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E-management : Transformations et Outils

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KOFFI MOÏSE KONAN
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INTRODUCTION

A l’heure de la mondialisation libérale, la guerre économique ouvre un nouveau


champ de bataille : celui de l’information. La connaissance et le contrôle de
l’univers informationnel dans lequel évoluent Les entreprises, de la simple PME
à la firme multinationale, constituent une composante-clé de leur survie. Comme
une immense toile d'araignée, se met en place une « société de l'information
globale » dopée par l'essor des nouvelles technologies. Profitant de la révolution
numérique, une infrastructure de l'information se déploie à l'échelle de la
planète qui favorise l'interconnexion des acteurs du jeu économique. Cette
arrivée accélérée des TIC dans les entreprises a eu pour effet de modifier les
pratiques managériales faisant apparaître un nouveau concept de management, le
e-Management ou management électronique, qui trouve un écho croissant dans
la littérature académique.

I. CONCEPTS DE BASES DE L’E-MANAGEMENT

1. Définition :

a) L'e-management
L'e-management l'intégration, au sein de l'entreprise, d'outils basés sur les
nouvelles technologies de l'information et de la communication, pour en
améliorer le fonctionnement. Pour Michel Kalika : le e-management comme
l’intégration dans l’ensemble des processus de management, précisément
la finalisation, l’organisation, l’animation et le contrôle, des impacts et des
opportunités des nouvelles technologies de l’information et de la communication
(NTIC)

b) Le management
Le management (ou la gestion) est l'ensemble des techniques d'organisation de
ressources qui sont mises en œuvre pour l'administration d'une organisation,
dont l'art de diriger des hommes, afin d'obtenir une performance satisfaisante.
Ces ressources peuvent être financières, humaines, matérielles ou autres. On
entend par organisation une entreprise, une administration ou même une
association.
HISTORIQUE 
Imaginez que vous ayez besoin d’informations sur les performances de votre
service par rapport aux normes de production .Il ya trente ans de cela, il fallait
certainement soumettre une requête au service de contrôle des opérations ; la
réponse pouvait prendre plusieurs semaines et vous parvenait sous une forme
imposée par les procédures de ce même service. Depuis la fin des années 70, un
nombre croissant des entreprises ont recours à des bureaux automatisés, des
robots pour la production, des logiciels ….
 En 1999, le e-Management a vu le jour, il a pour origine le gouvernement
fédéral américain qui l’utilisé dans les domaines de : la planification, l'ingénierie
des infrastructures, le développement d'applications et de sécurité de
l'information. Aujourd’hui, vous obtenez ces informations presque
immédiatement depuis votre ordinateur, sachant qu’elles seront en outre
personnalisées en fonction de vos besoins.

II. CONCEPT D’E-MANAGEMENT

(Intranet – extranet) par un nombre grandissant d'acteurs l'entreprise.


L'acculturation technologique s'accompagne de l'implication de l'utilisateur dans
la démarche de projet. L’e-Management se traduit par l'utilisation de ces
technologies par l'encadrement dans l'exercice quotidien de la gestion des
hommes en matière d'animation, d'accompagnement et de reporting des équipes.
Dans ce contexte, il s'exprime dans la formalisation des procédures internes de
l'entreprise relationnelle, la flexibilité et l'évolutivité des technologies
développées, la fluidité des processus décisionnels, l'adaptation du management
à ce nouveau contexte. Il se traduit surtout dans l'utilisation des nouvelles
technologies dans la démarche managériale, dans la problématique d'animation
des hommes et de gestion des équipes. Le deuxième constat se fonde sur
l'émergence de la notion de e-Management du fait de l'utilisation des
technologies du web (internet – au sein de
La figure 1 précise la complémentarité des deux dimensions (technique à gauche
et sociale à droite) d'un dispositif web. Le centrage actuel sur la formalisation
des procédures internes, comme sur l'implication managériale, met l'accent sur
la « maîtrise d'usage », comme facteur essentiel de la performance
technologique. La prise en compte des quatre dimensions du schéma
conditionne, pour une entreprise, sa capacité d'e-Transformation.

III. LES PRINCIPAUX OUTILS DE L’E-MANAGEMENT :

1. Intranet : 
Un ensemble de services Internet (par exemple un serveur web) interne à un
réseau local, c'est-à-dire accessible uniquement à partir des postes d'un réseau
local.
Le principal intérêt d'un intranet est de pouvoir mettre un ensemble de
documents de tous types (textes, images, vidéos, sons, etc.) à la disposition de
tous les employés. Ses applications concrètes sont multiples : mise à disposition
d'informations sur l'entreprise ou de documents techniques, moteur de recherche
de documentations, échange de données entre collaborateurs, gestion de projets,
aide à la décision, messagerie électronique, forum de discussion, chat en direct,
visioconférence, etc.

2. Extranet :
Une extension du système d'information de l'entreprise à des partenaires situés
au-delà du réseau. Un extranet n'est donc ni un intranet, ni un site internet. Il
s'agit d'un système supplémentaire offrant à certains des partenaires privilégiés
d'une entreprise (filiales, clients, fournisseurs, etc.) un accès à certaines de ses
ressources informatiques, par l'intermédiaire d'une interface Web.
3. Internet (ou net)
Le réseau mondial bâti autour de routeurs employant un protocole (Internet
Protocol). Internet est composé de plusieurs sous-ensembles distincts qui
représentent chacun une porte d'accès indépendante au réseau :
 le World Wide Web (Web : échange de documents),  le Mail (courrier
électronique), l'Usenet (Newsgroups ou forums de discussion en temps différé).

IV. LES CARACTERISTIQUES DE E-MANAGEMENT

1. La spécialisation de l’E-mangement
La spécialisation consiste pour une entreprise à privilégier une activité ou un
métier unique. Cette stratégie passe par une mobilisation, une concentration et
un renforcement constants des ressources de l'entreprise sur un seul DAS, afin
d'y acquérir une position concurrentielle forte. Cette voie de développement
mono-activité est pertinente lorsque le domaine d'activité est porteur d'avenir.
Elle s'impose quand un recentrage est nécessaire pour atteindre une taille
critique dans un seul DAS, obligeant l'entreprise à se désengager de ses autres
activités.

2. La coordination de l’E-management
La coordination est, au sein d'une organisation, l'une des fonctions-clés
du management qui consiste à assurer pour un ensemble de personnes et de
tâches, d'une conjonction des efforts en vue d'un objectif commun. Cette
coordination peut nécessiter un coordinateur dédié dont le est de modifier
l'environnement pour qu'il favorise au maximum les interactions entre les
membres d'un groupe, ou relever des attributions courantes de l'encadrement et,
en entreprise, des membres du comité de direction, en couvrant de façon
transverse les différentes divisions, services ou départements (issus
d'une départementalisation).
Son importance a été mise en avant par tous les théoriciens du management :
Henri Fayol, Luther Gluck, Mary Parker Follett, James March, Herbert Simon,
etc. mais il faut attendre le Canadien Henry Mintzberg puis les Belges Jean
Nizet et François Pichaud pour voir reprendre une réflexion de fond initiée en
1932 par Mooney et Reiley.

V. TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET MANAGEMENT DE


L’INFORMATION.

Le terme TIC s’avère extrêmement délicat à utiliser dans la mesure où chaque


locuteur en a sa propre représentation. Cette polysémie est quelque peu nuisible
à l’étude des effets de ces technologies. Par conséquent, il est nécessaire de
rendre explicite l’ensemble des technologies de l’information que nous avons
retenues dans notre réflexion avant de souligner les modifications qu’elles
provoquent sur la gestion de l’information dans l’entreprise.

1. Technologies de l’information et management de l’information.

L’ensemble des technologies de l’information présentées modifient la gestion de


l’information au sein des entreprises. Quelles que soient les technologies ou
applications retenues, celles-ci aboutissent aux modifications suivantes :
- Dématérialisation de l’information. La dématérialisation croissante de
l’information est la conséquence directe des technologies numériques qui ont
permis ces dernières années de dépasser la simple numérisation du texte pour
autoriser aujourd’hui la dématérialisation des supports physiques du son et de
l’image. Cette caractéristique facilite le transport et donc la diffusion de
l’information au sein de l’entreprise.
- Disponibilité de l’information. L’information est accessible par le biais d’un
Intranet, directement par un poste connecté au réseau (au sein de l’entreprise ou
à l’extérieur) ou encore grâce à la téléphonie mobile. Les contraintes de temps et
d’espace sont dès lors considérablement modifiées.
- Accessibilité. L’information est plus facilement accessible dans la mesure où
l’utilisation des technologies Internet sur le poste utilisateur conduit à
l’unification de l’interface homme-machine et à une homogénéisation de
l’ergonomie des applications informatiques. Second aspect, l’intranet, les
entrepôts de données ou les ERP rendent l’accès à l’information beaucoup plus
aisé dans la mesure où obtenir une information ne dépend plus uniquement de
relations informelles ou de procédures internes;
l’information est dans le système d’information de l’entreprise.
- Diversité de l’information. Les technologies internet, par l’ouverture qu’elles
offrent, accroissent la diversité des sources d’information tant internes
qu’externes.
- Indexation de l’information. L’accès à de l’information structurée ou non se
propage grâce au développement des intranets et des sites internet. La recherche
d’information repose désormais sur des requêtes logiques. Dans un autre
registre, le développement des bases de connaissance et de la gestion des
connaissances amène à la formalisation de connaissances et de savoirs. Ceux-ci
sont désormais accessibles par le biais de requêtes reposant sur des indexations
de concepts ou de notions.

2. Vers le e-management.

Pour tenter de définir ce que le e-management recouvre, il nous semble


nécessaire de préciser ce que nous entendons par management. Les visions
classiques du management doivent tenir compte du caractère étendu de
l’entreprise. En effet, avant même l’émergence des nouvelles technologies de
l’information, un vaste mouvement d’externalisation et de constitution de
systèmes d’offre est largement perceptible. Ces réseaux de chaînes de valeurs
trouvent dans les nouvelles technologies un support naturel à leur
développement, provoquant la dispersion des ressources de l’entreprise
traditionnelle dans une entreprise virtuelle en permanente reconfiguration au gré
des évolutions de la demande.

3. Du management de l’entreprise étendue au e-management.

En quoi les nouvelles technologies de l’information transforment-elles le


management de l’entreprise étendue ? Pourquoi peut-on parler d’un e
management dans ce cas là ? La différence essentielle réside dans la
collaboration entre les partenaires d’un tel réseau. Cette collaboration est
aujourd’hui rendue plus facile par les technologies Internet et par
l’interconnexion des systèmes de production. De fait, la collaboration loin de se
limiter aux seuls flux logistiques de marchandises, s’étend désormais à la
conception mais aussi à la production. L’ingénierie simultanée est un aspect bien
connu de cette forme d’organisation, mais c’est l’interconnexion des systèmes
de production qui mobilise aujourd’hui l’attention avec comme objectif un outil
de production modulaire, flexible capable de réagir rapidement aux
modifications de spécifications directement données par le client au travers
d’une interface Web.

Cette nouvelle forme de coopération se traduit par la mise en place de dispositifs


qui portent sur une intégration croissante des chaînes de valeur. Le Collaborative
Planning Fore casting and Replanissement (CPFR) est un bon exemple de cette
collaboration accrue. Cette pratique d’ECR2 intègre une gestion commune des
approvisionnements mais également des politiques commerciales (comme les
campagnes promotionnelles), les prévisions de ventes et la planification de la
production. Dans le domaine de la conception et planification, on assiste au
développement de pratiques comme le Collaborative Design and Manufacturing
Systems qui porte sur l’amont de la chaîne de valeur. Ces dispositifs reposent
sur des outils de travail collaboratif à distance (groupware) et l’interconnexion
des systèmes d’information par le biais d’extranets ou de places de marchés
dédiées. La collaboration permet de limiter pour toutes les parties prenantes
plusieurs types de coûts au premier rang desquels les coûts de stockage.
Connaissant parfaitement les quantités demandées, l’entreprise ne produit que ce
qui est nécessaire et limite ainsi les coûts de stockage de produits semi-finis et
produits finis parce qu’elle n’a pas à anticiper de façon plus ou moins fiable la
demande qui lui est adressée. Les besoins en fonds de roulements en sont
diminués d’autant. Par ailleurs, en conception et production, la collaboration
permet d’éviter de nombreux coûts liés à la coordination des
projets ; l’utilisation d’outils communs permet d’éviter de nombreux allers-
retours entre partenaires et permet de gagner un temps précieux dans le
développement des nouveaux produits. De fait, les coûts de contrôle des
fournisseurs sont également diminués et les asymétries d’information sont
abaissées puisque tous les partenaires travaillent sur la même information.

VI. METHODOLOGIES DE L’OBSERVATOIRE DU E-


MANAGEMENT

L’observatoire du e-management mobilise plusieurs méthodes afin de collecter


et traiter l’information. Deux enquêtes principales, l’une auprès de salariés,
l’autre auprès des directions d’entreprises, sont complétées par des entretiens
qualitatifs auprès de managers . Ces enquêtes portent à la fois sur le degré de
diffusion des outils électroniques et sur les modifications perçues des pratiques
managériales et des compétences individuelles. Etant donné l’étendue de
certains outils électroniques et l’extrême diversité des pratiques de
mise en oeuvre et d’utilisation dans les entreprises, l’étude identifie les
fonctionnalités effectivement implantées dans les entreprises au travers du
premier questionnaire auprès des salariés. A titre d’exemple, le terme Intranet
recouvre des outils fort différents d’une entreprise à l’autre. Aussi, ce sont les
fonctionnalités disponibles qui sont étudiées et non l’Intranet en général. Afin de
préciser les outils étudiés, ceux-ci sont définis en annexe.

CONCLUSION
En conclusion de ce panorama partiel de l’impact d’internet sur les sciences de
gestion et plus particulièrement sur le management, il apparaît clairement que
l’émergence d’un e-management se confirme et qu’il se nourrit à la fois de
paradigmes anciens qui sont adoptés aux contextes actuels et paradigmes
nouveaux. Internet et plus généralement les nouvelles technologies de
l’information et de la communication jouent aussi le rôle d’accélérateur
d’évolution déjà en cours.
De nouvelles pistes de recherche s’ouvrent donc pour les chercheurs en sciences
de gestion et il convient qu’ils s’y engagent rapidement afin d’éviter un cruel
écart entre leurs thèmes de recherche et de préoccupation des entreprises

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