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Apprendre l'arabe en 10 leçons

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APPRENEZ

A LIRE ET A
ECRIRE
L’ARABE LITTERRAIRE

COURS
INDIVIDUELS
en 10 leçons
(d’une demi-heure chacune)

PEDAGOGIE ORIGINALE ET
EFFICACE

Abû Muhammad At-Talûchî


abu_mohamed_amine@[Link]
Safar 1433 (Janvier 2012)
Apprenez à lire et à écrire l’arabe littéraire

Séance n°1 (Il y a 10 séances en tout)

Lettres initiales :
C’est comme en français, où la lettre « z » se lit « Zed » ; c’est la lettre initiale, mais on
n’utilisera pour les mots que le début

Positions de la lettre :

Règle de lecture : Les Voyelles courtes (ou brèves)


Il y a 28 lettres dans l’alphabet arabe. Ce sont toutes des consonnes. Les voyelles
se rajoutent sur les lettres. On vocalisera donc les lettres par les signes suivants :

Exercices : Ecrire en phonétique les mots arabes suivants.

(Les mots suivants n’ont aucune signification ; c’est seulement pour apprendre à lire)
Apprenez à lire et à écrire l’arabe littéraire

Séance n°2
Lettres initiales :

Positions de la lettre :

Règle de lecture : Les Voyelles longues


- Les Voyelles longues indiquent qu’il faut prolonger la voyelle courte qui
est sur la lettre précédente. Ce sont donc les prolongations des voyelles :
a – ou – i

- En phonétique, la voyelle que l’on prolonge aura un chapeau au dessus : â


– oû – î

- Exemple en arabe avec la lettre Ba :

× = On accroche rien après


Exercices : Ecrire en phonétique les mots arabes suivants.
Apprenez à lire et à écrire l’arabe littéraire

Séance n°3
Lettres initiales :

Positions de la lettre :
× = On n’accroche rien après

Règle de lecture : La Chaddah


La Chaddah, soit un petit w au dessus d’une lettre, indique qu’il faut doubler la
lettre, c’est-à-dire d’abord bloquer la lettre, puis la lire avec sa voyelle. En
phonétique, on écrira deux fois la lettre qui a une chaddah. Exemple :

Mon Seigneur Rabbî

C’est comme si on l’avait écrit ainsi :

On trouvera parfois la voyelle « i » juste en dessous de la chaddah :

A savoir : Lorsqu’on s’arrête à un mot, il est mieux de bloquer la dernière lettre.


Exemple :

Un entraînement
(Il est mieux de dire « tadrîb » au lieu de « tadrîboun »)
Par contre lorsqu’il y a une prolongation à la fin, on ne bloque pas.

Exercices : Ecrire en phonétique les mots arabes suivants :

Apprenez à lire et à écrire l’arabe littéraire


Séance n°4

Lettres initiales :

Positions de la lettre :

Règle de lecture : Le « Ta » marboûtah

Le « Ta » marboûtah, soit un « ha » avec deux points au-dessus, ne se trouve qu’à


la fin d’un mot, en général féminin. Exemple :
( (
Un Témoignage / une attestation (
Lecture du « ta » marboûtah :

Si un mot contenant le « Ta » marboûtah se trouve à la fin


d’une phrase ou est lu seul, on lira le « Ta » marboûtah comme
un « ha » ( ), que l’on bloquera. Pour l’exemple, nous
disons : Chahâdah

Mais si ce mot est suivi de quelque chose qu’on lira à la


suite, alors le « ta » marboûtah sera lu comme un « ta » ( )
avec sa voyelle.
Pour l’exemple nous disons : Chahâdatoun

Exercices : Ecrire en phonétique les mots arabes suivants.


Apprenez à lire et à écrire l’arabe littéraire

Séance n°5
Lettres initiales :

Positions de la lettre :

Règle de lecture : L’article défini et indéfini


Rappel : Article défini comme en français : le – la –l’ – les
Article indéfini comme en
français : un – une – des
Pour l’article défini, il y a ce qu’on appelle, au début du mot, un « alif-lem »
avec, sur le « alif », une dammah ( ) écrasé ( ) qu’on appelle « hamzatou-l-
wasl ». Il n’y a jamais de « tanwin » à la fin. Exemple :

La Porte el bâbou
(On prononce « èl », comme l’article défini en espagnol)

Si, par contre, il y a quelque chose avant l’article défini, on ne lira jamais le
« alif ». Exemple :

Et la prison Wa-l-habsou (« wa » veut dire « et »)

Pour l’article indéfini, on ne met pas de « alif-lem » au début du mot, tout


simplement. Et il y aura généralement un « tanwin » à la fin. Exemple :

Une Porte bâboun

Exercices : Ecrire en phonétique les mots arabes suivants :


Apprenez à lire et à écrire l’arabe littéraire

Séance n°6
Lettres initiales :

Positions de la lettre :

Règle de lecture : L’Article défini (Suite)


Si, à la suite de l’article défini (« alif-lem »), la lettre a une chaddah, on ne lira
jamais le « lem ». Exemple :

L’étudiant At-Tâlibou
Donc, s’il y a quelque chose avant, on ne lira pas le « alif », car il y a quelque
chose avant, et on ne lira pas le « lem », car il y a une chaddah après. Exemple :

Et la neige wa-th-thaldjou
Apprenez à lire et à écrire l’arabe littéraire

Séance n°7
Lettres initiales :

Positions de la lettre :

Règle de lecture : Le « Lem-Alif »


Lorsque la lettre « lem » est suivi de la lettre « alif », on écrit ce qu’on appelle le
« lem-alif », soit :
- Lorsque la lettre qui précède ne s’accroche pas :

- Lorsque la lettre qui précède s’accroche :


On n’accroche rien après le « lem-alif ».

Exemple : La Terre (planète) El-Ardou


Donc, dans le « lem-alif », on lit d’abord la lettre « lem » avec sa voyelle qui se trouve à
droite ; ensuite on lit, séparément et sans liaison, la lettre « alif » avec sa voyelle qui se trouve à
gauche.

Exercices : Ecrire en phonétique les mots arabes suivants :


Apprenez à lire et à écrire l’arabe littéraire

Séance n°8
Lettres initiales :

Positions de la lettre :

Règle d’écriture : Le hamza


C’est une règle d’écriture, et non de lecture, afin de savoir comment écrire le hamza.

Lorsque le hamza se trouve au début, il est sur un « alif ». Exemple :

(Rupture de jeune) (Ma s ur) (J’écris)


Lorsque le hamza est au milieu, cela dépend :
- Si le hamza ou la lettre précédente a pour voyelle une kasra (un
« i »), alors on écrira le hamza sur un « ya » au milieu sans les deux
points. Exemple :
El-bi’rou fi’atoun
Sou’ila
(Le Puit) (Une troupe) (On l’a questionné)
- Si le hamza ou la lettre précédente n’a pas de kasra (de « i ») mais a pour
voyelle une dammah (un « ou »), alors on écrira le hamza sur un « waw ».
Exemple : ra’oufa djarou’a

(Il a eu pitié) (Il a osé/risqué)

- Si le hamza ou la lettre précédente n’a ni de kasra (de « i ») ni de dammah (de


« ou »), alors on écrira le hamza sur un « alif ». Exemple :

(Il a questionné) sa’ala

Lorsque le hamza est à la fin (même si un « ta » marbouta le suit) et


qu’il est précédé d’une prolongation, alors on écrira le hamza seul. Exemple :

(L’épreuve) el-balâ’ou (la lecture) el-qirâ’atou

Exercices : Ecrire en phonétique les mots arabes suivants :


Apprenez à lire et à écrire l’arabe littéraire

Séance n°9
Lettres initiales :

Positions de la lettre :

Règle de lecture :
Si une prolongation est suivie d’un article défini (soit un « alif-lem) on ne lira donc pas la
prolongation. (Pour l’exemple, voir page suivante).

Parfois, nous trouvons dans certains mots, la prolongation de la voyelle « i » (du


kasra) pour prolonger la voyelle « a » (le fatha). Exemple :

Moûsâ Une nouvelle (bouchrâ)


(Sans les deux points en bas)

Quelques prépositions :
Des fois Signifie au-dessus, exemple :
Allâh est au dessus des cieux (littéralement : ciel)

Exercices : le bateau est sur la mer

le combattant est devant ses ennemis

les ennemis sont derrière leurs murailles

Ahmad est vers l’école

Le chat est sous la table


Apprenez à lire et à écrire l’arabe littéraire

Séance n°10
Lettres initiales :

Positions de la lettre :
× = On accroche rien après

Règle de lecture :

Lorsque le mot indéfini a à la fin comme tanwin le « an » ( ) alors on rajoute un « alif » de


prolongation qu’on ne prononcera pas. Exemple :

Il a tué un loup (Qatala dhi’ban)

Si on s’arrête on peut prononcer seulement un « a » prolongé à la fin. Exemple :


J’ai égorgé un mouton
(« Dhabahtou kharoûfa » au lieu de « Dhabahtou kharoûfan »)

Donc on aura toujours un « alif » de prolongation à la suite du tanwin « an » exception faite au


« ta » marboûtah :

Elle a mangé une pomme

Exercices : Ecrire en phonétique le dialogue suivant.

Dialogue

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