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Conception technique des ponts-dalles

Le document décrit les étapes de conception générale d'un pont-dalle, notamment le choix d'une travée, les données à prendre en compte et la définition de la forme longitudinale, transversale et en plan de l'ouvrage.

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Conception technique des ponts-dalles

Le document décrit les étapes de conception générale d'un pont-dalle, notamment le choix d'une travée, les données à prendre en compte et la définition de la forme longitudinale, transversale et en plan de l'ouvrage.

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Conception générale

Un pont-dalle comme tout ouvrage d'art doit allier les qualités fonctionnelles, économiques et
esthétiques.
Le rôle fonctionnel de l'ouvrage (portance, capacité d'écoulement du trafic, facilité d'entretien
et sécurité pour les usagers) est évident et constitue sa destination même. Il en est de même
pour ce qui concerne le côté économique. Quant à son aspect, c'est-à-dire la beauté et
l'intégration dans le site, celles-ci le rendent digne de sa qualification d'ouvrage d'art.
La conception (technique et esthétique) d'un pont-dalle comme celle de tout ouvrage d'art se
fait normalement en allant du général vers le détail, par étapes et par affinements successifs.
En d'autres termes, la conception générale {type d'ouvrage, nombre, répartition et longueur
des
travées, longueur totale de l'ouvrage et silhouette...) doit précéder la conception de détail
(équipements, corniches, parements, peinture...). Il importe de le souligner, car des démarches
inverses à cette règle de bon sens ne sont pas inexistantes, particulièrement en matière de
recherche d'aspect. En somme, concevoir est une tâche complexe et on ne peut l'accomplir de
façon adéquate sans un minimum d'organisation.

1. Elévation et coupe longitudinale


Le profil longitudinal fait partie des premiers éléments à définir dans la conception d'un
ouvrage par un travail commun entre projeteurs de tracé et concepteurs d'ouvrages d'art. De
plus, on apprécie l'aspect d'un ouvrage à travers son profil longitudinal.
Il convient par conséquent de donner à ce profil une ligne harmonieuse en évitant toute
discontinuité de courbure sur l'ouvrage. On adopte, à cet effet, des profils soit
en arc de cercle soit en alignement droit, mais jamais des profils mixtes comportant à la fois
des droites et des cercles.

Figure
La conception en élévation et en coupe longitudinale comporte trois grandes parties qui sont :
 Le choix d’une travure
La travure est le résultat du nombre et de la longueur des travées ainsi que la répartition de
cette dernière constitue une étape importante dans la conception des ponts dalles.
La tâche du concepteur consiste alors à collecter toutes les données relatives au
franchissement. L'analyse de ces données permet de dégager une ou plusieurs possibilités
d'implantation des appuis et donc de répartition des travées. On adopte parmi ces possibilités
celles qui respectent la "bonne proportion" entre la longueur de chaque travée et la hauteur
des appuis qui l'encadrent d'une part et entre la longueur des travées prises les unes par
rapport aux autres d'autre part.
- Les données géométriques et géographiques
Elles concernent aussi bien le profil en long que les obstacles à franchir. Ces derniers peuvent
être des voies routières ou autoroutières (élargissables ou non), des voies ferrées (électrifiées
ou non), des cours d'eau (navigables ou non) ou des ouvrages d'art (en site urbain ou en
zone d'échangeur, notamment).
L'objectif principal est non seulement de conserver la régularité et l'harmonie du profil en
long mais aussi de ménager des ouvertures suffisantes pour respecter les gabarits imposés, les
conditions de visibilité, ainsi que toutes les contraintes spécifiques à l'ouvrage. Ces
contraintes peuvent résulter soit d'une situation particulière (proximité d'une voie d'insertion
par exemple), soit de considérations imposées par les phases de travaux soit aussi d'une
possibilité d'augmentation du nombre de voies dans le futur.
- Les données géotechniques
Elles concernent non seulement la portance du sol de fondation et les tassements de ce
dernier, mais aussi les risques d'affouillements.
En particulier, lors de l'étude préliminaire, le concepteur devra collecter les sondages de la
campagne générale de tracé fait à proximité de l'ouvrage ainsi que toutes les données
existantes (carte géologique, sondages d'ouvrages déjà réalisés...). La difficulté de certains
sites (zones karstiques ou sols compressibles) plaide en faveur d'un nombre minimal d'appuis.
- Les données hydrologiques
Elles résultent des renseignements concernant le cours d'eau franchi tels que le débit, le
niveau des crues pour lesquels il convient de réserver des "sections mouillées" ou des
"revanches" suffisantes. Cette précaution devient indispensable lorsqu'en période de crue, le
cours d'eau en question charrie des corps solides tels que troncs d'arbres, glaces.
- Autres données
Ces données concernent essentiellement les réseaux. En site urbain ceux-ci peuvent parfois
poser un problème lorsqu'un appui doit être implanté juste sur leur tracé et qu'il est impossible
de les éviter ou de les déplacer. Dans un tel cas, la solution doit être recherchée au niveau des
fondations pour assurer au mieux la transmission des charges jusqu'au sol de fondation en
présence des obstacles en cause.
Enfin, les données qui concernent les charges à admettre sur l'ouvrage et qui constituent sa
destination même. A ce propos, une passerelle pour piétons peut, par exemple, comporter des
appuis plus espacés qu'un pont-route et, à plus forte raison, qu'un pont-rail.
 Longueur du tablier
L'implantation des appuis définit non seulement la longueur et la répartition des travées, mais
également la longueur totale de l'ouvrage, c'est-à-dire la longueur comprise entre ses appuis
d'extrémité.
Cette longueur d'ouvrage contribue, à son tour, à la définition du découpage de l'ouvrage en
une ou plusieurs longueurs comprises entre joints de dilatation.
Ce découpage doit être conçu de façon à limiter le nombre de joints intermédiaires sur
l'ouvrage, pour les raisons suivantes :
- ces joints, malgré leur coût relativement élevé, nuisent au confort des usagers
et renchérissent l'entretien de l'ouvrage ;
- le dédoublement des appareils d'appui (de part et d'autre du joint) au niveau
d'un appui intermédiaire entraîne un sur- épaississement soit du sommier, soit de
l'appui lui-même, ce qui nuit en général à l'aspect de l'ouvrage.
- sur le plan du comportement de la structure, on préfère, dans la mesure du
possible, la continuité à 1'isostaticité.

2. Vue en plan
Des dessins de vue en plan (exécutés à une échelle appropriée) sont nécessaires pour mieux
juger de l'opportunité du choix de 1'implantation des appuis dans leur environnement et tenir
compte des contraintes particulières. C'est le cas, par exemple, lorsque la voie franchie
comporte une voie de sortie pour laquelle il faut respecter une distance minimale de visibilité
entre les appuis et le musoir. De même, dans le cas de franchissement urbains, on évite
l'implantation des appuis trop près des bordures de tels appuis devenant dangereux pour la
circulation surtout après un virage.

Figure

3. Coupe transversale
D'une façon générale, la section transversale résulte principalement de la longueur des
travées, celle-ci étant elle-même définie à partir de l'implantation des appuis. Cette section
transversale dépend également, mais dans une moindre mesure, de la largeur du profil en
travers de la voie portée.
La forme transversale d'un tablier-dalle est fonction de la largeur de la voie portée et de ses
dévers transversaux nécessités par l'écoulement des eaux et par la courbure en plan éventuelle.
Le dévers transversal minimal est de 2,5% (en double pente) pour les ouvrages rectilignes et
de 2,5% à 6% (en simple pente) suivant le rayon de courbure en plan dans le cas d'ouvrages
courbes. Ces valeurs doivent être considérées comme valeurs minimales même en présence
d'une pente longitudinale.

Figure
La largeur droite de la dalle est, suivant la voie portée, généralement comprise entre 5,50 et 16
mètres, encorbellements compris.
Par ailleurs, les tabliers-dalles de largeur supérieure à une quinzaine de mètres, donnent lieu,
outre l'effet de tunnel souvent désagréable pour les utilisateurs de la voie franchie, à des
problèmes particuliers dont la solution doit être recherchée dans les dispositions constructives.
En effet, pour les tabliers-dalles de largeur dépassant 15m, afin de les rendre peu vulnérables
aux effets de déformations imposées {tassements du cintre ou des appuis, gradient de
température) il est conseillé dans la mesure du possible de les concevoir en demi-tabliers
séparés par un vide central ou par un joint de faible épaisseur. Le monolithisme transversal
n'est à conserver, au prix des dispositions particulières (renforcements locaux), que devant
l'impératif de continuité transversale de roulement.
4. Biais et courbure en plan
5. Appuis et appareils d’appui
6. Etude esthétique
7. Fondations

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