Les
stations d’épurations :
fonctionnement et valorisation des
boues.
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L’Eau, un besoin vital
L’eau est essentielle à la vie et au développement
Etres humains
Alimentation
Hygiène
Usages domestiques
Agriculture
Industries
Biodiversité
Source : Unesco
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La consommation d’eau en Belgique
Eaux souterraines : 385 millions de m3/an
Eaux de surface : 2 230 millions de m3/an
85% restitués aux cours d’eau (eau de refroidissement)
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3
Les pressions sur la demande mondiale
Les prélèvements d’eaux douces ont triplé en 50 ans
Croissance démographique
Augmentation de 80 millions de personnes/an
Augmentation demande en produits agricoles
Secteur le plus gourmand en eau (70% ensemble consommation)
Évolution modes de consommation alimentaire
Augmentation demande en viande et produits laitiers dans pays émergents
Consommateur chinois : de 20 kg viande à 50 kg entre 1985 et 2009 (125 kg en 2002
aux USA)
Production de biocarburants
1L de biocarburant Æ 1000 à 4000 L d’eau
Production d’éthanol a triplé entre 2000 et 2007 pour atteindre 77 milliards de
litres en 2008
Augmentation des besoins en énergie
Eaux de refroidissement
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Eau douce: des réserves limitées
Eau douce disponible = 1 % de la totalité des eaux
Au XXème siècle:
multiplication de la population par 4
multiplication de la consommation d’eau par 7
38% de la population en situation de ‘contrainte
hydrique’
Préservation de la ressource
ET épuration des eaux usées
Source : Eau et développement, RGS, Gestion des connaissances
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Qu’est ce qu’une eau usée?
Eaux usées (eaux polluées): Eaux de qualité dégradée de nature à
contaminer les milieux dans lesquelles elles sont déversées.
Pollution biologique = contamination par des micro‐organismes, vecteurs de
maladies
Pollution chimique = contamination par des produits chimiques, dont la
toxicité est encore mal connue pour certains
Eau épurée : Eau qui sort d’une station d’épuration et qui peut être rejetée
sans danger pour le milieu naturel (conformité aux normes de rejet) ou bien
être réutilisée. Une eau épurée n’est pas potable, même après désinfection.
Eau potable : Eau qui satisfait à un certain nombre de caractéristiques
(couleur, odeur, substances toxiques, paramètres biologiques) la rendant
propre à la consommation humaine.
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La charge polluante d’une eau usée
Les matières solides en suspension, MES
Sables, graviers, argile, mégots,…
Les matières organiques et minérales
Nature diverse:
Carbone organique = pollution principale à éliminer
Matières azotées = seconde source de pollution
‐ Sous forme organique dans l’eau usée fraîche (urée, protéines)
‐ Partiellement sous forme minérale après passage dans le réseau
d’égouttage (ammoniaque)
Matières phosphatées
‐ Phosphates minéraux et organiques (lessives, engrais)
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7
La charge polluante d’une eau usée
Les substances chimiques et toxiques
Acides, bases, pesticides, herbicides, colorants,…
Germes pathogènes et virus
Origine: excréments, eaux usées hospitalières,…
Micro‐organismes dans les eaux usées peuvent être pathogènes
Bactérie : micro‐organisme unicellulaire se répliquant librement, ni animal,
ni végétal. Certaines formes sont pathogènes.
Virus : micro‐organisme infectieux se répliquant uniquement en pénétrant
une cellule
Î Troubles gastro‐intestinaux Escherichia coli, Salmonella spp. (bactéries)
Î Maladie du foie: Hépatite A (virus)
Î Choléra, typhus,…
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La charge polluante d’une eau usée
La notion d’équivalent habitant EH
Exprime la charge polluante d’un effluent
Rejet moyen de 180 L/jour
MES DBO5 DCO Azote Phosphore
90 g/j 60 g/j 135 g/j 11 g N/j 2.7 g P/j
(Tableau de bord de l’Environnement wallon, 2005)
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Lutte contre la pollution de l’eau:
de la prévention à la remédiation
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Mesures primaires : économiser la ressource
Économiser l’eau à usage domestique
Douche vs. Bain, Chasses à 2 débits, toilettes sèches
Récupération de l’eau de pluie
Traquer les fuites …
Économiser l’eau à usage agricole
Choix des cultures en fonction de leur consommation d'eau et du climat :
privilégier les cultures peu gourmandes en eau
Meilleure gestion de l’irrigation : prendre en compte l'état hydrique des
sols et les conditions climatiques
Économiser l’eau à usage industriel
Développement de procédés plus économes en eau
Refroidissement en circuit fermé
Recyclage de l'eau
Procédés par voie sèche
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Mesures primaires : limiter les polluants
Réduction de l’utilisation d’engrais, pesticides, …
Modification de la formulation de produits
Éco‐détergents
Produits biodégradables
Lessives sans phosphates
Limiter les rejets aux égoûts ou dans l’environnement
…
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Mesures secondaires : épurer les eaux usées
Techniques extensives
Lagunage naturel
Filtres plantés de roseaux (phytoépuration)
Eaux peu chargées, petites collectivités.
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Mesures secondaires : épurer les eaux usées
Techniques intensives
Stations à biomasse en suspension (boues activées)
Installations individuelles
Grandes installations collectives
Aération forcée par injection d’air
Stations à biomasse fixe (lits bactériens, biodisques,…)
Aération naturelle
[Link]
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L’épuration : BXL et Wallonie
5 principales stations de la région liégeoise
Lantin : 35 000 EH (1961 – mise à niveau 2001)
Embourg : 27500 EH (1996)
Grosses Battes : 59 000 EH (2003)
Liège Oupeye : 446 500 EH (2008)
Liège Sclessin : 200 000 EH (2009)
Bruxelles
Bruxelles‐Sud : 360 000 EH (2000)
Bruxelles‐Nord : 1 100 000 EH (2006)
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Une station d’épuration classique
Egouts
TRAITEMENT PRIMAIRE
Rivière
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Traitement primaire: Prétraitement
Dégrillage
Élimination des gros déchets (> 1cm) à l’aide de grilles (branches,
papiers,…)
Dessablage
Élimination des sables et graviers par décantation
Dégraissage
Récupération des graisses lorsque l’eau passe dans un bassin. L’injection
de micro bulles d’air permet d’accélérer la flottaison des graisses.
Élimination des principales particules et graisses
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Traitement primaire: Décantation
Décantation
Décantation des matières solides restantes dans l’eau. Les fines
particules se déposent au fond du bassin, elles seront raclées et
évacuées. Toute cette matière forme les boues primaires.
l’eau a perdu la plupart des matières en suspension.
elle est encore chargée en pollution dissoute
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Traitement secondaire
TRAITEMENT SECONDAIRE
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Traitement secondaire
Traitement secondaire ou biologique
Les matières organiques biodégradables sont assimilées dans un bassin
par des microorganismes en présence d’oxygène. (boues activées)
Les boues activées sont ensuite amenées dans un clarificateur où elles
décantent.
Une partie des boues est réinjectée dans le bassin de boue activée.
Le surplus est envoyé à la filière « boue ».
Elimine principalement la matière carbonée
N’élimine pas totalement l’azote ni le phosphore
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Traitement secondaire (Clarification)
[Link]
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Traitement tertiaire
Traitement tertiaire = finition avant rejet
De plus en plus fréquent (normes en fonction du cours d’eau)
Elimine l’azote et le phosphore en excès (risque d’asphyxie des cours
d’eau)
Azote: Différents procédés biologiques
Le traitement secondaire a transformé l’azote organique ou
minéral en nitrates (NO3), il est transformé ici en azote
gazeux (N2)
Phosphore: Procédés physico‐chimiques
Le phosphore non assimilé est précipité avec des sels de fer.
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Traitement quaternaire
Traitement quaternaire = finition avant rejet
Risque de présence d’organismes pathogènes
Uniquement pour certaines stations (normes d’eaux de baignades)
35 zones de baignade en Wallonie
7 zones non‐conformes en 2009
Désinfection des eaux
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Traitement quaternaire
Désinfections chimiques
Chloration : oxydation des membranes cellulaires
+ : destruction des bactéries, facile à mettre en oeuvre
‐ : aucune action sur les virus, stockage et manipulation de grande quantité
de produit chimique, résidus toxiques pour l’homme et l’environnement
Mode d’action : H2O + Cl2 Î HOCl + HCl
ClO- HOCl ClO- HOCl
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Traitement quaternaire
Désinfection chimique
Ozonation : oxydation des membranes cellulaires
+ : résidus de dégradation non toxiques, action sur les bactéries et les virus,
production sur place
‐ : très cher
Mode d’action : OH‐ + O3 Î O2 • ‐ + HO2 •
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Traitement quaternaire
Désinfection physique
Ultra violets : Mutation de l’ADN
+ : pas de résidus toxiques, action sur les bactéries et les virus
‐ : inactivation et pas destruction des micro‐organismes, grande
consommation d’énergie
Mode d’action : UV + Î
Unité de désinfection par les UV des eaux de sortie
d’une des stations d’épuration de Beijing (Chine)
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Traitement quaternaire
Désinfection physique
Photocatalyse : Oxydation des membranes cellulaires
+ : destruction des bactéries et des virus, dégradation de la matière
organique, résidus de dégradation non toxique, utilisation de la lumière
naturelle
‐ : pas encore utilisable à grande échelle
Mode d’action : H2O + TiO2 + ÎO2‐ • + HO2 •
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Traitement quaternaire
Photocatalyse : Dégradation de la matière organique en plus de la
désinfection des eaux.
Mode d’action : H2O + TiO2 + Î O2‐ • + HO2 •
TiO2
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La filière Boue
La filière Boue
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La filière Boue
La filière « boue »
Traitement de la biomasse en excès produite par le traitement secondaire
Stabilisation:
o Diminution de l’activité des boues
Déshydratation mécanique (de ~ 20‐50 à ~ 200‐400 g MS/L)
o Centrifugation
o Filtration
Sèchage
o Réduction odeurs, masse et volume
o Hygiénisation
o Texture pâteuse Î solide
o Augmente le pouvoir calorifique
Valorisation agricole ou énergétique
Mise en Centre d’Enfouissement Technique (voué à disparaître)
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La production de boues
1 EH ⇒ 15 à 20 kg Matières Sèches de boue (MS)
Augmentation de la production suite au niveau
croissant d’épuration
ANNÉE 1995 2000 2005 2010
50000 PRODUCTION (t MS) 14 350 23 200 33 200 45 000
Production réelle
Production de boues (Tonnes de MS)
Prévisions
40000
30000
Europe : environ 10 millions de
tonnes de matières sèches par
20000
an soit près de 40 à 50 millions
de tonnes de boue humide !!
10000
0
1990 1995 2000 2005 2010 2015
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La valorisation agricole des boues
Valeur fertilisante
azote, phosphore, potassium, calcium, magnésium, oligo‐éléments,
matières organiques,…
Normes à respecter
Éléments traces métalliques (Cd, Hg, Pb)
Polluants organiques (pesticides, détergents, HAP, …)
Micro‐organismes pathogènes (bactéries, parasites, virus, champignons)
Nature et localisation des sols
Composition du sol (acidité,…)
Distance minimale par rapport aux zones sensibles (nappes, rivières)
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La valorisation énergétique
Incinération Î valoriser contenu énergétique Î production chaleur et
électricité
Différentes mises en œuvre
30 < MS < 45% : Incinération dans un four spécifique
60 < MS < 90% : Co‐incinération avec des ordures ménagères
MS > 85%: pyrolyse ou gazéification
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Autres voies de valorisation
Biométhanisation
Production de biogaz (biologique)
Gazéification
Conversion en un gaz combustible (physico‐ chimique)
Procédé athos, Bruxelles
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Les stations d’épuration:
Des questions ?
Merci pour votre attention
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