Rapport de projet
IMPLEMENTATION DE LA METHODE DES ÉLEMENTS FINIS
EDP : équation du trafic routier
GÉNIE MECANIQUE
Rapport du projet MEF 2022
Sommaire
Introduction ……………………………………………………………….………3
Tâche 1 Familiarisation avec l'équation.. …………………………….………...……4
Tâche 2 : Formulation variationnelle. ………………………………………...……..6
Tâche 3 : Programme MEF. ………….………………………………………..……8
Tâche 4 : Résultats………………………………………………………………….9
Conclusion ……………………………….….……………………………………10
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Rapport du projet MEF 2022
Introduction
La modélisation du trafic cherche à fournir une représentation simplifiée du phénomène
de circulation automobile afin de permettre une meilleure compréhension de ses
mécanismes internes et des paramètres qui déterminent son évolution.
Plusieurs types de modèle existent et se distinguent par la finesse avec laquelle ils
reproduisent l’écoulement des véhicules. Ainsi, chaque modèle permet une représentation
plus ou moins simplifiée des phénomènes physiques.
A travers ce projet nous allons nous intéresser à étudier le modèle du 1 er ordre,
appelé aussi modèle de Lighthill Whitham et Richards (LWR), qui suppose que le système
est en permanence à l’équilibre et qui se traduit par l’équation suivante :
∂ ρ( x , t)
∂t ( 2
)
+ v f − v f ρ( x ,t )
ρm
∂ ρ( x , t)
∂x
=0
Où ρ est la densité des véhicules au point x et à l’instant t, vf représente la vitesse du
trafic lorsque la densité est nulle et ρm, densité maximale, est la densité du trafic pour
laquelle la vitesse du trafic est nulle.
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Tâche 1 : Familiarisation avec l'équation.
1. Qu'est-ce que ça décrit ?
Equation du trafic routier un enjeu important pour le développement de réseaux de circulation . Le modèle
étudié a été développé par M.J. Lighthill, G.B. Whitham et P.I. Richards pendant les années 1950.
Le modèle LWR s’intéresse à la densité de véhicules ρ(x,t) le long de la route, et il est basé sur des
équations issues de la mécanique des fluides.
Les grandeurs macroscopiques du problème sont :
· ρ (x,t) : la densité de véhicules.
· Q (x,t) : le flux de véhicules.
· v (x,t) : la vitesse moyenne de véhicules.
Ces grandeurs sont liées par la relation : Q = ρ.v
De nombreux choix possibles pour la fonction V(ρ) sont disponibles dans la littérature, à savoir la
fonction de Greenshields qui propose une fonction de vitesse linéaire :
ρ
v ( ρ ) =v f (1− )
ρm
Avec : m : la densité maximale et vf : la vitesse du trafic lorsque la densité est nulle.
Dans ce modèle, on considère une route unidimensionnelle et de longueur infinie, et nous ferons de plus les
hypothèses suivantes :
→ Il n’y a pas d’intersections le long le de la route. Ainsi, le nombre de voitures sur la route est constant.
→ Il n’y a pas de dépassement possible.
→ La vitesse moyenne v dépend uniquement de la densité de véhicules ρ
2. D'où vient l'équation ?
On fait appel à l'équation de continuité dynamique :
∂ ρ(x , t) ∂Q( ρ)
+ =0
∂t ∂x
En remplaçant Q(ρ) par son expression, on obtient :
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∂ ρ(x , t) ∂ ρ( x , t)
+Q' ( ρ ) =0
∂t ∂x
∂ρ ∂ ρ ( x , t)
⇒ +( ρ ¿ ¿ ' v + ρv ' ) =0 ¿
∂t ∂x
En remplaçant v(ρ) par son expression, on obtient :
∂ ρ(x , t)
∂t (
+(v f 1−
ρ( x ,t)
ρm
−v f
)
ρ(x , t) ∂ ρ( x , t)
ρm
)
∂x
=0
Finalement, on trouve l’équation qui gère le trafic routier, et qui s’exprime comme suit :
∂ ρ(x , t)
∂t ( 2
+ v f − v f ρ(x ,t )
ρm ∂x )
∂ ρ(x , t)
=0 (1)
3. Y a-t-il des solutions analytiques connues ?
Le modèle de LWR permet le calcul exact de ses solutions de manière assez
aisée pour des scénarios simples. Il autorise ainsi l’étude théorique du comportement du
trafic, ce qui sert de guide à la discrétisation. L’existence des solutions analytiques
permet d’étudier la cohérence du modèle et de maîtriser sa complexité .
La résolution analytique de l’équation est basée sur le concept des
caractéristiques, qui représentent les lieux du plan (x,t) le long desquels la concentration
est constante. Les solutions analytiques sont représentées dans un diagramme
espace/temps par le tracé des caractéristiques ou ensemble des droites qui portent
chacune une valeur de concentration (propagation de l’information). Ceci permet de
connaître la concentration et donc le débit en tout point x et à tout instant t.
4. Conditions aux limites du modèle
Les conditions initiales et aux limites du problème de trafic routier sont les suivants :
{ ρ ( x , 0 )=ρ0 ( x ) =0 t ≥ 0
ρ ( a ,t )= ρ ( b ,t )=0 a ≤ x ≤ b
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Tâche 2 : Formulation variationnelle
1. Discrétisation temporelle
Le modèle de LWR est un modèle dynamique.
L’équation du trafic routier:
∂ ρ(x , t) ∂ ρ(x ,t) 2 V f ∂ ρ ( x ,t )
+V f − ρ( x , t) =0
∂t ∂x ρm ∂x
Dans ce qui suit, on développera cette équation
∂ρ
On utilise un schéma explicite pour approcher
∂t
n+1
et on choisit la notation suivante : ρ ( x ,t n+1 ) =ρ
∂ ρ ρ n+1−ρn
=
∂t ∆t
ρn+1− ρn ∂ ρ 2V f ∂ ρ
+V f − ρ =0
∆t ∂x ρm ∂ n
∂ ρ 2Vf ∂ρ
ρ n +1−ρn +V f ∆ t − ρ∆t =0
∂ x ρm ∂x
Ainsi on obtient :
n +1 n 2V f ∂p
n
ρ −ρ + v f × ∆t ×( ρ¿¿ n)'− ρ ∆t =0 ¿
ρm n ∂x
On écrit ρ n +1 en fonction de ρn :
n +1 n 2V f n ∂ pn
ρ =ρ −v f × ∆ t ×(ρ¿¿ n)' + ρ ∆t ¿ (*)
ρm ∂x
1
Soit v ∈ H 0 ( Ω ) une fonction test tel que v : Ω → R
Pour obtenir la Formulation variationnelle On multiplie l’expression (*) par v et on intègre,
on obtient :
❑ ❑ ❑ ❑ n
2 vf n∂ p
∫ρ n+1
× v =∫ ρ × v −Δ t × vf ∫ ( ρ¿ ¿ n)' × v + Δ t ×
n
ρm Ω
∫ ρ
∂x
×v¿
Ω Ω Ω
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En appliquant la formule de Green, l’équation devient :
❑ ❑ ❑ ❑
∫ ρn+1 v=∫ ρ n v+ Δt . vf ∫ ρn v ' − Δt vfρ ∫ ( ρ n)
2
v’
Ω Ω Ω m Ω
Conditions aux limites :
Supposons que la modélisation des phénomènes de redémarrage : a un feu, après un péage
routier etc.
{ ρ ( x , 0 )=ρ0 ( x ) =0 t ≥ 0
ρ ( a ,t )= ρ ( b ,t )=0 a ≤ x ≤ b
La formulation variationnelle du problème nous donne :
Formulation discrète :
Soit Vh l’espace d’approximation auquel appartient ρh et v h
n
Approximation de Lagrange
{
N N
ρ ( x ) = ∑ ρ φi ( x ) ; ρ ( x )=∑ ρni +1 φ i ( x )
n n n+1
i
Pour cela on prend : i=1 i=1 *
v h ( x )=φ j ( x ) ; 1≤ j ≤ N n
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ρ ( x ) = ∑ ρ i φ i ( x ) = ( ρ 1 φ 1 ( x ) + ρ 2 φ2 ( x ) + ρ 3 φ 3 ( x ) )
n n n n n 2
Pour n= 3 :
i=1
n 2 2 2
ρ ( x )=( ρ1 φ1 ) + ( ρ2 φ2 ) + ( ρ3 φ 3 ) + 2 ρ1 φ1 ρ2 φ2 +2 ρ1 φ 1 ρ3 φ3 +2 ρ3 φ3 ρ2 φ2
∀n ∊ N, on aura :
N N N
( ρ¿¿ n ( x )) =∑ ( ρ ¿ ¿i ) φ i ( x )+ 2 ∑ ρ φi ( x ) . ρ φi−1 ( x ) +2 ∑ ρni φi ( x ) ρni−2 φi−2 ( x ) ¿ ¿
2 n 2 2 n n
i i −1
i=1 i=2 i=3
Puisque nous allons adopter la méthode des éléments finis P1, on aura : φ i ( x ) = 0 pour
i = { 3 , … , N } donc le dernier terme s’annule et l’expression de (ρ¿¿ n ( x ))2 ¿ devient comme
suit :
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N N
(ρ¿¿ n ( x )) =∑ (ρ ¿ ¿i n ) φ i2 ( x )+ 2 ∑ ρni φi ( x ) . ρin−1 φi−1 ( x ) ¿ ¿
2 2
i=1 i=2
❑ N ❑ N ❑ N
vf
∫∑ ρ n+1
i φi φ j=∫ ∑ ρ ( φ ¿ ¿ iφ j )+ Δ t . vf ∫ ∑ ρ i (φ ¿ ¿ i φ j ' )− Δt
n
i
n
ρm
¿ ¿ ¿’)
Ω i =1 Ω i=1 Ω i=1
Formulation matricielle :
n+1 n n n2
Mρ =M ρ + K ρ + A ρ +C Bn (**)
( )
n n
ρ1 ρ2
n n
ρ2 ρ3
Avec : Bn =
⋮
n n
ρ N ρ N+1
(**) ⇒ ρn +1=M −1 [ M ρn + K ρn+ A ρn2+ C B n ]
Tâche 3 : Programme MEF
Veuillez voir l’intégralité du code dans le dossier joint
Maillage
function [X, T] = MaillageP1(a, b, h)
Génére un maillage de type P1 (X la table des coordonnées T la table de connectivité )
Les fonctions de forme
function [y] = phi1_P1(x1, x2)
function [y] = phi2_P1( x1, x2)
Les intégrales
function [y] = int_phi1(f,x1,x2)
function [y] = int_phi2(f,x1,x2)
calcule l'intégrale sur l'élément Ti de f*phi1 moyennant la quadrature de Simpson
function [y] = int_phi1k(f,x1,x2)
function [y] = int_phi2k(f,x1,x2)
calcule un élément de la matrice K
function y=phi1_P1_2(f,g,x1,x2)
function y=phi2_P1_2(f,g,x1,x2)
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Elles seront utilisées pour calculer A et C (NB : si on veut calculer A alors f=g sinon f # g)
Les matrices
function M=M(a,b,h)
❑
%analogue au terme ∫ φi φ j %
Ω
function A=A(a,b,h)
vf
%analogue au terme −Δt ¿%
ρm
function C=C(a,b,h)
❑
%analogue au terme ∫− Δt vfρ .¿ ¿’) %
❑ m
function K=K(a,b,h)
❑
%analogue au terme Δt . vf ∫( φ ¿ ¿ i φ j ')¿%
Ω
function [SOL] = EF_p1(rhom,vf, a,b,h,u,tn)9
% rhom : ρm - a , b : bords de l’intervalle - h : le pas u :intervalle de
temps - t n : le pas du temps %
Tâche 4 : Résultat
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Le bilan de la simulation est sous forme de lignes brisées continues
La solution numérique converge.
Conclusion
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Ce projet illustre bien l’importance des méthodes numériques pour la résolution des
problèmes physiques, nous étions amenés à résoudre numériquement l’équation du trafic
routier sur Maltab en utilisant la méthode des éléments finis après avoir calculer
théoriquement la Formulation variationnelle.
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