens le
plus défavorable vis-à-vis du flambement, est

e
a
t
0
1 300 ~ 20 mm [6]
Cette excentricité additionnelle ne se cumule pas avec l'excentri-
cité minimale de flexion composée (voir 4.1.1 .2-P2).

A.3 Méthodes pratiques de calcul

A.3.1 Excentricité totale


----------
Compte tenu de l'excentricité du second ordre et de l'excentricité
additionnelle, les excentricités totales attribuées à des poteaux à
section constante (béton et armatures) dans la section la plus sollici-
tée (section critique) sont

a) Excentricités du premier ordre égales aux deux extrémités

[7]
avec

e
0
excentricité du premier ordre : e
0
= M8d 1/Nsd
Md moment agissant du premier ordre
5 1
NSd effort normal agissant
144

4.1.3 Flambement
e
a
excentricité additionnelle selon l'équation 1:6]
excentricité du deuxième ordre (calculée par la méthode générale
ou par les méthodes approchées indiquées en A.3.2)
F

F
Figure (.1) -Excentricités égales aux extrémités

b) Excentricités différentes aux extrémités

Pour un poteau à section constante (béton et armatures) sou~


un moment du premier ordre variant linéairement sur la longueur i ''
0
et présentant aux extrémités de cette longueur des excentricités
différentes en valeur et/ou en signe, une excentricité équivalente
e dans la section critique doit être introduite au lieu de e
e o
dans 1' équation [7] .
Cette excentricité équivalente peut être prise égale à la plus
grande des deux valeurs suivantes

e
e
0,6 e
os
+ 0,4 e .
01.
[a]
e
e
0,4 e
os [9]

où e . et e sont les excentricités du premier ordre aux


01. os
extrémités, e étant positive et supérieure en module à e . •
os 01.

En outre, les sections d'extrémité du poteau doivent être


vérifiées sous les moments du premier ordre.

Une vérification de la stabilité n'est pas nécessaire pour les


poteaux dont l'élancement n'excède pas

e .
01.
Àl.].ffi 50 - 25
e
[1o]
os
145

4. 1. 3 Flambement
où· les excentricités e . et e sont prises avec leur signe.
01. os
Pour lÀ> SOl, une armature minimale en tête et en pied de
poteau, calculée selon le chapitre 4.1.1 pour :

[11]
MSd = + 0,2 Fvd • h

ëst né[Link] .\-.vd"


t·F Y~-1 e.\n: d..e c alcu1 -·-\U:--.1.4.-.[Link]
..3- 1 ... s:- •
vert~ca 1e
agissante).
F

eoi
r-
F iF
Figure (2)-Excentricités différentes aux extrémités

A.3.2 Méthode de la colonne-modèle

Une approximation valable dans un grand nombre de cas est la


méthode dite "de la colonne-modèlen.

Est appelé ncolonne-modèlen un poteau

- encastré en pied et libre en tête,


-fléchi en simple courbure sous l'action de charges parallèles à son
axe (excentrées ou non) ou de forces horizontales (concentrées ou
réparties) ou encore d'un couple en tête,
- dont la flèche maximale e2 et la courbure 1/r en pied peuvent
être supposées li~es de façon approchée par l'expression
.Q,2
0
e2 =w r [12]

r
~:
146

4 •.1s3 Flambement

e 7 = eo+ ea

Figure (3)- Colonne-modèle (notations)

a) Application au moyen de tables (voir [12])

En partant des diagrammes : moment résistant de calcul MRd-


effort normal résistant de calcul NRd - courbure 1/r,
tracés pour la section considérée, il est possible de fournir sous
forme de tables le moment résistant disponible après déduction de
1 'effet du second ordre (voir [12] ) •

b) Application directe : méthode de l'équilibre

La stabilité d'un poteau ramené à la colonne-modèle équivalente


est assurée, s'il est possible de trouver un état de déformation
de la section en pied tel que les sollicitations internes MRd et
NRd qui en résultent satisfassent à la fois aux deux conditions
suivantes :

~d ~ e + e [13]
NRd 0 a + e2

NRd ~ NSd [14]


Cette procédure est utile pour des
vérifications rapides et lorsque les rela-
tions M-N- 1/r ne sont pas disponibles.
Elles ne permet pas toujours d'obtenir la
solution la plus économique.

c) Procédure simplifiée

Un dimensionnement direct peut être effectué en évaluant forfai-


tairement la courbure qui figure dans la formule [12] par les
147

4. ·1.3 Flambement
expressions approchées ci-après
1
pour v ~ 0,5:-
r
= (0,0035 + f d/E ) h
y s
[15]

1
pour 0,5:-
r

Dans ce cas il est recommandé, pour être toujours du côté de la


sécurité, de multiplier les coefficients de sécurité y appli-
m
qués au béton et à l'acier par le facteur de comportement

1 + 0,8 v (1 - v) [17]
Cette procédure simplifiée, qui consiste
à tenir compte des effets du second ordre
par application d'un moment complémentaire,
en opérant ensuite comme sur un poteau
d'élancement nul, exige l'introductiond'un
facteur de comportement yn afin que les
1
résultats soient toujours du côté de la
sécurité, en particulier au voisinage du
sommet du diagramme d'interaction. Dans
certains cas, lBs résultats obtenus peuvent
cependant n'être pas économiques.

A.3.3 Flexion biaxiale

Les conditions dans lesquelles des vérifications séparées dans


les deux plans principaux sont possibles et une méthode approchée
pour le cas où les vérifications sévarées ne sont pas suffisantes
sont données à l'article 14.5 de [1] •

A.4 Prise en compte du fluage

Pour les poteaux isolés, l'évaluation des effets du fluage n'est


généralement pas nécessaire, si l'une des conditions suivantes est
satisfaite :

e /h
0
~ 2,0
1 1
Os]
Fgk ~ 0,2 F
g + q,k [19]
1

À ~50 [20]
4 .1' .3 Flambement
L'évaluation exacte des effets du fluage étant difficile, on peut
appliquer les méthodes approchées ci-après :

a) évaluation de la flèche additionnelle du fluage e par la théorie


c
du fluage linéaire en section non fissurée,
b) modification de la loi contraintes-déformations du béton en ampli-
fiant les déformations par des coefficients tenant compte du rapport
entre les sollicitations provoquant le fluage et les sollicitations
totales de calcul.

Dans la première méthode, on ajoute dans l'équation [7] la


flèche additionnelle e due à la déformation de fluage déterminée
c
au moyen de l'expression

e
c
[exp ( CO(t
T oo , to) F g ) _
FE - Fg 1
J [21]

avec

F charge axiale de longue durée produisant le fluage, majorée par


g
le coefficient y défini en 4. 1. 3. 2-A 3 ,
n
excentricité du premier ordre de la charge F , excentricité
g
additionnelle e incluse,
a
FE = 10 E
cm c
I / Q,2
o
[22]
E module de déformation longitudinale du béton selon 3. 1. 1. 1-A 1. 4
cm
I moment d'inertie de la section totale A du béton seul (sans
c c
armatures) non fissuré.

Dans la deuxième méthode, on déduit la relation contraintes-


déformations du béton pour une charge de longue durée de celle rela-
tive aux charges de courte durée en multipliant les valeurs de E
c
par un coefficient [ 1 + a • S • q> ( too , t ) ]
0

avec

a rapport entre l'effort normal produisant le fluage et l'effort


normal total,
S rapport entre le moment produisant le fluage et le moment total
agissant dans la section critique, ces moments étant déterminés
selon la théorie du premier ordre.

L'effort normal et le moment produisant le fluage doivent être


calculés en majorant les sollicitations permanentes et quasi-perma-
nentes par application du coefficient y défini en [Link]-A3.
n
149

4.1: .3 Flambement
[Link].4 Grandes membrures comprimées

P.1 Critères de sécurité

On adopte en général la procédure de linéarisation en utilisant,


s'ils sont applicables, les critères indiqués en [Link].1 pour les
cadres à noeuds déplaçables~

A.2 Excentricité additive

On ad~te l'excentricité additive donnée en [Link].3-A2


(formule L6] ) pour les poteaux, éventuellement réduite pour tenir
compte des contrôles spéciaux effectués dans ce cas. la réduction ne
peut toutefois excéder I1iJJ.
L'éventuelle réduction de l'excentricité
additive doit être en rapport avec la
sévérité des contrôles d'exécution.

A.3 Interaction sol-fondation-structure

L'interaction sol-fondation-structure doit être prise en compte


avec beaucoup de soin.
150

4.2.1 Fissuration

4.2.1 ETATS-LIMITES DE FISSURATION

[Link] GENERALITES

P.1 Nature du phénomène

Dans les constructions en béton armé, la fissuration doit être


considérée comme un phénomène normal et ne présente pas d'inconvénients
si l'ouverture des fissures est limitée. La formation de fissures
présentant des ouvertures compatibles avec les conditions d'utilisa-
tion confère en outre au béton armé une capacité d'adaptation très
efficace par redistribution des sollicitations.

[Link] EXIGENCES

P.1 Exigences concernant la durabilité

La durabilité des ouvrages dépend non seulement de 1 'ouverture des


fissures mais également de l'épaisseur et des propriétés du béton
d'enrobage, de la nature et de la disposition des armatures ainsi que
des conditions de fonctionnement de la structure. Ces différents
aspects doivent donc être considérés conjointement (voir chapitre 5.1
et ci-dessous).

En ce qui concerne la fissuration, les aspects déterminants sont


notamment les conditions d'ambiance, la sensibilité des armatures à la
corrosion et les combinaisons d'actions à prendre en compte.

a) Conditions d'ambiance

Les conditions d'ambiance sont divisées en trois catégories

ambiance non sévère


- ambiance modérément sévère
ambiance sévère.

b) Sensibilité des armatures ~ la corrosion

Les armatures sont classées en deux catégories

- peu sensibles à la corrosion


- très sensibles à la corrosion.

P.2 Groupes d'exigences

En fonction du but recherché, plusieurs groupes d'exige~ces


peuvent être définis.

Pour le choix du groupe d'exigences selon les diverses combinai-


sons d'actions, les conditions d'ambiance constituent le guide principal.
La nature de l'ouvrage, de même que les exigences d'aspect doivent
également être considérées.
151

4.2.1 Fissuration

A.1 Exigences concernant la durabilité

a) Conditions d'ambiance

Peuvent être considérés comme

ambiance non sévère :


• les intérieurs des bâtiments à usage d'habitation ou de bureaux,
• les milieux où une valeur élevée de l'humidité relative n'est
atteinte que pendant une faible durée annuelle (par exemple,
humidité relative atteignant ou dépassant 60 % pendant moins
de trois mois par an)
- ambiance modérément sévère :
les intérieurs des bâtiments où l'humidité est élevée ou dans
lesquels la présence temporaire de vapeurs corrosives est à
craindre,
• l'eau courante,
• les intempéries en atmosphère rurale ou urbaine, sans fortes
condensations de gaz agressifs,
les sols ordinaires
- ambiance sévère :
• les liquides contenant de faibles quantités d'acides, les eaux
salines ou les eaux avec une forte teneur en oxygène,
• les gaz corrosifs ou les sols particulièrement corrosifs,
• une atmosphère corrosive industrielle ou maritime.

Peuvent être considérés comme très sensibles à la corrosion

- les aciers de tous types (barres ou fils) et de toutes nuances,


de diamètre au plus égal à 1 4 mm 1 ;
les aciers simplement trempés, quel qu'en soit le diamètre ;
- les aciers écrouis à froid, soumis à une traction permanente
supérieure à 1 400 MPa 1 (aciers de précontrainte en particulier).

Une faible sensibilité à la corrosion est attribuée à tous les


autres types d'armatures.

A.2 Groupes d'exigences

Les états-limites à vérifier pour satisfaire les exigences de


durabilité sont choisis conformément au tableau 4.3. Ce tableau
constitue une base pour la rédaction des contrats. Ceux-ci doivent
152

4.2.1 Fissuration

prec1ser le groupe d'exigences à satisfaire, compte tenu de l'environ-


nement, de· la nature des armatures· et de l'aspect.

sensibilité des armatures


Cil
(1) à la corrosion
(.)
~
Cil
(1)
(1)
00 conditions combinaisons très sensible peu sensible
p. •r-1
::s ::< d'ambiance d'actions
0 (1)
état-limite état-limite
~-
00"0
wk wk

ouverture ouverture
fréquentes des w2 des w3
non fissures fissures
1 a
sévères décompres-
quasi- sion ou
ouverture w1
permanentes des
fissures
*
ouverture ouverture
fréquentes des w1 des w2
modéré-
fissures fissures
b ment
sévères
quasi- décompres-
permanentes sion
1

ouverture
rares ou forma-
tion des w1
c sévères fissures*
ouverture wz
fréquentes dé-compres- des ou
sion fissures w1 *

*) L'alternative est.à lever par le contrat.

Tableau 4.3 - Exigences concernant la durabilité

Les combinaisons d'actions à considérer sont celles définies au


chapitre 2.1-P.4.4.4 compte tenu des actions indirectes qui peuvent
avoir une influence importante sur la fissuration.

est une valeur conventionnelle calculée, qui ne donne aucune


garantie que, dans les structures, les ouvertures de certaines
fissures n'excèderont pas occasionnellement la limite spécifiée ;
cette valeur correspond à l'ouverture des fissures à la surfacedu
béton dans les zones d'enrobage A f (voir figure ( 1) ) ; hora de
c,e
ces zones, des fissures plus ouvertes peuvent être admises s'il
n'y a pas d'exigences d'aspect.
153

4.2.1 Fissuration

Pour un enrobage égal à l'enrobage minimal fixé à l'article


5. 1 • 1-A 1 , les valeurs recommandées de wk sont :

w1 0' 1 mm

w2 = 0,2 mm

w3 = 0,4 mm

Pour un enrobage c super1eur à l'enrobage minimal, ces valeurs


peuvent être augmentées dans le rapport c/c . } 1,5.
nun

Au cours de situations temporaires et, en particulier, en cours


d'exécution (voir chapitre 2.1-P.3.1) :

-l'état-limite de formation des fissures ne doit pas être dépassé


sous les combinaisons rares d'actions, lorsqu'il ne doit pas être
dépassé en situation permanente ;
- lorsque la fissuration est admise en situation permanente, hormis
le cas où l'ouverture des fissures en situation temporaire serait
beaucoup plus grande qu'en situation permanente, il n'y a généra-
lement pas lieu de procéder à des vérifications d'états-limites
de service.

[Link] CRITERES POUR LA VERIFICATION DES ETATS-LIMITES DE FISSURATION

P.1 Etats-limites à vérifier

Les états-limites de fissuration et les règles de détail addition-


nelles dépendent du groupe d'exigences choisi.

On distingue les états-limites suivants :

- état-limite de décompression
- état-limite d'apparition des fissures
- état-limite d'ouverture admissible des fissures.

P.2 Etat-limite de décompression

L'état-limite de décompression qui concerne principalement les


structures précontraintes, est défini comme l'état dans lequel, sous
la combinaison d'actions considérée, les contraintes de compression
dues à la précontrainte ou à tout autre effort normal s'annulent sur
une fibre spécifiée de la zone tendue.
154

4.2.1 Fissuration

P.3 Etat-limite d'apparition des fissures

L'état-limite d'apparition des fissures est défini comme l'état


dans lequel, sous la combinaison d'actions considérée, la contrainte
de traction d'une fibre spécifiée de la zone tendue est égale à la
résistance à la traction du béton.

P.4 Etat-limite d'ouverture admissible des fissures

L'état-limite d'ouverture admissible des fissures est défini


comme l'état dans lequel, sous la combinaison d'actions considérée,
l'ouverture caractéristique des fissures, calculée à un niveau
spécifié, est égale à une valeur spécifiée.

A.1 Etats-limites à vérifier

La vérification, par le calcul, des différents états-limites de


fissuration concerne principalement les sollicitations normales et des
fissures éventuelles sensiblement perpendiculaires aux armatures
longitudinales.

La vérification des états-limites de fissuration doit être


considérée uniquement comme une gradation conventionnelle des
moyens de contrôler la fissuration.

Des éléments constitutifs différents d'une même structure, audes


parties différentes d'un même élément (par exemple, membrure tendue et
âme) peuvent être vérifiés pour des états-limites différents.

A.2 Etat-limite de décompression

Pour la vérification de l'état-limite de décompression, les


contraintes sont calculées à partir des caractères mécaniques de la
section homogène non fissurée (état I).

Dans le cas le plus courant, la vérification est faite à la


fibre extrême de la section. Ce calcul doit alors montrer que, sous la
combinaison d'actions considérée, aucune traction n'apparaît dans la
section.

Il doit être tenu compte, le cas échéant, de toutes les pertes


de précontrainte et de l'influence de la gêne apportée par les arma-
tures adhérentes à la fermeture des fissures, lorsque la fissuration
est admise sous un niveau de chargement plus élevé que celui pour
lequel l'état-limite de décompression a été vérifié.

A.3 Etat-limite d'apparition des fissures

Pour la vérification de l'état-limite d'apparition des fissures,


les contraintes sont calculées à partir des caractères mécaniques de
la section homogène non fissurée (état I).
155

4.2.1 Fissuration

Cet état-limite n'est à considérer que dans les cas exc~P-tionnels


où une seule occurrence de la combinaison selon 1' équation 1_1 3] du
chapitre 2.1-P, 4. 4. 4 est déterminante. Dans le cas le plus courant, la
vérification est faite à la fibre extrême tendue de la section.

Ce calcul doit alors montrer que, sous la combinaison d'actions


considérée, la contrainte de traction de cette fibre est au plus
égale à :

f si le calcul d'ensemble est fait avec la valeur moyenne


ctk 0,05
de la précontrainte,

ou f si le calcul d'ensemble est fait avec la valeur carac-


ctm
téristique (minimale ou maximale) de la précontrainte.

A.4 Etac-limite d'ouverture admissible des fissures

La limitation de l'ouverture des fissures peut être obtenue :

- soit par un pourcentage suffisant d'armatures dont le diamètre et les


espacements doivent satisfaire aux conditions de 1' article 4. 2 .1. 3-A.4.1,

- soit par un degré convenable de précontrainte associée à des armatures


de béton armé en pourcentage réduit, mais satisfaisant aux conditions
de pourcentage minimal de l'[Link] [Link]-AJ.

Dans le cas d'armatures à haute adhérence, une vérification de


l'état-limite d'ouverture des fissures n'est généralement pas indis-
pensable dans l'un ou l'autre des deux cas suivants :

a) le diamètre des armatures est au plus égal aux valeurs maximales


du tableau 4.4 données pour p ~ 0,005 (voir équation [4] en
r
4. 1 • 2. 4-A.1 )

b) le diamètre des armatures est au plus égal à · 1 32 mm l , les


distances horizontales entre barres n'excèdant pas :

- les valeurs du tableau 4.5 dans le cas d'un lit unique,


-~fois ces mêmes valeurs dans le cas de deux lits,
- 1,75 fois ces mêmes valeurs dans le cas de trois lits ou plus.
156

4.2.1 Fissuration

Limite admise : Limite admise :


w = 0,4 nnn
3
w
2
= 0,2 mm
1
1

cr
s
[MPa] 0 [mm] j cr
s l}œa] C/J ,-_mrn..J
l
1

200 ~ 50 100 ~ 50
1 1
240 ~ 25 1 120 ~ 25
1
280 ~ 20 200 ~ 12
1 1

cr contrainte des armatures dans une section fissurée sous la


s
combinaison d'actions considérée (tableau 4.3).

Tableau 4. 4 - Diamètre maximal des barres dispensant de la vérification


de l'état-limite d'ouverture des fissures (le cas échéant, interpoler
linéairement)

Limite de cr
s [MPa]
w
admise 120 160 200 240 280 350

w1
traction 1 60 - - - - -
= 0' 1 mm
1
flexion 75 40 - - - -
w2
traction 100 75 50
1
- -
= 0,2 mm flexion
1
125 1
1
100 60 - -
traction pas de 175 125 75
w3
= 0,4 mm flexion limite 200 150 100
1

Tableau 4.5 - Distances horizontales maximales entre barres


(0} ~mm) d'un lit unique, dispensant de la vérification de l'état-
limite d'ouverture des fissures (le cas échéant, interpoler linéaire-
ment).

L'ouverture caractéristique des fissures est prise égale à

1 '7 wrn [1]


157

4.2.1 Fissuration

où w représente l'ouverture moyenne des fissures calculée pour


m
l'allongement moyen E: qui se produit sur la distance moyenne s
sm rm
entre fissures :

w
m
= s
rm
. E:
sm
[2]
s etpeuvent être calculés par des méthodes appropriées, tenant
E:
rm sm
c2~te de la contribution du béton tendu (voir [1], chapitre 15 et
I_13J >.
Pour les éléments linéaires, la vérification peut être faite de
man1ere simplifiée, en adoptant forfaitairement pour la contraintede
l'acier sous la combinaison d'actions fréquentes

cr
s
= 0,7

4.~. 1.4 DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES

P.1 Armature minimale pour le contrôle de la fissuration

Dans tous les cas, même pour les éléments vérifiés à 1 'état-limite
de décompression ou soumis à une faible compression, un minimum d'ar-
matures adhérentes est nécessaire aussi bien pour couvrir les incerti-
tudes sur les forces quepour les déformations imposées.

Cette armature doit être dimensionnée de manière que

a) lors de la fissuration, la marge de sécurité vis-à-vis de l'état-


limite ultime soit respectée
b) l'ouverture de fissures dues à des déformations imposées reste
limitée.

A.1 Armature minimale pour le contrôle de la fissuration

L'armature minimale est particulièrement nécessaire dans les


zones des structures où la température, le retrait ou d'autres
actions peuvent engendrer des contraintes de traction élevéesparsuite
d'entraves aux déformations imposées ; elle doit être aussi respectée
aux joints de construction tendus.

a) Pour respecter la marge de sécurité vis-à-vis de l'état-limite


ultime, la contrainte de l'acier lors de la fissuration doit nor-
malement demeurer inférieure à fyk , c'est-à-dire que la section
A d'armature minimale des éléments linéaires à âme mince ou des
s
éléments plans doit vérifier
A f
s ctm
-A-- [4]
c,ef fyk
4.2.1 Fissuration

avec

A aire de la section droite de la zone de béton (zone


c,ef
d'enrobage) où les barres d'armatures peuvent effective-
ment influencer 1' ouverture des fissures : A f= b f h f
c ,e e e
(voir figure(1)); dans le cas des dalles, hf est borné
supérieurement à (h - x ) /2 ; e
1
A aire de l'armature contenue dans la section d'enrobage
s
Ac,e f ; l'acier de précontrainte ne peut être pris en
compte dans l'évaluation de A que si l'adhérence est
s
directe ;
f résistance à la traction du béton selon tableau 3.4 du
ctm
chapitre 3.1 ; si les exigences sont strictes et si la
classe est spécifiée, f doit être rapporté à une
ctm
résistance correspondant à la qualité supérieure supposée
du béton.

Figure (1)-Définition de la section d'enrobage A


c,ef

b) Pour satisfaire la condition que l'ouverture des fissures demeure


inférieure à une limite spécifiée, le diamètre des barres et leur
espacement peuvent être déterminés pour la valeur de p choisie,
r
en adoptant pour wk la valeur 1, 3 wm (voir 4. 2. 1. 3-A.4. 2) ce
qui est justifié par le fait que les forces résultant des actions
indirectes et provoquant la fissuration diminuent lorsque celle-ci
se produit. Des aides de calcul sont données en [13].

Dans les éléments plans, lorsque le contrôle de la fissuration


n'estexigé que sur une seule face, l'autre peut être négligée
pour la détermination de l'armature minimale.
159

4.2.1 Fissuration

[Link] CAS PARTICULIERS

P.1 Câbles non adhérents en phase de construction ou en permanence

a) Pour les constructions à câbles non adhérents en phase de construc-


tion, une armature minimale adhérente est toujours à prévoir pour
respecter les conditions de non-fragilité. En principe, l'état-
limite de décompression doit toujours être respecté. Les états-
limites d~apparition ou d'ouverture des fissures ne peuvent être
adoptés que sous réserve qu'une armature adhérente complémentaire
permette de satisfaire les exigences concernant les états-limites
ultimes et les états-limites de service.

b) Les constructions à câbles non adhérents en permanence sont traitées


à l'annexe 6 *.

P.2 Fissuration oblique

La fissuration oblique est combattue par des dispositions appro-


priées de l'armature d'effort tranchant.

P.3 Fissuration parallèle aux armatures longitudinales

Cette fissuration, qui est particulièrement dangereuse, doitêtre


évitée par des dispositions constructives appropriées et par une limi-
tation des contraintes d'adhérence ou des poussées localisées.

A.2 Fissuration oblique

Cas de dispense de vérification des fissures d'effort tranchant

Une vérification de l'ouverture des fissures d'effort tranchant


n'est pas nécessaire dans les dalles et dans les âmes des poutres si
l'espacement des étriers verticaux n'excède pas les valeurs du tableau
4.6.

* sera rédigée ultérieurement.


160

4.2.1 Fissuration

wk [nnn] 0,4 0,2

f 220 400 360 500 220 400 360 500


yk [MPa]

qualités (1) (2) (1) (2) ( 1) (2) (1) (2)


1
d'adhérence

vs :s vcd 300 250 200 150

> vcd
vs 250 200 150 100
:a 3Vcd

vs > 3Vcd 200 130 100 75

(1) barres lisses - (2) barres à haute adhérence.

effort tranchant agissant sous la combinaison considérée


(voir tableau 4.3)

Vcd valeur de réduction selon équation [15] de 1 'article 4.1.2-A.3.4).

Tableau 4. 6 - Espacements maximaux des étriers verticaux [ nnn]


dispensant de la vérification des ouvertures des
fissures d'effort tranchant.

Pour des étriers inclinés (a= 45°- 60°), les espacements


maximaux, mesurés dans la direction perpendiculaire aux étriers
peuvent être pris égaux à 1,5 fois ceux du tableau 4.6 sans pouvoir
dépasser 300 nnn.
161

4.2.2 Déformations

4.2.2. ETATS-LIMITES DE DEFORMATION

P.1 Exigences vis-à-vis des déformations

P.1.1 Généralités

Lorsqu'il n'est pas possible de contrôler les déformations pardes


dispositions constructives appropriées, il est nécessaire de vérifier
les déformations en service :

- pour assurer le niveau requis de comportement en service,


- pour éviter des dommages.

Lorsqu'une vérification est requise, les déformations calculées


doivent être au plus égales à la valeur limite appropriée, des contre-
flèches devant être prévues si nécessaire.

Une vérification des flèches des dalles ou des poutres n'est pas
nécessaire si leurs portées ou leurs élancements n'excèdent pas certaines
valeurs critiques qui sont fonction des conditions de chargement ou s'il
n'y a aucun risque de dommages pour des revêtements du fait des flèches
ou des rotations.

P.2 Déformations dues à la flexion

Lorsque les portées et les élancements des dalles ou des poutres


excèdent les valeurs limites convenables et lorsque des dispositions
constructives appropriées n'ont pu être prises pour satisfaire aux
exigences fonctionnelles, il est nécessaire soit de limiter les flèches
ou les rotations, soit encore de prévoir leur compensation totale ou
partielle au moyen de contre-flèches adéquates données au coffrage lors
de la construction.

P.3 Autres déformations

Il doit éventuellement être tenu compte d'autres déformations,


telles que les rotations par torsion, surtout en présence de torsion
d'équilibre, les raccourcissements différentiels des poteaux dans les
bâtiments de grande hauteur et l'allongement des tirants.

A.1 Exigences vis-à-vis des déformations

A.1.1 Généralités

Les combinaisons d'actions à considérer pour les calculs de


vérification sont définies à 1 'article 2.1-P.4.4.4.
162

4.2.2 Déformations

La part instantanée de la déformation doit être calculée pour les


combinaisons rares. Les déformations de longue durée sont calculées
pour les combinaisons quasi-permanentes.

Lorsqu'il s'agit de vérifier les déformations, un fractile appro-


pr1e des déviations possibles doit être pris en compte. Les déformations
doivent être calculées en adoptant pour le béton les valeurs défavora-
bles des données correspondantes.

Lorsqu'il s'agit de calculer des contre-flèches, seules les


combinaisons quasi-permanentes sont à considérer, en utilisant, pour
toutes les données relatives aux matériaux, des valeurs moyennes.

Parmi les moyens appropriés de contrôler les flèchespourpermettre


d'être dispensé du calcul de celles-ci, en particulier sous charges de
longue durée, on peut citer :

- de faibles valeurs du rapport i/h ;


- les systèmes statiques apportant des entraves aux rotations sur
appuis, par exemple, par continuité ;
- les bétons de classes élevées, avec de faibles rapports eau/ciment et
un faible dosage en ciment, une bonne cure et un durcissement
suffisant avant l'application des charges, en évitant des chargements
excessifs pendant la phase de construction ;
- la réduction des parties en état fissuré par une précontrainte même
faible ;
- des armatures longitudinales dans la zone comprimée, si les contrain-
tes de compression de longue durée sont élevées ;
la réduction des contraintes par un surdimensionnement de l'armature
longitudinale de traction.

La vérification des flèches peut être omise dans les cas suivants

- dalles ou poutres de portée au plus égale rn m'


- dalles portant dans une ou deux directions, d'élancement ai/h au
plus égal à [2QJ ,
- poutres d'élancement ai/h au plus égal à I:m .
Les valeurs de a peuvent être tirées du tableau 4.7ci-aprè~.

Lorsque la fissuration est susceptible de réduire la rigidité aux


encastrements, les valeurs de a données dans le tableau 4.}doivent
être majorées en conséquence.

Pour les planchers supportant des cloisons dont la tenue est


affectée par les flèches, celles-ci doivent être vérifiées, à moins que
1 'élancement ai/h ne soit limité à 1150/aR-1 (t en mètres).
16)

4.2.2 Déformations

système statique o<


LS: :a. travée de rive [±] 1.0

~ A 1
1 :zs: A A rn 0,8
.r-e-{
rn
1 1
1
~ ~
1
J
1 :zs: zs: :zs: 1
1
0,6 1
> 1
o, s
~
}_ e -}
emin emax
[eJ 2,4
Je-~-.r

Tableau 4'. 7 -Valeurs de œ (rapport des portées fictive et réelle)

A.2 Déformations dues à la flexion (flèches)

A.2.1 Bases du calcul des flèches


Le calcul des flèches doit être basé sur les hypothèses sui vantes

a) L'état I -non fissuré - est conventionnellement pris comme base


pour toutes les parties de la structure dans lesquelles, sous la
combinaison d'actions considérée, les contraintes normales de
traction n'excèdent pas :

f s'il s'agit d'éviter des dommages, et


ctk 0,05
f s'il s'agit de calculer des contre-flèches.
ctm
b) L'état II- fissuré -est pris comme base pour les autres parties
de la structure en considérant, le cas échéant, la contribution du
béton tendu et l'influence de l'effort tranchant.

c) Le comportement dans le temps du béton doit être pris en compte.


Pour les contre-flèches, des valeurs moyennes probables des condi-
tions d'ambiance doivent être considérées.

d) L'influence des armatures de compression doit être prise en compte


dans le calcul des contre-flèches. Elle peut l'être s'il s'agit
d'éviter des dommages.

e) Le cas échéant, la fissuration éventuelle due aux chargements


antérieurs doit être prise en compte pour le calcul des déformations
différées.
164

4.2.2 Déformations

f) Pour des structures particulières, il est préférable d'évaluer E


c
sur la base de résultats d'essais, de manière à tenir compte
directement de l'influence du type de granulats (même pourdesbétons
de granulats normaux) et du degré de durcissement à l'âge de la mise
en charge.

g) La variation possible des valeurs moyennes calculées doit être prise


en compte. Cette variation peut être estimée au moyen du diagramme
de la figure (2) qui donne les déviations supérieure et inférieure
vis-à-vis des valeurs moyennes :

+30"/.

20
15"/.
10 10 .,.
z
0
;: 0101 0,02 o,oJ fJ _As!
::! 0
>
lJJ
2- bd
0 10 .,.
-10
tS"/.
-20
\fck~ 35MPa
fck= 16 MPa

Figure (2) - Déviations possibles des flèches

Les flèches dues au moment fléchissant sont obtenues par double


intégration de la courbure 1/r le long de l'élément.

La courbure totale au temps t est la somme de la courbure sous


chargement de courte durée et des courbures dues au fluage et au
retrait :

( 1/r )
e
+ ( 1/r )
cc
+ ( 1/r )
cs [s]
avec :

(1/r) courbure sous chargement de courte durée


e
(1/r) courbure due au fluage
cc
( 1 /r) courbure due au retrait.
cs

Pour de plus amples informations concernant le calcul des flèches


vo~r {12].
165

4.2.2 Déformations

La contribution du béton entre les fissures, qui conduit à une


réduction de la contrainte de traction moyenne des armatures, doit être
prise en compte.

A.3 Autres déformations

A.3.1 Déformations dues à l'effort tranchant

Avant fissuration oblique, les flèches dues à l'effort tranchant


peuvent être négligées. Après fissuration oblique, le rapport entre
les flèches dues à l'effort tranchant et celles dues au moment fléchis-
sant sous char e totale couramment, dans le cas de poutres en T
avec b /b > 5 et 9v /h < et de combinaisons d'actions rares, des
w
valeurs comprises entre lü,3et2J.

Dans les poutres telles que \t/h < 10\, lorsque la contrainte
principale de traction atteint la résistance à la traction du béton,
les déformations d'effort tranchant doivent être calculées sur la base
d'un treillis idéalisé constitué par les bielles de béton découpées
par les fissures obliques et les armatures d'effort tranchant.

A.3.2 Déformations dues à la torsion

Lorsque l'équilibre de la structure dépend de la rigidité de


torsion, on peut admettre que la vérification des rotations est
nécessaire lorsque la contrainte principale de traction a est telle
1
que :

0
I > 0 ' 7 fctk 0,05

En ce cas, la rigidité à la torsion des éléments linéaires à


sections creuses ou pleines et soumis à la torsion pure ou combinée,
doit être évaluée par des méthodes appropriées (par exemple, au moyen
des formules données au chapitre 8. 7 de [ 1] ).

A.3.3 Raccourcissements dus aux efforts normaux

Les raccourcissements des poteaux doivent être compatibles avec la


rigidité des planchers qu'ils supportent.

Les allongements d'un élément en béton armé le long de l'armature,


sous l'effet des contraintes de traction dues à des efforts normaux,
sont déterminés en tenant compte de la contribution du béton tendu.
\
165

4.2.2 Déformations

La contribution du béton entre les fissures, qui conduit à une


réduction de la contrainte de traction moyenne des armatures, doit être
prise en compte.

A.3 Autres déformations

A.3.1 Déformations dues à l'effort tranchant

Avant fissuration oblique, les flèches dues à l'effort tranchant


peuvent être négligées. Après fissuration oblique, le rapport entre
les flèches dues à l'effort tranchant et celles dues au moment fléchis-
sant sous char e totale couramment, dans le cas de poutres en T
avec b/b > 5 et 9.,/h < et de combinaisons d'actions rares, des
w
valeurs comprises entre j0,3 et 2j.

Dans les poutres telles que 19.,/h < 10j, lorsque la contrainte
principale de traction atteint la résistance à la traction du béton,
les déformations d'effort tranchant doivent être calculées sur la base
d'un treillis idéalisé constitué par les bielles de béton découpées
par les fissures obliques et les armatures d'effort tranchant.

A.3.2 Déformations dues à la torsion

Lorsque l'équilibre de la structure dépend de la rigidité de


torsion, on peut admettre que la vérification des rotations est
nécessaire lorsque la contrainte principale de traction ai est telle
que :

0
I > 0 ' 7 fctk 0,05 [6]

En ce cas, la rigidité à la torsion des éléments linéaires à


sections creuses ou pleines et soumis à la torsion pure ou combinée,
doit être évaluée par des méthodes appropriées (par exemple, au moyen
des formules données au chapitre 8. 7 de [ 1] ).

A.3.3 Raccourcissements dus aux efforts normaux

Les raccourcissements des poteaux doivent être compatibles avec la


rigidité des planchers qu'ils supportent.

Les allongements d'un élément en béton armé le long de l'armature,


sous l'effet des contraintes de traction dues à des efforts normaux,
sont déterminés en tenant compte de la contribution du béton tendu.
167

5. DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES
169

5.1 Détails constructifs

5 DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES

5.1 DETAILS CONSTRUCTIFS

5.1.1 EXIGENCES GENERALES CONCERNANT LES ARMATURES

P.1 Epaisseur du béton d'enrobage

Un enrobage minimal doit être prévu pour assurer la collaboration


par adhérence entre 1 'acier et le béton, empêcher 1' éclatement du béton
et protéger l'armature contre la corrosion. La conservation dans le
temps de ces propriétés est essentielle pour la durabilité des
ouvrages.

Des exigences vis-à-vis d'une résistance au feu peuvent imposer


un enrobage supérieur à l'enrobage minimal.

P.2 Utilisation simultanée d'aciers de natures différentes

L'utilisation simultanée d'aciers de natures différentes n'est


autorisée qu'à la condition qu'il en soit tenu compte lors du dimen-
sionnement et qu'aucune confusion ne soit possible lors de la mise
en oeuvre.

A.1 ~paisseur du béton d'enrobage

Pour les éléments en béton de granulats normaux, la distance


entre la génératrice extérieure de toute armature- y compris ligatures
et armatures de peau- et le parement de béton le plus proche (enrobage)
ne doit pas être inférieure aux valeurs nominales déterminées selon le
tableau 5. 1, avec une tolérance de !}] nun en moins, sans spécifica-
tion de tolérance en plus.

Cette distance effective est appelée enrobage minimal.

Pour les bétons de granulats légers, des règles complémentaires sont


données à 1 ' annexe 4* .

* sera rédigée ultérieurement.


170

5.1 Détails constructifs

Valeurs de base Corrections pour

Conditions d'ambiance tl)


(l)
Béton
.--1
..0
•..-i
tl)

(l)
s::(l)
$-.1 tl) li)
,a) ())
:> 1
tl) r::: .....a
'a) ,a) 0 •..-i 0 0
tl) $-.1 •rl 0 N 1..1"'1
+.J tl)
> u u
1 OJ
~
1 4-.1
s::
1
tl)
0
$-.1 ::s0 . ...
,a)
:>
'<l>
tl)
~
'al
~
OJ
1--l
Q)
l-I
::s
+.J
l-I
0
u tl)
G)
-.
\0
u
1..1"'1
..j'"
u
.
,a) ......
~$-.1
'<l> cU
r::: '"Cl :> .--1 ~ N
......
0
~
0 '<l> ctl 1 ..j'"
s:: tl) ctl ,Ci) "0 u u
l
[ill cm cm 1

1
1+ , oI Dl EJ] Dl
Tableau 5a1 - Enrdbages nominaux en mm

Les définitions des conditions d'ambiance et de la sensibilité


à la corrosion sont données à 1' article 4. 2. 1. 2 -A.1 .

Les corrections indiquées dans le tableau 5. ·t peuvent être


cumulées, mais en aucun cas l'épaisseur d'enrobage résultante ne peut
être inférieure

ni à [TI] mm,
ni au diamètre de la barre ou du conduit réservE! pour les armatures
de précontrainte (post-tension) sans qu'il soit toutefois nécessaire
d'excéder G:QJ mm, ,
- ni à la dimension du granulat le plus gros, augmentée de IIJ. mm, si
cette dimension excède I}IJ rnm.

Pour certains types de structures exposées à des conditions


d'ambiance particulièrement sévères ou pour les structures comportant
des groupements de barres, une épaisseur d'enrobage supérieure à
G:QJ nnn peut être requise.
Dans ces cas, une armature de peau est nécessaire (voir article
5 • 2-A. 2 • 3 ) •

En ce qui concerne les exigences pour la résistance au feu, des


règles complémentaires peuvent être trouvées dans et lj4J. uil
171

5.1 Détails constructifs

5. 1 • 2 ARMATURES POUR BETON ARME

[Link] Dispositions générales

P.1 Distances libres entre barres

Les distances mutuelles entre barres ou groupements de barres


doivent permettre d'assurer une mise en place et un compactage
corrects du béton, et une bonne adhérence.

P.2 Courbures admissibles

Le diamètre minimal du mandrin sur lequel la barre est courbée


doit être choisi en vue d'éviter l'écrasement ou le fendage du béton
sous 1 'effet de la pression qui s'exerce à 1 'intérieur de la courbure.

A.1 Distances libres entre barres

La distance libre horizontale ou verticale entre barres parallè-


les isolées ou lits horizontaux de barres parallèles doit être au
moins égale au diamètre de la plus grosse barre sans pouvoir être
inférieure à !201 rrnn.

La dimension des granulats utilisés peut, particulièrement


dans le cas d'un grand nombre d'armatures, imposer une distance plus
élevée que celle ci-dessus.

Les barres des différents lits horizontaux doivent être disposées


en files verticales réservant entre elles un espace suffisant pour
permettre, le cas échéant, le passage d'une aiguille vibrante.

A.2 Courbures admissibles

En général, on adopte un diamètre de mandrin au moins égal au


diamètre requis pour satisfaire à l'essai de pliage-dépliage de
l'armature.

Pour les crochets d'ancrage aux extrémités des barres longitudi-


nales, le diamètre minimal du mandrin ne peut, en aucun cas, être
inférieur à ~, où (/J est le diamètre de la barre.

Pour les bétons de granulats légers, des règles complémentaires


sont données à l'annexe 4*.

* sera rédigée ultérieurement


172

5.1 Détails constructifs

[Link] Adhérence

P.1 Contrainte ultime d'adhérence

La valeur limite de la contrainte d'adhérence doit être fixée en


fonction du type d'armatures, de la résistance du béton et de la
position de la barre lors du bétonnage.

La longueur d'ancrage de référence qui, par définition, est la


longueur nécessaire pour assurer, sous une contrainte d'adhérence
égale à la valeur ultime, l'ancrage droit d'une barre soumise à une
contrainte de traction (ou de compression) égale à sa résistance de
calcul, doit tenir compte de la nature et des caractères géométriques
de forme des barres d'armature.

Dans le cas où les armatures sont soumises à de grandes variations


de leur traction sur de courtes longueurs, il est nécessaire de
vérifier que ces variations ne risquent pas d'entraîner une rupture
locale d'adhérence ou un éclatement du béton.

A.1 Contrainte ultime d'adhérence

Pour les bétons de granulats norœ~ux, les conditions d'adhérence


sont considérées comme bonnes pour les barres

-soit situées dans des éléments dont l'épaisseur dans le sens du


bétonnage n'excède pas j250\ mm,
soit situées dans des éléments d'épaisseur supérieure à jzsol mm
mais qui, lors du bétonnage, se trouvent dans la moitié inférieure
de 1 'élément ou à plus de i 3~ mm de sa face supérieure,
-soit, dont l'inclinaison sur l'horizontale, lors du bétonnage, est
comprise entre !45° et 90°! .

Dans les conditions de bonne adhérence, les valeurs limites de


la contrainte ultime d'adhérence fbd sont données par le tableau 5.2
ci-après; dans les autres cas, les valeurs du tableau 5.2 doiventêtre
multipliées par le coefficient [QJJ.

Pour les bétons de granulats légers, des règles complémentaires


peuvent être trouvées à 1 'annexe 4* .

* sera rédigée ultérieurement


173

5.1 Détails constructifs

fck 12 16 20 25 30 35 40 45 50

barres !
0,9 1 '0 1' 1 1., 2 1,3 1 '4 1 '5 1 '6 1, 7
lisses 1

barres à
haute adhé- 1
1 '6 2,0 1 2,4 2,8 1 3,2 3,6 3,9 4,2 4,5
renee avec
f/J ~ l32jnnn
1 1

Tableau 5. 2 - Valeurs de .base de fbd [MPa]

Pour les barres de diamètres f/J > ffi] mm les valeurs du


tableau 5.2 sont à multiplier par le coefficient

n = ITill-0 [1]
100
où f/J est exprimé en nun.

La longueur de référence nécessaire pour l'ancrage droit d'une


barre de diamètre f/J est :

[2]

fbd ayant les valeurs données dans le tableau 5.2.

En cas d'actions dynamiques, la formule [2] n'est pas appli-


cable.

A.3 Vérification des contraintes locales d'adhérence (entraînement)


------------------------
Pour cette vérification, des méthodes appropriées doivent être
ut i 1 i sées (voir [-1 ] art . 17 • 3 . 2) •

5. 1. 2. 3 Barres de diamètre au plus égal à Q1J mm ou fils

Les barres ou fils constituant une armature doivent être ancrés


de manière que la transmission au béton des forces auxquelles elles
sont soumises soit assurée et qu'une fissuration longitudinale ainsi
qu'un éclatement du béton soient évités. Le cas échéant, il peut être
nécessaire de prévoir une armature transversale.
174

5.1 Détails constructifs

Si des ancrages par dispositif mécanique sont prévus, ils doivent


donner lieu à une justification expérimentale préalable, spécialement
en ce qui concerne la transmission au béton de la force concentrée à
l'ancrage.

P.2 Jonctions

Les jonctions doivent être disposées en sorte que la transmission


des efforts d~une barre à l'autre soit assurée et qu'un éclatement du
béton dans la zone de jonction soit exclu. Le cas échéant, un décalage
des jonctions doit être prévu.

L'équilibre des forces transversales d'une jonction par recou-


vrement doit, éventuellement, être vérifié.

Les modes d'ancrage usuels sont

- les ancrages droits ;


- les ancrages courbes crochets (de 135° a 180°), coudes (de 90° à
135u), boucles ;
- les ancrages par dispositif mécanique.

Les coudes ou crochets sont déconseillés en compression sauf


pour des barrès lisses pouvant être soumises accidentellement à des
forces de traction dans des zones d'ancrage. Les crochets, coudes ou
boucles ne doivent pa~ être placés à proximité d'un parement. Une
concentration de tels types d'ancrages est à éviter.

Dans le cas d'un [Link] par boucle, le diamètre d du mandrin


de façonnage de la boucle doit être tel que le fend_a~ du béton dans
le plan de celie-ci ne soit pas à redouter (voir 1_1j art. [Link]).

Tout ancrage mécanique doit donner lieu à une justification


préalable, soit par un certificat d'agrément soit par une justification
expérimentale.

Pour la transmission au béton de la force concentrée à l'ancrage


vo ir 5 . 2-A.4 • 1 er: A.4 • 2 .

Un ferraillage transversal doit être prévu

-pour les ancrages en traction, svil n'existe pas de compression


transversale due, par exemple, à une réaction d'appui
- pour les ancrages en [Link] dans tous les cas.
175

5.1 Détails constructifs

Les aciers transversaux déjà existants (par exemple, armature


d'effort tranchant) sont habituellement suffisants pour remplir le
rôle de ferraillage transversal.

Une attention particulière doit être portée aux barres disposées


à proximité d'un angle rentrant ou munies d'ancrages courbes, quelle
que soit la forme de ces derniers.

Dans le cas de barres comprimées, l'armature transversale doit


entourer les barres, être concentrée à l'extrémité de l'ancrage et
déborder au-delà sur une distance d'au moins ~ où ~ désigne le
diamètre des barres ancrées.

La longueur d'ancrage requise ~


dépend du type d'ancrage
b,net
et de la contrainte de l'armature et peut être calculée comme suit
A
s,cal
9.,
b,net ct~b A
J..
1' ~ .
b,m.1n
[3]
s,e f

Figure (1) - Longueur d'ancrage requise

avec (voir figure (1) ) :


A section d'armature. stricterœnt requise par le calcul,
s,cal
A section d'armature effectivement prévue
s,ef
a coefficient qui dépend du type d'ancrage et de la nature de
la sollicitation de l'armature.

En général :

ct = 1 ,Q pour les ancrages droits en traction ou compression,


ct = 0,7 pour les ancrages courbes en traction,
ct = 1 '0 pour les ancrages courbes en compression.
176

5.1 Détails constructifs

9., • désigne la longueur d'ancrage minimale


b ,m1.n
- pour les barres tendues

I,Q,b
1
.
2ml.n
= o,3 9.-b
1

'!= 10 0 ~ 100 nm11


1
[4]
1

- pour les barres comprimées :

. b 2 m1.n =
I,Q, 0,6 Q,b f 10 0{ 100 nnn! [5]

Dans certains pays, des valeurs supé-


rieures à celles des équations [-4] et
,- J
LS sont utilisées (par exemple, 12 ~).

La longueur d'ancrage requise correspond aux pourcentages usuels


de ferraillage transversal. Sous réserve d'une justification expéri-
mentale probante, il peut être admis de la réduire, à condition
d'accroître en contrepartie le ferraillage transversal.

A.2 Jonctions

a) Généralités

Les jonctions par recouvrement doivent être autant que possible


décalées, en évitant de les placer dans des zones de contraintes
élevées.

Dans une même section, les jonctions doivent être disposées si


possible symétriquement et parallèlement aux parois de l'élément.

La transmission des efforts d'une barre à une autre peut être


assurée :

- par recouvrement des barres, avec ou sans crochets ou coudes,


- par soudage,
-par moyens mécaniques (manchons filetés, sertis, injectés, etc.),
- par contact bout à bout, mais uniquement pour des barres soumises
en permanence à une compression et de diamètre suffisant. Ce
simple contact bout à bout en compression n'est possible que
pour les barres 10 > 25l mm et requiert une coupe précise, un
manchon de raccordement et un moyen de contrôle visuel de la
position de la jonction dans le manchon.

section

Le pourcentage de barres comprimées en recouvrement dans une


même section peut atteindre ITQQlU de la section totale d'acier.
177

5.1 Détails constructifs

Pour une armature tendue, le pourcentage maximal de barres en


recouvrement dans une même section est limité aux valeurs données
dans le tableau 5.3 :

Sollicitations dominantes
Qualités d'adhérence
statiques répétées
barres à barres disposées
100 % 100 %
en un seul lit
haute 1

barres disposées 1
50 % 50 %
adhérence en plusieurs lits 1

1
barres (/J < 16 mm 50 % 1 25 %

lisses (/J ?; 16 mm 25 % 25 %

Tableau 5.3 - Pourcentage admissible de barres en recouvrement


dans une même section.

Pour les armatures transversales de ré artition, toutes les


jonctions peuvent se faire par recouvrement ( 100% ) •

La longueur de recouvrement ~ doit satisfaire aux conditions


0

Z
o
;;;;a~.
1 b,net
~R..
o,rn1n
[6]
avec
,Q.
o,m~n
• 0, 3 a a
1
~b f 15 f/J f 2 00 mm [ [7]

Zb
,net et a vo~r 5. 1. 2. 3-A 1 c,

est un coefficient donné par la figure (2) en fonction


du pourcentage de barres en recouvrement dans une même
section, lui-même limité aux valeurs du tableau 5.3
ci-dessus.
178

5.1 Détails constructifs

courbe. CD valabk ~OUï a~ 1oç6 cl-jou_


l
b~ sep
CDur-be. ® Vc)/able: pour- d > 1oç6 e..b b > sf/>

• barr-(!S ctrL
[Link]'rem~rtl-

20 25 30 33 1.0 ~5 50 >50
Pourcentage de barres en recouvrement rapporté à la section totale d'acier

Figure (2) -Valeurs du coefficient a


1
des équations [6] et [7]
Pour les armatures transversales de répartition, a peut être
1
pris égal à LhQJ .

La longueur de recouvrement ~ doit satisfaire à la condition


0

[8]

où ~b dés igne la longueur d'ancrage de base (voir 5. 1 • 2. 2-A 2 ) .

Dans la majorité des cas, une armature prévue pour d'autres


raisons (par exemple armature d'effort tranchant, aciers de
répartition) peut jouer le rôle de ferraillage transversal.

Dans certains cas, l'équilibre des forces transversales d'une


jonction par recouvrement doit être vérifié ; cette vérification
est en particulier nécessaire :

- lorsque les barres ont un diamètre (/J ~ lJII mm, ou


- lorsque la jonction intéresse plus de la [moitiél de l'aire
totale des barres.

Dans ces cas, un ferraillage transversal est généralement


nécessaire pour assurer l'équilibre.
179

5.1 Détails constructifs

La force à équilibrer transversalement


sur la longueur du recouvrement est égale
à la force longitudinale s'exerçant sur les
barres du recouvrement.

La distance libre entre les deux barres d'une même jonction ne


doit pas excéder 1 quatre [ fois leur diamètre (voir figure (3) ).

Les distances séparant deux jonctions voisines doivent être au


moins égales à (voir figure (3) ) :

-dans le sens transversal, distance libre : j2 ~ { 20[ mm,


- dans le sens longitudinal, distance entre milieux des jonctions
11,5 R- 1 , R- selon équation [6].
0 0

distance au bord
entre-axes

F = force de traction dans une barre de l'armature


s
Figure (3) - Disposition des recouvrements

[Link] Treillis soudés

En principe, pour les détails constructifs concernant les


treillis soudés - en particulier pour les ancrages et les recouvre-
ments- les exigences générales applicables aux barres de diamètre au
plus égal à 132 1 nun et aux fils doivent être satisfaites.

Les règles d'application suivantes ne sont valables que pour


les treillis soudés constitués de fils de diamètre au plus égal à
180

5. 'i Détails constructifs

b8fl mm, pour


l'entraxe Si des fils longitudinaux étant au moins égal à
11llilles treillis simples, et à ! 100Î mm pour les treillis à
doubles barres.

Pour les treillis constitués de doubles barres il convient, dans


toutes les formules, de remplacer ~ par le diamètre équivalent
C/J /2.

La longueur d'ancrage en traction ou en compression des treillis


constitués de fils lisses ou à haute adhérence est donnée par
1'équation [3] en prenant a. = cm .
Ceci suppose que certaines exigences sont
satisfaites. Ces exigences concernent la
résistance au cisaillement des soudures,
l'espacement entre les fils transversaux
soudés et leur nombre sur la longueur
d'ancrage ~ •
b,net
Pour des informations détaillées, voir
[1], art. 17.5.1.

Pour un treillis constitué de fils lisses, dans la formule [3],


Q,b peut être calculé avec les valeurs de f. d données en 5. 1. 2. 2-A.1
pour les barres à haute adhérence. b

A.3 Jonctions

a) Généralités

Les jonctions de treillis soudés sollicités en traction ou en


compression ne peuvent se faire que par recouvrement.

Les fils en jonction peuvent être situés dans un même plan ou dans
des plans différents (figures (4 a) et (4 b).

~·:~ux
fils en. jonction
- • • 1.
à -.5 11

a) Fils en jonction dans un même plan (coupe transversale)

Figure (4 a) - Recouvrements des treillis soudés


181

5.1 Détails constructifs

F ~ • • • .. .. • Il
• ::::1
F e
• • • • • 1 1 • --;,. F
~· LI}. L
F +- 1
• • i
•• •"' •• .. 1
)
Ill
• • .__...__----? F

b) Fils en jonction dans des plans différents


(coupe longitudinale)

Figure (4 b) - Recouvrements des treillis soudés

En cas de prépondérance de charges répétées, la prem1ere


disposition doit être adoptée pour les jonctions de l'armature
principale.

Pour les fils lisses ou à haute adhérence, à condition qu'il y


ait, dans chaque treillis (voir figure (5) ), un nombre de barres
transversales soudées au moins égal à :
A
n = rn A
s,cal
s,ef
(A
s,cal
et A
s ,ef
selon 5. 1. 2. 3-A 1 c)

uniformément distribuées sur la longueur de recouvrement ~ , avec


0
un pas St 2:: f160l nnn, cette longueur peut être déterminée comme
indiqué ci -après. en b 1 et b 2
s t 2:: [IQQJ mm
·~ 0
,. r 1
1; !, ••
~la ~ fL
• fils transversaux
soudés sur la longueur
de recouvrement
1.. i _j~ (ici lt = 5)
0

Figure (5) -Longueur de recouvrement de l'armature principale.


Conditions à satisfaire.

b1) Fils en jonction dans un même plan :

La longueur de recouvrement ~ est déterminée selon l'équation


0
[ 6] de 5. 1. 2. 3-A.2 .
182

5.1 Détails constructifs

b2) Fils en jonction dans des plans différents

La longueur de recouvrement est définie par


A
s,cal
A
~ ~ .
o ,m1.n
[9 a]
s,ef
avec
1, 2
2,5
[9 b]

tb selon équation [2]


A et A définis en [Link]-A.1 c
s,cal s,ef
= [1o]
A /s correspond à l'armature requise par le calcul (en ~/rn).
s

Un ferraillage transversal complémentaire n'est pas nécessaire


dans la zone du recouvrement.

Pour pouvoir utiliser les équations


IJ a et b] certaines conditions doivent
être satisfaites. Ces conditions sont données
en [ 1] , art. 17. 5. 2.

c) Jonctions dans le sens transversal

Les deux dispositions (jonctions dans un même plan ou non) sont


admises quel que soit le mode d'action des charges, et la jonction
peut, dans une même section, affecter la totalité (100 %) de
l'armature.

Pour les jonctions situées dans un même plan, l'article


[Link]-A.2 d est applicable.

Pour les jonctions non situées dans un même plan, les longueurs
de recouvrement doivent être augmentées. En ce cas, 2 peut être
0
choisie dans le tableau 5.4.

1
,- ...,
Diamètre des fils LmmJ 1
Longueurs de recouvrement .Q,
0

(/J ~ 6 ~ 150 mm { 1 maille


l 1

6 < (/J ~ 8,5 1


~ 250 mm ~ 2 mailles
l
8,5 < cp ~ 12 1 ~ 400 mm ~ 2 mailles
i
Tableau 5. 4 - Longueurs de [Link] recpmmj:lndées dans le sens trans-
versal, dans le cas de [Link] non [Link]èes dans un meme plan.
183

5.3 Détails constructifs

[Link] Cadres et étriers

Le type d'ancrage utilisé ne doit pas créer un risque de fendage


ou d'éclatement du béton d'enrobage.

L'ancrage des étriers, épingles et cadres doit être réalisé au


moyen de crochets, coudes, boucles ou à l'aide d'armatures trans-
versales soudées.

Des ancrages par crochets (de 135° à 180°) sont indispensables


dans le cas de barres lisses ; les ancrages par coudes de (90° à
135°) ne sont admis que pour les barres à haute adhérence.

Pour les courbures admissibles des crochets ou des retours


d'équerre, les articles [Link]-P.Z et A.2 sont applicables.

L'ancrage total est considéré comme assuré

-dans le cas des crochets et retours d'équerre, si les parties


courbes sont prolongées par des parties rectilignes de longueur
au moins égale à :

. 1 50 ou 50 mm 1à la suite d'un arc de cercle de 135° ou plus (fig. (6 a))


. 10 0 ou 70 nnn.1 à la suite d'un arc de cercle de 90° (fig. (6 b ) ) ;

- dans le cas des barres transversales soudées, s'il existe sur la


longueur d'ancrage :

. soit deux barres transversales soudées (fig. (6 c) ) ,


. soit une seule barre transversale soudée, de diamètre au moins
égal à ~ fois celui de 1 'étrier (fig. (6 d) ) .
184

5.1 Détails constructifs

10~ <.?Omm

0 rr=
S"o
"'>~
il
l'- 1

~1r ·=t ~ 1,40

a) Il b) il c) d)

0 i}-0 l0 l
0

! e:fort
!
à ancrer
! !
Figure (6) - Ancrages des cadres et étriers

[Link] Règles complémentaires uour les barres de diamètre ~ > ~mm

P.1 !n~r~g~s

En principe, pour les barres de diamètre r/J > ~ nnn, seuls sont
admis les ancrages droits par adhérence et les ancrages par dispositifs
mécaniques. Ces .anc·rages ne doivent pas ê[Link] disposé-s dans de-s zone·s t-endues.

P.2 Jonctions

Les jonctions par recouvrement sans décalage ne sont autorisées


n~ pour les barres tendues ni pour les barres comprimées.

a) Généralités

Pour les barres à haute adhérence de diamètre 0 > !32lmm~ les


règles qui suivent complètent celles des articles 5.1 .2 .3-P 1 et
A1•

Pour les bétons de granulats légers, voir annexe 4*


b) Ferraillage transversal complémentaire dans les zones d'ancrage

En l'absence d'une compression transversale, en plus de l'armatu-


re d'effort tranchant, une armature transversale complémentaire est
requise dans la zone d'ancrage. Pour les ancrages droits, cette

* ser.a rédigée ultérieurement


185

5.1 Détails constructifs

armature complémentaire doit être au moins égale (notations : voir


figure (7) ) :

- dans le sens parallèle au parement inférieur à

- et dans le sens perpendiculaire, à :

A
sv
=n .f(f3TA
2 ~ s IJ 2]
avec

aire d'une barre ancrée,


nombre de lits comportant des barres ancrées dans une
même section,
nombre de barres ancrées dans un même lit.

L'armature transversale complémentaire doit être distribuée uni-


formément dans la zone d'ancrage avec des espacements qui ne doivent
pas excéder, approximativement, ~inql fois le diamètre de l'arma-
ture longitudinale.

Q barie ancrée

• barre continue

~-----------~~
Figure (7) - Armature complémentaire dans une zone
d'ancrage quand le diamètre des barres est supérieur
à 132! rrnn et qu'il n'existe pas de compression tran-
versale.

a) Epaisseur minimale des éléments

Les barres de diamètre '/J > ~ rrnn ne peuvent être utilisées


que dans les éléments d'épaisseur au moins égale à ~·

b) Armature de peau

Dans le cas de barres de gros diamètre relativement espacées,


une armature est nécessaire pour assurer un bon contrôle de la
fissuration.

Pour l'armature de peau, un calcul de la largeur des fissures


selon le chapitre 4.2.1 n'est pas nécessaire.
186

5.1 Détails constructifs

L'aire de l'armature de peau rapportée à la section A


ct,ext
(voir figure (8) ) peut être prise au moins égale à

. 10;011 dans le sens perpendiculaire aux barres de gros diamètre,


0 02 dans le sens parallèle à ces barres.
Les barres longitudinales de l'armature de peau peuvent être
prises en compte con~e armature de flexion et les barres transver-
sales comme armature d'effort tranchant, si elles satisfont aux
exigences concernant les dispositions et ancrages de ces armatures.

i
!
1
r.-
l
i
!
1
1
, !
f-·
J_' 1

1 ' _l ~ .l 1
1
i /
LJ
s~100mm
'--At=q01 St .c

Figure (8) - Armature de peau

[Link] Groupements de barres

P.1 Généralités

En l'absence d'indication contraire, pour la vérification des


groupements de barres, les règles pour les barres isolées [Link]- •-
bles.

A.l Généralités

Les règles ci-après ne sont pas applicables aux bétons de


granulats légers. Pour la vérification, le diamètre de la plus grosse
barre est remplacé par le diamètre équiva1ent r/J , défini comme le
n
diamètre de la barre fictive ayant même aire et même centre de gravité
que le groupement :
0n = ~ rn * (}IImm
où n est le nombre de barres du groupement, limité à

n ~ 4 pour les barres verticales comprimées et pour les barres d'une


jonction par recouvrement,
n ~ 3 pour tous les autres cas.
187

5.1 Détails constructifs

L'ancrage d'un groupement s'obtient normalement par ancrage des


barres individuelles. Les ancrages droits sont seuls admis ; ils
doivent être décalés. Pour les groupements de 2,3 ou 4 barres, ledéca-
lage doit être respectivement de 11,2 , 1,3 ou 1,4\ fois la longueur
d'ancrage des barres indiciduelles.

A.3 Jonctions

Les jonctions doivent être faites barre par barre et ne conduire


en aucune section à un nombre de barres du groupement supérieur à
quatre. Les recouvrements des barres individuelles doivent être
décalés conformément à 1 'article 5. 1 . 2. 7-A 2 .

Le diamètre équivalent 0n est pris en compte dans l'évaluation


du pourcentage minimal. Toutefois, l'enrobage à prévoir doit être
compté à partir du contour extérieur réel du groupement.

b) Distances libres intermédiaires horizontales et verticales

Les articles [Link]-P 1 et A 1 sont applicables, en prenant en


compte le diamètre équivalent ~n

c) !~a.E_uE_e_d~ .E_e~~

L'article [Link]-A3 est applicable.

[Link] Règles concernant les armatures longitudinales de traction des


éléments fléchis

Pour déterminer les longueurs et position des armatures longitu-


dinales tendues ou comprimées, il faut tenir compte de l'interaction
entre les armatures de flexion et les armatures d'effort tranchant
(règle du "décalage").

A.1 Longueurs et position des armatures longitudinales des éléments


Ii~chis - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Dans les éléments fléchis avec armature d'effort tranchant, la


ligne enveloppe des efforts de traction doit être obtenue par un
décalage horizontal az de la ligne enveloppe Ft=M/z (la valeur de
188

5.1 Détails constructifs

aS(, étant définie par la formule [16] de 1'article [Link]-A 3.4 , ou


par un décalage vertical ~Fti convenable (voir par exemple 1:1] ,
équation [11, 20] dans 11. 2. 4. 2) .

Au voisinage des points de moment nul, il convient de prendre


ai > d aussi bien pour les moments positifs que pour les moments
négatifs (voir figure (9) ).
1x i J. i i :
7;,-' , F
1

i.-- re
~~------·------------~~~
Z : [Link] ·de Levùzr
p
eorr<Z6 [Link].n.~ ..ao
. __i~J~r___________ rnomerd· m~)(ima.l

lon?uwrs oan~ra~iTf_ a.t , ~~e : de'~laga.s


[Link] a. .
i L'af{orb brc)tlchartl-
1 ma>CÏmaL

1
_s::.

Figure (9) - Ligne enveloppe pour le calcul


des éléments fléchis - Longueurs d'ancrage.

a) Longueurs d'ancrage de l'armature

Les barres de l'armature doivent être prolongées au-delà du point


théorique (E, figure (9))où elles ne sont plus rèquises pour
équilibrer la force de traction, sur une distance égale à :

- ib (équation [2] , article [Link]-A 2) ou


- 5(, ~ d (équation [3] , article 5. 1. 2. 3-A 1 c ; d : hauteur
b,net
utile de l'élément à condition, dans ce cas, que les
barres filantes puissent équilibrer lliO@ fois le
moment agissant dans cette section.
189

5.1 Détails constructifs

Les longueurs d'ancrage des barres relevées qui contribuent à la


résistance à l'effort tranchant doivent être au moins égales à
[L}] tb ,ne t dans les zones soumises à une traction et à ~
2b,net dans les zones comprimées.

b) Ancrage des armatures inférieures sur appuis de rive

Sur les appuis à encastrement nul ou faible, il faut conserver

-dans le cas des poutres : jle quartj au moins de la section de


l'armature en travée ;
-dans le cas des dalles (sans armatures d'effort tranchant), la
lmoitiél au moins de cette section.

L'ancrage de ces armatures doit être capable d'équilibrer un


effort de traction

[14]

où VSd désigne l'effort tranchant de calcul agissant.

La longueur d'ancrage se compte (voir figure (10)):

- pour un appui direct, à partir de la ligne de contact de la


poutre et de 1 'appui ; elle peut être prise égale à \2/31 ~b t ;
,ne
-pour un appui indirect, à partir du plan intérieur à l'élément
porteur, situé à une distance du plan de pénétration égale au
tiers de la largeur de cet élément ; elle doit être prise égale
à ~b
,net .

é J
1

~ j.
appui direct appui tndircct

a) 6) c.)
Figure ( 10) -Ancrages sur appuis de rive et sur appuis intermédiaires

c) Ancrage des armatures inférieures sur appuis intermédiaires

Les ancrages doivent avoir une longueur au moins égale à [D[J[I


(ancrage droit) ou au diamètre du mandrin (crochets ou coudes)
(voir figure (10) ).
190

5.1 Détails constructifs


5.1.3 ARr~TURES DE PRECONTRP~INTE

P.1 Nombre minimal d'armatures de précontrainte


Dans tout élément précontraint, il faut disposer un nombre minimal
d'armatures de précontrainte ou sinon, vérifier que la sécurité vis-à-
vis des états-limites ultimes serait encore assurée avec des coeffi-
cients de sécurité réduits si un ou plusieurs barres ou fils venaient
à être défaillants.

P.2 Disposition des armatures de précontrainte


Dans le cas de la pré-tension, les armatures peuvent être
disposées isolément ou par paires.
Pour les armatures de post-tension, les gaines peuvent être
groupées à condition que certaines conditions relatives à la mise en
place du béton et aux propriétés mécaniques des gaines soient satisfaites.

P.3 Enrobage
L'épaisseur de béton entre une paroi coffrée et soit une armature
de pré-tension ou bien une gaine, soit un groupement d'armatures de
pré-tension ou bien un groupement de gaines doit être fixée en fonction
de la largeur de l'armature, de la gaine ou du groupement sans être
inférieure à l'enrobage minimal, lui-même fonction de la sensibilité
de l'acier à la corrosion.

P.4 Distances libres horizontales et verticales


Les distances mutuelles entre gaines ou groupements de gaines, ou
entre armatures de pré-tension, doivent permettre d'assurer une mise
en place et un compactage corrects du béton, et une bonne adhérence.

P.5 Ancrages et coupleurs des armatures de précontrainte


Le dispositif d'ancrage utilisé pour les armatures de post-tension
ou la longueur d'ancrage des armatures de pré-tension, compte tenu
éventuellement des sollicitations répétées, rapidement variables,
doivent permettre le développement de la résistance de calcul des
armatures
En cas d'emploi de coupleurs, ceux-ci doivent être disposés à
des emplacements tels que, compte tenu de l'encombrement de ces
appareils, leur présence n'affaiblisse pas la résistance de la section
courante et que tout ancrage provisoire en cours d'exécution éventuel-
lement nécessaire puisse être correctement réalisé.

A.1 Nombre minimal d'armatures de précontrainte


Dans les éléments précontraints, il convient
de disposer un nombre d'armatures de précontrainte au moins égal au
nombre n1 inàiqué dans le tableau 5.5 ou sinon,
de vérifier en adoptant y f = 1 et Ym = 1 , que la sécurité vis-à-vis
des états-limites ultimes est encore assurée si un nombre n 2 (tableau
5.5) de barres ou de fils isolés ou constituant un câble de précon-
trainte vient à être défaillant ; pour cette vérification, on peut
191

5.1 Détails constructifs

prendre en compte les redistributions qui se produisent en béton armé.

nombre minimal barres ou fils


Type d'armature
défaillants
de précontrainte
n1 n2

barres ou fils isolés 3 1

câbles composés de barres


ou de fils, ou torons 7 3

Tableau 5.5 -Nombre minimal d'armatures de précontrainte dans les


éléments précontraints.

Câble-
n 7 n 6
1 2

Fig.(ll} -Nombre minimal de barres (ou fils) n et nombre n de barres


1 2
o(ou fils) pouvant être défaillants dans un câble de
précontrainte
A.2 Disposition des armatures de précontrai~te
Dans le cas d'armatures de post-tension, les gaines peuvent être
groupées à condition
qu'il n'en résulte pas de gêne pour la mise en place du béton,
- que la constitution de chaque gaine lui permette de supporter, sans
déformation qui pourrait gêner l'injection, les efforts dans les
parties courbes, provenant des autres gaines du groupement~ lors des
mises en tension,
- que 1 'étanchéité des gaines, ainsi que le passage du mortier d'injection,
soient assurés.

Le nombre maximal des gaines d'un groupement est limité à lquatrel.

A.3 Enrobage

a) Pré-tension

Les enrobages minimaux doivent être conformes aux articles


5. 1 . 1-P. 1 ou A. 1 sans pouvoir être inférieurs à [lQJ mm ou [I1J ·
192

5.1 Détails constructifs

b) Post-tension

Les épaisseurs minimales de béton entre une paroi coffrée et une


gaine ou un groupement de gaines doivent être au moins égales d'une
part aux valeurs nominales des ar tic les 5. 1. 1-P 1 ou A 1 , d'autre
part aux valeurs indiquées sur la figure ( 1 2) •

Pour 1 'armature de peau, 1 'article [Link]-A3 est applicable.

~ b j. h/2
c1 1'

c ~ b

sauf cas exceptionnels


c } 40 nun , c } 40 nun •
1

Figure (12) -Enrobages dans le cas de la post-tension

A.4 Distances libres horizontales et verticales

a) Pré-tension

Les distances libres minimales horizontales et verticales entre


armatures isolées ou paires sont données au tableau 5.6.

Distance libre minimale


Disposition
des armatures horizontale verticale c
ch v
rn
.....-1
•r-I
4-1
• d
g
+ 5 mm ~ 0 ~ 20 mm d
g ~ 0 ~ 10 mm

..•
8 d
g
+ 5 mm ~ 1 , 5 0 ~ 25 mm d
g
+ 5 IIDll. ~ 1 '5 0 ~ 10 IIDll.
rn
Q)
1-l
1-l
tTJ
d
g
+ 5 mm ~ 2 ~ t 30 nnn d
g
+ 5 nnn ~ 2 ~ ~ 30mm
..0

~ diamètre d'une barre ou d'un fil


d dimension du granulat le plus gros
g
Tableau 5.6 - Distances libres minimales pour la pré-tension
193

5.1 Détails constructifs

b) Post-tension

Les distances libres minimales entre gaines ou - s'ils sont


autorisés (voir article 5.1.3-A 2)- entre groupements de gaines
sont donnés au tableau 5.7 (voir aussi figure (13) ).

Disposition Disposition libre minimale


des gaines
horizontale ct verticale c
v

en
Q)
s::
0 8 0 { 40 mm 0 ~ 50 mm

......

..
tiS
Cl()

. .
ooffi 1,2 0 { 40 mm 1,5 0 ~50 mm

0 diamètre d'une gaine individuelle

Tableau 5.7 Distances libres minimales entre gaines ou


groupements de gaines

Figure (1 ~ - Distances libres entre gaines et groupements de gaines

A.5 Ancrages et coupleurs des armatures de précontraintes

La vérification locale du béton et le ferraillage transversal


doivent être déterminés selon 1 'article 5. 2-A 4. 1 •

Généralement les coupleurs doivent être placés à une certaine


distance des appuis intermédiaires.
194

5.2 Eléments structuraux types

5.2 ELEMENTS STRUCTURAUX TYPES

P.1 Dispositions concernant les poteaux

Pour les poteaux, les dispositions constructives concernent :

- les dimensions transversales, pour lesquelles une valeur minimale


peut, le cas échéant, être imposée
-l'armature longitudinale et l'armature transversale : disposition,
quantités minimale et maximale, espacements maximaux.

P.2 Dispositions concernant les poutres

Pour les poutres,les dispositions constructives concernent :

-l'armature longitudinale minimale, et le cas échéant, l'armature


longitudinale maximale ;
- les ar~tures d'effort tranchant et/ou de torsion : disposition,
pourcentage minimal, diamètre maximak, espacement maximal ;
-les armatures complémentaires, et, en particulier, l'armature de
peau éventuelle, destinée à assurer un bon comportement .à des effets
non pris en compte dans l'analyse.

P.3 Dispositions concernant les dalles

Pour les dalles à section pleine coulées en place, qui satisfont


aux conditions de 1 'ar tic le 2. 2. 2-P 1 ~2, mais dont le rapport de la
largeur à la hauteur utile ne permet pas de les assimiler à des
poutres, les dispositions constructives concernent :

l'épaisseur minimale, qui peut être imposée par des raisons


pratiques de construction ou dépendre des conditions d'utilisation
-l'armature de flexion, qu'il s'agisse de l'armature principale ou
de l'armature transversale secondaire : disposition, pourcentages
minimaux, espacements maximaux ;
- les armatures à prévoir le long des bords libres ou le long des
bords partiellement encastrés, et celles à prévoir dans les
angles ;
- les armatures d'effort tranchant ou de poinçonnement éventuelles
disposition, espacements maximaux.

P.4 Zones particulières

Les zones d'application des efforts, d'assemblage de deux ou


plusieurs éléments entre eux, de changement de direction des efforts
internes, etc., doivent faire l'objet de vérifications spéciales.
195

5.2 Eléments structuraux types

A.1 Dispositions concernant les poteaux

A.1.1 Dimensions minimales

Pour des dimensions au plus égales à :

- ! 200 mm pour un poteau à section pleine, coulé en place


(verticalement),
- 1 140 mm pour un poteau préfabriqué ou coulé en place (horizonta-
lemant),

un contrôle strict des dimensions et des règles de détail concernant


les armatures est nécessaire.

L'aire de l'armature longitudinale doit être comprise entre


10,008 Ac et 0,08 Acl· La limite supérieure est à respecter même dans
les zones des jonctions par recouvrement.

Certains pays, situés en dehors des zones


sismiques, adoptent une valeur minimale
inférieure à 0,008 A (jusqu'à 0,003 A ) •
c c
L'armature longitudinale doit être distribuée sur la périphérie
et comporter au moins une barre dans chaque angle du contour, si le
poteau a une section polygonale. Le nombre minimal de barres longitu-
dinales est donc de 4 pour les poteaux rectangulaires ; il est de 6
pour les poteaux circu]aires. Le diamètre de ces barres ne doit pas
être inférieur à 112 nnnl •

A.1.2.2 Armature transversale

Le diamètre des armatures transversales doit être au moins égal


à rn mm ou 1 au quart 1 du diamètre maximal des barres longitudinales ;
leur espacement le long du poteau ne doit pas dépasser la plus faible
des trois quantités suivantes :

12 fois le diamètre minimal des barres longitudinales


la plus faible dimension du poteau ;
300 nnn.

Cet espacement doit être réduit

a) dans les zones situées de part et d'autre d'une poutre ou d'une


dalle,
b) aux changements de direction des barres longitudinales,
196

5.2 Eléments structuraux types

c) dans les zones de jonctions par recouvrement, lorsque le diamètre


maximal des barres longitudinales excède Il2J
nnn.

Les armatures transversales (cadres, étriers, cerces ou spires


hélicoïdales) doivent être ancrées à leurs extrémités. Elles doivent
être disposées de façon à maintenir toute barre longitudinale (ou
groupe de barres longitudinales) située dans un angle et au moins une
barre intermédiaire sur deux de la nappe extérieure d'armatures ;
aucune barre longitudinale non maintenue ne doit se trouver à plus de
[]}QJ mm d'une barre maintenue.

A.2 Dispositions concernant les poutres

A.2.1.1 Armature minimale

L'aire effective de l'armature longitudinale de traction ne doit


pas être inférieure à l'aire minimale nécessaire au contrôle de la
fissuration (art. 4. 2. 1. 4-A 1) ni à

- ,0,0015 btdl pour des aciers des classes S 400 et S 500 ou pour
des aciers de précontrainte,
- 10,0025 btdl pour des aciers de classe S 220 ,

où b est la largeur moyenne de la zone de béton tendue ; dans une


t
poutre en T , si 1 'axe neutre se trouve dans la table, seule la
retombée est prise en compte dans l'évaluation de bt.

A.2.1.2 Armature maximale

Ni l'aire de l'armature de traction, ni celle de l'armature de


compression ne doivent dépasser ~ de la section transversale
totale du béton.

a) S'il existe sur un appui un encastrement partiel non pris en


compte dans l'analyse, il faut prévoir une armature capable
d'équilibrer au moins Ile quart! du moment maximal en travée
correspondant ;
b) Les barres de diamètre C/J > [g] mm ne peuvent être utilisées que
dans des éléments d'épaisseur au moins égale à ~·

A.2.2 Armatures d'effort tranchant ou de torsion


----------------------
Les dispositions prévues doivent assurer un assemblage correct
des éléments du treillis.
197

5.2 Eléments structuraux types

Les étriers ou cadres doivent entourer les armatures inférieures


et supérieures et faire avec l'axe de la poutre un angle compris
entre 90° et 45°.

Les barres relevées éventuelles doivent provenir de l'armature


de flexion.

A.2.2.2 Armature d'effort tranchant

a) Lorsqu'une armature d'effort tranchant est nécessaire, un cadre


ne peut entourer plus de trois barres par lit.

Le cas échéant, dans le cas où il y a plus de deux lits, les


barres situées au voisinage des parois de la section doivent être
entourées par des épingles supplémentaires dont les brins sont
parallèles aux plans des lits d'armature (voir figure (14) ).

Figure (14)- Epingle supplémentaire

Le pourcentage d'armature d'effort tranchant est défini par


A
sw
Pw = sb
sin a. [15]
w
(Notations, voir figure (2) du chapitre 4.1.2).

Comme valeurs minimales de p , on peut adopter en général les


valeurs du tableau 5.8. w

1~
Béton
s 220 s 400 s 500

C12 à C20 0,0016 0,0009 0,0007


C25 à C35 0,0024 0,0013 0,0011
C40 à C50 0,0030 0,0016 0,0013

Tableau 5.8 - Valeurs recommandées pour Pw,min •


5. 2 Eléments [Link] types

Le diam~tre des armatures d'effort tranchant, lorsqu'elles. sont


constituées par des ronds lisses, doit être au plus égal à ·~mm.

L'espacement maximal longitudinal s


des différents cours
max
d'armature d'effort tranchant est défini par les conditions
suivantes :

. vSdu =<·lv
- s1 3 Rd2 s 0,5 d } 300 mm [16]
max
2
- e'i VSdu > 3 VRd2 s
max
= 0,3 d } 200 mm [17]

(pour VRd , voir chapitre [Link] équations


2
IJ] à [2]

L'espacement transversal des brins d'un même cours ne doit être


supérieur ni à rn 'ni à jsoo 1 rrnn.

Pour les dispositions nécessaires pour le contrôle de la


fissuration oblique, voir article 4.2.1 tableau 4.6.

b) Pour les armatures assurant la liaison à l'âme des saillies des


membrures des poutres en T , le pourcentage minimal total
(formule [1s], en remplaçant hw par la hauteur de la table) peut
être pris égal aux valeurs du tableau 5.8.

A.2.2.3 Armature de torsion

Les indications de l'article A.2.2.2 ci-dessus sont valables


pour les barres longitudinales et les cadres des poutres soumises à
la torsion.

L'espacement des cadres ne doit pas être supérieur


(notations :voir chapitre [Link] figure (4) ).

Les barres longitudinales sont disposées à raison d'une barre au


moins dans chaque angle, les autres barres pouvant être réparties
uniformément le long du contour intérieur des cadres en les espaçant
d'au plus l350lnnn.

Pour maîtriser la fissuration et assurer le cas échéant un


bon comportement aux impacts, une armature de peau est à prévoir dans
les cas suivants :

- lorsque la hauteur dans laquelle se trouve concentrée l'armature


tendue ne représente qu'une faible fraction de la hauteur totale
de la poutre,
199

5.2 Eléments structuraux types

-lorsque l'armature tendue est constituée par des barres de gros


diamètre relativement espacées ou par des barres groupées en
paquets,
- pour certaines poutres précontraintes ou non, exposées à des
gradients thermo-hygrométriques importants ou à des chocs.

L'armature de peau à disposer sur la hauteur des âmes des poutres,


est calculée selon le document [1], à l'article 15.2.3. L'armature
de peau éventuelle des éléments post-tendus peut être calculée selon
la même méthode ; voir également ar tic le 5. 1 • 2. 6-A 3 •

A.3 Dispositions concernant les dalles

Le présent chapitre ne s'applique qu'aux dalles dans lesquelles


b-~~5-d""""'l
,....1 .

Des indications sur les épaisseurs minimales sont données dans


le document [1], à l'article [Link].

A.3.2 Armature de flexion

Une armature secondaire transversale doit toujours être prévue.


Localement, le rapport de la section de l'armature secondaire à celle
de l'armature principale nécessaire doit être au moins égal à~·

Pour les pourcentages minimaux, l'article A2.1.1 du présent


chapitre 5.2 est applicable.

La distance maximale entre barres est :

-pour les armatures principales, de !1,2 h} 350 mm l, avec h


épaisseur totale de la dalle,

-pour les armatures secondaires, de ]350 mml.

Les sections nécessaires peuvent être distribuées perpendi-


culairement à la direction des barres sur une largeur lb~ 4 hl.

S'il existe sur un des côtés d'une dalle un encastrement partiel


non pris en compte dans l'analyse, l'armature à disposer doit pouvoir
équilibrer au moins Ile quart! du moment maximal en travée ; cette
armature doit régner sur une distance, comptée depuis le nu d'appui,
au moins égale à [Q';1J fois la portée correspondante.
200

5.2 Eléments structuraux types

A.3.2.2 Armature d'angle


~·~-------

Si le~ dispositions d'appui sont telles que le soulèvement à


l'angle d'une dalle est empêché, une armature doit être prévue dans
l'angle, à moins que les conséquences d'une fissuration soient de peu
d'importance.

Lorsqu'elle est nécessaire, cette armature d'angle doit généra-


lement être capable d'équilibrer des moments au moins égaux :

-à jla màitiéj du moment maximal en travée, si les deux côtés de


l'angle sont simplement appuyés,

lau quart! du moment maximal en travée si l'un des côtés de


l'angle est simplement appuyé et l'autre encastré.

Les armatures d'angle doivent régner sur une distance, comptée


depuis chaque nu d'appui, au moins égale à ~ fois la petite
portée.

A.3.2.3 Armature des bords libres

Le long d'un bord libre, une dalle doit comporter :

- au moins une barre longitudinale dans chacun des deux angles supé-
rieur et inférieur et .des barres réparties dans 1' épaisseur si la
dalle est épaisse ;
- une armature transversale, suivant le contour des parements de la
dalle, constituée par exemple par des étriers en U entourant les
barres llngttudinales, avec des brins libres de longueur au moins
égale à 2h (voir figure (15) ) •

Les [Link] propres de la dalle peuvent jouer le rôle


d'armature de bord.

t
h.
_l
~- >2h

Figure (15)- Armature de bord d'une dalle


201

5.2 Eléments structuraux types

Pour les pourcenta m1n1maux de l'armature de bord, rapportés


à une largeur de dalle on peut adopter :

-pour l'armature longitudinale

0,0005 bd pour des aciers des classes S 400 et S 500


0,0010 bd pour des aciers de classe S 220.

Dans certains pays, pour les ponts, les


valeurs minimales sont respectivement de
0,0015 bd et 0,0025 bd.

-pour l'armature qui suit le contour des parements, les valeurs


précédentes sont à multiplier par GO .
A.3.2.4 Dalles sans armature d'effort tranchant

Dans le cas de dalles sans armature d'effort tranchant,llamoiti~


de la section maximale r~quise en travée doit être prolongée jusqu'aux
appuis et y être ancrée.

A.3.3 Armature d'effort tranchant

L'article A.2.2.2 du présent chapitre 5.2 est applicable, en


y remplaçant "axe de la poutre" par "feuillet moyen".

L'espacement s des nappes de l'armature d'effort tranchant


doit satisfaire à la condition :

s ~ 0, 6 d ( 1 + cotg a ) 1 [1s]
La distance entre le nu d'un appui ou le contour d'une aire chargée
et le cours d'armature d'effort tranchant le plus proche ne doit pas
être supérieure à [4121. Cette distance est à compter :

- pour les étriers ou cadres, au niveau du feuillet moyen de la dalle,


-pour les barres relevées, au niveau de l'armature supérieure de
flexion ; dans ce dernier cas, s'il n'est disposé par direction
qu'un seul cours de barres relevées, leur inclinaison peut être
réduite jusqu'à ŒQ:J.

l 1 11 - . --+ 1-f i .- .-
~u

Figure (1 ~ -Armature d'effort tranchant d'une dalle


202

5.2 Eléments structuraux types

L'armature d'effort tranchant doit être disposée dans les zones


où VSdu est supérieur à VRdl selon l'équation lj.1.2.1 (2)] ; un
pourcentage minimal est requis.

L'espacement transversal des brins d'un même cours d'armature ne


doit être supérieur ni à mJ,
ni à !BOO 1 nnn.

Si VSdu ;:; rn VRd 2 , l'armature d'effort tranchant peut être


constituée uniquement par des barres relevées. Sinon, les étriers et
cadres seuls doivent satisfaire à la règle du pourcentage minimal.

Seules peuvent être prises en compte comme armatures de poincon-


nement :

les armatures contenues dans une zone délimitée par un contour situé
à une distance au plus égale à m
et à l890 1 mm du contour de
l'aire chargée, la condition selon équation Lis] ci-dessus devant
être respectée dans toutes les directions ;
-les barres relevées passant au-dessus de l'aire définie par un
contour situé à une distance ~ du contour de l'aire chargée.

A.4 Zones particulières

A.4.1 Forces localisées

Lorsqu'une ou plusieurs forces localisées sont appliquées à


l'extrémité d'un élément ou à l'intersection de deux éléments struc-
turaux, il faut prévoir dans les zones voisines de leurs points d'ap-
plication une armature supplémentaire capable d'équilibrer les forces
de traction transversales auxquelles ces forces donnent naissance.

Cette armature supplémentaire peut être constituée par des


étriers et cadres ou par des nappes d'armatures repliées en épingles
à cheveux.

A.4.1.1 Force localisée résistante

Dans le cas d'une répartition sensiblement uniforme des


pressions agissantes, la force localisée résistante peut être déter-
minée comme suit

FRdu f
cd / Ac1 . Aco } ~f c dAco [19]
avec
fck
fcd yc
203

5.2 Eléments structuraux types

aire chargée ;
aire maximale homothétique de Aco et de même centre de
gravité, qu'il est possible d'incrire dans l'aire totale A
située dans le même plan que l'aire chargée (figure (17) ): c

'\1Ue en plan

Figure (17) -Définition des aires à introduire dans 09]


Si A et A sont homothétiques et ont le même centre de
co c
gravité

= A
c
[20]

La valeur de FRdu obtenue à partir de 1' équation [19] doit


être réduite, si les pressions locales agissantes ne sont pas unifor-
mément réparties ou si elles sont accompagnées d'efforts tangentiels
importants.

Dans le cas d'un frettage en nappes, la force résistante selon


équation [19] peut être augmentée de :
SMSdu
~FRd = 1, 3 ~ A f d - (A 1 - A 2 )
) f d [21]
(1-
u s s y c ~ N c c
7f Sdu
sans que la force résistante totale puisse dépasser ~ ~ f c dAco

avec

A , u, s respectivement section, périmètre et espacement des


s
frettes,
résistance de calcul des frettes,
aire du noyau fretté,
moment maximal dans la zone frettée,
effort normal maximal dans la zone frettée.

A.4.1.2 Force de traction transversale

La force de traction transversale agissante peut être prise


constante sur une distance, mesurée perpendiculairement à l'aire A
co '
204

5.2 Eléments structuraux types

c,omprise entre !0,1 a


1
et a
1
j, a 1 étant le côté de 1 'aire Ac 1
mesuré dans la direction de diffusion de la force localisée
(figure ( 1 8) ) •

Cette force peut être calculée dans chaque direction par

0,3 FSdu (1 [22]

avec
force localisée agissante,

a côté de 1 'aire A mesuré parallèlement à a •


0 co 1

Les valeurs de a et a diffèrent généralement d'une direction à


0 1
1 'autre ; normalement, il suffit d~ étudier deux directions orthogonales.

Figure (18) -Répartition de la force transversale agissante

La force que peut équilibrer l'armature transversale supplémen-


taire est :

A
s
1)2]
Il faut vérifier

[23]

Lorsque des groupes de câbles de post-tension sont situés à une


certaine distance les uns des autres, pour se prémunir contre le
risque de fendage à l'extrémité de l'élément, on peut disposer des
étriers ou cadres convenables déterminés selon A 4. 1. 2 ci-dessus
ou par référence à des résultats d'essais.
Si les ancrages des câbles de post-tension ne sont pas justifiés
par des essais, des vérifications effectuées selon A4.1.2ci-dessus
sont requises pour un effort :
~ °po,rnax · A sP
~Sdu = JT;21 1
-24ï
1..! U
205

5.2 Eléments structuraux types

Pour les éléments précontraints par pré-tension, Fsdu est supposé


s'exercer à l'extrémité de la zone de transmission, (article 2. 2. 4-A 1. 2),
celle-ci étant considérée comme non précontrainte, à moins que l'éta-
blissement de la force de précontrainte soit connu de manière précise.

A.4.3 Poussée au vide

Les poussées au vide concentrées qui se présentent aux changements


importants de direction des efforts internes doivent être équilibrées
au moyen d'une armature complémentaire convenablement ancrée.

R:r.~Vï
AR

)
iFc M Fc
F.
s

Figure (19) - Exemples de poussées au vide

La jonction entre une poutre porteuse et une poutre portée


constitue un appui indirect (voir figure (20 a)).

Une armature de "suspension" doit être prévue et calculée pour la


réaction mutuelle totale d'appui (voir figure (20 b)) ; cette
armature peut être réduite dans le rapport h /h , si la hauteur h
1 2 1
de la poutre portée est plus faible que la hauteur h de la poutre
2
porteuse et si les faces super~eures des deux poutres se trouvent au
même niveau (voir figure ( 20c) .

L'armature de suspension doit, de préférence, être constituéepar


des étriers entourant l'armature principale de la poutre porteuse.
Pour les charges élevées, une partie de ces étriers peut être distri-
buée dans un volume débordant le volume commun des deux poutres (voir
figure (20d) ). L'armature principale de la poutre portée doit passer
au-dessus de celle de la poutre porteuse.
206

5.2 Eléments structuraux types

-traction
---- compr~ion

Il
;1;
y;_...
---

Figure (20) - Exemple d'un appui indirect


(poutre porteuse en porte-à-faux)
207

6. EXECUTION DES TRAVAUX


209

6.1 Choix des matériaux

6 EXECUTION DES TRAVAUX

6.1 CHOIX DES MATERIAUX

P.1 Constituants du béton

La qualité des constituants utilisés pour la fabrication du béton


doit être telle que les propriétés souhaitées pour le béton soient ob-
tenues de manière certaine et qu'elles soient maintenues dans le temps.

P.2 Armatures

Les armatures pour béton armé et les armatures de précontrainte


doivent être conformes aux Euronorm en vigueur ou quand celles-ci ne
sont pas disponibles, aux Normes CEN, aux Normes ISO, aux Normes
Nationales ou faire l'objet d'une autorisation d'emploi.

P.3 Pièces incorporées

Les pièces éventuellement incorporées à des structures porteuses


en béton armé ou précontraint ne doivent pas apporter de modifications
indésirables à la tenue de l'ouvrage et à sa résistance.

A.1 Constituants du béton

Dans la Norme CEN "Performances du béton, production, mise en


oeuvre et critères de conformité" - actuellement projet mai 1982 (en
abrégé : "CEN-Béton") sont données des exigences générales et, lorsque
cela s'avère nécessaire, des restrictions concernant l'emploi des
constituants. Ces exigences et restrictions sont applicables :

-au ciment (voir article 4.1)


- aux granulats (voir article 4.2)
à l'eau (voir article 4.3) du CEN-Béton
- aux adjuvants (voir article 4.4)
- aux ajouts et additifs (voir article 4.5)

A.2 Armatures

Seuls peuvent être utilisés comme armatures les aciers de béton


armé ou de précontrainte spécifiés par le projet.

A.J Pièces incorporées

Il peut s'agir :

a) de pièces nécessaires à 1 'utilisation de 1 'ouvrage (pour la fixation


d'éléments métalliques par exemple) ;
b) de coffrages perdus ou d'éléments de calage des armatures.
L'incorporation de pièces en alliage léger est à éviter.
210

6.2 Tolérances

6.2 TOLERANCES

P.1 Tolérances à l'exécution

Les dimensions indiquées sur les dessins d'exécution doivent


correspondre aux tolérances minimales.

A.1 Tolérances à l'exécution

Les valeurs des coefficients de sécurité partiels yf et ym


données dans la Préface et aux articles P.4~4.2 du chapitre 2.1 et
P.5.4, autorisent à l'exécution des tolérances correspondant à un
écart possible 6,9., d'une dimension d'une section transversale par
rapport à sa valeur nominale 9., ; les écarts suivants peuvent être
admis :
a) pour les dimensions des sections de béton (hauteur totale d'une
poutre ou d'une dalle, largeur d'une poutre ou épaisseur d'une
âme, dimensions d'une section de poteau) :

9., < 400 mm b.'l 0,05 9v [1]


Q, ~ 400 mm 69v 20 mm [2]

b) pour les hauteurs utiles

9., ~ 200 mm ll9v 0,075 9v


1
200 < 9v < 400 nun ll'l 0,05 9v + 5mm
X, ~ 400 ffiLll /19., 25 mm

c) pour la position de la résultante des forces de précontrainte par


rapport à sa position nominale :

- ï
[ 69. = 0,05 9v } 25 mm __ 6j
1

9v étant la hauteur de la section.

Dans certains cas particuliers, des exigences plus sévères


concernant les tolérances doivent être prescrites.
211

6.3 Exécution

6.3 EXECUTION

6.3. 1 BETON

P.1 Transport et stockage des constituants

Jusqu'au moment de leur utilisation, le ciment, les granulats, les


adjuvants et les ajouts et additifs doivent être transportés et stockés
en sorte que leurs propriétés ne soient pas modifiées de manière
défavorable.

P.2 Composition du béton

P.2.1 Généralités

La composition du béton doit être déterminée en tenant compte :

des propriétés spécifiées du béton durci (résistance ou composition,


voir article 3.1.1, aspect, etc.) ;
-de la durabilité, compte tenu de l'agressivité de l'environnement à
1 'égard du béton et des armatures ; en particulier., la teneur totale
en matières nocives doit être limitée ;
- des propriétés du béton frais, en fonction des constituants et des
méthodes de fabrication, de transport et de mise en oeuvre ;
- des conséquences du traitement prévu du béton (cure) dans les
conditions d'ambiance de l'exécution.

L'une ou l'autre des deux méthodes de spécification de la compo-


sition du béton peut être choisie, à savoir :

- soit la composition étudiée,


- soit la composition prescrite.

P.2.2 Consistance du béton frais

Pour le choix de la classe de consistance du béton frais (voir


CEN-Béton, article 5. 7 ) .

Les bétons présentant des propriétés particulières, tels que les


bétons à résistance élevée à la pénétration de l'eau, au gel, aux
effets des sels de déverglaçage, aux attaques chimiques, à l'abrasion
doivent avoir une compos1t1on telle que les propriétés correspondantes
soient obtenues à coup sûr.
212

6.3 Exécution

P.3 Fabrication du béton

Les dosages des constituants doivent être mesurés à l'aide d'ap-


pareils qui puissent être contrôlés, afin que la composition souhaitée
soit atteinte et respectée avec une précision suffisante.

Le béton doit être malaxé en sorte que les constituants aientu~e


répartition uniforme dans le mélange et que celui-ci ait une consis-
tance uniforme.

P.4 Transport du béton jusqu'au lieu d'emploi

Le béton doit être transporté de manière à présenter, à sa


li vrai son sur le chantier, la consistance et la composition spécifiées.
Ses composants ne doivent pas avoir subi le phénomène de ségrégation
et sa température ne doit pas être de manière inadmissible ou élevée
ou basse. Il doit aussi demeurer maniable pendant un délai suffisam-
ment long.

P.S Transport et mise en place sur le lieu d'emploi

Le transport, la mise en place et le compactage du béton doivent


être fixés en fonction des particularités de l'ouvrage, de la
méthode d'exécution et des conditions météorologiques, afin que le
béton ne soit pas soumis à une ségrégation et qu'après durcissement, il
ait dans la construction les propriétés prévues.

P.6 Cure du béton

Immédiatement après sa mise en place et jusqu'à ce qu'il ait


atteint un durcissement suffisant, la béton doit être protégé contre
les influences néfastes susceptibles d'affecter défavorablement ses
qualités finales attendues.

A.1 Transport et stockage des constituants

Des règles pour le transport et le stockage des constituants sont


données à l'art.[Link] de la norme CEN-Béton. Les exigences particu-
lières concernant les bétons prêts à l'emploi sont fixées à l'article
6.2.1 de la norme CEN-EN 199 "Bétons prêts à l'emploi, fabrication et
livraison", projet de juin 1982 (en abrégé :"CEN-Bétons prêts à
l'emploi").
213

6.3 Exécution

A.2 Composition du béton

A.2.1 Généralités

Les exigences générales concernant la composition du béton sont


données dans le CEN-Béton.

Ces exigences sont applicables


- aux propriétés spécifiques du béton durci (voir articles
5.1 à 5.6, 5.8
-à la durabilité (voir articles 5.1,5.3,5.4,5.6, 5.8) du
CEN-Béton
-aux propriétés du béton frais (voir articles 5.1, 5.7)
- à la cure du béton (voir article 9.3)

La spécification concernant les bétons à composition étudiée ou


prescrite peut être trouvée à l'article 7i du CEN-Béton. Pour les
bétons prêts à l'emploi, cette spécification est donnée :

-pour une composition étudiée, à l'article 4.3 du CEN-Bétons prêts à


l'emploi
-pour une composition prescrite, à l'article 4.4 du CEN-Bétons prêts
à l'emploi.

Les règles données dans le CEN-Béton s'appliquent

-aux bétons à résistance élevée contre la pénétration de l'eau


(voir article [Link]) ,
- aux bétonS-à h-aute résistance au gel et aux effets des sels de
déverglaçage (voir article 6.2.2i),
- aux bétons à haute résistance contte des attaques chimiques (voir
article 6. 2. 2i),
- auxbétonsàhauterésistance à l'abrasion (voir article [Link]).

D'autres propriétés particulières sont traitées aux articles


[Link], [Link] ,6.2.2i à 6.2.2i*).
Pour les bétons de granulats légers, voir annexe 4*.

A.3 Fabrication du béton

Des règles pour le dosage des constituants sont données à l'arti-


cle 8.3 du CEN-Béton. Pour les bétons prêts à l'emploi, l'article
6.2.2 du CEN-Bétons prêts à l'emploi est applicable.

* sera rédigée ultérieurement


214

6.3 Exécution

Les articles 8.4 du CEN-Béton ou 6.2.3 du CEN-Bétons prêts à


l'emploi sont respectivement applicables.

A.4 Transport du béton jusqu'au lieu d'emploi

Les articles 7 et 8 du CEN-Bétons prêts à l'emploi .sont appli-


cables.

A.5 Transport et mise en place sur le lieu d'emploi


les articles 9.1 et 9.2 du CEN-Béton sont applicables.

A.6 Cure du béton

L'article 9.3 du CEN-Béton est applicable.

6.3.2 COFFRAGES ET ETAIEMENTS

P.1 Exigences générales

Les coffrages et les étaiements doivent être dimensionnés et


exécutés de manière à pouvoir résister à toutes les actions qui
interviennent pendant l'exécution, y compris les effets thermiques.

Le décoffrage d'un élément ne peut être effectué que lorsque son


béton a atteint un durcissement suffisant.

Les coffrages et étaiements doivent avoirune rigidité telle que


les toléranc-es exigées pour l'ouvrage soient respectées et que le
comportement de celui-ci n'en soit pas compromis.

Les contreflèches éventuellement nécessaires sont celles définies


par le projeteur qui a fait l'étude de la structure.

La mise en place des appuis au sol et des éléments de l'étaiement


et du coffrage doit être faite par un personnel qualifié, conformément
aux plans et spécifications. La précontrainte entraîne des déformations
et des transferts d'efforts.

Les jonctions entre panneaux doivent être rendus convenablement


étanches.

Les faces coffrantes doivent être propres. Les produits de


démoulage doivent être appliqués en couches homogènes continues sur ces
215

6.3 Exécution

faces, le délai entre leur application et le bétonnage devant être


suffisamment court pour qu'ils restent efficaces.

6.3.3 ARMATURES

P.1 Transport, stockage et façonnage des armatures

P.1.1 Armatures de béton armé

Les barres, les treillis d'armatures et les cages d'armatures


préfabriquées doivent être transportés, stockés, pliés et mis en
place de manière à ne subir aucun dommage.

Durant leur transport et leur stockage, de même qu'après leur


mise en place et jusqu'au bétonnage, les armatures de précontrainte,
les gaines, les ancrages et les coupleurs doivent être protégés contre
des influences néfastes.

Ne peuvent être soudées que les armatures présentant les


critères de soudabilité requis.

Les opérations de soudage ne peuvent être exécutées et contrôlées


que par un personnel bien au courant du soudage des armatures et des
exigences correspondantes.

P.3 Jonctions

La longueur et la pos~t~on des jonctions par adhérence doivent


être conformes aux plans de ferraillage.

Si les longueurs des barres livrées ne permettent pas de


respecter cette condition, les modifications correspondantes ne sont
autorisées qu'après accord du projeteur.

P.4 Préparation, montage et mise en place des armatures

P.4.1 Armatures de béton armé

Les armatures doivent être assemblées rigidement, de manière que


les barres d'armature conservent leur position pendant le transport,
la mise en place et le bétonnage, et que les distances entre les
barres et les parements restent inchangées.

Le maintien de la position du ferraillage doit être assuré par un


nombre suffisant de cales d'écartement.
216

6.3 Exécution
P.4.2 Armatures de précontrainte
... ___ ______ __________ _
p 4 2 1 Préparation
..,.. ......
des armatures de précontrainte

Les dispositifs de jonction d'armatures, ancrages ou co~pleurs


d'armatures de pré[Link] doivent être conformes au document de
certification.

Le montage et la mise en place des armatures de précontrainte


doivent être effectués conformément aux normes ou aux documents de
certification correspondants.

Les gaines et éventuellement leurs manchons de raccordement


doivent être conformes aux exigences du projet ; des gaines endomma-
gées ou non étanches vis-à-vis du béton frais ne doivent pas être
utilisées.

Des évents doivent toujours être prévus à toutes les extrémités


et aux points hauts des gaines ; pour les câbles de grande longueur,
des évents intermédiaires sont à prévoir.

Jusqu'à leur injection, les gaines doivent être préservées de


l'intrusion de matières étrangères.

P.S Mise en précontrainte

Le chantier ou l'usine doit recevoir des instructions écrites


concernant les opérations de mise en précontrainte.

Le personnel chargé de la mise en précontrainte doit avoir été


spécialement formé pour cette opération.

La mise en précontrainte doit être faite selon un programme


détailléo

P.6 Protection des armatures de précontrainte et 4es ancrages de


post-tension

P.6.1 Généralités

Les armatures de précontrainte placées dans une gaine ou une


réservation dans le béton, les coupleurs et les ancrages doivent être
protégés --c·ontre la .corros i·on.

Dans le cas où le délai maximal acceptable entre la mise en


tension et l'injection est dépassé, les câbles doivent être protégés
jusqu'à leur injection.
217

6.3 Exécution

Le chantier ou l'usine doit recevoir des instructions écrites sur


la préparation et l'exécution de l'injection du mortier.

A.1 Transport, stockage et façonnage des armatures

A.1.1 Armatures de béton armé

Il convient d'éviter

- des donnnages mécaniques (tels qu'entailles) ou des déformations


plastiques ;
- des ruptures de soudures des éléments préfabriqués et des
treillis soudés ;
- des souillures nuisibles à une bonne adhérence
- la perte de possibilité d'identification ;
- les réductions de section par corrosion au-delà de certaines valeurs
limites admissibles.

L'état de surface des armatures doit être examiné avant usage,


afin de s'assurer de l'absence d'une altération nuisible.

Le pliage doit être fait mécaniquement, à vitesse consta~te, sans


à-coups, à 1 'aide de mandrins, de manière à assurer un rayon de courbure
constant de la partie pliée.

Seuls peuvent être utilisés des armatures (fils, barres, torons),


des ancrages, coupleurs et gaines spécifiés par le projeteur, conformes
à des documents de certification et identifiables comme tels.

Il convient d'éviter

- toute attaque par cause chimique, électrochimique ou biologique


pouvant entraîner une corrosion de l'armature,
- toute blessure ou entaille des armatures et des gaines,
- toute souillure nuisible à la bonne conservation ou à l'adhérence,
-toute déformation de l'armature non prévue par les plans,
- tout échauffement, par flamme ou par projections (par exemple
gouttes de soudure),
- tout stockage non protégé de la pluie ou du contact avec le sol,
toute perte d'étanchéité des gaines,
- le transport par voie d'eau d'armatures de précontrainte qui ne
seraient pas convenablement emba ll(~cs,
218

6.3 Exécution

- le soudage à proximité d'armatures de précontrainte, si celles-ci


n'ont pas été spécialement protégées.

A.2 Soudage

Les procédés de soudage courants sont

- le soudage électrique par étincelage,


- le soudage par résistance,
-le soudage à l'arc électrique (par électrode enrobée ou sous gaz
protecteur),
- le soudage sous pression au gaz.

A.3 Jonctions

A.3.1 Jonctions soudées

Le soudage n'est généralement autorisé que sur les parties


rectilignes d'une armature. Des circonstances particulières, telles
que la soudure dans une partie courbe, peuvent nécessiter une
justification expérimentale.

Les jonctions par dispositifs mécaniques doivent être exécutées


conformément aux instructions données dans les documents de certifica-
tion.

A.4 Préparation, montage et m~se en place des armatures

A.4.1 Armatures de béton armé

Des concentrations de barres d'armatures, susceptibles d'influen-


cer la mise en oeuvre du béton, sont à éviter. Les armatures préfabri-
quées doivent être assemblées de manière qu'il ne puisse se produire
de déplacements durant leur transport.

L'armature doit être protégée contre tout déplacement.

La position correcte des armatures doit être contrôlée avant et


durant le bétonnage.

La coupe se réalise mécaniquement ou au chalumeau ; dans ce


dernier cas, elle ne doit pas être faite à moins de [lQ] nnn d'un
ancrage.
219

6.3 Exécution

Pendant la mise en place des armatures de précontrainte, il faut


tenir compte des données concernant :

-l'enrobage et l'espacement des armatures,


-le maintien, à l'intérieur des tolérances, de la position des
armatures, des coupleurs et des ancrages,
- la possibilité de mise en place du béton.

A.S Mise en précontrainte

Dans le cas de la pré-tension, les instructions pour la mise en


précontrainte doivent spécifier :

- les unités à mettre en tension et le matériel à utiliser,


- éventuellement, l'ordre dans lequel les unités doivent être mises en
tension,
- les pressions à ne pas dépasser dans les vérins (ou les forces aux
vérins),
- la pression ou la force au vérin à obtenir à la fin de la mise en
tension et les valeurs extrêmes des allongements,
- éventuellement, les rentrées d'armatures à ne pas dépasser,
-l'ordre dans lequel les armatures doivent être relâchées ; un relâ-
chement du type global, c'est-à-dire de toutes les armatures en
même temps, est toujours la meilleure solution,-
- la valeur de la résistance que le béton doit avoir à la mise en
tension ; la vérification de cette valeur doit être faite avant
relâchement des armatures,
- l'état, pour un nouvel emploi, des éléments d'ancrage réutilisables.

Le document doit spécifier

- le procédé de précontrainte utilisé,


- les unités mises en oeuvre et le matériel,
- les résistances du béton à atteindre avant mise en tension,
- la pression maximale à ne pas dépasser dans les vérins (ou la force
maximale au vérin),
- éventuellement, les valeurs de rentrée d'armature,
l'allongement à obtenir sous la pression ou la force aux vérins et
la fourchette acceptable pour ces allongements,
220

6.3 Exécution

- la succession des phases de mise en tension·et de décintrement, si


de telles phases d'exécution sont prévues,
-les essais éventuels à effectuer (essais de frottement par exemple),
- l'ordre dans lequel les armatures doivent être tendues et les
extrémités par lesquelles la tension doit être faite.

A.6 Protection et ancrage des armatures

A.6.1 Généralités

L'opération de protection d'une armature sous tension placée dans


une gaine (ou une réservation dans le béton) consiste à remplir par un
produit adéquat tous les vides existant à l'intérieur de la gaine
(entre les armatures et la gaine et entre les armatures elles-mêmes).

Ce produit est habituellement constitué par un coulis en ciment


injecté.

Normalement, les ancrages doivent être protégés par un .enrobage


de béton ou de mortier.

Dans le cas où l'adhérence de l'armature au coulis de ciment


est nécessaire, les produits de protection provisoire doivent être
compatibles avec cette exigence.

Une opération d'[Link] doit être commencée que lorsque


toutes les conditions nécessaires à sa bonne exécution sont réunies à
savoir :

- personnel compétent et en nombre suffisant,


- matériel complet, en bon état et prêt à fonctionner,
- fournitures rassemblées près du poste de travail,
- eau sous pression et air comprimé disponibles en permanence,
- évents préparés et repérés,
réalisation d'une épreuve de convenance, au cas où celle-ci est
exigée.
221

6.4 Contrôle de qualité

6. 4 CONTROLE DE QUALITE_

6.4.1 CLASSIFICATION DES PROCEDURES DE CONTROLE

[Link] Classification selon la partie qui effectue le contrôle/

P.1 Considérations générales

Selon la partie qui effectue le contrôle, trois procédures peuvent


être distinguées :

- le contrôle interne
- le contrôle externe,
- le contrôle d'acceptation.

L'objet du contrôle peut ne pas être nécessairement le même pour


ces différentes procédures.

A.1 Considérations générales

A.1.1 Contrôle interne

Le contrôle interne est effectué par la partie à laquelle incom-


be le service ou la production et peut être fait

- soit selon ses propres initiatives "internes",


- soit selon des spécifications "externes", établies par un autre
organisme indépendant.

Le contrôle par initiatives internes, de même que toute mesure


visant la direction du processus de production, s'effectue sous la
responsabilité exclusive de la partie concernée.

Ae1.2 Contrôle externe

Le contrôle externe est dirigé par un organisme indépendant et


peut porter :

- soit sur la superv1s1on du contrôle interne (selon des spécifica-


tions externes qui lui sont imposées),
- et/soit sur des vérifications additionnelles, indépendantes du
contrôle interne.

Le contrôle d'acceptation est dirigé par le maître d'ouvrage,


- par exemple pour la vérification de la conformité d'un service ou
d'une production avec les spécifications préalablement fixées -
222

6.4 Contrôle de qualité

Le contrôle d'acceptation peut être effectué après le contrôle


interne ou externe ; il peut également servir à la vérification de la
réalisation correcte du contrôle interne ou externe.

[Link] Combinaison des procédures de contrôle

Selon l'efficacité du contrôle, il peut être apportun de combiner


les procédures de contrôle décrites à l'article [Link].

A.1 Considérations générales

Les procédures décrites à 1 'article [Link]-A 1 peuvent être


combinées comme suit :

contrôle interne uniquement,


contrôle interne plus contrôle externe,
ou contrôle interne plus contrôle d'acceptation,
- contrôle interne plus contrôle externe plus contrôle d'acceptation,
ou contrôle interne plus double contrôle externe.

[Link] Etapes de contrôle

P.1 Considérations générales

Selon l'objet et la période du contrôle, une distinction peut


être faite entre

- le contrôle de la conception et du dimensionnement


- le contrôle des produits et de l'exécution ;
- le contrôle après achèvement de la structure.

A.1 Considératinns générales

Le contrôle de la conception et du dimensionnement doit comprendre :

- la vérification que les exigences et conditions, supposées lors de


la conception et du dimensionnement, sont conformes à celles qui
ont été fixées ;
223

6.4 Contrôle de qualité

- la vérification que les modèles de calcul utilisés sont convenables


et que les calculs numériques sont corrects ;
- la vérification que les plans et autres documents du projet sont en
accord avec les calculs de dimensionnement et les spécifications
fixées.

Le contrôle des produits et de l'exécution peut comprendre :

- des essais et vérifications préliminaires, - par exemple : essais


de convenance et d'identification, vérification de matériels ;
- des essais et vérifications en cours d'exécution, -par exemple
vérification du ferraillage, contrôle des écarts géométriques,
vérification des hypothèses du projet, concernant par exemple la
portance des fondations ;
- des essais finals, - par exemple : vérification du résultat du
processus de production.

Des mesures différentesde contrôle sont appropriées, respective-


ment

- pour une production en grande ser~e : en vue d'obtenir, à long


terme, une homogénéité de la qualité de l'ensemble de la production,
- pour une réalisation individuelle : en vue de rechercher sa compati-
bilité avec les hypothèses du projet.

Dans ce dernier cas, il convient de concentrer les efforts sur


des mesures de précaution, incluant des essais préalables et d'accom-
pagnement.

Le plan de contrôle doit spécifier des mesures de contrôle


(inspections, entretien) en cours d'exploitation, si la compatibilité
à long terme avec les hypothèses du projet n'est pas suffisamment
assurée.

Toutes les informations nécessaires pour l'exploitation et


l'entretien de la structure doivent être à la disposition de la
personne-responsable de la structure terminée.
224

6.4 Contrôle de qualité

6.4.2 CONTROLE DES PRODUITS ET DE L'EXECUTION

[Link] Essais préliminaires

P.1 Objet

Les essais préliminaires, effectués avant le début de 1' exécution,


ont pour but de vérifier qu'il est possible de réaliser un ouvrage
satisfaisant avec les matériaux, le matériel et les modes d'exécu-
tion prévus.

A.1 Objet

La qualité et la compatibilité mutuelle des matériaux et


composants des bétons, mortiers, etc., sont à justifier, soit par
référence à une expérience antérieure, soit par des essais prélimi-
naires.

En cas de composition étudiée du béton, les essais préliminaires


se rapportent à la résistance à l'écrasement, à la consistance du
béton frais, à la composition du béton et, le cas échéant, à certaines
propriétés spéciales.

[Link] Essais pendant l'exécution

P.1 Exigences générales

Les dimensions, les propriétés des matériaux et leur convenance,


les composants additionnels et le matériel de construction doivent
être contrôlés en permanence durant l'exécution.

Pour le contrôle des bétons prêts à l'emploi, la Norme CEN 199,


article 10.1 est applicable.

Les constatations les plus importantes doivent être consignées


dans des rapports écrits (par exemple : journal de chantier).

P.2 Contrôle de réception à la livraison sur le chantier

A la réception des matériaux et composants sur le chantier, la


conformité de la livraison à la commande doit être vérifiée.
225

6.4 Contrôle de qualité

En fonction du niveau de fiabilité requis, des étapes additionnelles


spéciales de contrôle peuvent être jugées nécessaires.

A.1 Exigences générales

Le journal de chantier doit constituer la trace écrite des


informations suivantes ;

-mesures de la température de l'air,


- dates de bétonnage et de décoffrage,
- réception des matériaux et composants,
- résultats d'essais et mesures,
composition du béton utilisé (types du ciment et des granulats),
observations et mesures de position faites sur le ferraillage,
-température du béton (dans le cas de bétonnage par temps très froid),
- instructions importantes reçues,
- description des incidents.

A.2 Contrôles d'acceptation à la livraison sur chantier

Avant de procéder au déchargement du béton, le fournisseur


doit remettre au client un bulletin de commande pour chaque charge
de béton, sur lequel doivent être portées les informations minimales
requises par la norme CEN 199 à l~.article 9.

Dans certains cas, il peut être nécessaire de donner des informa-


tions plus détaillées sur la composition du béton et sur ses consti-
tuants. Une étroite coopération entre le producteur et le client est
souhaitable.

Sur le bulletin, des espaces doivent être laissés en blanc pour


permettre d'y marquer à l'arrivée sur le chantier les indications
suivantes : heure de l'arrivée et temps de déchargement.

Le bulletin de livraison doit certifier que les éléments préfa-


briqués ont été exécutés, repérés et traités conformément à la
commande.

Les indications suivantes doivent être portées

- date de fabrication et de livraison,


226

6.4 Contrôle de qualité

-marquage d'identification de chaque élément par rapport aux spécifi-


cations de la commande, par exemple classe du béton, classe de
l'acier pour béton armé~ enrobage des [Link].

A.3 Etapes de contrôle particulières

Ces contrôles doivent porter sur

- la solidité des échafaudages et des coffrages,


- l'éranchéité deg joints entre éléments de coffrage,
- la conformité aux plans de la géométrie du moule,
~ le bon état de surface des armatures (de béton armé et de précontrainte) ,

- la position et la section des armatures, ainsi que sur la solidité


de leur fixation, la qualité des jonctions entre armatures, l'état
des gaines~
- la régularité de courbure des câbles sous gaines,
- le bon état des ancrages, leur position et leur fixation,
- la présence sur le chantier du matériel prévu pour la mise en place
du béton et pour son serrage,
- le bon état du matériel de mise en place et de serrage du béton.

Avant leur utilisation, les aciers de précontrainte doivent être


examinés afin de déceler les dommages qu'ils auraient pu subir depuis
leur réception sur le chantier ou à l'usine.

Avant mise en tension, il convient de vérifier que cette


opération peut être correctement réalisée. Au moment de la mise en
tension, il faut vérifier que les instructions prévues à l'article
6.3.3-P6 sont correctement appliquées.

Les mesures faites à l'occasion de chaque phase de mise en


tension (pression au vérin, allongements, rentrées ou glissements)
sont notées sur un carnet de mise en tension.

Le délai entre la mise en tension et la réalisation de la


protection définitive des aciers doit être noté et contrôlé.

Avant exécution de l'injection, il faut s'assurer que les


dispositions prévues à 1' article 6. 3. 3-P 6 sont appliquées et ont été
vérifiées.
Pendant la réalisation de l'injection, il faut surveiller la
pression d'injection, l'apparition de fuites, contrôler la quantité
de coulis injectée, prélever des échantillons en vue du contrôle de la
fluidité et du ressuage, et, éventuellement, en vue d'un contrôle de la
résistance.
227

6.4 Contrôle de qualité

6.4.3 CONTROLE D'ACCEPTATION DU BETON

[Link] Bases pour le contrôle d'acceptation

P.1 Objet du contrôle

Les essais de conformité doivent être faits en se basant sur les


caractères spécifiés. Ceux-ci sont en général, la résistance ou les
proportions du mélange, selon la méthode de spécification du béton
retenue (voir article 6.3.1-P2), ainsi que les propriétés spéciales
complémentaires.

A.1 Objet du contrôle

A.1.1 Généralités

Les règles de conformité comprennent :

- la définition de la dimension du lot à examiner,


- la fréquence de la prise d'échantillons,
- la définition du critère d'acceptation.

Le critère d'acceptation doit être tel que les courbes (O-C)


correspondantes pour des valeurs prévisibles de la variance, se
situent en dehors du domaine hachuré défini par la figure (1).
228

6.4 Contrôle de qualité

pro:X:bili!i d'acceptation [•/.)


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proportion d.l détcctuwx (•/.)

Figure (1) - Limites du domaine des courbes (O-C)

[Link] Essais de résistance du béton

P.1 Exigences générales concernant l'échantillonnage

Chaque gâchée soumise à des prélèvements doit être choisie a.u


hasard parmi les gâchées possibles. Le prélèvement doit être fait au
lieu d'utilisation.

Tous les résultats d'essais doivent être pris en compte pour le


jugement de la résistance du béton : aucun résultat ne peut être
écarté, à moins qu'il ne soit prouvé qu'une erreur grossière a été
commise lors du prélèvement, du coulage, du compactag~, [Link] cure
ou de l'essai de lvéprouvette.

Des détails complémentaires peuvent être tirés des normes ISO


ISO DIS 2736.3, ISO 1920, ISO 4012 , ISO 4013.

P.2 Critères d'acceptation pour les essais de résistance

L'acceptation du béton doit être fondée sur un critère de


conformité prenant en compte le nombre d'éprouvettes prélevées, la
dispersion des résultats d'essai et le niveau de fiabilité requis.
229

6.4 Contrôle de qualité

A.l Exigences générales concernant l'échantillonnage

Les conditions a) , b) et c) suivantes constituent la base pour


le choix de la fréquence d'échantillonnage :

a) en moyenne un prélèvement doit être effectué pour 100 gâchées ou


100 m3 de béton (en adoptant la solution qui correspond au plus
grand nombre de prélèvements)
b) pour chaque type de béton, il doit être effectué au moins un
prélèvement par jour ;
c) six prélèvements sont à effectuer à chaque fois pour des éléments
similaires du point de vue structural (par exemple : béton d'un
même étage, d'une travée d'un pont à plusieurs travées, etc.).

A.2 Critères d'acceptation pour les essais de résistance*

On peut choisir entre l'un des deux critères ci-après


Critère 1 : ce critère peut être appliqué dans tous les cas, mais
convient moins bien aux échantillonnages importants.
Chaque série de trois éprouvettes successives x < x < x doit
1 2 3
satisfaire aux conditions suivantes

[1]

[2]

avec

m valeur moyenne
3
fck résistance caractéristique spécifiée.

Au stade de la pleine production d'un type de béton, les


valeurs reconnnandées sont k = k = [IJ MPa. Au début de la production,
1 2
les valeurs sont k = [I) ~J'a, k =
1 2
DJ
Ml? a pour les deux premières
séries et k = [!}MPa, k = [fJ MPa pour les troisième et quatrième
1 2
séries.

*Des divergences d'opinions se sont manifestées en ce qui concerne le


respect des limites définies par les courbes o-c par le critère n~ 1.
en conséquence deux propositions ont été avancées
a) reporter les courbes O-C dans les "Principes" et supprimer le critère
n~ 1 ;
h) snpprimer les courbes O-C et consid~rer les critères 1 et 2 comme des
procédures d'acceptation de caractère pragmatique.
Ce point sera résolu dans l'avenir sur la base des résultats de recher-
ches ultérieures.
230

6.4 Contrôle de qualité

Critère 2 : ce critère convient pour un nombre important d'éprouvettes.

Chaque lot est représenté par un nombre minimal de quinze prélève-


ments (n = 15). Ce lot est réputé conforme, lorsque les conditions
suivantes sont simultanément sacisfaites :

rn
n - À sn ~ f
ck
[3]

[4]
avec

rn valeur moyenne,
n
s écart-type de la population des éprouvettes,
n
fck résistance caractéristique spécifiée.

Les valeurs recommandées sont À = [LIJ et k 2 = [!] MPa.


Dans le contrôle d'une production continue importante, des
graphiques de contrôle ou d'autres critères d'acceptation peuvent
être utilisés pourvu que la probabilité d'acceptation d'un béton
avec plus de 5 % de défectueux ne soit pas plus élevée que celle
correspondant à ces critères.

[Link] Contrôles additionnels

P.1 Généralités

Outre la résistance du béton, il peut être nécessaire de


contrôler d'autres propriétés du béton frais ou du béton durci.

A.1 Généralités

La consistance du béton frais doit toujours être déterminée. Le


cas échéant, il y aura lieu également de mesurer la teneur en air
occlus et le poids volumique.

Les contrôles dwacceptation relatifs aux propriétés du mélange


concernent normalement la dimension des granulats, le dosage en ciment
et les proportions du mélange (en particulier, le dosage en eau), et
parfois également, les adjuvants et la teneur en air occlus. Les pro-
portions du mélange peuvent être vérifiées par un contrôle de la
centrale à béton, par l'analyse du béton frais ou bien par un contrôle
de la bande imprimée d'une centrale automatique. Lorsque l'on établit
les limites d'acceptation, il doit être tenu compte de façon convena-
ble de la dispersion intrinsèque de la méthode d'essai.
231

Liste des documents de référence

[1J Comité Euro-international du Béton ( CEB) Code~odèle CEB-FIP pour


les structures en beton, 1978.
Comité Euro...:international du Béton ( CEB) : "Complements au Code-
Modèle CEB-FIP 1978" Bulletin d'information du CEB n° 139-F,
juillet 1981.

[3] ComitéEuro-internationaldu Béton (CEB) :Manuel de calcul CEB-FIP


"Flexion-Compression".
(CEB-FIP Manual on bending and compression) Bulletin d'information
du CEB n° 141 -décembre 1981/septembre 1982.

[4] Comité Euro-înternational du Béton ( CEB) : Annexes aux Recommanda-


tions Internationales pour le calcul et l'exécution des ouvrages
en béton. Tome 3 : "Dalles et structures planes - structures
hyperstatiques" 1972.

[5] Comité Euro-international du Béton ( CEB) : "Structures byperstati-


ques". Bulletin d'Information du CEB n° 105, février 1976.

[6] Comité Euro-international du Béton ( CEB) Manuel de calcul "Effets


structuraux des déformations différées du béton".
(Manual on structural effects of time- dependant behaviour of
concrete). Bulletin d'Information du CEB n° 142 1984.

[7] Fédération Internationale de la Précontrainte (FIP) : "Reconnnenda-


tions for the approval supply and acceptance of steels for pres-
tressing tendons", Londres, 1974.

[8] Fédération Internationale de la Précontrainte (FIP) : Report on


prestressing steel : 1 - Types and properties. FIP-Report 5/3,
Londres, 1976.

[9] Fédération Internationale de la Précontrainte (FIP) : Guide to good


practice : "Design recommandations for flat slabs in post-tensioned
concrete, using unbonded and bonded tendons", Londres, 1978.

[10] Fédération Internationale de la Précontrainte (FIP) : Design


principles for hollow-core slabs regarding shear and transverse
bearing capacity, splitting and quality control, Technical Report,
1982.

Comité Euro-international du Béton (CEB) : CEB~FIP Manual of


Buckling and Instability. Bulletin d'Information du CEB n~ 123,
1978.

[1~1 Comité Euro-international du Béton (CEB) : Manuel de calcul


"Fissuration et déformations". Bulletin d'Information du CEB
n° 158~F, Octobre 1983.
Fédération Internationale de la Précontrainte (FIP) : FIP-cEB
Hecommendatrons for the design of reinforced and prestressed
concrete structural members for fire resistance, Londres, 1975.
232

Liste des documents de référence

0~1 Fédération Internationale de la Précontrainte (FIP) : FIP-GEB Report


on methods of assessment of the fire resistance of concrete struc-
tural members, Londres, 1978.

[1~1 Comité Euro-international du Béton (CEB) : Recommandations inter-


nationales unifiées pour le calcul et l'exécution des constructions
en panneaux assemblés de grand format, AITEC, Rome, 1969.
(Recommandations publiées en commun avec le Conseil international
du Bâtiment (CIB) et l'Union Européenne pour l'Agrément technique
dans la construction (U.E.A.t.c.)~
233

[ANNEXES
235

Ann. 1 - Notations

ANNEXE 1

LISTE DES NOTATIONS POUR LES GRANDEURS INDEPENDANTES DES MATERIAUX

actions accidentelles

valeur fixée dans les conditions d'état-limite d'utilisation

action sismique

F valeur représentative d'une action


rep
Fd valeur de calcul d'une action

Fdest action déstabilisante

Fstab action stabilisante

G1 action permanente incluant la part de poids favorable à


l'équilibre

action permanente incluant la part de poids _défavorable


à 1 '_equilibre

p Précontrainte

valeur caractéristique d'une action variable

charge imposée

valeur de calcul d'une sollicitation résistante

valeur de calcul d'une sollicitation agissante

sollicitation déstabilisante

s stab sollicitation stabilisante

valeur de calcul d'une grandeur géométrique

a valeur nominale d'une grandeur géométrique


nom
valeur caractéristique d'une résistance

valeur de calcul d'une résistance

terme de sécurité additive (ou réductrice) applicable à une


donnée géométrique

coefficient partiel pour les actions

comme mais incluant les incertitudes du mcdèle


236

Ann. 1 - Notations

coefficient partiel pour les actions permanentes

comme yg mais incluant les incertitudes du modèle

coefficients partiels associés à G et G incluant les


1 2
incertitudes du modèle

comme mais pour les combinaisons accidentelles

coefficient partiel pour les propriétés des matériaux

comme Ym mais incluant les incertitudes du modèle

coefficient partiel pour les actions variables

comme y mais incluant les incertitudes du modèle


q
coefficient partiel pour la précontrainte

comme yp mais incluant les incertitudes du modèle

coefficient partiel pour les actions indirectes

coefficient partiel pour les incertitudes dans le modèle


adopté à l'etat-limite

part de affectée à l'évaluation de la sollicitation


résistante

part de yd affectée à l'évaluation de la sollicitation


agissante

coefficient d'ajustement des valeurs standard de y corres-


pondant aux divers niveaux de fiabilité

coefficient définissant les valeurs représentatives des


actions variables.
237

Ann. 2 - Normes de réfErence

NORMES EUROPEENNES ET INTERNATIONALES DE REFEIENCE


EURONORM
-ACIERS D'ARMATURE
COMITE EUROPEEN DE NORMALISATION (C.E.N.)
- CIMENTS ET BETONS
ORGANISATION INTERNATIONALE DE NORMALISATION (I.S.O.)
- GRANDEURS, UNITES, SYMBOLES
- BASES DU CALCUL DES CONSTRUCTIONS
- BETON, BETON ARME ET BETON PRECONTRAINT
- DESSINS TECHNIQUES
- TOLERANCES
- ESSAIS AU FEU

(Nomenclature des normes eUPopéennes et internationaZes de ~éférenoe,


[Link] ou en oours de mise au point à fin 1983).
EURONORM ACIERS D'ARMATURE BETONSTAHL FUR BEWEHR~:G STEEL FOR THE REINFORCEMENT

EU 79-82 Définition et classification Einteilung und Benennung von Definition and classification
des produits en acier par Stahlerzeugnissen nach Formen of steel products by shape and
formes et dimensions und Abmessungen dimensions

EU 80-69 Aciers pour armatures passives Betonstahl für nicht


du béton - Prescriptions de vorgespannte Bewehrung
qualité Gütevorschriften
Annexe A Anh~~ A Annex A
ContrBle de qualité des GÜte~erwachung der Qûality control of reinforcing
aciers à béton Betonstâhle steel
Annexe B Anhang B Annex B
V~rification de la Nachweis der Proof of
soudabilité Schweisseignung t~eldability

EU 81-69 Ronds à béton lisses laminés Warmgewalzter glatter runder


à chaud - Dimensions, poids, Betonstahl - Masse, Gèwieh~e,
tolérances zulassige Abweichungen

./.
EURONORM ACIERS D'ARMATURE BETONSTAHL FUR BEWEHRUNG STEEL FOR THE REINFORCEMENT

EU 82-79 Aciers à béton à adhérence Betonstahl mit verbesserter Steel for the reinforcement
améliorée - Dimensions, masses, Verbundwirkung - Masse. Gewichte of concrete with an improved
tolérances zulassige Abweichungen bonding action
Fascicule 1 : Blatt 1 : Sheet 1:
Prescriptions générales Allgemeine Anforderungen General requirements
Fascicule 2 : Blatt 2 : Sheet 2:
Prescr1pt1ons complémentaires Erginzende Anforderungen Supplementary specifications
pour les aciers nervurés ou an gerippte Stànle for ribbed steel;
crénelés

EU 138-79 Armatures de précontrainte Spanns tànle Prestressing steel


C.E. N. CIMENTS ET BETONS ZEMENT UND BETON CEMENT AND CONCRETE

C.E.N./TC 51 CIMENTS ZEMENT ~MENT


[Link].l96- Essais [Link].196- Prüfverfahren [Link].l96- Methods of test
Pr~EN.T96 f =-Résistances Pr~EN.T96Y= FestTgkeit- I--------------
[Link].196 I - Mechanical
mécaniques resistance
[Link].l96 II -Analyse chimique [Link].196 II -Chemische Analyse [Link].l96 II- Chemical analysis
[Link].196 III-Prise et [Link].196 III-Erstarren und [Link].l96 [Link]-Setting time
stabilité Raumbestandigkeit and soundness
[Link].196 IV- Teneur en [Link].196 IV- Gehalt an ~[Link].l96 IV -Proportions ~f
constituants Bestandteilen constituent parts
[Link].196 V- Pouzzolanicité [Link].l96 V- Puzzolanizitat ~[Link].I96 V- Pozzolanicity
[Link].l96 VI- Finesse Pr .EN. 196 VI- Feinhei t des Zements lpr. EN. 196 VI- Finesse
[Link].196 VII-Echantillonnage [Link].l96 VII-Probenahme [Link].I96 VII-Sampling
[Link].l97- Définitions et [Link].197- Definitionen und [Link].l97- Definitions and
sp€cifications-des-cTments- ~Io~d~r~nie~~n=Z~m~ni--
1---------------
specifications·of the cements
"Pr-:EN".T97ï=néiiniti'onset [Link].I97 I - Definitionen und P~~EN.T971--nëiinitions-and
terminologie des ciments Terminologie der Zemente terminology of the cements
[Link].l97 II- Spécifications [Link].l97 II- Anforderungen [Link].l97 II-Specifications of
des ciments an Zement the cements

C.E.N./TC 94 BETON PRET A L'EMPLOI TRANSPORTBETON READY MIXED CONCRETE


.(Production et li vrai son) (Herstellung und Lieferung) (Production and dellvery)
Pr .EN. 199 Pr .EN .199 IPr .EN.l99
1------
C.E.N./TC 104 BETON (PERFORMANCES, BETON (EIGENSCHAFTEN, CONCRETE (PERFORMANCE,
PRODUCTION, MI SE EN OEUVRE HERSTELLUNG, VERARBEITUNG ~RODUCTION, PLACING AND
ET CRITERES DE CONFORMITE UND GUTENACHWEISS) COMPLIANCE CRITERIA)
[Link].206 [Link].206 [Link].206
1-------
1SOITC.1 2 QUANTITIES, UNITS, SYMBOLS, GRANDEURS , UNITES , SYMBOLES,
CONVERSION FACTORS AND CONVERSION TABLES FACTEURS DE CONVERSION
ET TABLES DE CONVERSION

Norme ISO 1000-1981 s.I. units and recommendations for the use Unités S,I. et recommandations pour
(2ème édition) of their multiples and of certain other l'emploi de leurs multiples et de
units certaines autres unités
BASES FOR DESIGN OF STRUCTURES BASES DU CALCUL DES CONSTRUCTIONS
1S0,/T C.98/S C.1
TERMINOLOGY AND SYMBOLS TERMINOLOGIE ET SYMBOLES

~) Normes ISO en vigueur

ISO 3898-1976 ~ases for design of structures - Notations - Bases du calcul des constructions -
peneral symbols Notations - Symboles généraux

Addendum 1-1982

Addendum 2-1983 Notations written on line printers, telex Notations pour imprimantes, telex et
and word processing equipment traitements de textes

b) Projets de Normes ISO


en cours de rat1f1cation - nothing - - néant -

c) Avant-projets
de Normes ISO

DP 4357-1981 ~ules for the use of international systems Règles d'utilisation du système inter-
~f units (S.I.) in building national d'unités s.r. dans le bâtiment

d) Autres documents ISO


en cours de mise au point

DT 98/1/ N 75-1982 Terminology on the general principles for Terminologie relative aux principes
the reliability of structures généraux de sécurité des structures
BASES FOR DESIGN OF STRUCTURES BASES DU CALCUL DES CONSTRUCTIONS
1SII!TC.98/SC.2 TERMINOWGY AND SYMBOLS TERMINOWGIE ET SYMBOLES

a) Norme ISO en:révision

ISO 2394-1973 General principles for the verification Principes généraux pour vérifier la
(révision 1983) of the safety of structures sé&urité des structures

~) Projets de Normes ISO


en cours de ratification - nothing - - néant -

c) Avant-projets
:de Normes ISO

DP 2631-1982 Vibration criteria for the serviceability Critères de vibration pourl'aptitude au


of structures. service des structures

d) Autres documents ISO


en cours de rédaction

TR/6116-1981 Actions on structures Actions sur les structures


(to be inserted into the revision of (à insérer dans la Norme 2394 révisée)
ISO 2394)
TR/8266-1982 Guidelines for the presentation of the Règles de présentation du calcul des
design of structures structures

DT 98/N 117-1983 Guidelines for the presentation of Recommandations pour l'établissement des
contents of ISO Standards concerning Normes ISO concernant le calcul des
the design of structures structures
BASES FOR DESIGN OF STRUCTURES BASES DU CALCUL DES CONSTRUCTIONS
ISOITC.98/SC.3 WADS, FORCES AND OTHER ACTIONS CHARGES, FORCES ET AUTRES ACTIONS

a) Normes ISO en vigueur

ISO 2633-1974 Determination of imposed floor loads in Détermination des charges imposées aux
production buildings and warehouses planchers des usines et des entrepôts

ISO 4355-1981 Bases for design of structures - Deter- Bases du calcul des constructions -
~nation of snow loads on roofs Détermination de la charge de neige
sur les toitures

b) Projets de Normes ISO


en cours de ratification

DIS 2103-1983 Loads due to use and occupancy in Charges d'utilisation et d'occupation des
residential and public buildings bâtiments d'habitation et des bâtiments
publics
DIS 3010-1984 Design seismic actions on structures Actions sismiques de calcul dans les
structures

c) Avant-projets
de Normes ISO

DP 4354-1984 Wind loads Actions du vent


DP •••• -1984 Actions due to the self weight of Actions du poids propre des structures,
structure, non-structural elements and des éléments et matériaux non structuraux
stored materials
DP •••• -1984 Temperature climatic actions Actions climatiques the~iques

DP •••• -1987 lee loads Charges dues ~ la glace ./.


BASES FOR DESIGN OF STRUCTURES BASES DU CALCUL DES CONSTRUCTIONS
1SIVTC. 9a/SC. 3 WADS, FORCES AND OTHER ACTIONS CHARGES, FORCES ET AUTRES [Link]

d) Autres documents ISO


en cours de rédaction

DT •••• Accidental actions Actions accidentelles

·--~0--~-----
BASES FOR DESIGN OF STRUCTURES BASES DU CALCUL DES CONSTRUCTIONS
1SIVTC.98/SC.4 DEFORl'~TIONS OF BUILDINGS DEFORMATIONS DES STRUCTURES

Normes ISO en vigueur

ISO 4356-1977 Bases for the design of structures - Bases du calcul des constructions -
Deformations of buildings at the Déformations des bâtiments à l'état-
serviceability limit states limite d'utilisation

.
CONCRE,'!!z, R_!INFORCE!?._CONCRETE BETON, BETON ARME
AND PRESTRESSED CONCRETE ET BETON PRECONTRAINT
1SO/TC.7VSC.1
TEST METHODS FOR CONCRETE METHODES D'ESSAIS POUR LE BETON

a) Normes ISO en vigueur

ISO 1920-1976 Concrete tests -Dimensions, tolerances Essais des bétons - Dimensions, tolérances
and applicability of test specimens et destination des éprouvettes

ISO 4012-1978 Concrete - Determination of compressive Béton - Détermination de la résistance à


strength of test specimens la compression des éprouvettes

ISO 4013-1978 Concrete - Determination of flexural Béton - Déter-mination de la résistance à


strength of test specimens la flexion des éprouvettes

ISO 4103-1979 Concrete - Classification of consistency Béton - Classification de la consistance

ISO 4108-1980 Concrete - Determination of tensile Béton - Détermination de la résistance !


splitting strength of test specimens la traction par fendage des éprouvettes

ISO 4109-1980 Fresh concrete - Determination of the Béton frais - Détermination de la consis-
consistency - Slump test tance - Essai d'affaissement
ISO 4110-1979 Fresh concrete - Determination of the Béton frais - Détermination de la consis-
consistency - Vebe test tance - Essai Vébé
ISO 4111-1979 Fresh concrete - Determination of Béton frais - Détermination de la consis-
consistency - Degree of campactibility tance - Degré de compactabilité
(Compaction index)

ISO 4848-1980 Concrete - Determination of air content Béton - Détermination de la teneur en air
of freshly mixed concrete - Pressure du béton frais - Methode de la compres-
method sibilité
./.
r---------------------------------------------------------------------------------~---------------------------------
CONCRETE, REINFORCED CONCRETE BETON, BETON ARME
1SOITC.71/SC.1 AND PRESTRESSED CONCRETE ET BETON PRECONTRAINT
TEST METHODS FOR CONCRETE MBTHODES D'ESSAIS POUR LE BETON

ISO 6274-1982 Concrete - Sieve analysis of aggregates Béton - Analyse par tamisage des granulats

ISO 6275-1982 Concrete, hardened - Determination of Béton durci - Détermination de la masse


density volumique

ISO 6276-1982 Concrete, compacted - Determination of Béton frais compacté - Détermination de


density la masse volumique

ISO 6782-1982 Aggregates for concrete - Determination Granulats pour béton ~ Détermination de
of bulk density la masse volumique en vrac

ISO 6783-1982 Coarse aggregates for concrete - Deter- Gros granulats pour béton - Détermination
~nation of particle density and water de la masse volumique réelle et de
absorption - Hydrostatic balance method l'absorption d'eau -Méthode de la balance
hydrostatique

ISO 6784-1982 Concrete - Determination of static Béton -Détermination du module d'élas-


modulus of elasticity in compression ticité statique en compression

b) Projets de Normes
en cours de ratification

DIS 2736/1-1982 Concrete tests - Making of test Essais du béton - Confection des
specimens - Sampling of fresh concrete éprouvettes - Echantillonnage du béton
frais

DIS 2736/2-1983 Concrete tests - Making of test Essais du béton - Confection des
specimens - Making and curing of test éprouvettes - Confection et conservation
specimens for strength tests des éprouvettes pour essai.s de résistance
./.
r-------------"""t--------------------------t--~--·-----------------------r

CONCRETE, REINFORCED CONCRETE ~ETON, BETON ARME


1SQITC. 7t/SC.1 AND PRESTRESSED CONCRETE ET BETON PRECONTRAINT
TEST METHODS FOR CONCRETE MEIJ.'HODES D'ESSAIS POUR LE BETON
~-------------------------~----------------------------------------------4--------·-

DIS 4846-1978 Concrete - Determination of the scaling Bfiton - DEtermination de la risistance à


re sis tance of ,: urfaces exposed to 1 'écaillage des su~·f a.:~~ s soumises à de.s
deincing chemic~ils !agents chinuques dégivrants
!
DIS 4847-1978 Concrete - Sampling of concrete: aggregate 1 Béton _, Ech:~:nti llonnage d<:":~~ granulats
,de masse volumique normale
1

DIS 7031-1983 Concrete - Test for the depth of pene- j Béi:•.)!l durci -.. Détermination de la pro-
tration of water under press~re into ; fortdeur de pénétraticn d'eau sous pression
hardened concrete

DIS 7032-1983 Concrete - Test for the permeability B€ton durci - D€termiuation de la
perméabilité

DIS 7033-1983 Particle density and water absorption of Masse volumique du gxain et absorption
fine and coarse aggregates (Pycnometer d'eau des granulats fins (Méthode du
method) pycnomètre)

DIS 7034-1983 Cores of hardened concrete - Taking, _Carottes de béton durci -Prélèvement,
examination and testing in compression examen et essai en compression

DIS 8045-1982 Concrete (hardened) - Determination of Béton durci - Dftermination d~ l'indice


.the. rebound number wi th the rebound de rebondissement à l'aide du scl€rom~tre
hammer

DIS 8046-1982 Concrete (hardened) - Determination of Béton durci - D~termination de la r€sis-


pull-out strength tance à l'arrachGment

DIS 8047-1982 Concrete (hardened) - Determination of Béton durci - Détermination de la vitesse


the ultrasonic pulse velocity de propagation du son
CONCRETE, REINFORCED CONCRETE"- BETON, BETON ARME
1SOITC.71 ISC.1 AND PRESTRESSED CONCRETE ET BETON PRECONTRAINT
TEST METHODS FOR CONCRETE METHODES D'ESSAIS POUR LE BETON

~) Avant-projets de Normes - nothing - - nêant -

d} Autres documents ISO


en cours de rédaction

DT 68 Concrete - Determination of resistance to Béton - Détermination de la résistance au


freezing and thawing gel et dégel

DT 69 Aggregates for concrete - Test methods


for compressive strength of stone

DT 70 Aggregates for concrete - Method for


determining the crustability value of
coarse aggregate by compression in a
cylinder

DT 71 Aggregates for concrete - Determination of


abrasion of aggregates in a Los Angeles
machine
- -- .............
~ -~.....,_- ........_,_ ---........ --
CONCRETE, REINFORCED CONCRETE BETON, BETON ARME
AND PRESTRESSED CONCRETE ET BETON PRECONTRAINT
--?----------..
1S0/T C. 71/SC.2 RULES FOR THE DESIGN OF CONCRETE STRUCTURES REGLES DE CAI~CUL
--~--

DES STRUCTURES EN BETON


- - -.- -
a) Normes ISO en vigueur - nothing - - néant -

·-- ~

b) Projets de Normes
en cours de ratification - nothing - - néant -

... --- . -
c) Avant-projets dê
Normes ISO - nothing - - néant -

-·--------·----------·---------
d) Autres documents
ISO en cours de rédaction

DT 21-1980 Ru les for the design of normal Règles de calcul des structures
concrete structures courantes en béton
CONCRETE, REINFORCED CON CRETE BETON, BETON ARME
AND PRESTRESSED CONCRETE ET BETON PRECONTRAINT
ISO/TC.71/SC.3 PRODUCTION AND CONTROL OF QUALITY FABRICATION~ MISE EN OEUVRE
ET CONTROLE DU BETON

a) Normes ISO en vigueur

ISO 3893-1977 Concrete - Classification by compressive Béton - Classification selon la résistance


strength à la compression

b) Projets de Normes ISO


en cours de ratification

DIS 7690-1982 Concrete, mortars and grouts - Bétons, mortiers, et coulis -


Definitions and classification of Définitions et classification des
admixtures adjuvants

DIS 7691-1982 Concrete - Rules for quality control and Béton - Règles pour le contrôle de la
assessment of compliance qualité et pour l'appréciation de la
conformité

c) Avant-projets de
Normes ISO - nothing - - néant -

~) Autres documents ISO


en cours de rédaction

DT 71/3/WG 6/N 14-1982 Technical requirements for concrete. Exigences techniques pour les bétons à
designed for use in chemically mettre en oeuvre dans un environnement
aggressive environment chimiquement agre~sif ./.
~-------------------------------------------------------------------~----------------·--------------------------
CONCRETE, REINFORCED CONCRETE BETON, BETON ARME
AND PRESTRESSED CONCRETE ET BETON PRECONTRAINT
1SIVTC.7VSC.3
PRODUCTION AND CONTROL OF QUALITY FABRICATION, MISE EN OEUVRE
ET CONTROLE DU BETON

DT 71/3/WG 6/N 15-1982 Classification of environmental conditions Classification des conditions d'environ-
affecting concrete nement du béton

DT 71/3/WG 1/N 20 ••• Aggregates for concrete - Technical Granulats pour béton - Exigences
requirements techniques

IDT 71/3/ N 100-1980 Prestressing steel - Safety rules for the Armatures de précontrainte - Règles de
workers sécurité pour les ouvriers

DT 71/3 N 123-1982 Compressive strength of concrete in Résistance à la compression du béton


structures dans les structures

DT 71/3/ N 124-1982 Curing of concrete Cure du béton

~T 71/3/ N 126-1982 Concrete, classification an general Béton, classification et exigences


requirements générales
m 71/3/ N 127-1982 Terminology Terminologie

IDT 71/3/ N 128-1982 Production of concrete Production du béton

~T 71/3/ N 131-1982 Quality assurance of concrete construction Contrôle de production - Assurance de la


works qualité des ouvrages en béton

IDT 71/3/ N 137-1983 Mîxing water for concrete Eau de gâchage du béton
TECRNICAL DRAWINGS DESSINS TECHNIQUES
tsolrc. 10
Normes ISO en vigueur
ISO 2594-1972 Building drawings - Projection methode Dessins de bltiment - Méthodes de
projection
ISO 2595-1973 Building drawings - Dimensioning of Dessins de batiment - Cotation des dessins
production drawings - Representation d'exécution - Représentation des dimensions
of manufacturing and work sizes de fabrication et d'exécution
ISO 3766-1977 Building and civil engineering drawings- Dessins de bâtiment et de génie civil -
Symbols for concrete reinforcement Représentation symbolique des armatures de
biS ton
ISO 4066-1977 Building and civiL engineering drawings- Dessins de bitiment et de génie civil -
Bar scheduling Cahiers de ferraillage
ISO 4069-1977 Building and civil engineering drawings- Dessins de bâtiment et de génie civil -
Representation of areas on sections and Représentation des surfaces sur des coupes
views - General principles et des vues - Principes généraux
ISO/TR 7084-1981 Technical drawings - Coding and Dessins techniqu~s - Systèmes de codifica-
referencing systems for building and tion et de référencement des dessins de
civil engineering drawings and bâtiment et de génie civil et documents
associated documents associés

~----------------------L---------------------------------------~~--------------------------------------------
1SOITC.59'SC. 4 TOLERANCES TOLERANC~S ·-

a) Normes ISO en vigueur

ISO 3443/1-1979 Tolerances for building- part 1: Basic Tolérances pour le bitiment - Partie 1 :
principles for evaluation and specification Principes fondamentaux pour l'évaluation
et la sp,cification

ISO 3443/2-1979 Tolerances for building - Part 2: Statis- Tolérances pour le bitiment - Partie 2 :
tical basis for predicting fit between Bases statistique pour la prévision de
components having a normal distribution possibilités d'assemblage entre compo-
of sizes sants. relevant d'une distribution
normale des dimensions

ISO 4464-1980 Tolerances for building - Relationship Tolérances pour le b!timent - Liaison
between the different types of deviations entre les divers types d'écarts et de
and tolerances used for specification tolérances utilisés pour la spécification
ISO 6240-1980 Performance standards in building - Normes de performanèe dans le bitiment -
Contents and presentation Contenu et présentation

ISO 7077-1981 Measuring methods for building - General Méthodes de mesurage pour la construction
principles and procedures for the verifi- Principes généraux pour la vérification
cation of dimensional compliance de la conformité dimensionnelle
1SO!TC. 59./SC.4 TOLERANCES TOLERANCES

b) Projets de Normes
en cours de rat1f1cation
DIS 3443/4-1980 Tolerances for building - Part 4: Series Tolérances pour le bâtiment - Partie 4 :
of values to be used for the specification Série de valeurs à utiliser pour la
of tolerances spécification des tolérances

DIS 3443/5-1978 Tolerances for building - Part 5: Methods


for predicting deviations of assemblies - version française en suspens -
and for the allocation of tolerances

c) Avant-projets de
Normes ISO
DP 3443/3-1980 Tolerances for building - Part 3: the - version française en suspens -
calculation of joint clearance and the
prediction of fit
DP 3443/6-1982 Tolerances for building - Part 6: General Tolérances pour le bltiment - Partie 6:
principles for approval criteria, control Principes généraux pour les crit~tes
of conformity with dimensional tolerance d'approbation, le contr8le de conformité
specifications and statistical control - aux spécifications de tolérance dimension-
Method 1 nelle et le contrôle statistique -
Méthode 1
DP 3443/7-1982 Tolerances for building -Part 7: General Tolérances pour le bâtiment - Partie 7 :
principles for approval criteria, control Principes généraux pour les crit~res
of conformity with dimensional tolerance d'approbation, le contr8le de conformité
specifications and statistical control - aux spécifications de tolérance dimension-
Method 2 nelle et le contrôle statistique -
Méthode 2 • 1.
1SIVTC.59/S C. 4 TOLERANCES TOLERANCES

PP 6284-1982 Tolerances for building - Indications of Tolérances pour le bltiment - Indications


tolerances on Luilding and construction des tolérances sur les dessins de
drawings bâtiment et d'exécution

d)Autres documents ISO


en cours de rédact1on

PT 4.24 a) Procedures and requirements for inspec- - version française en suspens -


tion of components and fox acceptance
inspection and control of components and
batches of components

DT 4.25 b) Procedures and requirements for inspec-


tion of setting out and for acceptance
- version françalse en suspens -
control of completed setting out projects
as well as parts of such projects

DT 4.26 c) Procedures and requirements on inspection


of erection and other site construction - version française en suspens -
work and for acceptance control of
completed construction projects and parts
of the construction work on site

~--------------------~~--------------------------------------------~------------------------~--------------------.
FIRE TESTS ON BUILDING MATERIALS, ESSAIS AU FEU SUR LES MATERIAUX DE
1SO/TC.92 COMPONENTS AND STRUCTURES CONSTRUCTION, COMPOSANTS ET STRUCTURES

a) Normes ISO en visueur


ISO 834-1975 Fire-resistance tests - Elements of Essais de résistance au feu - Eléments
-
building construction de construction

Amendment 1-1979 Amendement 1 -1979


Amendment 2-1980 Amendement 2 -1980

ISO 3261-1975 Fire tests - Vocabulary Essais au feu - Vocabulaire

b) Projets de Normes ISO


en cours de ratification - nothing - - néant -

c) Avant-projets de
Normes ISO - nothing - - néant -

d) Autres documents ISO


:en cours de rédaction

ISO/TR 6585-1979 Fi re hazard and the design and use of Risque d'incendie et conception et
fi re tests utilisation des essais au feu
281

ANNEXE N° 5 Ann. 5 - Béton non armé

REGLES COMPLEMENTAIRES POUR LES STRUCTURES ET ELEMENTS EN BETON NON ARME

GENERALITES

P .1 Définitions

La présente annexe concerne les bétons de granulats normaux qui ne


comportent pas d'armatures satisfaisant aux exigences structurales ou
dans lesquels la quantité d'armatures est inférieure à un pourcentage
minimal.

La présente annexe n'exclut pas la possibilité de prévoir les arma-


tures nécessaires pour ··satisfaire aux exigences de service et de
durabilité.

P.2 Objet

La présente annexe est applicable

aux éléments linéaires en béton de granulats normaux non armé y


compris les structures planes, lorsqu'elles peuvent valablement
être assimilées à des éléments linéaires;

- aux murs et aux voiles non armés;

- aux éléments massifs en béton non armé tels que semelles, fonda-
tions et barrages;

aux fondations non armées, lorsque le rapport de leur hauteur à


leur largeur est au moins égal à une valeur fixée de façon
appropriée.

A. 1 Définitions

Les murs porteurs sont considérés comme en béton non armé lorsque
le pourcentage d'armature longitudinale rapporté à la section requise ~1-

pour des raisons structurales est inférieur à 1 0,5 % l

A.2 Objet

L'objet de la présente annexe inclut les semelles de fondation non


armées à condition que la valeur du rapport h/a ne soit pas inférieure
aux valeurs données dans la figure (1), en fonction de la classe du
béton et de la contrainte admissible sur le sol a •
0
282

min (h/a} Ann. 5 - Béton non armé

h Conb·ain..te.
30ifi.Î6sibl~
a 5ur IL .sol~
L-----~----~----~----~-----+--~~ ~

Figure (1) - Limite


0 o. 1
inférieure du
0.2 0.3 0,4 0,5
rapport h/a pour les semelles
(MPë)

non armées.

Dans tous les autres cas, les semelles doivent être armées et, si
nécessaire, la sécurité vis-à-vis de l'état-limite de poinçonnement doit
être vérifiée.

2 BASES POUR LE CALCUL DES ELEMENTS EN BETON NON ARME

P.l Vérification des états-limites ultimes de résistance

Il est nécessaire de vérifier que sous la combinaison d'actions la


lus défavorable, il existe une sécurité adéquate vis-à-vis des états-
limites ultimes de résistance.

Compte tenu du fait que les éléments en béton non armé sont plus
sensibles aux écarts par rapport aux hypothèses de calcul que les
~léments en béton armé, le coefficient de sécurité partiel y peut être
c
ugmenté.

P.2 Vérification des états-limites de service

L'aptitude au service des éléments en béton non armé doit être assu-
ée au moyen de vérifications et/ou de dispositions constructives appro-
riées.

Des précautions particulières sont nécessaires lorsqu'on peut s'atten-


re à des contraintes élevées dues à des entraves aux déformations.

P.3 Résistance du béton

En règle générale, pour le calcul des sollicitations résistantes

! es éléments en béton non armé, il faut prendre en compte les mêmes


aractéristiques et les mêmes lois de déformations que pour le béton
rmé.
283

Ann. 5 - Béton non armé

Pour les besoins du calcul, il peut être opportun de fixer une


limite supérieure à la résistance caractéristique maximale admissible
pour le béton.

Pour fixer la contrainte locale admissible du béton non armé dans


le cas d'un chargement n'affectant pas la totalité de la surface, des
valeurs de résistance plus élevées que fcd peuvent être admises.~

P.4 Détermination des sollicitations résistantes

Des méthodes approchées, basées sur une simplification de la loi


contraintes-déformations du béton, peuvent être admises.

A.l Vérification des états-limites ultimes de résistance

Dans la vérification à l'état-limite ultime des sections non armées,


les affaiblissements de section dus par exemple à des évidements, des
feuillures ou des réservations doivent être pris en compte.

A.2 Vérification des états-limites de service

Les dispositions constructives appropriées en vue d'assurer une


aptitude convenable au service peuvent être :

a) à l'égard de la fissuration :

-de prévoir une armature de construction (chaînage si nécessaire),


- de prévoir des joints,
- de choisir la méthode de construction.

b) à l'égard de la limitation des déformations

-de fixer une exigence d'épaisseur minimale des éléments linéaires,


-de limiter l'élancement des poutres et celui des éléments
comprimés.

A.3 Résistance du béton

L'indication donnée en 2 - P.3, de limiter la


résistance caractéristique maximale peut être
expliquée comme suit :
ainsi que le montrent les résultats d'essais,le
rapport réel'~ M b 1 (bd 2 ) décroît lorsque la
u,o s
classe du béton augmente (M b moment de
u,o s
284

Ann. 5 - Béton non armé

flexion de rupture observ~; b largeur; d hauteur


utile d'une section rectangulaire). Lorsque
l'on adopte pour le béton un coefficient de
sécurité yc constant, il peut être opportun
de limiter la résistance admissible du béton,
afin de prendre en compte ce phéno~ne.

Dans le cas d'une pression locale, la pression locale résistante


doit être calculée par la formule

[ f]

avec fcd = f ck/y c résistance de calcul du béton non armé

A aire chargée (voir figure (2) )


co
aire maximale homothétique de A et de même centre
co
de gravité, qu'il est 'ossible d'inscrire dans l'aire
totale A située dans le même plan que l'aire chargée
A (v8ir figure. (1 7) "-du chapitre 5. 2).
co

vue en plan

Figure (2) -Définition des aires à introduire dans l'équation [1]

A.4 Détermination des sollicitations résistantes

On peut admettre que, dans le béton non armé, une chjrg: Ô~ diffuse
à partir de son point d'jppli~ation suivant un angle de 26 3 .. · corres-
pondant à une pente de 1/2 par rapport au sens d'action de a charge.
285

Ann.S - Béton non armé

3 REGLES DE CALCUL AUX ETATS-LIMITES ULTIMES

P.l Sollicitations normales

En règle générale, l'excentricité des charges ne doit pas excéder


une valeur limite appropriée.

P.2 Effort tranchant

Les principes de vérification applicables aux éléments sans arma-


tures d'effort tranchant sont valables pour les éléments en béton non
armé.

P.3 Flambement

Les valeurs limites de l'élancement en deçà desquelles il peut être


admis d'utiliser des méthodes approchées pour la vérification de la
sécurité vis-à-vis du flambement, de même que les valeurs limites supé-
rieures qui ne doivent pas être dépassées, doivent être inférieures à
celles adoptées pour les éléments en béton armé.

A.l Sollicitations normales

L'effort normal NRd que peut équilibrer une section rectangulaire


non armée peut être calculé de manière approchée par la formule :

[2]

avec A aire du béton


c
h plus grande dimension (hauteur) de la section
e excentricité de la charge par rapport au centre de gravité
0
géométrique de la section (voir figure (3) ).

Le rapport e /h ne doit pas excéder la valeur~


0

e· /h ) ~ [3]
0
286

Ann~s - Béton non armé

1b
~
A = b.h
c

Figure (3) - Effort normal résistant d'une section rectangulaire


non armée.

A.2 Effort tranchant

Eh r~gle générale, on peut se dispenser, pour des éléments en béton


non armé sollicités de manière prépondérante en compression, d'effectuer
la vérification de la sécurité vis-à-vis de l'état-limite ultime de
résistance à l'effort tranchant.

Pour des éléments linéaires, il peut être nécessaire de vérifier la


sécurité vis-à-vis de l'état-limite de résistance à l'effort tranchant
lorsque le rapport ~ 0 /h est au plus égal à ~~
~
0
désignant ici
la distance entre points de moment nul et h l'épaisseur de l'éliment
dans la direction de l'effort tranchant. Les principes et règles ·donnés aux
articles [Link]- P.2 et [Link]- A.2 du présent Eurocode peuvent être
adoptés pour cette vérification.

A.3 Flambement

A.3.1 Limitation de l'élancement

L'élancement d'un élément comprimé non armé ne doit pas excéder


Jr-:À:----=---:7::-::0:-t.J •
287

Ann. 5 - Béton non armé

La longueur de flambement ~ d'un mur non armé peut être prise


0
égale à
[4]

avec ~ hauteur d'étage

a coefficient de flambement, dont la valeur dépend de la


manière dont le mur est raidi à ses extrémités.

Des valeurs du coefficient a sont données à la figure (4).

Mur maintenu sur deux côtés


1
:
Planëhêir:J 1
1
-t
t--- bords [Link]'1l.S -i a= 1,0 quel que soit ~/b
~ Plan cht-r )t 1

y b --+
~--------------,----~--------------~~------------------------------~
Mur maintenu sur trois côtés

Mur !
1
a = 1,o pour ~/b ~ 1
raidisseur l
'
1
1
f3 = 1 -(1 -
pour
13.
3) . (b -1)
~

1~ i-... ~ 2
J 1 ~
1
f3 = pour - > 2
+-- b vi + 0 .. 5 ( ~ /b) b =
Mur maintenu sur quatre côtés
~/b ~
~i
f3 = 1,0 pour 0,5
il
~
1 1 pour 0,5 ~ b ~ 1
~
,,!
1 pour b > 1
1

7.----- b
Figure (4) - Coefficients pour déterminer la longueur de
flambement d'un mur non armé.

L'effort normal résistant d'un élément comprimé élancé non armé,


à section rectangulaire, peut être évalué de manière approchée par :

[5]

où K désigne un coefficient minorateur qui prend en compte les effets


du second ordre ainsi que l'excentricité additionnelle e selon l'équa-
a
tion [6] de l'article4.[Link]-A.2 • Plus précisément, le calcul de K
288

Ann. 5 - Béton non armé

est basé sur les hypothèses suivantes (voir [15] )

- l'excentricité initiale totale e augmente par suite du fluage;


tot
cette influence est prise en compte de façon approchée;

- la valeur réelle de E varie avec la résistance caractéristique du


béton; cm

- la résistance à la traction du béton est négligée.

Ce coefficient K peut être tiré de la figure (5) en fonction


d'une part de l'excentricité relative :

e /h = (e + e ) /h [ 6]
tot o a

et d'autre part de l'élancement relatif fictif r défini par

1 [7]
·r;;-

E
cm [8]
o. -
fck (1 + <Pn)

Dans les équations précédentes, les symboles ont les significations


suivantes

~ longueur de flambement
0

h hauteur de la section dans le plan de flambement

e excentricité de calcul à l'état-limite de service


0

e excentricité additionnelle
a
E module de déformation longitudinale du béton
cm
fck résistance caractéristique du béton

<P coefficient de fluage moyen (<P = 1,2 pour les bétons de granulats
normaux)

n rapport de l'effort normal permanent à l'effort normal total.


289

Ann. 5 - B§ton non armé

)l
1.0

0.9
- --- ~ -r---
~
1

o. a - t-

r--- ............... ~•qn_


--- -
0.7
..............
...._ ~ ~s

- -- ---"'
~
0.6
~ """'
"
"'" ""
70
o.s ~ .........
r-..... Ï'-.,. ~ ""' .......

-.... ~ ...............
"'-
r-....
-
t'....
--...-........ ~ ~ ~
..........
"-.
............. "-. ....... ~
0..3 -()-;-
~ i': .......__ r--. --.
:--........'~ ......... ....... ~ .......... ~'-....... ....

-- :---. .._
-
~

Q.2
............... 1'--..... ~ r-- r-- r-- -
r--- r--
r-- r--
0.1

o.
0.1 o2 0.3 o."
,3
....;;.;..,_

o.s
t---

o.6
-- 0.1 o.a
~

o.9 1.0 u 1.2


·x
Figure (5) - Coefficient K pour les sections rectangulaires
non armées.

4 REGLES DE CALCUL AUX ETATS-LIMITES DE SERVICE


P.l Fissuration

Une fissuration excessive peut être évitée par une limitation de


l'excentricité des charges en service et/ou par des dispositions
constructives appropriées.

P.2 Déformations

Des déformations excessives doivent être évitées, principalement


des dispositions constructives appropriées.

A. 1 Fissuration

A.l.l Généralités

Des fissures largement ouvertes doivent être évitées; en conséquence,


pour les éléments linéaires de même que pour les murs, dans le cas d'un
chargement excentré, la longueur d'une fissure ouverte doit, à l'état-
limite de service, être limitée à 1 tr = h/4 1 (avec h, épaisseur de la
section). . .
290

Ann. 5 - Béton non armé

La longueur d'une fissure ouverte peut être déterminée de manière


approchée en admettant pour le béton une relation contraintes-déforma-
tions linéaire.

A.1.2 Calcul des ouvertures de fissures

L'ouverture moyenne w des fissures d'une section non armée peut


m
être estimée comme suit (voir figure (6) )

w = 2 t .e.: [9]
m r ctu
avec e.: allongement de rupture du béton par traction
ctu
t hauteur des fissures.
r
On admet que t est égal à la hauteur de la zone tendue dans
r
l'état I et que t ~ 0,25 h.
r
-3
En prenant e.: 'V 0,12.10 , on calcule l'ouverture des fissures
ctu rv
correspondant au fractile 95 % par (k = 1 '6)
95
= k -3
w95 95 .wm 0,4t
r
• 10
291

Ann. 5 - Béton non armé

Schéma
de la fissuration

a;
3 tr Contraintes dans l'état fissuua
sous charges ou du fait des
contraintes internes

~ llUUIIIIIIII éctu
J. & . j 'Variation de 1 'allongement
du béton à l'état fissuré

ouverture des fissures

Figure (6) Hypothèses pour le calcul des ouvertures


des fissures dans les éléments non armés

A.2 Déformations

Les dispositions constructives appropriées pour la prévention des


déformations excessives peuvent consister A :

- donner une épaisseur minimale aux éléments,


- limiter l'élancement,
-limiter l'excentricité des charges.
292

Ann. 5 - Béton non armé

5 DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES DES ELEMENTS DE STRUCTURES

P .1 Murs

Afin d'éviter des dommages excessifs sous l'effet d'actions acciden-


telles, un pourcentage minimal d'armatures convenable doit être prévu.

Les murs non armés doivent être suffisamment raidis au moyen


d'éléments de contreventement horizontaux et/ou verticaux. Afin d'éviter
des fissurations dues aux entraves ou encastrements non pris en compte
dans les calculs, il peut être opportun de disposer une armature de
construction.

Une telle armature de construction peut être constituée par un


système de chaînage du mur.

P.2 Semelles de fondation

Les épaisseurs des semelles de fondation ne doivent pas être


inférieures à certaines valeurs minimales.

A.l Murs

Au riveau de chaque plancher, les murs en béton non armé doivent


être munis d'une armature de section A telle que :
s
293

Ann.7- Déformation différées

ANNEXE N° 7
EFFETS STRUCTURAUX DES DEFORMATIONS DIFFEREES DU BETON
FLUAGE ET RETRAIT
1 • 1 DEFINITIONS
Fluage : augmentation dans le temps des déformations relatives sous
des contraintes permanentes.

Relaxation : diminution dans le temps des contraintes, sous des défor-


mations imposées constantes.

Retrait : raccourcissement du béton non chargé, au cours de son


durcissement.

La séparation entre "fluage" et "retrait" est conven-


tionnelle : normalement les déformations différées du
béton chargé ou non chargé devraient être:, considérées
comme deux aspects d'un seul phénomène physique.

Pour la relaxation du béton, non visée par la présente


annexe, se reporter au document [6].

1.2 DOMAINE D'APPLICATION


La présente annexe concerne le fluage et le retrait du béton soumis
à une contrainte de compress~on au plus égale à 0,4 f .k à l'âge j de mise
en charge et durcissant dans des conditions thermohyg~~métriques constantes.

Pour le fluage, son domaine est supposé s'étendre aussi au béton en


traction.

La présente annexe n'est pas applicable :

- aux bétons soumis à des températures extrêmes hautes


(réacteurs nucléaires par exemple) ou basses
(entrepôts frigorifiques par exemple),
- aux bétons traités thermiquement.

Les valeurs numériques indiquées sont des valeurs


moyennes qui peuvent être considérées comme des valeurs
représentatives susceptibles de varier de 20 % en plus
ou en moins. Cette variation doit éventuellement être
introduite dans les calculs pour se placer du côté de
la sécurité.

La variabilité des conditions d'ambiance dans lesquel-


les sont placées les structures constitue une autre
cause d'incertitude.
294

Ann.7- Déformations différées

L'influence de la variation de température dans le


temps peut être prise en compte selon l'article 1.5.
Le même procédé permet d'évaluer, en première appro-
ximation, l'effet d'un traitement thermique.

En première approximation les données de la présente


annexe concernant le fluage peuvent être également
appliquées pour des contraintes plus élevées que
0,4 f k. (par exemplet mise en précontrainte) surtout
• c J . •
s1 ces contra1ntes ne sont ma1ntenues que pendant une
durée limitée.

1.3 FLUAGE

1.3.1 Hypothèses

Dans le domaine des contraintes d'utilisation, les déformations de


fluage dues à des fractions de contrainte appliquées à des instants
différents sont considérées comme additives (hypothèse de supe1~osition).

Il en résulte que la déformation de fluage sous contrainte constante


est liée linéairement à la contrainte; en se référant conventionnellement
à la déformation initiale pour une mise en charge à 28 jours, le coeffi-
cient de fluage ~(t,t) est défini par l'équation :
0
a
(t,t) = ----E- ~(t,t)
0
E [1]
c o c28 o
avec : E (t,t ) déformation de fluage à l'instant t sous contrainte
c 0
constante a appliquée à l'instant t ;
0 0

module de déformation initiale à 28 jours.

On s'écarte d'autant plus de l'hypothèse de super-


position et par conséquent de l'hypothèse de liné-
arité sous contrainte constante que la contrainte
est plus élevée; même si la contrainte est faible,
un écart sensible est observé lorsque la variation
de la contrainte s'accompagne d'une diminution de
la déformation (par exemple, déchargement instan-
tané); par contre, cette hypothèse est assez bien
respectée lorsqu'il y a diminution de contrainte
sans diminution de déformation (par exemple,
relaxation).

Notations : pour des raisons de simplification,


l'indice c pour le béton est omis dans ce qui suit
pour les symboles E et a
295

Ann.7- Déformations différées

La déformation totale à l'instant t sous contrainte constante


(déformation initiale à l'instant t plus déformation de fluage) est
.- 0
d onnee par :

cp(t,t )
1 ·. 0 ) [2]
e(t,t ) • a (E (t ) +
0 0
c 0 Ec28
avec : E (t ) module de déformation initiale à l'âge t •
c 0 0

Le terme
cp(t,t )
~(t,to) = E (~ E o ) + [3]
c o c28
est appelé "fonction fluage".

La fonction fluage ~ (t,t ) représente la dépendance


vis-à-vis du temps de la 3éformation totale du béton
à l'instant t sous contrainte constante unitaire.

Si la contrainte est variable, se reporter à l'équa-


tion [10] pour l'application de l'hypothèse de
superposition.

1.3.2 Détermination du coefficient de fluage

Le coefficient de fluage peut être déterminé avec une approximation


suffisante par
[4]

avec
f (t )
ea (t o ) = 0,8 • (1 - cm
f
0
) [5]
CDfO
cpd coefficient d' élasticité différée, pris égal à 0,4;
cpf = [Link] 2 coefficient de plasticité différée,
cpf 1 dépendant du milieu ambiant (tableau 1, col.3),
dépendant de l'épaisseur fictive h (article 1.6 et figure 1).
0
fonction correspondant au développement dans le temps de la
déformation élastique différée (figure 2);
fonction correspondant au développement dans le temps de la plasti-
cité différée (figure 3) dépendant dè l'épaisseur fictive h
0
(article 1.6);
t âge du béton au moment considéré, corrigé selon l'article 1.5;
t âge du béton au moment de la mise en charge corrigé selon l'article
0
1.5.

La durée de chargement réelle (non corrigée) doit être prise en compte


dans l'évaluation du terme cpded (t-t ).
0
296

Ann. 7 - Déformations différées

milieu humidité coefficients coefficient


ambiant relative
À

1
fluage retrait
Cff1 E: (art .1.4) (art. 1 . 6)
s1 !
1 2 3 4 5
eau 0,8 + 0,00010 30

atmosphère
90 % 1, 0 - 0,00013 5
très humide 1

extérieur
70 % 2,0 - 0,00032 1,6
en général

atmosphère
40 % 3,0 - 0,00052 1
très sèche

Tableau 1 - Coefficients de base du fluage et du retrait

~f
Les valeurs indiquées pour
1
concernent les bétons à
1 et e:s
consistance plastique : elles doivent être réduites de 25 % pour les
bétons à consistance ferme et augmentées de 25 % pour les bétons à
consistance molle.
f2
2D
~as
1.6 t-t- ~
1.2

O.8

O.t.
' ~
--- .lJ.S
....... 1J2

0 .....,~.,. -- ~
ho( mm)
~SO l(l) 4100 LOO GOO SCD ~ ISOO

Figure (1) -Influence de l'épaisseur fictive sur le fluage

1,0
Pd t-to
Ill l,oll"' rn
-. Ill ~ rn
IlL - •f·
1
-;!
1 rr
1 ~:,.... !1
0,5
11. 1

.... ~ !-"'
~

0
l .....
u_{ :_~;~:)~ J

1 so 100
5 X) ~ l(Xl) 10 "CC

Figure {2) - Dév"eloppement dans le temps de la dé format ion élastique différée


297

Ann.7- Déformations différées

p(t)
f
1.0
_lC[Q ~~
100, __ 1~ ~~ ~ ::;;"
..
-- ----
~
,.~ :::;~ ~ ;r
!::;
~ 'iltt. ,1~
-~-
~
qs .~ ri;P ,;

~~ ~
0 ~~
~ ~~~ 7
.......
n
~

::::~~
il t (jou rs)
10 100 1000 10 !XXl

Figure 0)- Développement dans le temps de la


déformation plastique différée

Le coefficient de fluage dépend, en plus de t et t ,


0
principalement :

-de l'humidité ambiante,


- des dimensions de la pièce,
- de la composition du béton,
- de la température ambiante,
- de la vitesse de durcissement du béton.

La déformation totale sous contrainte constante unitaire


(fonction fluage) devient donc :
a Ct > [ 6 ]'
~(t,to)= E ~t ) + : o
c o c28

Dans le cadre de !''approximation faite pour les équa-


tions [4] et [6],eu égard à la mise en évidence du
terme a (t )/E , la valeur du module E (t ) qui
a o c 28 c o
caractérise la déformation initiale doit tenir compte
seulement de la déformation qui se développe dans les
tous premiers instants d'application de la charge (à
titre indicatif, 30-60 sec); en l'absence d'essais
spécifiques, E (t ) doit être pris égal à 1,25 E , E
c o cm cm
étant déterminé au moyen de l'équation [2] de l'article
3.1.1-A1.4, en remplaçant (fck+ 8) par la valeur
f (t ) de la résistance du béton au temps t (âge
cm o o
corrigé selon article 1.5). A défaut de données plus
précises, cette résistance peut être tirée de la figure
4 ci-après.

Ec doit être évalué de la même façon.


28
298

Ann.7- Déformations différées


[Link]/[Link]
•.C f-~-..
L,S ~ - - --
(,,8 ~ . -
v,
t,] - t ..

Ci,l)

c.s

__10 (.iours)
5 10 20 so 100 200 seo tooo
Fi~ure ~)- Variation de la résistance du béton
avec l'âge

L'approximation faite est basée sur l'hypothèse sim-


plificatrice que la forme des courbes de fluage et
l'effet de l'âge à la mise en charge peuvent être
décrits en grande partie par la même fonction ef(t);
elle revient à admettre que la déformation différée
résulte de la somme de trois termes :
- le terme ~ (t )/E , représentant la déformation
a o c 28
rapide initiale (partiellement irréversible) qui se
développe le premier jour après l'application de la
charge (pour simplifier, seule la valeur finale à
24 h est directement considérée),
- le terme ~d~d(t-t )/Ec 28 , représentant la part re-
0
versible de la déformation différée (élasticité
différée), dont le développement est supposé indé-
pendant du vieillissement et qui est caractérisée par
une valeur constante du coefficient ~d'
- le terme ~f(af(t) - ef(t 0 )]/Ec/ 2S , représentant la
déformation différée irréversible (pasticité différée)
très sensible à l'âge de la mise en charge.

Du point de vue pratique, cette approximation permet de


simplifier le calcul des effets du fluage dans les
structures (article 2.3.2 de la présente annexe) tout
en conservant un niveau de sécurité acceptable vis-à-vis
des états-limites d'utilisation dans lesquels les
imprécisions du calcul ont en général une influence
limitée, surtout sur les résultats à long terme. Dans
l'article 2.3.1 de la présente annexe et dans [6} sont
présentées d'autres méthodes pratiques de calcul des
effets structuraux du fluage; il suffit de connaître
la déformation totale du fluage, sans nécessité de
299

Ann. 7 -:-- Déformations différées

recourir à la subdivision schématique entre fluage


réversible et fluage irréversible; dans ces cas, des
expressions appropriées traduisant la réponse du
matériau ou établies à partir d'essais spécifiques
peuvent être substituées à la formule [4] • •

1.4 RETRAIT

La déformation relative de retrait qui se développe dans un intervalle


de temps (t-t ) est donnée par :
0

E <t,t )
s 0
= Eso [a (t) -
s
ss <t 0 >J l7]

avec :
E coefficient de base du retrait
so
Esl dépendant du milieu ambiant (tableau 1, col. 4),
Es dépendant de l'épaisseur fictive h (article 1.6 et
2 0
figure 5),

fonction correspondant au développement du retrait dans le temps


(figure 6) dépendant ·de l'épaisseur fictive h (article 1.6),
0

t âge du béton au moment considéré, corrigé selon l'article 1.5, en


prenant a = 1 dans tous les cas.
t âge du béton au moment à partir duquel l'influence du retrait est
0
considérée, corrigé selon l'article 1.5, en prenant a= 1 dans
tous les cas.

En plus de t et t , le retrait dépend surtout


0
- de l'humidité ambiante,
des dimensions de la pi~ce,
de la composition du béton,
de la température ambiante.

·~ ,2
2,0

1,6

1,2 !,1~

l'~
' 90
lo.&>
1

o:JS'- 0,70
o.1. 1

~L 600 &00
hd mm)
~ 1600

Figure (5) -Influence de l'épaisseur fictive


sur le retrait
300

Ann. 7 -Déformations différées

~ s (t)
tl Ill ;;tit .-~ -~z
[/~
1 .
~~~~·~) ~1

IV ,1
~

Vi
~~1411~ 't k'!· J J t1
o,s - 1 (~7. ~~ b,.4' .l !! / 'f 1

ll~Ll' ~' il 11 1 ~ 1/
1 '~~~~~ 1 ..<JV' " 7
---~: v ~~)" v
--~ ~rr vy~~it! ~~--
~~ ~~~r-?r
10 100
r ()00 tOOOO
t(j·l urs)

·Figure 6 - Développement du retrait


dans le temps

1.5 AGE CORRIGE

Pour tenir compte de la température ambiante au cours du durcissement


du béton, si elle est sensiblement différente de 20°C, et du type de
ciment, 1•âge réel du béton doit être corrigé.

En considérant chaque période réelle ~t , au cours de laquelle la


m
température moyenne ambiante est T(t ), on obtient l'âge corrigé par la
relation : m

a tm.
t =--
30
E {[T(tm)
.o
+ IOJ ~t }
m
[8]

avec :
a coefficient qui prend les valeurs
1, pour les ciments à durcissement normal et lent,
2, pour les ciments à durcissement rapide,
3, pour les ciments à durcissement rapide et à haute résistance,
T température journalière moyenne du béton en degré centigrade;
~t nombre de jours où la température journalière moyenne a pris la
m valeur T.

1.6 EPAISSEUR FICTIVE

L'épaisseur fictive est définie par


2A
h = À~ [9]
0 u
avec À coefficient dépendant du milieu ambiant (tableau 1, col.S);
A aire de la section de béton;
c
u périmètre en contact avec l'atmosphère.
301

Ann. 7 -~formations diff,rEes

2 EFFETS STRUCTURAUX
2.1 GENERALITES
En général, les effets du fluage ne sont à considérer que dans les
états-limites d'utilisation.

Toutefois, dans certains cas, l'intervention du fluage peut influer


sur le comportement à l'état-limite ultime. C'est notamment le cas pour
les effets du deuxième ordre, où le fluage accroît l'excentricité initiale,
et pour les structures dont les déformations différées sont grandes par
rapport à la déformabilité de certains de leurs éléments (par exemple,
effet du raccourcissement différentiel des poteaux d'un immeuble de grande
hauteur sur l'état de contrainte des planchers qu'ils supportent). Il en
est de même en ce qui concerne la fatigue des poutres précontraintes, où
les pertes de précontrainte dues au fluage peuvent augmenter l'amplitude
des oscillations des contraintes.

Pour un traitement plus complet, se reporter au document


[6].
Les états-limites d'utilisation visés sont :
- l'état-limite de déformation lorsque les déformations
différées du béton ont pour effet une augmentation des
flèches,
-l'état-limite de fissuration lorsque les déformations
différées du béton ont pour effet une variation de
l'état de contrainte.

Les déformations différées du béton doivent être considé-


rées comme des déformations imposées qui modifient la
configuration initiale de déformation et/ou de contrainte
des structures. Cette influence n'est généralement impor-
tante que dans le domaine d'utilisation, du fait de la
faible déformabilité des matériaux en phase élastique. Par
contre, comme pour toute autre déformation imposée, elle
est considérablement réduite lorsqu'on approche d'un état-
limite ultime, par suite des grandes déformations anélas-
tiques du béton et de l'acier.

Il est rappelé que la modification de l'état de contrainte


causée par les déformations imposées (état de coaction)
provient de l'apparition de déformations élastiques complé-
mentaires-qui s'ajoutent à la déformation imposée, en
sorte que la déformation totale soit compatible avec les
liaisons internes ou externes du système fonctionnant
comme un ensemble géométriquement continu. Suivant qu'il
est fait appel à la seule compatibilité avec les liaisons
internes mu également à la compatibilité avec les liaisons
externes, l'état de coaction peut se manifester aussi bien
sur les sections ou éléments de la structure que sur ses
liaisons externes.
302

Ann. 7 -Déformations différ~es

En conséquence, en ce qui concerne le fluage, il [Link]


noter que la seule apparition de déformations imposées
de fluage (qui sont reliées linéairement aux déformations
élastiques, voir article 1.3.1) ne modifie pas l'état de
contraintes d'une structure hyperstatique avec liaisons
rigides soumise à des actions externes dues à des charges
(du moins, si l'on néglige l'hét~rogéneité créée par
l'armature). Inversement, l'état de déformation d'une
telle structure n'est pas modifié par le fluage linéaire
lorsqu'elle est soumise à des actions externes dues à
des déformations imposées.

2.2 FORMULATION GENERALE

En application du principe de superposition (article 1.3.1), la


déformation totale du béton est

- pour des variations discontinues de la contrainte

Et t(t,t)
o o
= En (t) +cr .@(t,t)
o o
+~~~(t,t.)ôcr
· 1
(t.)
1
( 10]

- pour une variation continue de la contrainte


t
Et t(t,t ) = e (t) + cr .~(t,t ) + ~ (t,-r)do(-r) [ 11]
o o n o o ;
to
avec :
e (t) déformation indépendante de la contrainte (retrait, dilatation
n
thermique, ••• )

~(t,-r) fonction fluage (article 1.3.1);


ôo(t.) variation de contrainte à l'instant t. ;
1. 1

do(-r) variation de contrainte dans l'intervalle de temps d-r


infiniment petit.

L'emploi de méthodes numériques d'intégration est généra-


lement nécessaire.

L'application des équations [10) et [11 ]est limitée aux


cas où l'histoire de la contrainte est connue et assez
simple. De telles conditions ne se présentent que rare-
ment; il faut alors en général, soit employer, ~u lie~
des équations [ 10] et [ 11 ] , des expressions algébriques '
obtenues en introduisant des approximations (article 2.3.Q
soit encore adopter pour la fonction fluage une loi très
simplifiée (article 2.~.2. ci-après).
303

Ann. 7 _ Déformations différées


2.3 FORMULATIONS SIMPLIFIEES

2.3.1 Eœploi d'équations algébriques

[Link] !!éE_h~d.!:_ ~e_l!!_ ~o~t!.a!_nE_e_~.!:_n~e2 !!_V5:_c_Eé .!a!.i~b!e_

Lorsque la variation de contrainte est limitée et n'excède pas 30 %


dans l'intervalle de temps (t-t ) (par exemple, évaluation des pertes de
0
précontrainte), on peut utiliser l'expression:
o(t ) o(t) + o(t ) ~
0 ~
e:tot(t,to) = e: (t) + E (t0 ) + 2E .. ", (
~ ,t, t
)
+
n
c 0 c28 °
o(t) - o(t )
0 L 1 + 1 l
+ 2 F{t) E {t ) ll2]
c c 0

Lorsque la variation de contrainte excède 30% dans l'intervalle de


temps (t-t ) (par exemple, variation de contrainte sous déformation imposée
0
constante ou variable, c'est-à-dire relaxation du béton, effet du retrait
gêné, etc.), l'intervalle de temps (t-t) doit être divisé en un nombre
0
convenable d'intervalles.

Il est intéressant de remarquer que toutes les formules


données · dans le présent article 2.3.1 peuvent être
déduites de la formulation suivante équivalente à l'équa•
tion intégrale de l'article 2.2 ci-avant :

1 cp(t,t )
etot (t, to)=en (t)+o(to) .<ji (t, to)+[o(t)--o(to)] [ Ec (to) +x -E~c-2-8o_j

[13]
où x dépend en général de l'histoire de la contrainte. Il
n'en dépend plus, si la déformation varie selon une loi
du type :
<P(t,t )
E o E (t ) [14]
c28 c 0

où e: et e: sont des constantes, et peut alors être dé-


1 2
terminé une fois pour toutes en fonction de t et t
(tables de x : voir document [6] • Il peut encore ~tre
admis, avec une approximation suffisante, que x ne dépend
pas de l'histoire de la contrainte même si, comme c'est
soüvent le cas, la variation de déformation ne suit que
d'une façon approchée la loi [14] •

.Sous les conditions touchant à la variation de la con-


trainte et au module de déformation longitudinale indi-
quées ci-contre,l'expression de x peut être explicitée,
ce qui conduit à la formule [12] dite "de la contrainte
moyenne".
304

Ann.7- Déformations différées

2,3.1.2 !!é!_h~d!_~e_.!.a_c~n!_r_!i!!t!:_~Oï_e!!n!:_,_a.!eE_ ~ ~o~sE_a!!_t

Si la variation du module de déformation longitudinale, après la mise


en charge, peut être négligée, la formule [12] se simplifie comme suit :

0
( t) o ( t) +cr ( t 0 )
e:tot(t,t 0 ) = e: (t) + - - + <P(t,t ) [ 15]
n Ec28 2Ec28 o
te
La formule [15] revient à prendre Ec(t)=C =Ec •
28
Elle peut être tirée aussi de la formule générale
[13] en prenant en outre X= ete= 0,5.
[Link] Méthode du module de déformation totale

Lorsque la contrainte ne varie pas ou ne varie que très peu (par


exemple, calcul de la déformation sous contrainte constante, pertes de pré-
contrainte dans les sections à faible pourcentage d'acier), on peut utili-
ser la formule suivante

e:tot(t,t ) = e: (t) + o(t) L1 + <P(t,t )] [16]


0 n Ec28 o
La formule [16]revient à prendre E •Cte•E et
te c c 28
a= C et égale à la valeur finale o(t) dans [15] •
Elle peut être tirée aussi de la formule générale
[13] en prenant en outre x = 1. Elle revient à ad-
mettre que la somme de ·la déformation de fluage et de
la déformation élastique peut être calculée en prenant
en compte un module de déformation totale
Ec = Ec 28 / [1 + <P(t,t 0 )l

2.3.2 Loi simplifiée du fluage

Lorsque l'on cherche l'influence du fluage au-delà de 3 mois, on


peut utiliser l'expression approchée suivante du coefficient de fluage

<P(t,t) - 0,4 + <P [~ (t) - ~ (t )J


0 f f f 0
Ceci revient à négliger le terme ~ (t ) (voir équa-
a o
tion [5) et commentaire de l'article 1.3.2) et à
admettre que la totalité de la déformation élastique
différée se développe à la mise en charge. La défor-
mation différée fonction du temps se réduit donc à la
seule composante qui représente la plasticité diffé-
rée. Dans ce cas, la valeur du module de déformation
initiale à considérer est celle donnée à l'article
3.l.l-Al.4 du présent Eurocode (pour t = 28 jours).
0
305

Ann.7 - Déformations différées

En négligeant la variabilité du module de déformation initiale avec


l'âge de la mise en charge, la fonction fluage prend la forme simplifiée

~(t,t)
0 ·--
1
Ec28
[18]

Une fomme équivalente de l'expression [18] est :

q>(t' t )
0
. --
Ecf
1
[ 19]

avec :
Ecf = Ec 28 /1,4, module fictif de déformation initiale

= ~f/1,4, coefficient fictif de plasticité


différée.
La formule [18] permet d'utiliser dans les calculs
pratiques les résultats de la théorie du vieillisse-
ment (méthode de Dischinger). Ce procédé est valable
aussi dans le cas où l'on prévoit une grande varia-
tion de contrainte.

Par exemple, pour la variation de contrainte sous


déformation imposée E constante (relaxation du béton),
n
la solution de l'équation différentielle de Dischinger
conduit à :
cr (t,t )
c o
= En .r(t,to ) [20]

où r(t,t ) représente la fonction relaxation du béton:


0
r(t,t 0 ) • Ecf· exp {- ~ff [ef{t) - ef(t 0 )]} [21]
Dans les problèmes relatifs aux structures hétérogènes
avec liaisons internes ou externes élastiques, il est
possible de donner des solutions simples basées sur
l'emploi de coefficients correctifs de la solution
élastique (voir article~[Link] Qi-après).

2.4 EVALUATION DES PERTES DE PRECONTRAINTE

Lorsque les armatures de précontrainte sont suffisamment rapprochées


pour que l'on puisse les assimiler à une armature unique, les pertes de
précontrainte peuvent être évaluées avec un degré d'approximation suffisant
par les formules suivantes.

Dans les formules du présent article, on doit intro-


duire les valeurs de E s et~ selon l'article 1; en
outre, toutes les quantités doivent être prises avec
leur signe (négatif pour les compressions et les
raccourcissements, positif pour les tractions_et les
allongements).
306

Ann.7- Déformations différées

2.4.1 Pertes par retrait et fluage

[Link] !o~l~ ~é!_i!_é~ ~e_l!_ _!!!é!h~d~ ~e_l!. E..O~t_;_ai_n!e_m~~n~e

a~(t,t
~cr = E s (t,t o )E s +
o
).(o
cg
+ ocpo)
_ [22]
p,c+s cr ~(t,t )
;. -a. cpo [1 + o
cr 2
po
avec a = E /E
s c

~cr variation de 1~ contrainte de l'acier de précontrainte due


p,e.+s au fluage e.t au retrait;
cr contrainte initiale de l'acier de précontrainte~sous la
po
précontrainte seule;
cr contrainte du béton au niveau de l'acier de précontrainte,
cg
due au poids propre et aux autres actions permanentes;
cr contrainte initiale du béton au niveau de l'acier sous la
cpo
précontrainte seule.

La formule [22J est obtenue en appliquant la méthode


de la contrainte moyenne avec E =ete =E (voir
28
équation liS) et en égalant lescvariatigns d'allonge-
ment du béton et de l'acier au niveau du centre de
gravité des armatures de précontrainte.

Le numérateur représente la somme des effets du fluage


et du retrait sans prise en compte de l'interdépendan-
ce des phénomènes. La réduction due à l'interdépendan-
ce est représentée par le dénominateur qui est une
quantité positive et supérieure à 1.

La contrainte o est celle qui existe lorsque la


po ; 1·
precontra~nte est rea ~see apres
o# • durc~ssement
· du o# ...

béton (post-tension); dans le cas de pré-tension, la


contrainte à prendre en compte est celle qui agit
immédiatement après déblocage des ancrages.

Dans le cas où des variations ~cr . des charges


• • à d Çgl. .
permanentes [Link] es epoques t. successl.-
ves, on doit ajouter au numérateur de la ~ormule le
terme a.E [~cr .• <+> ( t, t. ) ).
cgl. 1.
[Link] !o~l~ !é!_i_!é~ ~e_l!_ .!.Oi ~is>_!_i!_i!_e_d~ fl~a_g_e
~cr p,c+s = a [ ( ç: - 1) cr
g cg
- ( E; - 1) _!__:__§_ cr
p ô cpo
+ E ( 1 - ô)
s E
s
( t ,t
o
) E )
c
[23]
où E; , E; et E; sont trois coefficients donnés par les figures 7,8 et 9
g p s
en fonction de q>(t,t ) et du rapport ô des rigidités :
0
307

Ann. 7 - Déformations différées

A A. 2
l.
ô = !l ....P. (1 + - y • ) [24]
A. I. l.p
l. 1
avec
A aire de l'acier de précontrainte
p
A.,I. aire et moment d'inertie de la section homogénéisée,
l. l.

distance de l'acier de précontrainte au centre de gravité de la


section homogénéisée.

f, S~+-~--+---+----t----+--
t+
4+·------+-------------~--~~

Figure 7 - Coefficient Ç, à introduire dans [23]


g

Figure 8 - Coefficient Ç, à introduire dans [23]


p
308

Ann. 7 - Déformations diff~rées

.Figure 9 - Coefficient~ à introduire dans [23)

La formule [23] est obtenue en imposant le respect de la


compatibilité intérieure (planéité de la section) et en
adoptant la loi simplifiée du fluage (équation [18]);
l'armature de précontrainte est traitée comme une liaison
intérieure élastique. Un procédé analogue est généralement
appliqué (voir littérature spécialisée) en cas de liaison
élastique externe (imposition de la compatibilité externe)
(par exemple, arc avec tirant). Dans ce cas, la formule
[24] doit être légèrement modifiée, et le rapport ô doit
être calculé d'une façon appropriée (voir document [6] ).

Le coefficient de fluage et le module de déformation


initiale du béton sont évalués en accord avec 2.3.2.

2.4.2 Prise en coœpte de la relaxation de l'acier


L'évaluation de la perte totale de précontrainte due au retrait, au
fluage et à la relaxation de l'acier, en tenant compte de l'interdépendance
de ces trois phénomènes, peut être effectuée au moyen de la formule
suivante :

e {t,t )E +fia + a~(t,t ).(cr +cr )


t:,.cr = s o s pr o cg cpo [25]
p,c+s+r cr (t,t )
-a~ [1+ 0
cr 2
spo
avec

/::,.cr variation de tension dans l'acier de précontrainte (négative) due à


pr
là._relaxation agissante seule; la valeur à prendre en compte est
celle qui se produirait sous une tension initiale :
t:,.cr = cr - l~ t:,.cr [26]
p pgo ' p,c + s + r
309

Ann •. 7 -Déformations différées


avec

0 contrainte initiale de l~cier de précontrainte duel la précontrain-


pgo
te et aux actions permanentes;

ba valeur estimée a priori de la perte totale, que l'on doit


p,c+s+r
contrôler par la suite avec le résultat de la formule [25]
(procédé par itération).

Le procédé indiqué permet de tenir compte d'une façon


satisfaisante de l'influence réciproque du compor~ement
rhéologique du béton et de l'acier.

La formule [25] est obtenue de la même manière que


l'équation [22] •

Etant donné que la relaxation n'est pas une fonction


linéaire de la contrainte de· l'acier, il convient
d'évaluer bo à partir d'une contrainte de l'acier
, . ~prl .
super1eure d a contra1nte moyenne.

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